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InterviewTF1 (sur YouTube)· 5 novembre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesLogementImmigration & asile

Vincent Jeanbrun "déplore" l'arrivée de Shein au BHV à Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous faites partie de ceux qui déplorent l'arrivée de Shein au BHV à Paris ?

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Vous y voyez un danger pour nos commerces et les autres marques ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Quel objectif vous vous fixez pour rouvrir les commerces ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Par quel chemin ça passera ? Aide financière ou autre ?

  • 3:01OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les trois propositions du rapport ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre l'économie souterraine dans ces quartiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:37Vincent JeanbrunPromesse
    « l'État vous accompagne avec cette franchise fiscale »
  • 5:24Vincent JeanbrunFait
    « La solidarité nationale qui finance les logements sociaux, elle ne doit pas servir au voyou et au délinquants »
  • 6:39Vincent JeanbrunFait
    « C'est l'honneur de notre pays de laisser personne à la rue et de proposer à tout le monde, y compris quelqu'un qui aurait fait de la prison, de trouver une solution d'hébergement d'urgence »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour Adrien Je, votre invité ce matin Vincent Jeanbrin, ministre de la ville et du logement. Bonjour Vincent Jeanbrin. Bonjour. On va parler avec vous ce matin des difficultés pour les commerce notamment dans les centres-villes puisqueen tant que ministre de la ville, vous recevez tout à l'heure un rapport sur le sujet. D'abord justement un mot de l'arrivée de Chine aujourd'hui au grand magasin BV à Paris. TF1 a pu accéder en avant-première à ce qui sera le premier stand physique au monde pour ce site de vente en ligne. Est-ce que vous faites partie de ceux qui déplore l'arrivée de Chine au BHV à Paris ? Évidemment que je le déplore et je pense d'ailleurs que le BV fait une erreur stratégique, une erreur sur le long terme, c'est certain. à très court terme, il y a l'attrait de

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l'argent, un corner intéressant et je pense que il pense faire un bénéfice court terme sur le long terme, c'est une erreur. Et d'ailleurs, je soutiens un certain nombre d'initiatives parlementaires notamment celles d'Antoine Vermorel qui est un député qui mène actuellement une enquête et qui demande et c'est son combat aujourd'hui la le déférencement du site Chine en France et je lui souhaite bon courage et je le soutiens. Je pense qu'il va falloir que justement on prenne une position claire. On peut pas d'un côté dit on veut sauver nos petits commerces et l'économie française et ouvrir grand nos portes à une entreprise qui fait du dumping social et du dumping écologique. Vous y voyez un danger pour nos commerces y compris pour les autres marques qui sont implantées dans ces

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magasins et dans d'autres villes-de France puisque Chine va s'étendre dans les semaines à venir. C'est c'est un danger parce que c'est pas une concurrence loyale quand vous avez pas les mêmes règles sociales et là il y a une a un dumping terrible. Quand vous n'avez pas les mêmes règles écologiques et on voit l'impact de la Fast Fashion sur la planète et sur notre environnement, effectivement, on joue pas avec les mêmes règles. Donc, il y a un avantage injuste à une entreprise comme Chine et donc je pense qu'effectivement c'est un danger. Il faut que collectivement le combatte. Ça arrive dans un contexte où l'on voit déjà dans nos communes des rideaux baissés, des vitrines désaffectées. Ces derniers mois, ces dernières années, ça ne s'est clairement pas arrangé. C'est

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l'objet du rapport que vous allez recevoir tout à l'heure, rédigé notamment par le PDG des supermarchés, la mère de Saint-Quentin, le directeur de la banque des territoires. Quel objectif vous vous fixez ? Est-ce qu'on va vraiment pouvoir rouvrir tous ces commerces ? Alors, d'abord, je voudrais saluer l'initiative de Juliette Méadel et Véronique qui avait commandé ce rapport et qui va nous être remis avec mon collègue Serge Papin qui vous le savez est aux avant-gardes sur ces sujets. Maintenant, l'ambition, elle est effectivement d'accompagner une transformation du commerce. Euh je discutais avec les auteurs du rapport hier, ils nous disent "Vous savez, il faut être positif, il faut avoir l'espoir et effectivement, on ne réouvrira pas les mêmes boutique qu'il y

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a 20 ans, il faut être clair. Par contre, on peut redonner de la vie à nos cœurs de ville avec des activités commerciales et de santé. Très important dans le rapport. On on ramène les médecins aussi, on ramène les personnels de santé pour faire en sorte qu'il y ait de la vie, qu'il y ait de la lumière dans nos rues et ça c'est fondamental. Et cet espoir là, oui, je l'ai. Et on voit d'ailleurs le rapport qui est très positif et qui fait une trentaine de de propositions qui nous montrent qu'il y a un chemin. Mais euh par quel chemin ça passera justement ? Est-ce que c'est une question d'argent ? Est-ce qu'il faudra aider ces commerces à s'installer, le voir leur donner de l'argent pour se maintenir ? Est-ce que l'État d'ailleurs a les moyens de faire ses dépenses ?

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Alors, c'est intéressant les trois propositions. On aura pas le temps de les détailler là, mais j'espère que effectivement dans la presse et avec vos confrères, on ira plus loin. Euh vous avez différents volets. Euh il y a un un enjeu financier et c'est euh une annonce que moi je souhaite reprendre et porter, c'est en gros faire une zone franche. C'est-à-dire qu'en gros un commerce qui s'ouvrira euh dans nos cœurs de ville prioritaires, dans nos quartiers prioritaires aura une franchise fiscale qui pourra monter jusqu'à 50000 € pendant une période de 8 ans, ce qui est énorme. Franchise fiscale, ça veut dire c'est une exonération d'impôts, une exonération pour l'entreprise qui s'installe, qui ouvre, qui fait une reprise et encore une fois pour des commerces, pour des petites entreprises

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et des personnels de santé. Donc voilà, ces ride d'OBC demain, si vous venez les réouvrir, si vous venez recréer de la vie dans ces quartiers et bien l'État vous accompagne avec cette franchise fiscale. Je pense que c'est une mesure très forte et qui fera du bien euh pour ces installations. Ensuite, vous avez dans le rapport des volets qui notamment luttent contre l'économie sur souterraine parce que c'est pas le tout va avoir envie de réouvrir un rideau, mais si à côté vous avez des commerces qui servent à blanchir de l'argent ou à à être un point d'incrustation du narcotrafic, ça ne fonctionne pas. Donc on voit bien que la réponse, elle va être aussi de nettoyer un peu ces quartiers, probablement donnant plus de pouvoir aux élus locaux pour faire le

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choix des commerces qui s'installent et générer un maximum de diversité. Et puis il y a plein de mesures, je pourrais les les détailler encore. Il y avait des programmes qui avaient été engagés ces dernières années, on appelait ça action cœur de ville. Ça avait été mis en place sous le premier avec un canad d'Emmanuel Macron, des managers de centre-ville, manager de commerce. Tout ça, ça va être pérénisé. On peut encore poursuivre tout ça. C'est évidemment l'objectif. font des villes comme Toulon par exemple où on était sur des quartiers prioritaires très compliqués, très dégradés où aujourd'hui avec la volonté des élus, l'accompagnement de l'État, on a réussi à transformer complètement ces cœurs de ville et faire en sorte de casser, ce qui est pour moi la priorité, le

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sentiment de déclassement et d'assignation à résidence. Parce que quand vous avez tous ces rideaux qui ferment, la couverte de tac comme on voit ici sur vos écrans, il y a un sentiment d'abandon du citoyen qui se dit "Bah au fond, moi je des villes, dans des quartiers, même dans des centre-villees de seconde zone, j'ai pas le droit à la même chose que tout le monde. Ça crée de la colère, ça crée de la frustration et souvent ça se termine pas bien. C'est tout ce cycle vicieux qu'on veut endiguer et retrouver des quartiers dont les gens soient fiers." Vous êtes également en charge du logement. Euh je voudrais qu'on parle des logements des délinquants. Il se trouve que la loi narcotrafic permet d'envisager la résiliation d'un bail lorsqu'il y a des troubles qui sont liés

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au trafic de stupéfiants. Autrement dit expulser les dealers. Vous vous voulez aller au-delà de ce qui est prévu par la loi actuelle. À quelles infractions vous voulez étendre cette règle ? Vous savez mon principe il est simple. La solidarité nationale qui finance les logements sociaux, elle ne doit pas servir au voyou et au délinquants. C'est c'est assez basique au fond parce qu'il y a trop de familles qui attendent. Vous avez des mères qui travaillent, qui élèvent seulent leurs enfants qui parfois dorment dans leur voiture et dire à ces familles là, à ces mamans, bah vous avez pas de logement. Par contre, celui qui pourrit la vie de tout le monde, qui dfique, qui est violent, qui agresse, lui il a le logement social. Par exemple, il y a quelques jours, on a fait encore dans l'actualité

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ce refus d'obtempéré à Lille. un auteur de refus d'obt tempéré pour vous il a vocation à être j'ai envie de poser la question si vous me demandez mon avis effectivement je considère que il n'a plus droit à la solidarité nationale comme tous ceux qui de toute façon seraient coupables de violence les agressions physiques, le card jacking et puis même les violences intrafamiliales. Vous avez des personnes qui sont coupables d'avoir frappé battu leurs femmes, leurs conjointes, leurs enfants. Bien, on doit se poser la question est-ce que c'est la priorité de leur proposer un logement dans le cadre de la société nationale ? Parle d'un logement social. D'un logement social bien sûr et je distingue d'ailleurs, c'est un peu technique, mais le logement social et le logement d'urgence.

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C'est l'honneur de notre pays de laisser personne à la rue et de proposer à tout le monde, y compris quelqu'un qui aurait fait de la prison, de trouver une solution d'hébergement d'urgence. En revanche, le logement social où on s'installe avec sa famille et bien on donne la priorité au plus fragiles qui le mérite et qui respectent nos lois. Un dernier mot puisque vous parlez du logement d'urgence, il se trouve que dans le cadre du budget euh des députés de la du socle commun de du parti Renaissance, notamment Guillaume Gaspari, ancien ministre du logement, propose d'interdire l'accès à l'hébergement d'urgence pour les migrants en situation irrégulière. Au bout de 30 jours, d'après l'amendement, il se trouve que entre 60 et 70 % des places dans les centres deh

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d'hébergement d'urgence sont occupées par des étrangers en situation irrégulière. Est-ce que vous soutiendrez cet amendement dans la discussion ? Encore une fois, c'est une question de priorité. Moi je je considère que c'est l'honneur de la France de ne laisser personne mourir de froid dans la rue. Donc il faut trouver des solutions et l'hébergement d'urgence y compris pour quelqu'un qui est sous OQTF fait partie des propositions qui font l'honneur de la France. Maintenant c'est vrai que c'est toujours quelque chose qu'il faut repenser en se disant quand vous avez des gens qui qui sont sur notre pays légalement et qui voient que quelqu'un d'autre va aller dormir au chaud et qui lui n'a pas le droit d'être là, il y a effectivement une question à se poser et

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probablement des règles à à mettre à jour. Pourquoi pas ? En revanche, je pense que on laisse personne dormir à la rue et ce sera mon combat.