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Podcast / conversationBACKSEAT· 8 novembre 2025 49 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asileSolidarités & famille

"Ni LFI, ni RN" - avec Xavier Bertrand

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 41 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Bertrand, avant de discuter avec vous de la droite, parce que c'est mon obsession en ce moment, je voudrais un peu avoir votre sentiment sur l'actualité politique ces dernières semaines, le débat budgétaire à l'Assemblée. Comment est-ce que vous le vivez ?

  • 0:17RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est un bel exercice de démocratie 149.3 ? Est-ce que c'est une folie fiscale ? Comment vous le voyez, ce débat budgétaire ?

  • 1:32RelanceÉludée

    Elle est questionnable, cette Constitution à l'exercice, ses dérives présidentialistes, l'autoritarisme, l'absence de majorité absolue à l'Assemblée qui change un peu la donne. Pour vous, elle est encore jeune et fraîche, la Constitution ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Non, pourquoi ? Depuis 2005, il y a eu un traumatisme, quand même.

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Je voulais vous demander votre positionnement politique. Je vous ai connu à l'UMP, chez Les Républicains. Vous en êtes parti. Vous avez créé Nous France. Vous êtes revenu pour la primaire en 2021. C'est ma famille. Je suis toujours. Donc, aujourd'hui, vous y êtes toujours. Vous êtes toujours chez Les Républicains. D'accord. Vous faites partie des instances dirigeantes.

  • 5:07OuverteRéponse directe

    C'est quoi votre droite à vous, Xavier Bertrand ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « C'est un peu le bal des fous, quand même. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « C'est qu'on a fait, à mon sens, une grave erreur quand on est passé du septennat au quinquennat. En l'an 2000. »
  • 2:47Invité politiquePromesse
    « Septennat unique. »
  • 4:29Invité politiqueChiffre
    « la barre soit beaucoup plus basse qu'à peu près 4,5 millions, 5 millions, ça ne sera jamais atteignable. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « Moi, je lui demande de clarifier sa position. Moi, je dis régulièrement, ni LFI, ni RN. »
  • 10:30Invité politiqueChiffre
    « où il y a 9000 migrants qui sont exploités par ces criminels que sont les passeurs. »
  • 14:44PrésentateurFait
    « LR a voté pour ? »
  • 16:18Invité politiqueChiffre
    « Là, hier encore, je crois qu'il y a eu 94 personnes qui ont été secourues en mer. »
  • 17:30Invité politiqueFait
    « Mais qui dit que Bardella n'a aucune compétence ? Tout le monde le sait. Il suffit de regarder son CV. »
  • 18:35Invité politiqueFait
    « Ils votaient contre. »
  • 23:22Invité politiqueFait
    « j'attends des Républicains qu'ils votent et qu'ils votent, pour moi, c'est une faute. »
  • 24:59Invité politiquePromesse
    « j'ai proposé plutôt que la taxe Zuckman, j'ai proposé que la fameuse flat tax soit augmentée. »
  • 25:22Invité politiqueFait
    « il se procure un cabis, il recrute du personnel, il remplit les carnets de commandes, il paye ses salariés, il paye ses charges »
  • 26:30Invité politiqueFait
    « monter une boîte, aujourd'hui, clairement, c'est aussi prendre des risques »
  • 26:58InvitéChiffre
    « 76% des commerçants artisans testés dans l'ensemble des sondages sur la taxe humaine, ils sont favorables »
  • 29:15Invité politiqueFait
    « les indemnités sont plafonnées aujourd'hui »
  • 30:24Invité politiqueFait
    « Les services publics, ça ne compte pas pour rien. L'école, la santé, le logement, la culture »
  • 31:28Invité politiqueFait
    « Si on ne se fait pas des efforts pour la culture, à quoi ça sert de se battre ? »
  • 35:43Invité politiqueChiffre
    « Je fais reculer le Rassemblement National de 16% »
  • 38:26Invité politiqueFait
    « Je pense qu'une élection présidentielle, c'est une rencontre, un candidat, une candidate et les Français »
  • 40:40Invité politiqueFait
    « moi, je suis pour qu'effectivement, on ait des quotas »
  • 42:13Invité politiquePromesse
    « Je revois complètement le système des bourses »
  • 42:49Invité politiqueChiffre
    « nous finançons 90% du prix du permis »
  • 44:40Invité politiqueFait
    « L'ostéodensitométrie qui permet de mesurer les risques d'ostéoporose, pareil, je l'ai mis en place »
  • 46:34Invité politiqueFait
    « on va avoir des files d'attente de dingue pour tout simplement prendre son repas. »
  • 46:44Invité politiqueFait
    « plutôt que de regarder s'il y a 15 cases à bien remplir, on va gagner un temps fou et ça va me permettre à certains agents de ne plus faire ça mais d'avoir des tâches où ils seront en contact avec le public. »
  • 46:56Invité politiqueFait
    « je suis pour une politique où on sait faire preuve de surmesure. »
  • 47:01Invité politiqueFait
    « on peut avoir moins d'agents publics même si les services publics doivent continuer à trouver leur place mais ils ne sont pas forcément assurés par des agents publics. »
  • 47:31Invité politiqueFait
    « la santé, on doit marcher sur deux jambes. Il y a une jambe publique et il y a une jambe libérale. »
  • 47:42Invité politiqueFait
    « on a réussi à marier l'économie et l'écologie, la décarbonation sur justement les chemins verts, sur la replantation des haies, sur la biodiversité. »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand70 %
  • Présentateur7 %
  • Présentateur 27 %
  • ?7 %
  • Invité5 %
  • Invité 23 %

≈ 40,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Xavier

0:04
Présentateur

Bertrand, avant de discuter avec vous de la droite, parce que c'est mon obsession en ce moment, je voudrais un peu avoir votre sentiment sur l'actualité politique ces dernières semaines, le débat budgétaire à l'Assemblée. Comment est-ce que vous le vivez ? Est-ce que c'est un bel exercice de démocratie 149.3 ? Est-ce que c'est une folie fiscale ? Comment vous le voyez, ce débat budgétaire ?

0:24
Xavier Bertrand

C'est un peu le bal des fous, quand même. Dans quel sens ? Le bal des fous qui est mené par les deux extrêmes, très clairement. Quel extrême ? Le sujet, aujourd'hui, c'est qu'il ne cherche pas à faire voter un budget. les deux extrêmes, les filles,

0:35
Locuteur

le

0:35
Xavier Bertrand

RN. Ils cherchent à ce que ce soit, très clairement, un budget qui ne passe pas,

0:40
Locuteur

un

0:41
Xavier Bertrand

gouvernement qui tombe,

0:42
Locuteur

une

0:43
Xavier Bertrand

dissolution et le départ de Macron. Il faut être très clair, il n

0:46
Locuteur

'y

0:46
Xavier Bertrand

a que ça qui les intéresse. Trouver une solution, essayer de trouver un budget pour réduire les déficits en faisant preuve de justice, ce n

0:52
Locuteur

'est

0:52
Xavier Bertrand

pas le registre.

0:55
Locuteur

Là,

0:56
Xavier Bertrand

du coup, je pense quand même qu'à un moment donné, on va essayer d'avoir à nouveau la tête sur les épaules, le Sénat va le faire. Et puis, on a aussi une grande chance, quand même, c'est qu'on ait un pays. Alors, ça remonte à loin. Adèle,

1:08
Locuteur

vous

1:09
Xavier Bertrand

pointez un peu du doigt le côté boomer et tout ça, je vais aller beaucoup plus loin. On a quand même de la chance qu'à l'époque, Général De Gaulle, Michel Debré, quand ils ont fait la Constitution, ce n

1:19
Locuteur

'est

1:19
Xavier Bertrand

pas une Constitution en carton-pâte. Donc, c'est-à-dire que, même si à un moment donné, ça part dans tous les sens, on est capable d'avoir un budget à la fin de l'année. Et ça, ce n'est pas tous les pays qui ont cette possibilité-là.

1:32
Présentateur

Elle est questionnable, cette Constitution à l'exercice, ses dérives présidentialistes, l'autoritarisme, l'absence de majorité absolue à l'Assemblée qui change un peu la donne. Pour vous, elle est encore jeune et fraîche, la

1:44
Locuteur

Constitution ? Je pense que

1:45
Xavier Bertrand

le problème, ce n

1:46
Locuteur

'est

1:46
Xavier Bertrand

pas la Constitution, c'est la pratique des institutions. Moi, je crois au référendum. Depuis longtemps, je pense qu'il faut donner la parole aux gens, donner la parole au peuple. Sauf que, si on va jusqu'au bout du raisonnement, le problème, c'est que vous savez pourquoi on ne fait pas de référendum en France ?

1:59
Présentateur

Non, pourquoi ? Depuis 2005, il y

2:01
Locuteur

a

2:01
Présentateur

eu un traumatisme, quand même.

2:02
Xavier Bertrand

Non,

2:02
Locuteur

ce

2:02
Xavier Bertrand

n

2:03
Locuteur

'est

2:03
Xavier Bertrand

pas ça. C'est qu'on a fait, à mon sens, une grave erreur quand on est passé du septennat au quinquennat. En l'an 2000. Oui, les cinq ans. On s'est dit, c'est génial, on va pouvoir choisir plus souvent notre président. Eh bien, sauf qu'on est rentré dans un système à l'américaine. Celui ou celle qui rentre à l'Elysée n'a qu'une envie, c'est de faire deux mandats.

2:22
Locuteur

Et

2:22
Xavier Bertrand

dès le départ, c'est l'obsession de la réélection.

2:25
Locuteur

Tout

2:26
Xavier Bertrand

est fait, quand même, à l'aune de cette obsession de la réélection. Et donc, du coup, demander l'avis des Français, alors, à peur,

2:32
Locuteur

si

2:33
Xavier Bertrand

jamais ils disaient non, je vais être désavoué et ça va compliquer ma réélection. Moi, je crois, aujourd'hui d'ailleurs, qu'il faudrait revenir au septennat, un temps beaucoup plus long. Et à titre personnel, je suis convaincu qu'il faut se mettre dans la tête de ne faire qu'un seul mandat. Septennat unique. Oui, tout à fait. Moi, en tout cas, c'est ce que je crois. Non, non, c'est intéressant. C'est que,

2:52
Locuteur

vous

2:53
Xavier Bertrand

savez, quand on a de l'énergie en politique, soit vous la mettez pour faire des choses, soit vous la mettez pour rester en place. Il vaut mieux chercher à faire des choses. Mais pourquoi

3:00
Locuteur

ça ne vaut pas

3:01
Invité

quand on est président de région,

3:02
Locuteur

M.

3:02
Invité

Bertrand, parce que vous avez fait plusieurs mandats ? Bon, j'en suis qu'au deuxième. C'est le deuxième. J'en

3:05
Locuteur

suis

3:05
Invité

qu'au deuxième. Donc deux, ça fait

3:06
Xavier Bertrand

plusieurs. Oui, mais là, attendez. Oui, je crois. Oui, ça fait plusieurs. Parce que le sujet est très simple. Ce n

3:14
Locuteur

'est

3:14
Xavier Bertrand

quand même pas tout à fait le même enjeu. Je n

3:17
Locuteur

'ai

3:17
Xavier Bertrand

pas toutes les compétences. C'est d'ailleurs aussi les limites de l'exercice de la région. La région, vous savez, c'est trois grandes compétences.

3:23
Locuteur

Il

3:24
Xavier Bertrand

y a l'économie,

3:25
Locuteur

l

3:25
Xavier Bertrand

'emploi, la formation.

3:26
Locuteur

Il

3:26
Xavier Bertrand

y a le financement des lycées, des bâtiments, le personnel d'entretien,

3:30
Locuteur

de

3:30
Xavier Bertrand

restauration. Et les transports, où la vérité, c'est que j'ai surtout le droit de faire un chèque à la SNCF, de râler quand le service n'est pas génial. J'ai les transports scolaires. C'est ça, les compétences de la région. Donc, ce n

3:40
Locuteur

'est

3:40
Xavier Bertrand

pas exactement le même engagement. Vous n'avez pas à gérer les crises internationales. Vous n'avez pas tout ce qui concerne la sécurité, le rapport au travail. Hélas. Donc,

3:49
Locuteur

clairement,

3:50
Xavier Bertrand

moi, sur un mandat présidentiel, je pense qu'il faut sortir de la tête l'idée que

3:54
Locuteur

je

3:54
Xavier Bertrand

vais faire deux mandats et je vais chercher à être réélu. Il faut chercher à faire les choses. C'est vraiment ma conviction. Et vous voyez, si vous faites ça, notamment des référendums sur beaucoup plus de sujets, je pense qu'il y aurait plus de respiration dans le pays. J'en suis convaincu. Et puis, on a aussi le référendum, c'est-à

4:09
Locuteur

-dire

4:09
Xavier Bertrand

d'initiative citoyenne, où les Français peuvent d'eux-mêmes dire qu

4:13
Locuteur

'on

4:13
Xavier Bertrand

voudrait se prononcer sur un sujet comme ça. Mais alors là, la vérité, c'est simple. C'est qu'on a mis la barre tellement haut qu'il ne

4:20
Locuteur

pourra

4:20
Xavier Bertrand

jamais y avoir. Et donc, moi, je souhaite, un, qu'on élargisse le champ du référendum

4:24
Locuteur

et

4:24
Xavier Bertrand

que, d'autre part, le référendum d'initiative citoyenne, la barre soit beaucoup plus basse qu'à peu près 4,5 millions, 5 millions, ça ne sera jamais atteignable. Et si on fait ça, je pense que ces institutions, elles sont capables de montrer qu'elles sont fortes, mais on donnerait davantage la parole aux gens.

4:41
Présentateur

Je voulais vous demander votre positionnement politique. Je vous ai connu à l'UMP, chez Les Républicains. Vous en êtes parti. Vous avez créé Nous France. Vous êtes revenu pour la primaire en 2021. C'est ma famille. Je suis toujours. Voilà. Donc, aujourd'hui, vous y êtes toujours. Vous êtes toujours chez Les Républicains. D'accord. Vous faites partie des instances dirigeantes.

4:59
Xavier Bertrand

Oui, je ne

5:00
Locuteur

vois

5:00
Xavier Bertrand

pas faire partie du comité stratégique. C'est ça.

5:02
Locuteur

D

5:02
Xavier Bertrand

'accord. OK.

5:03
Locuteur

Bureau

5:03
Xavier Bertrand

politique. Pas le bureau politique. Oui. Je suis tout seul avec 100 personnes. C'est quoi votre droite à vous, Xavier Bertrand

5:10
Locuteur

?

5:11
Xavier Bertrand

Vous habitez où ? C'est une droite très républicaine. C'est une droite sociale. C'est une droite qui n

5:15
Locuteur

'est

5:15
Xavier Bertrand

pas dure avec les plus fragiles. OK. Voilà, très clairement. C'est comme ça que je suis depuis longtemps. Peut-être parce qu'il y a mon histoire personnelle. Vous parliez du livre tout à l'heure. Je le raconte dans cet ouvrage. C'est que

5:27
Locuteur

l

5:27
Xavier Bertrand

'histoire de ma famille, c'est l'histoire des classes moyennes. Donc, je suis comme ça. J'ai été en plus élu à 51. Je pense que là où on est élu, là où on côtoie les gens, ça façonne quand même beaucoup quelqu'un. Et je suis intimement convaincu que quand on est élu, vous êtes élu pour les gens qui vont bien et pour les gens qui ne vont pas bien.

5:45
Locuteur

Vous

5:45
Xavier Bertrand

êtes élu pour les gens qui sont au cœur, par exemple, de l'île dans ma région et ceux qui sont dans la ruralité.

5:50
Locuteur

Vous

5:51
Xavier Bertrand

êtes élu pour tout le monde. Et c'est ça qui fait que je suis pour une droite où je ne

5:56
Locuteur

veux

5:56
Xavier Bertrand

pas qu'on oppose les riches aux pauvres. Je ne

5:58
Locuteur

veux

5:58
Xavier Bertrand

pas qu'on oppose justement les uns les autres. Je ne

6:00
Locuteur

veux

6:00
Xavier Bertrand

pas que qui que ce soit

6:01
Locuteur

soit

6:02
Xavier Bertrand

inquiété en raison de son prénom,

6:05
Locuteur

de

6:05
Xavier Bertrand

sa religion ou de son origine. La

6:08
Locuteur

loi s'applique pour tous, mais chacun

6:10
Xavier Bertrand

doit être respecté. C'est ça, ma droite. Et je dis très clairement, c'est une droite qui dit non aux deux extrêmes.

6:16
Locuteur

Très clairement et

6:17
Xavier Bertrand

définitivement.

6:18
Présentateur

Pour l'instant, l'extrême qui menace le plus les républicains, c'est l'extrême droite. C'est le Rassemblement National qui gratte des parts de marché, si je puis dire, avec une fusion des électorats sur des thématiques qui sont celles du Rassemblement National. Pas que des électorats d'ailleurs. Pas que des électorats. Non,

6:31
Locuteur

non, mais justement, j'allais y venir. Pas que des

6:33
Xavier Bertrand

électeurs.

6:33
Présentateur

Vous avez raison. Le parti aussi. Quel regard vous portez sur Bruno

6:36
Xavier Bertrand

Retailleau, qui est à la tête de votre parti ? Eh bien, moi, je lui demande de clarifier sa position. Moi, je dis régulièrement, ni LFI, ni RN. Or, il y

6:45
Locuteur

en

6:45
Xavier Bertrand

a beaucoup chez moi,

6:46
Locuteur

dans

6:47
Xavier Bertrand

ma famille politique, qui disent, ils n'ont pas de mal à dire ni LFI, ni LFI. Je voudrais les entendre dire ni LFI, ni RN.

6:53
Locuteur

Et

6:53
Xavier Bertrand

je vais vous dire pourquoi je suis à ce point mobilisé contre les extrêmes.

6:58
Locuteur

Je

6:59
Xavier Bertrand

fais de la politique pour essayer que ça aille mieux dans la vie des gens et que ma région aujourd'hui, demain mon pays, aille mieux.

7:05
Locuteur

Je

7:05
Xavier Bertrand

cherche des solutions aux problèmes. Et je pense en plus qu'un élu,

7:09
Locuteur

il

7:10
Xavier Bertrand

doit chercher à rassembler,

7:12
Locuteur

à

7:12
Xavier Bertrand

unir

7:12
Locuteur

et

7:13
Xavier Bertrand

pas à diviser. Or, les deux extrêmes ont une autre logique.

7:16
Locuteur

C

7:16
Xavier Bertrand

'est quand ça va mal pour les Français que ça va bien pour eux. Ce n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Xavier Bertrand

pas la logique qui est la mienne. Et ne cherchez pas, notamment, des solutions de leur part. Ils sont juste là pour dire, ça va mal, ça fait mal, mais rien d'autre.

7:29
Locuteur non identifié

Ce

7:29
Locuteur

n'est pas ma conception de

7:30
Invité

la politique.

7:30
Locuteur

Ce sont

7:30
Invité

des programmes. Ils cherchent aussi des solutions. Ce ne sont pas vos solutions. En l'occurrence, celle de l'extrême droite n

7:35
Locuteur

'est

7:35
Invité

pas du tout la mienne. Mais ils ont un programme, un projet. Ah oui

7:40
Locuteur

?

7:40
Invité

Oui.

7:42
Locuteur

Ils n

7:42
Invité

'ont pas de problème. Le

7:43
Locuteur

NFP. Par

7:44
Invité

exemple, nous, Front Populaire, ils avaient un programme relativement détaillé. Excusez-moi, mais

7:48
Xavier Bertrand

quand vous prenez le Front National, c'est quoi le programme

7:50
Locuteur

?

7:51
Xavier Bertrand

C'est-à-dire qu'on sortirait tous les immigrés, donc il n

7:55
Locuteur

'y a

7:55
Xavier Bertrand

plus du tout de problème. Ça ne tient pas la route. Ça

7:58
Locuteur

ne

7:58
Xavier Bertrand

tient pas la route, vous le savez bien.

7:59
Locuteur

C'est des

7:59
Xavier Bertrand

programmes à deux balles, tout ça. C'est

8:03
Locuteur

des programmes

8:03
Xavier Bertrand

à deux balles. Il n'y a rien qui tient la route. Et quand vous avez notamment quelqu'un comme Philippe Aguillon, qui n

8:08
Locuteur

'est

8:08
Xavier Bertrand

pas tout à fait n'importe qui, économiste, prix Nobel d'économie, et qui dit que leur programme ne tient pas la route un quart de seconde, ça les met dans tous leurs étapes parce qu'ils vivent juste. Voilà, c'est aussi simple que ça.

8:18
Présentateur

Personne ne dit ça cependant de l'avenir en commun. De l'avenir en commun. Personne ne dit ça de l'avenir en commun. Il y a peu d'économistes qui disent que l'avenir en commun n'est pas financé parce qu'il est financé. Et ce qui est intéressant, c'est quand même que vous créez cette opposition entre deux extrêmes à laquelle moi je n'adhère pas du tout, mais bon,

8:34
Locuteur

c'est la vôtre. J'avais

8:35
Xavier Bertrand

un peu compris.

8:36
Présentateur

Mais ce qui est intéressant, c'est que les partis de gauche que vous semblez exclure... Non,

8:41
Locuteur

un

8:41
Présentateur

parti, LFI,

8:43
Locuteur

et

8:43
Présentateur

pas le Parti communiste par exemple. Mais donc ce qui est intéressant, c'est

8:46
Locuteur

que le

8:46
Présentateur

reste de la gauche n'exclut pas LFI, qu'on a fait des campagnes ensemble récemment, on a un programme commun. Et donc c'est intéressant que vous,

8:55
Locuteur

vous

8:55
Présentateur

excluiez de ce cadre LFI, alors que la gauche elle-même, finalement, ne le fait pas.

9:02
Xavier Bertrand

On voit, ils prennent sacrément leur distance quand même. Demandez à Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, qui pense de M. Mélenchon.

9:10
Locuteur

On

9:10
Xavier Bertrand

voit souvent Fabien Roussel en vidéo en vacances. Il ne part pas en vacances avec Mélenchon.

9:14
Présentateur

Non, mais ça, je ne crois pas que

9:16
Locuteur

ce soir... Vous partez en vacances avec

9:17
Présentateur

Bruno Retailleau, vous ?

9:19
Xavier Bertrand

Alors, je suis plutôt Corse que Vendée. Voilà, je suis

9:23
Locuteur

désolé. Je suis

9:24
Xavier Bertrand

plutôt Corse que Vendée, ou les Hauts-de-France plutôt que Vendée.

9:26
Invité

Émilien. Dans votre livre, vous expliquez les raisons qui vous ont fait quitter LR en 2017, notamment le fait que le Parti est un peu... C'est ce que Verri Pécresse

9:36
Locuteur

a

9:37
Invité

aussi un peu critiqué en quittant le Parti en 2019, donc le verrouillage du Parti par la part évoquée, et notamment le fait que Laurent Wauquiez n'ait pas été capable d'appeler clairement à voter contre Marine Le Pen, donc pour Emmanuel Macron, tout comme le Parti a été un peu... On n

9:53
Locuteur

'a

9:53
Invité

pas tout à fait dit les termes. Néanmoins, vous êtes resté sous Ciotti, sous Retailleau. Ce sont deux personnes qui n'ont pas...

10:01
Locuteur

qui

10:01
Invité

ont été plus qu'ambiguës sur cette question-là, notamment, y compris vis-à-vis de Zemmour, dans le cas d'un second tour. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ?

10:10
Xavier Bertrand

C'est tout simplement que je me bats aussi à l'intérieur pour éviter cette dérive.

10:14
Locuteur

Je

10:14
Xavier Bertrand

le dis très clairement. C

10:15
Locuteur

'est plus possible aujourd'hui

10:16
Invité

qu'avant ?

10:16
Xavier Bertrand

À l'époque, quand je pars, notamment quand Laurent Wauquiez... Et là, ce n

10:21
Locuteur

'est

10:21
Xavier Bertrand

pas un problème de verrouillage et autres. C'est parce que, je le dis, c'est à l'occasion, justement, de ce que je réussis à obtenir avec Bernard Cazeneuve, le démantèlement de la jungle de Calais, où il y a 9000 migrants qui sont exploités par ces criminels que sont les passeurs.

10:35
Locuteur

Et

10:35
Xavier Bertrand

on réussit à trouver des solutions pour eux. Et les propos qui sont tenus à l'époque, c'est les mêmes que ceux du Rassemblement national. Les mêmes.

10:43
Locuteur

Et

10:43
Xavier Bertrand

je suis désolé, c

10:44
Locuteur

'est

10:44
Xavier Bertrand

moi qui trouve cette solution, avec Bernard Cazeneuve, avec la maire de Calais. Et honnêtement, tout ceci était invivable, à la fois pour ceux qui étaient dans la jungle, mais aussi pour tous ceux qui habitaient autour.

10:55
Locuteur

Et

10:55
Xavier Bertrand

quand je vois le responsable de mon parti parler comme le RN, je suis désolé, j'estimais que je n'avais plus rien à y faire. Aujourd'hui, je me bats de l'intérieur, je ne

11:02
Locuteur

suis

11:02
Xavier Bertrand

pas le seul. Il y a aussi celle qui est sur votre t-shirt, Valérie Pécresse. C'est bien Valérie Pécresse sur votre t

11:09
Locuteur

-shirt ? C'est bien Valérie Pécresse, oui.

11:10
Xavier Bertrand

Il n'y avait pas le t-shirt. D'accord. Il y avait... En cherchant bien, vous pouvez se regarder, nous France, tout ça. Ça date après primaire,

11:18
Locuteur

mais

11:18
Xavier Bertrand

peut-être plus à l'heure. Jean-François Copé, Michel Tabarro, on est sur la même position. Michel Tabarro ? Jamais, oui, tout à fait. Jamais avec l'extrême droite. Jamais avec le Rennes. Et si je peux me permettre, vous parliez de Ciotti. Je pense avoir été assez clair quand Ciotti, en douce, se barre chez Le Pen, en disant, c'est un traître qu'il dégage. Parce que je n'étais pas, justement, pour les demi-mesures, en disant, oui, mais il prend position, mais nous,

11:44
Locuteur

on

11:44
Xavier Bertrand

n

11:44
Locuteur

'est

11:44
Xavier Bertrand

pas... Non, non, non, non. Il ne pouvait pas rester président.

11:46
Invité

À Bourg-en-Bresse,

11:47
Locuteur

en

11:47
Invité

ce moment, qu'est-ce que vous pensez

11:48
Xavier Bertrand

de votre parti

11:50
Locuteur

qui s'allie avec

11:52
Invité

Reconquête

11:52
Xavier Bertrand

? Pour moi, c'est pareil. Reconquête, le RN, c'est pareil. C'est exactement pareil. C'est pour ça que je veux cette clarification. Parce qu'aujourd'hui, on est en train de nous dire, ouais, mais on va aller sur la primaire. Non, non, avant la primaire,

12:03
Locuteur

avec

12:03
Xavier Bertrand

qui on bosse et avec qui on refuse de bosser

12:05
Locuteur

?

12:05
Xavier Bertrand

Moi, je le dis, il y a une élection. Pour moi, ce n

12:08
Locuteur

'est

12:08
Xavier Bertrand

pas une voie pour LFI, ce n

12:10
Locuteur

'est

12:10
Xavier Bertrand

pas une voie pour le Rassemblement national.

12:12
Locuteur

Ils

12:12
Xavier Bertrand

sont assez nombreux, d'ailleurs, à me reprocher. D'ailleurs, ils mentent. Siottier est un menteur.

12:18
Locuteur

Il

12:18
Xavier Bertrand

dit régulièrement, ouais, Bertrand, il a appelé à voter LFI. Non, je n

12:21
Locuteur

'ai

12:21
Xavier Bertrand

jamais appelé à voter LFI. En revanche, je le dis, il m'est arrivé, une cantonale, une législative. J'y avais un choix dans une circonscription, dans un canton, entre un communiste que je connaissais et le Rassemblement national, même si aujourd'hui, ça me coûte, même si les autres mentent en disant que j'ai appelé à voter pour LFI. Non, j'ai appelé à voter parfois pour un socialiste, pour un communiste, quand ils étaient opposés au Rassemblement national. C

12:45
Locuteur

'est le cordon sanitaire. Je le dis et

12:46
Xavier Bertrand

je l'assume. C'est aussi un problème de conception de la politique. C'est le

12:50
Locuteur

gaullisme.

12:51
Xavier Bertrand

J'ai un refus des extrêmes. Vous prenez, tiens, on va prendre l'exemple,

12:55
Locuteur

le

12:55
Xavier Bertrand

communiste en question, Sébastien Jumel,

12:58
Locuteur

à

12:58
Xavier Bertrand

Dieppe. Je le connais depuis des années, je le connaissais, j'étais ministre de la Santé. Je vais le voir dans sa ville, il y avait un problème avec l'hôpital, on commençait un petit peu à chauffer dans les discours,

13:07
Locuteur

mais il

13:08
Xavier Bertrand

avait raison.

13:09
Locuteur

Et

13:09
Xavier Bertrand

donc, je prends une décision de dire, on va effectivement faire ce qu'il faut pour l'hôpital. J'apprends à le connaître. Ensuite, quand il est député, on n'est pas sur les mêmes bords,

13:20
Locuteur

il

13:20
Xavier Bertrand

se bat pour la pêche. Mais vraiment, le mec, il se bat.

13:23
Locuteur

Il

13:23
Xavier Bertrand

se bat pour l'industrie. Et au jour où il est candidat, lui, face à un RN, je suis désolé, le mec, je le connais, j'estime que c'est quelqu'un qui a des combats que j'ai portés avec lui, je ne

13:34
Locuteur

vais

13:34
Xavier Bertrand

pas me planquer, parce que ça ne va pas plaire à certains chez moi. Je m'en fous. J

13:38
Invité

'appelle à voter pour lui, point barre. Pour revenir à

13:39
Locuteur

l

13:39
Invité

'extrême, dont on parlait de reconquête, est-ce que vous croyez toujours dans la théorie du grand remplacement,

13:43
Locuteur

M.

13:43
Invité

Bertrand

13:44
Locuteur

?

13:45
Xavier Bertrand

Non, mais attendez, ça, les propos de Zemmour, d'ailleurs, je l'avais dit, c'est certainement aussi, au moment de la campagne de 2022, le fait de reprendre les propos de Zemmour, notamment pour Valérie, d'utiliser ces termes, je suis intimement convaincu que c'est quelque chose qui a marqué. Moi, j'ai beaucoup de mes copains qui disent, attendez, si vous, chez LR, vous parlez comme les autres, clairement, pourquoi on va être répandue

14:07
Locuteur

?

14:08
Invité

Vous avez dit, ça ne se produira pas parce qu

14:10
Locuteur

'on

14:10
Invité

va gagner l'élection présidentielle et mettre fin au laxisme migratoire. Ce n

14:13
Locuteur

'est

14:13
Invité

pas une prise de distance avec le concept, c'est juste de dire qu'il ne se produira pas parce que vous ferez le travail. Ce n

14:17
Locuteur

'est

14:17
Invité

pas la même chose. Non, attendez, monsieur,

14:19
Xavier Bertrand

et je vais vous dire un truc. Moi, je sais exactement ce que je veux faire en termes d'immigration et sans les outrances des autres. Moi, je ne

14:27
Locuteur

suis

14:27
Xavier Bertrand

pas en train de vous dire que tous nos problèmes viennent des immigrés, viennent des étrangers. Attendez, non,

14:31
Locuteur

non,

14:31
Xavier Bertrand

non, viennent des musulmans parce que c'est là-dessus, c'est sur la peur de l'islam que joue le Front National. Et il faut le dire, dans tous leurs sujets, quand ils font leur niche parlementaire l'autre jour sur l'Algérie, c'est toujours le même bouc émissaire. Ce sont les musulmans. Pourtant,

14:44
Présentateur

LR a voté

14:45
Xavier Bertrand

pour ? Écoutez, moi, en tout cas, je n'aurais pas voté. Je n'aurais pas voté pour plusieurs raisons. D'une part, c'est une motion qui ne changera rien à rien parce que les accords internationaux, c'est la responsabilité du président de la République

14:59
Locuteur

et

15:00
Xavier Bertrand

pas du Parlement. Deuxièmement, c'est encore une fois une niche bouc émissaire. Toujours pareil, la peur de l'islam et l'amalgame. Ils jouent là-dessus. Et puis, le dernier point, c'est

15:10
Locuteur

ça

15:11
Xavier Bertrand

facilite la libération de Moulin-Emsensal ou ça la complique

15:14
Locuteur

? Bien

15:15
Xavier Bertrand

sûr que ça la complique. Donc, c'est tout simplement irresponsable. C'est un coup politique. On n'est pas obligé de rentrer là-dedans.

15:20
Présentateur

Est-ce

15:20
Locuteur

que... Et même si, je le dis

15:22
Xavier Bertrand

très clairement, depuis 2021, j'ai certainement été l'un des tout premiers à dire qu'on ne pouvait pas continuer de la même façon. Alors, on ne sera certainement pas d'accord.

15:29
Locuteur

Et

15:30
Xavier Bertrand

moi, je suis pour qu'on ait une politique migratoire qui soit à la fois empreinte de justice, de dignité, mais aussi de fermeté. Mais concrètement, ça

15:39
Locuteur

veut

15:39
Xavier Bertrand

dire quoi ? Parce

15:39
Locuteur

qu'il

15:39
Xavier Bertrand

n

15:39
Locuteur

'y

15:39
Xavier Bertrand

a personne qui en parle. Même vous, vous n'en parlez pas.

15:42
Locuteur

Il

15:42
Xavier Bertrand

y a régulièrement des gens qui meurent aujourd'hui dans la Manche.

15:45
Locuteur non identifié

Et

15:46
Xavier Bertrand

personne n'en parle. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de corps qui arrive sur la plage. Je le dis dans ce livre. C'est en 2015, ce petit Elan qu'on retrouve sur une plage.

15:56
Locuteur

Et

15:57
Xavier Bertrand

là, il y

15:57
Locuteur

a

15:57
Xavier Bertrand

une émotion mondiale. Et puis après, qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde oublie. Tout le monde passe à autre chose. J'ai régulièrement des morts, moi, dans la Manche. Pourquoi ? Parce que ce sont les Britanniques qui continuent à les attirer. Et quand ils sont là-bas, les migrants, il n'y

16:09
Locuteur

en

16:09
Xavier Bertrand

a pas un qui revient parce que les Britanniques les font bosser et les payent avec un lance-pierre. Cette hypocrisie, il y

16:15
Locuteur

en

16:15
Xavier Bertrand

a marre. On ne peut pas garder les accords tels qu'ils existent. Là, hier encore, je crois qu'il y a eu 94 personnes qui ont été secourues en mer. Mais, bien évidemment, ça n'intéresse personne. Moi, c'est un sujet sur lequel peut

16:27
Locuteur

-être les choses changent. Ça

16:28
Présentateur

intéresse beaucoup de monde.

16:29
Locuteur

Il n'y a personne qui

16:30
Xavier Bertrand

n

16:30
Locuteur

'en

16:30
Xavier Bertrand

parle jamais. Il

16:31
Locuteur

n

16:31
Xavier Bertrand

'y

16:31
Locuteur

a

16:31
Xavier Bertrand

que la presse quotidienne régionale qui en parle tous les

16:33
Locuteur

jours. Beaucoup de gens qui se mobilisent. Il y a

16:34
Xavier Bertrand

des enfants qui sont morts. Il y a des mamans qui ont péri justement en mer. Et clairement, sur ces sujets-là, on doit changer les choses avec

16:42
Invité

les Anglais. Je vous enverrai les codes de l'humanité,

16:44
Locuteur

M.

16:44
Invité

Bertrand.

16:44
Locuteur

Vous

16:44
Invité

verrez.

16:46
Présentateur

Profitez-en bien. Parlez-en régulièrement. Est-ce que la droite que vous nous décrivez, cette droite gaulliste, ferme sur l'absence d'accords possibles avec l'extrême droite, est-ce qu'elle a encore sa place chez les Républicains ? J'en suis convaincu. Ou est-ce que vous n'avez pas plus votre place chez l'UDI, chez une partie de la Macronie ?

17:04
Xavier Bertrand

Non,

17:04
Locuteur

non,

17:04
Xavier Bertrand

non. Non, parce que

17:06
Locuteur

on

17:06
Xavier Bertrand

va aller jusqu'au bout. Aller jusqu'au bout. La première des choses,

17:10
Locuteur

c

17:10
Xavier Bertrand

'est qu

17:10
Locuteur

'il

17:11
Xavier Bertrand

y a beaucoup de ceux qui sont dans ma famille politique qui se disent aussi un truc. Le RN va gagner. Regardez les sondages.

17:18
Locuteur

Il

17:19
Xavier Bertrand

faut être avec les vainqueurs.

17:20
Locuteur

C

17:21
Xavier Bertrand

'est ça qui est en train de se passer.

17:22
Locuteur

Ce n

17:22
Xavier Bertrand

'est pas très gaulliste, si je puis me

17:23
Locuteur

permettre. Il y en a qui pensent ça. Mais attendez.

17:27
Xavier Bertrand

Mais même les médias. Mais qui dit que Bardella n'a aucune compétence

17:33
Locuteur

? Tout

17:34
Xavier Bertrand

le monde le sait. Il suffit de regarder son CV. Il y a même certains des députés chez lui qui disent « Si, si, il a de la compétence. Pour être président, il a eu des jobs d'été. » Mais on se fout du monde. Votre problème avec Bardella, c'est un problème de compétence, ce

17:44
Locuteur

n'est

17:44
Xavier Bertrand

pas un problème de principe. Alors vous, vous ne me lisez pas. Parce

17:47
Locuteur

que

17:47
Xavier Bertrand

j'ai toujours dit que ma différence avec l'extrême droite, ce n

17:49
Locuteur

'est

17:49
Xavier Bertrand

pas une différence de degré, mais de nature. Voilà. C'est pour ça que je vous lance. Parce que là, vous vous attaquez sur ses compétences. Non, non, attendez. Si vous connaissez mon parcours et je l'explique bien là-dedans, ce n

17:59
Locuteur

'est

17:59
Xavier Bertrand

pas un problème. Moi, je ne fais pas partie de ceux qui vous disent « Non, on ne peut pas faire avec le RN parce qu'on est différent sur l'économie. »

18:05
Locuteur

Et

18:05
Xavier Bertrand

puis quoi encore ? Il n

18:05
Locuteur

'y a

18:05
Xavier Bertrand

pas que l'économie. La culture. Pour eux, culture, ça rime avec censure. Je suis bien placé et

18:16
Locuteur

ils

18:16
Xavier Bertrand

sont à vouloir sabrer une grande partie de ces dossiers. Je pense qu'il y

18:19
Locuteur

a

18:19
Xavier Bertrand

la liberté de création qu'on doit respecter. Mais sur la santé, c'est pareil.

18:23
Locuteur

Quand

18:23
Xavier Bertrand

on a des moments donnés, depuis 10 ans que

18:25
Locuteur

j

18:25
Xavier Bertrand

'y suis, on avait notamment des politiques de prévention du sida. J'étais ministre de la Santé, peut-être que ministre de la Santé un jour, ministre de la Santé toujours dans ma tête, mais ils votaient contre. Ils votaient contre. Donc la différence, elle

18:37
Locuteur

n

18:37
Xavier Bertrand

'est pas là. Et puis surtout, en politique, vous ne devez pas chercher à cliver, à trouver des boucs émissaires. Vous devez chercher à rassembler.

18:46
Locuteur

On

18:46
Xavier Bertrand

va revenir sur Bardella et sur les autres.

18:48
Locuteur

Comme

18:48
Xavier Bertrand

tous les sondages vous disent

18:49
Locuteur

qu

18:50
Xavier Bertrand

'ils vont gagner la prochaine présidentielle, même si je suis convaincu que ça ne

18:53
Locuteur

se

18:53
Xavier Bertrand

passera pas comme ça, il

18:55
Locuteur

y

18:55
Xavier Bertrand

en a qui sont en train de préparer pour avoir une place. La vocation de la droite gaulliste, telle qu'a été dirigée par Jacques Chirac, ce n

19:02
Locuteur

'est

19:02
Xavier Bertrand

pas de monter sur le porte-bagages de l'extrême droite. On n'est pas en Italie où le parti de M. Berlusconi, il a été essayer de négocier de trois places. Ce n

19:10
Locuteur

'est

19:10
Xavier Bertrand

pas comme ça que je vois les choses.

19:11
Locuteur

Ce

19:11
Xavier Bertrand

n

19:11
Locuteur

'est

19:11
Xavier Bertrand

pas comme ça que

19:12
Locuteur

je

19:12
Xavier Bertrand

vois la politique. Et même sur ce sujet-là, si je me fais critiquer, je continuerai jusqu'au bout.

19:18
Locuteur

Et j'explique dans le livre,

19:19
Xavier Bertrand

c'est depuis 1998, j'ai toujours été confronté au Rassemblement National chez moi parce que je suis une région où il y a aussi beaucoup de colère, beaucoup de misère. Les gens

19:29
Locuteur

qui

19:30
Xavier Bertrand

ont voté notamment parfois pour le PS, pour le PC ou pour la droite,

19:34
Locuteur

ils

19:34
Xavier Bertrand

se sont sentis trahis. Trahis. Donc il faut comprendre aussi ça. Et du coup, les dirigeants, eux, exploitent

19:40
Locuteur

cette

19:41
Xavier Bertrand

colère,

19:42
Invité

exploitent cette misère. C'est ça aujourd

19:44
Locuteur

'hui. Sur quoi

19:44
Invité

cette trahison dont vous parlez

19:44
Locuteur

?

19:45
Invité

Sur quels objets ? Comment est-ce que vous expliquez la montée, vous, du Rassemblement National dans votre territoire

19:50
Locuteur

? C

19:51
Invité

'est sur quel type de trahison ?

19:52
Locuteur

Le traite

19:52
Invité

qu'ils aient sentiment

19:54
Xavier Bertrand

qu'il n

19:54
Locuteur

'y a

19:54
Xavier Bertrand

plus d'espoir et puis on va aussi aller plus loin.

19:57
Locuteur

C

19:57
Xavier Bertrand

'est une conviction très profonde que j'ai et ce n'est pas parce que c'est mon histoire personnelle ou mon histoire familiale.

20:02
Locuteur

Quand

20:02
Xavier Bertrand

dans un pays, quel qu'il soit, et la France est aux premières loges aussi,

20:06
Locuteur

les

20:07
Xavier Bertrand

classes moyennes

20:08
Locuteur

qui

20:09
Xavier Bertrand

bossent

20:09
Locuteur

voient

20:10
Xavier Bertrand

qu'avec un travail, on n'arrive plus à s'en sortir et qu'elles sont convaincues que leurs enfants vivront moins bien qu'eux, c'est terminé. Ce sont des gens qui sont prêts à basculer et à ne plus faire confiance à personne.

20:24
Locuteur

Quand

20:24
Xavier Bertrand

dans un pays, vous avez des gens où vous vous dites mes enfants vivront moins bien que moi, c'est impossible à entendre, c'est impossible à concevoir. C'est pour ça que je pense que le projet qu'on doit avoir dans notre pays,

20:35
Locuteur

il

20:36
Xavier Bertrand

vient bien évidemment à parler à tout le monde, mais le cœur, ce sont les classes moyennes. Et je ne

20:39
Locuteur

vous

20:39
Xavier Bertrand

dis pas seulement ça pour c'est mon histoire, il faudrait le faire, c'est ce que je fais dans ma région. Vous savez, dans ma région,

20:45
Locuteur

je

20:45
Xavier Bertrand

ne

20:45
Locuteur

suis

20:45
Xavier Bertrand

pas un magicien.

20:46
Locuteur

J

20:47
Xavier Bertrand

'ai été élu en 2015 dans des conditions très particulières. Contre Marine Le Pen avec le désengagement de la gauche. Voilà. C'est-à-dire que je suis un homme de droite dans une région qui est historiquement à gauche et qui était promise à Mme Le Pen. C'était écrit qu'elle allait gagner. Ça ne s'est pas passé comme ça parce que je réussis à porter le niveau de la droite de 15 à 25%. Je suis au deuxième tour. Et là, la gauche a une attitude profondément républicaine. Ils se retirent sans rien demander, sans négociation. Et leurs électeurs, comme leurs dirigeants, disent

21:16
Locuteur

«

21:17
Xavier Bertrand

Votez Bertrand ».

21:18
Locuteur

C'est-à-dire qu'ils ne m'aiment

21:19
Xavier Bertrand

pas, mais ils détestent

21:21
Locuteur

l

21:22
Xavier Bertrand

'idée que Marine Le Pen dirige la région. On l

21:24
Locuteur

'a

21:24
Présentateur

toujours fait. Et ça, c'est pour ça. Je suis désolée, je reviens sur mon propos du début. Vous faites des équivalences entre le RN et la LFI, mais il me semble quand même qu'on n'a jamais parlé de cordon sanitaire pour autre chose que pour l'extrême droite fasciste dans ce pays.

21:38
Locuteur

Et

21:38
Présentateur

que cette équivalence, elle est très problématique, notamment pour des gens de gauche qui s'interrogent profondément sur l'incapacité de la droite à voir les divagations de son propre camp.

21:53
Locuteur

Je

21:53
Xavier Bertrand

les vois plutôt, moi.

21:54
Présentateur

Oui, mais ce qui m'interroge,

21:56
Locuteur

c

21:56
Présentateur

'est qu'alors même que vous les voyez, vous continuez à faire cette équivalence. Alors que vous êtes vous-même élu de vos propres dires, grâce à nos votes, y compris des votes LFistes.

22:08
Locuteur

Et ça,

22:09
Présentateur

je pense que ça n'arriverait pas dans l'autre sens, comme l'histoire nous l'a montré, y compris au NFP en juin 2024. Mais bon, ça,

22:15
Locuteur

c

22:15
Présentateur

'est autre chose. Ça n'est pas une question que

22:16
Locuteur

j

22:16
Présentateur

'ai à vous poser. La question que j'ai à vous poser est la suivante. Comment est-ce que vous vivez cette défense de cordon sanitaire au sein de LR ? Comment ça se passe ? Est-ce que vous avez du répondant ? C'est vrai que nous, à distance, enfin, moi,

22:32
Locuteur

je

22:32
Présentateur

viens de l'Inde,

22:32
Locuteur

donc

22:32
Présentateur

Bourg-en-Bresse, voilà. On a vraiment l'impression d'un glissement, et qui est un glissement, je veux dire, qui est en France, mais qui est, vous l'avez mentionné en Italie, qui est aux États-Unis avec l'OPA hostile du MAGA.

22:44
Locuteur

En Allemagne,

22:45
Xavier Bertrand

parce qu'à quand ça tient ?

22:46
Locuteur

Voilà. Et

22:46
Présentateur

donc, la question que je me pose, qui est dans... Voilà, nous, on sait comment ça se passe chez nous, mais comment chez vous, ça se passe, cette conversation avec les électeurs, avec les cadres ? Vous voyez que ça tient encore ? Comment est-ce que vous avez ces conversations ?

23:00
Xavier Bertrand

Ces conversations, je les ai publiquement chez vous, parce que je les ai aussi dans nos différentes instances. Comité stratégique, bureau politique, je l'ai dit l'autre jour, je veux qu'on clarifie. Pourquoi ? Parce que quand il y a des vice-présidents de LR, notamment comme François-Xavier Bellamy,

23:16
Locuteur

qui

23:17
Xavier Bertrand

votent au Parlement européen une motion de censure de Mme van der Leyen, poussée par M. Bardella, qui dit, j'attends des Républicains qu'ils votent et qu'ils votent, pour moi, c'est une faute.

23:27
Invité

Les seuls du PPE à le faire, à

23:29
Locuteur

voter

23:29
Invité

cette censure.

23:30
Xavier Bertrand

Bien sûr, mais il n

23:30
Locuteur

'y a

23:30
Xavier Bertrand

pas que ça aussi. Il y a aussi David Lissnard qui s'est exprimé en disant, on fait un projet de gouvernement et on voit qui veut venir. Non, je suis désolé, je suis contre ça et c'est pour ça que je ne demande pas maintenant, j'exige qu'on ait cette clarification.

23:43
Locuteur

Il se passe quoi

23:44
Xavier Bertrand

si elle n'arrive pas ? Et c'est vrai pour les élections municipales aussi. C

23:48
Locuteur

'est parce qu'il est ma question

23:49
Xavier Bertrand

là-dessus qu'il y ait la moindre ambiguïté. Quand il y a eu l'élection législative dans le Tarn-et-Garonne, j'ai entendu pas une voix pour la gauche. Non, ce que je veux entendre, c'est pas une voix pour le Rassemblement national. Alors là où on ne sera pas d'accord, j'assume, c'est vrai

24:02
Locuteur

que

24:03
Xavier Bertrand

je fais une différence entre LFI, les communistes et les socialistes. Je le dis, je l'assume parce qu'on pourrait aller beaucoup plus loin. L'attitude d'élu de LFI,

24:14
Locuteur

l

24:14
Xavier Bertrand

'attitude de Jean-Luc Mélenchon, c'est une attitude encore une fois qui divise avec des boucs émissaires et notamment on soit d'accord ou pas quand on dit que honnêtement les pauvres sont pauvres à cause des riches quand on prend les riches comme boucs émissaires, je suis désolé.

24:29
Présentateur

Vous avez écouté juste avant le segment avec Gabriel Zuckman ou pas

24:32
Locuteur

?

24:32
Xavier Bertrand

Non mais j'ai parlé de lui l'autre jour.

24:33
Locuteur

Il était sur le plateau, il était à votre place juste avant, il ne tenait pas

24:36
Présentateur

tout

24:36
Locuteur

à

24:36
Invité

fait le même discours.

24:38
Locuteur

Non mais attendez, et j'ajoute qu'en

24:40
Invité

2011 vous disiez qu'il fallait taxer les salaires extravagants. Mais attendez, mais je n

24:44
Locuteur

'ai

24:44
Invité

pas changé. Non mais justement, je n

24:45
Locuteur

'ai

24:45
Invité

pas changé.

24:46
Locuteur

C'est les

24:46
Présentateur

riches, les ultra riches.

24:48
Xavier Bertrand

Oui mais je vais vous dire, moi je suis un pour qu'il y ait la contribution minimum pour effectivement les hauts revenus, la tranche marginale et je suis également, j'ai proposé plutôt que la taxe Zuckman, j'ai proposé que la fameuse flat tax soit augmentée. Pourquoi ? Parce que ce sont les revenus distribués. Voilà, je l'ai dit, donc vous voyez, je n'ai pas changé. Mais c'est une passoire avec des trous. Ni sur les salaires extravagants ni sur le reste. La seule chose, c'est que j'ai indiqué aussi l'autre jour, alors je ne

25:16
Locuteur

vais

25:16
Xavier Bertrand

peut-être pas faire un tabac ici mais je répète ce que j'ai dit, M. Zuckman, il se procure un cabis, il recrute du personnel,

25:25
Locuteur

il

25:25
Xavier Bertrand

remplit les carnets de commandes,

25:27
Locuteur

il

25:27
Xavier Bertrand

paye ses salariés, il paye ses charges, derrière, il

25:30
Locuteur

se paye et il met l'argent de côté et ensuite

25:32
Présentateur

on verra s'il fait toujours la même proposition. C'est comme ça que vous parlez d'un universitaire qui a enseigné à Berkeley, etc. M. Bertrand, c'est pas sérieux. Et Aguillon, c'est qui ? Mais c'est aussi quelqu'un de très sérieux.

25:41
Locuteur

Il dit

25:42
Xavier Bertrand

quoi, Philippe Aguillon

25:42
Locuteur

?

25:43
Présentateur

Il

25:43
Locuteur

n'a pas fait l'entreprise non plus. Il n'a pas fait l'entreprise non plus.

25:46
Présentateur

Vous êtes en train de me dire... Comment on parle des universitaires quand même ?

25:50
Locuteur

Et moi, je vous parle de leurs boulots qui

25:51
Présentateur

réfléchissent. Non mais j'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs, ce n

25:54
Locuteur

'est

25:54
Présentateur

pas le sujet, les chefs d'entreprise. C

25:55
Locuteur

'est

25:55
Xavier Bertrand

un sujet parce que ce n

25:56
Locuteur

'est

25:56
Xavier Bertrand

pas les politiques qui créent les emplois, ce n

25:57
Locuteur

'est

25:57
Xavier Bertrand

pas les universitaires. C

25:58
Locuteur

'est les entrepreneurs qui créent l'emploi. C'est une proposition dans le débat public d'un dispositif physique. que des patrons

26:02
Présentateur

du CAC 40 ?

26:03
Locuteur

Non

26:04
Présentateur

mais je comprends ce que vous voulez dire mais l'argument me paraît quand même bizarre quand on parle d'intellectuels qui interviennent dans le débat public. On pourrait dire pareil des climatologues. Qu'est-ce qu'ils y connaissent ? Je vais vous monter de boîte. Qu'est-ce qu

26:13
Locuteur

'ils

26:13
Présentateur

nous racontent tout

26:13
Locuteur

à

26:13
Présentateur

l'heure sur le réchauffement climatique ? Voilà, non,

26:15
Locuteur

je suis désolé. Vous n'avez pas à

26:17
Xavier Bertrand

faire un climato-sceptique. Non,

26:19
Locuteur

je sais. Mais justement,

26:20
Xavier Bertrand

on est d'accord, vous et moi, pour écouter les climatologues quand

26:22
Locuteur

ils

26:22
Xavier Bertrand

parlent. J

26:23
Locuteur

'ai le droit de ne pas être

26:23
Xavier Bertrand

d'accord avec les propositions

26:24
Locuteur

de M. Zuckman. Par contre,

26:26
Présentateur

remettre en cause sa compétence et sa...

26:28
Xavier Bertrand

Ce n'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que quand vous montez une boîte,

26:31
Locuteur

vous

26:32
Xavier Bertrand

n'avez pas le même raisonnement. Parce que monter une boîte, aujourd'hui, clairement, c'est aussi prendre des risques. Et heureusement que dans ce pays, on a des entrepreneurs qui ne sont pas tous des gens du CAC 40 ou des gens qui, effectivement, ont une réussite ou une fortune.

26:47
Locuteur

C'est ça la réalité. Moi, j'étais entrepreneur. J'étais entrepreneur pour 112

26:51
Xavier Bertrand

ans. Et donc, très clairement, je sais pertinemment, aujourd'hui, qu'il faut qu'on arrête avec ce système où on les montre du

26:58
Invité

doigt. Voilà. Mais 76% des commerçants artisans testés dans l'ensemble des sondages sur la taxe humaine, ils sont favorables parce qu'ils ont bien compris que ce n

27:05
Locuteur

'est

27:05
Invité

pas eux qui étaient visés. C

27:07
Locuteur

'est

27:07
Invité

les personnes qui échappent à l'impôt par des systèmes d'optimisation.

27:10
Locuteur

C

27:10
Invité

'est ce qu'il nous a expliqué. Ceux qui jouent de l

27:12
Locuteur

'optimisation, il

27:13
Xavier Bertrand

faut, pardonnez-moi, c'est comme la fraude fiscale. On parle de fraude sociale. Je parle aussi de la fraude fiscale. Tous ceux qui, effectivement, volent notre système, il faut, effectivement, les taper. C'est exactement

27:24
Invité

ce qu

27:24
Locuteur

'ils

27:24
Invité

proposent. Emilia

27:24
Locuteur

?

27:26
Invité

Je ne

27:27
Locuteur

suis

27:27
Invité

pas sûr qu'on peut être universitaire et quand même penser aux gens, y compris entrepreneurs. Emilia est universitaire. Oui. C'est à lui que vous pensiez à l'instant. Je pensais à lui, je l'ai défendu, ça me fait plaisir. Mais ce n

27:37
Locuteur

'est

27:37
Invité

pas ma question. Chez LR,

27:40
Locuteur

il

27:40
Invité

y a une... C'est ma spécialité. Il y a une divergence de

27:45
Locuteur

plus

27:45
Invité

en plus grande entre élus locaux et élus nationaux. Notamment parce qu'au niveau national, dans les discours qui sont portés, notamment par les dirigeants, ça parle

27:54
Locuteur

très

27:55
Invité

majoritairement immigration et sécurité. C'est un sujet important pour la droite. Et en termes d'économie, on est de plus en plus libéraux, on a plus d'indicateurs dessus, depuis 20 ans. Les élus locaux, eux, ils disent, il

28:09
Locuteur

n

28:09
Invité

'y

28:09
Locuteur

a

28:09
Invité

pas que les sujets, vous en parlez énormément des questions de décentralisation, d'emploi, etc.

28:14
Locuteur

Et

28:14
Invité

par ailleurs,

28:15
Locuteur

ils

28:15
Invité

sont parfois un peu plus prudents sur les questions économiques, etc. Est-ce qu'il n

28:18
Locuteur

'y a

28:18
Invité

pas un problème de

28:20
Locuteur

ce

28:21
Invité

décalage-là entre... Y compris, parce qu'il y a beaucoup d'élus LR qui sont partis chez Horizons en

28:25
Locuteur

se

28:25
Invité

disant, oulala, qu'est-ce qu'ils nous font avec les discours ? Il y a pas mal de maires, quand même, qui sont partis chez LR Philippe. Est-ce qu'il

28:33
Locuteur

n

28:33
Invité

'y

28:33
Locuteur

a

28:33
Invité

pas un problème de prise en compte des discours qui tiennent des élus locaux qui sont au contact des gens ? Dans les remontées, dans la conception du programme de LR, est

28:43
Locuteur

-ce

28:43
Invité

qu'à un moment donné, on ne parle pas de sujets qui, de ce qu'on entend de la part des gens sur le terrain, ne sont

28:48
Locuteur

pas

28:49
Invité

toujours en esprit des Français ?

28:51
Locuteur

Oui,

28:51
Xavier Bertrand

mais ce n

28:52
Locuteur

'est

28:52
Xavier Bertrand

pas seulement une question d'élus locaux. Pourquoi il y a un décalage ? On a pensé à l'époque que le quinquennat, c'était une super bonne idée. Je vous ai dit ce que j'en pensais.

28:59
Locuteur

Et

28:59
Xavier Bertrand

on a pensé que le non-cumul des mandats était une super bonne idée.

29:02
Locuteur

Il

29:02
Xavier Bertrand

faut bien comprendre une chose, c'est qu'aujourd'hui, les élus locaux ne peuvent plus être au Parlement. Moi, je pense qu'à l'époque, on a fait une erreur. Et pour bien expliquer à tout le monde, avoir à nouveau le cumul, ce

29:13
Locuteur

n

29:13
Xavier Bertrand

'est pas cumuler les indemnités. Les indemnités sont plafonnées aujourd'hui. Et moi, je dis qu'elles doivent rester plafonnées exactement au même. Non, parce que...

29:21
Locuteur

Il y a des parlementaires qui sont connectés au terrain. Oui, d'accord. Mais comme je sais que c'est

29:24
Xavier Bertrand

un sujet qui existe, je

29:26
Locuteur

le dis... C'est un sujet

29:26
Présentateur

de place aussi. Et de qui a accès au monde politique et de qui peut se présenter, qui peut représenter la nation. Et quand il y

29:31
Locuteur

a

29:31
Présentateur

un nombre de places limitées et qu'elles sont captées par toujours les mêmes, je rappelle qu'il

29:35
Locuteur

y a

29:35
Présentateur

trois ouvriers à l'Assemblée alors que dans mon coin, ils représentent 30%. C'est aussi un problème. Donc, le non-cumul des mandats, ce n

29:42
Locuteur

'est

29:42
Présentateur

pas juste une question économique.

29:43
Locuteur

Non, mais c'est un préalable

29:44
Invité

qui explique le décalage qu'il y a entre la classe politique nationale. si les députés et

29:48
Locuteur

les députés

29:49
Invité

directs ne sont pas très connectés au terrain.

29:51
Xavier Bertrand

Attendez, alors là, attendez, je

29:53
Locuteur

ne suis

29:53
Xavier Bertrand

pas connecté au terrain. Je vous présente Julien Dive,

29:54
Locuteur

là,

29:55
Xavier Bertrand

qui est député

29:55
Locuteur

de chez moi. Oui, c'est bien entendu. Il peut l'être sans être plus local.

29:58
Xavier Bertrand

Mais il y

29:58
Locuteur

a

29:58
Xavier Bertrand

aussi un autre sujet, il y

29:59
Locuteur

a

29:59
Xavier Bertrand

un autre prisme. Pardonnez-moi, mais c'est

30:01
Locuteur

les

30:02
Xavier Bertrand

médias nationaux. Oui. Parce que dans les médias nationaux, on vous parle régulièrement de ces sujets-là, des sujets d'immigration, de sécurité. Entendons-nous bien. L'ordre de

30:12
Locuteur

l

30:12
Xavier Bertrand

'autorité, c'est un préalable.

30:14
Locuteur

Mais

30:14
Xavier Bertrand

un projet de société, ce n'est pas que cela. Un projet de société, il y a toute une dimension économique et sociale. Et puis, on est en France et c'est aussi la conviction qui est la mienne. Les services publics, ça ne compte pas pour rien. L'école, la santé, le logement, la culture, tout ce qui fait des liens entre les Français, ceux qui vont bien et ceux qui ne vont pas bien, pour moi, ça a du prix. Je dois être l'un des rares et d'ailleurs, je me souviens, au moment des élections législatives, à parler de culture dans les médias nationaux parce que j'y crois énormément à la culture. C'est rare à droite. Oui, mais c'est rare dans la classe politique quasiment.

30:48
Locuteur

Il y a

30:49
Xavier Bertrand

une gauche qui a quand même tout un discours culturel. Il s'avère quand même qu'aux élections législatives, à l'époque, je vais sur France Inter, j'en parle, tout le monde dit d'être le premier à en parler parce

31:00
Locuteur

que c

31:00
Xavier Bertrand

'est important et c'est même des sujets sur lesquels, je vais vous dire un truc,

31:04
Locuteur

on

31:04
Xavier Bertrand

ne devrait pas faire d'arbitrage budgétaire à la noix. Moi, dans ma région, j'ai augmenté les premières années. Le budget de la région, je ne partais pas d'une feuille blanche. Avant moi, ils avaient fait de gros boulots. Martine Aubry à Lille a fait de Lille une place forte culturelle et j'ai augmenté le budget des deux tiers. Et là, c'est hyper difficile. La culture n'est pas une variable d'ajustement. Je ne baisse pas les crédits de la culture. Il y

31:25
Locuteur

a

31:25
Xavier Bertrand

une très belle phrase d'un premier ministre qui était anglais,

31:28
Locuteur

c

31:28
Xavier Bertrand

'était Churchill au moment de la guerre. Il dit, si on ne se fait pas des efforts pour la culture, à quoi ça sert de se battre ? Si on ne

31:34
Locuteur

se

31:34
Xavier Bertrand

bat pas pour la culture, à quoi ça sert

31:36
Locuteur

?

31:36
Xavier Bertrand

Et ça, il faut bien comprendre que c'est des sujets dont on parle très peu sur les plateaux, mais c'est la clé parce qu'encore une fois, ça unit les gens entre eux. Les services publics, les politiques publiques et puis, pardonnez-moi, mais encore une fois, la culture, le sport également et pas seulement au moment des Jeux olympiques ou quand on va se passionner pour telle ou telle discipline. Et tout ce qui unit les gens, purée, il

31:58
Locuteur

faut

31:58
Xavier Bertrand

se battre pour ça. Il faut des moyens pour ça.

32:01
Locuteur

Il

32:01
Xavier Bertrand

faut que l'État... Je viens de vous dire.

32:02
Locuteur

Moi, dans ma région, je ne suis pas riche. Dans

32:04
Xavier Bertrand

notre

32:04
Locuteur

région, je ne suis pas riche.

32:06
Xavier Bertrand

Mais en attendant, chez moi, j'ai décidé, la culture, on n'y touche pas. Voilà, on n'y touche pas. On ne sabre pas dans les budgets. Envoyez

32:13
Locuteur

un texto à

32:14
Présentateur

Laurent Wauquiez.

32:15
Xavier Bertrand

Oui, à d'autres.

32:16
Invité

Et à

32:16
Locuteur

d

32:16
Invité

'autres, à

32:16
Xavier Bertrand

d

32:16
Invité

'autres. À d'autres,

32:18
Locuteur

Votre famille politique a

32:19
Invité

sa vie à sabrer dans les budgets,

32:20
Locuteur

y

32:20
Invité

compris, vous comptiez sur le Sénat pour redresser la copie budgétaire. Vous savez comme moi que le Sénat va faire des coupes partout, des coupes massives dans les services publics. Donc, il y

32:31
Locuteur

a

32:31
Invité

deux questions.

32:32
Locuteur

Est

32:32
Invité

-ce que, la question c'est, est-ce que vous êtes dans le bon parti, M. Bertrand ? Je l'avais déjà posé, celle-là. Oui, mais là, décidément...

32:38
Xavier Bertrand

Si vous voulez vraiment débattre, si vous voulez donner la parole aux gens, avoir la parole, venez faire un tour chez nous, France. Parce que c'est le mouvement que

32:45
Locuteur

j'ai fait.

32:45
Xavier Bertrand

C'est votre parti politique, je me

32:46
Locuteur

suis

32:46
Xavier Bertrand

dit. candidat aux élections municipales ou autres, c

32:52
Locuteur

'est

32:52
Xavier Bertrand

la différence. On est vraiment sur le fond. On s'est réunis l'autre jour à Saint-Quentin et toute la matinée, pardonnez-moi, il n'y avait pas de grands experts, tout ça, les gens avaient la parole et l'ont prise avec des vrais débats, avec des gens qui n'étaient pas forcément d'accord sur tout et qui faisaient des propositions et qui débattaient. Or, moi, c'est ce que j'ai connu voilà longtemps dans les partis politiques, j'ai un peu cette nostalgie et c'est ce que je veux retrouver là où les gens ont clairement la parole. Et cette magie-là, elle est encore possible, je crois. Elle est possible sur

33:23
Locuteur

Baxi. Mais quand les gens ont la

33:24
Xavier Bertrand

parole, il faut s'y en tenir compte. Regardez ce que sont devenus les cahiers de doléances. Rien. Ils

33:29
Locuteur

ont été libérés.

33:30
Xavier Bertrand

Oui,

33:30
Locuteur

ils

33:30
Xavier Bertrand

ont été, aujourd'hui, mis à disposition.

33:33
Invité

Grâce à une proposition de loi de Marie Pochon,

33:36
Locuteur

l

33:36
Xavier Bertrand

'écologiste. Oui,

33:36
Locuteur

moi, je

33:37
Xavier Bertrand

sais qu'avec Julien Dive, encore une fois, chez moi, on a repris ce qu'il y avait dans les cahiers de doléances. Il y a des choses qui sont très claires. Ce n

33:44
Locuteur

'est

33:44
Xavier Bertrand

pas parce qu'il y a eu le débat, le grand débat avec les maires, que ça épuise toutes les idées qu'il y avait avec les cahiers de doléances. Et notamment des Français qui disent on veut être entendus.

33:53
Locuteur

Et

33:53
Xavier Bertrand

vous me parliez tout à l'heure pourquoi je ne suis pas avec Macron. Depuis huit ans et demi,

33:58
Locuteur

je

33:58
Xavier Bertrand

suis dans l'opposition au président de la République. Pourquoi ? Parce qu'il

34:02
Locuteur

y

34:02
Xavier Bertrand

a des sujets sur lesquels j'étais en désaccord profond, notamment sur les questions d'autorité. Et puis, c'est aussi la question, un sujet,

34:11
Locuteur

un

34:11
Xavier Bertrand

manque d'attention, de considération

34:13
Locuteur

pour

34:14
Xavier Bertrand

beaucoup de Français.

34:15
Locuteur

Et

34:15
Xavier Bertrand

c'est ça qui a éclaté avec la crise des Gilets jaunes quand Édouard Philippe était au pouvoir. Et je pense que,

34:21
Locuteur

vous

34:22
Xavier Bertrand

voyez, je ne

34:23
Locuteur

dis

34:23
Xavier Bertrand

ni elle est fille ni elle est reine, mais toute personne qui vient me voir,

34:26
Locuteur

si

34:27
Xavier Bertrand

elle a des problèmes, je me moque de savoir son étiquette politique. Je m'en moque réellement. Heureusement.

34:32
Locuteur

C'est votre travail. C'est un point de vue

34:33
Xavier Bertrand

purement légal.

34:34
Locuteur

C

34:34
Xavier Bertrand

'est plutôt mieux. Non,

34:35
Locuteur

non,

34:35
Xavier Bertrand

non. Mais tout le monde ne fait pas ça. Vous parliez tout à l'heure notamment des Etats-Unis. Il y en a qui président ou qui dirigent. Pour ceux qui leur sont favorables. Oui,

34:44
Locuteur

c

34:44
Xavier Bertrand

'est vrai. Moi, j'ai plein de défauts.

34:46
Locuteur

J

34:47
Xavier Bertrand

'en parle un peu dans le livre, mais je ne

34:48
Locuteur

suis

34:48
Xavier Bertrand

pas sectaire. Mais je pense sincèrement qu'il faut absolument avoir en tête cette obsession de chercher à rassembler. On n'a pas fini. Vous m'avez interrompu. On est parti un peu dans tous les sens tout à l'heure. Pardon. C'est moi qui ai dû partir dans tous les sens. Mais je vous ai dit, en 2015, je suis élu dans ces circonstances-là. En 2021, ce n

35:05
Locuteur

'est

35:05
Xavier Bertrand

pas la même histoire. Parce que tout le monde se présente sous ses couleurs. L'ERN, Marine Le Pen, se défile. Elle ne revient pas. Elle envoie Sébastien Chenu. Monsieur Macron envoie cinq ministres pour me faire mettre un genou à terre en espérant qu'au deuxième tour, je devrais m'unir avec eux. Je dis que ce ne sera pas le cas. Mais en se disant, comme ça, si je suis unis avec nous, il ne

35:25
Locuteur

peut

35:25
Xavier Bertrand

pas se présenter à la présidentielle. La gauche est totalement unie. Et là, les observateurs disent, c'est le retour de la gauche. Bertrand va se faire taper. Il n

35:32
Locuteur

'y a

35:32
Xavier Bertrand

pas beaucoup de gens qui... Je peux vous sortir les articles. Il n

35:35
Locuteur

'y a

35:35
Xavier Bertrand

aucun problème.

35:36
Locuteur

Oui,

35:36
Invité

mais c'est encore d

35:36
Locuteur

'accord.

35:37
Invité

Quand on regarde les rapports de force, on peut vous

35:39
Xavier Bertrand

deviner

35:39
Invité

que vous auriez

35:40
Xavier Bertrand

des bons résultats. Au final. Et qu

35:42
Locuteur

'est

35:42
Xavier Bertrand

-ce qui se passe ? Je fais reculer le Rassemblement National de 16%.

35:47
Locuteur

Les

35:47
Xavier Bertrand

gens ne sont pas devenus amoureux de moi. Je ne

35:49
Locuteur

suis

35:49
Xavier Bertrand

pas devenu magicien. Mais ils se disent, ce mec se bat pour nous et pour sa région. Ce qui montre bien une chose, c'est que sans aller sur leur terrain et en les combattant, vous pouvez les faire reculer. Et il n

36:00
Locuteur

'y

36:00
Xavier Bertrand

a aucune fatalité à ce que, clairement, ils puissent l'emporter. Il n'y a aucune fatalité à ça.

36:07
Présentateur

Parlons-en de 2027. Parlons de cette élection présidentielle qui approche. Vous avez vous-même planté le décor en rappelant que les sondages donnent le Rassemblement National gagnant dans beaucoup de scénarios différents. Aujourd'hui. À date, d'où ma question. C'est quoi l'étape d'après, Xavier Bertrand

36:23
Locuteur

?

36:23
Xavier Bertrand

Continue à me préparer. Ok.

36:25
Locuteur

Continue

36:25
Xavier Bertrand

à me préparer, c'est-à-dire aussi, même si, je vous l'ai dit, je pense qu'il faut clairement renouer avec cette promesse républicaine, parce que c'est ce qui donne aussi de l'espoir, je pense que notre pays, je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a besoin à la fois d'ordre et d'autorité, c'est un préalable. C'est clairement qu'on retrouve espoir

36:45
Locuteur

au

36:46
Xavier Bertrand

niveau des classes moyennes pour commencer.

36:48
Locuteur

Et

36:48
Xavier Bertrand

c'est ces services publics. Et après,

36:49
Locuteur

il

36:49
Xavier Bertrand

y a deux sujets de gouvernance. Ce pays est formidable, mais il ne peut pas continuer de diriger comme il est. Tout est décidé à Paris.

36:56
Locuteur

Et

36:57
Xavier Bertrand

si vous ne remettez pas aujourd'hui, clairement, plus de décisions, plus de pouvoir, plus de responsabilité, plus de liberté dans nos territoires, ce pays ne pourra jamais renouer clairement avec une dynamique. Et après, il

37:10
Locuteur

y a

37:10
Xavier Bertrand

un dernier point, je ne

37:11
Locuteur

suis

37:11
Xavier Bertrand

pas en train de vous dresser le projet, mais ce sur quoi je bosse,

37:14
Locuteur

on

37:14
Xavier Bertrand

a besoin d'avoir un pacte générationnel. Il faut qu'on arrête de dire nos jeunes sont

37:19
Locuteur

importants

37:20
Xavier Bertrand

et il n'y a pas véritablement de choix qui sont faits en direction des jeunes. Il faut mettre le paquet sur la jeunesse parce qu'on va s'apercevoir

37:26
Locuteur

que

37:27
Xavier Bertrand

les Français ne sont pas égoïstes

37:28
Locuteur

et

37:29
Xavier Bertrand

que plutôt que de montrer du doigt les boomers, il

37:31
Locuteur

va

37:31
Xavier Bertrand

falloir se rendre compte que même les retraités sont prêts à se mobiliser s'ils ont le sentiment qu'une politique sera efficace pour les jeunes.

37:39
Locuteur

C

37:40
Xavier Bertrand

'est ce que j'essaye de faire dans la région et je pense que c'est vraiment le sujet des années qui viennent pour un pays comme

37:45
Locuteur

l

37:45
Présentateur

'autre. Quelle méthodologie de désignation du candidat ? Est-ce que vous êtes favorable à une primaire ? Plusieurs choses ont été mises sur le tapis ces derniers temps à droite, primaire jusqu'à Sarah Knafow, primaire plus fermée, etc. Qu'est-ce que vous en pensez

38:00
Locuteur

?

38:00
Xavier Bertrand

Ça ressemblerait à un truc d'Edouard Philippe, de Darmanin jusqu'à Knafow.

38:04
Locuteur

Moi, je trouve ça absurde

38:05
Présentateur

mais je ne

38:05
Locuteur

suis

38:05
Présentateur

pas

38:07
Xavier Bertrand

particulièrement... On est d'accord. On est d'accord. On est d'accord. Très

38:08
Présentateur

bien.

38:09
Xavier Bertrand

Formidable. Je ne

38:09
Locuteur

sais

38:09
Xavier Bertrand

pas si on est d'accord sur plein de trucs mais là, on est d'accord. Sur ce

38:11
Présentateur

truc-là,

38:11
Locuteur

on

38:11
Présentateur

est

38:11
Locuteur

d

38:12
Xavier Bertrand

'accord. Oui, complètement. Bon, plusieurs choses. Ce n

38:15
Locuteur

'est

38:15
Xavier Bertrand

pas parce que j'ai brillamment remporté la primaire de 2021, on le sait bien, non, je plaisantais, je plaisantais, que ma position a changé. Je pense qu'une élection présidentielle, c'est une rencontre, un candidat, une candidate et les Français. Et la véritable primaire, c'est l'élection présidentielle. Clairement. Et puis, je vais vous dire aussi un truc. On est tous à se passionner sur qui pourrait être candidat et on va se calmer et boire frais.

38:43
Locuteur

Vous

38:43
Xavier Bertrand

allez voir, dans quelques mois, exactement, le paysage aura beaucoup changé. On est à un an et demi, tiens, c'était Guillaume Tabard dans le Figaro, j'ai vu le tweet là-dessus, qui disait, voilà, un an et demi avant, De Gaulle n'était pas du tout en balotage, Giscard était réélu, il n

39:00
Locuteur

'y

39:00
Xavier Bertrand

avait aucun problème. On ne savait même pas que Macron existait comme candidat à la présidentielle et on a su ce qui se passait. Mais on est toujours à vouloir

39:07
Locuteur

faire le film.

39:08
Xavier Bertrand

Pardon ? DSK a

39:09
Locuteur

été président

39:09
Xavier Bertrand

aussi. Mais on a toujours... Et Jospin a été élu en 2002. Il était élu en 2002 et Baladur, alors là, il n

39:14
Locuteur

'y a

39:14
Xavier Bertrand

même pas besoin de se présenter contre Chirac en 95, c'était effectivement les doigts dans le nez. On veut toujours faire le film un an ou un an et demi avant. Et je reste persuadé que les Français vont beaucoup regarder

39:26
Locuteur

ce

39:27
Xavier Bertrand

que les gens ont dans le ventre et dans la tête. J'en suis intimement convaincu. Aujourd'hui, ce qu'il faut bien voir, c'est que c

39:33
Locuteur

'est

39:33
Xavier Bertrand

une situation très particulière.

39:35
Locuteur

C

39:35
Xavier Bertrand

'est un président qui ne sera plus candidat. C'est arrivé

39:39
Locuteur

en

39:40
Xavier Bertrand

2017, c'est arrivé en 2007, c'est arrivé également en 95 et c'est arrivé également, si je ne me trompe pas,

39:51
Locuteur

vous

39:51
Xavier Bertrand

me dites si je me trompe, en 69. Et en 74. Et en 74, parce que Georges Pompidou est décédé. Ça n'arrive pas si souvent que ça. Ça veut dire que

39:59
Locuteur

tout

39:59
Xavier Bertrand

est terriblement...

40:00
Locuteur

Oui,

40:00
Xavier Bertrand

c'est un reset. Tout est

40:01
Locuteur

terriblement...

40:02
Présentateur

Oui, c'est un peu ça. J'ai une question pour vous, je l

40:05
Locuteur

'ai

40:05
Présentateur

vue dans le chat, elle est intéressante. Quel regard vous portez sur la figure de Dominique de Villepin qui revient et qui semble lui aussi incarner quelque chose qui peut être proche de vous, une droite plus sociale, gaullisme, chiracisme ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ce n

40:19
Locuteur

'est

40:19
Présentateur

pas lui le

40:19
Locuteur

meilleur ? Qu'est-ce qu'il

40:20
Présentateur

propose

40:20
Locuteur

?

40:20
Présentateur

Ça, je n'en sais rien.

40:21
Locuteur

Il

40:21
Présentateur

fait des très

40:22
Locuteur

très baudisques. Je vous

40:22
Xavier Bertrand

ai

40:23
Présentateur

mis sur la table des propositions. On ne l'a pas encore reçu dans cette émission. Vous

40:27
Locuteur

n'avez

40:27
Présentateur

pas mis sur la table des propositions, vous nous avez mis sur la table des orientations. Mais moi, je n'entends pas de propositions de

40:33
Locuteur

politique

40:33
Présentateur

publique quand même.

40:34
Xavier Bertrand

Vous voulez que j'en fasse sur des domaines qui ne vont certainement pas nous rassembler ? En matière d'immigration, moi, je suis pour qu'effectivement, on ait des quotas.

40:42
Locuteur

Je

40:43
Xavier Bertrand

le dis depuis des années. C'est-à

40:44
Locuteur

-dire que l'on

40:44
Xavier Bertrand

dise exactement qui on peut accueillir, de quelle façon. Vous savez, les pays comme le Canada et l'Australie ne sont pas des régimes dictatoriaux, mais dans lesquels, très clairement, on a une immigration que l'on sait accueillir dans de bonnes conditions. C'est une vision utilitariste de l'immigration. Il faut qu

41:00
Locuteur

'elle

41:00
Xavier Bertrand

soit

41:00
Locuteur

utile.

41:01
Xavier Bertrand

Je fais un peu de provoque, mais j'ai fait exprès d'aborder ce sujet.

41:04
Présentateur

Ça marche.

41:04
Locuteur

Oui, je sais.

41:06
Xavier Bertrand

Il ne me faut

41:07
Locuteur

pas grand-chose, vous savez. Je sais, mais après, au final, vous pourriez

41:10
Xavier Bertrand

me trouver sympa, donc je fais gaffe à ce que vous ne soyez pas tenté. Je ne voudrais pas vous compromettre.

41:14
Locuteur

À

41:14
Présentateur

part l'immigration, on a bien compris que la droite, c'était votre sujet.

41:17
Locuteur

Non, pas moi. Je

41:19
Présentateur

remarque quand même que je vous pose la question des mesures et vous commencez direct sur l'immigration.

41:23
Xavier Bertrand

Ce que je vous l'ai dit tout à l

41:24
Locuteur

'heure,

41:25
Xavier Bertrand

il y a un préalable à tout. Il y a

41:26
Locuteur

un préalable à tout. L'ordre, j'ai compris. L'ordre et l

41:28
Présentateur

'autorité.

41:28
Locuteur

L'ordre et l'autorité.

41:30
Xavier Bertrand

OK. Je pourrais vous parler également des peines minimums auxquelles je crois profondément. Et ensuite, on va venir sur le cœur de mon projet. D'accord. Le cœur de mon projet, il est très clairement sur

41:40
Locuteur

les

41:41
Xavier Bertrand

classes moyennes et notamment sur une nouvelle politique en faveur des classes moyennes, sur leur revenu. Et je vais vous prendre un exemple.

41:49
Locuteur

Qu'est-ce

41:49
Invité

que vous mettez dans les classes moyennes ? La définition ?

41:54
Locuteur

Si j'étais un techno,

41:55
Xavier Bertrand

je vous dirais que c'est une catégorie sociologique qui gagne entre temps et temps. Tout ça. Moi, je veux juste vous dire que pour moi, les classes moyennes, vous êtes trop riches pour être aidés et vous n

42:04
Locuteur

'êtes

42:04
Xavier Bertrand

pas assez riches pour vous en sortir par vous-même. Et donc, je vais vous donner une mesure très concrète.

42:08
Locuteur

Vous

42:09
Xavier Bertrand

avez des enfants qui font des études. OK. Je revois complètement le système des bourses parce qu'aujourd'hui, dès que vous bossez, vous ne touchez rien ou quasiment rien. Et donc, clairement, le

42:21
Locuteur

fait que vos

42:21
Xavier Bertrand

enfants ne puissent pas faire d'études aujourd'hui, c'est un drame pour les familles. Il y a des familles qui ne partent plus en vacances, qui se saignent pour que leurs enfants partent. Je revois complètement le système des bourses et j'arrête d'exclure les gens qui bossent. Et pardonnez-moi, c'est ce que je fais aussi dans ma région. L'allocation de rentrée scolaire dans la région des Hauts-de-France, elle est versée à tout le monde, à tout le monde, sans exception, quels que soient les revenus. Je permets aux jeunes

42:47
Locuteur

de

42:47
Xavier Bertrand

pouvoir passer leur permis en étant financés par la région parce que bien souvent, notamment quand vous habitez au milieu rural,

42:54
Locuteur

le

42:55
Xavier Bertrand

permis de conduire est devenu un impôt.

42:56
Locuteur

Et

42:57
Xavier Bertrand

derrière, il faut acheter une voiture. Je finance, nous finançons 90% du prix du permis. C'est des mesures très concrètes. Alors, je ne

43:04
Locuteur

veux

43:04
Xavier Bertrand

pas vous faire le catalogue du tout, mais pour bien vous montrer qu'il ne s'agit pas d'être dans l'incantation, mais clairement, que c'est avec des propositions précises qu'on peut aussi améliorer la vie et redonner de

43:15
Locuteur

l

43:15
Xavier Bertrand

'espoir. Je peux continuer sur la santé

43:16
Locuteur

?

43:17
Présentateur

Nous, on ne demande que ça. Parce qu'en fait, c'est difficile de juger sur des idées, des discours. Peut-être que je reviendrai pour vous expliquer Mais on vous réinvitera.

43:27
Locuteur

Vous êtes sûr ? Non,

43:28
Présentateur

mais sans déconner.

43:29
Locuteur

Si vous êtes

43:29
Présentateur

candidat à l'élection présidentielle, ça nous intéressera de vous réinterviewer. Attendez,

43:33
Locuteur

je

43:33
Xavier Bertrand

reviens juste sur un exemple sur la santé. Là, les mesures sur la santé, pardonnez-moi, c'est quand même des comptables qui ont prévu ces mesures-là. Après, ça s'explique. De quoi, le doublement des franchises médicales ? Alors, je vais être très clair avec vous parce que vous ne le savez peut-être pas, mais le 1 euro chez le médecin,

43:51
Locuteur

c

43:51
Xavier Bertrand

'est moi qui l

43:51
Locuteur

'ai

43:51
Xavier Bertrand

mis en place. Je

43:52
Présentateur

me souviens, oui.

43:53
Locuteur

Vous

43:53
Xavier Bertrand

étiez déjà né ? Vous étiez déjà né ? Oui,

43:56
Locuteur

c'est moi

43:57
Xavier Bertrand

qui l'ai mis en place, mais le 1 euro, c'était de la responsabilisation plus que des mesures de rendement comme c'est le cas aujourd'hui. Il y a notamment un institut, qui s'appelle l'Institut Santé, professeur Mizar, qui a fait des propositions, clairement, qui ne cassent en rien le système, qui ne tapent pas les gens au porte-monnaie et qui permettent à la fois d'avoir 10 milliards d'euros de dépenses en moins

44:18
Locuteur

et

44:19
Xavier Bertrand

ils réinjectent 3 milliards d'euros dans le système, notamment pour la prévention, parce que ça aussi, c'est un sujet auquel je crois beaucoup. Vous voyez, c'est moi qui ai mis en place à l'époque, la formule MT-dents. Vous avez des enfants ou si vous avez des frères et sœurs ou des neveux qui bénéficient de ça, c'est de la prévention. On n'a pas été assez loin en matière de prévention. L'ostéodensitométrie qui permet de mesurer les risques d'ostéoporose, pareil, je l'ai mis en place alors que les experts me disaient mais ça va coûter cher, ça ne sert à rien. Je crois énormément à la prévention. Il faut qu'on investisse dans la prévention et je vous donne un exemple.

La médecine scolaire, les infirmières scolaires, il faut réinvestir massivement pour en avoir.

44:57
Présentateur

Vous allez embaucher des fonctionnaires.

44:58
Xavier Bertrand

Oui. Alors là,

45:00
Locuteur

c'est cool. Ça, ça nous fait plaisir. Voilà, on a un scoop.

45:02
Xavier Bertrand

Non mais, parce qu'il y a des endroits où on a besoin. Moi, encore une fois,

45:06
Locuteur

je

45:07
Xavier Bertrand

ne suis pas nostalgique, je ne

45:09
Locuteur

suis

45:09
Xavier Bertrand

pas nostalgique mais à cette époque on passait des visites justement à l'école. Aujourd'hui, c'est terriblement compliqué et donc sur ces sujets-là, vous ne pouvez pas, même quand on parle...

45:20
Locuteur

Mais on sait

45:20
Présentateur

pourquoi c'est compliqué, c'est parce qu'il n'y a plus d'infirmières scolaires parce que je vous rappelle le non-emplacement d'un fonctionnaire sur deux, c'était pas à la gauche. C'était vous.

45:27
Locuteur

C

45:27
Présentateur

'était vous. Et donc, moi, je suis fille de prof et de cheminot, j'ai vu ce que c'était les coupes dans les services publics, les classes qui passent de

45:36
Locuteur

27 à 29 à 32

45:38
Xavier Bertrand

à

45:38
Présentateur

33.

45:39
Xavier Bertrand

Ça n

45:39
Locuteur

'a

45:39
Xavier Bertrand

pas concerné l

45:40
Locuteur

'entreprise

45:40
Xavier Bertrand

publique.

45:42
Présentateur

Le

45:42
Locuteur

1 sur 2.

45:43
Présentateur

Non mais alors, parlons du reste parce que je veux dire, le non-emplacement d'un fonctionnaire sur deux, c'est une chose et puis après, il

45:48
Locuteur

y

45:48
Présentateur

a la déresponsabilisation totale de l'État sur le transport ce qui en est un et une autre. Mais je ne

45:53
Locuteur

vous

45:53
Présentateur

ai pas du tout entendu parler d'écologie.

45:56
Xavier Bertrand

Attendez, je peux finir ? Attendez, non, non,

45:59
Locuteur

non,

45:59
Xavier Bertrand

parce que vous me cherchez sur un sujet, je veux juste vous répondre.

46:03
Locuteur

Allez

46:03
Xavier Bertrand

-y, vais répondre. Le non-remplacement d'un sur deux, le seul problème qu'il y avait, c'est qu'on donnait le sentiment que ça s'appliquait pour tous de la même façon. Moi, je ne fais pas de la politique avec une règle à calcul. Dans ma région, je ne remplace pas tous les fonctionnaires qui partent à la retraite

46:16
Locuteur

et

46:17
Xavier Bertrand

je regarde quel est l'impact sur le service public. Je m'explique. j'ai la gestion des cantines.

46:21
Locuteur

Quand

46:22
Xavier Bertrand

j'ai deux cuisiniers

46:23
Locuteur

qui

46:24
Xavier Bertrand

font un repas pour 500 élèves ou 700 élèves, il

46:26
Locuteur

y

46:26
Xavier Bertrand

en a un qui part à la retraite,

46:28
Locuteur

je

46:28
Xavier Bertrand

suis obligé de le remplacer et j'ai envie de le remplacer. Pourquoi ? Parce que si ce n

46:32
Locuteur

'est

46:32
Xavier Bertrand

pas le cas, très clairement, on va avoir des files d'attente de dingue pour tout simplement prendre son repas. En revanche, j'ai des agents qui sont en train de faire les dossiers de subvention avec l'intelligence artificielle plutôt que de regarder s'il y a 15 cases à bien remplir, on va gagner un temps fou et ça va me permettre à certains agents de ne plus faire ça mais d'avoir des tâches où ils seront en contact avec le public. C'est-à-dire que moi, je suis pour une politique où on sait faire preuve de surmesure. Je reste intimement persuadé qu'on peut avoir moins d'agents publics même si les services publics doivent continuer à trouver leur place mais ils ne sont pas forcément assurés

47:09
Locuteur

par

47:09
Xavier Bertrand

des agents publics. L'important, c'est qu'on garde ces services publics. La santé,

47:13
Locuteur

vous

47:13
Xavier Bertrand

êtes concentré et vous cherchez le moment où vous n'allez pas d'accord avec moi. Non,

47:16
Locuteur

j'ai trouvé déjà ne vous inquiétez pas.

47:18
Xavier Bertrand

Mais je l'avais vu,

47:19
Locuteur

je l'avais vu. J'ai un peu l'habitude. Je vous écoute,

47:21
Présentateur

je suis concentré sur ce que vous me dites.

47:22
Xavier Bertrand

Je ne

47:22
Locuteur

sais

47:22
Xavier Bertrand

pas si on a fait exprès de nous mettre un à côté d'autres mais je vois bien que vous résistez là. Vous

47:26
Locuteur

résistez. C'est juste

47:26
Xavier Bertrand

parce qu'elle est arrivée en dernière. Bon, d'accord. C'est que, par exemple, la santé, on doit marcher sur deux jambes. Il y

47:33
Locuteur

a

47:33
Xavier Bertrand

une jambe publique et il y

47:34
Locuteur

a

47:34
Xavier Bertrand

une jambe libérale. Xavier Bertrand, je crois aux deux.

47:37
Présentateur

On vous

47:37
Locuteur

réinvitera. Non, mais écologie, je vais faire un tour dans

47:40
Xavier Bertrand

ma région. Notamment, on a réussi à marier l'économie et l'écologie, la décarbonation sur justement les chemins verts, sur la replantation des haies, sur la biodiversité. On fait des choses, je pense, importantes dans la région et contrairement à ce qu

47:57
Locuteur

'on

47:57
Xavier Bertrand

pense, tous les mecs de droite ne sont pas des hommes des cavernes dans la matière.

48:01
Présentateur

On arrive à la fin de nos discussions. On ne réconciliera pas ce soir la droite et la gauche, mais on a été ravis de vous recevoir. Je note qu'on se retrouvera tous dans la résistance à la fin et on ira se

48:14
Locuteur

cacher dans les greniers des insoumis.

48:16
Xavier Bertrand

C'est résister à l'état d'esprit ambiant, mais je suis intimement convaincu, pardonnez-moi cette facilité, que rien n

48:24
Locuteur

'est

48:24
Xavier Bertrand

jamais écrit et que la victoire des extrêmes n'est certainement pas écrite. Ça,

48:27
Locuteur

c'est très, très beau. J'ai jamais écrit. Xavier Bertrand aux éditions Robert Laffont.

48:33
Présentateur

Un tonnerre d'applaudissements pour Xavier Bertrand.

48:35
Locuteur

Merci.