Aides sur les carburants : "Il n'y pas de cagnotte"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que le premier ministre a eu raison de prendre un principe de précaution maximale ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Une majorité redoute de vivre un nouveau Covid. Est-ce qu'ils ont tort d'être inquiets ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Vous avez affirmé récemment qu'on aurait seulement 10 semaines de masque d'avance. Le gouvernement dit le contraire. Qui a raison ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Vous redoutez une pénurie de matériel médical ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu annonce de nouvelles aides ciblées sur les carburants. Est-ce qu'on peut se le permettre ?
- 8:30OuverteRéponse directe
La taxe petit colis devait rapporter 400 millions par an. Elle ne rapporte que 2,3 millions par mois. Pourquoi cet échec ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Philippe JuventinFait
« Il n'y a pas de cagnotte. »
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Mais d'abord l'invité politique de la matinale. Bonjour Philippe Juventin. Bonjour.
Triple casquette pour notre invité ce matin. Député à l' haute scène, rapporteur du budget et également chef des urgences de l'hôpital Pompido à Paris. Beaucoup de questions à vous poser avec Alex Bouyagek.
Bonjour Philippe Duvin. Bonjour. Depuis dimanche, Sébastien Lecornu se démultiplie sur le front de l'anvirus. une opération qui se veut transparente assortie d'un durcissement des mesures avec la mise sous quarantaine à l'hôpital des 26 cas contacts.
Est-ce que le premier ministre a eu raison de prendre un principe de précaution maximale ? Oui, je pense qu'il a eu raison. J'avoue que dimanche quand j'ai appris comme tout le monde que les patients qui revenaient du bateau, les cas contact allaient être isolés essentiellement chez eux après un court passage à l'hôpital, on a on a réécouté l'information pour savoir si c'était une vérité parce que ça aurait été très déraisonnable.
Le premier ministre a tout à fait eu raison de recadrer les choses et de décider que le le confinement, l'isolement de ces ces ces patients, c'est qu'à contact, c'est pas des patients, c'est qu'à contact, se fassent vraiment de façon rigoureuse à l'hôpital. Voilà. Euh 54 % des Français se disent inquiets selon un un sondage élabe.
Une majorité redoute de vivre un nouveau Covid. La ministre de la santé affirme qu'il n'y a pas de circulation du virus. Est-ce qu'ils ont tort d'être inquiets ou est-ce qu'il y a de quoi nourrir des inquiétudes ?
Non, mais c'est une maladie qui est très grave. C'est-à-dire que quand vous l'attrapez, vous avez une chance importante de mourir. C'est 40 %, c'est ça ? 40 % c'est 30 à 50 % mais en réalité c'est un chiffre qui ne veut rien dire parce qu'il faut aussi l'interpréter en fonction du de votre écosystème médical.
Il est évidemment beaucoup plus grave d'attraper la maladie dans un village reculé d'Argentine qu'à l'hôpital Bicha. Vous avez de la réanimation. Donc il faut aussi moduler cette affaire là.
L'exemple d'ébola est très intéressant. Ébola c'est considérablement mortel en Afrique. Quand vous arrivez en Europe, vous avez Ébola, on vous soigne et vous ne mourrez pas ou moins.
Donc c'est très grave. Et donc c'est vrai que à partir du moment où c'est très grave, il faut prendre des mesures qui sont des mesures strictes. Et euh le vrai sujet qui se poserait en matière de dissémination, c'est s' apparaissait des cas en dehors des Français qui étaient sur le enfin des patients qui étaient sur le bateau.
Et puis il y a aussi ce risque d'un nouveau variant à ce stade. Là aussi, on peut être plutôt rassuré. Alors, les virologues disent que c'est un virus qui mute relativement peu et le séquençage en cours qui n'est pas manifestement terminé semble dire que c'était exactement la même souche que la souche initiale.
Donc euh la la mutation n'a pas eu lieu. Mais en théorie, les virus peuvent muter. Oui, c'est vrai.
Euh vous avez affirmé récemment qu'on aurait seulement de à 10 semaines de masque d'avance. C'est pas du tout ce que dit le gouvernement. Le gouvernement parle d'un stock suffisant pour protéger le pays pendant minimum 3 mois en cas de vague épidémique.
Il dit pas la vérité le gouvernement. Non, moi ce que je dis c'est simplement ce que j'ai lu dans le rapport de la Cour des comptes de mai 2025. Tout le monde peut aller voir à l'époque la Cour des comptes se pose la question quels sont les stocks de masque en France ?
C'était le problème en 2020. Il est quand même nécessaire de se poser les questions. Et que dit la Cour des comptes ? dit d'un côté le Haut Conseil de la santé publique dit qu'il faudrait 7 à 12 milliards de masques. 7 à 12 milliards pour affronter une vague épidémique.
Voilà. et tout m'ass confondu et la cour des comptes dit bah on en a que 2 milliards et la cour des comptes dit non seulement on en a pas assez si on se base sur les besoins définis par le conseil de la santé publique mais qui est qui pourrait être contesté mais enfin il y a une différence et en plus la cour des comptes dit oui mais il y a un problème supplémentaire c'est que les masques viennent taper remption ce qui est normal et il conviendrait d'avoir une une gestion dynamique des masques, c'est-à-dire en les donnant aux hôpitaux en achetant de nouveau et cetera. Donc vous dites qu'aujourd'hui on n' pas suffisamment de masque pour tenir la longueur sur cas de crise.
Non, je dis simplement, moi je ne sais pas combien il y a de masques. Je dis simplement que dans le rapport de la cour des comptes de il y a un an, on nous dit qu'il y a 2 milliards de masques en stock alors que le Haut Conseil de la santé publique préconiserait d'en avoir 7 à 12. Vous vous alertez aussi sur l'approvisionnement de certains matériels médicaux notamment en cathétère lié au blocage du D3 d'Ormouse.
Vous redoutez une une pénurie sur le matériel médical ? Alors non là je redoute rien du tout parce qu'il y a pas de pénurie de matériel médical vraiment il faut le dire. Il y a pas de pénurie aujourd'hui de matériel médical.
Simplement des industriels de des dispositifs médicaux les seringues, les perfusions et cetera sont venus voir un certain nombre de députés dont votre serviteur et ont dit attention nous nous allons souffrir nous risquons de souffrir de pénurie de matériel qui pourrait mettre les stocks des hôpitaux en difficulté. Donc, j'ai interrogé le ministre de l'industrie, c'est mon rôle de député lundi officiellement par une un courrier en lui disant "Monsieur le ministre, faites-moi l'analyse de ces risques de pénurie qui aujourd'hui sont redoutés par les industriels, mais dont j'ignore absolument la réalité." Euh parce que c'est ça le deuxième sujet d'inquiétude lié à ce D3 d'Ormous, c'est la hausse des prix du carburant.
Euh Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles aides ciblées. Elle devrait être notamment élargie euh au taxi. Euh il a dit récemment euh qu'il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.
Vous êtes rapporteur au budget. Est-ce qu'on peut se le permettre ? B je ne sais pas ce qu'il veut dire par là.
En tout cas jusqu'ici le corps nu a eu raison euh de serrer les robinets parce que nous n'avons pas les moyens de déverser beaucoup d'argent chez les entreprises ou chez les Français pour aider au prix à la pompe. On n pas les moyens. Je je les choses clairement.
Entre 2021 et 2024, l'État a versé 72 milliards milliards d'aide aux entreprises ou au particuliers pour les aider face à la crise de l'énergie. 72 milliards et là on est à environ 500 millions millions et je pense qu'on aura du mal à aller beaucoup plus loin. La réalité c'est qu'on n pas les moyens.
On n plus les moyens. On a plus de marge de manœuvre sur beaucoup de choses y compris sur les aides aux Français. Et donc le gouvernement a raison d'être très sélectif, des aides très ciblées, limitées dans le temps.
Il n'y a pas de cagnotte. Il n'y a pas de cot. Alors il n'y a pas de cagnotte.
J'y allais hein. Les recettes fiscales sur le carburant ont baissé de plus 100 millions à cause de la chute de la consommation et effectivement de la hausse des prix. Euh donc c'est ce que dit Sébastien Lecnu.
Ça veut dire que c'est une mauvaise nouvelle pour les finances et aussi pour financer des nouvelles mesures. Une crise une crise économique, une crise pétrolière évidemment c'est toujours une mauvaise nouvelle. Donc tous nos petits camarades qui a un mois disaient "Oui, l'État va s'enrichir sur le dos français mentait".
Il savaient qu'il mentait mais il mentait quand même. Moi je vais vous dire, je pense que la politique c'est un art compliqué mais la première condition pour faire de la politique c'est de dire la vérité aux français. Et moi je je je peste contre toutes ces hommes et ces femmes politiques qui racontent n'importe quoi.
Non, il y a pas de cagnotte. La crise pétrolière, oui, elle est grave pour les finances publiques et nous n'avons pas les moyens de de mettre en place les aides que nous avons eu les les les années les les années précédentes. Ça signifie pas qu'il faut rien faire, mais ça signifie qu'il faut identifier précisément ceux qui ont besoin des aides et et organiser l'aide euh le plus juste possible.
Euh un tout dernier mot là sur ces questions de finances publique, sur la taxe petit colis qui devait rapporter 400 millions sur 1 an, elle ne rapporte que 2,3 millions par mois. C'est complètement raté. Non.
Alors, c'est oui, comment dirais-je ? C'est une taxe qui si elle doit fonctionner doit fonctionner au niveau européen. Parce que si vous taxez un colis, ce colis chinois qui arrive de Chine, il atterrit à Roissi.
Si vous le taxez à Roissi mais pas en Belgique, qu'est-ce qu'il se fait ? Il atterrit en Belgique et puis il passe par la route et il entre en France. il a échappé à la taxe française.
Donc logiquement cette année, tous les pays européens devraient appliquer la même taxe et on devrait s'en sortir comme ça. En tout cas, les petits colis français chinois, c'est un un danger mortel pour les PME et PMI, les artisans commerçants français. Il faut vraiment mettre des droits des droits de douanes très élevés sur les petits colis chinois.
Euh hier dans le procès en appel du euh procès libyen, 7 ans de prison été requis contre Nicolas SarkoZi ainsi que 300000 € d'amende. C'est une peine similaire à ce qui avait été requis en première instance. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
B ça m'inspire que c'est très sévère. Ça m'inspire que euh de la sympathie, je vais vous dire pour Nicolas Sarkozi, moi je suis fidèle à mes engagements amic. Il a été président, c'est le dernier notre dernier président de la République.
Sa présidence a été une bonne présidence. Objectivement, il faut quand même le rappeler. Et il reste aussi que le je trouve que le réquisitoire est très sévère.
Les faits sont graves aussi. Les faits les faits dénoncés sont graves, mais comme vous le savez sont encore récusés par le principal accusé. Euh votre candidat parce que la présidentielle aussi on y arrive assez vite, ce sera dans un an, c'est Bruno Retaillot.
Il se démultiplie sur le terrain pour l'instant assez sous les radars. Vous y croyez aux chances de Bruno Rotaillot ? Non mais d'abord, il a raison de se démultiplier.
C'est bien simple, il y a il y a deux problématiques. La problématique, c'est que notre famille politique les LR, nous devons avoir un candidat à la présidentielle. C'est inimaginable que pas non, il faut qu'on il faut qu'on en ait un dans dans la compétition.
Aujourd'hui, c'est Retaillo puisqu'il a été désigné par les militants. Euh voilà, il faut il faut le soutenir. En plus, je vais vous dire Retaillo, pourquoi on vote pour quelqu'un ?
On vote pour le programme, on vote aussi pour une personnalité. Moi je le connais objectivement, c'est c'est un homme bien, c'est un homme droit et c'est très important quand vous allez confier les clés du pays à quelqu'un de savoir quelle est la personnalité de de la personne que vous désignez. Le la deuxième étape, ça sera ensuite de regarder à droite et au centre quels sont les candidats et qui peut le plus y arriver.
Alors, on a déjà quand même le casting, hein, qui se dessine. Édouard Philippe, il est lancé. Gabriel Attal, ça devrait pas tarder.
Bruno Raillot, qu'est-ce que ça veut dire ? Mais vous en avez beaucoup plus. Voilà.
Qu'est-ce que ça veut dire que se passe ? Qu'est-ce qui se passe si les sondages donnent ces trois candidats euh dans un mouchoir de poche à Noël ? Il faudra trouver un moyen pour les départager.
On ne peut pas avoir trois candidats à la fin à la présidentielle parce que si vous avez trois candidats au premier tour de la droite, vous n'en aurez aucun au second tour. Et moi, évidemment, nous ne le voulons pas. En attendant encore une fois Bruno Retaillot, il développe euh le programme son programme qui est le programme des républicains.
Il faut l'aider. Il faut l'aider. Il faut tout faire pour être pour arriver en tête de ce trio.
Mais en réalité, vous verrez, ça sera pas un trio, il y en aura beaucoup plus des candidats. Mais donc vous en même temps, vous dites pas il faut une primaire. Non, mais moi j'ai toujours été favorable à la primaire.
Ah bah donc vous dites une primaire, ce serait le plus simple. À partir du moment, non, à partir du moment où les républicains ont décidé, les militants je suis républicain de désigner Rotau, moi je soutiens Rotau. Vous sa je suis un homme très simple.
Euh simplement je dis que une fois qu'on aura fait ce travail jusqu'à la fin de l'année, on regardera où nous en sommes. Mais il faudra trouver une solution. Moi je Et pourquoi pas une primaire ?
Et et pourquoi pas une primaire ? Mais je plaide je plaide encore une fois pour que Retaillot arrive devant et qu' il y ait pas de question. vous a bien compris Philippe Juvain.
Philippe Juvin