Nicolas Dupont-Aignan propose un programme commun dans Bourdin Direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Que devenez-vous ? De longues vacances et vous voilà de retour
- 0:37OuverteRéponse directe
Marine Le Pen veut reprendre la route avec vous. Vous êtes prêt à renouer avec elle
- 2:43OuverteRéponse directe
Vous allez travailler à ce rassemblement
- 3:15OuverteRéponse directe
Mais vous allez proposer des rapprochements ?
- 4:58ComplaisanteRéponse directe
Voilà l'enjeu. C'est quand même plus intéressant que la cause des petits chevaux.
- 6:00OuverteRéponse directe
Les Jeux Olympiques à Paris, vous vous réjouissez ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Invité politiqueFait
« Gérard Collomb, il était socialiste. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Ceux qui gouvernaient ensemble depuis 20 ans, pour faire la même politique, antisociale, à la solde de Bruxelles, pour être clair, gouvernent ensemble. »
- 2:38Invité politiqueFait
« les patriotes républicains, ceux qui aiment la France, qui veulent un programme de redressement national, disparaîtront. »
- 3:33Invité politiqueFait
« « Mais, nous, leaders, vont à la soupe avec Macron. C'est indécent. » »
- 3:40Invité politiqueFait
« « On devrait quand même changer certaines choses dans le programme de Marine Le Pen. » »
- 3:54Invité politiqueFait
« parce que Macron a gagné, parce que notre programme n'a pas convaincu les Français. »
- 7:13Invité politiquePromesse
« Le gouvernement doit arrêter de massacrer... Donc retirer les ordonnances. »
- 7:56Invité politiqueChiffre
« le CICE, qui a donné de l'air aux entreprises, va être réduit l'année prochaine. »
- 8:06Invité politiquePromesse
« J'avais même proposé que le seuil passe de 50 à 100 et de 10 à 20 pour permettre aux entreprises d'avoir de l'air. »
- 8:40Invité politiqueFait
« il y a 700 branches. Eh bien, ça va se généraliser. Réduite à 250 ou 300. »
- 8:52Invité politiqueFait
« FO, CFDT, des vendus. Ils n'ont même pas été manifestés. »
- 9:55Invité politiqueFait
« J'ai beaucoup travaillé sur la fraude fiscale, sur les manières dont les grandes entreprises mettaient les bénéfices dans certains pays. »
- 12:10PrésentateurChiffre
« Si pour une personne seule, vous payez moins de 27 000 euros. »
- 12:14PrésentateurChiffre
« 43 000 pour un couple sans enfant, plus 6 000 euros par enfant. »
- 14:10Invité politiqueFait
« Il va réduire le prêt à taux zéro qui aidait, là, par exemple. »
- 14:16Invité politiqueFait
« Au même moment, il supprime l'impôt sur la fortune pour les grandes fortunes financières. »
- 14:22Invité politiqueFait
« il réduit l'impôt sur le capital pour les plus riches. »
- 15:56Invité politiqueChiffre
« Jusqu'en 2008, il était commercialisé. Il coûtait 7 euros. »
- 16:10Invité politiqueFait
« les laboratoires pharmaceutiques ont inventé une escroquerie. »
- 16:30Invité politiquePromesse
« vous devez imposer aux laboratoires pharmaceutiques de refabriquer ce vaccin obligatoire, les trois, sans imposer une vente forcée. »
- 16:54Invité politiqueChiffre
« Et qui va coûter entre 40 et 150 euros. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan76 %
- Présentateur14 %
- ?10 %
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Notre
invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Que devenez-vous ? De longues vacances et vous voilà de retour
? Eh oui, parce que ça fait du bien de s'arrêter. Vous savez, les hommes politiques ne prennent pas assez de vacances.
Donc
ils deviennent un peu dingues parfois.
Quand ils
prennent trop de vacances, on le
leur
reproche. C'est normal, mais en même temps, moi je pense qu'il est important d'avoir des hommes politiques qui soient bien dans leur peau et qui réfléchissent avant d'agir et avant de parler.
Marine Le Pen veut reprendre la route avec vous. Elle l'a dit ce matin. Vous êtes prêt à renouer avec elle
? Il ne s'agit pas de renouer, je n'ai jamais été fâché. Vous aviez bouillé vos distances quand même. Non, j'avais simplement dit ce que la presse n'avait pas voulu voir. J'avais soutenu au second tour, tout le monde le sait, Marine Le Pen, parce que je voyais,
j
'anticipais le drame.
Le
drame de l'élection de Macron, cette destruction de la société française. Mais j'avais toujours dit, mais la presse ne l'avait pas notée, j'avais toujours dit que je restais indépendant. Et cette indépendance a été prise pour une prise de distance. La question n'est pas de savoir quel bout de chemin on peut faire ensemble, c'est pourquoi faire
?
Pourquoi faire ? Et ce que j'aimerais que les hommes politiques, justement, parce que les vacances, ça fait du bien, ça permet de réfléchir encore plus, comprennent, c'est qu'avec Macron, il y a eu une recomposition politique incroyable. Ceux qui s'opposaient,
mais
qui faisaient en fait la même politique, depuis 20 ans, se sont mis ensemble.
Le
fidèle d'Alain Juppé, c'est Édouard Philippe, il est Premier ministre. Gérard Collomb, il était socialiste. Donc, les masques sont tombés. Ceux qui gouvernaient ensemble depuis 20 ans, pour faire la même politique, antisociale, à la solde de Bruxelles, pour être clair, gouvernent ensemble. Et nous, on devrait continuer, sans tirer les leçons de cette recomposition politique. Le paysage politique change. Mélenchon a recomposé à la gauche de Macron. Oui. D'accord ? Donc, vous avez recomposé à la droite de Macron. Eh bien, j'estime, oui, et je l'ai dit, et je le dirai inlassablement, que si Marine Le Pen repart dans sa roue,
pour
faire le nouveau Front National, qui sera exactement le même, si M. Wauquiez veut faire du Sarkozy, sans la moitié des LR qui sont passées chez Macron, et si moi, je continue à faire la même chose, eh bien, on disparaîtra, c'est-à-dire les patriotes républicains, ceux qui aiment la France, qui veulent un programme de redressement national, disparaîtront. Ça
veut dire que vous avez
travaillé un rassemblement qui va de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen. Tout à fait, mais
il
ne s'agit pas de rassembler des personnalités. Non, des personnalités.
Ça ne sert à rien. Non, non, mais autour d
'un socle commun
d'idées... Un programme commun. Parce que j'ai constaté... Le programme
commun Wauquiez-Le Pen-Dupont-Aignan est en route. En tout cas,
je
veux, moi,
que
Wauquiez-Le Pen-Dupont-Aignan ne repartent pas en 2017 en pensant à 2022. Ça ne sert à rien. Personne ne sait
qui
sera candidat
en 2022. Mais vous allez proposer des rapprochements ? Je vais proposer
dimanche et mes universités de
rentrer au Cirque d'Hiver.
Et je vais dire une chose du bon sens.
Quand
je rencontre mes électeurs dans la rue, ceux qui m'ont réélu d'ailleurs, on pensait que je serais battu dans ma circonscription, mais dans toute la France, je me suis baladé cet été un peu, j'ai vu des gens qui votaient républicains et qui me disaient « Mais, nous, leaders, vont à la soupe avec Macron. C'est indécent. » J'ai rencontré des électeurs qui votaient Le Pen et qui disaient «
On
devrait quand même changer certaines choses dans le programme de Marine Le Pen. » Et puis j'ai rencontré des électeurs qui votaient pour moi qui me disaient
«
Il faut l'union. »
L
'union sur un programme commun sérieux, crédible, parce que Macron a gagné, parce que notre programme n'a pas convaincu les Français.
Et il faut en tirer les leçons. Au
Front National, vous savez bien qu'on est en train de réfléchir, à abandonner toute idée de souveraineté.
D
'ailleurs, Florian Philippot...
Eh bien, c'est le problème du
Front. Je ne
suis
pas au Front,
moi. Je suis debout la France. Et
je garde ma ligne. Ma ligne, elle est très simple. C'est de dire « Notre pays est gouverné si mal, et on va voir les dégâts, les souffrances sociales.
»
Par Macron,
on
va en parler, j'espère. Oui,
mais oui. Parce que
nous n'avons pas présenté suffisamment fortement un programme capable de convaincre nos concitoyens. Et ça, on ne le fera pas chacun seul dans son coin. Ce n
'est
pas possible. Donc je revendique... Donc
vous allez proposer ce
rassemblement dimanche. Oui, pas un rassemblement dans une structure.
Je n'en ai rien à faire. Des
structures,
des parties, tout ça, je m'en fous. Je vais prendre avec vous.
Ce qui compte, c'est qu'est-ce qu'on fait pour traiter les problèmes du chômage, des délocalisations qui continuent, qu'est-ce qu'on propose concrètement pour rétablir la sécurité, pour éviter des actes terroristes, parce que ces questions-là ne sont pas traitées aujourd
'hui. Alors, Nicolas, Voilà l'enjeu. C'est quand même plus intéressant que la cause des petits chevaux.
Donc, si j'ai bien compris, vous allez travailler à ce rassemblement.
Ce programme
commun. Ce programme commun,
voquait Le Pen, Dupont-Édouard, et tous leurs électeurs.
Voilà. Je connais la réponse des
partis. Alors, on est
mal parti, votre programme commun, si vous connaissez déjà
la réponse. Non, je connais
la réponse des grands chefs avec des chapeaux à plumes qui sont dans leur
congrès,
mais qui volent chacun leur boutique. Ce n
'est
pas ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est ce programme commun, intellectuel, concret, de proposition, pour dire aux Français, voilà, on
s'est mis d'accord. Vous leur
lancez un appel, quand même.
Mais bien sûr. Mais bien sûr. Mais on va partir par la base. Oui. Parce que ce sont aux Français... Parce que si on s'est plantés, si on s'est plantés, c'est peut-être parce qu'on n'a peut-être pas assez écouté les Français. En tout cas, moi, j'avais essayé de les écouter. Au premier tour, j'avais délivré un projet qui me paraissait intéressant. Mais
je
pense que dans la vie, Jean-Jacques Bourdin, en démocratie, on est là pour le peuple. On n'est pas là pour imposer au peuple des idées. On est là pour les exprimer, les mettre en ordre et sauver notre pays. Je veux qu'on sauve notre pays.
Bien. Les Jeux Olympiques à Paris, vous vous réjouissez
ou pas ?
Oui. Oui, j'ai toujours été
pour. Vous
ne faites pas partie des
chagrins, des ronchons.
C'est une formidable aventure humaine. Et je vais vous dire, c'est un levier extraordinaire pour enfin mettre le sport dans la société française. C'est-à-dire que ça ne doit pas être simplement un spectacle. Si c'est pour faire la fortune des télés, pardonnez-moi, vous êtes assez riches, tous, les télés. Ce n
'est
pas ça. Il faut que la société française enfin fasse une place au sport.
Et
puis, cela va nous obliger aussi, et c'est là où Mme Hidalgo ferait mieux de rentrer vite à Paris, à se mettre en ordre pour dans 7 ans. C'est 7 ans à peu près, 2024. C'est 7 ans. Oui. Parce que si on arrive et qu'on accueille les touristes avec Paris tel que... avec les embouteillages, la saleté, l'insécurité, bref, là je pense que ça va être un sérieux défi collectif pour présenter au monde le
meilleur image de la France. Bon, la loi travaille. On ne va pas reculer, disait hier matin Muriel Pénicaud, à votre place. A-t-elle raison ? Elle
a tort. Elle a tort. Mais
pourquoi reculer
-t-elle ? Le gouvernement
doit retirer
les
ordonnances ?
Le gouvernement doit arrêter de massacrer... Donc retirer
les ordonnances.
Les Français qui bossent,
tout simplement. Donc retirer les ordonnances. Mais bien
évidemment, au du moins les corriger, il ne les retirera pas. Mais je vais vous dire, le gouvernement est aux ordres.
Il
est aux ordres d'une politique qui va supprimer le CDI.
Je
voudrais alerter les Français. Moi j'ai toujours
été pour des réformes. Si vous voulez le
CDI, expliquez-moi. J'ai été pour des réformes de simplification pour les PME.
Vous savez que les PME qui demandaient plus de souplesse ont été entendues.
Mais je vais y répondre. Oui. Il y a des simplifications nécessaires. Il y
a
surtout des baisses de charges. Et tous les artisans, les chefs d'entreprise qui m'écoutent ce matin savent qu'il faut des baisses de charges. Je remarque d'ailleurs, parenthèse, que le CICE, qui a donné de l'air aux entreprises, va être réduit l'année prochaine. C'est quand même un comble. Je passe là-dessus. Donc oui, il
y a
des réformes. Il faut des réformes. J'avais même proposé que le seuil passe de 50 à 100 et de 10 à 20 pour permettre aux entreprises d'avoir de l'air. Mais,
est
-ce qu'il faut supprimer le CDI, transformer les salariés en CDD permanent pour réussir
? Pourquoi dites-vous ça
? Contrat de chantier. Vous avez vu ce que c
'est que le contrat de chantier ? Oui, oui, oui. C'est le
retour du 19e siècle.
Qui
existe déjà dans le bâtiment. Eh oui, ça va être généralisé. Alors on vous recrutera, on vous dira vous avez une mission de 6 mois.
La barémisation...
Qui
va décider les
contrats de chantier ?
Les branches, vous le savez.
Et il
y
a 700 branches. Eh bien,
ça
va se
généraliser. réduite à 250 ou 300.
C'est un poison, le contrat de chantier.
J'allère que les
Français... Qui négocie dans les branches ?
Le patronat et les syndicats. On a vu les
syndicats, là, ils ont été vendus, la plupart.
Ils ont vendus
? Oui, FO, CFDT, des vendus. Ils n'ont même pas été manifestés. Ils ont négocié n'importe comment. Ils n'ont pas défendu les salariés.
Mais
pourquoi vous n'étiez pas dans la rue ? Moi, j'aurais bien aimé, mais je veux dire que... Ça n'aurait pas été peut-être compris, puis je n
'aurais
pas... Mais quoi
? Qu'est-ce qui compte ? Florian
Philippot était bien dans un camion de
forin. Oui, mais
moi,
je ne
bloque pas les rues de Paris. Ce n
'est
pas mon style. Il
faudrait savoir. Non,
en revanche, mon boulot, c'est de dire aux Français, méfiez-vous, vous allez être précarisés comme jamais. Et derrière la précarisation, vous savez ce qu'il y a
? Il
y a une société d'angoisse, qui n'est pas une société économique moderne.
La
société économique moderne... Regardez les belles entreprises en Californie.
Elles
font confiance à leurs salariés. Elles leur donnent des avantages. Elles sont dans une logique de mieux-disant, pas dans une logique de moins-disant. Contrat de chantier, la barémisation aussi des indemnités de licenciement, ça veut dire qu'on va jeter les salariés. Dernier point, très important, les multinationales. Vous savez que pour un plan de licenciement, ça ne sera pas les bénéfices au niveau mondial, ça sera les bénéfices au niveau national. J'ai beaucoup travaillé sur la fraude fiscale, sur les manières dont les grandes entreprises mettaient les bénéfices dans certains pays. Qu'est-ce qui va se passer
? Ils
vont s'emparer des entreprises françaises, ils vont piquer les brevets, et puis après, ils localiseront les profits ailleurs, et ils licencieront. Je ne
veux
pas de ça pour mon pays. En revanche, je veux des réformes sérieuses. On baisse les charges,
on
supprime la concurrence déloyale des travailleurs détachés, on investit dans la science. Ça, c'est l'économie moderne. Alors, vous
voterez
contre. Contre, contre, contre. Contre. Sans état d'âme. Est-ce que vous
encouragez... Mais je propose une autre politique que
celle de Mélenchon,
soyons clair. Les
syndicalistes de force ouvrière transportent, par exemple, à aller bloquer les dépôts de carburant. Vous les
encouragez ou pas ? Non, je
n'encourage jamais à bloquer la France. J'encourage à
manifester,
j'encourage à protester, j'encourage à proposer autre chose, parce que je ne suis pas Mélenchon. Je ne propose pas la surtaxation de tout.
Coup d'État social
? Je ne propose pas le coup d'État, je propose un rapport de force politique. Et je dis aux Français,
qu
'ils soient de droite ou de gauche, je leur dis,
on
peut bâtir une autre politique économique,
notamment le produire en France. Mais vous êtes anti-libéral.
Non. Comment non ? Non. Non. Je veux baisser les charges dans mon programme politique.
Vous n'êtes
pas anti-libéral. Non. Je suis pour... Plus de souplesse
dans nos entreprises, ça
ne vous va pas. Si, mais la souplesse dans les entreprises ne doit pas se faire contre les salariés. Et d'ailleurs, Jean-Jacques Bourdin, je vous renvoie à une étude de l'INSEE très intéressante, dont on n'a pas parlé. Les chefs d'entreprise, les quatre priorités des chefs d'entreprise. La première,
ce
sont les charges. Tiens, le gouvernement ne
va
pas les baisser. La deuxième priorité fondamentale, c'est la relance de la demande. Parce que le chef d'entreprise, il ne
veut
pas licencier. Le chef d'entreprise, il veut des commandes publiques. Et là, il n
'y a
pas de relance de la demande. Et puis, troisième point, c
'est
la simplification. Et quatrième point, c'était la loi travail. Alors, attention à ne pas faire croire qu'on réforme la France. Non, on va faire souffrir les salariés sans pour autant relancer l'économie et baisser les charges sur les entreprises qui produisent en France.
C'est ça l'enjeu. Nicolas Dupont-Aignan, la suppression de la taxe d'habitation,
on
en sait un petit peu plus maintenant. On sait même comment ça va se passer. Si pour une personne seule, vous payez moins de 27 000 euros. Non, si vous gagnez moins de 27 000 euros par an, vous êtes exonéré. 43 000 pour un couple sans enfant, plus 6 000 euros par enfant. Bon, c'est un gain de pouvoir d'achat. Alors, est-ce que c'est un gain de pouvoir d'achat ? A priori, oui. Comment a priori ? Mais je vais vous dire.
Vous
connaissez dans les cirques, Jean-Jacques Bourdin, les types, les jongleurs. Vous savez, ils ont des quilles et puis les lances, comme ça, dans tous les sens. C'est exactement ce que fait le gouvernement Macron. C'est-à-dire, il prend dans une poche ce qu'il redonne dans l'autre. Alors, les gens sont perdus parce qu'on leur dit baisse de la taxe d'habitation. A priori, tout le monde est d'accord. Vous connaissez quelqu'un qui
n'est pas d'accord
? Non,
mais attendez. Vous ne serez pas d'accord
?
Non, je ne
serai
pas exonéré. Et ce n
'est
pas grave. Mais ce que je veux dire... Attendez. Comment tout le monde n
'est
pas d'accord ? Attendez.
Mais quand vous payez 900 euros de taxe d'habitation par an,
vous n'êtes pas d'accord ? Mais ça, c'est très populaire. Mais attendez la suite. Mais attendez la suite. Mais
si, pour baisser cette taxe d'habitation, vous supprimez les APL, c'est-à-dire les aides au logement pour les plus défavorisés. Attendez la suite. Les plus
défavorisés qui ne
paient pas de taxe d'habitation,
d'ailleurs. Oui, mais qui n'ont rien pour vivre. Si vous supprimez 150 000 emplois aidés cette année qui ne sont pas des emplois aidés d'assistants, qui sont au contraire des emplois d
'insertion... Contre lesquels
la droite s'est toujours battue. Oui, mais pas moi.
Parce
que moi, j'en proposais un million. Parce que les gens, les 150 000 personnes qui, là, sont rayées de la carte du travail
par
le gouvernement, ils vont repartir où ? Au RSA,
dans
la souffrance sociale. On casse leur dignité. Ce sont les éducateurs sportifs dans les clubs de foot. J'en ai 11 chez moi. Ce sont des personnes handicapées
qui avaient retrouvé
du travail. Et alors comment ? Puisque le gouvernement va réduire les dotations aux communes. Donc, vous savez, c'est très facile de dire aux Français je supprime votre taxe d'habitation si au même moment vous prenez l'argent pour les plus pauvres.
Et
puis j'ajoute... Sur les plus pauvres. Et j'ajoute autre chose
qu
'on ne dit pas. C'est que le gouvernement, en fait, supprime les emplois aidés, supprime les allocations sociales. Il va réduire le prêt à taux zéro qui aidait, là, par exemple. Mais c'est bon, on verra. Ben si, on verra. Il va les réduire.
Au
même moment, il supprime l'impôt sur la fortune pour les grandes fortunes financières. Au même moment, il réduit l'impôt sur le capital pour les plus riches. Donc, vous savez, Macron, c'est vraiment le président de plus en plus des super riches. C'est ça, la réalité. Ça, je ne
l
'accepte pas.
Projet de loi antiterroriste de Gérard Collomb. Vous avez vu le texte. D'abord, est-ce que vous le voterez, ce texte ? Vous le voterez. Oui, je le voterez. Pourquoi ? Pour une fois, on fait quelque chose pour lutter contre le terrorisme. Je le voterai. Il a été durci par rapport au texte voté par le Sénat.
Très
bien. Il faut le durcer.
Vous
l'avez vu. Mais cela ne suffira pas si parallèlement, et j'y insiste, on ne contrôle pas nos frontières et on n'interdit pas aux djihadistes qui ont combattu en Syrie si on ne leur interdit pas de revenir en France.
Et
j'insiste là-dessus. On peut faire toutes les lois de la terre si on laisse rentrer les centaines de Français qui sont partis combattre là-bas, qui ont égorgé, assassiné, on les laisse rentrer, on les laisse en liberté, alors là, on aura des soucis. Donc je mets en garde le gouvernement, oui, à la loi,
mais
il faut être beaucoup plus prudent sur le retour des djihadistes de Syrie.
Le Lévotirox, vous demandez une commission d'enquête parlementaire ?
Mais je la demande, pas seulement sur le Lévotirox, sur l'affaire des vaccins. Alors je veux m'expliquer, Jean-Jacques Baudin.
Oui,
allez-y, allez-y. Parce qu'il y a une caricature. Toute personne
qui
s'oppose comme moi
à
la vaccination obligatoire chez des nourrissons de 11 vaccins
est
immédiatement critiquée comme un irresponsable.
Et
je veux reprendre les choses clairement. Il y avait un très bon vaccin
sans
aluminium, le DTP, diphtérite, tétanos, polio. Jusqu'en 2008, il était commercialisé. Il coûtait 7 euros. D'accord
? Il
a sauvé des vies, il a permis la santé publique
et
en 2008, les laboratoires pharmaceutiques ont inventé une escroquerie.
Ils
ont mis d'autres vaccins non obligatoires dans l'hexavalent
et
comme par hasard, le vaccin sans aluminium pas cher n'était plus en vente.
Des
millions de Français ont combattu devant le Conseil d'État.
Et
le Conseil d'État a donné raison aux familles et a dit au gouvernement précédent, vous devez imposer aux laboratoires pharmaceutiques de refabriquer ce vaccin obligatoire, les trois, sans imposer une vente forcée.
Et
Mme Buzine qui a travaillé dans l'industrie pharmaceutique,
c
'est curieux, qui a été payée avec
des
déclarations d'intérêt que j'ai là, et M. Philippe qui a été voir secrètement le laboratoire Sanofi décide comme ça d'imposer 11 vaccins
qui
est une hérésie de santé publique. Une hérésie de santé publique. Et qui va coûter entre 40 et 150 euros. Je le dis, c'est inadmissible. Et j'aimerais que dans mon pays, la France, ce ne
soient
pas les laboratoires pharmaceutiques qui fassent la loi.
Donc vous demandez une commission d'enquête
parlementaire. Je demande une commission d'enquête parlementaire. Et vous portez des
accusations
concernant le ministre de la Santé. Je demande
aux Français de lire la déclaration d'intérêt de Mme Buzine qui a été rémunérée par des laboratoires pharmaceutiques entre 2005 et 2011. Et je dis que si Mme Buzine ne veut pas être attaquée
et
si M. Macron
et
je m'appelle à lui veut prendre une décision aussi grave de vaccination obligatoire pour des nourrissons de 11 vaccins dont certains ont eu des conséquences, je demande une pause.
Je
demande une pause.
Qu
'on fasse la lumière là-dessus.
Il
ne s'agit pas d'être contre les vaccins. Il s'agit
d
'éviter que trop de vaccins tuent le vaccin. Et d'éviter la méfiance des Français face à une opération qui s'apparente à du racket. Je pèse mes mots.
Nicolas Dupont-Aignan, je termine avec les lanceurs d'alerte. La banque UBS France a été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral de deux lanceurs d'alerte que vous connaissez. Eh bien,
je suis ravi. Vous savez que je défends Stéphanie
Gibault depuis des années contre vents et marées.
Elle
est dans la misère aujourd'hui. Elle a dû vendre son appartement.
Elle
n'a plus rien pour vivre. Elle a été harcelée.
Je
la défends. Je la défendrai jusqu'au bout parce que les lanceurs d'alerte ce sont aujourd'hui des gens courageux qui défendent les Français. Alors, il faut faire la part des choses, bien sûr. Tout le monde ne
peut
pas s'improviser. Lanceur d'alerte. Prudence. Mais, au-delà des mots, il faut les défendre. Et il faut une société de justice. Et vous savez, vous parliez tout à l'heure de la réforme.
Il
faut réformer notre pays. Moi, je ne
suis
pas Mélenchon. Et justement, ce qui m'effraie aujourd'hui, c'est ce tête-à-tête Macron-Mélenchon.
Et
c'est pourquoi je veux créer un électrochoc à droite. Et au-delà de la droite, chez tous les patriotes. En leur disant,
si
vous laissez la France dans ce duo infernal entre Macron,
le
règne du fric, et Mélenchon, l'excès dans l'autre sens, eh bien, on est mal barré. Alors, il va falloir s'organiser, bosser, ce programme commun, et puis écouter les Français et préparer la suite.
Merci Nicolas Dupont. Merci. Merci d'être venu nous voir 8h55.
Nicolas Dupont-Aignan