"LR aborde une posture très borderline par rapport à l'Etat de droit"
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« il y aurait en fait des empêchements juridiques à euh saisir une question politiquement »
- Promesse
« il avait déjà proposé par exemple la diminution des pouvoirs du conseil constitutionnel »
- Fait
« depuis 1945, on a voulu préserver la démocratie des emportements populaires mais qu'on est allé tellement loin qu'on est en train de la fixer »
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Euh Bruno Rota avait posé la question de l'état de droit et de de la capacité de le remettre en question. Puis après, il était un peu revenu en derrière en disant "Bon, c'est pas l'état de droit, mais c'est l'état du droit." Mais c'est c'est ça va être un enjeu quand même important dans dans son positionnement politique à l'avenir.
Alors c'est vrai et notamment à mettre en parallèle avec les les RN dont on a parlé qui ont vraiment ce logiciel antijuge. En fait, on se rend compte que le parti LR mais pas uniquement dans la voie de Bruno Rotaillot he avec Laurent Voquier et cetera, maintenant adopte aussi une posture très borderline par rapport à l'état de droit. Il y aurait en fait des empêchements juridiques à euh saisir une question politiquement.
Et ça, c'est vrai que c'est quelque chose sur lequel au niveau du gouvernement il a été obligé de revenir. Mais est-ce que ça fera partie par exemple de son programme de campagne en tant que candidat de dire et bien justement je veux sortir de certains systèmes juridiques et cetera ? On sait que d'ailleurs quand il a été candidat à la présidence DLR, il avait déjà proposé par exemple la diminution des pouvoirs du conseil constitutionnel.
Donc ça m'étonnerait pas que ça puisse faire partie de ces enjeux de campagne futur. Est-ce que ça pour vous ça trouve un une résonance auprès des Français ce discours-là ? Oui, et je crois pas du tout qu'il y ait d'attente de la part des Français de revenir sur l'état de droit ou sur le fait que nous vivions dans un régime démocratique.
Je pense que les Français sont très attaché à ça, même s'ils peuvent exprimer par ailleurs une lassitude démocratique au sens où ils voient que notre démocratie est passablement bloquée. Mais je crois pas que les LR soient borderline par rapport à l'état de droit. Pour revenir sur ce que disait euh pardon sur ce que disait Anne Charlen, il constate simplement et je pense que ça ça entre en résonance avec une vraie préoccupation des Français qui ont l'impression que de toute façon, quels que soient les choix électoraux euh qu'ils font, il y a désormais des blocs de constitutionnalité et des magistrats, que ce soit au niveau national, au niveau du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel ou au niveau européen, de la Cour européenne des droits de l'homme ou de la Cour de justice de l'Union européenne qui finalement restreignent tellement la souveraineté du peuple que ça en vient à être une autre forme de mise en danger de la démocratie parce que je crois que depuis 1945, on a voulu préserver la démocratie des emportements populaires mais qu'on est allé tellement loin qu'on est en train de la fixer et donc je pense qu'il y a des gens qui à droite effectivement essayent de porter cette préoccupation là certainement pas en voulant revenir sur l'état de droit et moi je trouve que quand Bruno Rotaillot avait employé cette expression là c'était très très maladroit de sa part mais effectivement en disant on peut revenir sur l'état du droit Yeah.
Bruno Retailleau