Peines planchers pour les récidivistes ! / Nicolas Dupont Aignan sur CNews (23 avril 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
C'est un pari risqué, selon vous, pour Emmanuel Macron ?
- 1:09RelanceRéponse directe
Qui existe.
- 2:26RelanceRéponse partielle
L'analyse des eaux usées, elle est faite, dans nos nombreuses grandes...
- 3:16OuverteRéponse directe
Le nombre de lits aurait à doubler, à confirmer
- 3:59OuverteRéponse directe
Un cas de Covid de la classe ferme, ça avait créé une pagaille monstre avant les vacances scolaires.
- 4:59OuverteRéponse directe
Ça va dans le bon sens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Invité politiqueFait
« Dans ma ville, hier, on s'est mobilisés. Mais le service de l'État, rien. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Je ne voudrais pas de ça. »
- 3:38Invité politiquePromesse
« Je propose de créer, de rouvrir un hôpital par département. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Quand Mme Buzyn me disait que j'étais fou, je disais, mais quarantaine en venant de Chine. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Il faut des frontières nationales. »
- 6:16Invité politiqueFait
« On aurait pu acheter Valneva, entreprise française, on aurait pu importer du Spoutnik. »
- 6:32Invité politiqueFait
« Pourquoi il n'a pas été homologué ? Pour des raisons idéologiques, absurdes. »
- 7:31Invité politiqueFait
« Nous sommes l'un des rares pays où vous pouvez caillasser un policier et sortir avec deux ans, avec sursis. »
- 7:40Invité politiquePromesse
« J'ai proposé des peines planchées fermes pour les récidivistes et pour les agresseurs de forces de l'ordre. »
- 8:31Invité politiqueFait
« Il nous dit « je vais mettre 10 000 policiers de plus pendant mon quinquennat ». »
- 9:32Invité politiqueChiffre
« Il y a exactement moins 1109 policiers, gendarmes en France en emploi temps plein de Bercy. »
- 11:21Invité politiqueFait
« Vous allez en Angleterre, en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis, c'est perpétuité. »
- 12:57Invité politiqueChiffre
« Plus vous, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 1,5 million d'étrangers sont arrivés sur notre sol. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur21 %
- ?7 %
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Bonjour Laurence,
vous
recevez Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Anthony et bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour Laurence Ferrar.
Bienvenue dans la matinale de CNews. Le calendrier de déconfinement a été confirmé hier par le Premier ministre. Fin des restrictions de déplacement, coût, maintien du couvre-feu, ouverture des écoles.
C
'est un pari risqué, selon vous, pour Emmanuel Macron ?
Écoutez, il faut absolument déconfiner. Je regrette d'ailleurs qu'on ne décale pas le couvre-feu et qu
'on
n'ouvre pas les commerces parce qu'à partir du moment où on rouvre les écoles,
il
n'y a absolument aucun risque à décaler le couvre-feu. 30
000
cas de contamination par jour, 7 600 personnes hospitalisées en
situation critique.
Oui,
mais je
crois qu'il faudrait... Ça justifie quand même
quelques... Oui, mais ce n'est pas de fermer les commerces où il n
'y a
aucun risque, ni d'entasser les gens dans les transports à 18 heures, qui est un geste de prudence. Donc encore une fois, je maintiens depuis le début qu'on nous enferme dans un dialogue confinement ou pas confinement. Vous pouvez avoir des comportements imprudents pendant un confinement et vous pouvez avoir des comportements prudents hors confinement. Et c'est ce que je réclame. Je crois que ce qui est important maintenant,
c
'est de bien gérer ce déconfinement pour éviter un quatrième confinement. Parce qu'on a raté
les deux...
Qui
existe.
La menace existe.
Toujours. Donc, ce que je demande au gouvernement, c'est qu'on tire les leçons des précédents déconfinements qui ont échoué. Et notamment, qu'on anticipe davantage, je prends deux exemples, les purificateurs de l'air dans les écoles. Ça se fait en Allemagne. Moi, je le fais dans ma ville, hier, le maire le fait.
Le
Premier
ministre en a parlé hier.
Il a dit aux
collectivités d'aller les
acheter. Oui, mais attendez.
Et l'État se tiendra aux côtés des collectivités.
Oui, mais
en attendant...
Oui, mais c'est toujours... Non, c'est clair et pas clair. Je vais vous donner un exemple. Dans ma ville, hier, on s'est mobilisés. Mais le service de l'État, rien. Or, c'est quand même à l'éducation nationale d'aider les collectivités à le faire, de passer les commandes, ce qu'ont fait les landers allemands. Donc, ce n
'est
pas anodin. Il faut aller plus vite sur les purificateurs d'air dans les écoles. Et deuxième point, j'insiste, l'analyse des eaux usées, qui permettrait de beaucoup mieux anticiper les zones où il y a du virus, même avant que les gens se testent. Et puis,
le
test, l'isolement, pour éviter que des gens positifs répandent le virus, alors même que sinon, on peut vivre
en
liberté, avec prudence. Et j'aimerais vraiment qu'on anticipe cela, parce que sinon, on risque de se retrouver robolote
à
l'automne. Je ne voudrais pas de ça.
L'analyse des eaux usées, elle est faite, dans nos nombreuses grandes... Non,
non, non.
Elle sert beaucoup. Si elle sert à Marseille, à Paris,
dans un certain nombre de grandes métropoles, Excusez-moi, non, non, madame,
si je peux me permettre. Je vous en prie. Vous
avez raison
sur le fait qu'elle a commencé. Mais on est très loin du compte. Le problème aujourd'hui, et c'est tout le problème de cette crise que je vois depuis des mois,
c
'est qu'il y
a
des intentions,
et
que c'est terrible, d'ailleurs, ça prouve l'état de faiblesse de notre pays. C'est que ce n
'est
jamais mis en œuvre de manière systématique, rigoureuse, calme. Et c'est ça qui ne va pas. Les eaux usées, qu
'est
-ce qu'on attend ? Qu'est-ce qu'on attend
?
L'État est paralysé. Il est dans le court terme, permanent. Et si on veut aller au-delà, par exemple, les lits d'hospitalisation,
j
'aimerais qu'on crée des lits pérennes. Parce que ça fait un an qu'on nous dit qu'on ne peut pas créer de lits
pérennes. Le nombre de
lits aurait à doubler, à confirmer
son édité.
Non,
non,
non, le nombre de lits déa. Je
ne
sais pas, je vais vous contredire tout le temps. Mais le nombre... Vous avez raison sur le fait que de manière transitoire...
Bien sûr, en fermant
combien d'autres lits à côté
? Exactement. Et moi, je
demande que notre pays, qui a trois fois moins de lits de réanimation durable que l'Allemagne par habitant, anticipe un vrai plan de restructuration. C'est pour ça que je propose de créer, de rouvrir un hôpital par département, pour que notre pays ait un système de santé, de réanimation dimensionné pour l'avenir.
Enfin,
la vitamine D, enfin, je pourrais parler
sur
tous les sujets, anticiper, être beaucoup plus large et éviter à tout prix qu'on retrouve cette situation dans six mois.
Les écoles vont rouvrir, ça a été confirmé. Il y
a
un protocole sanitaire très strict. Un cas de Covid de la classe ferme, ça avait créé une pagaille monstre avant les vacances scolaires. Jean-Michel Blanquer avait lui-même parlé d'ascenseur pour l'échafaud. Malgré tout, c
'est
ce protocole-là qui va être mis en place dans les écoles.
Oui, mais là, pour le coup, je ne
vois
pas pourquoi on critiquerait. Moi, je demande la liberté
et
la précaution. Et plus il y
aura
de précaution dans des protocoles stricts,
plus
on pourra rouvrir tout. Encore une fois, il y a des pays, la Suède, Madrid, il y
a
des pays où il y a beaucoup moins de restrictions, il n
'y a
même pas de couvre-feu où il est à 22h, et ça marche très bien. Donc, arrêtons de faire croire aux Français quelque chose que je crois faux, c'est que moins ils sont libres, plus ils sont protégés. Ce n
'est
pas vrai.
Un mot sur les frontières. Gérald Darmanin a parlé du SASS sanitaire qui sera mis en place à compter de demain matin. Une quarantaine obligatoire de 10 jours pour tous ceux qui proviennent du Brésil, du Chili, de
l
'Argentine, l'Afrique du Sud et de l'Inde et aussi de la Guyane. Une quarantaine obligatoire avec contrôle des lieux de résidence, contrôle des forces de l'ordre. Ça,
ça
va dans le bon sens ?
Il y a un
an, quand Mme Buzyn me disait que j'étais fou, je disais, mais quarantaine en venant de Chine, il ne s'agit pas de fermer tout, il s'agit de faire ce qu'on fait des pays, comme le Vietnam, comme d'autres, qui ont protégé leur pays pour permettre la liberté à l'intérieur du pays. Nous, on est astreints à résidence parce qu'on a été incapables de le faire. Alors, si ça commence très bien, en revanche, il y
a
un petit défaut dans la cuirasse, c'est que si on atterrit à Madrid ou à Amsterdam, on rentre parce qu'il n
'y a
pas de frontière nationale en France. Donc, il faut des frontières nationales. Il ne s'agit pas d'être dans l'excès. Il faut faire comprendre à nos concitoyens, et j'en suis sûr qu'ils peuvent le comprendre parce qu'ils sont adultes et ils en ont marre qu'on les traite en enfants, c'est que plus on est prudent, plus on est libre. Et il faut être libre. On ne
peut
pas, le pays est en train de crever, sur le plan économique aussi et social. Pensez à tous les indépendants qui n'ont plus rien. Il faut relancer l'activité maintenant,
très fortement. Avec la vaccination à la clé, ça marche un peu mieux ? Ça monte en puissance, selon vous ?
Écoutez, j'aimerais par exemple qu'on traite nationalement, qu'on ne passe pas par l'Union Européenne. Par exemple, vous avez vu l'entreprise française,
Valneva ?
Enfin, c'est ahurissant. Elle ne
va
pas passer par l'Union Européenne,
c
'est peut
-être de notre chance.
Elle a bien raison, mais nous, on refuse, la France refuse d'acheter librement. La France est un grand pays, je veux qu'on ait notre liberté d'achat. On aurait pu acheter Valneva, entreprise française, on aurait pu importer du Spoutnik. Pourquoi le refuser ? Pour des raisons idéologiques.
Pour l'instant,
il est encore à l'étude, il n'est pas refusé.
Parce que c'est le Spoutnik,
s
'il
était autre chose,
heureusement,
il
a raison.
Attendons quand même qu'il soit homologué.
Oui, mais c
'est curieux qu'il n'a pas de risque non plus là-dessus,
on
est d'accord.
Pourquoi il n'a pas été homologué ? Pour des raisons idéologiques, absurdes.
Il
manque
peut-être quelques pièces dans le
dossier. Non, il doit manquer, oui, surtout la volonté.
Il
y
a un autre sujet qui préoccupe beaucoup les Français, c'est la sécurité. Il y
a eu
des violences cette nuit à Lille, l'école maternelle a été incendiée, les pompiers caillassés. Et plusieurs nuits de violence à Tourcoing, c'est un signal, encore une fois, des dealers que l'on dérangerait par la volonté du gouvernement. Vous l'interprétez comme ça ou pas ?
Si
c'était le cas, ce serait positif. Malheureusement, ce n'est pas ça. Malheureusement, d'abord, il y a un étouffement économique général
qui
est gravissime. Parce qu'il y a des millions de Français qui n'ont plus les petits boulots et qui allaient travailler et qui ne travaillent plus. Donc c'est un vrai problème et j'insiste sur le défaut économique parce que tous ceux qui prennent les décisions
ont
leur salaire en fin de mois.
Ne
voient aucune différence. Mais il
y a
des millions de Français qui sont dans la misère. Et quand on est dans la misère, ça peut mal finir. Premier point. Deuxième point, il
y
a ce que je répète là aussi depuis des années et ce que je propose dans mon projet présidentiel, c'est qu'il faut prendre des mesures pour renforcer la politique pénale. Nous sommes l'un des rares pays où vous pouvez caillasser un policier et sortir avec deux ans, avec sursis. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de dissuasion de la peine. J'ai proposé des peines planchées fermes pour les récidivistes et pour les agresseurs de forces de l'ordre. Tant qu
'on
ne fera pas ça, caillasser une force de l'ordre, le menacer, l'insulter, parfois le tuer, sera une sorte de compétition dans les quartiers. C'est abominable. Et je ne comprends pas
que
le président de
la
République ne comprenne pas.
Alors il a fait toute une séquence de sécurité pourtant cette semaine. Il s'est exprimé sur le nombre de fonctionnaires de police qu'il fallait augmenter. Est-ce qu'il va justement sur un des grands sujets régaliens qui marqueront la présidentielle ?
C
'est intéressant ce que vous avez dit parce que vous avez employé le mot « séquence ». Et votre inconscient a dû parler.
Non, non. La professionnelle
médiatique, c'est tout, puisque
c'est une séquence médiatique. Ce n'est pas un
reproche.
Ce
n'est
pas du tout un reproche.
Justement, il a fait une opération de communication. Et en plus, dans cette opération de communication, il est passé à côté du problème. Il nous dit « je vais mettre 10 000 policiers de plus pendant mon quinquennat
». Mais
en vérité, le problème, et tous les policiers le savent, tous les maires le savent, tous les Français le savent, c'est un problème judiciaire. Or, il ne veut pas changer de politique judiciaire. M. Dupond-Moretti est le ministre de la Justice qui a été acclamé dans les prisons. Et les prisonniers savent pourquoi. Donc, la vraie question, elle est judiciaire.
Et
le président ne l'a pas compris. Et c'est ça qui est grave.
La fin de la
réduction automatique des peines que propose Dupond-Moretti, ce n
'est
pas... Ça,
c'est une bonne chose. Mais il a été dans une prison nous dire, vous avez raison, il a été dans une prison nous dire que ça ne changerait rien sur le nombre de mois de remise de peine. Donc, en fait, il supprime d'un côté, mais il continue des remises importantes de l'autre qui font que parfois, on arrive à la moitié de la peine exécutée.
Parce qu
'il n
'y a
pas de place dans les prisons, vous le savez. Et oui,
parce qu'il n
'a
pas construit les prisons comme je l'avais proposé. Et deuxième point, je veux insister là-dessus. Emmanuel Macron a parlé de 10 000 policiers. Toute la presse, la plupart, on dit, ah, 10 000 policiers.
On n'est pas encore,
fin
du mandat.
Oui, en disant qu'il en avait recruté 6 000. Eh bien, on a vérifié, c'est une fake news.
Alors, il y a 6
214 recrutements qui ont été faits en temps plein depuis 2017. Statistique officielle du ministère d'Internet.
Il y en
avait d'autres.
Eh oui, parce qu'il oublie de dire ceux qui sont partis en retraite prématurément et
le solde en... Il ne
ment pas en disant qu'il en
a
recruté 6 000. Oui,
mais la réalité, c'est qu'il y a exactement moins 1109 policiers, gendarmes en France en emploi temps plein de Bercy, rapport du 14 avril, sur le territoire français qu'au début du mandat. Ça veut dire quoi
?
Ça veut dire qu'on a un président de la République
qui
fait de la communication et qui ne dit pas la vérité aux Français. Et je ne
vois
pas son intérêt. Je pense que l'enjeu, c'est oui, de mettre des forces de police en plus, mais de ne
pas
raconter des histoires aux Français. Parce que moins 1 000 alors que la population a augmenté
et
que la délinquance augmente, ça veut dire qu'il y
a
moins de bleus
sur le territoire. Mais moins 1 000,
alors en plus
des 6 000, ça ne
comprend pas très bien.
Il
y a eu 6
000 recrutements, mais il y a eu des départs.
Ce qui fait qu'en emploi temps plein sur le officiel rapport, un député socialiste l'a confirmé, il n
'y a
pas que moi qui le dit, on a regardé les chiffres, il a menti aux Français. Donc je ne vois pas comment on peut aborder une élection présidentielle, qui est dans très peu de temps, avec un président qui fait des séquences de communication,
mais
qui ne traite pas les problèmes de fonds de sécurité. C'est une affaire sérieuse.
La solution dans les quartiers, c'est quoi alors ?
Là,
avec ces violences quotidiennes, on a des vidéos quotidiennes de policiers agressés à coups
de
tir de mortier, de cailloux, de cocktails Molotov.
C
'est quoi ? Vous arrêtez les personnes, vous les condamnez, vous les mettez en prison.
Thierry
Chatillon,
2016,
4 policiers blessés, 2 grièvement, 8 acquittements.
Oui, et surtout pire,
encore. Problème de preuve. Oui,
non mais il y a eu les acquittements, mais il y a eu des voyous qui ont été reconnus coupables de vouloir brûler vif des policiers, brûler vif,
entre
6 et 18 ans de prison.
Vous
allez en Angleterre, en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis, c'est perpétuité. En France, agresser un policier pour la magistrature en fonction des lois qui existent
est
un geste finalement excusé. C'est insupportable. Et je vous rappelle
que... Il y a eu
des condamnations dans cette affaire.
Oui, mais insuffisantes, il n
'y a
pas de dissuasion.
Mais la
peine est
individualisée. Et c'est
un
juré populaire
qui
a
statué dans le
vérificatif.
Mais ce n
'est
pas la question. La question, c'est que la justice est laxiste. Ce sont des
jurés
populaires. Oui, mais les jurés populaires encadrés par les juges. La justice ne peut pas accepter dans notre pays... Vous remettez en cause les
jurés populaires
? Non, pas les jurés populaires qui vont être réduits d'ailleurs. Je remets en cause cette décision de justice qui est insupportable pour tous les amoureux de la République. Car la République, ce sont des droits, ce sont des devoirs. Les représentants de la République, de l'ordre, quand on s'attaque à eux, on s'attaque à tous les Français.
Vous êtes d'accord avec Xavier Bertrand qui demande, comme vous, une peine minimum d
'un an pour ceux qui agressent... Je la demande quand Xavier Bertrand était au
gouvernement et ne l'avait
pas
fait.
Un mot de la mixité. Le président Macron, lors de sa séquence sécurité à Montpellier, a rencontré une maman qui lui a dit « Nous, nous voulons plus de mixité. » Moi, j'ai été à l'école de la République. J'ai grandi comme ça. Aujourd'hui, mon fils, il m
'a
demandé si le nom Pierre existait vraiment, était porté par des petits-enfants.
Oui.
Ça dit quoi de l'état de notre société ? Qu'on a laissé des gens enfermés ?
Non, ça dit qu'on a laissé entrer sur notre sol, chaque année, 250 000 personnes légales, 150 000 demandeurs d'asile qu'on n'expulse pas quand ils
sont... Là, on parle d
'une maman française,
mais en France, c'est
scolarisé en France. Oui,
mais plus vous, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 1,5 million d'étrangers sont arrivés sur notre sol. Est-ce que vous réalisez qu'en 10 ans, c'est 4 millions de personnes, un peu moins, entre 2 et 4 millions selon la manière dont on calcule, il y en a qui repartent, etc. Est-ce que notre pays, en crise économique...
Là,
je parle d'une immigration intégrée, assimilée,
assimilée. Oui, mais si elle, dans son quartier, il n'y a
plus
de diversité, c'est parce que sans cesse arrivent sur notre sol des étrangers qui ne sont pas assimilables pour l'instant, parce que la société française est fragile. Je demande une pause dans l'immigration pour que, justement, on puisse réussir la mixité. Vous savez, dans les quartiers, il y a du mouvement, il
y
a des gens qui s'assimilent et qui s'en vont du quartier. Mais comme il en arrive toujours plus,
on
ne gère plus l'immigration. Donc, si on veut de la mixité, il faut arrêter la submersion migratoire. Et alors, on pourra assimiler par l'emploi, par la formation, par l'éducation nationale. Mais si on continue chaque année à avoir un flux migratoire légal et illégal, environ la population d'une grande ville française, ça ne sera plus maîtrisé. Et c'est ce qui se passe avec les émeutes urbaines que nous voyons aussi.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan,
d
'être venu ce matin dans la matinale de CNews. Bonne journée à vous. Anthony Faveli,
c
'est à vous. On repart pour l'espace bientôt.
Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan