Entreprises en 2025 : s'adapter à un monde qui change
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Bonjour à tous. Merci d'être venu aussi nombreux.
Je vais vous demander, s'il vous plaît, parce que la journée est très dense, d'essayer de de prendre place sur les quelques sièges qu'il restent. Signe que cette journée vous l'attendiez, elle est là. Merci d'être venu aussi nombreux. info pratique.
Si vous avez besoin du wifi, toutes les informations se trouvent dans les sacs en toiles que vous avez euh sur vos siège. Soyez donc les très bienvenus pour cette 8e édition de la journée des entreprises au Sénat. Ça tombe 20 mars, c'est le début du printemps.
Une belle énergie, peut-être le début de d'un renouveau dans cette période pour le moins trouble et troublé. C'est vraiment un moment d'échange pour vous, un moment d'échange de partage autour de vos attentes, de vos questions. Elles sont nombreuses en tant que chef d'entreprise.
C'est aussi la possibilité d'aborder le plus sereinement possible tous les sujets qui vous préoccupent. Alors avant d'inviter le président de la délégation aux entreprises, monsieur Olivier Ritman à monter sur scène pour tous vous accueillir et vous présenter les enjeux de cette journée, je vais vous laisser découvrir cette vidéo qui explique la mission de la délégation aux entreprises qu'on regarde ensemble. [Musique] Nous avons proposé, c'était dans mon projet de président de créer cette délégation fin 2014 car il n'y avait pas une structure qui traitait des entreprises dans leur globalité. [Musique] Comme vous chef d'entreprise, les collectivités locales subissent de plein fouet le poids des normes et la logique de contrôle tatillon d'un état alors que il faut que nous retrouvions la situation de partenaire de confiance entre l'État, les entreprises, entre l'État et les collectivités territoriales. [Musique] [Musique] Dans nos territoires, nous avons été beaucoup sollicités par les entreprises, par les chambres de commerce, par les chambres de métiers à propos du guicher unique. [Musique] que contre la charge administrative, menons la lutte. [Musique] La parole aux entrepreneurs, ça permet d'accueillir des entrepreneurs pour permettre à nos collègues, quel qu'il soit, sénateurs, sénatrices, de rencontrer des chefs d'entreprise un petit peu originaux, efficaces, innovants.
Pour nous aujourd'hui, le Sénat c'est mettre du temps entre l'émotion et l'action et de se dire avec le Sénat et bien on observe, on regarde, on apprend et ensuite on peut passer à l'action. C'est avec une grande joie que je vous accueille aujourd'hui au Sénat au nom de la délégation aux entreprises que j'ai l'honneur de présider. Mesdames et messieurs, les chefs d'entreprise, vous êtes plus de 200 présents ici ce matin et représenté 58 départements français. [Musique] On se rend compte que nos entreprises ont une vraie capacité d'adaptation, d'innovation et de créativité et ça fait vraiment plaisir à voir.
Et je vous demande maintenant d'accueillir très chaleureusement le président de la délégation aux entreprises, monsieur Olivier Ritman. Merci Isabelle, monsieur le président du Sénat, cher Gérard Larch, mes chers collègues, mesdames, messieurs, je rajouterai mesdames, messieurs les chefs d'entreprise, vous qui œuvrez chaque jour à créer la richesse de notre pays. Nous sommes heureux de vous accueillir au Sénat pour la 8e édition de la journée des entreprises.
Vous êtes plus de 230 chefs d'entreprise réunis ici ce matin. 200 d'entre vous ont été invités par les sénatrices et sénateurs que je remercie pour leur mobilisation chers collègues. Et vous êtes plus d'une trentaine de dirigeants à avoir été invités après avoir accueilli la délégation aux entreprises lors d'une étape du Tour de France qu'elle mène depuis 10 ans.
Je vois ici Océan Délice, Eurovanie, le groupe brillant, Ntech, le maillot français et je pourrais encore en citer bien d'autres. Si je ne peux toutes les citer ce matin, permettez-moi simplement de vous dire un immense et sincère merci au nom de tous mes collègues. Votre accueil dans vos territoires et les échanges que nous avons eu sur vos territoires ont été déterminants pour nos missions parlementaires d'évaluateur et de législateurs.
Vous nous permettez d'affiner notre connaissance du tissu entrepreneurial français. La délégation aux entreprises est unique au sein du Parlement français et sa méthode de travail demeure une exception. Pourtant, la démarche que nous avons toujours adoptée et dont vous avez eu un aperçu dans la vidéo devrait, je crois, être systématique pour faire des bonnes lois.
J'entends par là des lois dont la mesure ayant un impact sur les entreprises soit justifié, proportionnée, cohérente et compatible avec la réalité de votre quotidien de chef d'entreprise. C'est d'ailleurs dans cet état d'esprit que le Sénat a adopté une proposition de loi rendant obligatoire les tests PME ou test entreprise. Comment peut-on décider d'une stratégie pour l'économie de notre pays sans en évaluer préalablement l'impact pour les entreprises ?
Les représentants des entreprises de toute taille doivent enfin être associés aux décisions qui les concernent. Espérons que l'Assemblée nationale adoptera cette réforme sans trop la dénaturer. J'ai transmis le message d'adopter tout le texte, rien que le texte.
Elle sera examinée à compté du 8 avril lors de l'examen du projet de loi de simplification de la vie économique. Avec mes collègues de la délégation, nous nous efforçons déjà de palier l'absence d'étude d'impact sérieuse en vous sollicitant régulièrement pour connaître les conséquences des réformes envisagées avec des chiffres et des faits objectifs. J'en profite pour remercier tout particulièrement nos interlocuteurs les plus réguliers que sont l'UDP, la CPME, le MEDEF, le MÉTI ainsi que la FEP ou CMA France et CCI France.
CCI France dont le partenariat va nous permettre de lancer dès la semaine prochaine la nouvelle campagne d'immersion de sénateurs en entreprise. Vous voyez, nous préconisons des stages pour les élèves et étudiants en entreprise, mais nous faisons de même avec les sénatrices et les sénateurs. Nous nous appliquons nos propres recommandations.
Permettez-moi de revenir sur les débats budgétaires que nous avons récemment connu dans un contexte politique particulièrement tendu. Si la contribution de chacun était inévitable et les efforts partagés, nous ne pourrons pas l'année prochaine recommencer avec la même logique budgétaire. Nous ne pouvons pas laisser penser qu'après tout, les entreprises peuvent payer davantage chaque année.
Ceux qui préconisent de redistribuer avant même de produire n'ont rien compris à l'économie. Car il n'y a pas un centime finançant nos services et politiques publiques qui ne viennent de la production de valeur de vos entreprises. On peut décider d'être ambitieux sur les technologies vertes ou la santé, l'éducation, la sécurité, la défense ou miser sur la formation pour améliorer les compétences des actifs en France.
Mais pour cela, je le dis très simplement, nous avons besoin d'avoir des entreprises compétitives. C'est la clé. Quand j'ai entendu le ministre de l'économie et des finances dire les entreprises, je le cite, les entreprises devront accepter d'être moins rentable.
Je dois avoir avoué que j'ai ressenti une certaine colère. J'ai failli en tomber de ma chaise. Je peux vous assurer que nous ne partageons absolument pas cette vision.
Au contraire, nous voulons une France dont les entreprises gagnent de l'argent, créer de la valeur, permettre à leurs salariés d'accroître leur richesse, irriguant ainsi tous les territoires que vous représentez aujourd'hui. C'est en particulier vrai pour les presque 5 millions de TPE, PME et les 6800 ETI. En tant qu'élu, nous devons accompagner le changement, mais nous ne pouvons le faire seul.
Nous avons besoin de vous. Notre responsabilité est immense pour faire savoir ce qui ne fonctionne pas. Alors, continuez à nous le dire, mais dites-le également à tous et à tous vos interlocuteurs institutionnels, ministres, préfet, directeur d'administration.
Je digresse un peu de mon texte pour vous dire que trop souvent quand on va visiter les entreprises, on nous dit ce qui va pas à nous législateurs. Mais quand j'accompagne l'institutionnel, un ministre, un préfet sur une entreprise dans mon territoire, trop souvent et c'est pas un reproche, vous êtes les premiers à leur montrer ce que vous faites de bien, votre capacité d'adaptation en disant "Tout va bien, on est en avance, dites-leur ce que vous nous dites. Plus vous leur direz, plus ils nous écouteront." Parce que moi, il m'arrive des fois de parler à un ministre, parler à un préfet, lui dire ça, ça ne fonctionne pas.
C'est bizarre. Moi les chefs d'entreprise, ils me disent qu'ils sont les premier dans le domaine. Dites-leur ce qui ne fonctionne pas.
Votre mobilisation pour faire remonter les dysfonctionnements ou obstacles dans votre développement est essentiel pour redresser notre économie et réduire la dette. Car nous allons devoir passer à la vitesse supérieure en matière de simplification et de réforme structurelle de l'État. Nous ne pourrons pas non plus échapper à un débat sur le temps de travail.
Enfin, nous devrons impérativement penser les économies envisagées en les mettant en perspective avec ce que rapportent certaines dépenses. Car si une mesure fiscale coûte 500 millions d'euros mais qu'elle rapporte bien plus à notre économie, alors il est indispensable de s'interroger sur le bien fondé de sa suppression ou non. On ne peut plus se permettre d'ignorer les effets leviers de nos dépenses en direction des entreprises car c'est le propre des entreprises que de créer de la valeur.
Contrairement aux administrations, elles évaluent leur retour sur investissement. Le président du Sénat, Gérard Larchet, nous fait l'honneur de prononcer la locution d'ouverture de cette journée et je l'en remercie. Il est à l'origine de la création de cette délégation et je crois pouvoir dire que l'on ne pourrait pas imaginer revenir en arrière aujourd'hui.
Je remercie Isabelle Mora qui a accepté de diriger les débats de la matinée et je profite également pour remercier toute mon équipe à la tête de laquelle vous trouvez Stéphanie Martel et tous les conseillers et personnel agents du Sénat qui ont contribué à la réussite que sera cette journée. La première table ronde sera consacrée au défis de l'entreprise de demain que sont le financement et le climat. Sur ces deux thèmes, la délégation a produit des rapports très précieux dont vous trouverez les synthèses dans les sacs qui vous attendent dans la salle.
Je remercie Emma Scribe, Sophie Sido, Vica et Caroline Stelle d'avoir accepté notre invitation en tant qu'intervenante. Merci mesdames. Vous pouvez également lire la synthèse du rapport de 2022 sur le commerce extérieur qui sera le thème de notre deuxième table ronde.
Là encore, nous mettons en pratique nos recommandations puisque nous avons invité le ministre chargé du commerce extérieur à venir vous écouter et à dialoguer avec tous les dirigeants, désirux de débattre des conséquences du séisme géopolitique que nous vivrons. Je le remercie vivement ainsi qu' Charlotte Freducci et Philippe Verrand d'être présent pour débattre. Vous voyez qu'en terme de parité, vous serez successivement cinq femmes, deux hommes.
C'est le sens de la parité du Sénat. Monsieur le président, vous pourrez nous dire, mesdames, messieurs, comment peut se décliner la stratégie nationale en direction des entreprises pour exporter davantage et améliorer notre balance commerciale dans un contexte de guerre commerciale mené notamment par le président Trump. Cette année 2025 marque le début d'une nouvelle ère et nous devons appréhender les changements qu'elle induit pour notre commerce extérieur.
Enfin, je souhaiterais remercier mes collègues de la délégation aux entreprises qui se mobilisent pour mener à bien des missions d'information et produire des rapports riches et utiles pour tous. Vous apercevrez dans une vidéo mes collègues Pauline Martin, Pierre-Antoine Lévi, Fabien G, Laorian Josande et Simon Usen ainsi que Brigitte de Vesa qui ont réalisé un travail remarquable l'année dernière. Actuellement, trois missions sont en cours sur l'entreprise individuelle, sur les contraintes des assurances et de l'énergie et enfin sur le fabriquer en France.
Avant de nous retrouver pour la photo, notez bien la photo de tout le monde prévue à 12h30 au pied de l'escalier d'honneur, je compte sur vous pour prendre la parole lors des temps d'échange. Réagissez au propos des intervenants, partagez vos expériences, posez des questions. Nous sommes ici tous réunis pour dialoguer.
Ensemble, faisons notre la devise de Winston Sherschield que je retrouve dans l'état d'esprit des chefs d'entreprise que nous rencontrons. Agissez comme s'il était impossible d'échouer. Je vous remercie sincèrement, vous souhaite une excellente journée des entreprises 2025 et je cède la parole à notre président Gérard Larch que je remercie encore.
Merci. [Applaudissements] Vous êtes nombreux. Monsieur le président de la délégation sénatoriale aux entreprises, cher Olivier Ritman, permettez-moi de saluer celle qui a mis sur les rails la délégation aux entreprises qui en fut la présidente de 2014 à 2020, Ellisabeth Lamur qui est là.
Puis le président de la délégation de 2020 à 2023, Serge Babarie, ils nous font l'amitié d'être présents et ils ont beaucoup œuvré pour, j'allais dire un succès comme celui d'aujourd'hui et vous avez pris leur suite. Je voudrais saluer tous les collègues sénateurs présents. Vous saluez tous chefs d'entreprise.
Mesdames et messieurs, bienvenue donc pour cette 8e journée des entreprises organisées au Sénat dont je salue le président et les membres. Je crois que le président vous a bien fait comprendre, je viens de l'écouter, à quel point vous pouvez compter sur la délégation pour défendre nos entreprises. Vous êtes chacun des plus nombreux, je m'en réjouis et merci d'être là.
Cette journée me paraît incarnée. Le dialogue approfondi régulier et concret. que la délégation mène avec les acteurs économiques et j'en ai encore eu un témoignage ce lundi midi en étant l'invité du conseiller exécutif du MEDEF qui m'a parlé de notre délégation aux entreprises de manière très forte.
Oui, cette journée est aussi là pour mieux éclairer le Sénat et les sénateurs sur les impératifs de la vie économique. C'était d'ailleurs l'objectif au moment de sa création. Oui, c'est bien un principe cardinal, je vous le dis mesdames et messieurs, de notre action.
Partir du terrain, ça doit être notre marque pour agir au niveau national et non pas partir du national pour imposer au terrain. C'est me semble-t-il la marque de notre assemblée. Alors le thème monsieur le président s'adapter à un monde qui change.
Je crois que ça ne pouvait pas être plus d'actualité à un moment où l'incertitude est le maître mot de l'environnement macroéconomique. Incertitude dans notre pays avec le poids toujours plus problématique de la dette dépenses publiques. Incertitude politique également avec l'instabilité que nous avons connue et qui nous a amené à adopter un budget dans les conditions que vous connaissez.
Mais heureusement, notre pays a depuis février un budget. Je vous rappelle que le 20 décembre n'avait pas de budget, pas de majorité, c'est toujours le cas, sauf ici, et pas de gouvernement et que donc le Sénat a pris ses responsabilités. Incertitude aussi au niveau international et européen avec les conflits en Ukraine, au proche Orient.
Mais on le dit trop peu, la reconstitution de foyers terroristes au SEL actuellement en cours et bien sûr une politique extérieure peu prévisible de jour en jour de l'autre côté de l'Atlantique. Et pourquoi le rôle des pouvoirs publics est encore plus aujourd'hui, me semble-t-il, de donner un cap clair, un cap stable, mais aussi de maîtriser les dépenses publiques, de simplifier, j'y reviendrai, monsieur le président, l' vie de nos concitoyens à nos entreprises et il faut que nous y prenions toute notre part. simplifier, c'était le thème de la dernière journée des entreprises et je dois souligner que nous y avons été vigilant.
C'est notamment, vous l'avez rappelé, l'enjeu du projet de loi de simplification de la vie économique que nous avons adopté, c'était le 22 octobre dont l'examen reprendra l'Assemblée nationale, vous l'avez annoncé au début du mois prochain. Nous y avons notamment intégré le test PME que vous avez porté, monsieur le président, plus récemment dans le cadre d'un projet de loi de transposition du droit européen. Nous avons reporté de 4 ans l'entrée en vigueur d'une directive absolument délicieuse CSRD sur le reporting extra financier.
Je me suis fait expliquer comme si j'étais chef d'entreprise, c'est encore plus compliqué qu'un dossier de politique agricole commune. Et je dois dire que Damien Michelet, je sais pas s'il est là, qui est l'auteur de l'amendement et a travaillé sur ce sujet. L'an dernier, nous avions évoqué la politique de lutte contre l'artificialisation des sols, fameux Anne qui pose tant de problèmes aux élus locaux mais aussi aux projets portés par les entreprises.
Et je l'ai mesuré depuis quelques jours sur les entreprises de la défense. Par exemple, ça nous renvoie à mon déjeuner de lundi dernier. On a tenu notre pronesse.
Ce mardi, nous venons d'adopter à une très large majorité un texte qui entend simplifier. Je vois ici les auteurs en fait de la proposition Guillin Cambier, Jean-Baptiste Blanc qui sont là qui ont beaucoup peuvré et qui ont beaucoup ramé pour arriver à cela. et je voulais devant vous les remercier.
Ne croyez pas que c'est si simple que ça. Reste à l'Assemblée nationale à son saisir. Vous allez aborder plus particulièrement deux grands thèmes structurants pour s'adapter à un monde qui change qui et ces thèmes font écho aux travaux de la délégation aux entreprises et dans le fil rouge pourrait-on dire qu'ils sont tous aujourd'hui percutés par un certain nombre d'initiatives pris ces dernières semaines outreatlantiques et qui me paraissent appeler une réaction européenne le financement des entreprises Les travaux de Pierre-Antoine Lévit, Pauline Martin Fin Vien ont montré les enjeux concret auxquels font face aujourd'hui nos entreprises notamment dans les modalités de financement.
Sur le financement bancaire, ils ont notamment souligné l'absence de suivi des exigences de garantie et la paperace aussi exigée pour les prêts qui complexifi l'accès au crédit et d'ailleurs renchérissent le coût de fait. S'agissant des fonds propres, ils ont dans leurs travaux souligner les limites de notre système actuel pour orienter l'investissement vers les petites et moyennes entreprises et plus largement vers les entreprises de notre continent. L'actualité la plus récente se caractérise par une attractivité retrouvée des marchés financiers européens par rapport au marché américain.
C'est un coup de pouce. venu d'ailleurs, on s'y attendait pas tout à fait d'ailleurs à ce point-là, mais qui ne doit pas nous exonérer de poursuivre, d'approfondir cette réflexion et ses propositions. Au-delà des questions du financement au quotidien, c'est la question du financement des entreprises face aux transitions de moyen terme, notamment écologique que vous avez abordé.
Les travaux de Laorien Josande, de Brigitte de Vesa, de Simon Isna sur la compétitivité carbone souligne que si la question du financement de la transition climatique a été clairement posée dans plusieurs rapports publics, je pense en 2023, elle n'a jusqu'à présent pas été résolu. Vos travaux, je crois, devraient permettre de donner de nouvelles perspectives. Sur ce sujet important de l'adaptation et de la lutte contre le changement climatique, nous faisons face à une pression à la baisse majeur et une élite là aussi de l'autre côté de l'Atlantique alimenté par une vision climatoceptique qui parfois m'inquiète un peu.
Il nous faut donc penser cette transition à une échelle globale, veiller à la concilier avec l'impératif de compétitivité. Et je reprends les termes du rapporteur. Pardonnez-moi de vous emprunter les thèmes du rapport.
Financer l'entreprise de demain, c'est d'abord permettre à l'entreprise d'aujourd'hui de prospérer et de croître. La compétitivité des entreprises françaises doit donc rester un objectif majeur de politique économique car seule la rentabilité de l'activité économique permettra de dégager les ressources et d'attirer les financements nécessaires à l'investissement dans le tissu productif. Voilà pourquoi, monsieur le président, j'étais attentif à la citation que vous avez faite du ministre de l'économie et des finances.
Je crois que nous devons la méditer, y compris dans le cadre de notre préparation budgétaire que nous conduions ici d'ici la fin juin car il n'est pas question d'attendre, j'allais dire des propositions. Il nous faut être proactif dans nos propositions pour la préparation budgétaire 2026 pour l'État. dans un contexte budgétaire contraint, cela veut dire viser l'efficacité des soutiens publics et ainsi par exemple prioriser les financement publics dédiés à la décarbonation vers les technologies dont le ratio émission CO2 éviter coût est le plus fort.
Donc là aussi de l'efficacité. Cela veut dire également développer l'outil de la commande publique comme un levier de financement. J'en viens et vous l'avez évoqué à ce qui sera votre deuxième table ronde.
Elle porte sur le commerce extérieur. Vous pourrez donc échanger avec le ministre en charge, lui faire passer directement vos messages. C'est vraiment l'objectif.
Encore un sujet qui est bouleversé là aussi aujourd'hui par la politique américaine qui met en œuvre une série de droits de douanes inédite par son ampleur et qui contraint toutes les régions du monde à répliquer prenant le risque d'une spirale protectionniste et inflationniste globale et donc d'une économie mondiale au ralenti. Et je vous le dis tout de suite, ce protectionnisme là c'est perdant perdant pour tout le monde. Oui.
Face à ces vent, parfois contraire, certains secteurs pourront tirer leur épargne du jeu. Sans doute la défense avec la relance qui va prendre place très rapidement des dépenses de défense en Europe à condition bien sûr que nos industriels obtiennent les contrats et obtiennent leur capacité de production. et qui est aujourd'hui réfléchi. 40 % des acquisitions d'ici 2030 en Europe, 60 % 2000 d'ici 2035 soit, j'allais dire respecté.
Plus largement, si notre balance commerciale a retrouvé des couleurs en 2024, c'est d'abord à cause de la baisse de la facture énergétique. Cela rendant plus nécessaire de repenser notre soutien à l'export. Comme vous l'aviez souligné en 2022 dans les travaux de la délégation, monsieur le président, nous ne pouvons plus nous résoudre à observer cette dégradation structurelle de notre balance commerciale.
Il s'agit maintenant de passer de l'ambition à la conquête. Mieux comprendre l'environnement des entreprises pour les aider à relever les défis qui s'offrent ell. C'est je crois la raison d'être de notre délégation aux entreprises.
Je crois que ça n'a pas été la création d'une délégation de plus mais bien d'une délégation en charge de cette relation avec les entreprises. Là aussi, je le redis en partant du terrain. Je sais que vous aurez soin d'apporter une suite concrète et utile aux idées que vous ferez éclore aujourd'hui.
M'adressant au chef d'entreprise, je voudrais leur dire que le Sénat c'est pas une maison fermée. Les sénateurs sont vos relais sur le terrain. N'hésitez pas à leur dire ce qui va, ce qui ne va pas.
Et suivez bien la recommandation du président Ritman. Dites aux membres de l'exécutif quand ils viennent chez vous que si pour vous tout va bien, tout n'est pas si simple que cela et que donc il faut leur faire toucher du doigt les réalités que vous vivez. C'est un enjeu majeur.
Vous savez, à un moment où au déficit budgétaire, notre protection sociale connaît quand même 23 milliards de déficit, nous étions à 5 milliards en 2019 et je crains que nous allions vers 30 milliards. L'année prochain, s'il y a pas de richesse créée dans ce pays, il y aura pas de protection sociale. Et la richesse, c'est vous aussi qui l'a créé.
Voilà pourquoi cette journée nous apparaît si importante. Bienvenue au Sénat. Merci beaucoup.
Merci beaucoup président. Nous commençons donc avec le premier thème, les défis de l'entreprise de demain et vous les avez évoqué deux questions fondamentales, les questions du climat et du financement. Alors que le dérèglement climatique s'accélère, la transition des entreprises peine à suivre.
Dans ce contexte, la délégation aux entreprises a présenté récemment des recommandations pour accompagner les entreprises, aussi bien pour le financement que pour la transition écologique. Et on va écouter ensemble quelques-unes des recommandations préconisées par les rapporteurs en vidéo. Alors, pourquoi ce sujet-là ? parce qu'il y a tellement de bouleversements dans le monde économique à un moment donné, il fallait faire un arrêt sur image et quand je dis bouleversement, rupture stratégique, décarbonation et cetera et cetera.
Alors du coup, de nombreux défis hein s'imposent en nous et en particulier sur le financement de l'entreprise. En sachant qu'il y a un sujet majeur qui va être la décarbonation. Ça représente pour les années à venir 70 milliards d'euros tous les ans pendant 10 ans d'investissement pour les entreprises.
Comment fait-on ? Comment allons-nous demain réfléchir autrement ? Et surtout la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est comment se réinventer et comment réinventer le financement de demain.
Premier axe de développement, c'est comment permettre aux entreprises de financer leurs investissements de demain et donc notamment renforcer leur fonds propres. Autre élément également, c'est on sait que les financements devront être diversifiés. Les banques n'étant pas capables aujourd'hui d'assurer le financement de l'entreprise de demain avec des volumes qui sont très considérables.
Il faut donc développer d'autres sources de financement tels que le crowfunding mais également de faire investir des sociétés de capital investissement et notamment une idée très intéressante c'est le la déduction fiscale Madelin. Cette déduction fiscale Madelin était à 25 % il y a quelques années est tombée à 18 %. Nous pensons que la remettre à 25 % serait une source d'investissement dans le capital des PME.
Nous avons identifié deux questions. La première, c'est l'accès aux aides publiques pour l'ensemble des entreprises et notamment les petites entreprises. La CMA France recense 2180 dispositifs qui accompagnent les entreprises du niveau local jusqu'au niveau européen en passant évidemment par les aides régionales et celles d'État.
C'est beaucoup trop, c'est à 1000 feuilles. Nous appelons à simplifier ces aides publiques et en garantir l'accès. Le deuxième point, c'est évidemment garantir une grande part de soutien massif à nos entreprises par la commande publique.
Contrairement aux Allemands ou à d'autres voisins européens ou voir aux États-Unis, nos entreprises et notamment nos TPE PME souffrent. Donc garantissons ensemble la commande publique pour nos TPE PME. L'enjeu du rapport, c'est bien un message clair, d'accélérer la transition climatique et pour cela, nous avons besoin d'accompagner les entreprises, en particulier les TPE et les PME, avec l'objectif de cibler l'action publique sur le soutien à la réduction nette des émissions de gaz à effet de serre, notamment en privilégiant les technologies et les solutions pratiques ou coût rapportés. aux tonnes de CO2 évité est évidemment le plus faible pour maximiser les gains et faire en sorte que nous respections la trajectoire fixé par les accords de Paris.
Les entreprises ont un rôle absolument clé à jouer, mais pour cela, elles ont besoin d'être beaucoup mieux accompagné avec un bouquet de solutions adapté à leurs besoins dans les différents territoires et en privilégiant l'action pour les petites et les moyennes entreprises qui aujourd'hui n'ont pas les ressources pour faire face à ce mur de la transition climatique alors même que les chefs d'entreprise et les salariés souhaitent s'y engager avec la plus totale des déterminations. En matière de transition climatique, la politique devra redonner confiance aux acteurs de terrain que sont les entrepreneurs. Il est important de leur permettre l'expérimentation car c'est de l'expérimentation que viendra l'évolution et l'innovation à un niveau euh supérieur.
Il faut favoriser l'expérimentation. C'est une recommandation de notre rapport. Elle est déjà prise en compte au niveau européen.
Il est impératif que l'on en fasse de même au niveau national. Voilà pour la présentation des enjeux de cette première table ronde. J'invite à présent à me rejoindre sur scène Emma Scribe, Caroline Stelle et Sophie Sidosvica que je vous demande d'accueillir très chaleureusement.
Alors avant d'entrer dans le vif du sujet hein, je précise que notre table ronde va durer une petite demi-heure et qu'après, vous l'avez compris, vous aurez tout loisir pendant environ une quarantaine de minutes de nous faire part de vos témoignages, de poser toutes les questions qui vous semblent importantes. Donc vous aurez vraiment un temps de parole qui vous sera dédié. Merci à toutes les trois d'être présente aujourd'hui.
Euh on va commencer par un premier tour de table assez rapide. Et Scribe peut-être pour commencer, vous êtes directrice grands investisseurs de team For the Planet. Vous êtes vraiment au carrefour du du financement et et du climat.
C'est une société qui a été créée en 2020 qui se définit comme un mouvement citoyen. Comment est-ce qu'on réconcilie en quelques mots comment ça fonctionne ? Mais comment est-ce qu'on réconcilie finances et climat ?
Oui, bonjour à toutes et à tous. Très heureuse d'être avec vous ce matin. Un team for de planète, ça vient d'un constat assez simple, c'est qu'en fait les innovations pour lutter à grande échelle contre le dérèglement climatique, la grande majorité, elles existent déjà.
Le seul souci, c'est qu'elles sont pas encore devenues des entreprises qui peuvent se déployer dans le monde économique réel. Donc nous, notre ambition, c'est de venir les détecter. Donc de détecter des innovations qui ont un impact direct et massif sur les gaz à effet de serre.
C'est vraiment ça notre métrique de mesure et de les paramétrer pour que le monde économique réel puisse s'en saisir. Donc on va venir évidemment les financer donc ce qu'on appelle du capital d'amorçage entre 100000 € et 3 millions d'euros. Et puis on va venir amener toutes les composantes qui font qu'une entreprise réussisse.
Donc notamment, on va venir nommer un entrepreneur ou une entrepreneuse de renom qui a déjà monté des entreprises et qui va venir compléter le profil euh scientifique parce que bien souvent les profils scientifiques, les chercheurs, les innovateurs sont pas des entrepreneurs et c'est pas grave. simplement, c'est des compétences différentes et on vient vraiment faire euh cette rencontre hyper importante. Et puis après, on va venir accélérer l'entreprise d'un point de vue commercial, d'un point de vue marketing notamment grâce à à un avantage compétitif extraordinaire qui est notre communauté d'actionnaires puisque nous avons 130000 actionnaires aujourd'hui répartis dans 90 pays du monde mais évidemment très présents en France qui vont venir nous aider à trouver justement ces futurs fournisseurs, ses futurs talents aussi parce qu'on sait qu'il y a des talents à recruter sur ces sujets-là et on vient vraiment les les paramétrer.
Aujourd'hui, il y a 14 entreprises qui ont été déployées euh pour un montant investi de à peu près 28 millions d'euros. Voilà. Caroline Stell, vous êtes vous directrice juridique et fiscale de de France Invest, une association professionnelle crée en 1984, donc qui fait ses 41 ans cette année.
C'est ça l'idée, on le rappelle, c'est de permettre aux investisseurs institutionnels ou aux épargnants privés de soutenir des entreprises qui se qui se développent. C'est ce qu'on appelle du capital investissement. Ça ça a beaucoup évolué en en 40 ans.
Ah oui, il y a il y a 40 ans, on appelait ça le capital risque. Ça ça fonctionne. C'est bon.
C'est bon. Euh on appelait ça le capital risque. Aujourd'hui, le capital investissement, ça recouvre des stades de développement d'entreprises très variés.
C'est-à-dire que on commence à l'amorçage et on finit à la transmission d'entreprise en passant par la restructuration euh mais aussi euh le développement, la croissance. Euh euh toutes les étapes en fait de la vie de vos entreprises sont finançables par des fonds de capital investissement. On lève environ 50 milliards par anuprès d'investisseurs institutionnel mais aussi d'épargnants.
Donc le le la répartition c'est 75 % d'investissement européens enfin de de d'investisseurs européens. 25 % d'investisseurs à travers le monde et dans les 75 % 50 % d'investisseurs français institutionnels, donc les banques, les assureurs et également le grand public. Euh ça c'est c'est un c'est un sujet que j'aimerais bien évoquer aussi ensuite.
Euh on investit en capital, c'est-à-dire que on peut apporter avoir une position d'actionnaire. On investit également en dette financer tout ce qui est infrastructure. Euh on fait ça euh sur le long terme, c'est-à-dire qu'on vous on accompagne les entreprises non pas 1 2 ans mais entre 5 à 7 ans en moyenne et parfois jusqu'à 17 ans. on est on est capable de rester longtemps au capital des entreprises et je pense que dans le cadre de du financement de la transition environnemental, c'est un c'est un atout puisque c'est des c'est des transitions des des investissements dont le retour sur investissement que dont on est persuadé qu'il existera sera très long.
Euh et donc le métier des 400 sociétés de gestion représentées par France Invest, c'est d'accompagner des PME et des ETI. non côté dans tous les secteurs de d'activité, 25 % des des sociétés confinance sont dans le domaine industriel. Euh ensuite, on finance beaucoup euh tout le numérique évidemment et euh comme euh comme euh euh ma collègue euh on accompagne euh l'entrepreneur non pas seulement financièrement mais justement à relever ces défis de la transition, de l'intelligence artificielle, tous les défis euh qui se présentent, les défis stratégiques qui se présentent à une entreprise.
Sophicidos Vica, vous êtes vice-présidente de la holding du groupe Vica. Vica, c'est une entreprise historique grenobloise de de ciment, de béton. Il y aussi du du granulin hein.
C'est c'est énorme, hein. Vous avez euh 10000 collaborateurs dans une euh douzaine de pays, je crois si je ne me trompe pas. Euh vous êtes un acteur essentiel de la décarbonation.
Vous êtes en pleine opération de décarbonation vous et ça doit être un sacré chantier. Alors, on a toujours été en pleine opération de décarbonation. C'est pas nouveau, c'est pas aujourd'hui que Vicaarbone.
Vica au départ, c'est Louis Vica qui invente le ciment artificiel. Alors, on dit toujours artificiel, donc c'est chimique. Non, artificiel c'est la main de l'homme qui va dire à quelle température on va chauffer le calcaire et qu'est-ce qui va se passer dans cette transformation pour devenir du ciment.
On a toujours dans dans donc dans le groupe des carbonés donc Louis Vica, c'est son fils Joseph qui a créé l'entreprise et à partir de 1950 on s'est dit déjà des 1950 comment est-ce qu'il faut se moderniser ? Comment est-ce qu'il faut faire attention à notre environnement ? On est aujourd'hui, on le dit jamais du reste, on est le premier propriétaire privé de forêt en Iser.
Donc les les cimenters aiment la forêt. C'est pas incompatible. Alors comment on décarbone ?
Aujourd'hui, on a quatre leviers pour décarboner dans le groupe. Le premier levier, c'est l'efficacité énergétique. Ça veut dire qu'on va chercher à consommer moins d'énergie.
Alors, on a plusieurs façons pour le faire. Une des façons est d'utiliser, de ne plus utiliser l'énergie fossile. Donc, c'est facile à dire comme ça, mais pour le mettre en œuvre, ça coûte très cher.
On a dans le groupe Vica un objectif de 100 % d'utiliser des des énergies. Donc on va par exemple au lieu de mettre en déchetterie certains produits, on va les brûler en cimiterie et ça va être notre carburant de demain. J'essaie d'être un peu simple pour comprendre que c'est souvent un peu technique.
On va par exemple brûler des pneus concassés, des huiles usagées. Donc ça c'est 100 % d'objectif sur l'Europe. Bien sûr que dans certains pays, on va pas pouvoir le faire parce que il y a des réglementations qui nous interdisent tout simplement de le faire.
Je pense à un pays comme le Kazakhstan dans la loi Cazza. Il y a tellement de réserves de gaz et de pétrole que si on leur dit qu'on va brûler des pneus et des huiles usagers, non, ça va pas être possible et puis c'est même pas dans la constitution. Donc à l'ensemble du groupe, on arrivera à 50 % de combustible secondaire.
Donc ça c'est notre deuxième levier. Le troisème c'est de réduire le taux de clinquer et on a un objectif à 69 % donc de mettre moins de clinquer parce que c'est ce qui produit du du CO2. Et puis le troisème c'est la captation de CO2.
Alors, une cimenterie, ça produit quand ça va chauffer euh le calcaire, euh ça va produire du du CO2. Et notre rêve, c'est de capter ce CO2 pour le transformer. Alors, où on peut le transformer en l'additionnant à l'hydrogène et produire des safes, des ISAF ou des iméthanols pour faire voler les avions ou avancer les bateaux.
Ça semble très facile à faire comme ça. Pour ça, il faut avoir des crédits, ça coûte très cher. On se rend, on m'avait donné des des chiffres qui sont vertigineux.
Ce serait bien peut-être de pour avoir un ordre d'idée. Alors, on se rend pas très bien compte mais en cimenterie quand on change un four pour être un peu plus moderne, c'est pas le four de la cuisine. C'est 350 millions d'euros un four.
Quand on veut récupérer Ouais. quand on veut récupérer le CO2, en gros, on a fait des études, c'est un peu près 1 milliard d'euros. Ça peut se faire.
Ça marche très bien sur le papier. Dans certains autres pays, ils le font sans permis de construire. En Chine, ils ils arrivent à récupérer 30 % des cimenteries.
Ils l'ont fait très rapidement. Nous, on a déposé donc des dossiers pour le faire avec le plan France 2030. Il y a plus alors comment ça avance ?
Alors sur France 2030 donc c'est facile. Voilà zéro. On a eu zéro parce que on rentre pas dans les critères, ça va pas.
Donc on a de la chance, on a Innovation Found, le plan, le fond européen. Donc là nos nos ingénieurs ont beaucoup travaillé. On a déposé un gros dossier.
Beaucoup de mois de travail, d'années de travail, je peux dire. Conclusion. Ah ben je sais pas, on n'est pas rentré dans les dans les créneaux non plus.
Zéro h. Donc aux États-Unis, le temps d'une gestation, donc 9 mois, on dépose le même dossier. En 9 mois, l'État fédéral nous propose 500 millions pour décarbonner notre usine de Californie.
Moi, je comprends pas. C'est une technologie française. Je comprends pas pourquoi c'est pas chez nous que ça arrive.
Pourquoi on peut pas décarboner chez nous ? Tout le monde me dit "Mais madame, c'est génial ce que vos ingénieurs chez Vica font. C'est génial de décarboner 100 %.
Vous imaginez, on récupère 100 % des gaz d'une cimenterie. Et bien non, on n'y arrive pas. Je ne sais pas quoi faire.
Et vous devez entendre ce ce genre de de discours chez Team Force de Planète quand les gens débarquent pour chercher des du financement. Alors nous on on intervient, on est sur des échelles très différentes. Nous ce qui nous intéresse, c'est de vraiment intervenir sur des technologies de rupture.
Donc effectivement, on a reçu des dossiers sur les sujets de ciment de captation du CO2. L'accès au financement pour nous, il est évidemment hyper important, mais je pense qu'il y a vraiment les les critères finalement qui sont encore plus important que la quantité de capital, c'est plutôt la la le temps qu'on va qu'on va pouvoir dédier à une participation. Donc combien de temps on va pouvoir l'accompagner.
Euh nous on pense vraiment que c'est hyper important d'accompagner notamment sur de l'armorçage comme le disait Caroline 5 10 15 ans les participations et puis c'est aussi pas uniquement les fonds mais et je pense que chez EVICA c'est aussi la même problématique c'est vraiment qu'est-ce qu'on va mettre autour du capital pour que ça existe et que ça marche. Et nous aujourd'hui, la raison pour laquelle nos les innovations qu'on a qu'on a financé fonctionnent, c'est parce qu'elles trouvent leur marché, mais elle trouve surtout des talents, des clients, des fournisseurs, tout un écosystème qui est qui est hyper puissant en France et en Europe. Et aujourd'hui, ça devient un vrai sujet géopolitique.
C'est-à-dire qu'on a les talents, on a euh les compétences et le capital pour faire émerger des champions de la décarbonation en France et en Europe. C'est très important de de le voir aussi pas que dans l'angle climat mais dans l'angle finalement géopolitique. Vous avez quelques exemples à nous à nous donner de d'innovation ?
Oui, bien sûr. Alors celle qui est peut-être la plus simple à expliquer aujourd'hui, alors peut-être qu'il y a des personnes dans dans la salle qui travaillent sur les sujets de marine marchande. Donc décarbonation la marine marchande.
Aujourd'hui, il y a à peu près 100000 bateaux. Si c'était un pays, ce serait le 6e plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Donc c'est vraiment colossal.
Et puis en terme de de de capitaux, c'est 400 milliards de dollars par an de combustible fossile dépensé. Donc c'est vraiment colossal. Et donc Beyond the Sea euh c'est une innovation qui a été inventée par un des grands navigateurs du Vent des Globes.
Peut-être certains d'entre vous suivent qui s'appelle Yv Parlier qui a fait plusieurs fois le vent des Globes et il a inventé une un système de de de voiles de kite qui sont tractés à 150 m au-dessus des bateaux qui sont des vents en fait beaucoup plus puissants que les vents qu'on peut avoir sur un petit bateau de plaisance. Et euh c'est des voiles de kite extrêmement perfectionnés puisqueen fait elles sont pilotées par une intelligence artificielle automatiquement. Donc elle se déploie, elle se replie automatiquement euh euh et elles sont pilotées euh comme cela.
Euh et ça permet de réduire jusqu'à 30 % du combustible fossile sur des bateaux parce que aujourd'hui la marine marchande, on peut pas imaginer remplacer les 100000 bateaux, ça coûterait des milliards d'euros. C'est c'est un peu comme les fours pour le coup. C'est des c'est des c'est des équipements et des infrastructures qui coûtent extrêmement cher.
On peut pas imaginer mettre des biofioles pour le moment parce que c'est pas encore tout à fait perfectionné. On peut pas non plus imaginer rétrofiter donc faire des des mettre des batteries dans les dans ces bateaux là. Donc vraiment la ce qu'on appelle la traction vélique, c'est ce qu'il y a de plus prometteur.
Et aujourd'hui donc on a quand on a investi, il y avait une voile de 9 m² qui avait été tirée sur une plage sur le baston d'Arcachon. Aujourd'hui l'équipe s'est structurée. Il y a un pôle de RED. maintenant, c'est une entreprise de quasiment 50 personnes et euh ils sont passés de la voile de 50 m² à 100 m² à 200 m² et là ils travaillent avec des armateurs et notamment avec euh la marine nationale, donc l'armée euh mais aussi des armateurs français euh sur ces sujets-là et c'est là qu'on voit que accompagner les entreprises sur la durée et trouver notamment des effets de levier via BPI France via un certain nombre de de d'acteurs sur le territoire français, c'est extrêmement puissant et c'est déterminant pour le tissu industriel français.
Caroline Stelle, quels sont les besoins des entrepreneurs ? Qu'est-ce qu'ils vous disent quand ils viennent chez vous ? Alors euh nous quand ils viennent euh nous nous voir et euh j'invite euh ma collègue à venir nous voir euh pour euh pour voir si on peut pas faire quelque chose euh pour euh pour sa problématique parce qu'on a euh donc euh on on va voir une euh une société de gestion quand on a un projet qu'on narrive pas à financer euh au niveau bancaire ou lorsqu'on a besoin d'avoir un actionnaire à ses côtés financiers pour attaquer un nouveau marché euh changer sa chaîne industrielle pour la rendre plus performante énergétiquement, la rétrofiter et on on vient voir en fait une société de gestion de capital investissement ou de dette privée lorsqu'on a un projet un peu je dois le dire ambitieux.
Voilà. Et et franchement le projet euh est passionnant de de de captation de carbone. Ça c'est typiquement ce que font euh nos acteurs euh qui se sont spécialisés dans le durable.
Euh on a on a de plus en plus de sociétés de gestion qui ont soit euh enfin dédié leur activité à l'impact ou encore euh qui qui ont créé des fonds euh à coloration environnementale. C'est-à-dire qu'il s'engage déjà à faire un bilan carbone avec toutes les entreprises dans lesquelles ils vont investir, à poser euh avec un expert une trajectoire pour les les accompagner dans leur transition énergétique, mais c'est aussi ça va être pour les entreprises très consommatrices d'eau, ça va être le le recyclage des eaux utilisées dans le dans l'industrie. va être l'impact sur l'environnement direct de leur site de production.
Tout tous ces sujets là sont traités dans des dans des trajectoires et nos nos enfin les investisseurs que nous sommes, on est persuadé parce que d'abord on investit que dans du non côté. Donc, il va bien falloir un jour trouver un acquéreur pour notre participation dans l'entreprise. On est persuadé que la valorisation de vos entreprises et donc la valorisation de de de notre participation passera par des critères extraanciers, par l'amélioration des critères extra financiers, c'est-à-dire en quelques exemples et ben typiquement réduire le le l'empreinte carbone de l'entreprise, réduire la consommation en eau dans tous les enfin tous les consommables type eau, énergie sont des consom enfin viennent réduire la marge de l'entreprise et et savoir les recycler, savoir réduire cet impact là entraîne une meilleure compétitivité de l'entreprise et donc à terme une meilleure valorisation de celle-ci sur le marché quoi.
Alors on va bientôt vous donner la la parole dans la salle mais peut-être une une dernière question pour vous trois assez rapidement. Est-ce que vous est-ce que vous êtes raisonnablement optimiste sur la possibilité un jour de de passer cette fameuse transition écologique et de trouver les financement pour y arriver ? Peut-être vous madame évidemment qu'on est toujours positif heutement on serait pas là tous les entrepreneurs parce qu'avec tous les bâtons dans les roues qu'on a toute la journée dans dans nos au quotidien si si on était pas positif on serait pas là ça c'est sûr.
Maintenant il faut il faut pas être aveugle. On est quand même euh moi dans le monde du ciment tous les jours, je suis euh confrontée à des importations par exemple de ciment d'Algérie. J'ai un million de tonnes qui débarquent sur mon marché euh en noverne Ronald pour m'explique que c'est du décarboné.
Je vois pas ce que ça décarboné de le fabriquer en Algérie. Oui, il paye moins cher le le gaz. Oui, paye moins cher leur personnel.
Mais ça a rien de décarboné parce que en plus il y a tout le trajet en bateau et vous l'avez souligné, c'est très carboné. Si si les ports français pouvaient être des entréants de de produits décarbonés et inversement si nous on pouvait exporter des ça serait quand même assez génial. On n pas de frontière, on n pas on nous apporte sans arrêt des produits qui ne font concurrence.
Donc c'est extrêmement compliqué. Néanmoins, je suis très positive parce que je vais encore redéposer un dossier à l'innovation Fund encore peut-être une virgule de plus ou un alinéa sauté que j'avais peut-être oublié. J'y crois j'y crois.
Je j'y crois. Je passe mon temps à aller à Bruxelles à rencontrer Stéphane ses journées. Je passe mon temps à rencontrer nos sénateurs sur le début.
Je sais pas si je vais y arriver. Oui, peut-être que j'y arriverai pas mais mais j'y crois. J'y crois.
Et si on n'y croit pas, on était on serait pas tous là en ce moment et on pense qu'on ne perd pas notre temps parce que ce qui compte c'est aussi les réseaux. On a des réseaux qui sont très forts. Le réseau des conseillers du commerce ex de la France, le réseau du MEDF.
Je peux vous dire qu'on avait la chance d'avoir le présent l'archer chez nous là cette semaine et et les réseaux ça marche et je suis persuadée que je vais arriver à voir ces subventions et que je serai la première usine dans le monde à décarboner 100 % de mon CO2. Je serais très très fière de vous l'annoncer à tous. Je ferai une grosse fête pour vous, ça garantie et j'y crois et vous allez tous m'aider à à promotionner Vica.
Ouais. Et et ça va marcher. Et Scribe et Caroline Stelle.
Oui. En fait, je pense que il y a trois choses. La première chose c'est que nous ce qu'on voit dans le quotidien c'est que les Françaises, les Français, les citoyens sont prêts à investir dans la transition.
Aujourd'hui, il y a 130000 personnes qui ont investi à partir de 1 €. On a des institutrices, des ingénieurs, des gens de tous les corps de métier, des entreprises de tous les secteurs. Il y a une vraie envie de mettre des moyens sur ce sujet-là avec un seul un seul une seule boussole, c'est finalement combien de tonnes de CO2 vont être vont être économisés par par mon argent.
C'est la 2è raison de mon optimisme, c'est aussi qu'il y a des nouveaux outils qui se développent pour mesurer l'ff l'efficacité de l'argent investi. Notamment nous, on a participé avec l'ADM, avec l'ONU, avec plusieurs acteurs internationaux à façonner un nouvel euh outil extrêmement simple à utiliser pour le coup on a parlé de simplification extrêmement simple à utiliser qui s'appelle le dividende climat qui permet de savoir pour chaque euro investi en capital dans une société combien de tonnes de CEO2 ont été réduites. Et aujourd'hui, on a des grandes entreprises comme Descat. pas encore Vic mais peut-être des grandes entreprises qui génèrent des dans le climat comme des petites start-up et on a des grands fonds d'investissement comme Ring Capital, Serena Capital et des plus petits fonds spécialisés en climat qui utilisent cette métrique là et on sent une des raisons de mon optimisme c'est qu'on sent que le monde financier est en train de se transformer pour mesurer et d'ailleurs la puissance publique se pose ces questionsl quand l'État investit dans une société ou dans une initiative combien de tonnes de CO2 sont réduits ?
C'est des conversations qu'on a avec monsieur Christophe Béchu avec madame Elisath Bborn. c'est comment est-ce qu'on utilise au mieux l'argent public et c'est absolument fondamental et il y a de plus en plus d'outils qui se développent et qui ont vocation à des outils internationaux parce que l'idée c'est pas de faire des petites choses qui se qui se fagocitent mais qui sont vraiment très ambitieuses. Et du coup c'est la la troisème raison de mon optimisme c'est aussi que on voit que au sein des entreprises, au sein des institutions financières, on se pose de plus en plus la question de la valeur.
Qu'est-ce que la valeur ? La valeur territoriale, la valeur climat, la valeur financière. Et moi, je pense qu'à terme, on aura plus cette dicotomie financier, extrafinanciée.
On aura juste qu'est-ce que la valeur, quelle est la valeur sociétale ? Quelle est la valeur territoriale ? Quelle est la valeur climat que je crée ?
Et je pense que si on arrive euh à cette à finalement à cette nouvelle nomenclature, cette nouvelle définition, on va arriver à faire énormément de choses en matière de climat. Caroline Stelle, moi je pense qu'il faut aussi être positif dans le sens où on a déjà fait beaucoup de choses et je remercie le Sénat d'ailleurs pour les les les lois qui sont déjà passées. Je pense à la loi industrie verte qui qui a permis de de flécher l'épargne des Français vers vers le capital investissement. donc qui va permettre au au aux épargnants de se dire tiens et si je finançais les start-ups et les PME et les ETI de mes territoires pour leur permettre cette transition, on le sait, l'Épargne des Français est une épargne très longue dont la durée est complètement compatible avec les investissements dont on est en train de parler.
Donc c'est une très bonne chose que ce ce volant euh enfin ce fléchage a eu lieu. L'autre l'autre point qui va arriver et et les sénateurs l'ont voté l'an dernier dans la loi de finance 2024, c'est le programme obligation transition qui est un programme de garantie d'État permettant aux investisseurs d'investir dans de la transition écologique environnementale de manière garantie par l'État, c'est-à-dire en prenant moins de risque risque. Donc forcément, on a on attire évidemment plus de capitaux dans ces conditions là et c'est notamment pour financer des fours dans des cimenteries, des fours plus performants dans des cimenteries, c'est pour financer de l'infrastructure dans de l'industrie.
Voilà. Merci beaucoup à à toutes les trois. On a vu la la densité mais aussi l'optimisme que vous avez tout toutes les trois sur ces sujets fondamentaux que sont le financement et le climat.
Euh c'est votre temps de parole. Maintenant, c'est à vous hein de de réagir, de de poser vos questions, de nous faire part de vos interrogations, vos vos témoignages, vos réactions. Donc les les micros vont circuler dans la salle.
Voilà, déjà un un bah alors attendez, je vous ai j'ai dit monsieur d'abord. Alors, surtout présentez-vous bien s'il vous plaît euh les noms et le nom de votre entreprise. C'est important ensuite pour les les retransmissions.
Oui, merci beaucoup. Je m'appelle Franck Lef. Je suis le cfondateur d'un constructeur automobile qui s'appelle Loroto.
Nous fabriquons des voitures électriques en utilisant un principe qui s'appelle le rétrofit, c'est-à-dire que nous utilisons des voitures existantes pour les convertir, les moderniser. Ça permet d'avoir des voitures électriques pas cher, accessibles, avec une empreinte carbone nettement inférieure et avec une mobilisation maximum des ressources françaises qui peuvent exister tant pour la main d'œuvre. Voilà, une fois que j'ai fait ma pub, euh merci beaucoup tout à l'heure monsieur monsieur Ritman et monsieur l'archer.
Euh vous monsieur Ritman, vous avez empoulé deux termes qui sont particulièrement intéressants qui sont dialogue et confiance. Effectivement, ça doit être la base de nos collaborations. Après, dans vos deux discours, j'ai l'impression que subisse une espèce de dualité en se disant tiens, qui doit être au service de qui ? et et que vous expliquez que que le Sénat ou les chambres ont l'impression que les entreprises sont à leur service et que vous et vous attendez un retournement peut-être.
Euh moi je pense que ce qui est important c'est la confiance et le dialogue et c'est justement de créer des projets communs. Et ce qui est important c'est l'expression politique claire du projet social commun. Et à ce moment-là et le politique et l'industriel doivent servir ce projet.
Faire qu'une entreprise soit rentable. Bien entendu, mais pour moi, le premier intérêt de la rentabilité, c'est que ça donne à l'entreprise, à la collectivité les moyens de répondre au projet commun que nous nous sommes donné. En ce qui concerne, Merci beaucoup madame Vica, merveilleux votre intervention.
Je suis beaucoup moins optimiste en ce qui concerne la finance verte. Je vous invite tous à lire le le livre d'Alain Grandjan qui est absolument édifiant sur le sujet. Non, la finance verte, ça n'existe pas. les crédits, les le l'efficacité et la réduction des impacts est quelque chose qui dans la pratique n'a intérêt que une fois que vous avez démontré que non seulement la rentabilité é exactement la même, mais que surtout les systèmes économiques mis en œuvre étaient exactement les mêmes.
Alors que si nous voulons mener la transition et gagner même beaucoup d'argent en menant les transitions, argent qui va pouvoir être lui-même mis au service de l'accélération de la transition, il faut changer les modèles économiques, il faut changer les façons de penser et ça nous entrepreneur pour arriver à faire ça, ce dont nous avons besoin, c'est juste d'une expression très claire d'une volonté politique qui est celle du peuple et à laquelle et au service de laquelle nous nous mettrons tous au service. Ça nous évitera par exemple d'entendre, nous on a entendu récemment chez BPI France, un directeur d'investissement nous expliquer que le gouvernement se trompe dans sa politique de verdication de la mobilité et que l'avenir et que ce qu'il doit faire SIY, c'est inciter à l'importation massive de petits véhicules électriques chinois. Voilà.
Donc merci messieurs, faisons de la politique avant tout. C'est absolument nécessaire à la transition et au succès économique de entreprises. Merci beaucoup pour votre intervention.
Peut-être alors ce monsieur là-bas, s'il vous plaît. Ça marche là. Vous m'entendez ?
Oui, très bien. Euh donc moi, je voulais dire d'abord à quel point j'étais content qu'on parle de climat. Euh monsieur Larcher, vous avez pardon, vous pouvez vous présenter s'il vous plaît ?
Oui, pardon. Je suis Charles Ruban, je suis le je suis le patron d'une société qui s'appelle Verd et on est on fabrique des systèmes de purification pour des médicament biologique. Donc on 90 % de notre chiffre d'affair à l'export, 50 % aux États-Unis.
Euh ouais, bravo. On travaille pour Moderna, Pizer, enfin c'est c'est nos grands clients, on est petit boîte mais on est très très unique. D'abord, je voulais d'abord dire à quel point je suis vraiment très très content qu'on parle de climat.
Euh, on a parlé de climatoscepticisme tout à l'heure en disant que c'était préoccupant. C'est pas préoccupant, c'est alarmant. C'est vraiment alarmant.
Je pense qu' si on est tous là et qu'on a une conviction sur le fait qu'il faut changer quelque chose, bah il faut que les pouvoirs publics le fassent. Mais il faut que chacun d'entre nous, on soit conscient que on va à la catastrophe si on continue comme ça. Donc faut vraiment faire quelque chose.
Donc ça c'est mon premier point et je suis vraiment très très heureux de voir que c'est c'est dans nos c'est dans notre ADN quoi. Vraiment. Le deuxième point, c'est que je pense que euh je pense qu'il faut qu'il y ait un alignement financier et climatique.
Vous voyez ce que veux dire ? C'estàd qu'on ve à un moment donné, on ne peut pas faire en sorte que de développer des entreprises qui génèrent une profitabilité si jamais continuer travailler avec une source carbonée est plus rentable que l'inverse. Il faut mettre un prix au carbone.
Il faut vraiment que aujourd'hui à chaque fois que je fais des choix de d'énergie d'achat de mon kilow, il faut que mon kilow qui soit décarboné soit moins cher que mon kil carboné. Et donc ça va générer fondamentalement un changement dans l'économie qui est absolument majeur. Vous vous Donc ça c'est vraiment important et la réglementation là européenne, elle est absolument majeure.
Il y a les marchés de droit pollués, il y a le TS1, le TS2 qui sont en train d'arriver, qui sont des incitations qui sont formidables. Il faut que nous PME à chaque fois qu'on fait un choix majeur, quand j'achète de l'acier, l'acier décarboné, il doit me coûter beaucoup moins cher que mon acier carboné. C'est le contraire.
Moi, consomme beaucoup d'aciers. Je fais un bilan en carbone total sur tous mes produits, je refacture euh euh à mes clients, je les force à acheter la leur la décarbonation. Donc je je vends aujourd'hui des produits neutres en carbone.
Euh et je et je les incite du coup à discuter de bah tiens, si vous preniez un acier décarboné, ce sera peut-être moins cher. Mais en fait mon problème, c'est que l'assier décarboné, il est plus cher en fait aujourd'hui. Voyez ?
Donc je veux juste dire que c'est très très important aujourd'hui qu'on continue d'av de mettre un pire au carbone que ce prix au carbone il doit être progressivement je dis progressivement plus de plus en plus important pour qu'on ait des signaux d'investissement qui soient qui soient absolument majeurs. Et c'est pour ça que je suis très très fier d'être français, je suis très fier d'être européen dans un espèce dans un univers qui nous protège et qui donne le cap sur le le prix au carbone et il faut mettre un triocbone qui doit être progressif et qui doit être de plus en plus important. Merci beaucoup pour votre intervention. peut-être vouliez réagir.
Non, mais c'est effectivement il y a l'approche effectivement punitive et puis aussi l'approche qui encourage et je pense que nous notre vision en tous les cas c'est de se dire et le prix du carbone va évidemment être déterminant mais je pense que ce qui est intéressant c'est aussi de se dire comment est-ce que demain des entreprises qui décarbonent et qui par exemple génèrent des dividendes de climat vont valoir plus cher. Enfin l'actif va valoir plus cher vair en fait il va y avoir un goodwel climatique. Alors le mot goodwel c'est vraiment pas un mot français. en français.
Oui, parce que c'est la journée de la francophonie en plus et je sais que notre cher président Olivier Ritman tient. Donc ce sera un un bonus un bonus climatique, un un Allez, on valide le bonus, on accepte le bonus. une une survalorisation.
En fait, aujourd'hui, on on se dit il il faut que ce soit financier, c'est-à-dire que euh une une action qui génère des dividendes financiers, donc qui on s'offra pas le monde avec des entreprises en faillite. Donc c'est sûr qu'il faut qu'on ait des entreprises qui soient solides d'un point de vue financier, mais il faut aussi que parce qu'elle génère des dividendes de climat et peut-être même de moins des dividendes sociétaux, finalement bah l'actif est une triple valeur et qu'elle vaille plus que une entreprise qui n'a que une bonne valorisation financière. Et l'idée c'est de de voir aussi comment on peut aligner les intérêts et et faire en sorte que ces valeurs-là montent euh en en parallèle d'un d'un prix au carbone bien sûr.
Moi, je vois j'ai sorti toute une chaîne de produits décarbonés des cas. Aujourd'hui dans mes clients, il y a que 2 % qui m'achètent du décarboné. C'est un petit peu plus cher et ils veulent pas payer la différence.
C'est à quelle échelle la différence de pas grandchose. Il y a 3 € 4 € de plus. Quand je déconstruis une maison et que je reconcasse euh ces vieux matériaux et que j'en fais des granulas, si je les revends en recyclé, ça marche pas parce qu'ils sont plus chers que ceux que je vais euh prendre dans la nature.
Donc euh et je pense qu'il y a aussi je pense qu'il y a aussi une question de création de marché parce qu'en fait plus euh les technologies nouvelles vont se déployer rapidement, plus on va pouvoir ouvrir des marchés, plus on va pouvoir dérisquer et puis plus on va faire baisser les coûts. Et donc du coup nous typiquement chez Team Fortè, on a une réflexion très forte autour de ça, autour notamment de ce qu'on appelle la licence libre. avec une volonté de faire en sorte que la technologie soit protégée par des brevets et cetera, mais qu'il y a une façon de l'ouvrir dans un format assez euh classique avec euh un contrat, des droits, des devoirs, le droit de commercialiser, éventuellement de copier dans certaines conditions et cetera.
Euh et euh et puis des devoirs donc de évidemment de de faire des audits très précis pour s'assurer que tout le monde utilise correctement la technologie, mais ça veut dire que demain, on peut avoir euh euh bah une technologie décarbonante, un acier ou ou un ou un un ciment décarboné. qui se déploie simultanément dans plusieurs continents dans le monde, ce qui permet de massifier les marchés et de et de faire grandir euh euh les clients potentiels et du coup de faire baisser les coûts. Voilà, très rapidement.
Oui, très rapidement, je je voulais revenir sur le le côté punitif et et incitatif. Euh c'est exactement le le nous, on on investit l'argent d'investisseur et aujourd'hui évidemment il nous demande un retour sur investissement. Donc quand j'entendais monsieur dire il faut il faut repenser le projet d'un point de vue sociétal évidemment simplement euh moi je dois aussi faire je dois aussi composer avec la réalité qui est que un investisseur et je parle aussi des épargnants en français hein parmi nos investisseurs attendent un retour sur leur investissement.
Donc effectivement il y a le il y a le côté encadrement. On sait que les assureurs ont l'obligation d'investir dans des produits verts et cetera, mais il y a le seul moyen de de de boucler un cercle vertueux, c'est quelque part de faire en sorte que le verre devienne compétitif. Et c'est et c'est c'est là où où il faut qu'on arrive collectivement à trouver des idées pour rendre le produit décarboné plus compétitif que le produit carboné.
Alors monsieur s'il vous plaît. Bonjour mesdames messieurs. Je m'appelle Jean-Claude Be, je suis le PDG de la société Alliance en Franche Compté.
On est fabrique de la métallurgie des poudres. On est le dernier fabricant de métallurgie des poudres en France. Travaille pour l'aéronautique, l'armement, le luxe et le médical.
Euh alors, on nous a dit de dire quand on était pas optimiste. Alors, moi je suis pas optimiste, donc je vous le dis clairement. Euh ceux qui font les lois, ce sont les gens d'ici, mais ceux qui font la loi, sont les acheteurs.
Et moi, les acheteurs, ils me disent, je veux du green, mais je veux qu'il soit moins cher que la solution d'avant. Et ça, on s'est tiré une balle dans le pied en France. Moi, je aussi des très gros fours, je dise beaucoup de courant, des gigawatt.
On avait une électricité qui était pas chère en en 2019. Monsieur Mego vous l'a expliqué, je crois, il y a quelques mois ici. Et en ce moment, on a l'électricité qui est démentielle.
Le seul avantage qu'on avait en France face à l'Europe et à la Chine et tout ça, c'était qu'on avait une énergie qui était fiable et pas chère et ça, on l'a plus. Donc nous, si on n pas une énergie qui revient à niveau normal, on va juste claquer, c'est tout. Ouais, [Applaudissements] monsieur.
C'est 40 %. Oui. Bon, bonjour.
Je suis je suis pas patron, je suis simple directeur d'un groupe, un petit groupe, une entreprise familiale, 4500 personnes avec 27 représentations, je vais dire en France. Pardonnez-moi, vous pouvez nous dire votre nom ? Et donc je travaille dans le groupe de Lanchi euh à Guidel et à Lavelle.
On a plus de 1000 camions, donc on est des gros pollueurs. Euh non mais je je le dis mais on fait tout pour pas polluer. On était les premiers sponsors pour mettre un bateau qui a fait le tour du monde en énergie observeur avec quatre avec l'hydrogène, avec l'éolien, avec le l'électricité qui était produite et l'eau et la défragmentation.
On a des camions qui roulent à l'électricité. Euh, on a des camions qui sont au gaz, on a du on a on a tout ce qu'il faut, on on et on et on continue d'y croire. Simplement aujourd'hui, moi ce qui me gêne un peu dans les conversations qu'on a, c'est qu'on oublie le consommateur parce qu'on parle de décarbonation.
Vous vous en avez parlé un peu de vos clients. Là, on entend parler des clients, mais moi je vois mal tous autour de la table. Nos clients nous dire "Ben, je vais acheter mes boîtes de petit poids qui viennent de chez X ou Y et puis je vais les payer 20 % plus cher parce qu'ils auront été livrés par un camion électrique." On a c'est pas possible.
On oublie la on oublie les consommateurs, on oublie la grande distribution parce que effectivement c'est un combat permanent et quand il pas quand on n'est pas dans le prix et ben on nous fait un appel d'offre. C'est pas compliqué, c'est comme vous, c'est la méthode. On oublie aussi, je suis je suis optimiste, hein, mais on oublie, on n doute mais je vous expliquer comment on a fait.
On oublie aussi la réactivité, le temps de réactivité pour avoir une décision par rapport à l'État. Il y a trop de normes. On crée, on vient d'ouvrir une boutique en Pologne.
Ça nous a pris 3 semaines. 3 semaines. On a ouvert en Pologne 3 semaines.
On livre en Ukraine, pas de problème, ça passe. On est en Tqui, on y va tout de suite. Alors, en France, on est confronté à un problème.
On avait un gros chiffre d'affaires. On a une belle représentativité en Corse. On fait un bon boulot.
On est reconnu comme les leaders en distribution de poisson. On fait un bon boulot parce que la mara n'attend pas et si vous mangez du poisson pourri, ça n'ira jamais. Donc vous n'en mangerez pas une deuxième fois.
Donc la priorité c'est nos ce sont nos clients. Simplement aujourd'hui quand on y arrive plus, on demand un a permis de construire. Il bientôt falloir 3 ans pour construire un bâtiment. 3 ans pour construire un bâtiment.
Mais nos clients entre-temps, ils ont bougé. Ils sont plus les mêmes. Donc les clients bougent.
Ça c'est beaucoup trop long. Alors ce qu'on a fait aujourd'hui et ben on s'est associé avec un hollandais. On a pris du capital chez un Hollandais et on développe par la Hollande.
Alors aujourd'hui, je vais vous donner un exemple tout simple. Il part de Norvège parce qu'on a aussi une entité en Norvège 60 camions par jour de saumon par jour. Aujourd'hui, ils sont plus travaillés en France, ils sont travaillés en Pologne.
Et il y a des conducteurs qui roulent moins cher que nous, les Lituaniens, les Bulgares, les Hongrois, les Tèqus, tous qui font du transport de Varsovie pour revenir en Italie, pour aller en Espagne, pour aller au Portugal. Alors, ça revient chez nous parce qu'on fait les derniers kilomètres, ça revient chez nous. Mais aujourd'hui, les salaires là-bas de 4,70 à 6 € de l'heure.
Un moment où il y a trop de normes, il y a trop de charge et on est à côté de nos pompes. Donc il faut qu'on sorte du système. Je suis désolé de le dire si clairement mais mais vous êtes là pour ça aussi hein, pour dire euh tu vois, moi j'avais des toupies électriques, j'ai arrêté parce que c'était 10 % de plus et les clients voulaient pas le payer.
Donc j'ai arrêté les toupies électriques. Et la Norvège c'est le seul pays qui récupère le CO2 d'une cimenterie. Et qui est-ce qui investit ? l'État qui couvre tout cet investissement à 100 %.
Nous c'est pareil aujourd'hui pour pour servir en en de faire pour faire de la Hollande pour aller en Italie, on est obligé de travailler avec des des transporteurs roumains parce que le code du travail français est plus protecteur que la règlement social européenne. Donc on se faitquer, on peut même plus rouler avec nos conducteurs. Alors ça va bien parce que les Roumains ils parlent français, ils vont en Italie et le billet d'avion pour le cabotage, il coûte moins cher.
Donc on le on leur fait du 1 Bucarest à 50 balles. Et puis avec la Zade à feu si on rajoute la zone faible émission. Moi sur l'Iser 14 camions par jour qu'on a le droit de faire rentrer.
Alors on fait comment ? 14 camions par jour pour tout l'isser à moi. Oui, je vous en prie.
Bonjour. Bonjour. Philippe Roubalet.
Je dirige une entreprise qui s'appelle Symbios Technologie. Petite PME, on est 15 dans ma société. On essaie de monter nos effectifs, c'est fatiguant et on a beaucoup de mal.
Enfin, je vous raconte rien. Euh il y a, je voulais parler d'un d'un problème qui qui moi me met cher et qui a été un petit peu abordé, c'est vous l'avez en parlé un petit peu en partie, c'est le problème de la difficulté administrative. Alors, imaginez la différence, on a les mêmes règles, qu'on soit dans un groupe avec 10000 personnes que dans une PME à 15, les règles sont les mêmes et heureusement.
Sauf qu'à un moment donné euh la façon de gérer les règles, elle est pas pareil. Donc moi dans la petite boîte de 15 personnes, je l'ai expliqué au contrôleur fiscal qui est venu il y a 2 mois, euh oui, on a on a été retoqué sur du on est pas retoqué pour l'instant, c'est réflexion. Le CR, on est très créatif.
Alors, notre métier, on est sur l'eau. En gros, ça fait 21 ans qu'on arrive à mettre à transformer de l'eau euh de euh d'un creux, comme on dit dans le dans le Bon paysan en eau qui peut être potable ou consommable. On va travailler en France un peu partout sur le territoire en euh dans les DomTomes, Mayotte si ça vous parle.
Euh et donc voilà, on intervient un peu partout. Et donc je disais à l'inspecteur, je dis bah moi sur les exercices 2021, 2022, 2023, j'avais pas de de chargé d'affaires de de personnes au bureau d'étude. Donc c'est moi qui me coltinait ça.
Donc effectivement, on a déposé du crédit impôt recherche mais le formalisme il y était pas forcément. Donc moi, j'ai été transparent, j'ai fait visiter l'entreprise et tout allait très bien. Et il me disait "Mais je comprends pas, il y a des entreprises où c'est super bien organisé, il y a des beaux rapports et tout et je dis "Bah ouais mais ils sont combien ? 150 250 300 4000 nous on est 15 donc moi je peux vous montrer les résultats.
Après comprenez bien qu'il y a un petit peu de difficulté dans mon rapport j'ai fait de le le le l'analyse du temps qui a été passé en 2021 2022 2023 % de montant il a été consacré au recrutement. On essaie de monter aux effectifs, on a une difficulté de progresser. Et avant d'aller chercher quelqu'un qui est qui va pouvoir m'apporter du financement, j'essaie de monter cette marche de pouvoir faire les dossiers de financement.
Alors, en décembre, j'ai fait un dossier France 2030 Innovo. On a quatre brevets qui sont en cours de dépôt. Donc, il y a de la créativité, il y a des résultats, il y a des choses qui font en sorte que ça marche.
Euh premier de 2 janvier, on reçoit un courrier de des impôts comme quoi on va être contrôlé, 3 semaines à rédiger de façon rétroactive les dossiers. Euh donc voilà, ça ça prend du temps. Euh il y a quelques jours, j'étais en discussion avec le directeur de la DGFIP en Sonéloire parce qu'on est en Sonéloire et je lui disais "Monsieur le directeur, moi je rêve d'un pays où à un moment donné l'application des règles, il soit inversement proportionnelle au nombre à l'effectif.
Si vous donnez 10 jours à Framat pour faire une réponse au niveau du crédit impôt recherche, bah ils sont combien ? Ils sont 30000. Ben, si vous donnez 10 jours àome, vous me donnez 30000 jours et à ce moment-là, les règles elles seront équitables.
Donc, je pense qu'il y a aussi on a on a les mêmes problématiques. Par contre, il y a un déséquilibre et puis quand on est dans une PME, on nous demande d'être le directeur de DG FIB disait "Mais allez-y les PME, les start-up et tout, c'est c'est de vous que vient la créativité, c'est vous qui allez développer les choses." Et je ouais, d'accord.
Mais sauf qu'à un moment donné euh comment est-ce que je peux arriver à marcher avec les pieds dans le ciment ? Quoi ? Du ciment vicien sûr.
Alors oui, monsieur. [Applaudissements] Merci. C'est en haut ou en bas ?
Allô ? Oui. Collez bien le le micro sous le menton.
Et je colle le Vous m'entendez ou pas ? Très bien. Formidable.
Euh juste avant de me présenter, monsieur, je rebondis sur ce que vous dites, mais en en 30000 jours, euh les règles auront au moins changer 3000 fois. Alors, euh pour me présenter rapidement, euh Pierre Eben Cuiss comme ça, on vient je viens du nord euh à Tourcoin exactement de non et mon métier n'est pas le comme le vôtre. J'accompagne des entreprises, des chefs d'entreprise de TPE et des PME dedans et je vous écoute avec une attention juste très très forte.
J'écouté tout à l'heure monsieur l'archer, monsieur le président l'archer ainsi que les rapporteurs du rapport et à la question "Est-ce que vous êtes positif J'ai envie de dire oui positif sur la volonté et dramatiquement euh pessimiste sur l'application. Les Corse ont une formule que j'adore qui est de dire entre le dire et le faire, il y a la mer. entre la volonté politique et l'application concrète sur le terrain où effectivement madame Fica vous dites devoir retravailler un aliné à madame journaliste, excusez-moi Sophie, vous dites il faut avoir de l'obstination mais qu'on arrête d'avoir de l'obscination qu'on nous facilite la vie qu'on nous accorde un vrai droit à l'erreur dans une réponse à un appel d'offre dans une demande de subvention, c'est de l'inertie non pas au niveau politique mais au niveau applicatif.
Voilà, je rêve d'une France qui libère euh les réponses et donc l'énergie. Merci beaucoup pour ce témoignage. Euh madame la la prochaine fois, promis, c'est vous.
Euh bonjour à toutes et à tous. Donc moi, je m'appelle Tiffen Turluch. Comme mon nom l'indique, je suis bretonne.
Euh euh moi, je m'exprime plutôt avec une casquette petite entreprise. Donc il y a les grosses entreprises qui essaient de changer et il y a des entrepreneurs qui essaient de partir de zéro et de créer de nouveaux modèles, de nouveaux modèles économiques. Moi, je suis la fondatrice d'un nouveau modèle économique de flleuristes qui s'appelle les bottes d'anémon.
On essaie de travailler enfin on travaille uniquement en fleurs française de saison et sans mousse florale. On est moins d'une dizaine sur 12000 en France à réussir ça. Et en fait moi, je suis confrontée à la réalité de ce que c'est de chercher un financement quand on construit un nouveau modèle.
Euh et on est des entrepreneurs qui qui créons euh des entreprises avec un nouveau logiciel de valeur, mais on est confronté à des financeurs qui n'ont pas encore changé leur modèle de leur logiciel de valeur et leur logiciel de critères. Et donc je suis super contente que ça soit évoqué. Euh on me pose les mêmes questions que ce qu'on poserait à mon copain dans la tech.
Euh et et je m'exprime euh pour moi, mais tout tous les entrepreneurs à Impact que je connais et que je côtoie au quotidien dans le Morbillant euh sont confrontés au au aux mêmes problématiques. Et j'ai envie de poser de cette question : quand est-ce qu'on bouge sur les critères ? Quand est-ce qu'on on s'attache à des choses complémentaires qui auront le même poids, la même valeur que des critères uniquement financiers ?
Merci pour euh cette question. peut-être qui appelle une réponse Caroline Stelle parce que c'est c'est un vrai sujet hein ce décalage entre les très grosses entreprises que ça a été déjà évoqué les plus petites entreprises. Alors il est vrai que sur les petites entreprises, il y a un risque supérieur qui est pris par les investisseurs.
Nous, on on en fait on retranscrit les demandes de nos investisseurs, la rentabilité que ce soit l'épargnant encore une fois ou l'investisseur institutionnel, c'est ce que vous quand vous investissez quand vous avez une une assurance vie, vous vous attendez, même si c'est dans 20 ans, à ce qu'il y ait un rendement. Donc ça, on pourra pas changer fondamentalement ça. Par contre euh créer de la valeur avec de l'impact, ça c'est en train de changer.
C'est-à-dire qu'on est en train de de de faire évoluer les mentalités sur le fait que limiter sa consommation énergétique. Alors, c'est peut-être des exemples assez simples, mais ça a un impact sur la valorisation de l'entreprise et c'est un mouvement qui doit être global. On peut pas on peut pas se dire euh moi je vais je vais croire en la compétitivité d'une entreprise.
Donc là aussi, on a besoin que les pouvoirs publics mettent des règles du jeu. Et quand je dis pouvoir public, je pense évidemment à la France mais aussi à l'Europe et bien sûr on est dans une compétitivité internationale aussi. Donc il faut que la le le la création de valeur par l'amélioration des critères extraanciers elle se fasse.
Ça prend du temps en fait. C'est c'est malheur à dire mais ça prend du temps. Et dans le l'intervalle euh l'aide de l'État et notamment je rebondis sur ce qui a été dit sur le le dispositif Madelin qui est là pour accompagner l'innovation et qui a un très bon dispositif et qu'il faut péréniser.
Euh c'est une solution. Nous, on fait des depuis 20 ans maintenant, on fait des fonds de capital investissement dédiés à l'innovation qui qui accompagne des entreprises qui crée des solutions innovantes. Et c'est pas seulement dans la tech, je je le précise, on accompagne les entreprises qui veulent changer de modèle.
Voilà. Mais c'est vrai que le temps fait souvent euh défaut pour euh et notamment pour les petites entreprises très rapidement parce que je m'excuse quand même l'extra financier moi pour moi c'est l'enfer parce que c'est ça me coûte 3 millions d'euros supplémentaires. C'est 20 personnes mobilisées.
Ah si on parle de CSRD, je suis d'accord mais ouais mais et et alors je me sens pas tellement même si on est 10000 collaborateurs, je me sens pas grosse entreprise parce que justement la CSRD elle est pas assouplie pour les entreprises supérieures à 1000 personnes. Donc on a 1200 réglementations à à faire et c'est et c'est vraiment l'enfer. Et là, je vois pas ce que ça nous rapporte.
ça nous pénalise et cet argent on le met pas dans l'investissement, on le met pas dans la décarbonation, on le met pas dans l'avenir de de notre entreprise. Quand quand je parlais de critères extraanciers, c'était pas nécessairement à la réglementation européenne que je faisais allusion, mais plutôt au critères comme ce que fait Team For the Planet, c'est-à-dire mesurer ce que rapporte en fait le les améliorations la décorbonation à l'entreprise. Bon cher monsieur, cette fois c'est à vous. marche pas.
Alors, on peut on peut peut-être le changer si essayez. Ouais, c'est pas décidément. Bon, je ne savais pas qu'il y avait une censure au Séma.
Donc c'est bon, la parole est à vous. Voilà. Bon, Pascal Rook, je suis le président de la société Néotech basé en Tégaron.
Nous fabriquons des engins pour la construction et la maintenance des infrastructures ferroviaires, ce qu'on appelle les engins jaunes. Et nous sommes dans notre métier pionniers dans la décarbonation puisque nous avons entamé depuis 2017 une démarche d'hybridation de toutes nos machines et aujourd'hui donc l'ensemble des matériels que nous vendons sont disponibles en version hybride. Nous sommes un petit constructeur puisque nous sommes une société d'une centaine de personnes mais nous exportons un peu plus de 50 % de notre chiffre d'affaires dans le monde. principalement dans le monde occidental, c'est-à-dire Amérique du Nord, dont les États-Unis, malheureusement ou malheureusement, je sais pas ce qu'il faut dire aujourd'hui, l'Europe, l'Australie et donc je suis alors je fais partie des optimistes, je suis bien sûr convaincu par les principes de la décarbonation.
C'est un problème qui n'est pas que français, c'est un problème européen, c'est un problème mondial. Mais aujourd'hui, il faut quand même savoir une chose, c'est que les produits décarbonés, tant au niveau des études qu'au niveau de la fabrication des produits, ça coûte plus cher. Donc ça passe par une motivation, une éducation de la clientèle.
Nous, nos clients sont plutôt soit des grands donneurs d'ordre qui ont tendance à mettre le prix en avant plus que les critères de décarbonation. Ça c'est un problème sur le marché français. euh et donc qui aujourd'hui euh font que si on pense que les problèmes de construction euh je dirais à grande échelle vont résoudre rapidement les surcouss, ça n'est pas vrai.
Il suffit de constater l'automobile et on voit bien que dans l'automobile aujourd'hui euh l'automobile électrique reste euh plus cher que l'automobile conventionnel. Euh j'en profite à ce niveau-là. Euh alors je suis également président de la Chambre de commerce et d'industrie du Tanégaron.
Donc je vais peut-être je dirais la remarque que je fais peut-être à ce à ce titre là euh quand on voit aujourd'hui quand on parle d'éducation du client ou de d'apprentissage du client à la décarbonation, tant qu'il y avait des aides importantes, on a vendu des voitures électriques. Aujourd'hui, on vend moins de voitures électriques. Mais nos gouvernants européens sans se préoccuper aujourd'hui de savoir si les clients veulent ou ne veulent pas des voitures sont prêts ou étaient prêt à taxer les constructeurs européens. ce qui les aurait poussé à faire des accords avec des constructeurs chinois ou américains qui sont les plus grands pollueurs de la planète pour acheter le droit à pouvoir produire en Europe des voitures électriques.
C'est-à-dire que c'est pas se tirer une balle dans un pied mais carrément dans les deux pieds. Alors pour revenir sur le sujet des entreprises, donc nous sommes une entreprise, une petite entreprise, une PME, même si sans personnes, ça commence à être un peu un peu plus important que les petites entreprises que nous avons dans notre département qui sont souvent inférieurs à 20 voire 10 entreprises. Je vais reprendre ce qui a été dit tout à l'heure.
L'accès aux aides qui sont donc indispensables si on veut faire cette mutation, je dirais, vers le décarboné sont très très difficiles d'accès aux petites entreprises. Personnellement, nous avons développé notre hybridation sans avoir réussi à avoir un dossier validé par LAADM. Donc, nous avons fait l'autodéveloppement.
Je pense que je ne suis pas le seul, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas-là. Et je salue bah toutes les entreprises françaises qui font preuve de bonne volonté, d'esprit d'innovation et qui ont une volonté pour avancer. Mais c'est quand même regrettable.
On parlait tout à l'heure du CR. Il faut savoir que le CUR, les plus grands consommateurs en France sont quand même parmi du moins les plus grands consommateurs. Nous avons les compagnies d'assurance et les banques.
Je pense pas qu'il fasse avancer beaucoup l'industrie par ce biaislà. Et les malheureusement les PME, une société de moins de 10 personnes, c'est quasi impossible de monter un dossier d'aide. Déjà, on est perdu dans l'imbrogliot de toutes les aides qu'il y a.
Alors, notre métier en tant que chambre de commerce, c'est d'aider justement les entreprises. Mais c'est pas simple parce que les petites entreprises n'ont pas les interlocuteurs qui peuvent mobiliser en permanence pour pouvoir faire ce travail là. Donc, je pense que premier de la poulée de l'œuf, je pense que les aides sont quand même nécessaires pour accélérer la décarbonation.
Ou alors il y a une autre possibilité et là peut-être que nos gouvernants pourraient regarder ce qui se fait ailleurs. Nous avons une petite filiale au Canada. Au Canada, j'ai eu des aides.
Au lieu de monter des dossiers complexes, j'ai dû remplir Nous avons dû remplir un dossier pour montrer la solvabilité de l'entreprise. Nous avons eu deux agents qui sont venus. Un qui a étudié quels étaient les projets d'innovation globaux de l'entreprise, quel était notre métier.
Un autre qui a étudié le dossier que l'on avait. C'était pas une grosse aide, c'était 25000 dollars. Mais nous avons eu l'aide facilement, sans remplir de dossier.
Ce que nous avons rempli, c'est simplement quelques feuilles. Et puis si je vais plus loin, si je regarde aujourd'hui les charges sociales que j'ai sur mes salariés au Canada, si je regarde les charges que j'ai sur l'entreprise, si je regarde l'IS que j'ai sur l'entreprise au Canada et encore comme je suis étranger, j'ai un peu plus que les Canadiens, grosso modo, si j'avais les mêmes charges sur mon entreprise française, je multirai par multiplierai par plus de 2 et demi mes capacités d'investissement que j'ai actuellement et que j'autofinance. Donc je pense que euh il y a peut-être aussi cette notion d'entreprise vertueuse où on peut imaginer que la réduction de charge permettrait aux entopenistes d'utiliser directement des fonds qui seraient à leur disponibilité par économie de charge sans avoir besoin de tout cette euh de tout ce système d'aide qui est très difficile à les capter.
Donc les charges au niveau des entreprises et des PME en particulier, c'est quand même quelque chose de fondamental pour la compétitivité de nos entreprises. Voilà, je vous remercie. Merci à vous.
Monsieur, bonjour, je sais pas si vous m'entendez. Euh Romain Quincer, je représente la société MIP Group qui est basée en en Ronalpe. Alors nous, on est une entreprise de travaux euh notamment dans la rénovation énergétique.
Euh merci euh madame Sidovica pour vos interventions parce que moi je voudrais alerter sur quelque chose ou en tout cas faire une proposition. Euh dans le bâtiment, on est rég dans la rénovation énergétique pour les particuliers à un système d'aide qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas. Il y a des dispositifs d'aide qui sont mis en place par l'État euh et qui euh compliquent beaucoup la tâche.
Ça c'est une chose, on a des modifications régulière euh mais c'est le système et et on s'en accommode. Juste une proposition, aujourd'hui on est labellisé euh ce qu'on appelle calibat RGE. Donc euh on passe des qualifications pour pouvoir bénéficier, faire bénéficier nos clients d'aide publique.
Aujourd'hui, on se retrouve en face de concurrents euh que ce soit notamment sur des marchés publics ou que ce soit sur du marché particulier d'ailleurs euh où dans notre entreprise, on met en avant des produits industriels français dans l'isolation. On travaille avec des entreprises comme Ursa qui fabriquent proche de chez nous. On travaille avec différents fabricants européens et français mais qui ont des usines de de production en France et qu'on met en avant auprès de nos clients.
La clientèle particulier, il est sensible et on arrive effectivement à vendre un peu plus cher avec ce en mettant en avant ces produitsl. La clientèle publique, pas du tout. Euh il y a une question de prix et aujourd'hui quand on est même sur des bâtiments BBC et cetera, on préfèra faire un bâtiment BBC avec un isolant qui vient de d'Europe de l'Est et qui a fait des milliers de kilomètres plutôt que de prendre un isolant légèrement plus cher ou un produit légèrement plus cher qui sera fabriqué à côté.
Pourquoi ne pas qualifier et pourquoi ne pas mettre les dépenses publiques au niveau de la rénovation énergétique qui sont des montants énormes en qualifiant les entreprises qui travaillent avec des produits plutôt décarbonés en tout cas qui déjà ne viennent pas de l'autre bout de la terre. euh qui font travailler aussi des personnes qui viennent de France et qui font pas travailler des gens détachés qui viennent aussi de l'autre bout du monde ou de l'autre bout de l'Europe. Pourquoi on ne qualifie pas ces entreprises là et pourquoi on ne le réserve pas les aides publiques pour les projets de rénovation énergétique qui sont faits avec des produits proches de chez nous, décarbonés avec une certaine logique et voilà un certain bon sens paysan de ne pas faire venir des produits de l'autre bout de la terre pour faire une rénovation énergétique en plein milieu de la France.
Voilà, simplement une proposition. Plutôt que de qualifier des entreprises avec un calib qui ne veut sincèrement plus rien dire, qualifiez-les et donnez-leur la possibilité d'accéder aux aides publics à partir du moment où les produits sont décarbonés. Merci pour cette cette proposition.
Monsieur. Bonjour à toutes et à tous. Quentin Laurence, je suis le représentant de l'entreprise néolite dans le Ménéloire.
Merci pour l'invitation monsieur le président. Euh nous, on transforme des déchets qui sont non recyclables et non dangereux en matériaux de construction qui sont utilisés dans des bétons. Donc, on travaille conjointement avec des des cimentier.
Notre activité est donc aujourd'hui en enjou, on emploie 180 personnes grâce à des levées de fond. Aujourd'hui, on a trouvé un modèle de rentabilité et je vais faire écho à ce qui a été dit sur scène, grâce à des prix qui sont pratiqués sans green premium. Aujourd'hui, vendre plus cher, même quelques euros, ne fonctionne pas.
Donc, on doit trouver des modèles économiques qui sont résilients de ce point de vue-là. Je voulais porter la voix de de des start-ups industriels euh qui sont euh évidemment l'autre jambe à mon avis de la décarbonation de notre pays et de notre continent. Euh il faut travailler évidemment sur les industries existantes, celles qui ont déjà fait leur preuve, qui emploient, qui bah qui déjà ont des marchés installés et puis il y a ces entreprises là dont on fait partie qui se sont créées pour s'attaquer à à des enjeux de société.
Notre cas, c'est le déchetch. Je discuté à côté avec mon voisin sur le textile, on a les mêmes enjeux. Sur la mobilité, on en parlait tout à l'heure, l'énergie et toutes ces entreprises là doivent aussi être soutenues.
C'est notre cas par des fonds publics. On rencontre les mêmes difficultés que celles qui ont été évoquées par les chefs d'entreprise. Ici, on est aussi une entreprise, donc on a des lourdeurs administratives.
On a parfois des des incompréhensions d à à la préparation de l'implantation de nos usines un peu partout en France. Donc ça c'est aussi des des difficultés qu'on rencontre. Je je veux quand même donner une dose d'optimisme, c'est que ces entreprises que l'on porte sont des entreprises qui demain sont les entreprises de l'export pour la France.
C'est une manière de nous singulariser dans un marché international qui se braque, se contraint avec des coups de sang un peu forts. On a une stabilité. Il y a des entreprises qui veulent se décarboner, d'autres qui émergent pour ça.
Et à notre sens, on fait partie peut-être des fleures de main en complément de celles qui existent déjà. Et euh décarboner, c'est pas un grand mot, c'est pas parce que à l'autre bout de l'Atlantique, on a eu euh des remises en question de ces ces ces principes-là qu'il faut pas nous persévérer dans ce sens-là. Donc euh la voie qu'on porte nous, c'est celle-ci.
Euh il y a de l'ambition, c'est aussi de l'emploi qui est créé euh dans nos territoires. Nous, on a un projet d'implantation d'une dizaine d'usines d'ici 2030, 60 emplois par usine. Euh des actions qui sont non délocalisables, des usines qui recrutent des personnes pas ou peu qualifiées.
Et ça c'est aussi le le visage de l'industrie de demain en complément. Je j'insiste beaucoup là-dessus de celle qui existe déjà et que vous représentez en bonne partie. Voilà.
Et notre potentiel est énorme, un potentiel de décarbonation. Nous, on démarre une activité avec des contraintes économiques et des contraintes environnementales. Le modèle a été créé exactement pour répondre à ces deux variable là.
Et donc par essence, on remplit déjà les objectifs environnementaux et les objectifs économiques. Néanmoins, il y a toujours des difficultés notamment sur le volet administratif, je l'ai dit, et puis sur le volet financier. Faire émerger des jeunes entreprises comme les nôtres qui consomment beaucoup de cash he pour pour exister, c'est une première étape.
Il y a l'étape de ce qu'on appelle les scaleup. Euh alors comment est-ce qu'on pourrait euh Alors le Skylup, c'est le passage à l'échelle assez simplement. C'est euh le fait d'avoir déjà fait ses preuves sur un modèle euh de dans d'industrie relativement euh petit et de pouvoir montrer euh le passage à l'échelle sur des usines de grande capacité.
Dans notre dans notre cas, c'est un passage euh de 10000 à 100000 tonnes de capacité annuelle, ce qui est une étape importante qui doit se financer. Voilà le témoignage que je voulais apporter et je pense que c'est très partenariat euh et en tout cas c'est la logique qu'on a nous chez Néolite avec nos confrères et qu' sœur de euh des start-ups industriels. Merci beaucoup.
Merci à vous. Oui, madame, bonjour. Euh j'ai deux questions.
Euh je j'ai créé, je suis Christine Zacmer. J'ai créé deux entreprises sans aucun financement dont une start-up dans le numérique. J'ai deux questions sur 100 entreprises, quel est le montant financé de retour sur sur financement euh en France en pourcentage ?
Donc Sophie et disait tout à l'heure, moi je j'essaie désespérément d'avoir des financements, je les ai pas. Donc ma première question sur 100 entreprises françaises, quel est le pourcentage de retour si vous l'avez ? Deuxième chose, c'est une question mais sous forme aussi de retour d'expérience.
Quand est-ce que l'État français comprendra que nos business plans de TPE, PME sont faites à 1 ou 2 ans et pas à 5 ou 10 ans ? Et quand est-ce que la réactivité de nos financements sera effectif ? Merci.
Merci à vous. Peut-être. Alors là, vous parlez beaucoup de financement public tous.
Moi, je représente le financement privé donc voilà. Euh j'ai pas la réponse à votre question sur combien euh combien de de dossiers euh sur une aide publique euh sont finalement arrive au bout. Euh nous en financement privé, on finance évidemment pas toutes les entreprises qu'on rencontre.
Euh je enfin il y a une sélectivité des projets qu'on peut accompagner parce que on pense queon on va pouvoir créer de la valeur en plus de celle que crée naturellement le chef d'entreprise. Et c'est dans ces cas-là que les fonds d'investissement vont investir. Donc pour donner une réponse sur ce que je connais, nous on voit souvent entre 500 et 1000 entreprises et on en sélectionne une.
Voilà, on en accompagne aujourd'hui 11000 dont 8000 PME en France. C'est peu, c'est peu à l'échelle du nombre de PME, mais ça vient aussi du fait que on narrive pas aujourd'hui à lever massivement des capitaux. Et pour vous faire un petit euh juste un petit un petit comparable, en France, l'épargne des Français est investi à hauteur de 0,02 % dans les entreprises non côté.
Aux États-Unis, c'est 20 %. Voilà la la le Oui, il y a une appétence, il y a une appétence forte. Enfin là nous on est en train de lancer des véhicules d'investissement en direct dans les participations de Team for the Planet.
Et on a là, on a lancé Baby de si j'en parlais à lancer une levée de fond, on a on a levé 2 millions d'euros en 4 heures parce qu'en fait nos actionnaires sont hyper motivés à l'idée d'investir en capital dans des innovations de demain, donc les fameuses start-up industriel et je pense que aussi par rapport à justement la lourdeur administrative des complexités et cetera, deux choses d'accès d'accès d'accès à l'investissement. Tout à fait. Les épargnants aujourd'hui, ils ont peu accès il y a une question d'éducation aussi peut-être.
L'éducation, il y a l'accès où le le Parlement a déjà commencé à déverrouiller les enveloppes dans lesquelles vous investissez. Quand quand quand vous prenez une assurance vie ou ou quand on vous demande de faire la location dans votre PER, souvent alors sur les PER, les gens choisissent la gestion pilotée qui est proposée et souvent font aucune allocation personnelle. Euh c'est la même chose dans l'assurance vie hein, depuis enfin de tout temps l'assurance vie restait on restait sur les fonds monétaires et voilà on commence à à à pouvoir matérialiser euh sans opposer le monde du côté et du non côté simplement juste il y a des PME côté elles ont tout autant besoin de financement que les les PME côté mais nous nos fonds d'investissement comme je l'ai j'ai pu le dire tout à l'heure investissent à plus de 80 % dans des entreprises françaises 95 % en Europe.
Europe. Quand on va sur les gros fonds côté, on a une répartition géographie qui est mondiale. Un/3 en Europe, 1/3 en Asie, 1/3 aux États-Unis.
Donc si on veut quelque part que demain l'économie le le le tissu économique soit plus solide euh et et qu'on il faut flécher l'épargne des Français des Européens vers notre économie et et vers ces entreprises non côté pour le leur donner alors là je parle pas de subvention mais au moins des moyens d'action très longs donc de l'investissement très long pour permettre mettre ces ces de passer ces phases de transition qui comme vous l'avez dit sont pas rentables immédiatement. Vous l'avez tous dit. Vous avez tous dit que aujourd'hui vous avez vous aviez des problèmes à démontrer la rentabilité de vos produits décarbonés.
Aujourd'hui, c'est vrai. Dans 20 ans, ce sera on aura passé cette étape là. Alors quelque fois ça marche.
Moi une fois pour Argilor, j'ai obtenu sur un investissement de 60 millions, j'ai obtenu sur le plan France-relance 13 millions de l'État qui devaiit arriver que 5 ans plus tard qui sont arrivés plutôt parce qu'on les a convaincus et en fait il y a eu un retour sur l'investissement de l'État en 3 ans avec les impôts qu'on qu'on a eu à payer en plus sur le fait que ça nous procurait plus de chiffres d'affaires. Donc quelquefois la rentabilité elle est là. Ah, je salue mon ministre Laurent Saint-Martin.
Je voulais aussi remercier mon mon sénateur Damien Michal parce que grâce à lui, on a Trace qui qui a été voté, je crois, hier ou avant-hier ou cette semaine et on se rend compte qu'on peut simplifier que parfois Laanne, pardon Jean-Baptiste Blanc. Alors oui, mais moi en Iisser c'est Damien. Voilà.
Mais moi c'est en iser, c'est lui à qui j'ai affaire donc je que je vois que je relè et puis il a fait des grosses concertations publiques chez moi. Je je suis pas allé dans un autre département mais c'est vrai de rendre hommage à celui qu' qui a fait mais en tous les cas ça ça peut marcher. Donc il faut qu'on se batte pour aller jusqu'au bout pour simplifier certaines choses et on a vraiment besoin de simplifier pour aller plus vite dans nos entreprises.
Merci beaucoup. Merci infiniment à toutes les trois pour avoir pris le temps de de partager tout ça. Merci à vous d'avoir posé vos questions.
C'est donc la fin de cette première table ronde et vous l'avez effectivement souligné l'arrivée du ministre du commerce extérieur. On va donc en venir à notre deuxième table ronde intitulé commerce extérieur de l'ambition à la conquête. Je vous demande d'accueillir monsieur Philippe Verrand, madame Anne-Charlotte Frenenuchci et monsieur le ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger, monsieur Laurent Saint-Martin.
Bonjour à vous. Je vous en prie, on peut les accueillir chaleureusement s'il vous plaît. Merci [Applaudissements] beaucoup.
Le commerce extérieur en ce moment, vaste sujet. Euh monsieur le ministre, je vais commencer avec vous si vous le voulez bien. On est au cœur, on l'a évoqué de bouleversement géopolitique macroéconomique qui donne le tourni, qui donne le vertige.
Comment est-ce que vous qualifier la position de la France en ce moment dans cette période de grand chamboulet ? Merci beaucoup. Bonjour à tous.
Merci mesdames et messieurs les parlementaires, sénatrices, sénateurs. Merci monsieur le président, cher Olivier. euh pour l'organisation de ce de ce colloc.
Madame la présidente des conseillers du commerce extérieur, toujours un plaisir de de retrouver les entreprises, les représentants d'entreprise et qu'au parlement on puisse avoir ce temps d'échange précisément pour se poser d'abord un certain nombre de constats macro, mais si vous le voulez bien aussi parler quand même de façon assez micro de quelle est la vie des entreprises concrètement et quels sont les les les outils publics que l'on peut mettre en œuvre pour s'adapter justement à ces bouleversements. Le bouleversement géopolitique, la première chose à dire, c'est que il faut pas se raconter d'histoire. Aujourd'hui, la situation géopolitique dessine ou redessine les routes commerciales et en tout cas décide pour beaucoup quelles sont les relations commerciales entre les pays.
Et donc effectivement, on peut pas faire comme avant et on peut pas avoir des stratégies d'entreprise quand on regarde l'international comme avant. Et c'était déjà le cas, pour le dire de façon très schématique, avec la crise Covid qui avait été un premier grand bouleversement, la guerre en Ukraine qui a beaucoup impacté un certain nombre d'acquis et évidemment l'arrivée de Donald Trump pour son second mandat avec la question douanière qui bouleverse aussi en profondeur la relation que l'on peut avoir entre les États et en ce qui nous concerne entre l'Union européenne et les États-Unis qui vient s'accumuler avec la relation entre l'Union européenne et d'autres grandes puissances évidemment à commencer par la Chine. Donc pour répondre à votre question, quelle est le la position de la France ?
Je reprends votre question sur la situation actuelle. D'abord toujours rappeler parce que c'est important que la position politique de la France au sein de l'Union européenne et la Commission adopte cette stratégie là de façon très volontariste, c'est de garder, comme on dit un peu techniquement politique commerciale un agenda positif. Un agenda positif, ça veut dire quoi ? c'est que nous ne croyons pas dans l'intérêt de la hausse des droits de douane.
Nous ne croyons pas dans le moindre intérêt à rentrer dans une guerre commerciale. Nous n'y voyons que des effets négatifs. Évidemment pour nous-mêmes.
On n pas forcément le choix sur cette guerre commerciale. J'y viendrai. Ça c'est la partie de l'adaptation.
Mais avant de parler de l'adaptation, il y a un combat d'idées. il a un combat d'idées à mener et les échanges que nous avons parce que nous avons des échanges extrêmement fréquents avec nos homologues américains que ce soit au niveau de la Commission européenne ou au niveau français, c'est d'abord un débat sur la conviction de ce à quoi mène effectivement une période où l'augmentation des droits de douane soit annoncée soit effective parce qu'il n'aura échappé à personne qu'il y a quand même un vrai fossé entre les discours et la mise en œuvre réelle des sujets tarifaires. La question est de savoir est-ce que d'abord on arrive à convaincre nos homologues que aller dans cette direction-là n'a que des conséquences négatives pour tout le monde.
Et quand je dis pour tout le monde, je le dis aussi pour ceux qui initient cette politique là. Euh la l'augmentation des prix, la Fed en a encore parlé hier, c'est pas quelque chose de théorique, c'est pas fantasmé. On l'a déjà vu d'ailleurs avec le premier mandat de Donald Trump.
Vous avez d'abord dans ces situations là une première étape qui est un ralentissement économique des continents et des pays concernés. Puis vous avez un ralentissement des exportations sur les produits concernés. Puis vous avez des marges de la part des importateurs et des distributeurs qui sont en général un peu mangés et puis après vous avez une augmentation des prix.
Et donc ce cycle là qui est un cycle négatif est un cycle sur lequel nous devons évidemment nous préparer si les droits de douanes venaient effectivement à être confirmé. C'est le cas par exemple aujourd'hui sur acier aluminium comme ça avait été le cas lors du premier mandat de Donald Trump puisque ont été mis effectivement en œuvre pas que pour l'Europe mais pour l'ensemble du monde des droits de douanes augmentés sur l'aciel aluminium et les dérivés depuis maintenant quelques jours. La position de la France ne doit pas être après seulement une position de débat.
On n'est pas dans un sing tank quand on parle de droit de doigt. On n'est pas uniquement à se demander si c'est une bonne ou une mauvaise idée. On a une position très claire.
La Commission européenne a une position très claire. Il faut d'abord convaincre de reculer sur cette positionlà qui est néfaste. Si il y a des droits de douane qui sont imposés, alors il y a aussi de la responsabilité de la France et de l'Union européenne de savoir répondre.
De savoir répondre tout simplement pour démontrer que l'Europe est une puissance est une puissance qui parfois ne s'assume pas assez. Et ça c'est un combat français au sein de l'Union européenne pour dire qu'on a tous les atouts marché de 450 millions de personnes. Euh un marché unique est une force de frappe notamment pour nos alliés américains indispensable pour leur business de l'épargne privée supérieure à nos amis américains.
Un PIB évidemment extrêmement puissant et donc l'Europe doit se montrer à la hauteur dans un rapport de force qui nous est imposé mais sur lequel on doit savoir répondre. Et donc les mesures de rétorsion qui ont été annoncées par la Commission européenne, la France les soutient. Les soutient.
La question qui se pose d'un point de vue macro derrière ces mesures de rétorsion, c'est quelles seront les conséquences pour nos filières en en en escalade que cela peut créer. Et là, il y avait deux questions au gouvernement hier au Sénat là-dessus à juste titre. Il y a une filière par exemple aujourd'hui qui est exposée par des menaces, c'est la filière des vins spiritueux.
Vin spiritueux. Pourquoi ? Parce que dans l'ordre chronologique de ce qui s'est passé, il y a eu l'acier, l'aluminium qui a été passé à 25 %. des propositions de rétorsion européenne au 1er avril avec un certain nombre de produits américains dedans qui sont en fait les mêmes que ceux qui avaient été posés en 2018 lors du premier mandat Trump dans lesquels il y avait effectivement un certain nombre de produits qui sont le bourbon, le whisky, les vins.
Et c'est suite à cela que la menace du président américain d'imposer avec des droits de douane à hauteur de 200 % les vins et champagnes européens mais surtout français vis-à-vis du marché américain ont été ont été posés. Et là on rentre dans un moment de dialogue et de discussion avec les Américains. Musclés.
Oui. Enfin musclé. C'est-à-dire que c'est c'est un dialogue d'abord sur lequel encore une fois nous on considère que faire de l'escalade tarifaire encore une fois n'est jamais la bonne solution.
Et donc nous, on est tout à fait prêt à dire si chacun renonce à cette politique là, on est les premiers à le souhaiter, à le vouloir. Et donc là, on a un calendrier qui va nous amener jusqu'à début avril, peut-être un peu plus tard d'avril où on va se demander quels sont les secteurs et les produits américains sur lesquels on peut poser des listes de rétorsion sans que cela impacte trop nos filières. Et donc on est dans ce moment-là qui est un moment où nous nous sommes en dialogue continu avec les filières concernées parce qu'on a besoin aussi de les rassurer sur le fait qu'on veut les défendre et en même temps d'un point de vue macro, ce serait affaiblir l'Europe que de dire il y a pas de difficulté, mettez-nous 25 % sur l'ensemble de nos produits ou sur acier aluminium.
De toute façon, on répondra pas. Donc on est dans ce moment-là et la position française, elle est pas de guerre commerciale. Si des droits de doit nous sont imposés de façon injustifié et et injustifiable, alors l'Europe doit savoir mettre des mesures de rétorsion.
Et dans ces mesures de rétorsion, attention, regardons précisément quels peuvent être les backfires qui peuvent concerner nos filières et sur lesquelles peut-être il faut pas aller. On est dans ce momentum là à l'heure où on se parle et je comprends très bien que les filières, je parle des vins spiritueux mais il pourrait y en avoir d'autres, que les filières soient inquiètes, attentistes et et besoin de réassurance là-dessus. C'est pour ça que on mène un dialogue continu avec elle pour les rassurer sur le fait que non, on ne fait pas ça à l'aveugle et non, on ne fait pas ça sans s'inquiéter, sans se soucier des conséquences que ça peut avoir pour les filières.
Voilà, un peu pour vous résumer sur le sujet de la politique commerciale, où est la position française ? Alors, vous vous allez voir effectivement qu'au sein des entreprises, il y a certes de l'optimisme aussi beaucoup d'inquiétude et beaucoup de questions et vous aurez le temps de de poser vos questions. Je poursuis le le tour de table avec vous Anne-Charlotte Freducci.
Vous êtes présidente d'Ametra. Ametra Groupe, c'est 40 ans au service de grands programmes industriels. Ametra fabrique notamment l'électronique des avions de de chasse rafale.
C'est une pépite du savoir-faire français. Vous êtes dans quel état d'esprit vous en ce moment, vous qui œuvrez énormément à l'export, à l'étranger ? On peut parler d'inquiétude, vous avez raison.
Je je vais peut-être vous dire deux mots d'Ametra et de son modèle particulier qui est qui est plus un modèle de de d'implantation à l'étranger que d'exportation, mais vous verrez que on y revient. Chez Ametra, nous sommes 750 collaborateurs dont 650 sur une douzaine de sites en France et 100 en Tunisie. Nous avons également eu pendant 6 ans une usine en Inde.
Nous concevons et nous intégrons des équipements mécaniques, électriques, électroniques pour l'aéronautique, la défense, le nucléaire. À part nos activités qui se déroulent dans les bureaux d'études du type calcul sismique de résistance de bâtiments post Fukushima, ça on peut imaginer que ça reste en France et qu'il y a pas tellement d'impact lié au à cette guerre douanière. Dans nos usines, nous intégrons, nous assemblons des équipements qui peuvent être une grosse partie du hardware, des commandes de vol du rafale, des sous-systèmes de missile, des sous-systèmes de radar.
Donc tous ces tous ces équipements, puisque je vous ai dit que nous étions dans l'intégration, dans l'assemblage, tous ces équipements nécessitent que nous achetions de la matière, que nous le l'intégrions et puis que nous l'envoyons à nos clients. Donc nous avons ou nous avions si je compte l'Inde trois sites et notre modèle c'est depuis la France d'envoyer les composants primaires vers nos usines tunisiennes et indiennes et puis une fois que les sous-systèmes sont fabriqués de les réimporter en France et de les intégrer dans des systèmes plus importants, plus de taille plus significative. Donc en clair, à l'intérieur même de notre entreprise, pour livrer à la fin un client qui est surtout français, il y a de multiples allers-retours et je ne parle même pas du fait que nos composants avant qu'ils arrivent en France et que nous les renvoyons en Tunisie après les avoir testés et cetera euh viennent souvent de l'étranger.
Donc vous voyez bien que pour fabriquer euh un seul produit, un seul équipement qui va être livré de chez Ametra à Talè en France par exemple, on a déjà une multitude de flux internationaux. Et nous ce qui nous inquiète c'est non seulement la guerre douinière avec les États-Unis mais également les répercussions que ça aura sur le bloc asiatique chinois indien. C'est on parle pas seulement de de États-Unis Union européenne hein bien entendu.
Donc toute filière qui est très internationale et c'est le cas de l'aéronautique est susceptible d'être impacté de nombreuses fois étant donné les flux internationaux qui qui existent. Qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui ? Bah écoutez, on fait comme tout le monde.
On allume sa sa télévision, on lit ses journaux et puis on attend de voir ce qui va se passer. Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement chez Ametra ? On va pas fermer nos usines à l'étranger aujourd'hui.
Pas du tout. Euh d'autant que ces usines, on les a ouvertes à l'étranger pour défendre l'emploi dans nos territoires. C'est important de dire ça, je pense que c'est c'est même si c'est pas lié directement à la garder douania, vous me permettrez de faire passer ce message.
La nécessité de s'implanter à l'étranger pour les entreprises françaises, elle vient bien, en tout cas, c'est c'est ce que je défends moi, d'une volonté de protéger les emplois sur nos territoires. On on ne parle pas en tout cas dans des filières d'excellence telles que l'aéronautique, on ne parle pas de délocaliser l'emploi. On parle d'exporter une partie de la croissance de nos entreprises à l'étranger justement pour sécuriser, pour verrouiller les emplois dans nos territoires.
Si Améra ne s'était pas implanté en Tunisie il y a 20 ans et en Inde il y a 6 ans, on aurait pas aujourd'hui les positions chez nos clients à l'ais MBDA et cetera qui nous permettent de gagner des contrats qui nous permettent de défendre les emplois sur sur nos territoires. Voilà, ça c'était une parenthèse non mais qui était important de préciser ou que vous me permettrez de refermer. Maintenant dans la filière aéro, nous sommes donc dans l'attente comme tout le monde de savoir ce qui va se passer mais on ferme pas une usine en 24 heures.
Donc il y aura un temps d'adaptation qui qui sera beaucoup plus long. D'autant que dans ces industries de temps long comme l'aéronautique, on met 6 mois avant de certifier un nouveau fournisseur. Donc s'il faut retirer une fabrication des États-Unis ou du Mexique pour la rapatrier en Europe, ça va prendre du temps.
Et en attendant, que se passera-t-il ? Merci Philippe Verrand, vous êtes cfondateur et président de Biothèque dental. Peut-être d'abord rappeler ce qu'est Biothèque dentale.
Bonjour. Ben, Biothèque dentale, c'est aujourd'hui le leader des implants dentaires en France. Donc pour les personnes qui ont des implants dans la salle, il y a une chance sur trois que vous ayez un de nos implants en bouche.
Donc j'espère que ça se passe bien pour vous. Euh plus sérieusement donc nous sommes spécialistes de tout ce qui est solution donc implantaire et orthodontique. Donc orthodontique c'est pour l'alignement des dents et aussi donc la prothèse dentaire numérique avec une spécificité c'est que nous avons parié sur la fabrication française.
Donc je suis un fervant défenseur des qualités de notre pays donc de l' de l'origine France garantie et j'ai rien trouvé de mieux il y a quelques mois que de fermer notre usine américaine pour la rapatrier en France. Précisez bien que vous n'aviez pas vu du tout l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Non.
Oui. Donc ça a été pris simplement sur des raisons économiques parce que on fabriquait le même produit donc aux États-Unis en France et avec une meilleure productivité en France. Alors, ça peut paraître euh ça peut paraître euh un peu à contre-courant de ce qu'on contre courourant mais mais pourtant c'est la vérité.
Donc tout simplement parce que on a eu la chance de d'investir beaucoup dans la technologie, dans l'innovation et on a aujourd'hui un savoir-faire qui est très particulier et donc une usine que je vous invite à à visiter si vous venez près de Salon de Provence donc qui est absolument unique et magnifique puisqu'on fabrique des millions de produits sur mesure. Donc c'est une spécificité donc en tous les cas c'est un peu l'ad de notre groupe et voilà et donc nous étions plus rentables en France de meilleure qualité et donc on a pris la décision avec nos partenaires américains de fermer l'usine américaine euh donc il y a 6 mois et donc fin mars donc notre usine aux États-Unis sera fermée et toute la production donc va arriver en France donc on croise les doigts pour que le 4 avril on n pas à 25 % de de droits de doig plus sur les produits qu'on va réexporter aux États-Unis mais voilà J'ai beaucoup entendu de messages sur l'optimisme, le pessimisme euh positif, négatif. Bon, nous les chefs d'entreprise donc moi je suis plutôt sur la fin donc évidemment euh mais ça fait je dirais que ça fait 30 ans que que qu'on a les mêmes rangaines.
C'est vrai que ce qui arrive en ce moment ça ça s'additionne donc après les crises sanitaires, les guerres donc auprès de nos portes de là maintenant. Donc euh de nouveau des des actions particulières donc et la géopolitique qui vient je dirais perturber nos décisions au quotidien qui sont pourtant très difficiles à prendre. Euh mais on s'est toujours relevé donc donc je me dis que et c'est comme vous voilà, on ferme pas une usine en 2 jours.
Voilà. Ben je moi j'attends des jours meilleurs donc je croise les doigts. Je suis de la cité de Nostranamus aussi donc et je sais qu'à salon voilà on est très positif donc on va y croire et puis on va faire confiance aussi à nos représentants de l'État.
On va faire confiance à nos élus et puis inchallah comme on dit hein. H Merci monsieur le ministre. Il y a peut-être un petit peu de fatalité quand même dans dans ces discours qu'on entend.
Alors oui et non parce que alors moi je m'en remets à à aucun Nostradamus ou autre aucun. Je me remets à l'action publique laïque par ailleurs. Non, parce que j'entends quand même dans dans vos messages une inquiétude très légitime et je pense que à mon avis elle traverse cette salle sans aucune difficulté et au-delà le paradoxe de ces séquences là, c'est qu'il y a énormément d'opportunités à saisir.
Il y a énormément d'opportunités à saisir. que vous disiez madame la présidente sur le fait que non seulement on va pas fermer des des usines mais je pense que il y a un regard sur la diversification des débouchés commerciaux à avoir en ce moment précisément ce qui me frappe moi comme ministre du commerce extérieur c'est tous les échanges bilatéraux que j'ai avec des pays qui regardent l'Europe et la France au sein de l'Europe qui n'est évidemment pas un pays comme les autres comme une opportunité de partenariat stratégique sur lesquels on peut avoir des investissements croisés qui augmentent parce que ce que vous avez dit est très juste. Il faut Je sais qu'en France on a toujours ce ce mauvaise habitude de croire que ce qui est français est universel mais le sujet de Donald Trump contrairement à ce qu'on pense c'est pas la France ou ou l'Union européenne d'abord c'est assez loin dans son ordre de priorité c'est d'abord les États-Unis trois fois et et et après ses voisins pour des raisons qui n'ont rien à voir. la Chine, le Pacifique et après l'Europe.
Il faut il faut pas se tromper faut pas se tromper de priorité américaine. On n'est pas le centre de ces préoccupations. Pourquoi je dis ça ?
Parce que le monde est aussi très impacté par ce qui se passe et le monde a besoin de partenaires de confiance y compris européen. Et ce que je disais en introduction sur l'agenda positif, c'est pas pour faire joli pour se dire que nous on est vertueux et avec des valeurs supérieures et que de toute façon qui se passe dans le monde nous on sera toujours plus positif que les autres. C'est pas du tout ça.
C'est une stratégie commerciale pour dire s'il y a des zones du monde qui ont envie de commercer davantage avec nous, on est prêt à en discuter. On a même envie de le faire. et donc que nos savoir-fa innovation, nos industries de pointe, notre recherche et développement peut trouver des débouchés nouveaux sur lesquels on était peut-être jusqu'à maintenant pas tout à fait au niveau, je pars dans 2 heures en Amérique latine.
Je le dis clairement, la France en Amérique latine doit avoir des parts de marché plus importantes que ce qu'elle a aujourd'hui. On est clairement en dea de notre potentiel sur le marché d'Amérique du Sud. Mais pardonnez-moi, mais pour aller à l'étranger, il faut être confiant chez soi déjà.
Oui. Comment est-ce qu'on l'a cette confiance ? Alors ça, je je vais revenir là-dessus.
Ça, c'est la question de la compétitivité et de l'accompagnement à l'export. Mais d'abord, il y a quand même une question d'état d'esprit. Il y a une question d'état d'esprit, c'est de faire des grands bouleversements mondiaux dictés par d'autres des opportunités de diversification.
Et ça c'est pas une méthode couée. C'est pas se dire vous inquiétez pas tout va bien, vous avez qu'à regarder ailleurs. C'est pas ça mon sujet.
C'est que de façon très concrète, il y a des contrats business qui attendent les entreprises européennes et françaises en Asie du Sud-Est, en Asie du Nord-Est. La Chine, pardon, ne regarde pas tout à fait pareil depuis 3 mois non plus. Ça, il faut le regarder.
Je reparle de l'Amérique latine. Il y a beaucoup de potentiel en Amérique latine sur lequel les produits et la qualité française est attendu. C'est quoi la France dans le monde comme regard et comme réputation ?
La France dans le monde, c'est de l'innovation, c'est de la RD, c'est de l'énergie pilotable moins carboné qu'ailleurs. Et c'est un certain nombre de secteurs d'excellence très reconnus, l'aéronautique, l'agroalimentaire, le luxe, les cosmétiques, un certain nombre de grands flagships sur lesquels on est vu. Tout cela, pardon, mais on a un terrain de jeu international sur lequel il faut aller.
J'en viens à votre question maintenant. Comment est-ce qu'on le fait pour accélérer à ce moment-là ? Moi, je crois que nous on a un travail au gouvernement, c'est d'ouvrir beaucoup plus les routes commerciales sur d'autres pays avec l'Union européenne et ça on le fait.
On est précisément là-dedans. J'ai lancé avant-hier les assises de la politique commerciale pour qu'il y ait une réflexion avec toutes les filières et tous les représentants d'entreprise pour savoir secteur par secteur quels sont les débouchés géographiques sur lesquels on devrait pouvoir accélérer et aller chercher en relation bilatérale plus de capacité et plus de simplification à avoir à l'export. Et après, il faut que le conseil et l'accompagnement et le financement à l'export soit beaucoup plus puissant en France.
Et pour ça, il y a le conseil présidentiel du commerce extérieur qui aura lieu au mois de mai. Ça sera un rendez-vous important parce que dans ce contexte-là, on a besoin de libérer les énergies de l'export. La France est un pays qui n'exporte pas assez par rapport à son potentiel, par rapport à sa richesse nationale.
On n pas assez d'entreprises françaises qui partent à l'export. On a nos fleurons, on a pas assez de TI, ça c'est un problème structurel, mais on a pas assez de grosses PME qui vont à l'international et qui le pourraient là-dessus. Donc je sais que le béabas de tout ça, c'est la compétitivité.
Je connais le débat et vous avez raison. Mais il n'empêche que aujourd'hui vous avez ce qui s'appelle la Team France Export avec des outils d'accompagnement pour réussir à l'international. C'est Business France, c'est BPI, c'est les chambres de commerce, euh c'est les CCE, c'est euh les douanes.
Tout ça c'est à la disposition des entreprises pour être meilleur à l'international. Tout ce que aujourd'hui vous pouvez voir comme potentiel et comme opportunité de déboucher commercial, il faut se poser la question de comment est-ce qu'on s'en saisit et comment est-ce qu'on peut l'accélérer là-dessus. Donc simplification, diversification et puis aussi un sujet d'incarnation de marque France, je pense à déployer de façon plus forte à l'international et ça aussi c'est euh c'est ce qu'on va lancer à partir du mois de mai.
Alors avant de de vous donner euh la parole, peut-être une réaction à ce qui vient d'être dit euh madame Fredenucci sur cet encouragement. Vous vouliez vous m'expliquiez que vous il fallait absolument préserver cette approche laboratoire des implantations à l'étranger coûte que coûte. Oui, effectivement ce que je peux rajouter à ce que vient de dire monsieur le ministre, c'est un témoignage sur la richesse des outils qui existent pour encourager les entreprises françaises à s'implanter à l'international.
Quand Ametra a envisagé de s'implanter en Inde, c'est à ce moment-là que j'ai découvert les conseillers du commerce extérieur qui sont un un une formidable organisation qui conseille qui accompagne de manière bénévole les chefs d'entreprise qui veulent s'implanter à l'étranger. J'ai rencontré quelqu'un qui travaillait dans un secteur d'activité très différent du mien qui m'a donné un certain nombre de de conseils, d'encouragement, qui m'a servi de mentor sur cette implantation en Inde et j'ai été tellement convaincue que je me suis ensuite engagée pendant un certain nombre d'années. Je viens d'en sortir, pardon, dans les conseillers du commerce extérieur.
On peut pas tout faire éternellement, mais en tout cas, c'est vraiment un un un groupe extrêmement intéressant, puissant. Et grâce à ce conseil, je me suis sentie accompagnée tout le long par quelqu'un qui était une sorte de de mentor qui m'a expliqué comment comment m'implanter en Inde. On y resté 6 ans, on a gagné un contrat, on y resté 6 ans.
Ça nous a permis de gagner des positions en France qui restent encore aujourd'hui, même si notre contrat s'est terminé. On a fermé le le l'atelier qu'on avait là-bas. Et nous avons également été accompagnés par BPI qui a sécurisé les l'argent qu'on a mis dans cette usine à l'export.
Bref, toute cette team export que vous évoquez, monsieur le ministre, elle a elle a un avantage, c'est que le chef d'entreprise qui à un moment se retrouve seul face à son carnet de chèque et doit prendre le risque, souvent en ayant une hypothèque sur son appartement et cetera, doit prendre le risque d'aller à l'export, ce chef d'entreprise se sent un peu moins seul, se sent un peu plus accompagné, un peu plus encouragé. Mais effectivement, à un moment, il y a quand même un saut de la foi quand on part vers l'export. Et donc euh si j'ai un message à faire passer, c'est celui-là, c'est allez-y, allez-y vraiment.
Alors, sachez pourquoi vous y allez. N'y alliez pas comme ça la fleur au fusil. Sachez pourquoi vous y allez.
écrivez votre plan stratégique, trouvez euh les atouts que la team export peut vous peut vous apporter et puis foncer parce que une entreprise française qui reste à l'intérieur de l'hexagone est toujours moins solide qu'une entreprise française qui a réussi à s'implanter sur d'autres marchés quel que soit son modèle, que ça soit de l'exportation, que ça soit une usine, que ça soit un bureau commercial, bref, différents modèles existent. Mais allez-y, votre entreprise n'en sera que plus solide si vous avez bien construit votre plan stratégique. Monsieur Verran, votre message.
Nous, nous sommes déjà leaders en France, donc de toute façon, j'encourage évidemment comme ça a été dit et c'est une évidence. Donc, il faut aller il faut aller sur le marché sur les marchés internationaux, quoi qu'il se passe aujourd'hui de toute manière. Donc, il y a évidemment des pays où ce sera plus facile que d'autres euh jouer sur ce grand terrain de jeu européen.
Donc aujourd'hui, monsieur le ministre l'a dit, c'est vrai que on a ce terrain de jeu qui est merveilleux et on a oublié cette facilité, on l'a vu avec l'Angleterre donc quand elle est sortie donc de l'Europe, donc repartir sur les les dédoineranés des produits et cetera, c'est des choses avoir un représentant local pour pouvoir vendre des produits en Angleterre, c'est quelque chose qu'on avait oublié. Donc pensons à cette chance qu'on a donc sur ce terrain de jeu là. Et puis l'Amérique latine, c'est vrai.
Donc il y a il y a aussi beaucoup d'endroits en France où où nous sommes pas nous les entreprises françaises et où c'est vrai que chaque fois que je vais à l'export, j'ai toujours cette cette mer il y a une attention particulière pour les fraudis français. Donc vous avez oublié monsieur le ministre de citer les les dispositifs médicaux. Donc ça fait aussi partie des fleurons et et des pépites.
Voilà donc en tous les cas nous on en fait partie. Euh et c'est vrai que les produits sont de qualité clairement et nos produits sont reconnus comme de qualité et donc il faut en profiter. Donc oui bien sûr aller aller à l'international tous et profitons de toutes les structures qui nous accompagnent, vous l'avez dit et c'est vrai, on a cette chance.
Merci beaucoup. Bien c'est votre moment. Ah bah voilà, une première réaction.
N'oubliez pas de bien préciser votre nom et le nom de votre entreprise s'il vous plaît. Merci. Oui, avec grand plaisir.
Ça fonctionne. C'est bon. Très bien, super.
Euh je m'appelle Uber Mot euh et j'ai initié une entreprise qui s'appelle La vie et belt, donc je suis désolé, monsieur Ritman, il y a il y a du franglis dans ce mot. Euh mais bel belte pour ceinture, ceinture en anglais puisque on fait des ceintures qui rendent la vie un peu plus belle euh par rapport à la à la table ronde de tout à l'heure. C'est une innovation de rupture que j'ai lancé il y a 8 ans à la fin de mes études d'ingénieur.
On est 8 maintenant, on est en autofinance et concrètement, on fabrique des ceintures. On est basé à Roubé dans le nord. un un territoire qui a été un peu dévasté par la délocalisation, on le sait, dans les années 90 notamment.
Et le concept, c'est de partir d'un déchet pour faire un produit. Alors, la ceinture que j'ai dans la dans la poche ici, elle est faite avec un pneu de vélo. Ça a été le point de départ.
On va atteindre les plus de 100000 pneus de vélo revalorisés en ceinture. Et ma question, elle est simple, c'est comment face à une à ce produit euh enfin, je vais la tourner autrement, on a d'un côté une ceinture qui revalorise une matière. Donc d'un point de vue écologique, on est bien euh qui favorise l'emploi dans une ville dévastée comme Roubé où il y a 44 % de la population qui est en dessous du seuil de pauvreté.
Nous on a créé un atelier solidaire. On forme des gens éloignés de l'emploi pour confectionner. On est h dans l'atelier.
Euh bref, une ceinture qui a beaucoup de valeur d'un point de vue social, d'un point de vue écologique, d'un point de vue du style aussi. Elle est originale, elle est solide, elle est durable. Et en face de ça, on a une ceinture bah qui potentiellement vient de la Fast Fashion, qui nous vient d'atelier dans des camps de travailour en Chine qui a clairement pas les mêmes valeurs d'un point de vue humain, d'un point de vue social.
Euh et comment être euh compétitif qui a un mot qui revient souvent face à ça. Euh je suis plutôt optimiste parce que je crois qu'il y a des solutions et j'en ai deux à vous proposer. Euh déjà merci monsieur Larch d'avoir parlé de ce climat des climatosceptiques et de ces idées qui sont encore trop présentes.
Mais j'en viens à ces deux solutions. La première pour moi, c'est de favoriser motiver les entreprises à garder de l'emploi en France, de l'emploi social surtout, à revaloriser les matières. Et pour ça, on travaille avec le sénateur Guillin Cambier sur comment mettre du bonus pour les produits qui changent le monde dans le bon sens.
Et puis la deuxième solution, et vous l'avez entre les mains, il y a une loi en ce moment et ça va passer la semaine du 16 mai au Sénat sur ce qu'on appelle la phase fashion. Alors encore des mots anglais mais la mode rapide finalement. cette mode justement qui vient potentiellement de ma deuxième ceinture euh pour l'encadrer encadrer cette mode qui détruit l'emploi dans nos pays qui détruit un peu plus et toujours plus la planète. 10 % des gaz à effet de serre viennent du secteur de la mode sur les émissions gaz à effet de serre à l'échelle mondiale.
Et donc ça c'est je crois qu'il y a des sénateurs et des gens qui ont de l'influence dans cette salle. S'il vous plaît aidez-nous et votez cette loi pour encadrer cette mode rapide qui détruit. Merci.
Merci à vous. peut-être une une réaction sur ce déséquilibre constant effectivement entre le côté très bons élèves des Français sur la durabilité sur Oui. Enfin d'abord je félicite ce chef d'entreprise pour tout ce qu'il fait.
Je pense que le faire de en plus dans un territoire historiquement faire de lance du textile, je trouve que c'est évidemment extrêmement fort et il faut le soutenir. C'est plus que être c'est pas une question d'être bon élève, c'est c'est une question de rendre compétitif et de permettre à nos entreprises d'être compétitives en défendant, pour reprendre les les termes de monsieur, non seulement une qualité de produit mais aussi effectivement la défense d'un certain nombre de valeurs. La compétitivité doit pas être l'adversaire de la qualité, doit pas être l'adversaire du respect de l'environnement.
La compétitivité, ça doit pas être l'opposé systématiquement de ce en quoi on croit. Et je reviens à mon sujet européen du début. Euh on a eu raison, en tout cas c'est ma conviction, on a eu raison de faire de l'Europe une plateforme pionnière et d'excellence en terme d'exigence environnementale.
On a eu raison. D'abord parce que d'un point de vue commercial, ça fait de nous un territoire avec un avantage comparatif vis-à-vis du monde. Ça, on l'oublie trop souvent.
Mais le regard que l'on a vis-à-vis de l'Europe et notamment vis-à-vis de la France en étant en avance sur un certain nombre de sujets notamment lié à l'environnement, au respect d'un certain nombre de normes sanitaires qui d'ailleurs nous font avoir des rapports de force dur sur les accords commerciaux maintenant et c'est tant mieux parce que ça démontre qu'on est monté en exigence là-dessus mais ça ne doit pas empêcher nos entreprises d'être compétitives. et je souscris les propositions que vous avez évoqué, notamment celle sur la Fast Fashion qui est un désastre mais à tous les niveaux à tous les niveaux climatiqu pour la compétitivité de nos entreprises. Je glise juste au passage qu'il appartient aussi à nous-même comme consommateur de décider de ce qu'on veut faire de la face fassionne.
Voilà. Et comme on n'est pas dans un pays à économie administrée et que je ne le souhaite pas, je pense que c'est bien aussi qu'il y a une prise de conscience citoyenne de ce qui se passe sur ce sujet-là. qui est absolument ravageur.
Parenthèse refermée là-dessus, la compétitivité de nos entreprises en Europe, à un moment donné, il va falloir aussi se réveiller sur la réglementation que l'on impose à nos boîtes. Et donc euh, j'ai pleinement conscience que l'ambition que l'on a eu d'un point de vue sanitaire et environnemental a eu comme conséquence d'aller trop loin sur la réglementation et notamment sur le reporting demandé aux entreprises et notamment au PME. Moi ça, j'en suis profondément convaincu.
Donc il y a, il faut pas avoir peur de le dire, il y a une marche arrière à faire là-dessus. Regarder comment est-ce qu'on peut garder cette exigence là sans rendre la vie des PME épouvantable. Pas que les PME d'ailleurs, hein, TI est grand compte aussi.
Comment faire en sorte que notre compétitivité peut aller de pair avec une exigence de qualité encore une fois et en faire une force et pas les pénaliser au quotidien ? On a fait, je termine juste là-dessus, un pas qui va probablement pas encore assez loin, mais il faut quand même le saluer au niveau européen en février avec Omnibus sur un début de ralentissement sur cette réglementation. C'est bien, il faut l'encourager mais c'est pas assez.
Mais en tout cas, la direction est la bonne. Et il faut juste dire que je reviens aussi au sujet de Donald Trump et du contexte macro. Faut être lucide.
Si on éétait pas dans ce contexte-là, je suis pas sûr qu'nibus aurait eu lieu comme ça aussi rapidement. Et donc, il y a des fenêtres où faut dire, et vous avez raison chef d'entreprise de le dire régulièrement, on peut garder cette exigence-là et il faut la garder de qualité et de et de niveau et de normes environnementales sans que ça pèse au quotidien dans la compétitivité, dans le quotidien de nos entreprises. Je pense que c'est quelque chose qui est tout à fait réaliste, qui est tout à fait.
C'est une adaptation vraiment à donner là-dessus et ça sera aussi une des réponses à apporter au chef d'entreprise qui vient de prendre la parole. Madame la sénatrice, vous souhaitiez réagir sur cette mode rapide ? Effectivement, allez-y tester, j'espère.
Est-ce que vous m'entendez ? Bon, très bien. Bonjour à tous.
Sylvie Valentir, je suis euh donc sénatrice de Loise, mais également euh euh la rapporteur de ce projet de loi contre l'impact environnemental de l'industrie textile. Donc euh cette loi qui s'appelle euh communément Fast Fashion. Euh je me permets de rebondir sur ce sujet puisque c'est tout à fait d'actualité au Sénat.
Nous avons euh choisi euh de de manière délibérée avec le président de la commission dont je fais partie la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable de présenter ce rapport. Il a été présenté hier euh au sein de la commission et et je dois vous dire que à notre plus grand plaisir et à notre à ma grande satisfaction, il a été adopté à l'unanimité. Donc ce projet de de loi comme auquel je vais vous faire quelques références, effectivement, il vise vraiment à encadrer euh ce ces dégâts provoqués par l'Ultrafast Fashion.
Ne nous trompons pas de cible. Effectivement, nous avons pris des mesures pour l'ensemble de de ces acteurs qui ne n'ont aucune économie sur notre territoire et plus largement en Europe et qui sont juste dévastateurs pour notre fabriqué en France, nos nos petites entreprises, nos PME, celles aussi qui forment vraiment le le tissu économique sur nos territoires et et donc la cible de de l'ensemble des sénateurs et des travaux de cette commission ont permis de vraiment mettre en en exergue le fait que nous souhaitions vraiment avoir comme cible ces ultra fast fashion. Nous n'allons pas toucher ce qui auparavant pouvait être dénommé comme étant fast fassion, mais de manière ceux qui sont sur nos territoires.
Le but c'est d'avoir un impact mais non pas d'effet de bord sur par exemple, je vais les nommer Decathlon Kiabille. ces entreprises, elles sont sur elles font vraiment ce qui existe sur nos territoires encore aujourd'hui et on tient à les conserver parce que euh grâce à ell, grâce à ces entreprises, on a des commerces autour. Donc voilà.
Donc on a on a choisi également de de leur interdire de faire non pas la publicité parce que ça c'est anticonstitutionnel donc ça sert à rien. Par contre, la publicité via les influenceurs, ça sera plus possible. euh on se sert de cette loi et puis par ailleurs euh avec un message d'alerte euh pour que vous l'expliquiez euh monsieur le ministre et ça c'est important.
Aujourd'hui, il ne s'agit pas d'interdire, on n'est pas dans un pays où on interdit les choses. Par contre, je pense que la plupart des consommateurs ne sont pas forcément au courant de ce qu'ils font lorsqu'ils vont sur ces sites. Et aujourd'hui, on aura des messages qui permettront d'acheter en conscience.
De la même manière, on n pas interdit la fast food. On sait très bien que c'est pas terrible, hein, mais on a un message. On sait que il faut manger, bouger et manger des fruits et des légumes plusieurs fois par jour.
Donc voilà, c'est c'est c'était important et je tenais à à vous le rappeler. Et donc au Sénat, on est on est à côté de de nos de nos territoires et de nos entreprises et et c'était important de le souligner. Maintenant, on attend une date et elle doit se et ça c'est le gouvernement mais a priori le gouvernement nous a donné beaucoup d'assurance sur la 2e quinzaine du mois de mai.
Donc je me permets de de le dire et donc je serais heureuse de pouvoir le présenter également dans l'hémicite. Merci madame la sénatrice. Alors apparemment bien monsieur bonjour Thierry Simon.
Moi je dirige des entreprises de textile en France. Je fais du produit Mine France depuis 100 ans, c'est pas une mode. J'ai 300 personnes au cœur des territoires et je suis très heureux d'entendre les propos que je que je viens je viens d'entendre sur l'Ultrafast Fashion.
Globalement, nous en tant que chef d'entreprise, si on est là, si on est encore là, c'est qu'on sait ce que l'on a à faire, mais on a besoin d'être compris et d'être aidé. Monsieur le ministre, moi je suis arrivé dans une entreprise en textile qui était en très mauvais état et j'étais obligé de fermer mes filiales à l'international parce que pour survivre et sauver la boutique, j'avais besoin de le faire. J'ai mis 10 ans à mettre mes marques dans l'ordre de marche et globalement aujourd'hui, je suis en train de réinvestiguer.
Je fais pas du luxe, moi je fais je fais du premier du premium trendy et j'ai tous les atouts pour repartir à l'international. J'ai fait la fashion week de Shangai, j'ai j'ai réintroduit aussi des distributeurs en Russie et dans d'autres pays. Donc nous ce qu'on a besoin, l'export que sur nos marchés domestiques.
On a besoin d'aide sur nos marchés domestiques. Vous nous avez trop, quand je dis vous, excusez-moi, hein, c'est pas vous, c'est les pouvoirs publics. nous avait énormément pénalisé sur la facilité d'avancer sur nos marchés domestiques tant en terme de règles de mode de mode de fonctionnement et aussi de rentabilité.
Et on a besoin de ce cash, on a besoin d'être allégé en terme de process de méthode pour justement consacrer de l'énergie et mettre des ressources. Moi, je crois beaucoup aujourd'hui effectivement à l'écosystème de la mode, même si on a aujourd'hui ce phénomène de la de la fast fashion, l'ultra fast fashion. Juste, il y avait un article de Donald Trump qui est le président de Shine parce qu'on va les citer sur le JDD de cette semaine où Shine crée 8000 références par jour. 8000 références par jour.
Moi, monsieur le ministre, je fais 65 millions de chiffres d'affaires avec 1200 SKU qui sont répétés et permanents tous les ans. D'accord ? Et ce qui me désole, c'est que aujourd'hui ces gens vont chercher des ministres de la République pour faire du lobbing au niveau de nos métiers.
Voilà, je m'arrêterai là. Donc, si vous voulez, aidez-nous à On va faire du business à l'international. Si on est là, on a survécu en France et on y rapport fort les couleurs de la France.
Mais simplifiez-nous la vie, aidez-nous. Et puis l'argent, on ira le chercher auprès il y a plein de il y a plein de soutien, il y a plein de façons d'avancer. Donc essayez de nous aider en simplifiant, en alléant les dispositifs de réglementation et puis après on va faire le job comme on l'a toujours fait.
Merci. Peut-être une une réaction à cette demande d'aide. Non mais bon, je suis d'accord avec ce qui est dit.
Je l'ai dit sur les efforts de simplification. Il y a il y a la réglementation européenne qui est qui est à mon avis un vrai sujet parce que c'est probablement ce qui est le plus dangereux devant nous. Mais encore une fois, ne nous trompons pas entre ce que l'on doit aussi gagner en force que représentent ces exigences là.
Je je j'insiste là-dessus. Ce sont des avantages comparatifs importants sur les marchés internationaux et le quotidien des chefs d'entreprise que vous êtes qu'il nous faut simplifier. Moi, je suis un allié de la simplification de de longue date.
Donc là-dessus, vous me trouverez toujours à vos côtés. On va la simplification, c'est un travail de longue haleine, on va continuer à le faire. Il va y avoir encore un nouveau projet de loi de simplification euh qui va être qui va être mis sur la table.
On a besoin que ça vienne beaucoup de vous là-dessus parce que la la simplification pour qu'elle marche, il faut que ce soit quelque chose qui soit vécu. Il faut pas que ce soit quelque chose top qui vienne qui viennent des administrations. Il faut que ça vienne vraiment directement de la demande des chefs d'entreprise là-dessus.
Et on est quand même nombreux, je crois, euh à vouloir aller dans ce sens-là au niveau des pouvoirs publics ou en tout cas au niveau de la représentation politique. C'est quelque chose quand même pas transpartisant, je dirais pas jusque là, mais qui couvre quand même un spectre suffisamment large et en ce moment, c'est important pour que ça puisse passer au Parlement. Et donc ça c'est ça c'est évidemment à l'agenda et quelque chose de quelque chose de concret.
Mais juste pour faire un petit peu aussi le rétroviseur, faut savoir d'où on vient là sur la vie des entreprises en France. Euh et là, permettez-moi de faire un petit couplet un peu un peu de politique, mais l'impôt sur les sociétés a été ramené à 25 %. Il était à 33.
Les impôts de production ont été baissés très fortement. Il en reste mais enfin faut voir d'où on vient. Les impôts de production dans une industrie comme les vôtres, c'est majeur.
C'est majeur comme capacité à rester compétitif. C'est l'impôt le plus bête du monde. C'est l'impôt qui vous taxe avant même que vous ayez fait un eur valeur ajoutée.
On les a réduit. On a fait des allègements généraux de charge qui n'ont jamais été faits jusqu'à euh depuis des depuis des décennies. On avait transformé le CICE, vous souvenez, en baisse de charge pérenne.
Là-dessus, on a maintenu un certain nombre de dépenses fiscales qui sont très importantes pour la compétitivité, notamment prix de nos entreprises par la RED. Je pense notamment au crédit d'impôts recherche. On a aussi ajouté le crédit d'impôt sur industrie verte et cetera et cetera.
On est quand même aujourd'hui dans un pays où par rapport à de là où on vient en 2016, on a gagné en compétitivité, on a gagné quand même en capacité à entreprendre dans notre pays. Je dis pas que c'est le paradis, je dis juste que de là où on vient, c'est important aussi qu'on fasse Pâque pour dire que ça ça va dans le bon sens et qu'il faut continuer cet effort là. Et donc c'est aussi un appel à être ensemble pouvoir public qui veulent la réussite des entrepreneurs et entrepreneurs pour pas se tromper de direction après.
C'est-à-dire pour être quand même dans une capacité à se dire que ce qui a été fait c'est quand même une politique prousiness qu'on avait pas vu depuis des décennies et qu'il nous faut poursuivre et accélérer. Vous avez raison d'être exigeant là-dessus et accélérer sur les sujets de simplification. Voilà, je me permets un peu ça parce que dans les moments de turbulence internationale comme ce que l'on vit en ce moment, on a quand même besoin aussi de faire bloc.
On a besoin de faire bloc et se dire quand même qu'à la fin c'est le c'est le pack France qui réussit. Vous avez raison d'abord sur le marché domestique mais aussi à l'international. Madame Oui, bonjour Roxanne Cruts.
Moi, je suis géante de Lamesusienne. Lamesusienne, c'est une société qui a failli disparaître l'année dernière et en fait on a 40 salariés qui se sont associés en formascope pour la reprendre. Nous, on fait des tubes soudés en acier inoxydable. depuis plus de 60 ans et nous on a le problème inverse.
On narrive pas à travailler en France, on fait 80 % d' chiffre d'affaires à l'export. Impossible de rentrer en France. C'est que des barrières, on n'arrive pas à s'en blant.
Donc là, je laisse la porte ouverte en disant voilà nous fait des tubes soudent en aide inoxydable pour les échangeurs de chaleur. Donc c'est des chaudières, c'est dans la géothermie, la maréthmie, c'est aussi en partie pour l'aéro. Vous le disiez madame Frieducci, euh c'est 6 mois pour être homologué à minima à minima dans l'aéro.
Nous, on ambitionne d'aller dans ces secteurslant. On est dans des secteurs qui sont très normés, qui sont très demandants. Et en France, on narrive pas à rentrer.
On sert l'Allemagne, on sert les Italiens. Et en France, quand on a nos clients, on nous oppose des prix italiens et allemands. Et alors là, c'est incompréhensible pour nous.
On est sur un marché qui est très fermé dans l'acier inoxydable. On reste que dans l'Europe et c'est nos ambitions. Voilà.
Donc aujourd'hui, comment est-ce qu'on fait pour travailler entre touristes françaises en France ? Merci pour votre question. Peut-être monsieur Verrand.
Euh je suis pas spécialiste mais euh mais je sais pas parce que vous ça fonctionne en France et à l'étranger. Donc Oui oui mais bon enfin c'est c'est pas du tout le même produit. Parler un plan dentaire, ça parle à tout le monde donc c'est un peu différent.
Donc moi je je voulais juste peut-être rajouter quelque chose sur le consommateur aujourd'hui. Euh en fait on a parlé de de tout ce que les politiques pouvaient décider. On a parlé de nous ce que les entreprises et les entrepreneurs pouvent décider.
Mais au fond le consommateur il est quand même c'est quand même lui qui est roi aujourd'hui et il a une grande responsabilité aujourd'hui dans tout ce qui est tout ce qui est fait. Alors je vois ça fait la une du parisien donc un chef d'entreprise qui a déclaré qu'il avait annulé ces 25 tests là. Ben moi, je rêverai que tous les dentistes achètent de la prothèse dentaire française et les implants dentaires français.
Euh ben je rêverai que la la dame, les produits qu'elle fabrique, les entreprises françaises aussi achètent ces produits. Euh et et aujourd'hui, je dirais que le marché, on n'est plus origine France garantie, je crois qu'on est origine européenne garantie. Donc puisque notre marché c'est celui-ci sur lequel il va falloir qu'on joue.
Donc il faut que tous les consommateurs européens soient solidaires et nous les Français en premier. Maintenant, comment faire pour éduquer un peu les consommateurs ? Ben ça, je laisse aussi peut-être au pouvoir public une façon de nous, on est tout seul hein au salon du made in France, donc on a un ancien ministre qui est qui est Arnaud Montebourg qui continue à représenter et parler au effort, je dirais les les bienfaits de de voilà de nos industries, nos produits, notre artisanat, enfin tout notre savoir-faire.
Mais mais c'est vrai que peut-être il faudrait euh avoir une espèce de de collectivisme et de patriotisme un peu exacerbé. Pas seulement pour partir faire la guerre, mais peut-être pour commencer par acheter nos produits. Madame Fred Nucis, vous souhaitiez réagir aussi ?
Moi, je me sens très patriote économique aussi, hein. Donc, merci, merci de l'avoir mentionné. Et justement pour pour répondre à cette dame, ayant des implantations à l'étranger, je vois bien que parfois on a des clients étrangers qui sont capables de se décider plus vite que les clients français et ça c'est un peu dommage.
Mais en France, on a aussi la chance d'avoir des filières qui sont très fortes. La filière aéronautique en fait partie. Le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, le Gifas est une de ces filières exemplaires dans lesquelles il y a un dialogue très fort, dans lesquels il y a des outils qui sont mis à disposition de la filière, notamment pour partir à l'international mais pas seulement.
Et donc je vous propose qu'on se rencontre 5 minutes après et j'essaierai de vous convaincre de tout l'intérêt de ces filières parce que à mon avis vous avez une carte à jouer en France et pas seulement à l'international. C'est vraiment dommage. Voilà l'illustration de la journée des entreprises.
Monsieur, je vous vois lever la main depuis un moment si on pouvait Alors, allô c'est moi ou c'est le monsieur ? Bon, c'était quelqu'un d'autre mais c'est pas grave. Vous lui donnerez le micro après.
Merci. Il y a pas de souci. Ouais, j'essaie d'être revenu depuis un moment aussi.
Euh, bonjour, Sébastien Louissin, président de la société Midditech. On développe des solutions, des nouvelles technologies pour l'agriculture. Société guadeloupéenne qui se développe dans l'hexagone, dans les autres meurs français, euh au Togo, au Bénin, en Côte d'Ivoire et au Sénégal.
Donc jeune entreprise, on a à peu près 8 ans. Euh, j'aimerais intervenir sur le sujet de l'export. Je conv j'en conviens que en effet beaucoup d'actions sont menées au niveau des soutiens BPI, les CCI, je suis moi-même ambassadeur Team France Export.
Euh voilà le on va dire que le côté politique, un des premiers intervenants même sur l'autre table parler de politique, faisant de la politique, les sujets sont faits. Maintenant, j'aimerais qu'on parle de l'application de ça. Par mes exemples, euh donc ça fait 7 ans, la société, elle est guadelouine.
Donc forcément, on s'est penché vers l'export. Le marché est de 400000 personnes pour des nouvelles technologies de l'agriculture. On devait se pencher vers l'export.
Donc on a commencé à exporter en Afrique tout de suite. On vend de notre chiffre d'affaires est là-bas. Euh la réalité c'est que euh pour faire de l'assurance export auprès de la BPI, on a pris 1 an pour avoir les financements pour euh faire avoir une garantie export auprès de la BPI aussi.
On a pris 8 mois donc on a perdu un contrat de 12 millions d'euros comme ça puisqu'on a pas été assez rapide. en face euh c'est la Chine, l'Inde, Israël avant la guerre, le Japon. Euh tous ces pays et les entreprises provenantes de ces pays ont des euh arrivent à avoir des décisions de financement en 6 mois.
Nous, c'est à peu près 2 ans. Euh quand on attaque ces marchés-là et que l'essentiel des financements se font par les barrières de fonds euh Banque Mondiale, euh tout ce qu'on connaît EFD et cetera, il nous explique qu'il financent des projets, près, ça prend 2 ans entre le moment où ils ont les sujets et le moment où ils actionnent les financements. En tout cas, en ce qui me concerne euh donc c'est très très compliqué pour des sociétés comme la mienne où on a pas de trésorerie forcément.
Tout à l'heure, une des investisseuses disait que ça prend 20 enfin ça prend du temps pour gérer la décarbonation et cetera et cetera. Nous, pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'on fait ? Euh donc, on arrive à se débrouiller.
Euh mais je pense que après la politique, pour moi, tous les instruments sont en place. Enfin, l'essentiel est là. Maintenant, il faut quand même qu'on puisse s'attaquer un peu à l'administratif.
Euh moi, on m'a dit un instant dans l'histoire de Midditech que j'avais un client qui était prêt à payer 8 millions d'euros pour notre matériel. Euh, on voulait faire un un crédit export fournisseur, il était OK, le financement, tout était OK, parfait. On m'a dit que j'étais trop ambitieux et j'ai dû diminuer à 3 millions et le client m'a dit que ça l'intéresse pas au niveau de son état à financer ça comme ça.
Donc, il est passé par notre fournisseur. Voilà, c'était mon intervention et la question. Alors la la question oui, ben quand est-ce qu'on s'attaque à l'administratif, à la diminution des délais ?
Bon alors ça c'est pour monsieur le ministre j'imagine. Non mais c'est le sujet de la simplification ce qu'on disait euh ce qu'on disait tout à l'heure. Alors monsieur Oui, pardon, je ça fait longtemps que je vous vois lever la main et voilà c'est compl.
Alors c'est encore moi. J'ai j'ai déjà parlé au au précédent mais là on a un ministre. Alors c'est important.
Je m'appelle Jean-Claude Be c'est pas que les autres étaient pas importants. Je suis PDG de la de la société Alliance en Franchecté à côté de Besançon. Nous fabriquons de la de la métallurgie et nous sommes sous-traitants.
On a parlé beaucoup de produits mais nous on est sous-traitant. La sous-traitance c'est super important parce que ça livre beaucoup de grosses sociétés. On travaille avec des clients qui sont les mêmes que vous madame Fredenucci.
Et on n pas de société nous en en Tunisie. Je sais pas pour si vous avez été là-bas par la qualité du travail ou pour la réduction de prix. Je pense que c'est pour la deuxième.
Mais ce qui compte pour nous les deux. Donc ils sont meilleurs que nous. Ils sont bons.
Oui. Nous ce qui compte c'est en sous-traitant ce qui compte c'est le prix. C'est vraiment ça et vous avez dit qu'on avait avancé peut-être sur l'impôt sur les sociétés et tout ça, mais il y a un tr un endroit on a beaucoup reculé, c'est le prix de l'énergie.
Nous dans la métallurgie, l'énergie c'est fondamental. J'ai dis ça tout à l'heure, mais EDF aujourd'hui on acheté le le MWAW à 50 € avant la crise, maintenant c'est beaucoup plus. Ça c'est facile.
Simplifier administrativement la France, ça va prendre du temps hein, les amis hein. Moi je pense hein. Par contre faire rebaisser le kilowatt, ça c'est possible.
En plus l'actionnaire c'est nous, c'est vous qui dirigez ça. Donc pourquoi on le fait pas ? parce que sans une énergie bon marché, l'industrie métallurgique, elle est cuite.
C'est ça qui je voulais vraiment vous dire. Merci. Je suis d'accord, je vais y aller.
Euh alors, qui a le micro là ? Parce qu'il y a beaucoup de mains qui se lèvent mais Ah mais c'est Non, alors je Pardonnez-moi mais ce serait bien de faire circuler parce que vous avez déjà vous êtes déjà interv. Je suis je vais être très bref cette fois-ci et cette fois-ci comme le micro marche, j'en profite.
Donc je me représente très rapidement pour nos intervenants. Donc Pascal Rous donc président de la société Neotec qui est basé en Tnégaron et qui fabrique des engins pour la construction et maintenance des infrastructures ferroviaires. Donc ce qu'on appelle les engins jaunes.
Euh donc je vais pas revenir sur les sujets dont on a parlé tout à l'heure et je suis également président de la chambre de commerce euh du commerce et de l'industrie du Tarnégaron. Euh je pense que par rapport au aux interventions que que qu'il y a eu et ce que disait donc madame Freducci, je crois qu'il faut pas hésiter même qu'on a une une PME de taille moyenne comme disait monsieur le ministre à à pouvoir s'implanter à l'étranger parce que ça permet aussi de rebondir quand il y a des situations comme celles que l'on vit aujourd'hui avec les États-Unis. Moi aujourd'hui, je monre notre entreprise fait 15 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis.
Si on doit perdre 15 % euh c'est quelque chose d'important. Par contre euh il faut aussi avoir confiance dans les capacités de réaction de nos PME euh puisque on gère assez bien je dirais le couple risque et opportunité et derrière un risque il y a toujours des opportunités. Nous on sait que le domaine ferroviaire est en pleine expansion que c'est plutôt à l'est.
Donc depuis quelques années, on travaille des pays comme le Japon, la Chine et l'Inde. Et aujourd'hui, on va justement réagir, enfin on est en train de réagir pour aller vers ces ces pays-là. Donc c'est peut-être un mal pour un bien et peut-être que le pire ne sera pas sur les États-Unis.
Le 2e sujet euh monsieur le ministre, vous disez que les entreprises les PME de taille moyenne devraient plus euh se battre pour exporter. Là, je prends la casquette Chambre de commerce. Donc Chambre de commerce euh Business France que vous connaissez parfaitement euh à travers Team Export.
Euh je pense que aujourd'hui le mal euh qui fait que nos nos PME n'exportent pas, c'est qu'elles ont du mal à connaître les pays et les marchés sur lesquels elles peuvent aller. Et le meilleur moyen euh pour le faire est de pouvoir participer à des missions export. Et euh je vais être très simple, je vais faire juste un parallèle.
Aujourd'hui, je travaille avec des entreprises italiennes. Eux, quand ils vont à l'export, une la majeure partie, si ce n'est la totalité des frais de mission est pris par leur chambres de commerce, par leurs organismes. En France, ça reste relativement la la part qui reste à la charge des entreprises est relativement élevé et c'est un frein que l'on voit et que je vois au niveau des chambres de commerce pour pouvoir justement participer.
Alors, on va pas revenir sur le sujet des financements dont on parlait tout à l'heure, mais je pense que faciliter l'accès aux missions export en baissant les coûts serait un moyen de vraiment dynamiser le développement de de l'export au niveau de nos PME taille moyenne. Merci monsieur. Merci.
Bonjour. Je peux rebondir juste sur ce point-là parce que je suis que qu'à moitié d'accord avec vous. Euh si je peux me permettre euh je suis pas certain que ce soit le coût de la prospection export qui soit prohibitif parce que la plupart du temps, à partir du moment où vous avez un un contrat, votre ROI, il est il est très très largement acquis.
Euh je pense qu'effectivement s'il faut et ça c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup dans le cadre de la préparation du conseil présidentiel pour le commerce extérieur, je pense que s'il faut concentrer l'argent public là où il est le plus utile, je suis pas certain que ce soit sur les missions export qui à mon avis c'est du conseil euh que ce soit fait par la France Export ou par des acteurs privés, ça me choque pas du tout qu'il y ait un un reste à charge et un coûp pour l'entreprise. En revanche, il y a des choses sur lesquelles la puissance publique doit davantage aider les entreprises à se mettre dans des environnements internationaux qui les exposent bien. Je pense notamment aux grands salons internationaux. les salons internationaux euh c'est quelque chose d'extrêmement puissant en en commerce international et je pense que là-dessus on aurait plutôt intérêt euh à mettre davantage d'argent public sur ces efforts de communication et de pavillon France euh dans lesquels les entreprises s'insèrent plutôt que sur les missions de prospection en elles-même qui ont un coût.
Vous avez raison mais après tout c'est un investissement et très souvent quand vous avez le bon contact et la bonne et et et derrière le bon accompagnement export, ça peut faire mouche. Je me souviens des chiffres de la Team France Export, c'était à peu près 50 % des des des explorations export qui revenaient avec une latence toujours de 2 3 ans parce que ça se fait jamais au moment du retour mais qui qui permettait un contrat. Et donc ce coupl d'entrée me paraît pas prohibitif.
En revanche, euh qui est plus argent public pour mettre des environnements où le drapeau France est mieux valorisé et où on peut mettre les entreprises française dans des conditions d'exposition euh plus favorables, ça je pense que c'est vraiment un investissement utile et ça ça peut pas être payé par les entreprises. Ça doit être je pense l'accompagnement de la puissance publique par exemple. Voilà.
Donc je suis je suis je suis d'accord avec vous mais je mettrai pas l'effort de de l'argent public qui est quand même votre argent à la fin. Si on veut moins d'impôts de production, moins d'impôt sur les sociétés, il faut aussi moins de dépenses publique. Donc il faut bien choisir.
Merci pour cette précision. Monsieur Monsieur, Bonjour monsieur le ministre. Bonjour.
Je vous ai ramené un croissant. C'est bientôt le cas-croû. Je suis Éric Mayard.
J'ai une dizaine d'entreprises dans l'emballage dans le carton. Je j'emballe tous les missiles pour MBDA et à côté de ça, pour m'occuper un peu, j'ai fait une j'ai créé 10 boulangeries. Dans ce croissant, il y a 49 % de charge social, monsieur le ministre.
Donc, j'ai entendu ce que vous venez de nous dire, mais tout dernièrement, la sécurité sociale a dit, elle va prendre en charge, elle va moins payer les ARMLADI. Une toute petite phrase en bas, le complément sera fait par les entreprises. Vous l'avez tous vu.
Voilà. Merci. Alors, je voudrais vous parler d'une grande mesure, c'est 35 milliards d'économie.
Je voudrais qu'on paye parce que je le dis depuis 30 ans à des députés et cetera, mais ça bouge pas, il y a personne qui ose faire, c'est de payer le chômage uniquement entre de entre 20 ans et 30 ans 2 mois de chômage. Entre 30 ans et 40 ans, 3 mois de chômage. Et ça c'est 30 milliards d'économie, ça remet la France au travail parce qu'aujourd'hui très peu de gens ont parlé de leur vie concrète.
Mais qui ne cherche pas dans l'entreprise un salarié qui ne passe pas 38 % de son temps à recruter ? J'ai 62 contrôles fiscaux. À ma charge, j'ai eu 800 salariés.
La simplification voilà donc je vais pas prendre plus la parole. Un boulanger aujourd'hui, vous avez la feuille qui va vous arriver, il gagne 0,5 % donc il n'y arrive plus. Moi j'ai de la chance, j'ai d'autres entreprises.
Donc c'est pas avec les boulangers gagnent ma vie. Mais ils se battent, ils se lèvent à 3h du matin et ils ont beaucoup beaucoup trop de charge. La paternité, enfin Macron nous sort des trucs du jour au lendemain applicable tout de suite.
Par contre nous quand il faut faire des économies c'est dans 2 3 ans. Madame Cécile Alman, société Isola Composite Adelle dans le territoire de Bfort. Donc je voulais accompagner monsieur qui a parlé par deux fois déjà.
Donc la société Isola Composite est une entreprise dans la chimie qui fabrique des composites thermodurcissables dans l'industrie pure. On équipe en isolation électrique les alternateurs, les armoires électriques, les transformateurs et on accompagne également des clients dans l'électronique. Donc on réalise 85 % de notre chiffre d'affaires à l'export.
Euh j'ai repris l'entreprise il y a 5 ans suite à un redressement judiciaire. le groupe a lâché l'entreprise par le Covid et euh on a bien fait puisqu'on est passé de 40 à 80 personnes, on a quasiment doublé le chiffre d'affaires. Donc on a des clients principalement à l'international qui nous suivent et qui nous encouragent à rester en vie parce qu'ils ont besoin de nous.
C'est super. Sauf qu'aujourd'hui, on a eu un petit couteau planté dans le dos qui s'appelle l'énergie parce qu'on est extrêmement énergivore, qu'on a eu du mal déjà à avoir des suiveurs en terme d'énergie étant donné notre passé de redressement judiciaire. Et aujourd'hui, on souffre énormément à l'export parce qu'on n'est pas tous égaux, hein.
Donc, on peut être fier d'être à l'export en Europe, aux États-Unis, en Asie, mais eux n'ont pas les mêmes soucis que nous. Et donc notre profitabilité et notre compétitivité est mise à mal. Je passe tous les autres détails parce que le reste pour moi est détail.
Aujourd'hui, mon problème majeur, c'est l'énergie. Donc, on peut pas entendre "On a compris et puis voilà, c'est tout." Donc combien de temps ça va durer ?
Combien de temps on va avoir le gaz qui est encore au double du prix antécédent ? Pourquoi les Allemands payent le kilow he moins cher que moi en France ? Il y a un réel problème.
Merci beaucoup madame. Je sais, monsieur le ministre, que vous allez devoir partir pour un déplacement en Amérique du Sud. C'est bien ça.
Si vous voulez juste peut-être réagir avant votre départ. Non, mais j'ai dit que j'étais d'accord sur la nécessité d'avoir avec EDF le prix le plus compétitif de l'électricité. Je bon voilà euh je suis pas ministre de l'industrie et de l'énergie donc j'irai pas plus loin là-dessus mais je suis d'accord avec le fait que oui on doit euh je pense aller vers un prix plus bas.
Voilà ça c'est ce que je pense et je pense que c'est quelque chose quand euh l'actionnaire est à 100 % étatique qui peut être effectivement demandé légitimement. Voilà, j'irai pas plus loin là-dessus. Après enfin on parlait en introduction de bouleversement géopolitique qui crée des conditions de la compétitivité.
Pardon ? L'énergie c'est que ça hein. L'énergie c'est que ça.
Il y avait pas une seule fois la question avant la guerre en Ukraine. Donc euh et je reviendrai pas sur les différences de de choix stratégiques qui ont été faits entre l'Allemagne et la France, mais personnellement, je préfère vivre en France sur ce sujet-là. Donc c'est aussi des questions de qu'est-ce qu'on veut comme énergie et comment est-ce qu'on fait ce couple effectivement compétitivité, décarbonation, disponibilité et souveraineté.
Et je crois que là-dessus la France a pas rougir des choix qui a été fait. Bien au contraire, ce qu'on peut regretter éventuellement, c'est une période un petit peu de flou artistique dans la décision sur l'investissement dans le nucléaire. Mais aujourd'hui, on a un cap qui, je crois, est extrêmement clair et des investissements et des capex qui sont extrêmement clairs en la matière.
Donc, la question du prix, je l'entends et même je l'accompagne pour être très franc franc avec vous. Mais après, il faut aussi faire quand je disais que vous savez que la France est le pays le plus attractif d'Europe depuis maintenant 5 ans, la question énergétique est souvent au cœur des décisions d'investissement. des investisseurs internationaux.
Là, il y a beaucoup de presses qui parlent notamment des data centers sur le sujet de l'IA parce qu'il y avait le sommet de l'IA en début d'année. Mais l'argument clé des investisseurs notamment les Émériens, c'est ceux qui avaient fait notamment une annonce à 50 milliards d'euros qui s'appelle MGX, l'argument clé de la France là-dessus, c'est pas la simplification administrative, hein, c'est pas la la faculté à trouver du foncier, c'est la question énergétique. D'abord, c'est la question énergétique parce que décarboné, parce que pilotable, parce que disponible et effectivement après la question de la compétitivité, du prix, je suis d'accord avec vous, elle est extrêmement clé pour vous et pour justement pouvoir performer à l'international là-dessus évidemment je vous rejoins et on a besoin effectivement d'avoir ce prix le plus bas possible.
Je moi je vais devoir vous quitter parce que sinon je vais rater mon avion, ce serait dommage. Euh et et c'est c'est quand même dans l'intérêt d'un certain nombre de vos secteurs que je que je me déplace. Euh donc merci beaucoup pour votre invitation, merci beaucoup à la délégation entreprise et juste si je peux me permettre un mot de conclusion me concernant, c'est que on aurait vraiment tort dans cette période-là d'opposer euh pouvoir public, administration, on va dire décideurs, parlementaire et et entreprise.
Et je le dis devant le président de la délégation aux entreprises et il connaît ma ma conviction là-dessus. Euh, on a on a on a besoin de faire pâqu vraiment en ce moment là-dessus. Ça veut pas dire qu'on a pas des désaccords, ça veut pas dire qu'il y a pas des discussions, ça veut pas dire qu'il faut pas aller vers plus de simplif.
Moi là-dessus, je suis d'accord. Il y a des sujets sur lesquels on sera en désaccord. Mais le regard du monde vers l'Europe et vers la France se joue aussi un peu là-dessus.
Cette salle-là, elle peut avoir lieu dans le Sénat italien au même moment. Je vous assure qu'il y a un esprit euh de pâqu de bloc de pays quand il regarde vers l'international qui nous manque un peu et et moi, j'inviterai à avoir des débats aussi nourris que ceux que nous avons là parce qu'ils sont nécessaires, mais de mettre toujours en haut de la pile la nécessité et le combat commun que faire réussir la France à l'international quand on parle business, c'est faire réussir toutes les entreprises à terme. Et donc, il faut qu'on il faut vraiment qu'on soit extrêmement euh soudé et combatif dans cette période-là parce que je crois que beaucoup se jouent dans les prochains mois et dans les années qui viennent sur la suite euh sur la suite du siècle et sur la place de la France dans le monde là-dessus.
Et c'est donc indirectement évidemment émin stratégique pour euh pour chacun d'entre vous. Merci beaucoup. On aura apprécié la métaphoreistique, celle de celle du Pâ et on rappelle la victoire quand même des Bleus au Grand Schlem accessoirement.
Donc merci beaucoup monsieur le ministre. Merci infiniment. Merci.
Il nous reste encore un petit peu de temps pour entendre vos vos témoignages, vos réactions et avec madame Frédé Noucher, monsieur Verran, si alors celui qui a le micro prend la parole hein, ça va être Merci beaucoup. Bonjour Adrien Lan, je suis le président de la société SIMEL basé en Mayenne et nous sommes sous-traitant électronique donc fabricant de faisceaux, câblage, intégration. Voilà.
Euh je suis ravi qu'on parle aujourd'hui de l'ambition et de la conquête en commerce extérieur. Euh je voudrais parler de la phase amont en fait avant d'arriver en fait à cette phase de conquête extérieure, je pense et ça a été dit déjà ici qu'il faut d'abord être fort sur son marché. fort sur son marché, ça veut dire qu'on est capable en fait d'avoir enfin en tout à mon sens une entreprise qui soit qui commence à se structurer, qui commence à être importante de façon à avoir la capacité de développer de l'énergie pour la mettre en développement externe.
Euh et ici du coup, je vais attaquer en fait le sujet des ETI. Aujourd'hui en France, c'est les chiffres, je reprends, je regardais avant de avant de avant d'avoir le micro. Aujourd'hui, en France, c'est 5800 entreprises de taille intermédiaire.
En France, il y en a 8000 en Italie, 10000 au Royaume-Uni et 12500 en Allemagne. Qu'est-ce qui pose problème pour qu'aujourd'hui on ait plus de TI en France ? Il y a plein de paramètres.
Il y a des paramètres évidemment normatifs, il y a des paramètres de seuil qui font peur à certains certains employeurs. Euh il y a un ensemble de choses mais je vais les regrouper dans euh ce que je vais appeler une certaine stabilité. Une stabilité qui offre en fait à l'entrepreneur la capacité de se projeter.
Et aujourd'hui cette stabilité, j'ai le sens j'ai le sentiment moi qu'on l'a pas. C'est-à-dire, on n' pas la capacité de se dire pour les 10 ans ou les 5 ans ou les 10 ans à venir, en fait le monde normatif, le monde réglementaire, le monde il va pas changer. Et là-dedans, je vais inclure un levier euh fiscal puisque c'est un élément important.
Je pense que tous ici en fait, on se pose la question à un moment ou à un autre de la transmission de notre entreprise. Et je pense que c'est un paramètre important pour arriver en fait à créer des ETI en France. une ETI, ça se crée pas sur une génération ou rarement, ça se crée sur deux voire trois générations.
Euh la transmission, c'est important. Ça veut dire qu'en fait on doit avoir un cadre fiscal qui le permet. Aujourd'hui, en France, on a un système qui s'appelle le du trayil, voilà, mais qui est largement remis en cause en ce moment même et il y a une forte hypothèse que que il soit qu'il soit dégradé.
Ce qui fait qu'aujourd'hui en fait, qu'est-ce qui se passe ? Bah les entrepreneurs que l'on connaît dans nos entourages, ceux qui ont réussi à créer des ETI, ils partent, ils vont à l'étranger, ils vont en Italie transmettre leur entreprise parce qu'en Italie, vous avez des charges qui sont beaucoup plus faibles. Voilà.
Donc moi, je voudrais qu'on se pose la question aussi à un moment d'offrir un cadre stable en d'un point de vue réglementaire, d'un point de vue normatif, d'un point de vue fiscal en fait pour que ces ETI on puissent les créer et que à terme en fait on puisse s'offrir la capacité d'aller sur les marchés étrangers avec en étant fort en fait sur notre marché de base. Voilà, ça c'était mon point. J'ai un j'ai ensuite une petite un petit un petit message à madame Fred Noci puisque j'ai compris que vous aviez des inquiétudes sur votre capacité à produire du fil et du câblage à l'étranger et pouvoir le rapatrier en France.
N'hésitez pas à venir nous voir, on est très bon. Vous avez entendu le message ? Je pense que je vais faire plein de business après cette table ronde là.
C'est j'ai l'impression. Alors qui a le micro ? Voilà.
Est-ce que est-ce que je peux je réagère une seconde. Merci pour le message sur le du tril. Moi je suis entrepreneur de 2e génération.
Si aujourd'hui nous avons 750 collaborateurs, c'est bien parce que mon père a pu me transmettre dans des conditions du pacte du trail cette entreprise. Et quand j'ai repris l'entreprise en en 2009, nous étions à l'époque 300 personnes. On est passé par plan social, procédure de sauvegarde.
Enfin, je vais pas vous raconter toute l'histoire du retournement, mais c'est bien parce qu'il y a eu une passation réussie à la 2e génération que nous sommes aujourd'hui une TI. Donc je soutiens à fond votre discours sur le pacte du trail. Vous avez décrit le nombre de Ti, vous avez cité les chiffres du nombre de T en France, en Allemagne, en Italie.
Mais si on regarde l'historique du nombre de TI en France, on est sur une très bonne pente. Depuis le pacte du trail, le nombre de TI en France ne fait qu'accélérer de façon significative. Quand on regarde les chiffres, il y a vraiment une rupture avant le pacte du trail, après le pacte du trail. pour le le français qui n'est pas complètement familiarisé de ce pacte du trail et de la différence entre une PME et une ETI, c'est pas forcément extrêmement clair à comprendre.
Mais ce pacte du trail euh mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, ce pacte du TRAIL est un outil fiscal indispensable à la création de TI en France. Vraiment, on compte sur vous pour soutenir, protéger ce dispositif. Et la délégation aux entreprises a largement contribué à la modernisation du parc du Trail également.
Alors monsieur, bonjour à tous. Sébastien Lovi, intermè intermédical group. Nous sommes un groupe dans la distribution de médicaments. 60 % à l'export. on fait la répartition en France et on exporte aussi beaucoup de médicaments.
Moi, je je voulais juste intervenir parce que je moi j'ai pris le parti prix de faire confiance à mes équipes. Donc mon entreprise est autogérée par mes équipes euh un peu comme un modèle entreprise libérée et aussi une première entreprise à mission du Var. Et du coup, en donnant du sens à l'entreprise et aux équipes et en leur laissant la main, ben on arrive à des belles choses parce queen fait voilà, nous on fait beaucoup une belle croissance, on est à plus 30 %, on est arrivé à 400 millions de le chiffre d'affaires l'année dernière et en même temps par rapport à l'intervention qu'on avait tout à l'heure sur le la décarbonation ou la RSE dans sa globalité, on s'aperçoit aussi que je pense que c'est une force pour la France et pour l'Europe d'être peut-être un peu obligé de de faire de la débulation parce que au niveau de l'étranger, comme on le disait tout à l'heure, c'est vrai qu'on est reconnu pour notre qualité, pour notre performance et c'est vrai que le bah je pense que à l'avenir, étant donné qu'on a pas trop le choix d'aller vers une décarbonation, à l'avenir bah ça sera une force d'être en avance sur ces sujets.
Et je le vois euh moi de mon côté, il y a pas mal de contrats qu'on peut obtenir parce que justement on a des produits MADIN France qui sont certes des fois un peu plus cher mais quand on relativise la le prix sur un cycle de vie et sur l'impact dans sa globalité, on n'est pas si cher que ça parce que on amène des produits de qualité. Voilà, donc juste un peu d'optimisme, faites confiance à vos équipes et faites confiance aussi à ce nouveau monde qui arrive et je pense qu'on a des belles cartes à jouer. Merci.
Merci à vous. Monsieur, bonjour Julien Lebra. Je suis président de la société Lebras Frère, une société de 300 salariés qui intervient dans la restauration de monument historique.
Je voulais réagir un peu au propos du du ministre, mais c'est pas grave, je vais les partager assez largement. Euh il a parlé qu'il y avait pas assez de de belles PME, pas assez de belles ETI. Vous l'avez souligné madame, la la pente est plutôt ascendante et on peut s'en réjouir.
Euh je crois qu'on on se réunira tous pour dire que pour assurer du développement aux entreprises, faut assurer de la stabilité, de la confiance sur le marché et sur les règles du jeu. Euh en France, on a trop souvent et je pense qu'il y en a beaucoup dans la salle qui l'ont dit ce soir, des évolutions de de règles de normes. J'étais présent l'année dernière sur le thème de la simplification.
J'étais heureux de savoir que la simplification en fait c'était l'application de la CSRD qui nous avait été présentée. J'en suis vraiment ravi. Euh je vais prendre un petit exemple simple et je pense qu'il pourrait être simplifié très rapidement parce que monsieur le ministre a dit que c'était un chantier de longue haleine la simplification.
Il suffit de regarder les aides aux entreprises sur l'investissement. Certaines sont gérées par l'État, par le biais des préfectures, des sous-préfectures, par l'ADEM, par l'ANA, par les départements, par la région. les régions font énormément euh les aides européennes sont également distribuées par les régions.
Dans ma région là, j'ai j'ai fait le test région grand test et actuellement 263 appels à projet 2 263 dispositifs d'aide. Ces dispositifs d'aide, certains sont compatibles avec d'autres, certains ne le sont pas, ils sont cumulables, ils sont pas cumulables. Des enveloppes ouvertes, des enveloppes fermées, des appels à projet ponctuels, enfin bref, personne ne s'y retrouve. certaines grandes entreprises, on a on a eu l'illustration avec Vic qui aurait des projets structurants qui n'y arrivent même pas de des PME ou des ETI qui payent des comment des des indépendants pour les aider dans les démarches et du coup on manque en efficacité et puis bah des petites entreprises qui bah abandonnent quand ils voi le long pèlerinage que ça peut être pour accéder à ces dispositifs d'aide.
Donc à quand le guichet unique ? À quand la simplification ? une vraie volonté d'avoir de la croissance dans nos entreprises.
Merci pour cette ce témoignage et cette question. Madame, vous avez le micro ? Oui.
Bonjour. Bonjour Audré Louille. Je suis présidente d'une société d'informatique qui s'appelle Écritel, une société en Bretagne de 250 collaborateurs et je suis aussi présidente du réseau d'entrepreneurs Croissance Plus 500 PME TI française en croissance et qui ont choisi de partager les fruits de la croissance.
Je voudrais revenir sur la question de la transmission. Euh, on parle beaucoup de la transmission familiale, mais il y a aussi la question de la transmission aux collaborateurs qui est importante pour grandir plus fort, plus vite, aligner les intérêts, pour aller plus loin et se transformer en ETI. Et justement, je voudrais partager le fait que le dernier PLF a revu euh la fiscalité sur les actions gratuites, sur les BSPCE et que cette question-là risque de mettre un frein euh sur l'actionnariat salarié, sur la massification de l'actionnariat salarié et donc sur euh la la croissance de nos entreprises.
Donc attention, nous nous demandons à ce que c'est les actions gratuites, les BSPCE ne soient pas ne soient pas impacté par ces ces ces ces modifications du PLF. Et attention à ça parce qu'on va vraiment toucher toute la tout tout le principe de l'actionnariat salarié. Merci madame.
Je vous ai vu réagir, monsieur Verrand. Non, moi je voulais juste aussi rajouter quelque chose sur le du trait. Euh j'ai perdu mon associé il y a 2 ans de façon subite.
Donc on avait rien préparé nous. On a construit une TI sur une génération. Euh mais on pensait qu'on était trop jeune et puis et puis mon associé est décédé subitement et c'est Renault Dutre qui est venu avec moi à Bercy pour euh pour concrètement ça s'appelle du TR postmortem.
Donc désolé c'est comme ça que ça s'appelle. Euh mais mais voilà, il a fallu que je prenne le ministre qui a créé la loi donc qui est venu menacer euh donc avec moi les inspecteurs de Bercy pour pouvoir faire accepter ce pacte et que l'entreprise puisse être enfin qu'on ne puisse pas vendre notre entreprise et qu'elle puisse être transmise à ces trois enfants. Donc ça a été fait donc avec beaucoup de douleur mais en tous les cas je je suis tout à fait d'accord avec vous.
Euh il faut absolument qu'on garde ce pacte euh il faut qu'il soit scellé dans le marbre. Il faut que ce soit quelque chose de décidé et d'acté et que plus personne ne revienne dessus. Et Dieu sait que les discussions à l'assemblée sont pourtant euh enfin aujourd'hui beaucoup de personnes reviennent sur ce pacte hein.
Donc où on veut pas transmettre à l'héritier. Donc c'est ça dans des façons mais je crois que si on veut garder des entreprises familiales, c'est la c'est la première des façons. Et vous avez raison madame aussi euh pour les collaborateur, il faut aussi trouver quelque chose où on puisse voilà favorablement pouvoir donner du capital au collaborateurs qui sont dans l'entreprise.
Donc les distribution d' gratuite ou BSPCE, c'était aussi une façon donc mais c'est parfois souvent des mécanismes un peu complexes euh donc il faudrait les simplifier et avoir une partie tout simplement du capital qu'on peut abonder à nos salariés, ça doit pas être très compliqué à à pouvoir légiférer. Euh mais je sais pas pourquoi c'est aussi difficile. Merci.
Euh alors qui souhaitait prendre et ça sera la dernière question. Qui a le micro ? Et ben c'est vous monsieur ?
Oui. Bonjour Alexis Ranou donc société Givodan. Je suis en charge de toute la partie stratégie des opérations pour tout ce qui est investissement d'avenir, sous-traitance et puis industrialisation.
Je suis basé à POMAC près de Reince. Donc c'est une entreprise qui est plus spécialisée dans la partie fermentation et biotech et nous avons en face de nous une concurrence assez forte des Chinois pour la production de cette molécule qui est beaucoup utilisée en cosmétique, l'acide hyaluronique. Et on a des partenaires et des clients qui nous soutiennent depuis des années, des grands groupes de luxe français qui veulent garder en fait cette industrie en France. et on a eu une grosse difficulté de savoir comment on allait pouvoir être compétitif face aux Chinois puisque leur prix de vente représentait un peu près trois fois moins que notre coût de reven.
Donc vous imaginez euh quand ils sont arrivés sur le marché euh l'équation était un peu compliquée. Donc, on a commencé à travailler avec des des sociétés en recherche et développement qui ont permis de travailler sur nos souches, c'estd on est sur des souches microbiennes, d'améliorer la productivité par 4, de diviser nos émissions par 5 et de revenir de façon un peu compétitive sur ce marché grâce à la technologie mais surtout grâce au soutien du réseau français de luxe qui nous a fait confiance et qui nous a dit "On va vous soutenir pendant 4 à 5 ans pour pas que nous nous retrouvions uniquement avec un seul fournisseur qui soit chinois. Alors, j'ai eu la chance d'aller en Chine, d'aller visiter leurs usines, de regarder ce qu'ils faisaient.
À mon grand étonnement, ils étaient sur des matières premières similairire. Leur coût sur le marché était un peu près au coût des matières premières qu'ils utilisaient. Donc, je sais pas où était le reste, hein.
Et des usines qui étaient utilisées à 50 % de leur capacité. C'estàd que quand je voyais, je disais "Mais c'est quoi ça ? Pourquoi ça tourne pas ?" Bah, c'est au cas où.
Donc, on a quand même des grandes difficultés à comprendre. comment est-ce qu'on peut être compétitif face à des entités qui à mon avis sont pas mal subventionnées au niveau étatique et qui sont pas mal euh poussé au niveau export en terme de prix. Euh il y a quand même euh sans le soutien de nos filières, c'est quand même un peu compliqué.
Je pense à à nos amis de l'automobile hein, qui n'ont pas forcément, j'allais dire cette ce soutien de filière. Je pense que là, il y a quand même une distorsion de concurrence qui est quand même assez évidente et qui est extrêmement compliquée pour les industriels si on veut continuer à produire en France. Et surtout si cette distersion disparaît, on pense qu'on est très compétitif par rapport à à l'ensemble des autres.
Donc c'est dire comment est-ce qu'on peut avoir une concurrence saine et juste compte tenu du fait qu'on n pas accès forcément à la façon dont nos concurrents notamment chinois mettent en place leur prix. Nous, on n pas le droit de vendre en dessous de notre coup de revient. Je pense pas que ce soit toujours le cas par rapport à certaines concurrences.
Voilà. Mais euh merci à la technologie française, on a réussi quand même à relever le défi. Euh ça a mis un peu de temps.
Puis merci au réseau qui nous a permis quand même euh de relever ce défi qui a été de long terme et nous sommes installés à Pomacle près de Reince où nous avons une source de matière première locale, une bonne traçabilité et aujourd'hui les consommateurs et nos clients font extrêmement attention aussi à l'origine des produits, à la qualité des produits et à nos émissions. Voilà, c'est ce que je voulais témoigner et dire par rapport à cette cette possibilité d'export que l'on peut avoir en France et aidz nous aussi par rapport j'allais dire à à au prix que qui sont pratiqués par moment par rapport à des pays qui à mon avis n'ont pas du tout les mêmes règles. Merci beaucoup monsieur.
Merci pour votre participation, merci pour votre attention également et je vais maintenant laisser le le mot de la conclusion parce que nous sommes arrivés au bout de cette table ronde à monsieur le président Olivier Ritman, président de la délégation aux entreprises. C'est à vous. Bien, moi, il vous reste bien évidemment à vous remercier toutes et tous.
Je voulais sincèrement remercier Isabelle Morau pour le travail que vous avez accompli ce matin. On sent qu'il y a eu un véritable une véritable préparation, un véritable travail. C'est appréciable dans et vous avez vraiment mené ça d'une main de maître et j'aimerais que vous soyez applaudis. [Applaudissements] Je voulais juste revenir vite fait sur deux points que j'ai pu entendre ce matin.
Effectivement, l'année dernière, on a eu une intervention là-bas. L'année dernière, on parlait de simplification et on a parlé en même temps de CSRD, mais on a jamais dit que la CSRD c'était la simplification. Euh mais pourquoi on a parlé de CSRD à ce moment-là ?
Parce que et sans prétention aucune, je crois que la délégation aux entreprises du Sénat était la première entité à parler de CSRD alors que personne n'était capable de dire ce que c'était. et et j'avais mis à l'époque deux ou trois rapporteurs sur le sujet. Annesophie Romanide la Marne est ici notamment et on avait Marion Canalis aussi euh moi je me souviens plus de son département à Marion mais qui avait plus de dome qui avait fait ce rapport et comme on était les premiers à avoir fait un travail sur CSRD on avait exposé notamment certains avantages mais également le gros risque de CSRD de la manière dont il était pris, je pensais qu'il était normal que dès l'instant on recevait des chefs d'entreprise, on en parle et qu'on fasse un focus là-dessus.
Mais bien évidemment, ça rentrait pas dans le cadre de la simplification. Je voudrais je voulais remettre ça en en en exergie. Euh et puis un deuxième point que je voulais mettre à en valeur, c'est le pacte du trail.
Euh vous avez 1000 fois raison euh de le mettre en avant et de dire qu'il faut absolument sanctuariser le pacte du trade tel qu'il est. Moi, j'ai commis un rapport sur la transmission d'entreprise il y a 2 ans sous la présidence de Serge Bab. Le pacte du trail est un élément indispensable à la transmission de nos entreprises et notamment au développement des entreprises pour donner la possibilité à des PME de se renforcer ou de devenir des ETI qui ont une capacité exportatrice beaucoup plus forte et beaucoup plus importante.
Je sais que le pacte du trail et on y veille énormément au niveau de la délégation aux entreprises subit des attaques régulières et perpétuelles. Et vraiment le message qu'on fait passer c'est qu'il faut absolument sanctuariser, défendre ce pacte du Treuil, le sécuriser aussi parce que je trouve qu'il y a et ça faisait partie du rapport trop de points d'incertitude qui vous donnent également dans la réalisation du pacte du TR des risques euh de de de requalification et qui vous mettent en danger qui mettent vos entreprises en danger. On connait un certain nombre d'exemples sur lesquels c'est arrivé.
Donc, il faut qu'on apporte beaucoup plus de de de sécurité, notamment par la mise en avant du rescrit euh qui vous permet une validation de votre pacte par l'administration fiscale et qui vous apporte beaucoup de sécurité. Voilà, je voulais juste rajouter ces ces points-là et un tout petit point par rapport à monsieur Verrand. Je suis toujours sur le pacte du Treil.
Le pacte du trail postmortem faisait partie d'une proposition de loi mise en avant ici au Sénat par la délégation aux entreprises en 2008. et et bah voilà, c'est c'est c'est quelque chose de malheureux, mais euh même sur ces choses-là, on essaie d'être de travailler, d'être à la pointe, quoi. Voilà.
Merci à toutes et à tous pour votre participation. Je renouvelle mon remerciement à mon équipe et ma directrice qui ont et et tous les agents du Sénat qui ont fait en sorte que cette partie de la journée soit une réussite et à également à mes collègues sénatrices et sénateurs qui participent activement, ça soit sur vos territoires ou ici au Sénat en tant que membre de la délégation. Merci pour tout le travail que vous faites à mes côtés et votre dynamisme au service des chefs d'entreprise.
On se retrouve 12h30 dernier carat. Donc le mieux c'est d'y aller directement depuis maintenant avec vos sénatrices et sénateurs escalier d'honneur pour faire une grande photo euh tous ensemble. Vous pouvez compter sur la délégation aux entreprises, vous pouvez compter sur le Sénat.
Euh merci aux ministres, merci au Sénat, merci à tous nos intervenants qui ont fait les interventions d'une qualité comme on aime ici au Sénat, à la délégation, aux entreprises. Franchement, merci et euh bah à tout à l'heure pour la photo et après pour le déjeuner. Merci.
Ev.
Olivier Rietmann