Edwige Diaz : "Il faut un retour aux urnes, il faut une dissolution ! !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 3:04RelanceRéponse directe
Vous avez quand même de l'expérience politique. Vous savez très bien qu'un budget, c'est un ensemble, c'est un équilibre.
- 4:27FerméeRéponse directe
François Bayrou prévoit 44 milliards d'euros d'économie. Vous, c'est combien ?
- 9:29FerméeRéponse directe
Une seule solution ? La dissolution ?
- 9:58OuverteÉludée
Le président de la République le renomme. Il va au casse-pipe.
- 12:22OuverteRéponse partielle
Mais est-ce que cette fois-ci, vous...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueChiffre
« plus 1000 milliards d'euros de dettes entre 2015 et 2025 »
- 0:28Invité politiquePromesse
« nous proposons une alternative »
- 1:47InvitéFait
« la principale des dépenses en France, ce sont les retraites »
- 1:57InvitéChiffre
« La retraite, c'est 25 à 30% des dépenses publiques en France »
- 4:24InvitéChiffre
« François Bayrou prévoit 44 milliards d'euros d'économie »
- 5:30InvitéChiffre
« il faut à peu près trouver 120 milliards d'économies sur trois ans »
- 13:21Invité politiqueFait
« Nos maires, en 2014, ont été réélus en 2020 »
Temps de parole
- Edwige Diaz34 %
- Invité29 %
- Invité 215 %
- Invité 310 %
- Invité 410 %
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Moi ce qui m'inquiète c'est l'aggravation de nos finances publiques, François Bayrou l'a rappelé, plus 1000 milliards d'euros de dettes entre 2015 et 2025, c'est à peu près la durée durant laquelle Emmanuel Macron est au pouvoir, puisqu'il était ministre de François Hollande, maintenant il est président de la République. Donc moi je vois clairement un lien entre la politique mondialiste, ultralibérale, européiste menée par Emmanuel Macron et l'aggravation de notre situation. C'est pour ça que nous, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous proposons une alternative.
Nous avons proposé des mesures qui sont disponibles sur notre site internet, qui auront pour objectif de redresser les finances publiques, tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Français et de la compétitivité aux autres pays. Mais le chaos vous n'achetez pas ? L'argument du chaos ? Alors pardon, mais en fait le chaos, je pense qu'il a été organisé par ceux qui sont au pouvoir actuellement. Et donc je ne vois pas comment on va pouvoir sortir du chaos avec les mêmes politiques qui l'ont organisé. Pardon de le dire, mais je viens de vous faire la démonstration de l'aggravation de notre situation financière.
On peut aussi parler de chaos sécuritaire, migratoire, donc on l'a dit, budgétaire, etc. Donc en fait, oui, il faut mettre fin à ce chaos. Mais le seul moyen de mettre fin à ce chaos, c'est certainement pas de continuer avec les mêmes politiques.
On verra dans une seconde, on entendra quelle est la définition du chaos pour François Bayrou, le chaos politique, celui-là, et ça vous concerne directement Edwige Diaz. Yves Tréhard, le chaos, le chaos ou la responsabilité, dit François Bayrou ? Oui. La responsabilité, c'est justement, il interpelle les oppositions parce que les oppositions n'ont pas, me semble-t-il, un discours sur les finances publiques qui soit très raisonnable. Pour une raison principale, la principale des dépenses en France, ce sont les retraites. Et que demandent ceux qui veulent la tête du Premier ministre et éventuellement du Président de la République ? Ils demandent qu'on abaisse l'âge de départ à la retraite.
La retraite, c'est 25 à 30% des dépenses publiques en France. Donc ça veut dire qu'on va encore creuser le déficit, la dette française, en abaissant l'âge de départ à la retraite. Alors je connais les arguments du Rassemblement National qui nous disent, mais il faudrait limiter les dépenses sociales dirigées vers l'immigration. Certes, ça peut être un choix, sauf que c'est tout petit, c'est ridicule. Même l'AME, qui est donc l'assurance des immigrés en France, l'aide médicale d'État, pardon, eh bien c'est un milliard d'euros par an. C'est une goutte d'eau. Alors qu'il faudrait faire des économies à une échelle sans doute 44 fois plus grande. Exactement.
Donc il est là le paradoxe, si vous voulez, c'est qu'on a des oppositions, le gouvernement a des oppositions qui n'ont pas un discours qui me paraît raisonnable, qui est un discours qui me paraît, si vous voulez, tenable sur les économies budgétaires qui sont nécessaires à notre pays. Ça, c'est pour vous, Edwige Diaz.
Oui, je vais répondre évidemment, parce que je ne voulais surtout pas vous couper la parole. Mais enfin, je veux dire, vous avez quand même de l'expérience politique. Vous savez très bien qu'un budget, c'est un ensemble, c'est un équilibre. Et j'imagine que vous avez lu avec attention la lettre que Marine Le Pen a adressée à François Bayrou cet été, avec nos pistes d'économie. J'imagine aussi que vous avez lu le contre-budget que nous avons présenté l'année dernière. Donc vous savez bien que nos mesures visant à rééquilibrer le budget, ça n'est pas que l'immigration. C'est bien sûr réserver les prestations sociales aux Français.
Mais c'est aussi la baisse de la contribution française au budget de l'Union Européenne. C'est aussi la fin des subventions aux énergies intermittentes. C'est aussi faire du ménage dans les agences d'État qui ne servent pas à grand-chose. Vous économisez combien là-dessus ? Vous économisez ça, c'est un milliard. Mais non, mais c'est beaucoup plus. Oui, mais attendez. Vous mettez tout ça bout à bout. Et en parallèle, je vous ai dit que le budget, vous le savez quand même, c'est une question d'équilibre. Nous, on relance l'économie. On soutient la réindustrialisation qui a été totalement affaiblie par Emmanuel Macron.
Vous voyez, on abaisse l'âge de l'apprentissage pour inciter les jeunes à travailler tôt. On permet aux médecins de continuer à travailler plus longtemps pour qu'il y ait des cotisations sociales. Donc en fait, notre budget, il est absolument équilibré. Ben si, en fait, là, tout ce que je viens de vous dire, ça nous rééquilibre un budget.
François Bayrou, François Bayrou prévoit 44 milliards d'euros d'économie. Alors, c'est pas vrai, en plus, c'est pas ça, c'est avec des projections. Je donne ce chiffre-là, 44 milliards, c'est le chiffre qui est donné par François Bayrou. Vous, c'est combien ?
Nous, c'était beaucoup plus que ça. Il faut vraiment relire, en fait, tous les documents que l'on produit. Et vous avez, en fait, point budgétaire par point budgétaire, l'intégralité de notre programme. C'était à peu près dans les 60 milliards d'euros, vous voyez, mais en fait, sans pénaliser le pouvoir d'achat des Français, mais en relançant l'économie, en faisant des dépenses justes. Parce que là, en fait, moi, vous voyez, je suis comme les trois quarts des Français. J'estime que les mesures qui ont été avancées par François Bayrou, eh bien, sont injustes. Voilà. Et c'est pour ça, en fait, que nous, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous proposons une alternative.
Parce qu'en fait, il faut écouter les Français. Les Français, ils ne sont pas d'accord avec ce projet. Et c'est pour ça aussi que nous appelons la dissolution de l'Assemblée nationale un retour aux urnes.
Olivier Babot. C'est vrai qu'il y a quand même, et François Bayrou a raison, il y a une sorte de contradiction dans l'urgence de la situation que certains reconnaissent. D'autres, à un autre niveau de l'échiquier politique, ne le reconnaissent pas réellement, il faut bien le dire. Il n'y a pas vraiment de problème. Mais cette urgence qui est concédée est à la fois l'incapacité de comprendre que, compte tenu des montants, il faut à peu près trouver 120 milliards d'économies sur trois ans. Compte tenu pour avoir une trajectoire, ce n'est pas pour revenir à l'équilibre, absolument pas. C'est pour éviter l'emballement de la dette.
Bon, 120 milliards sur quelques années, ça veut dire que chaque année, c'est plus dur. Ça veut dire qu'il faut faire feu de tout. C'est-à-dire qu'il faut forcément faire un budget où tout le monde, d'une façon ou d'une autre, va payer. Et ce qui est très surprenant, un petit peu dans le nom très rapide qu'on a pu voir à la proposition de François Bayrou, de dire soyons d'accord sur le fait qu'il y a urgence, ce qui est très étonnant, c'est qu'on peut discuter de l'équilibre. Je crois qu'il avait l'air d'être ouvert de discuter à l'équilibre. On peut changer, on peut augmenter les impôts là, on peut transporter, on peut enlever. D'accord, les deux jours, pourquoi pas ?
C'était que 4 milliards sur les 44 milliards. Ce n'était pas énorme les deux jours fériés. Et pourtant, ça cristallisait beaucoup de choses. Mais on a l'impression qu'en réalité, on ne veut même pas discuter de la nécessité, qui pourtant est plutôt imposée par les faits, que malheureusement, il faut que tout le monde contribue, que ça va être difficile pour tout le monde, qu'il n'y a pas de bonnes nouvelles à annoncer, parce que la situation est vraiment... Donc tout le monde, ça veut dire les retraités, les dépressionnaires. Mais bien sûr, parce qu'encore une fois, les retraités, c'est une grande partie de nos dépenses.
Mais ça, Olivier Babaud, c'est exactement le plan de François Bayrou, de vouloir que tout le monde soit mis à contribution. Mais à l'arrivée, il faut reconnaître que ça n'a pas marché, puisqu'on voit bien qu'entre la présentation de son budget le 15 juillet et sa conférence de presse d'hier, finalement, il n'avait pas réussi à faire bouger les lignes cet été. On voit bien les Français, quelle que soit finalement la case de l'échiquier politique, à gauche, à gauche, à droite, à droite.
François Bayrou refait une vidéo sur YouTube, comme il l'a fait pendant l'été, où il joue encore la carte des Français, en disant, en français, on va réussir à convaincre que vous êtes une majorité consciente des problèmes du pays en matière de dette. En fait, je trouve que cette vidéo ce soir, la énième, puisqu'il en fait depuis une dizaine de jours, elle illustre bien l'échec, finalement, de François Bayrou, qui n'a pas réussi à faire bouger les lignes, mais pas du tout d'un autre tas. Alors, je pense qu'il était déjà impopulaire avant, il n'était déjà pas très populaire quand il est arrivé à Matignon, ça s'est vite dégradé, et ça s'est dégradé beaucoup pendant l'été.
Alors, peut-être que dans cette Bérezina, peut-être que l'affaire des jours fériés a accéléré les choses. Je crois qu'il y a vraiment eu un blocage. Moi, d'ailleurs, ici, j'avais commenté, j'avais plutôt sous-estimé ce point-là, et je pense que là, il y a vraiment eu un mur qui s'est dressé contre François Bayrou. Et depuis, on voit bien qu'il est allé sur le terrain, il a fait ses vidéos. C'est vrai qu'il se bat comme un chien, et il est assez sincère dans sa démarche sur la dette. Ça fait 20 ans que c'est son credo. Mais il est sincère ce soir quand il dit qu'il y croit encore ? Là, j'ai du mal à y croire. Mais bon, on ne peut pas lui reprocher de se battre jusqu'au bout.
Il est Premier ministre, le vote aura lieu le 8 septembre, donc il va essayer de faire bouger les lignes. Mais on voit bien que tous les partis, quasiment, sont ligués contre... Enfin, en tout cas, tous les partis, les différentes oppositions, sont toutes liguées contre elle. Et au fond, il n'a pas réussi à... Il a essayé de tendre la main au PS aujourd'hui, mais on voit bien que le PS a refermé. Et sans doute qu'il a sous-estimé le fait que, depuis la victoire d'Olivier Faure au bon gré du PS, ça s'est déporté sur la gauche.
Et le RN, peut-être qu'il a cru qu'avec les négociations qu'il y a eu sur la proportionnelle, il pouvait arriver à trouver une forme de neutralisation, un peu, de Marine Le Pen. Là, c'est raté là-dessus. Est-ce que je peux vous garder encore un instant ? Tous les trois, parce qu'il est 21h30, on en vient au choix. Et on va continuer à parler, évidemment, de la situation politique. Petit sommaire, avec vous, Amélie Grosic, dans un instant, on va parler de taxes aussi.
Oui, la taxe foncière, c'est cette semaine. Le papier est tombé à partir d'aujourd'hui, digital à partir de jeudi. Je pose la question et j'y réponds. Est-ce un impôt si injuste que ça ?
Ah, on verra ça. On ira du côté des États-Unis avec vous, Elsa Vidal.
Oui, Donald Trump affirme qu'une bonne partie des Américains seraient plutôt tentés par un dictateur. Et on verra pourquoi.
Mais d'abord, donc, on va continuer à parler de politique. Yves Tréhard avec vous. Le scénario Tréhard, vous nous dites ce soir, c'est simple. Une seule solution ? La dissolution ? Évidemment. Alors, évidemment, le pire n'est jamais sûr. Et puis, les crises évoluent. On ne sait jamais comment ça tourne. Et ça peut tourner vinaigre. Mais ça va tourner vinaigre, justement, pour François Bayrou. Et pour le président de la République. De trois choses ludes. De toute manière, il va tomber. Le 8, il tombe, le premier ministre. Donc, de trois choses ludes. Le président de la République le renomme. Il le renomme. Il va au casse-pipe. Il le nomme une autre figure du bloc central.
On parle beaucoup de Sébastien Lecornu. On parle aussi de Gérald Darmanin. Mais il lui arrivera le même problème. C'est-à-dire qu'il va se pointer avec un budget et la censure. Il peut nommer quelqu'un de gauche aussi. Mais s'il nomme quelqu'un de gauche, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, les LR vont voter contre. Une grande partie du bloc central va voter contre. Et le Rassemblement national va voter contre. Donc, on s'aperçoit que dans ce pays, de toute manière, c'est impossible de faire des alliances. C'est impossible de faire des compromis. Et le président de la République sera devant un choix. Et donc, en dernier ressort, le respect des institutions l'obligera à dissoudre ?
L'obligera à dissoudre ? Alors, le respect des institutions fait que le président de la République, sous la Ve République, dans l'esprit du général de Gaulle, c'est qu'on revient devant le peuple. De deux façons. Soit par le référendum. Sur le budget, ça paraît très compliqué. Et puis, avec quelles questions ? Sur les jours fériés, c'est un peu mince quand même. Donc, la deuxième possibilité, c'est de dissoudre. Et je dois dire que là, s'il recourait à la dissolution, ça serait beaucoup plus légitime que la dissolution qu'il a pratiquée au mois de juin 2024. Puisqu'au mois de juin 2024, il n'y avait aucune raison qu'il procède à cette dissolution. Alors que là, il y a un blocage politique.
Et ça serait tout à fait logique. Alors là, de deux choses l'une. Soit cette dissolution débouche sur la même Assemblée nationale, c'est-à-dire extrêmement éclatée, ingouvernée, enfin, qui ne dégage aucune majorité. À ce moment-là, nouveau blocage. Soit, eh bien, il se dégage une majorité. Et le plus probable, c'est que ça soit une majorité du Rassemblement national, majorité absolue ou relative. Il ne faut pas l'exclure. Aujourd'hui, je crois, sous le contrôle de Bruno, il y a 133 députés. RN plus apparenté. Eh bien, imaginez que ça fera un bond énorme. Et qu'est-ce qui se passerait à ce moment-là ?
Le président de la République, s'il respecte les institutions, il est obligé de nommer Jordan Bardella, Premier ministre. Et Jordan Bardella dit ce soir, oui, j'y vais, si nous avons une majorité absolue ou relative.
En tout cas, nous nous tenons prêts. Après, on verra le résultat des élections. Mais ce que je veux dire, c'est que déjà, premièrement, ça fait un an que nous appelons la dissolution de l'Assemblée nationale parce que nous avions annoncé qu'en raison des alliances de l'indignité qui ont eu lieu entre le nouveau Front populaire et le Bloc central, nous avions annoncé qu'il y aurait un blocage. Donc, vous voyez, on a déjà raison il y a un an. Maintenant, oui, nous souhaitons qu'il y ait cette dissolution. Et avant de voir quel quota nous allons à Matignon, ce que je veux dire, c'est que nous ferons tout pour remporter ces élections. Nous sommes déterminés.
Notre commission nationale d'investiture a bien avancé ses travaux. Nos candidats sont déjà en pré-campagne. Parce que vous le savez, depuis un an, nous sommes en campagne permanente. C'était notre slogan de rentrée de l'année dernière. Et donc, oui, nous irons expliquer aux Français que ce coup-ci, il ne faut pas qu'il se fasse avoir par les appels aux barrages. Parce que sinon, on va se retrouver dans la même situation. Et je pense, en plus, que nous avons fait nos preuves. Vous voyez, à chaque fois que le Rassemblement national arrive aux responsabilités, c'est un succès. Nos maires, en 2014, ont été réélus en 2020.
Sur 88 députés que nous étions sur la législature 2022-2024, la moitié, 39 d'entre nous, ont bénéficié d'une réélection dès le premier tour. Et nous avons tous quasiment été réélus. Mais est-ce que cette fois-ci, Edvidiès, vous...
Jean-Dade Bardella pourrait prendre ses responsabilités et dire, bah oui, même si on n'a pas la majorité absolue, on y va, on va à Matignon.
Je veux dire ça, voilà, c'est lui qui vous répondra en temps voulu. Mais notre objectif, c'est d'aller chercher la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et nous nous y préparons chaque jour.
Edwige Diaz