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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 17 avril 2024 37 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiNumérique

Audition de François-Xavier Bellamy devant l'Union des entreprises de proximité (U2P)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:43OuverteRéponse directe

    Depuis 20 ans, l'UE impose des textes lourds privilégiant les grandes entreprises. Que ferez-vous pour rendre effectif le test PME/TPE ?

  • 17:25OuverteRéponse directe

    Les TPE/PME veulent s'investir dans la transition verte, mais les obligations de déclaration (CSRD) sont inadaptées. Quelle alternative proposez-vous ?

  • 22:54OuverteRéponse directe

    L'harmonisation des règles au sein de l'UE est nécessaire pour mettre fin à la concurrence déloyale. Quelle réforme proposez-vous ?

  • 27:40OuverteRéponse directe

    Les retards de paiement entraînent des difficultés de trésorerie. Quelle est votre position sur le règlement de 30 jours proposé par la Commission ?

  • 32:20OuverteRéponse directe

    En quoi votre liste est-elle différente des autres ? Pourquoi les entreprises devraient-elles voter pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Invité politiqueChiffre
    « Les entreprises en France sont celles qui doivent faire face au contexte de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde avec la dépense publique la plus élevée d'Europe. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
François-Xavier Bellamy

merci infiniment monsieur le Président Mesdames et Messieurs je voudrais saluer tous ceux qui sont en ligne et qui sont ici merci de de votre accueil et c'est une grande joie de pouvoir échanger avec vous et c'est bien plutôt à à moi de de vous dire ma reconnaissance pour ce temps que vous nous permettez de partager sur les questions économiques et sur les questions spécifiques qui sont liées aux entreprises que vous représentez mais de vous remercier aussi pour tout le travail accompli au cours des dernières années au Parlement européen parce que vous faites avec vos équipes un travail absolument décisif pour que les entreprises que vous représentez soient entendues en Europe moi je voudrais simplement partager mon propos liminire autour de cette trilogie à mon avis décisive pour pour l'Europe que nous aimons mais dont nous pensons qu'elle doit pouvoir changer de cap pour redonner toute sa force à notre tissu économique je crois qu'il faut que l'Europe réapprenne à respecter les entreprises de proximité les petites entreprises en particulier les respecter les considérer les écouter à simplifier c'est évidemment un combat majeur mais c'est un combat pour nous de de de de longue haline et j'y reviendrai et puis à libérer à libérer les énergies qui sont aujourd'hui disponibles le point de départ de cette réflexion c'est que nous sommes au cœur d'une d'une crise économique n'ayons pas peur de le dire au cœur d'une situation de double décrochage un décrochage de l'Europe dans le monde euh l'année dernière le PIB américain a cru CIN fois plus vite que le PIB européen euh les chef d'État et de gouvernement se se retrouve aujourd'hui à Bruxelles pour parler compétitivité pour nous c'est le sujet que nous avons martelé au cours des dernières années et qui malheureusement n'aura été que très peu traité par la Commission européenne qui n'a pas fait ce qu'il fallait pour faire en sorte que nos entreprises restent concurrentielles dans la compétition mondiale y compris les petites entreprises qui elles aussi sont exposées à la concurrence internationale et ce décrochage de l'Europe dans le monde ça s'additionne à celui de la France en Europe qu'il faut aussi regarder en face et qui est l'effet bien souvent de la concurrence déloyale que nous organisons sur le dos de nos entreprises en surtransposant les règles européennes en rajoutant encore de la complexité en rajoutant encore de la fiscalité rappelons que les entreprises en France sont celles qui doivent faire face au contexte de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde avec la dépense publique la plus élevée d'Europe c'est un grand point de désaccord que nous avons avec le président de la République quand il dit que la France n'a pas un problème de dépenses publiqu excessive mais un problème de moindre recette moi je crois le contraire je pense que nous avons besoin de faire en sorte que notre tissu économique retrouve l'oxygène dont il a besoin et ça ça passe par une baisse de la dépense publique ça passe par le fait que l'État doit se reconcentrer sur ses missions fondamentales retrouver lui aussi les moyens de la performance c'est un sujet qui vous préoccupe tous les jours vous savez qu'une entreprise qui n'est pas performante et bien elle n'ira pas très loin notre état malheureusement aujourd'hui prélève un maximum de ressources dans le travail des entreprises des entrepreneurs des salariés et à la fin malheureusement nos services publics essentiels sont tous en crise majeure c'est bien qu'on a un problème problème de performance de l'action publique et qu'il faut le le regarder en face au Parlement européen on aura fait au cours des dernières années avec vous un travail fondamental pour respecter pour considérer les entreprises de proximité avec vous nous sommes le seul groupe le PPE qui est un un S tank interne sur les PME nous avons un groupe de travail spécifique pour les PME pour pouvoir passer au test de cette réalité des PME toutes les législations qui auront été votées au cours du dernier mandat et c'est d'ailleurs ce travail cette attention spécifique au PME qui nous a fait être en contact sur beaucoup de de sujets très spécifiqu moi ce qui m'a marqué au Parlement européen je ne viens pas du monde économique personnellement je suis professeur de philosophie eu je suis entré au Parlement européen en commission de l'industrie parce que j'avais la conviction que c'est le tissu industriel et notamment ce tissu industriel qui se trouve aujourd'hui dans nos PME qui représente l'immense majorité des emplois économiques mais aussi des emplois industriels dans notre pays j'avais la conviction que c'est en partant de là de l'acte de production de du travail des entreprises qu'on pourrait redonner à l'Europe sa vitalité et son dynamisme et ce qui m'a marqué c'est de voir à quel point il y a une décorrélation entre la capacité des grandes entreprises de se faire entendre d'être représenté de mobiliser des moyens la capacité des ONG des associations et bien souvent des organisations environnementales euh de déployer un lobbying extrêmement professionnel actif très bien financé et puis les petites entreprises qui elles aujourd'hui par définition ont beaucoup plus de difficultés à dégager les effort nécessairire pour pouvoir se faire entendre et se faire représenter je pense à des sujets très spécifiques qu'on apportait on en parlait à l'instant sur le soutien à la filière du vitrail menacé par une directive européenne qui devait interdire le plomb la défense des producteurs de Lavand qui étit eux aussi mis en danger par l'interdiction du linéanol ou bien sur la question des des des archetiers qui réparent les archers anciens et qui voyaient leur activité littéralement disparaître à cause d'une interdiction d'exportation d'un bois très spécifique venu d'Amérique du Sud c'est des exemples tout simples mais pour moi je me suis dit que mon rôle à moi c'était de me faire l'avocat de ces toutes petites entreprises qui aujourd'hui n'ont pas des bataillons de lobbyistes à déployer dans les institutions européennes et de faire en sorte de respecter de considérer d'être attentif à ces PME qui sont je le répète ça n'est pas anecdotique qui sont l'essentiel de l'emploi dans nos pays l'essentiel de la valeur ajoutée l'essentiel aussi du rôle social des entreprises dans nos territoires dans notre pays sur notre continent tout entier mais qui aujourd'hui sont bien souvent écrasés par le fait qu'elles n'ont pas nécessairement les moyens de de se faire entendre quand la Commission européenne est s'est engagée au cours des dernières années dans un train d'inflation normative absolument stupéfiant nous avons avec le PPE choisi de nous opposer et nous avons choisi de nous opposer à plusieurs textes majeurs parce qu'il nous semblait qu'il représentait un risque pour notamment ce tissu de de PME on pense par exemple emp à la directive sur les délis de paiements on pense à la directive sur le devoir de vigilance contre lequel nous allons voter dans les dans les jours qui viennent ce texte a été soutenu très largement par la majorité par la gauche par les écologistes même par le rassemblement national pour nous au contraire il représente un danger parce que beaucoup de chefs d'entreprise vont se retrouver dans une situation de risque pénal faute de pouvoir contrôler la totalité de leur chaîne d'approvisionnement chacun d'entre nous sait que quand il va dans un restaurant et il n'a pas la possibilité avant de commencer son repas de vérifier que tout ce qui est dans son assiette a été cultivé dans les règles de l'art mais c'est la même chose avec un chef d'entreprise qui évidemment ne peut pas remonter les 10 échelons de sa chaîne de valeur pour vérifier 520 points de contrôle au risque de se retrouver en prison j'ai rencontré des chefs d'entreprise de PME de TPE qui m'ont dit si ce texte passe moi soit j'arrête de travailler soit je vais en prison et bien cette situation là on n' pas le droit de l'imposer à nos à nos patrons de de PME évidemment les grands groupes eux ils ils ont des bataillons de juristes pour faire face à cette inflation normative mais le tissu économique réel lui il se retrouve profondément fragilisé par cette inflation normative donc respecte écouter les PME pour simplifier c'est le deuxième point on avait exigé de la Commission européenne au début du mandat et elle avait pris cet engagement que pour une règle créée elle en supprimerait une c'était la règle du one in one out le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'a pas été le cas et nous depuis 3 ans avec le PPE ça n'est pas une conviction de court terme depuis 3 ans nous demandons une pause règlementaire parce que nous considérons qu'on ne peut pas d ment imposer toujours plus de contraintes de contrôle de surveillance à ceux qui produisent en Europe et ensuite garder nos marché ouvert à une concurrence mondiale qui n'a que faire des règles que nous imposons à nos propres producteurs simplifier c'est le défi majeur aujourd'hui le coût des normes le coût des charges qu'entraînent ces normes représente un immense boulet au pied des entreprises de notre pays et je le sais non pas pour être chef d'entreprise mais pour être président d'une association à titre bénévole qui donne des cours de philo que j'ai créé il y a une dizaine d'années euh qui m'a conduit à recruter un puis deux euh puis trois personnes quand quand vous signer un contrat de travail aujourd'hui en France en particulier vous devez faire face à une telle complexité légale que même en ayant le soin absolu de respecter toutes les règles vous ne pouvez jamais avoir la certitude que vous êtes complètement dans les clous et bien c'est c'est cette situation là dont il faut sortir aujourd'hui on aura voté contre ces ces ces textes au cours des des derniers mois des dernières années ça nous a valu souvent des des des oppositions assez fortes avec nos collègues de la majorité qui quoi qu'ils en disent ont eux soutenu massivement cette inflation normative je pense au textes devoir de vigilance que j'évoquéis à l'instant je pense au textte restauration de la nature auquel nous nous sommes opposés eu je pense au texte sur les sur les délais de paiement qui nous aura aussi opposé on a vu finalement pendant ce ce mandat on a vu une coalition se former entre des groupes qui allaient de de la gauche des socialistes de l'extrême gauche des vers et de nos collègues macronistes pour porter cette inflation normative pour la soutenir au Parlement européen quand nous ne cessions de tirer la sonnette d'alarme sur ces conséquences sur l'écosystème européen aujourd'hui nous disons que nous voulons un changement de cap à la Commission européenne que nous voulons un changement de direction que nous devons retrouver le chemin de la simplicité et ce ne sont pas que des mots nous exigerons de la commission avant toute investiture au début du prochain mandat que s'applique désormais prenant en considération ce que nous aurons vécu au cours des dernières années la règle one in to à haute il faut commencer par faire l'étude d'impact des réglementations qui sont votées par regarder leurs conséquences par supprimer ce qui doit l'être et oui nous reviendrons sur les textes les plus nocifs par faire en sorte de tirer les enseignements de ce qui n'a pas fonctionné de corriger ce qui doit être ajusté on peut pas faire peser tout le temps la pression sur ceux qui produisent dans nos pays et jamais sur le législateur il faut que la pression s'inverse on a beaucoup parlé de cette question en évoquant l'agriculture mais ça vaut évidemment pour toutes les entreprises du pays il faut que la pression s'inverse il faut que le celui qui produit la réglementation soit lui aussi réglementé il faut que celui qui produit la contrainte est à regarder lui aussi la contrainte de la réalité parce que sinon c'est pas possible cette situation de de d'asphyxie imposée à notre tissu économique va conduire à aggraver encore le décrochage européen et le paradoxe de tout ça c'est que ça ne se fait même pas dans le sens d'une amélioration globale de la responsabilité européenne en matière de droits sociaux en matière de respect de l'environnement ça ne se fait à la fin qu'au profit d'une concurrence étrangère qui ne respectant aucune de nos règles est bien moins diante sur le plan social et sur le plan environnemental et donc d'une certaine façon si on poursuit dans cette logique on aura tout perdu on aura fragilisé notre économie et on aura donné un avantage compétitif exactement au modèle de production au modèle économique au modèle d'entreprise qu'on prétendait dissuader mais cette fois-ci en donnant des parts de marché à nos concurrents extra eururopéens dernier point libéré on a un vrai sujet aujourd'hui de relance de notre économie et la relance de l'économie ben il faut regarder comment on va euh l'organiser parce qu'on a besoin évidemment euh notamment de la financer hier je participais à un débat entre les têtes de liste qui avaient lieu à à Angers euh toutes les listes étaient représentées les têtes de liste étaient euh euh presque toutes présentes euh et ce qui m'a fasciné c'est que quand on a parlé de financement de la transition environnementale tous mes concurrents tous sans exception ont répond à la question du financement par la création de nouveaux emprunts et de nouvelles taxes tous pour moi je ne crois pas que la spirale de la dette et l'augmentation de la fiscalité soit le chemin dans lequel il faut s'engager si il suffisait de créer des empreunts et des taxes pour stimuler l'économie et financer la transition environnementale la France serait parce qu'elle a le record du monde des impôts et qu'elle a la trajectoire budgétaire la plus inquiétante d'Europe la France serait aujourd'hui le paradis sur terre or nous sommes seulement un enfer fiscal nous n'avons évidemment pas fait la démonstration que c'est en S é en plus et en fiscalisant plus les entreprises de nos pays qu'on finance l'économie c'est le contraire nous ce que nous proposons avec les républicains c'est je crois nous sommes la droite française et peut-être les seules à assumer une ligne qui soit clairement de droite sur les sujets économiques qui soit clairement favorable à une rationalité économique nous avons en Europe et en France la chance de pouvoir compter sur ce qui reste une force incroyable de notre continent et de notre pays c'est-à-dire sur une épargne très abondante les Européens ont épargné 28000 milliards de aujourd'hui mais la différence entre l'Europe et les États-Unis c'est qu'aux États-Unis 45 % de cette épargne est investi dans l'économie en France seulement 20 % en Europe seulement 20 %.

si vous faites la différence ça fait 7000 milliards d'euros disponibles et donc on a un vrai sujet de mobilisation de l'épargne au service de l'économie aujourd'hui nos produits d'épargne ils ont été inventés dans les années 70 et 80 ils sont en réalité largement décorrélé des besoins actuels de notre économie réelle on on a besoin d'engager les Français d'engager les Européens dans le financement de l'économie et c'est c'est la clé de la prospérité future y compris pour les citoyens bien sûr et donc le vrai sujet c'est pour nous la vraie proposition que nous voulons faire pour le financement de cette transition et bien c'est de créer un produit d'épargne européen qui permettra en mobilisant ces financements disponibles d'aller injecter dans l'économie réelle et notamment dans les PME dans les TPE en leur donnant un accès plus simple au financement du développement dont ils ont besoin des investissements qui leur sont nécessaires euh de de d'injecter cette épargne dans l'économie pour recréer précisément l'oxygène et l'élan dont nous avons besoin hier encore j'ai visitaé une petite entreprise qui qui qui qui se lance dans un projet industriel magnifique ils ont un immense problème d'accès au financement c'est ça le grand sujet aujourd'hui quand on a besoin de financer des transitions qui sont pourtant connues comme étant rentables c'està-dire que cette entreprise sait que si elle parvient à financer l'investissement dont elle a besoin elle elle sera immé imiatement capable d'en assurer la rentabilité et pourtant c'est difficile aujourd'hui d'avoir accès au crédit d'avoir accès au financement et donc il faut qu'on arrive à faire en sorte c'est aussi un enjeu de souveraineté que l'épargne des Français que l'épargne des Européens finance le développement des entreprises pour que nous ne devenions pas ce que nous sommes aujourd'hui en train de devenir un continent détenu par d'autres acteurs étrangers on se félicite parfois de l'attractivité du continent européen pour les investissement étranger mais c'est d'abord le signal qu'en réalité nous ne sommes pas capables de financer nous-mêmes ce développement et donc que nous n'en tirerons pas nous-mêmes euh les bénéfices à long terme voilà financer euh euh pour libérer libérer simplifier respecter je crois que c'est c'est évidemment une introduction bien trop générale j'ai déjà été trop long je crois donc je m'arrête là mais je seraai très heureux de répondre à vos questions évidemment et de rentrer dans le détail merci encore merci merci beaucoup monsieur bami effectivement il nous reste un petit peu moins d'un quart d'heure pour la séance de de questions-réponse et là la première question est posée par Jean-Christophe répond le président de la CAPEB je vais raccourcir ma question et juste vous rappeler que depuis 20 ans l'Union européenne a a mis une loi enfin un concept pensé au petit d'abord avec un test TPE PME des textes arrivent notamment de plus en plus lourds et qui sont qui privilégie les grandes entreprises et mettre en difficulté nos TPE qu'est-ce que vous allez faire pour revenir à ce test PME TPE PME et qu'il soit effectif alors nous on a on a on a on a rappelé en permanence à la Commission européenne qu'elle avait le devoir de respecter ce qui est supposé être aujourd'hui dans son droit mais je le redis malheureusement ça n'a pas été le cas la présidente de la Commission européenne dans la dernière ligne droite du mandat pour faire droit à notre demande a décidé de créer un poste d'envoyer spécial pour les PME je ne sais pas si c'était la la bonne manière de répondre mais pour signaler que cette question serait désormais plus au cœur de de l'attention je crois que c'était malheureusement bien trop tard nous nous proposons une règle simple peut-être connaissez-vous dans le droit européen ce principe de non régression environnementale qui veut que quand une règle a été voté sur le plan environnemental on peut jamais revenir en arrière il a une sorte d'effet cliqué nous nous proposons de créer dans le droit européen un principe de non régression économique pour prendre en considération de manière obligatoire les études d'impact ce qui veut dire que quand une étude d'impact démontre qu'un texte va faire baisser la production dans nos pays va compliquer la capacité des entreprises de produire de créer de la valeur alors ce texte ne peut pas être adopté parce que produire mieux pour l'Europe ça ne peut pas vouloir dire être cont en train de produire ailleurs et aujourd'hui on a un immense sujet la capB le sait bien bien sûr sur la question de la de la de la production des des des des des des biens industriels essentiels mais aussi des des services décisifs dont on besoin les les entreprises pour la transition environnementale nous avons le devoir de ne pas nous mettre dans la main de pays étrangers qui produirit pour nous ce qui nous est le plus nécessaire c'est un devoir économique pour ne pas détruire notre tissu social c'est un devoir environnemental parce que la transition écologique ne peut pas vouloir dire aggraver une mondialisation dérégulée qui a fragiliser la cause du climat et de l'environnement mais c'est aussi un devoir de de souveraineté de sécurité pour nos pays on a vu à quel point notre dépendance nous avait coûté cher face à la crise du covid face à la guerre en Ukraine donc on ne peut pas continuer cette fuite en avant dans l'organisation de nos propres dépendances et ce principe de non régression économique c'est une manière de s'opposer clair ement à l'agenda de décroissance qui en réalité est en creux derrière l'inflation normative que nous avons combattu au cours des dernières années au Parlement européen deè question cette fois c'est autour de Fabiane m représentante de la CNAMS bonjour monsieur bami donc les TPE et PME souhaitent s'investir majoritairement dans la transition verte cependant l'Union européenne impose pour cela des obligations de déclaration qui sont total inadapté au TPE par exemple ben la directive communication durable des entreprises dites CSRD va compliquer encore la vie de toutes les entreprises présentes dans une chaîne de valeur les TPE PME comme vous le savez n'ont pas de ressources humaines et financières vous l'avez dit à plusieurs reprises donc pour y répondre quelle alternative proposez-vous encore une fois je le redis pour moi ce qui compte c'est qu'on commence le mandat qui vient en faisant la véritable étude d'impact des textes qui ont été votés pour vérifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et pour abroger ce qui doit l'être CSRD pour moi est un mauvais texte et il faut revenir dessus parce qu'on ne peut pas exiger de reporting de la part du tissu économique et notamment encore une fois des des des des PME et des TPE et je le dis d'ailleurs de ce point de vue-là moi je suis frappé de voir à quel point certains textes ont été portés ou validés y compris par des très grandes entreprises qui ont qui ont servi de caution à un agenda normatif parce qu'elles peuvent y faire face mais ça n'est pas le cas des des du tissu économique réel des PME des TPE qui font qui font vivre l'emploi et et l'économie et qui elles pour le coup sont démunis face à cette inflation je pense à à un autre type de de de reporting qui est celui qui est exigé des entreprises pour avoir accès à des fonds européens les fonds du plan de relance les fonds des différents financements de la transition quand vous avez des dossiers qui sont extrêmement complexe à remplir qui suppose beaucoup de temps qui exige un un investissement massif en terme de ressources humaines dans la préparation de la demande de financement ça n'est pas adapté à à pourtant aux entreprises qui ont le plus besoin de de ces financements donc il faut simplifier c'est vraiment le défi majeur CSRD vous le dites vous l'évoquez c'est je crois un texte dangereux et je reviens sur le texte devoir de vigilance le vote est la semaine prochaine pour moi ce sera l' asion de voir parmi les les différents candidats que vous allez voir venir devant vous je ne doute pas que tous vous feront de grandes déclarations d'amour évidemment mais mais regardons qui fait quoi regardons qui vote quoi parce que devoir de vigilance c'est cette contrainte de reporting de CSRD portter à la puissance 10 ce sont ces ces obligations déclaratives sur toute la chaîne de valeur des entreprises on parlait de la CAPEP du bâtiment on pourrait parler de bien d'autres de bien d'autres secteurs on va demander à des chefs d'entreprise de contrôler encore une fois l'intention est très louable je ne conteste pas du tout le souhait de ceux qui portent ces textes dans dans dans la sincérité de la cause qu'il défendent évidemment qui est pour le travail des enfants personne qui est pour le travail forcé personne mais comment voulez-vous demander au chef d'une entreprise d'ailleurs quel que soit sa taille pour le coup d'aller vérifier à à 10 degrés dans la chaîne de valeur c'est-à-dire en amont de toute la production dont il utilise les résultats pour sa propre activité de vérifier que rien n'a été fait avec du travail d'enfant c'est en fait c'est techniquement infaisable et on se retrouve dans une situation qui est d'ailleurs révoltante de de de suspicion pour les chefs d'entreprise comme si au fond des chefs d'entreprise choisissaient de fermer les yeux ou bien se voulaient se rendre complice de pratique qui sont inhumaines ou dégradantes mais pas du tout c'est simplement queà on est dans dans on légifère pour le monde réel on légifère pas pour un monde idéal je je suis prof de philo je vous le disais tout à l'heure mais je sais la différence entre la République de Platon et la réalité du travail quotidien auquel vous êtes confronté dans vos entreprises et et quand vous avez en tout et pour tout deux ou trois fournisseurs poss possible sur des produits nécessaires à l'activité de votre entreprise que vous représentez 0,0001 % de leur activité et que contrôle le marché mondial vous n'allez pas pouvoir leur demander de vous garantir avec des documents certifié en bonne et du forme que leur propre chaîne de valeur est totalement exempte de ces 520 éléments de certification qui vous sont demandés par l'Union européenne donc ces entreprises vous diront bah écoutez si vous me demandez de vous remplir ces dossiers là moi je ne vous vendrai plus rien vous avez plus qu'à arrêter de travailler ou bien encore une fois à vous mettre dans l'illégalité c'est c'est intenable en fait moi aussi je suis contre le travail des enfants mais la meilleure manière d'éviter qu'on fasse venir en Europe des produits qui sont fabriqués avec du travail des enfants ou du travail forcé ben c'est de soutenir nos entreprises européennes pour qu'elles puissent produire elle-même pour qu'elle puisse développer sur notre sol dans le respect de nos règles ce dont nous avons besoin et et c'est la raison pour laquelle effectivement ces exigences de reporting sont complètement déconnectés de la réalité des contraintes économiques et je pense qu'il faudra commencer le prochain mandat vous savez pour moi le le le la la logique de cette formule qui qui malheureusement fonctionne mieux en anglais qu'en français mais doit s'appliquer aussi à l'Union européenne less is more parfois moins c'est mieux et et et et nous nous assumons de faire campagne en disant que ce qui compte pour nous c'est pas seulement les textes qu'on voudrait écrire demain mais aussi ce qu'on voudrait supprimer voilà je pense qu'on a besoin de retrouver le sens de la liberté et ce sens de la liberté au cœur de la prospérité de l'Europe de demain il s'applique particulièrement bien sûr au tissu économique que vous représentez ici on va parler maintenant de de concurrence déloyale avec vous Christophe sans le président de l'UNAPL bonjour monsieur bami l'harmonisation des règles au sein de l'Union européenne est nécessaire pour mettre fin à la concurrence déloyales dont souffrent les TPE PME je citerai les travailleurs de plateforme le travailleur détachés quelle réforme proposez-vous pour protéger les TPE PME de la concurrence déloyale merci il y a il y a deux aspect dans la question que vous posiez la concurrence déloyale j'en parlais tout à l'heure c'est celle que subissent les Européens face au marché mondial et c'est celle vous le touchez du doigt que subissent les entreprises françaises dans le marché européen pour pouvoir l'empêcher sur ce deuxième point on a déjà parlé du premier pour pouvoir lutter contre cette concurrence déloyale je dirais il y a deux il y a deux réponse à apporter simultanément la première c'est qu'il faut être européen on est européen ou on l'est pas on choisit le marché européen ou on ne le choisit pas nous nous voulons le marché européen parce que c'est un élément de prospérité c'est un élément de rayonnement pour nos entreprises et nous savons qu'aujourd'hui ce marché avec sa profondeur de marché c'est évidemment une chance une opportunité pour le devveloppement de notre activité économique mais dans ce cas-là si on a choisi le marché européen si on s'est retiré toute barrière douanière à l'entrée du marché français si on s'est retiré toute capacité d' de de de filtrer les importations bah dans ce cas-là il faut pas créer de distorsion de concurrence entre les Français et les Européens et moi je ne comprends pas que le gouvernement continue aujourd'hui avec sa majorité d'adopter cette espèce de logique étrange qui voudrait que il faudrait être les meilleurs en Europe il faudrait être les mieux disants il faudrait les plus vertueux il faudrait montrer l'exemple vous avez entendu ça des dizaines de fois la France veut être pionnière alors on on s'interdit des choses qui sont permises à nos voisins européens on s'interdit des produits des substances des manières de fabriquer qui sont permises à nos voisins européens vous savez faire une campagne c'est toujours très instructif on va partout en France je l'ai fait pendant tout le mandat depuis 5 ans je vais partout sur le terrain quand quand quand je suis j'ai fait un déplacement en France chaque semaine depuis le le début de ce ce mandat européen quand je vais au nord à l'ouest au sud les gens me disent parpissier arrêtez avec les normes européennes et quand je vais à l'est de la France à la frontière avec l'Allemagne par exemple ou bien avec nos autres voisins européens les les chefs des PME et des TPE là-bas me disent par pitié appliquez-nous les normes européennes parce que moi je vois bien en fait en réalité que ce que je subis tous les jours c'est pas les normes européennes parce que mon mon concurrent à 15 km d'ici mon voisin mon ami de l'autre côté de la frontière ben lui il a pas du tout à faire face aux mêmes contraintes et à la même complexité donc le le le le premier sujet c'est si on veut être vraiment européens et et nous le voulons mais dans ce cas-là refusons de nous imposer toujours plus de contraintes que les autres et nous nous proposons avec les républicain d'interdire toutes les surtranspositions on y travaille avec nos parlementaires nationaux à l'Assemblée au Sénat on a jamais voté en faveur d'une surtransposition des règles européennes et nous proposons même de supprimer les sur transposition passée pour remettre la compétition française à l'équilibre avec la compétition européenne ça c'est le c'est le c'est le point important il faut sortir de de cet agenda de complexité européenne mais il faut aussi que la France elle-même se libère des freins qu'elle ne cesse de s'imposer et ça je crois que c'est fondamental on n'arrivera pas c'est c'est il me semble que c'est vraiment essentiel de rappeler ça on n'arrivera pas à redevenir compétitif en cherchant à exporter notre complexité dans les autres pays Européens on doit faire le travail de libérer nos entreprises de cet agenda normatif qui aujourd'hui les asphixie y compris par rapport à leurs concurrents à l'intérieur de l'espace européen et puis le deuxième aspect c'est sur le l'unification de la réponse européenne vous avez évoqué les travaillurs des plateformes on a mené cette bataille malheureusement contre le gouvernement français j'ai du mal à comprendre pourquoi il aura pris systématiquement le le le parti des plateformes dans dans dans dans ce dans ce combat euh mais finalement c'est un c'est un choix voilà assez assez clair d'Emmanuel Macron depuis qu'il est d'ailleurs ministre de l'Économie hein il y a une proximité avec la logique des des plateformes nous on croit qu'il faut appliquer les mêmes règles euh aux grandes plateformes américaines qu'à nos qu'à no qu'à nos PME et nos TPE françaises et européennes il y a pas de raison qui a des des des des acteurs mondiaux qui soit exonéré des règles sociales de la responsabilité sociale qui s'applique au aux entreprises de nos pays et donc on on a on a bataillé sur ce texte pour les travailleurs des plateformes toutes les normes européennes ne sont pas mauvaises hein parfois et vous le savez très bien elles vont bonne dire quand elle permett justement d'harmoniser les conditions de concurrence ça c'est un sujet qui a été beaucoup travaillé euh je crois qu'il faut qu'on continue d'aller dans cette direction de de faire en sorte que sur le marché européen les mêmes règles s'appliquent pour tous on en viient à la question des retards de paiements et de trésorerie avec Dominique hract le président de la commission des affaires européennes de l'UDP bonjour monsieur Belami merci d'être présent alors les retards de paiement entraînent pour beaucoup d'entreprises des difficultés de trésorerie la Commission a proposé un règlement à l'automne dernier qui prévoit des délais très stricts de 30 jours si l'intention est bonne cette rigidité risque d'entraîner d'importantes difficultés pour les TPE PME en effet ces dernières ont besoin d'une certaine flexibilité dérogation pour certains secteurs maintien disposif des factures récapitulatives pour d'autres quelle est votre position merci et merci monsieur le Président alors de fait je partage absolument votre point de vue l'intention est bonne parce que aujourd'hui il y a un vrai grand sujet de trésorerie pour beaucoup d'entreprises à l'égard des délis de paiement rappelons d'ailleurs que l'État n'est pas totalement dénué de responsabilité non plus ni les collectivités parfois dans les difficultés qui sont faites aux entreprise qui travaillent avec des acteurs publics et qui ont du mal à se faire payer en temps et en heure engendrant de vraies grandes difficultés de trésorerie et parfois même des des risques sur la survie des entreprises concernées donc oui il faut une réponse pour faire en sorte et là pour le coup l'intention étit bonne il faut une réponse pour faire en sorte que les entreprises euh n'aient plus à subir ces situations chroniques de retard de paiement qui les mettent en difficulté mais le problème là encore et c'est très intéressant ce ce sujet est très symptomatique c'est que la Commission européenne part d'une bonne intention c'est comme ce que je disais tout à l'heure sur le travail des enfants mais à force de vouloir tout traiter depuis un bureau à Bruxelles on en oublie la manière dont vit l'économie réelle et donc nous depuis le début depuis le moment où ce texte est rentré dans les tuyaux on alerte avec vous d'ailleurs avec les entreprises sur les risques qu'il fait peser sur beaucoup de secteurs je pense par exemple à la librairie euh ce matin encore là je viens de signer un amendement pour euh euh faire en sorte d'intégrer la chaîne du livre d'une manière qui soit correcte parce que la Librairie A des euh une organisation de de de sa de sa de sa de sa trésorerie sur la chaîne de valeur qui est très spécifique euh je pense à la bijouterie je pense à beaucoup de de d'entreprises euh de commerce de proximité qui aujourd'hui ont une organisation euh de le de leur euh de leur délai de paiement qui est très spécifique à leur filière respective et dans laquelle il y a pas de difficultés particulière d'ailleurs et la règle des 30 jours ferait s'effondr littéralement euh les les les les les les structures même de ces de ces chaînes de valeur et donc de ces filières économiques tout entière donc nous nous nous je crois qu'on a obtenu satisfaction le texte qui vient maintenant sur la table du Parlement européen est infiniment préférable à sa version initiale grâce au travail qu'on a fait au sein du du PPE je pense pouvoir le dire grâce au combat qu'on a mené on a aujourd'hui un texte qui va prendre en considération la la réalité de la diversité de de ces filières euh qui va faire en sorte de de créer une une pression efficace j'espère pour résoudre ces problèmes de de de retard de paiement sans mettre à mal des écosystèm de de filière qui sont assez spécifiques je pense c'est un combat qui est qui est en voie d'être d'être gagné le vote n'a pas encore eu lieu donc il faut pas crier victoire trop tôt mais on aura la semaine prochaine je pense une bonne nouvelle sur le sur le texte final qui qui sortira du du Parlement et je crois que c'est un là pour le coup le signal que ce que ce combat a gagné ça ça ça me permet de vous dire aussi ce qui ce qui relève aussi de de la vision que que nous avons de de l'engagement politique voilà vous je pense que que vous verrez encore une fois beaucoup de de tête de liste venir vous dire leur attachement au monde économique moi je crois qu'à la fin ce qui compte quand les Français vont voter c'est qu'il regarde qui a fait quoi parce que je crois c'est quelque chose qu'on partage ensemble j'en suis sûr je crois à la valeur du travail et je crois que rien ne se gagne sans le travail et vous savez tous dans vos entreprises que aucun résultat ne s'obtient si on s'y remet pas tous les jours tous les jours tous les matins si on se bat pas si on fait pas cet effort courageux déterminé patient persévérant pour surmonter les difficultés c'est comme ça que ça fonctionne il suffit pas de venir au Parlement faire de grandes déclarations pour réussir à faire œuvre utile il suffit même pas d'être présent pour voter au Parlement européen ce qui compte c'est le travail patient et terminé pour négocier les textes pour faire bouger les lignes pour gagner des arbitrages pour mettre la pression là où il faut et souvent malheureusement la France a été tropp absente dans ce combat souvent nous français on s'est plain que l'Europe allait pas dans la bonne direction parce qu'on était pas là où il fallait pour pouvoir agir à temps ce qu'on a fait je cite ces quelques exemples tout à l'heure sur des des sujets très spécifiques ces combats on les a gagné et plutôt que de voir aujourd'hui les vitraillistes se plaindent que l'Europe détruit leurs filières ou ou les lavandiers se lamentaient que la Commission Vienne arracher les plans de la vente dans les collines de Provence ben aujourd'hui en fait en prenant les choses en amont on on on corrige le tir on ajuste ce qui doit l'être on a gagné des batailles on en a mené beaucoup on en a perdu parfois mais en tous les cas je crois qu'on aura été là tous les jours tous les jours tous les jours sur la brèche parlementaire pour faire en sorte que les choses avancent dans la bonne direction et ce qui compte pour moi ce qui a compté pour moi tout au long de ce mandat c'est d'être à la hauteur de la confiance qui nous avait été témoigné en faisant en sorte que le travail soit fait que le travail soit bien fait je crois que c'est une valeur cette valeur du travail cette dignité du travail qu'on qu'on partage évidemment avec vous tous ici encore une une question mais juste en en quelques mots en quoi votre liste est-elle différente des des autres listes et pour quelle raison les entreprises représentées aujourd'hui par l'UDP devraient voter plutôt pour la vôtre bon elles voteront pour qui elles voudront on vit un grand moment de démocratie c'est important que chacun puisse se se se déterminer moi je suis venu partager ce qui a été le cœur de notre combat au cours des dernières années partager aussi ce qui est notre notre projet pour l'avenir nous nous croyons que l'Europe peut retrouver son sens et son efficacité mais elle ne le pourra qu'à condition de remettre les choses à l'endroit j'ai répété pendant 5 ans au Parlement européen qu'il n'y a pas de valeur qui soit qu'il n'y a pas de de de richesse créée qu'il n'y a pas d'emploi suscité qu'il n'y a pas de capacité pour nos pays de rayonner et de faire valoir leur place dans le monde sans les entreprises et le travail des entreprises nous ne sommes que nous ne sommes là que pour faire en sorte de créer le cadre requis pour que les français pour que les Européens créent cette valeur développent des emplois innovent invente l'avenir et et ce n'est pas les les états ce ne sont pas les organisations politiques qui qui créent de l'emploi ou de la valeur ce sont encore une fois le les entreprises partout dans dans dans nos pays et et je crois qu'il faut toujours le rappeler parce qu'il y il y a une très grande tentation de nos gouvernants une très grande tentation de beaucoup de responsables politiques de de penser finalement que que la politique est et d'une certaine manière ce dans quoi se se s'invente l'avenir moi je crois que le le le rôle que nous avons c'est d'abord de de vous épauler de vous soutenir et pour ça je le redis de faire en sorte de commencer par vous écouter par simplifier le le cadre autour de vous et par libérer les énergies qui sont aujourd'hui au cœur de notre tissu économique je pense que le le le le le fait est que malheureusement nous sommes un peu les seuls à tenir ce discours là aujourd'hui euh parce que on voit finalement au Parlement européen mais finalement en réalité il l'assument d'ailleurs aujourd'hui au début de leur campagne que les élus macronistes ont voté 90 % avec les socialistes c'est ce que revendique Valérie yayet la tête de liste d'Emmanuel Macron on a vu effectivement la majorité présidentielle s'associe à la gauche sur tous les sujets aux socialistes au ouvert pour porter bien souvent un projet malheureusement de de décroissance économique et puis de l'autre côté mais j'entends le le rassemblement national qui lui aussi multiplie les propositions de de de taxation de de de contraintte hier encore le le représentant du rassemblement national nous nous promettait de faire tourner la planche à billet pour financer l'économie et de de de de d'imposer à la BCE une politique de création monétaire massive voilà moi je ne crois pas qu'il y a d'argent magique je pense pas que ça existe la planche à billet je pense que ce qui compte c'est la fin la valeur qui se crée elle vient de vous elle vient du monde économique et que si on veut pouvoir retrouver une Europe prospère si on veut retrouver une France qui rayonne dans une Europe prospère et ben il faut commencer par faire confiance de nouveau à ceux qui créent cette valeur à ceux qui créent la valeur économique mais aussi la valeur sociale la valeur humaine qui est au cœur de de nos pays et voilà je voulais encore vous vous remercier de tout ce que vous faites pour cela et vous dire que que on a été encore une fois vraiment heureux de de travailler avec vous d'échanger avec vous au cours des dernières années euh j'espère que que on sera à la hauteur de cette mission parce que c'est vraiment le destin de notre continent de notre pays qui se jouera dans dans les années qui viendront merci encore merci Monsieur bami merci beaucoup bonne journée et bon courage pour la suite de la campagne merci