Nicolas Dupont-Aignan invité politique sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22RelanceÉludée
Est-ce que vous n'avez quand même pas fait l'erreur politique de votre vie ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi vos vice-présidents ont démissionné ?
- 2:09RelanceRéponse partielle
Sur votre parti, Nicolas Dupont-Aignan, vous ne répondez pas à ma question.
- 2:57OuverteRéponse partielle
Une femme de votre circonscription dit : 'il nous a vendu pour un poste de Premier ministre'.
- 3:37RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas peur de perdre votre siège ?
- 4:48FerméeRéponse directe
Est-ce que vous redoutez une sanction électorale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurChiffre
« moins de 5% au premier tour »
- 2:13PrésentateurFait
« vous aviez appelé à voter pour Marine Le Pen, qui vous avait promis Matignon en cas de victoire »
- 2:44PrésentateurFait
« des gens du Front National qui disent, on a peut-être envie d'un patriotisme plus mesuré, plus sérieux, et on vient chez vous »
- 3:02PrésentateurFait
« il nous a vendu pour un poste de Premier ministre »
- 4:31PrésentateurFait
« Vous êtes le député-maire, le mieux élu depuis 20 ans »
- 5:53PrésentateurFait
« Candidat Debout la France soutenu par le Front National et 50 candidats FN soutenus par Debout la France »
- 9:35PrésentateurFait
« propositions alternatives, qui sont celles de ma candidature à la présidentielle, qui étaient des propositions mesurées, sérieuses »
- 10:30PrésentateurFait
« Qu'est-ce qu'il a commis comme erreur ? »
- 10:50PrésentateurChiffre
« Les sondages disent qu'une majorité de Français veulent lui donner... »
- 12:04PrésentateurFait
« que la France aille encore plus mal pour que vous ayez votre chance »
- 12:11PrésentateurFait
« Travailleurs détachés, délocalisation, baisse des salaires »
- 13:49Locuteur 1Fait
« Il a perdu sa maman, Dupont-Aignan, il y a deux jours »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Présentateur 221 %
- ?17 %
- Locuteur 13 %
≈ 63,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Tout de suite, l'interview politique, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui répond aux questions d'Audrey Crespo-Marat. Bonjour à tous, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Audrey Crespo-Marat. Candidat aux législatives, après avoir été candidat malheureux aux présidentielles, moins de 5% au premier tour, puis vous aviez appelé à voter pour Marine Le Pen, qui vous avait promis Matignon en cas de victoire.
Je
vais vous poser la question que tout le monde a envie de vous poser. Est-ce que vous n'avez quand même pas fait l'erreur politique de votre vie
? Je
ne crois pas, parce que vous savez, toute ma vie politique, j'ai agi en fonction de mes convictions, sur le fond des choses. Et quand je regarde le programme d'Emmanuel Macron, détricotage du droit du travail, soumission à l'Europe de Bruxelles, hausse de la CSG, et que je regarde mon programme présidentiel,
je ne regrette
pas ce choix, notamment sur les frontières, sur la nécessité d'une autre politique économique et sociale. Maintenant, j'ai été quand même candidat à la présidentielle. Le programme que je préférais, c'était le mien. Je vais être très
fort avec vous.
Mais alors, depuis, votre parti a implosé 3 de
4 de
vos vice-présidents ont démissionné. Votre directeur de campagne est parti. Plus de cadres. Ils se sont sentis trahis. Ils ne vous reprochent pas d'avoir perdu, mais de vous être perdu, quand on les
écoute bien. Pas
du tout. Sincèrement.
Vous n'avez pas
écouté, alors
?
Sincèrement.
Je cite
juste le
vice
-président Dominique Jamais,
qui parle d
'erreurs morales, politiques et stratégiques.
Ils
sont tous partis, les cas,
quasiment. Non, ce n
'est pas vrai. Si,
c'est vrai. Mais
non, ce n
'est
pas vrai. On a un bureau national tout à l'heure. Sur les 100 secrétaires départementaux, il y en a 5 qui sont partis. Alors oui, il
y a
Dominique Jamais, qui vit dans le passé. Je suis désolé.
La France
de 2017, ce n
'est
pas la même. Moi, j'ai une ambition. L'ambition, c'est de réunifier, notamment tous les électeurs de droite, qui sont piégés par François Mitterrand à titre
de postume, si je peux finir ma
phrase, à titre postume, et qui partagent les mêmes convictions. Vous savez, de Laurent Wauquiez à Florian Philippot, en passant par moi, il y a une immense majorité des Français de droite
qui
n'en peuvent plus de voir la défaite à chaque élection présidentielle.
Mais sur votre parti, Nicolas Dupoignan, vous ne répondez pas à ma question, je vous parle de votre parti. Mais mon parti va très bien, on a eu des milliers d
'adhésions.
Vous ne les aviez
même pas prévenus
de vos discussions avec Marine Le Pen. On
a eu deux conseils nationals de 5 heures durant. Mon parti tient très bien. Ce n
'est
pas parce qu'il y a trois personnalités en mal de notoriété qui... Je ne
suis pas dans le déni, là. Pas
du tout. Mais on a eu des milliers d'adhésions. Et vous savez de qui on a eu
ces milliers d
'adhésions ? Non, très peu. Des milliers d'adhésions. Pourquoi
?
Parce qu'enfin, des gens qui disent, on était républicains, on ne veut pas de ces républicains qui se disaient dans l'opposition et qui partent soutenir Macron. Et des gens du Front National qui disent,
on
a peut-être envie d'un patriotisme plus mesuré, plus sérieux, et on vient chez vous.
Alors, il y a une partie quand même de vos électeurs, Nicolas Dupoignan, il y a une partie
de vos électeurs
qui se sont censés trahis. Je vous
donne un exemple. Dans votre circonscription, une femme qui a toujours voté pour vous dit ceci, il nous a vendu pour un poste
de Premier
ministre, je l'ai rayé de la carte. Est-ce que ça valait vraiment le
coup ?
Mais pourquoi on ne cite pas
?
Depuis, vous avez l'image pour certains d'un opportuniste prêt
à pactiser avec le FN pour vos propres intérêts. Vous
savez, si j'ai fait... Je reviens d'ailleurs aux témoignages. Est-ce qu'on pourrait citer un jour les témoignages des gens qui m'approuvent
? Il
y en a eu des milliers.
Je n'ai jamais eu... Mais vous savez, il y a une partie de vos électeurs complètement décompensés. Vous le savez. Petite
partie de mes électeurs, c'est normal. Et puis il y en a une autre grande partie qui est ravie. Parce que ce que je vais entamer,
c
'est l'union de la droite. Quand François Mitterrand...
Mais vous n'avez pas peur...
On va arrêter de parler de François Mitterrand,
mais de vous...
Mais je
peux vous parler. Mais je reste moi-même. Mais je suis moi-même. Les gens me connaissent. C'est la première fois
que je vous entends avoir peur de perdre une élection. Mais écoutez, j'ai mes convictions. Je veux une belle politique pour la France.
Vous voulez faire répondre à vous ? Vous êtes langue de
bois ce matin, décidément.
Mais pas langue de bois, je vous dis ce que
je pense. Je veux... Excusez-moi. Mais si vous pouvez me laisser au moins finir ma phrase. Oui, mais si vous pouvez répondre aux questions...
Mais je
vais vous
répondre. C'est plus
plaisant dans une interview de discussion.
Je
suis d'accord, mais au moins la réponse que je veux. La réponse que je veux, c'est de dire aux Français, notamment de droite, les Républicains vous ont trahis. Quand on vote Républicain, on ne sait pas si on vote socialiste ou
Républicain. Vous ne
parlez pas de vous,
Nicolas Dupoignan. Vous êtes le
député-maire, le mieux élu depuis 20
ans. Et vous vous plaisez à le dire. Il y aura peut-être un peu en moins. Vous êtes en danger dans votre circonscription. Vous étiez
indéboulonnable depuis 1997.
Eh bien, on verra.
Est-ce que vous redoutez en votre sanction ? Eh bien, on
verra. Non, vous le savez. Pourquoi vous ne me répondez pas ? Je
vais vous dire, je me bats sur le terrain tous les jours. Mais vous redoutez en votre sanction ? Mais je redoute bien évidemment que certains ne comprennent pas le sens de ma décision. Je n'ai jamais adhéré au Front National, contrairement à
ce
que j'ai entendu dans la presse. Je reste moi-même. Je dis simplement. Et c'est ça qui est important. Et c'est ce que j'explique sur le terrain pour parler de ma circonscription. J'explique, je ne change pas. Simplement, je veux rassembler et supprimer la division de la droite qui fait qu
'une gauche minoritaire. On l'a compris. Vous l'avez dit plusieurs fois.
Pourquoi on m'en veut tant, notamment dans une certaine presse
?
Parce que je lève un tabou et je vais rassembler les électeurs de droite. Enfin. Et arrêter la division. Et préparer un beau projet. Car je vais vous dire une chose.
J
'ai eu le courage de soutenir Mme Le Pen, mais j'ai aussi le courage
de
tirer les leçons de son échec. Et vous ne dites pas que, par exemple, il n'y a pas d'accords électoraux. Pourquoi j'ai refusé l'accord électoral
? Alors,
je peux expliquer aux téléspectateurs. Parce que je
veux qu'on rénove. Alors
attendez, j'explique
juste. Qu'on en était. Vous avez fait
un pas en avant vers
Mme
Le Pen. Candidat Debout la France soutenu par le Front National et 50 candidats FN soutenus par Debout la France. Finalement, chacun présente en gros ses candidats. Vous comprenez que les électeurs ne comprennent plus
rien du tout. Mais au
contraire, les électeurs comprennent
très bien. Mais vous faites tout et l'inverse.
Mais vous ne savez pas ce qu'il y avait. Ça, c'est vous qui le dites. Les électeurs comprennent très bien. Il y a deux partis indépendants. Ce n'est pas parce que j'ai fait un choix de second tour
que
j'abandonne mon âme, que je deviens Front National.
Mais
pourquoi vous aviez fait cet accord et
vous vous renoncez ? Il n'y avait pas cet
accord. C'était une prévision. C'était une réflexion. Et j'ai dit non.
Vous en avez
parlé
publiquement. Et l'un et l'autre.
Et alors ? Et j'ai pensé utile que les électeurs sachent où on est. Est-ce que vous avez eu peur justement quand vous avez vu les défections et les manifestations
dans
votre circonscription
notamment ?
Non, pas du tout. J'ai simplement voulu faire comprendre enfin qu'on pouvait faire un choix de second tour tout en étant indépendant. Et quand on vote debout la France, on ne
va
pas à la soupe comme les Républicains qui sont chez Macron et on n'est pas Front National. Et vous ne croyez pas qu'il y
a
besoin de deux partis ? Pourquoi il n
'y
aurait que le Front National qui aurait le monopole du patriotisme ? Au premier tour de
l
'élection présidentielle,
j
'étais présent. Vous dites moins de 5% n'a presque 2
millions
d'électeurs.
C
'est pas mal. Et ce que je veux dire aux Français, notamment aux Républicains,
en
votant debout la France, ils ont une vraie opposition. Mais une opposition mesurée, ce que j'appelle sérieuse. Et j'ai tiré les leçons, j'y venais tout
à l'heure. Mais vous ne
voyez pas de confusion là-dedans, dans
cet accord qui finalement n'a pas lieu. Mais c'est très
simple. C'est
un
choix de second tour. Mais je vais vous donner un exemple. Alors attendez.
Dans votre circonscription, face à vous, il
paraît que c'est un cadre du Front National qui dit que, pris de panique, vous avez demandé au Front National d
'avoir
un
candidat. On est dans un roman photo. Et le
Front National,
mais face à vous,
laissez-moi terminer ma question s'il vous plaît. Face à vous, un nouveau venu du Front National, ce qui est une façon masquée pour le Front National de vous soutenir sans que les électeurs
ne le font. Oh
là là là là.
C'est vrai
? Non mais attendez. On est dans un roman photo. En tout cas, ce que je constate... Toutes les questions qui vous dérangent, vous avez décidé
de ne pas y répondre.
Ce que je constate, c'est que depuis que j'ai pris cette décision, je suis la cible. Et je suis la cible, je reviens là-dessus, parce que je mets fin au piège de la division de la droite. Quant à l'affaire du Front National, c'est normal qu'il
y ait
un candidat Front National, puisqu'il
y
a des candidats Front National
partout. Un nouveau
venu qui ne
vous
fera pas
beaucoup d'offres. Mais qu'est-ce que vous
en savez ? Arrêtez des... On est dans le roman photo. Pardonnez-moi, il y
a
des choses importantes.
La hausse de
la CSG qui se prépare. Ça,
on
n'en parle pas. 500 euros par retraité. On n'en parle pas. Si,
on en parle.
La taxe sur les propriétaires qui se prépare, la loi El Khomri puissance 10, alors qu'on vient d'avoir une loi, pourquoi remettre ça et diviser les Français
avec une loi de travail ? Moi, j'aimerais qu'on parle peut-être des problèmes de fond. Ma stratégie, elle ne change pas. Après votre pas en avant,
puis votre pas
en arrière,
vous
avez... Vous avez surestimé, si je peux, si
vous avez surestimé le pas en avant et vous surestimez le pas
en arrière. Alors, je continue à surestimer votre porte-parole en attendant,
est parti, votre
directeur adjoint de l'État est parti. Moi, je ne suis pas au fond
national. Ils ont joint le fond national.
Très bien pour eux, et moi, je ne veux pas. Ce noyotage de
Debout la France par le fond national qui a agi en douce pour récupérer une partie de votre équipe, est-ce que ce n
'est
pas le coup de grâce ? Mais je suis moi-même,
il
n'y
a
jamais eu autant d'adhérents à Debout la France, je vous invite à mon siège.
Donc ça vous est égal, que vos proches soient
partis. Mais que des proches aillent à la soupe, ça veut dire qu'ils n
'ont
pas compris ? Moi, je vais vous dire ce que je pense, parce qu
'il y
a beaucoup de proches qui restent, heureusement. Ce que je vais vous dire, est-ce que dans notre pays, on peut faire un choix de second tour
en
brisant un tabou, tout en restant indépendant ? C'est ce que je suis. J'offre un choix. Vous savez, il n'y
a
plus de candidats d'opposition républicaine. Ils sont partis servir M. Macron. Eh bien, je pense qu'il y a des millions d'électeurs de droite qui comprennent très bien ma démarche. Très bien ma démarche.
Alors, Emmanuel Macron, est-ce que vous en
parlez ? Et combat contre Emmanuel Macron et sa politique de folie sociale, qui est en train d'être mise en œuvre avec des propositions alternatives, qui sont celles de ma candidature à la présidentielle, qui étaient des propositions mesurées, sérieuses, et que je crois que les Français ont besoin d'entendre pour les législatives. Mais 4,7% aux élections
présidentielles. Eh bien, c'est déjà pas mal
avant, vous me disiez toujours 1%. Non,
je ne vous disais rien, moi, je regarde.
On me ramenait au score de 2012.
Eh bien oui, c'est normal, c'était les dernières élections. Oui, mais dans le cadre de la pression,
si je peux, Audrey Crespomara.
Vous me parlez de Macron, on continue sur Emmanuel Macron. Oui,
mais dans le cadre du vote utile, je peux vous dire, d'avoir près de 5% des voix, c'était déjà pas mal. Et je continue ma ligne. Vous savez, je suis quelqu'un de tenace. Je suis gaulliste, patriote, humaniste. Je ne changerai jamais. J'ai fait un choix de second tour, je reste moi-même. Vous qui aimez que l'on respecte la France. Oui. Il ne s'en sort pas si mal, Emmanuel Macron, jusque-là. Non, c'est une bonne surprise. Ah, alors là, nous sommes en pleine propagande.
Non, pas du tout, la propagande, je vous demande, depuis le début de son élection.
Ah
oui, je le disais les journaux. Ah
ben, écoutez, non. Ah bon ?
Qu'est-ce qu'il a fait ? Qu'est-ce
qu'il a commis comme erreur ? Oui, il a été à un sommet, il a dit bonjour, il a serré la main de Trump. Mais est-ce qu'on voit... Quelles erreurs il a commis depuis son arrivée à
l'Élysée ? Il n'a
pas qu'il a commis des erreurs. Je dis qu'on est dans une espèce de propagande comme il y
a
eu pour lui tout au long de la campagne, que la presse est d'une partialité incroyable et qu'on veut lui donner une majorité. La presse veut lui donner une majorité.
Les sondages disent qu'une majorité
de Français veulent lui donner...
Eh bien,
le sale boulot social. Moi, je m'oppose à cette politique de régression sociale sans précédent qui va faire souffrir les Français. Je sais qu'il y a une autre politique possible. Je me battrai contre la hausse de la CSG. C'est une folie économique, sociale.
Est-ce que vous souhaitez...
Et je voudrais que les Français sachent ce qu'il y a qui est prévu pendant l'été. La loi du travail qui va faire que dans les entreprises, on ne travaillera pas le même temps de travail. En
fonction des
carnets de commande, en fonction
des entreprises, c'est l'inversion des normes. Eh bien, c'est l
'exploitation de l'homme par l'homme. C'est
un
système économique, une oligarchie financière qui a pris le pouvoir et qui veut imposer une politique dangereuse.
Est-ce que vous souhaitez... Et je dis aux
Français de se méfier. Est-ce que vous souhaitez quand même qu'Emmanuel Macron réussisse ? Je souhaite
qu
'Emmanuel Macron ne donne pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron car sa politique est antisociale. Oui, c'est-à-dire qu'il ne faut surtout pas voter pour les candidats en marche car les candidats en marche vont procéder à la pire austérité et purge sociale depuis la guerre. Vous
écrivez sur votre
blog, quand
le
mirage Macron-Philippe se disciplera, les Français se tourneront naturellement vers nous. Donc, on a l'impression que vous espérez qu'il échoue, en gros,
que la France aille encore plus mal
pour que vous
ayez votre chance. Mais il ne peut pas
réussir puisqu'il mène la même politique. Travailleurs détachés, délocalisation, baisse des salaires. Vous savez, le 22 mai est sortie une recommandation de la Commission européenne.
Il
y a tout écrit ce qu
'il
va faire. Déréglementation du droit du travail, baisse des salaires. C'est ça le programme Macron. Mais
il a annoncé et
les électeurs ont voté pour lui. Eh bien, je dis aux Français, je ne pense pas que les Français aient voté pour ça. Je pense que les Français ont voté contre
et
ont voté parce qu'il y
a
eu une propagande. Et maintenant, je dis aux Français, ne vous laissez
pas avoir... Prenez les gens
pour des abrutis, s
'ils obéissent à
une propagande, franchement. Je
pense
que, pour être très clair, on aurait pu avoir une opposition différente ou du moins un débat différent.
Ça, c'est pour François Fillon. J'aime bien savoir, Nicolas Dupont et Nancy.
Pour
être
clair, je dis aux Français, méfiez-vous car l'addition va être lourde. Et il faut voter au contraire pour une vraie opposition. En tout cas, les candidats de Boulafrance incarneront une vraie opposition, toute une opposition sérieuse. Vous n'avez jamais regretté, aucun regret, jamais regretté de rejoindre Marine Le Pen. Même devant le débat télévisé, vous n'avez jamais eu aucun regret ? Oh, comme tous les Français, j'ai pensé qu'elle avait été meilleure à d'autres moments. Et est-ce que vous avez eu un regret ? Celui d'avoir quitté le plateau du 20h de TF1 que
je présentais
pour un
buzz qui finalement a fait
pchit. Je n'ai
eu qu'un regret, c'est que ce soit vous en face. Mais je
ne le regrette pas parce que cette élection, et sur les marchés, on me le dit tout le temps, a été l'objet d'une immense manipulation médiatique. Et je regrette que votre chaîne n
'ait
pas invité tous les
candidats. On en a déjà
reparlé. Tous les matins, je pose une question récurrente. La question off, mais devant les caméras. Stéphane Guillon, mon invité, le 1er mai dernier, a choqué beaucoup de monde en déclarant ça.
Il
a perdu sa maman, Dupont-Aignan, il y a deux jours. Donc j'ai
été
comme ça, j'ai respecté ce moment. Et je me suis dit que ma mère aurait fait la même chose. Si je m'étais engagée aux côtés de Marine Le Pen et si j'avais déclaré être son premier ministre, on
va
vouloir travailler avec elle. Je pense que ma mère se serait aussi laissée mourir comme Mme Dupont-Aignan.
Est
-ce
que vous lui avez pardonné
ces paroles-là ?
Je
ne peux pas entendre ça une deuxième fois. De toute façon, je vais porter plainte contre lui. Je vais vous dire déjà, l'entendre une fois, c'était insupportable. Mais l'entendre deux fois, vous me faites beaucoup de peine. Vous ne lui avez pas pardonné ces
paroles-là ? Mais comment je pourrais
pardonner une tente d'ignominie
? Parce
que si c'était un chroniqueur de droite,
un
humoriste de droite, il n'y
en
a pas d'ailleurs, face à un homme de gauche,
tout
le monde aurait pris la défense de cet homme politique de gauche. Mais parce que c'était moi, et parce que je faisais un choix différent, personne ne
m
'a défendu. J'ai reçu des facettes ignobles. Donc je vais vous dire, rien que de l'entendre, vous auriez pu m'épargner ça. Je voulais avoir votre réaction. C'est
pour vous, on ne vous avait pas entendu.
C'est minable, et je ne souhaite à personne de vivre ça. Merci Nicolas Dupont-Aignan.