Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan Balanant
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 36 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Tu es par ailleurs secrétaire général adjoint du Modem et porte-parole du groupe Les Démocrates à l'Assemblée Nationale.
- 0:16OuverteRéponse directe
Un an plus tard, comment t'as vécu cette année toi déjà ?
- 0:37RelanceRéponse directe
Tu penses à quoi quand tu dis ça ?
- 1:03RelanceRéponse partielle
Tu penses que ce sera ça le bilan final du macronisme après dix ans à l'Elysée ?
- 1:57OuverteRéponse partielle
Quelles ont été les erreurs de votre camp qui font qu'aujourd'hui, le RN est si haut ?
- 2:35OuverteRéponse partielle
À quoi elle tient encore le bloc ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Invité politiqueFait
« Par deux fois, c'est la candidature de Macron qui a évité l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. »
- 2:43Invité politiqueFait
« On n'est pas en France, le seul pays dans le monde à avoir une montée de l'extrême droite. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Le monde aujourd'hui tel qu'il est ne peut pas être le monde demain. Ça ne marchera pas, ça ne durera pas. »
- 7:55Invité politiquePromesse
« Je suis entièrement d'accord. Et c'est aussi pour ça que je prône la proportionnelle pour qu'on sorte de ce système français qui est unique en Europe. »
- 9:06Invité politiqueFait
« Vous le quittez quand il décide de faire des alliances quasi-exclusivement avec la droite ? »
- 12:42Invité politiqueFait
« Les démocrates, dans notre pays, c'est eux qui ont inventé les coopératives. C'est eux qui ont inventé la mutualité. »
- 15:11InvitéChiffre
« Au début, ils avaient 200 milliards, les riches, il y a 10 ans. Maintenant, ils ont plutôt 1200 milliards. »
- 18:22Invité politiqueChiffre
« D'ici 2035 ou 2040, je ne sais plus, 9 000 milliards de patrimoine qui va être transmis. »
- 27:56Invité politiquePromesse
« Est-ce qu'il ne faut pas revoir la responsabilité des GAFAM aujourd'hui pour protéger nos enfants ? »
- 34:00Invité politiqueFait
« UDR, Ciotti, quand vous êtes président de groupe, vous avez un droit de tirage par session. Vous devez donc choisir. »
- 34:14Invité politiqueFait
« M. Ciotti, obsédé par les immigrés, la politique migratoire depuis tout le temps, avait une commission d'enquête sur la table sur ce sujet, et celle-là. »
- 34:25Invité politiqueFait
« Et il choisit pas les immigrés, il choisit l'audiovisuel public. »
- 35:11Invité politiqueFait
« Politiquement, à un moment donné, j'ai envie de dire, républicains et démocrates de ce pays, unissons-nous. Et qu'on ne pourra pas continuer à voler séparés, à voler divisés tous ensemble. »
- 36:12PrésentateurFait
« Tu as dit que tu voulais, par exemple, la fin du suffrage universel direct pour l'élection du président de la République. »
- 36:17PrésentateurFait
« Tu as dit également que tu étais pour la proportionnelle au sein de l'Assemblée nationale. »
- 36:26Invité politiqueFait
« Moi, je considère que la cinquième, elle a beaucoup de souplesse, et il faut la faire évoluer. »
- 36:47Invité politiqueFait
« Est-ce que tu es d'accord pour dénoncer le présidentialisme ? Mais moi, je dénonce le présidentialisme. »
- 37:16PrésentateurFait
« Tu connais comme moi la principale critique à la proportionnelle, c'est le risque d'avoir un régime de parti. »
- 37:26Invité politiqueFait
« Non, parce qu'on n'a pas été élu sur le modèle proportionnel. »
- 37:30PrésentateurFait
« Ça changerait quoi ? »
- 38:39Invité politiqueFait
« Et donc, je vous dis, le 6 mai, avec trois autres députés, on organise un colloque sur le sujet, sur la proportionnelle. »
- 38:50Invité politiqueFait
« Et on a fait un texte sur la proportionnelle, qui est un bon texte, qui est un travail transpartisan, justement, où on a même eu une des auteurs du texte, Marie Récal, de PS, qui est venue dans le groupe, elle était contre la proportionnelle. »
- 40:40Invité politiqueFait
« Vous avez plein de gens qui sont pour la proportionnelle, tant qu'ils ne sont pas élus. Et une fois qu'ils sont élus, ils se disent « Ah, mais moi, j'ai été élu comme ça. Est-ce que... » »
- 41:15Invité politiqueFait
« Nous, on propose un système où on vote pour les députés de territoire, sauf qu'il y en aura moins. Il y aura 40% de circonscriptions en moins. »
- 45:43Invité politiqueFait
« Non, parce que dans la séquence 2024, chez nous, il y a des gens qui, beaucoup, on a perdu des députés qui se sont désistés pour faire élire des candidats à l'éphistre. »
- 46:09Invité politiqueFait
« Et moi, je l'ai dit, si dans ma circonscription, je suis arrivé deuxième, le RN est arrivé premier. Dans ma circonscription en Bretagne. »
Temps de parole
- Erwan Balanant66 %
- Présentateur10 %
- ?8 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- Invité 33 %
≈ 41,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir
Erwan.
Merci d'être avec nous. Je précise que tu es par ailleurs secrétaire général adjoint du Modem et tu es porte-parole du groupe Les Démocrates à l'Assemblée Nationale. C'est marrant, on t'avait reçu l'année dernière, il y
a
un peu plus d'un an, juste après la nomination de François Bayrou à Matignon. Un an plus tard, comment t'as vécu cette année toi déjà ? T
'as
l'impression que tout s'est effondré autour de toi ou ça va
?
Non, ça va, ça va bien. Bonjour tout le monde déjà. Non, c'est une année difficile politiquement. On sent qu'il
y
a des choses qui se trament qui ne sont pas vraiment marrantes.
Tu
penses à quoi quand tu dis ça ? Je pense à une sorte de montée en puissance d'un fatalisme face à l'arrivée du Rassemblement National. C'est
comme ça que tu le vois toi ? J
'ai l'impression qu'aujourd'hui, de plus en plus, les gens ont intégré cette idée que le futur ou la future présidente de la République sera du Rassemblement National. Et moi je
refuse
cette idée
autant
que je peux. Tu penses que ce sera ça le bilan final du macronisme après dix ans à l'Elysée ? Non. Et à Matignon d'ailleurs au demeurant
?
Non, parce qu'il
y
a un devoir d'inventaire à faire. Évidemment, tout n'a pas été parfait, mais il y
a
des choses qui ont été faites et qui ont été des bonnes choses. On pourra y revenir. Et puis je rappelle que par deux fois, c'est la candidature de Macron qui a évité l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. Il faut aussi le rappeler. En
même temps, il y a
eu la légitimation de ces thématiques, beaucoup de lois immigration, de lois séparatistes.
Moi je suis très à l'aise sur les... François
Bayrou qui vient parler de submersion migratoire, etc. à l'Assemblée Nationale. Les thèmes du RN ont été banalisés par la majorité.
Non, je ne
suis
pas d'accord. Les thèmes du Rassemblement...
Moi je suis plutôt d'accord, moi. Oui, oui,
c
'est mieux que chacun soit d'accord avec soi-même. Ça
commence comme ça, généralement. Non, moi je ne suis pas d'accord avec ça.
Alors quelles
ont été les erreurs de votre camp qui font qu'aujourd'hui, le RN est si haut
?
Déjà, moi je n'aime pas parler de camp. Il n
'y a
pas des camps. Le macronisme.
Oui, mais justement,
nous, Modem, on n'est pas macronistes. On a une identité, c'est ce que j'ai essayé de vous expliquer il y a un an. Oui, mais ça n'empêche pas qu'on a pu soutenir, effectivement. Et moi, je ne suis pas du genre... Moi, je suis plutôt loyal comme garçon. Et il y a eu des choses qui ont été et puis il y a eu des choses qui n'ont pas été. Si vous voulez, je peux vous dire ce qui a été et ce qui n'a pas été. On peut faire
la liste. Ce qui m
'intéresse, c
'est
qu'est-ce qui a favorisé l'extrême droite ? Qu'est-ce qui fait qu'on en est là ? Qu'est-ce qui a favorisé l'extrême droite ? C'est un contexte international aussi. On n'est pas en France, le seul pays dans le monde à avoir une montée de l'extrême droite. Je vous rappelle que le président de la première puissance démocratique du monde a un candidat... Le candidat qui a gagné,
le
président des États-Unis, est un candidat d
'extrême droite. C'est vrai, mais en Europe occidentale, il n
'est
pas plus haut qu'en France, l'extrême droite. Même en Italie, ils sont plutôt plus faibles que...
En Italie, je suis désolé, Mme Mélanie,
je
n
'ai
pas l'impression que c'est une dangereuse gauchiste. Non,
non,
je suis d'accord avec vous, mais c'est
la opposition
avec la droite. Donc, il y a un contexte international. On est dans un monde en pleine mutation, un monde qui est plein d'interrogations sur la question du climat, qui est une des premières sur lesquelles il faut qu'on se pose des questions. Le monde aujourd'hui tel qu'il est ne peut pas être le monde demain. Ça ne marchera pas, ça ne durera pas. Et ça, ça percute nos sociétés profondément. Et donc, partout dans le monde, il y
a
des interrogations. Et quand il y a des interrogations dans des sociétés,
c
'est le terreau le plus simple pour ceux qui ont des idées, justement, simplistes et des idées populistes. Et aujourd'hui, il faut refuser tout ça.
Il
faut refuser tout ça. Et je crois, et c'est peut-être pour ça que je suis démocrate. Moi, je ne
dis
pas centriste.
Je
suis démocrate. C'est pour ça que, justement, la force de la nuance est importante. La force de l'analyse des faits et de tenter de rester calme. Je ne
suis
pas le dernier à perdre parfois mon calme parce que vous avez cité ma petite altercation avec M. Allong. On va en reparler. Si vous voulez, on en
reparlera parce qu
'il
a un peu détourné les faits. On va en reparler.
On
va en reparler. Mais avant ça, tu parlais de
l
'identité du modem. On sent que le modem s'émancipe quand même vachement en ce moment. C'est vrai qu'il est de moins en moins macroniste, pour reprendre ce terme. Vous n'êtes pas d'accord avec Renaissance sur la loi Yadant, sur le travail du premier, qui sont quand même les deux derniers textes. Mais
sur
plein de sujets, on n
'a
pas été d'accord parfois. Et sur le budget, la dernière fois, ça a été très tendu aussi.
À quoi elle
tient encore le bloc ?
Parce qu
'aujourd'hui, justement, dans ce monde
où
il y a des radicalités puissantes, dangereuses pour ce que nous avons construit depuis des années, je crois que parfois, il faut plutôt regarder ce qui peut nous rassembler que ce qui peut nous diviser. Ça paraît une formule éculée de vieux politiques, mais c'est une réalité. Il faut mettre du contenu quand même. Du contenu, il y en a. Il y a plein de choses sur lesquelles on peut être d'accord.
Et
puis Bruno Retailleau qui parle de
radicalité
raisonnable.
Bruno
Retailleau
a été dans le
gouvernement macroniste, le gouvernement de François Bayrou.
Oui, je sais. Et j'ai été très en colère de ça. Et je l'ai assumé.
Donc ça,
ça
fait partie des ratés qui ont peut-être aussi permis de banaliser les idées d'extrême droite. Alors
après, Bruno Retaille... Ou nous
acclimater ?
Non, moi,
l'idée de l'acclimatation des idées qu'on aurait favorisées,
je
ne suis pas complètement d'accord. On a été aussi un rempart contre les idées d'extrême droite. Je le pense. Et moi, je continuerai ce combat parce que c'est le combat de ma vie. Moi, le combat de ma vie, c'est pour ça peut-être que chaque fois que je parle, j'ai des points rouges. Vous savez, le Rassemblement national, je suis parmi les députés qui détestent le plus. Je crois que vous pouvez témoigner. Et donc, je continuerai.
Je
continuerai parce qu'on a construit dans ce pays, depuis longtemps, avant même la Révolution, un modèle démocratique
qu
'il nous faut préserver à fond.
Et
cette idée, notre constitution, notre bloc de constitutionnalité, qui part quand même de la Déclaration universelle des droits de l'homme, ce n
'est
pas de gauche ou ce n
'est
pas de droite, ça. C'est notre commun.
C
'est notre commun. Et moi, je me bats pour qu'on garde ce commun et que
ce
modèle qui a permis beaucoup d'avancées sociétales, qui a permis beaucoup d'avancées culturelles, beaucoup d'avancées démocratiques, on le garde. Voilà. Il y a encore...
On aura des questions pour toi sur les institutions parce que je sais que tu as fait des propositions dans le débat public. Je reviens sur l'ambiance actuelle. À l'Assemblée nationale, on a l'impression qu'il n
'y a
plus personne. Les députés ne viennent plus en séance, ne votent plus. Apparemment, il n
'y a
plus grand monde dans les cabinets ministériels non plus. On est en fin de règne. Le Cornu a dû taper le poing sur la table, d'ailleurs, là-dessus, sur l'absence des députés. Qu'est-ce que tu en penses, toi
?
Je ne
sais
pas. Moi, je suis là. Je suis là. Normalement, on est en coupure. Je suis venu aujourd'hui pour lire le rapport.
Cette semaine, on va en reprendre. Alors,
ce n'est pas des vacances. C'est des coupures. Pendant ce temps-là, on continue à travailler. Bien sûr, bien sûr. C'est ce que je voulais dire. Oui,
oui.
Non, mais voilà. Non, mais il
y a
encore des députés qui sont là, qui sont présents, oui. C'est vrai que c'est difficile. C'est très difficile quand on est dans un système où il n'y a plus du tout de majorité et donc il n
'y
a plus d'opposition. Et on est dans un moment politique,
sauf qu
'il y
a
des oppositions, mais parfois complètement... Ce
n'est pas les
mêmes.
Sauf qu'il y a
des majorités absolues.
Le côté
binaire, on disait aussi, finalement, ce n
'est
pas très intéressant.
Et je
suis entièrement d'accord. Et c'est aussi pour ça que je prône la proportionnelle pour qu'on sorte
de
ce système français qui est unique en Europe. On est les seuls à avoir encore un système uninominal à deux tours majoritaire parce qu'il n
'y
a plus de faits majoritaires dans nos sociétés. Nos sociétés, elles ne
sont
pas éclatées. Il y
a
une diversité d'opinions. Il y
a
une diversité de croyances, de choix de vie de certains. Et tout ça, il faut pouvoir refaire commun. Et la seule façon de refaire commun, c'est de ne pas être pour ou contre quelque chose. Et de se dire, à certains moments, est-ce qu
'on
ne
peut
pas travailler sur ces sujets ? Il y a des sujets qui vont nous tomber dessus, qui sont des sujets pour nos sociétés énormes. Et si on cède à la radicalité, je pense qu
'on
n
'est
pas bien, collectivement. Pour revenir sur une forme de
bilan...
On
peut voir
ça
? Oui, bien sûr, c'est pour toi. Je suis marrant. En préparant l'émission, j'allais dire que vous étiez un vrai député centriste. Vous n'acceptez pas le terme, mais démocrate, partons là-dessus. Parfois même, vos positions vous ont parfois rapprochées d'un centre gauche. Je dis ça parce que, je rappelais, vous arrivez auprès de François Bayrou, quand il créait le MoDem en 2007. Donc la première vraie tentative d'un centre indépendant, en tout cas depuis longtemps, depuis la Ve République. Vous le quittez quand il décide de faire des alliances quasi-exclusivement avec la droite ?
Oui, c'est un peu plus complexe que ça, parce qu'il n
'y
avait pas d'alliance exclusive, mais il y avait une alliance qui m'avait dérangé
à l'époque,
avec Laurent Wauquiez. Et vous revenez en 2017, et vous êtes élu député à ce moment-là. Malgré tout, est-ce qu'on a quand même bien dévié du point de départ par rapport à 2017 ? Vous ne diriez pas ça, vous ?
Nous,
non.
Et si
on
a quelques
opposés
? Nous, groupe démocrate. C
'est une
politique qui a été menée. Oui, justement. Mais nous, groupe démocrate, pourquoi on est tant en querelle, parfois, avec Renaissance ? On a un député, Jean-Paul Matéi, qui a énormément travaillé sur la taxation des super-profits, sur tout ça. Parce que nous, on est persuadés que, pour vivre ensemble et pour avoir ce modèle,
il
faut qu'il soit juste. D
'accord. Et que la politique
fiscale, on n'a pas été toujours en phase avec la politique fiscale. Voilà.
J'entends ce que vous dites, mais vous avez toujours été, malgré tout, des soutiens du gouvernement. Est-ce que vous diriez qu'au bout de quasiment dix ans, le contrat qui avait été passé, si je puis dire, en 2017, il est rempli
? En
tout cas, moi, j'ai une certitude, c'est que j'ai essayé de faire ma part. Collectivement, le groupe démocrate a fait sa part aussi. Moi, je suis assez fier d'être dans ce groupe. Parce que... Ça part pour atténuer les dégâts ou... Non, pour porter une vision de la société que nous,
on
a. Pourquoi, justement, j'ai vu, là, sur le Twitch, sur le chat, pardon, j'ai vu, il a osé le ni droite ni gauche. Bah oui, c
'est
pour ça que je dis démocrate.
C
'est toujours ni droite ni gauche, là ? Moi, je suis démocrate. C'est pour ça que je
dis
que je ne
suis
pas centriste. Parce que quand vous
êtes centriste... Vous, j'ai
bien compris, mais vous êtes partie prenante à l'époque d'une majorité. Ça ne
veut
pas dire que vous n'avez plus de personnalité, mais voilà, vous soutenez un gouvernement.
Alors, je
pense, effectivement, et ça, je le dis, et je l'ai dit, et je l'ai dit aux intéressés, c'est que la promesse initiale,
celle
qu'on a un peu raillée, due en même temps, il y a parfois eu un appui un peu plus sur la jambe de droite que sur la jambe de gauche.
Wow.
Oui,
mais
vous, vous, vous, vous, vous êtes un gauchiste, un vrai,
un dur.
Voilà. Donc, c'est vrai que si on se met sur les positionnements politiques et si on s'amuse à les barissantes, notre barissante, il est éloigné. Vous êtes bien plus à gauche que moi. Mais moi, je refuse. Moi, le courant démocrate, la famille démocrate,
c
'est très peu connu parce qu'elle a été effacée par la Ve République.
C
'est un courant qui est né, justement, de cette opposition,
de
cette opposition au capitalisme émergeant au début du 19e, début du 20e, et une autre opposition au communisme, à l'époque,
l
'international socialisme, en disant qu
'il
y
a
une troisième voie, qui
est
une troisième voie où on peut prendre un certain nombre de choses des deux côtés, le en même temps, mais avec une idée à chaque fois.
C
'est mettre
l
'humain, mettre la personnalité humaine au centre. Et c'est ça, le personnalisme porté par Sanier, le créateur du mouvement démocrate, de la
famille démocrate.
Les démocrates, dans notre pays, c'est eux qui ont inventé les coopératives. C'est eux qui ont inventé la mutualité. Il faut le rappeler. Mais vous dites précisément l'humain d'abord et le capitalisme,
ça
ne va pas. Il y a l'humain d'abord aujourd'hui avec un autre point important, en tout cas pour moi, c'est que l'humain, dans une planète qui est polluée, dans une planète en déliquescence, il ne survit pas. Donc l'humain, son environnement, et ce qui est porté en ce moment par beaucoup de spécialistes de l'environnement, l'idée d'une santé globale, le One Health. Namou ?
La dernière fois, du coup, vous étiez là. Oui, j'étais là, tout à fait. Et donc, on avait François Bayrou qui s'apprêta à devenir Premier ministre. Aujourd'hui, il a perdu la mairie de Pau. Donc, comment votre famille politique se positionne derrière ? Quelle figure
vous
allez vous rallier ?
Est
-ce que vous commencez un peu aussi à vous positionner dans la course vers 2017 ? 2017, 2027, pardon. 2027, oui.
Nous, on est, comme ça a été dit par Adèle,
on
est un peu, enfin, elle l'a pas dit, mais un petit peu quand même, d'une certaine façon, on est un peu idéaliste. Et on a quand même cette idée de penser que
le
sujet de 2027, c'est aussi les idées qu
'on
va proposer.
Et
qu'est-ce qu'on propose à notre société face à ces enjeux, face à la montée des radicalités, face aux enjeux climatiques, face aux enjeux sociaux aussi, et face aux enjeux démographiques de notre pays ?
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, notre modèle qui reposait sur la solidarité intergénérationnelle, quand il y a une génération qui est en train de disparaître et qui... Enfin, vous voyez, on a un vrai problème démographique. Et je ne
suis
pas en train de vous parler de réarmement démographique. J'ai trouvé, par exemple, cette formule très malheureuse. Voilà. Mais par contre, on a un problème. C'est-à-dire que si on n'a plus d'enfants dans une société,
c
'est que
c
'est pas... Il ne
faut
pas dire que c'est la faute de certaines personnes qui ne veulent plus d'enfants. C'est qu'on est dans une société qui n'offre pas les conditions
pour
accueillir des enfants. Et c
'est
un
vrai problème. On est dans une société violente.
Violente
avec... Moi, j'ai regardé les chiffres du coefficient d'inégalité qui progresse en France, là où il a tendance à se réduire chez nos voisins européens.
On
est même... Voilà, on est en progression. On a vraiment dégringolé dans le classement des pays. Ajoutez à ça les riches qui n'ont jamais été aussi riches. On retrouve des chiffres que ce soit... Au début, ils avaient 200 milliards, les riches, il y a 10 ans. Maintenant, ils ont plutôt 1200 milliards. Il y
a
une fortune considérable qui s
'est
amassée en haut. Le nombre de personnes à la rue a explosé. Et vous venez nous dire... Oh, ça va, on a fait ce qu'on a vu.
Je
n
'ai pas dit... Je ne
suis
pas en train de vous dire que ça va. Je suis en train de vous dire qu'on a des enjeux énormes. Et je suis en train de vous dire qu'il
y a
des choses qui ne vont pas. Et sur la question dont vous parlez des inégalités, le vrai sujet aujourd'hui, dans notre pays, c'est que les gens qui travaillent
ne
gagnent pas assez.
Ce
qui fait que...
Les gens qui ne travaillent pas non
plus.
Les gens qui ne travaillent pas, encore pire. Et c'est pour ça que moi, je veux dire, une des fiertés du travail qu'on a pu faire, c'est que dans ma circonscription, quand j'ai été élu député, il y avait quasiment
13
-14% de chômeurs.
On
est descendu à 7. Et moi qui étais président d'une association d'insertion... Mais quelles
conditions de
travail
! Non, ce n'est pas
vrai. Ce n
'est
pas vrai parce qu'entre ne
pas travailler... On est aussi très fort en nombre d'accidents de morts au travail en Europe. Oui, parce que
dans notre pays, contrairement aux autres pays européens, on compte aussi les accidents sur le trajet du travail.
Je n
'ai pas
vu non
plus de volonté d
'action contre ça. Je veux juste
finir sur cette histoire du travail.
C
'est que, quoi qu'il arrive, quand on travaille, on a plus de chances de réussir dans la vie que quand on ne travaille pas. Je pense que ça, c'est quelque chose... Ici, il y a plein de jeunes. Leur premier boulot, pour eux, c'est une émancipation.
Il
y a plein de raisons d'accidents de parcours de vie.
Évidemment, mais je viens
de vous dire, j'étais président d'une association d'insertion pendant 10 ans avant d'être élu député. Parce que, justement, oui, il faut aussi accompagner ceux qui, parfois... Un accident... Parfois, c'est un divorce qui fait que des
gens décrochent.
Parfois, c'est un divorce. La plus grande trappe à pauvreté dans ce pays, c'est justement, essentiellement, les femmes, qui sont les femmes seules avec des enfants. Bon, ça, c'est des sujets qu'il faut qu
'on
pose sur la table. Et personne... Je trouve que les familles politiques ne posent pas la question de c'est quoi une famille aujourd'hui.
Moi, je ne suis pas pour le
retour à la famille papa, maman, catho, la messe et tout. Je ne
suis
pas de cette obédience-là.
Pendant 10 ans, quand on a parlé d'inégalité sociale, de violence sociale et tout, on nous a répondu le travail. De toute façon, c'est le travail. Le travail rend libre, etc. C'est 10 ans de ça.
Non, mais alors...
Oui, mais juste pour revenir sur les inégalités, un des grands creusements des inégalités dans notre pays aujourd'hui, c'est
entre
ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui arrivent aujourd'hui à la retraite. Et alors, évidemment, il y a des gens qui ont des retraites, des difficultés. Mais aujourd'hui, le niveau médian entre les salariés et ceux qui sont à la retraite, le niveau est plus élevé pour les retraités. On est les seuls dans le CDE. C'est un vrai problème. Et comme par hasard, on a 100 milliards
d
'épargne supplémentaire des retraités dans notre pays,
100
milliards, c'est la dette de notre pays tous les ans.
Et
donc ? Et donc, il y
a
un problème de tuyaux. Oui, oui. Et il y a un problème de... Donc
il faudrait pratiser un peu les retraites pour faire des fonds de pension ? Non, non, ce n'est pas ce que je suis en train de
vous dire.
Non, je ne sais pas. Je me demande où vous allez. Il y aura qu'ils
défendent dans le
débat public. Ce n'est pas ton
cas. Non, non, non. Moi, je pense qu'on a un modèle, le modèle par réparti.
C'est un beau
modèle, mais c
'est
un modèle qui fonctionne que si on a des enfants et que si on a de l'intergénérationnel. Mais là, on parlait de revenus. On ne parle pas de patrimoine. Or, on
va avoir une question de patrimoine. Et le
patrimoine, c'est un vrai sujet. Voilà. Le patrimoine,
c
'est un vrai sujet. D'ici 2035
ou
2040, je ne sais plus, 9 000 milliards de patrimoine
qui va être transmis.
Oui.
C'est énorme.
Tu es pour la taxe Zuckman ? Non. D'accord.
C'est quand même dommage. Je ne suis pas
pour la taxe Zuckman, mais je suis pour plein d'autres moyens de justement refaire
plus d'égalité.
Est-ce que tu es pour une fiscalité revue sur les transmissions ?
Oui. D'accord. Moi, je pense que c'est un des enjeux. Et c'est un des enjeux pour équilibrer notre dette sociale aussi. Le PS dans
son projet. Et
c'est quelque chose qu'on porte au Modem, Jean-Paul Matéi. Les groupes de travail, vous n'avez pas dit, je suis secrétaire général adjoint et je suis chargé du projet. C
'est toi qui es chargé du projet ? Je ne le savais pas.
On a cette question. Oui, parce que nous, on fait moins de bruit souvent.
Non, mais arrête. Je
n'avais pas noté ça. Mais formidable.
Oui, non. Moi,
je
ne
suis
pas un décador de la politique dans notre pays. Moi,
je suis un juste modeste
député et j'en suis très fier. Hier, le PS, par exemple, dans son projet, il propose une taxation sur les grandes transmissions, un impôt sur les grandes transmissions qui concernerait, je crois, 11% des héritages, donc vraiment les très, très hauts héritages. Est-ce que ça, par exemple, c
'est
quelque chose qui vous intéresse
? Moi, je n'aime pas les impôts. Non, si, si, si, si, j'aime bien les impôts. Je veux dire que moi, je me suis mis à payer des impôts quand j'étais élu député. J'étais fier de payer des impôts. Parce que ça veut dire, un, déjà, je gagnais mieux ma vie qu'avant. Et donc, ça voulait dire que c'était plus confortable. Donc, moi, je ne suis rien contre les impôts. Non, sur les... Pourquoi je n'aime pas l'idée de la taxe Zuckman ?
C
'est de faire croire que la solution, elle est là sur les très riches. Ce n
'est
pas vrai. Et nous, on l'a analysé. On l'a analysé. Il
y
a des gens économistes qu'on a vus qui nous disent, ça pose des vrais problèmes parce que la taxe Zuckman, elle va être sur le patrimoine des entreprises. Mais oui, mais c'est un vrai sujet. Vous avez une entreprise. Vous prenez une entreprise de 100 millions qui est une belle entreprise, mais qui génère... Vous
avez vu ce qu'ils mettent dans le patrimoine des entreprises ? Ils mettent leur yacht, ils mettent leur maison.
Alors ça, qui a porté les amendements sur ça, justement ? Jean-Paul Matéi,
à
l'époque. J'ai beaucoup cité Jean-Paul Matéi. C'est
notre ancien
président. Mais
on a un très bon
président
aujourd'hui,
c'est Marc
Félic.
Vous qui êtes démocrate, vous voyez bien que les inégalités de patrimoine créent des inégalités politiques. Vous voyez bien que plus les riches sont riches, plus ils sont puissants, y compris politiquement. Je ne pense pas seulement à Bolloré. Je pense au poids énorme que prennent certains tycoons qui, du coup, vont aussi avoir l'oreille attentive de Macron. On a entendu que Bernard Arnault avait dit à Macron, après la dissolution, surtout pas la gauche. Apparemment, il a été écouté, ça fait plaisir.
Mais vous voyez le poids politique démesuré que prennent ces grandes fortunes, qui aujourd'hui sont en train de regarder comment ça se passe aux Etats-Unis, et qui se disent, tiens, on pourrait même presque gouverner nous-mêmes, ou Bardella serait peut-être un bon véhicule pour notre pouvoir brutal, le pouvoir de notre argent. Il serait peut-être temps aujourd'hui d'éroder ces fortunes. Il
faudrait
que ces
fortunes baissent. Alors,
que
des fortunes baissent, que des situations de rente soient réglées, oui, entièrement d'accord. Mais qu'on décourage, d'une façon ou d'une autre, des gens à créer, à se dire que moi, je vais réussir, c'est
mon sujet. On est encore là-dessus.
Oui, mais oui, je suis encore là-dessus. Je suis désolé. Je suis désolé.
Mais là, on a changé de situation. Moi, je ne suis pas pour la grande
linéarité de...
Là, on a changé de
situation. Même si on a changé de situation, et là
où je vous donne un point
et où je vous donne raison, c'est que la fiscalité dans notre pays, elle doit être revue. Depuis très longtemps, nous,
on
porte, par exemple, l'idée qui a été reprise, mais ça avait été porté dès 2017. On avait des amendements sur ces questions, et j'ai vu que M. Mélenchon l'a repris dans son programme. C'est plus de linéarité dans les échelles.
Et nous, dès
2017, on avait proposé non plus 5 tranches, on avait fait des amendements à 10 tranches, et des abonnements à 7 tranches.
Tu reconnais ces voix ? C'est Donald Trump, président des Etats-Unis, et Robert Kennedy Jr., le ministre de la Santé américain. Ces gens-là, ils sont à la tête de la première puissance mondiale. Et pourtant, ils ont dit des dingueries sur les vaccins. Trump, il a dit qu'on vaccinait trop les bébés. Kennedy, il a insinué qu'il y avait un lien entre les vaccins et l'autisme. C'est une théorie complètement débunkée par la science. Le problème, c'est que quand des responsables politiques diffusent des fausses infos sur un sujet aussi important, ça a des conséquences très concrètes.
La confiance baisse, les gens se vaccinent moins, et des maladies qu'on pensait contrôler, comme la rougeole par exemple, refont leur apparition. Et c'est précisément pour éviter ça que la recherche indépendante est essentielle. La science doit rester au service de la société et ne doit pas être dictée par des pouvoirs politiques.
Si
je te parle de ça, c'est parce que du 27 avril au 3 mai, c'est la semaine de la vaccination. Cette avancée scientifique qui a sauvé 154 millions de vies au cours des 50 dernières années. À cette occasion, Baxit s'associe à l'Institut Pasteur, cette fondation qui travaille depuis plus d'un siècle sur les maladies infectieuses et sur les vaccins. Et comme on est tous concernés par le sujet, n'attends pas pour t'informer sur comment ça marche, pourquoi c'est essentiel et démêler le vrai du faux. On te met un lien en description. Alors, il faut qu'on avance parce que tu es également membre de la fameuse commission d'enquête sur l'audiovisuel public déclenchée par l'extrême droite.
Elle
a fini ses travaux. La suite, normalement, c'est la rédaction d'un rapport. Pour que ce rapport soit publié, il faut qu'il soit voté par les membres de la commission. Et pour qu'il soit voté, il faut bien qu'il puisse le lire. C'était aujourd'hui qu'il était disponible pour la première fois à la lecture seulement aux membres de la commission. Ce rapport, tu l'as lu.
Oui.
Qu'est-ce que tu y as vu
?
Comme je respecte les règles, je ne vais pas vous dévoiler le contenu. On
a suivi
les commissions. On
a suivi les
auditions. Donc, on a vu quand même deux, trois trucs.
Voilà,
mais aujourd'hui... Non, mais tout à fait. Tu ne
peux
rien nous en dire ? Aujourd'hui, si, si, je vais vous dire des choses. C'est qu'aujourd'hui, j
'ai
l'impression que le rapporteur
a
décidé de s'auto-censurer.
Quoi
? Voilà. Son rapport est aujourd'hui tellement mauvais. Mauvais. Mauvais. Outrancié à certains égards, caricatural, qu'il met tout en œuvre pour qu'il soit censuré. Et moi,
j
'ai dit,
je
l'ai dit et je le redis, je suis contre la censure de ce rapport parce que ça sera la machine à fantasmes.
Donc,
tu vas voter pour ? Non. On va lui demander, on a une réunion, 14h30 lundi, pour le vote. On va lui demander un certain nombre de changements, puisque c'est notre droit. Nous sommes aussi membres de cette commission. Et on verra ce qu'il en fait. Et s'il ne change pas une ligne ? Parce qu'aujourd'hui, il y a des parties dans le rapport qui sont pas mal. D'ailleurs, on voit la plume des administrateurs à ce moment-là. On les connaît. Oui, eux, ils sont bons. Généralement, ils sont bons.
Et puis
surtout, ils sont justes. C'est-à-dire que quand ils disent quelque chose, ils le sourcent. Et on a d'autres parties du rapport qui sont mal sourcées, avec des interrogations et parfois des propos qui sont très limites. Et des formulations qui nous heurtent. On était nombreux à le lire aujourd'hui. Et un constat assez général. Et donc, monsieur Allon, qu'il a un travail à faire encore, c'est pas prêt son truc, quoi. C'est pas prêt. Et il aurait dû s'organiser pour que ça soit prêt. Est-ce qu'on peut
sortir un bon rapport d'une commission comme celle-là ?
Moi, je ne crois pas parce que le champ de ces questions a tourné autour. Il a raté toutes les questions à poser. Et il y en avait sur l'audiovisuel public à poser. Il y a des enjeux, mais énormes. Aujourd'hui, on a un modèle. Moi, je le défends. Je le défends tellement que je me suis pris le bec avec lui et que j'ai perdu patience. Et c'est pas bien. Mais j'aimerais qu'on y revienne parce que j'aimerais...
On va y
revenir après.
Mais les sujets de comment notre audiovisuel public et comment notre modèle informationnel et culturel, qui est un beau modèle, qui est un modèle vertueux, qui crée beaucoup de valeurs. Il crée beaucoup de valeurs dans ce pays. 13 milliards, rien que l'audiovisuel, c'est ce que ça rapporte à l'État. Vous avez travaillé dans l'audiovisuel avant. Oui,
oui.
Et puis surtout, j'ai beaucoup travaillé sur ces sujets depuis que je suis député. Comment ce modèle-là évolue par rapport à la question des réseaux sociaux ? Comment ce modèle évolue par rapport à vos plateformes, à ces nouveaux modes de communication qui ont des règles qui ne sont pas les mêmes que les médias traditionnels ? Dans notre pays, tous les médias
ont
une règle qui est la règle de la responsabilité. C'est-à-dire que quand vous êtes un média, que ce soit public, privé, audiovisuel ou presse, vous avez un directeur de publication. Et ce directeur de publication est responsable, jusqu'à la responsabilité pénale, de tout ce qui va être publié. Ça, c
'est
dans la presse écrite. Non,
non,
dans la télé
aussi.
Dans
la télé aussi, tu
es
un directeur de publication. Dans la télé aussi.
Et
normalement,
sur nos... Si ça peut être
assuré, je suis responsable de la publication de la site. C'est très bien. Non, mais c'est très bien. Et comme tu dis ça, il ne
faut
pas que tu laisses entendre qu'il n
'y a
pas de règles sur
Internet. Exactement. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de règles
sur Internet, mais aujourd'hui, nous avons un système
qui
est un système qui est le système français et européen, qui est un système régulé. Et sa régulation, elle tient par l'état de droit et le respect de l'état de droit et de nos valeurs.
Il y
a des régulations sur Internet.
Il y a des régulations sur
Internet. Pour le juge
judiciaire.
Oui, mais c'est beaucoup plus compliqué. Et vous avez des plateformes aujourd'hui qui s'extraient de cette responsabilité. Et vous avez des plateformes qui ont une méthode de régulation, qui est la régulation financière. Ça devrait plaire à M. Usul et qui est la régulation par l'algorithme. Et aujourd'hui, moi, je pose une question qui n'a pas été abordée dans ce rapport.
C
'est est-ce qu'il ne faut pas revoir la responsabilité des GAFAM aujourd'hui pour protéger nos
enfants ? Ce n'était pas l'objet
de cette commission d'enquête.
Ce n'était pas
l
'objet de cette commission
d
'enquête. Si c'est l'audiovisuel public, le sujet, comment on protège notre modèle audiovisuel public qui n'a pas les mêmes règles
?
Alors, on va reparler de ce qui s'est passé dans cette commission d'enquête, puisque son rapporteur, Charles-Henri Alloncle, tu ne le portes pas vraiment dans ton cœur. Je
n
'ai rien contre
lui. Je
ne
porte
pas dans
mon cœur les idées
mortifères qu'il défend. OK. En tout cas, il y
a
eu un accrochage violent avec lui. On va regarder tout de suite l'extrait et tu nous en parles juste après.
Ah oui, on va... Merci. Bon, on s'en reparle. Bon. Merci beaucoup. On va laisser M. le rapporteur, M. le député... On
va te
régler, dit Erwan Balanant à mon propos. T'inquiète,
on
va te régler.
Alors, t'inquiète, on va te régler.
Sauf que, hors antenne, parce que lui, il a le micro. Moi, je n
'ai
plus de micro. On l'entend très loin. Moi, ce que je dis, quand il me dit, il dit que c
'est
des menaces. Vous ne l'avez pas non plus. Et je lui dis, non, ce n
'est
pas des menaces. C'est ton rapport que l'on va argument contre argument. Je vous laisse aller voir le rapport, le compte-rendu. Le compte-rendu.
J'étais...
La personne qui fait le compte-rendu était là. J'étais là. Je me mets toujours à côté d
'eux.
Comme ça, je suis sûr que... D'être entendu. D'être entendu. Parce que je sais que le micro... Voilà. Je le dis, on va argument contre argument, contrer tes positions,
sans
mauvaise manière. Je lui dis, donc je ne
lui
fais aucune menace physique sur lui. Jamais. De toute ma vie, je ne me suis jamais bagarré. Bon.
On
le voit. Il y a beaucoup de choses que vous regrettez dans cette commission. Ah,
mais cette commission, c'était un cauchemar.
Vous
avez
été vous-même président rapporteur,
notamment
de la commission sur les violences dans la culture, le cinéma. Et donc, qu'est-ce qui... Je
vois marqué octogone, là.
Ça s'appelle un chat Twitch.
Est
-ce que pour vous, cette commission, elle montre aussi peut-être les limites des commissions parlementaires ? Justement, vous êtes en train de parler de ce fameux rendez-vous lundi. Vous allez
un
peu essayer d'inciter M. Alonc à rectifier justement son rapport. Est-ce que vous pensez qu'il
y a
des choses qui auraient pu être faites dans le fond, dans la forme ? Oui. Qu'est-ce que vous auriez fait ? Charles Alonc.
Moi, j
'ai
été rapporteur d'une commission d'enquête qui
n'était
pas non plus un petit sujet sur les violences
dans le
monde de la culture. Et essentiellement, les violences sexistes et sexuelles. Bon, bref, vous connaissez l'histoire. Quand vous êtes rapporteur d'une commission d'enquête, vous avez des pouvoirs exorbitants.
Vous
avez des pouvoirs énormes.
Et
pour parler, pour paraphraser Churchill et Spider-Man, quand vous avez
un grand pouvoir
implique de grandes responsabilités.
Ce
n
'est
pas Spider-Man, c'est son oncle. Voilà.
C
'est vrai.
C
'est
vrai, c'est son oncle.
Je suis un grand fan de Churchill et de son oncle
de Churchill.
Non, mais plus sérieusement, ça donne des pouvoirs énormes. Et ces pouvoirs,
il
faut, si vous voulez ne pas faire des abus de pouvoir, il faut vous inscrire dans un cadre éthique et déontologique. Moi, je n'ai jamais... Et on a travaillé ensemble avec Sandrine Rousseau.
Et oui, vous avez fait des interviews ensemble.
Ça change de la commission d'enquête.
On a beaucoup travaillé ensemble, tout simplement parce qu'une commission d'enquête,
ça
donne des grands pouvoirs et ça donne des possibilités d'action énormes aussi. Et donc, il faut travailler ensemble. Et il faut, face à la personne qu'on auditionne... Et moi, j'avais parfois des potentiels auteurs
de
faits délitueux, voire criminels, potentiellement.
Il
faut garder humanisme, respect de la personne et non manipulation des faits. Chose que n'a pas faite M. Aloncle. M. Aloncle avait devant lui des gens qui étaient sous serments. Donc, quand vous êtes sous serments, déjà, vous avez les pétoches. C'est normal, ça fait pour ça. Et vous êtes engagé à dire la vérité. Et quand vous avez quelqu'un qui détourne et qui fait des contre-vérités et qui parfois même détourne la vérité que vous venez de dire, c'est très dur et ce n
'est
pas juste. Dans notre pays, il s'est pris pour un procureur. Dans notre pays, les magistrats, procureurs et juges prêtent serment,
justement,
de ce serment de traiter les gens avec humanisme, respect... Tu étais très inquisiteur. Voilà.
Est-ce
qu
'il y
avait
du macartisme un petit peu dans
l'esprit ?
Dès la première audition, je lui ai dit, on a commencé comme ça, je lui ai dit « Macarty, Macarty n
'a
pas très bien fini.
»
Alors,
moi, j'ai juste une observation.
C
'est-à
-dire
que tout à l'heure, je parlais du pouvoir de nuisance des riches. Là, il me semble que l'UDR, le parti de M. Aloncle, est né dans le bureau de Vincent Bolloré, de son fantasme d'union des droites, qui a donné ce parti de Ciotti, dont Aloncle est un des petits soldats. On avait, à ce moment-là, tout l'écosystème Bolloré, CNews, Europe 1, qui pilonnaient dans la même direction contre
le service
public. Aujourd'hui, dans l'Ibée, est sortie une tribune de journalistes, de techniciens, de gens qui travaillent pour Radio France, qui disent « Depuis, il y
a
des agressions, il y
a
des insultes, on se fait cyberharceler, etc. » Le pouvoir de nuisance de Bolloré, sur ce coup-là, a été extraordinaire. Est-ce que c'était une commission Bolloré, déjà
?
– Moi, j'avoue que j'ai des interrogations sur l'intérêt à
dire… – En service commandé, quoi. – Oui, je
n
'ai
aucune preuve. Mais je me demande à quoi jouait M. Aloncle là-dessus. Est-ce que M. Aloncle,
qui
était parfois très renseigné, avec des renseignements très ciblés, est-ce que c'est lui tout seul qui a eu ces renseignements, ou est-ce qu'ils lui ont été fournis ? C'est des questions qu'on pourrait se poser. –
Ça arrivait
direct sur Europe 1 dans la seconde.
– Voilà.
Mais il
y
a un sujet, moi, sur cette commission d'enquête, qui m'inquiète énormément, justement, sur l'état de notre démocratie.
L
'UDR, Ciotti, quand vous êtes président de groupe, vous avez un droit de tirage par session. Vous devez donc choisir.
–
En gros, chaque groupe a droit à une commission d
'enquête par session par an. – Une
commission
d'enquête
par session, par an à peu près. M. Ciotti, obsédé par les immigrés, la politique migratoire depuis tout le temps, avait une commission d'enquête sur la table sur ce sujet, et celle-là. Et il choisit pas les immigrés, il choisit l'audiovisuel public. Et moi, c'est le déclenchement qui m'a fait dire qu'il faut y aller, parce que je me suis dit que, pendant très longtemps, leur ennemi, c'était l'étranger, et pas que l'ennemi, c'était le responsable de tous les maux de notre pays. Et là, on bascule dans un truc, et Grasset, Bolloré, le groupe Hachette, nous montrent bien qu'on bascule dans
une
extrême droite décomplexée qui nous dit pas que l'étranger, c'est l'erreur,
ou
la cause de tous nos maux. Notre façon de penser et notre modèle est aussi le
responsable
du mal et des difficultés qu'on a dans notre pays.
Quelles conclusions vous
en tirez, politiquement ? Qu
'est-ce qu'on fait contre Bolloré ?
Politiquement, à un moment donné, j'ai envie de dire, républicains et démocrates de ce pays, unissons-nous. Et qu'on ne pourra pas continuer à voler séparés, à voler divisés tous ensemble.
Je relance ma question de tout à l
'heure
du positionnement du modem. Aujourd'hui, comment vous positionnez ? Moi, je me positionne personnellement, je vais vous dire, parce que nous,
on
a parfois pas mal de voix personnelles, et on en discutera, et je suis à peu près sûr qu'on suivra cette idée-là, c'est qu
'une
de nos ambitions, ça ne sera pas non pas d'être contre l'extrême droite un peu bêtement, c'est juste de nous dire comment on sauve
notre
République et notre démocratie.
C
'est ça le sujet de l'élection
présidentielle ? Pour moi,
le sujet, il est là, et il est aussi de régler évidemment les problèmes du quotidien des Français, qui sont énormes, et je suis d'accord que tout n'est pas résolu, et qu
'il y
a encore beaucoup de choses à résoudre.
On voudrait en parler avec toi justement de la question institutionnelle, parce que je t'ai entendu au fil du temps proposer des choses intéressantes. Tu as dit que tu voulais, par exemple, la fin du suffrage universel direct pour l'élection du président de la République. Tu as dit également que tu étais pour la proportionnelle au sein de l'Assemblée nationale. Est-ce que tu veux une sixième République
?
Une sixième République ?
Moi, je considère que la cinquième, elle a beaucoup de souplesse, et il faut la faire évoluer. Mais je rappelle qu'au début de la cinquième République, le président de la République, il n
'est
pas élu au suffrage universel.
C'est de Gaulle
qu'il le fait, parce qu'il voit qu'il va perdre, qu'il est en train de perdre pied. Voilà, donc ce n
'est
pas anodin. Est-ce que tu es d'accord pour dénoncer le présidentialisme ? Mais moi, je dénonce le présidentialisme. Pourquoi je fais cet amendement de provocation ? On en avait parlé il y a un an, parce que c'était un amendement de provocation pour dire qu'on ne peut pas, dans notre pays, avoir un homme, peut-être un jour une femme, j'espère, providentiel, qui devient
l
'homme ou la femme pestinentielle. Ce n'est plus possible, ça. On est sur des cycles où il y a un sauveur, alléluia, et encore ce coup-ci, on va avoir un sauveur. Si c'est Bardella ou Le Pen, je ne
suis
pas sûr qu'il
va nous sauver grand-chose. Tu connais comme moi la principale critique à la proportionnelle, c'est le risque d'avoir un régime de parti. Excuse-moi, mais aujourd'hui, on a 11 groupes. Est-ce qu'on n
'est
pas un peu déjà dans
un régime proportionnel ? Est-ce que ça
te plaît ce qu
'il
y
a
en ce moment ?
Non, parce qu'on n'a pas été élu sur le modèle proportionnel.
On a été élu. Ça
changerait quoi
?
Eh bien, ça changerait qu'aujourd'hui... Vous allez avoir l'élection présidentielle.
Vous
allez avoir un président ou une présidente élue. Les gens vont se positionner pour ou contre ce président. C'est tout. C'est tout ce qui va se passer. Et donc, ce pour ou contre ne permet pas,
à
un moment donné, de se
dire... Et là, 2024, ce n
'est
pas ce qui s'est passé. C'était une dissolution, donc ce n
'est
pas tout à fait...
Non, c'est vrai que ce n'était pas tout à fait ce qui s'est passé, mais il s'est passé quelque chose. Et là, je trouve qu'il n'y a pas eu de prise en compte de ça. C'est que... Qui a gagné les élections 2024 ? Très bonne question. Vous allez dire... Vous, ici,
vous allez dire le NFP. Ah non, non, pas
moi, non.
Non
? Qui a gagné les élections ? C'est le Front républicain. Ça, c'est vrai. C'est des modérés de droite jusqu'au... Assez loin, d'ailleurs,
plus. Oui, pas que des modérés de gauche.
Pas que des modérés de gauche qui ont dit qu'on ne veut pas
du
Rassemblement national. Donc, en fait, voilà, ce n
'est
pas rien. Et qu'est-ce qui va se passer si on continue comme ça ? On ne sera incapables de faire ce qu'ont fait tous les autres pays. On est le seul pays européen. On est le seul pays européen à avoir ce mode de scrutin
à
l'élection des députés. Et
il faut le changer. Et donc, je vous
dis, le 6 mai, avec trois autres députés, on organise un colloque sur le sujet, sur la proportionnelle. Et on a fait un texte sur la proportionnelle, qui est un bon texte, qui est un travail transpartisan, justement, où on a même eu une des auteurs du texte, Marie Récal, de PS, qui est venue dans le groupe, elle était contre la proportionnelle. Et le travail qu'on a fait avec des constitutionnalistes, avec des gens qui connaissent les institutions, avec des groupes de travail, elle est devenue pour, et elle fait partie maintenant des quatre mousquetaires de la proportionnelle que nous sommes, avec M. Gouffier-Valente, Jérémy Yorganoff et
Marie Récaldé. Donc, socialiste. Rachel, votre proposition, elle a un mérite, quand même, parce que le débat sur la proportionnelle, il n
'est
pas nouveau, et il est souvent très très faible, dans le genre, on est pour la proportionnelle, sauf que la vérité,
c
'est que la proportionnelle peut y en avoir de plein de types différents. Et en fait, on voit très bien à quel point, sur le papier, il peut y avoir une majorité pour la proportionnelle à l'Assemblée, mais on voit très bien comment chacun va défendre sa proportionnelle et prétexter ça pour ne pas aller plus loin. Vous, vous êtes arrêté sur une version de la proportionnelle, c'est celle à l'allemande, c'est-à-dire ? Plus à la danoise qu'à l'allemande. D'accord. Petite nuance, mais c'est... Mais du coup, pourquoi particulièrement celui-ci ? Et est-ce que vous pensez qu'il y a une majorité pour ça ? Ou est-ce que... Moi, j'ai l'impression qu
'il
y
a
beaucoup de faux-semblants. Moi, j'ai quand même l'impression que, dans tous les partis, il y a quand même des gens qui se disent « Ah, je veux tout le pouvoir pour moi,
j'aurai la majorité absolue ». Vous
savez,
il
y
a Jean
-Louis Bourlange, ancien député modem, qui est très érudit, cite toujours la citation suivante, il dit « Les dindes ne votent jamais pour Noël ».
Et
en fait, un député élu dans un mode de scrutin pense la plupart du temps qu'il sera toujours élu par ce mode de scrutin. Donc, il est très frileux à le changer. Voilà. Et donc, c'est un des vrais problèmes avec la proportionnelle. Vous avez plein de gens qui sont pour la proportionnelle, tant qu'ils ne sont pas élus. Et une fois qu'ils sont élus, ils se disent «
Ah,
mais moi, j'ai été élu comme ça. Est-ce que... » Nous, on a un modèle qui concilie l'ancrage sur les territoires et qui permet d'être une représentation réelle des familles politiques du pays.
Vous
savez, quand vous êtes dans le mode de scrutin actuel, quand vous êtes certains électeurs dans certaines circonscriptions, votre vote, il ne sert à rien. Il
ne
sert à rien. Parce que vous savez que, de toute façon, votre candidat, dans cette sociologie électorale, il fera 5% et votre vote de premier tour, il n'aura servi à rien. Nous, on propose un système où on vote pour les députés
de
territoire, sauf qu'il y
en
aura moins. Il y aura 40% de circonscriptions en moins. Premier tour, vous votez pour votre député sur le premier tour comme maintenant et vous votez en même temps sur votre famille politique. Il y a deux voix. Il y a deux voix. Vous avez deux votes. Deuxième tour.
Il
y
a
un deuxième tour. Et le soir du deuxième tour, on regarde tous les députés élus qui ont été élus dans les circonscriptions
et
on fait une compensation avec la liste du premier tour.
Ce
qui fait
que vous
pouvez parfaitement avoir dans ma circonscription quelqu'un qui m'aime bien, qui vote pour moi parce qu'il m'aime bien, parce que j'ai bien bossé. C'est une réalité, j'ai bien bossé. Et qui, en même temps, parce qu'il est proche des socialistes, des LFI ou parfois même des républicains, va voter sur la liste républicaine.
Mais là, vous êtes encore en train d'inventer un truc qui n
'existe pas ailleurs.
Si, ça existe dans tous les pays européens. À deux tours ? Alors, deux tours, non. Mais pourquoi on garde les deux tours
? On
garde les deux tours parce que, justement, et c'est là qu'il faut être malin quand on fait des changements électoraux, c'est qu'il faut garder les habitudes.
Il
ne
faut
pas faire des
grandes révolutions. Mais vous avez
gardé des réflexions
majoritaires.
Mais non, on n'aura pas la réflexion majoritaire parce qu'on a simulé. On a fait un gros boulot. On a simulé, on a fait des projections sur les résultats depuis, je crois
que c'était 2002. Vous savez que ça a beaucoup
de sens, ça.
Les gens ne votent pas de la même manière. Les gens ne votent pas de la même manière, ça c'est vrai. Ça c'est vrai et vous avez raison là-dessus, je vous donne le point.
Ça complique
en plus, ça complexifie le vote.
Non, ça complique. Je vais vous dire, il y
a
un vote. Vous êtes parisien ? Non,
non.
Moi
je suis
parisien,
oui.
Bon, le vote pour Paris, il n
'est
pas les plus simples.
Il y a deux
urnes.
Voilà.
En franchement, ça se fait, ça se fait. Voilà.
Et le vote pour les régionales, vous savez comment sont élus vos candidats ?
La proportionnelle, la
protection départementale. Bah oui,
mais
Rachel, toi,
c'est son métier.
Évidemment, c'est son métier, mais enfin, c'est compliqué aussi. Donc en fait, et puis c'est compliqué, ce n
'est
pas si compliqué que ça. Tous les citoyens qui sont... Non, je suis assez d'accord, oui. Qui ont envie de s'y mettre,
ils
regardent comment ça fonctionne. Et puis... Namou.
On parlait du Front Républicain. Là, on a l'impression un peu que ce Front Républicain, il shift un peu contre les filles. Est-ce que pour vous,
il
y a justement cette tendance ? Ce n
'est
pas un accélérateur justement de la victoire du RN ? Comment vous...
Vous
savez, dans ma circonscription, j'ai exactement le contraire de ce que vous me dites. J'ai
des gens qui
me disent, moi, j'en peux plus... Ce week-end encore, quelqu'un qui m'a dit, moi, la prochaine fois, je vais être RN parce que j'en ai marre des outrances de Mélenchon.
Moi, j'ai
essayé de... En même temps, qu'est-ce qu'il
entend à la télé
? Il
entend que Mélenchon...
Oui, mais il entend... Enfin, il n'y a pas que la télé
aujourd'hui.
Donc
pour vous, il y a une nécessité d'avoir un Front Républicain contre le LFI
?
Non, parce que ce n
'est
pas la même chose. Ce n
'est
pas pareil. Moi, je l'ai toujours dit. Ce n
'est
pas la même chose parce qu'on ne part pas sur la même idée humainement, philosophiquement, en termes de philosophie politique. Ce n
'est
pas tout à fait la même
chose.
Mais il y a des outrances chez Jean-Marie Le Pen. Pardon. De l'axe. Pardon, pardon. Chez Jean-Luc Mélenchon qui ne vont pas. Qui ne vont pas. Et cette volonté de conflictualiser tout, c'est un problème. C'est un vrai problème. Mais tu pourrais voter pour lui contre le RN
? Je
ferais tout pour que ça n'arrive pas, que je n
'ai
pas à avoir
le choix. Ce n'était pas la question. C'est ma
réponse. D'accord.
D
'accord,
mais vous l
'avez envoyé dos à dos, là, du coup...
Oui, c
'est pas ça. Non, non, non, je l'ai dit. J'ai dit dans la presse régionale chez moi. Moi, je ne renvoie pas dos à
dos. Mais vous ne pourriez pas
voter pour contre le RN ? Voter pour les insoumis contre le RN, ça vous ferait trop mal
?
Ce n
'est
pas un prix que vous êtes prêts à payer pour faire barrage
?
Il y en a qui ont voté Macron deux fois, quand même.
Oui, moi, je l
'ai
fait, moi. Oui,
tu vois.
Et
ça fait mal.
Oui,
je comprends.
J'ai encore mal à ma France.
On verra le programme, on verra la campagne. Le
programme, c'est question de
programme ?
Oui, oui,
oui, oui, oui,
oui,
s'il y a, par exemple... Oui, enfin, oui, vous avez raison. Non, mais je sais. Non, mais c'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet,
mais
je vois, Mélenchon est devenu l'épouvantail, oui, par ses attitudes.
Non, mais c'est pareil, les voix de la gauche, c'est pratique quand ça vient voter pour... Et puis après, derrière, il n
'y a
rien, il
n'y a
pas de poste de ministre, il n
'y a
rien, on ne gouverne pas avec la gauche. Et l'inverse ne
serait
pas vrai, vous ne voteriez pas pour la gauche si en face,
il y avait le RN. Non, ce n'est pas
vrai. On est vraiment allé dans le
nom
de la farce tout le
temps.
Non, parce que dans la séquence 2024, chez nous, il y a des gens qui, beaucoup, on a perdu des députés qui se sont désistés pour faire élire des candidats à l'éphistre.
Même
quand on est devant, on ne gagne pas non plus.
Non,
non,
non. C'est ça aussi
le bilan.
Et moi, je l'ai dit, si dans ma circonscription, je suis arrivé deuxième, le RN est arrivé premier. Dans ma circonscription en Bretagne.
Oui,
c'est nouveau ça, la
Bretagne.
Voilà. Et donc, moi, je l'avais dit, si je me désisterais pour, voilà, en cas de triangulaire.
Si j'étais le
troisième.
Oui. Et je me aurais désisté et j'aurais même été sans doute peut-être sur le marché pour soutenir le candidat face au candidat RN. Et donc, qu'est-ce qui est différent
là
? Vous arrivez
à
le dire,
mais pour la présidentielle, j'ai l'impression que c'est plus compliqué.
Oui, c
'est plus compliqué parce que je ne souhaite pas pour la France, je ne souhaite pas pour la France Mélenchon. J'ai le droit aussi de le souhaiter.
Bien sûr,
mais du coup... Mais j'espère qu'il y aura une alternative républicaine et démocrate et une alternative qui...
Alors, dernière question, justement.
Si Mélenchon
arrive au pouvoir, il y aura un gouvernement avec tout le reste de la gauche. Les socialistes rappliqueraient, etc. Ce
serait très bien, vous en faites pas.
Et l'alternative...
Ce serait totalement invitéant. Il y aura
un
tournant de la
rigueur en 2030, à peu près.
L'alternative, on
l
'a rendu, c'est vous
? J
'ai
l'impression d'avoir Jean-Paul II, là. N'ayons pas peur, rentrer dans le chemin de l
'espérance.
Mais pourquoi pas. Non, dernière question.
On a commencé cette
émission en disant que c
'était
un peu le bal des prétendants en ce moment pour l'élection présidentielle.
T
'as dû remarquer, il y
en
a quand même un paquet qui sortent du bois. Il n
'y en
aura pas un nouveau ce
soir avec moi. Oui, c'est ce que... Non, j'allais pas te demander ça.
Non,
est
-ce que tu penses que François Bayrou pourrait être candidat ? Il l
'a
annoncé, qu'il ne le serait pas. Ok, d'accord. Ça en fait un de moins. Eh bien, c'est noté. On arrive à la fin de cet échange. Merci beaucoup, Erwan Balanand, d'être venu sur le plateau de Faxit
pour
répondre à nos questions.
Erwan Balanant