Amélia LAKRAFI - 1er juillet 2026 - Commission des Affaires étrangères
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quel levier concret pour coordonner des acteurs ayant chacun leur budget, leur statut et leur intérêt propre ? Comment mieux valoriser les OSCI et mobiliser les ambassadeurs sur l'export ?
- 1:29RelanceRéponse partielle
Combien de temps l'augmentation du nombre d'entreprises exportatrices est-elle durable ?
- 4:24FerméeRéponse directe
Les coupes budgétaires doivent-elles se traduire par des réductions uniformes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Chiffre
« on est passé de 144000 en 2023 à 152500 2025 »
- 8:28Chiffre
« on a quand même 20 millions de subventions de moins »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ça doit être Merci monsieur le président, monsieur le ministre. [grognement] Lors de votre audition donc avec ma collègue et moi pour notre rapport aux exports, vous aviez pointé vous-même la dispersion des compétences au sein de la Team France Export entre Business France, les services économiques, les CCI, BPI France. Un constat que vous aviez déjà fait dans un rapport que vous avez fait par le passé en 82 je crois. 82 non 83 c'est 96 82 ça me vieillit vraiment beaucoup. Bon, monsieur le ministre [rires] est pas susceptible. Ça va mais ça va, il est pas susceptible. C'est parfait. Notre rapport avec madame G recommande d'approfondir une logique de guichet unique local. Ma question, au-delà du constat partagé, quel levier concret pour coordonner des acteurs
ayant chacun leur budget, chacun leur statut, chacun leur intérêt propre ? Par ailleurs, les OSCI en première ligne sur le terrain apportent une expertise précieuse et complémentaire à la team France Export à budget contraint. comment mieux valoriser et articuler leur travail et enfin comment mieux mobiliser nos postes diplomatiques, en particulier les ambassadeurs sur l'export. Les rencontres entre ambassadeurs et entreprises lors des conférences des ambassadeurs à Paris ont été abandonnées. Elles étaient très appréciées. Faut-il les reprendre ? Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup de vos deux interventions, monsieur le ministre. peut-être sur ce ces deux interventions notamment focalisé pour partie en tout cas sur le dispositif haer l'export et puis peut-être plus largement sur les
questions posées par nos deux rapporteurs. Non mais sur le sur le dispositif au sport, on a échangé le 9 juin dernier dans le cadre de votre de votre mission. Je pense que ça a été une étape structurante, incontournable. Euh ça a permis d'augmenter, je vous donne les chiffres, le nombre d'entreprises exportatrices très très clairement puisqu'on est passé de 144000 en 2023 à 152500 2025. Donc il y a quand même une augmentation du nombre d'entreprises exportatrices. La question c'est de savoir combien de temps elle le reste. Est-ce que c'est durable ? C'est un une approche plus qualitative. Euh on sait en gros que euh l'accompagnement de la Team France Export, notamment dans le
cadre du planxport a aussi permis euh vraiment de d'améliorer euh euh comment dire euh euh de de de réduire le taux de décrochage pour les entreprises euh accompagnées à 7,5 %, ce qui est très peu, alors que quand on est une entreprise non accompagnée à l'export, on est à 28,5. Donc on voit bien qu' je donne quelques chiffres pour montrer qu'il y a eu un effort et que oser l'export est au fond a été une sorte de feuille de route très pragmatique de ce qu'on appelle la team France export avec en quelques années pratiquement 8 milliards d'euros de chiffres d'affaires additionnel à l'export. Je je donne ce chiffre pour qu'on ait un ordre de grandeur. Donc ça n'est pas négligeable du tout mais c'est vrai vous avez raison qu'il faut adapter et qu'il faut c'est
le sens des questions que vous avez posé tirer un certain nombre de de conséquences. sur les coupes d'abord budgétaires. Tout le monde a des coûts budgétaires, on le sait et très clairement c'est en gros 19 % de subvention publique en moins en trois exercices même pour business France puisquon est passé de de mémoire de 105 millions d'euros de subvention à 86,7 % aujourd'hui dans le budget 2026 par comparaison quand même parce que ça va nous amener après au modèle italien les italiens ils sont passés parce qu'ils ont rajouté pratiquement 40 millions. Ils sont à 330 millions à partir de 2026 pour le l'opérateur Iché. 330 millions d'euros de subvention publique. Je ne parle pas du reste
évidemment hein. Euh c'est-à-dire les fédérations professionnelles, les régions et cetera. Nous nous avons euh allez 86 millions [grognement] euh sans compter évidemment l'apport de l'ensemble de la team France export qui est quand même aussi qui est pas quantifié mais dont il faut tenir compte et l'apport des collectivités notamment des régions. L'espagnol l'existex il est à 140 millions d'euros de subvention. Je cite toujours le chiffre de la Wallonie aussi. Je crois que c'est 76 millions simplement pour la Wallonie. Donc on est quasiment au chiffre pour la Wallonie, pas pour toute la Belgique. Donc on a un vrai problème de compétition en terme budgétaire et ce parce que nous avons une situation financière budgétaire de nos finances publiques qui a imposé des réductions.
Donc est-ce que ça doit se traduire de par des coups de rabau ? un peu le sens de votre question de façon uniforme. C'est précisément tout le contraire que nous essayons de faire. Et là euh les instructions que j'ai donné au nouveau directeur général de Business France dès sa nomination euh en début d'année, il y a 3 mois, ont été précisément de travailler sur un plan non pas de restructuration ou de rabot, mais sur un plan de hiérarchisation, de relance, de dynamisation de de des équipes et et du dispositif Business France qui est quand même honnêtement même s'il y a des hauts et des bas, même si c'est parfois un peu dépendant d'un pays à l'autre ou d'une personne à l'autre, mais qui est quand même un bel outil. avec des gens qui sont motivés et qui essayent vraiment
euh de de bouger. Donc on va supprimer dans la proposition du directeur Louis Marguerite un certain nombre de choses dans les fonctions support. On va réduire un peu le le le les les équipes et le budget communication propre. on va euh comment dire beaucoup moins investir sur l'e-commerce parce qu'en réalité l'e-commerce a pas besoin de business France qui se développe très bien. On va revoir un certain nombre euh de de missions euh qui étaient peut-être pas très productives pour renforcer à l'inverse euh les choses dans deux directions. Et je réponds à une de vos questions. L'idée c'est de de de d'intensifier l'effort d'accompagnement qui veut dire d'abord de détection de conseil au
départ et ensuite d'accompagnement vers les grosses PME ou les ETI. Euh aujourd'hui, on a 1750 ETI qui sont très fortement exportatrices sur les 7000 ETI françaises. Euh l'idée c'est quand même de de parce qu'il y a un vrai potentiel, c'est d'aller à 3000 3500 euh dans les 2 3 ans qui viennent. Donc comment on fait pour euh intensifier l'effort auprès des dirigeants et des cadres des grosses PME ou des ETI ? Pourquoi ? Bah parce que ces entreprises, elles sont solides, elles ont une vraie capacité à générer beaucoup plus de chiffres d'affaires. Elles ont souvent des produits ou des services qui correspondent à la demande notamment des marchés dont je parlais tout à l'heure. Et donc on pense, on considère que il vaut mieux qu'on
calcule en en augmentation de chiffre d'affaires à l'export pour faire simple qu'en nombre d'entreprises. Ça veut pas dire qu'on s'occupe pas de toute entreprise. La mission de Business France, vous parliez des primaux exportateurs, elle reste une mission générale, c'est qu'on doit pouvoir accompagner tout le monde et on le fait en s'appuyant, j'y reviendrai, sur la team France Export, notamment dans les régions. Mais il faut qu'on soit plus opérationnel et plus hiérarchique, qu'on hiérarchise mieux plutôt l'effort en particulier vers les grosses PME et vers les ETI parce que ça entraîne le reste de l'économie derrière et notamment les sous-traitants qui sont souvent des petites entreprises. C'est cette démarche là qui doit être mise en œuvre. Et puis deuxièmement, on va se
concentrer plus sur certaines géographies. Euh je pense à je les ai évoqué tout à l'heure, à des géographies comme l'Amérique latine, euh l'Inde en particulier qui est un pays qui sera le premier de marché de consommation qu'il est quasiment déjà dans les années qui viennent en tout cas, mais qui est quasiment déjà. Je pense évidemment au pays de l'Aséane par exemple, j'ai cité les pays de la zone Balt. Je pense que c'est vrai aussi des Balcans en particulier où nous avons beaucoup à faire. Donc euh une priorisation, une hiérarchisation des efforts. Troisièmement euh euh une hiérarchisation aussi plus qualitative. Euh j'ai évoqué le sujet euh l'agroalimentaire qui est une grande spécialité française quand même euh qui a euh aujourd'hui euh euh qui n'a plus
d'excédent ou presque on est à 200 millions d'excédents. Euh alors c'est vrai qu'il y a eu des éléments conjonctuels de l'année dernière, mais enfin c'est quand même pas un très bon signal. Moi quand j'étais secrétaire d'État à l'agriculture et à l'agroalimentaire, c'était il y a 20 ans, on était à 14 milliards d'excédents de la de Donc donc aujourd'hui évidemment on ne l' plus. J'étais encore ces derniers jours avec les professionnels de de de des filières agroalimentaires pour regarder comment notamment l'occasion du ciel, on va franchir une étape. Ce sont après, je peux en parler dans pendant des heures, il y a des tas de choses très concrètes derrière mais en gros les grandes orientations c'est ça c'estàd on hiérarchise on est plus stratégique mais
on fait pas du rabau et on on simplement on tient compte du fait que bah on a quand même 20 millions de subventions de moins. Il y a un troisième élément qui est important dans ce dans cette stratégie de business France, ce sont les veilleux qui sont un sujet majeur qui d'ailleurs permettent d'avoir des recettes pour le coup à Business France qui gère très bien. Il y en a 11500 aujourd'hui dans le monde, dans les entreprises françaises. Je parle des VI, je parle pas des VI à 70000 selon les années candidats et candidates et c'est évidemment frustrant de pas pouvoir répondre plus. Donc un gros effort va être fait pour convaincre notamment ces fameuses PME ou ETI qui ont un potentiel de prendre plus de VI parce que c'est un grand service
subventionné peu cher pour l'entreprise. C'est aussi le moyen d'emmener beaucoup plus de jeunes encore dans le monde de développer la culture de l'export et de l'international dans nos entreprises et c'est évidemment un effet très bénéfique. Je réponds aussi rapidement que possible monsieur le président aux autres questions. Donc pas, on privilégie pas les grands groupes, c'est plutôt la cible centrale qu'on va intensifier si vous voulez dans le travail, c'est PME et ETI. Le modèle italien, bah écoutez, le modèle italien c'est qu'ils ont beaucoup plus de subvention publique. Le modèle italien, c'est aussi qu' sont beaucoup plus collectif. Quand vous allez sur un salon qui est pour moi, je le dis au passage, qui reste l'élément enfin l'outil principal de développement à
l'export notamment pour les nouveaux exportateurs, on voit Italia partout, on voit même salon agroalimentaire IT EAT, ALIA, Italia. Donc ils ont une communication très collective, très forte. Ils sont en équipe, ils se ils s'entraînent les uns les autres. Les grands groupes emmènent les les moyens qui emmènent les petits, c'est le principe des districts industriels italiens. Et donc il y a là vraiment quelque chose que nous devons qui doit nous inspirer pour qu'on aille nous-même beaucoup plus et dans la communication et dans la façon de faire travailler la team France Export dans un esprit collectif. C'est honnêtement quelque chose qui est enfin j'espère qu'on va vraiment progresser dans les mois qui viennent là-dessus compris avec des mesures très très précises notamment
sur la bannière France qu'on ne voit pas assez sur les salons et qu'on doit voir comme on voit la bannière Italie ou la bannière Portugale ou la bannière New Zealand et puis deuxièmement resserrer les boulons pour qu'on soit vraiment plus collectif. C'est pas gagné d'avance hein parce que comme vous l'avez dit vous-même il y a quand même beaucoup d'esprits gaulois. En France on travaille beaucoup en silo. Enfin on continue à défendre ses petites sa petite cuisine sur son petit réchaud comme disait le général. Bon, c'est c'est un trait de caractère culturel chez nous, mais si on on ne casse pas ça, si on ne renforce pas l'esprit collectif et la communication collective, ben on continuera à se faire dépasser par des gens qui finalement courent plus vite que nous. Je résume,
mais c'est donc plutôt à une source d'inspiration le modèle italien sous réserve qu'on puisse au moins stabiliser budgétairement. C'est ce que j'ai demandé au premier ministre et que dans les années qui viennent, si on fait bien ce travail, on puisse en avoir le fruit en ayant à nouveau un peu plus de moyens financier. Je termine [raclement de gorge] du coup parce que je crois que j'ai répondu à peu près à tout sur non mais sur le thème je l'ai c'était la question d'Amélia Lacrafie sur le thème mais je crois que j'ai un peu répondu de la dispersion. C'est notre principal ennemi, on est d'accord. Mais encore une fois, j'étais la semaine dernière avec les CCE, la semaine d'avant avec la Chambre de commerce français, cette semaine, la semaine précédente aussi avec les chambres de
commerce international euh avec tous les acteurs, ils sont tous preneurs de travailler plus ensemble. Ils savent très bien qu'ils sont en train de se faire dépasser. Et de ce point de vue, l'OSCI, enfin les les organisations privées ont un rôle à jouer. Moi, je veux qu'elle soit beaucoup plus intégrée. Vous avez parfaitement raison. Elles sont toujours un peu à part en fait quand on parle de la team France export, on parle des des chambres, des CCE, des institutions françaises, du réseau diplomatique. On oublie toujours les OCI et alors que il y a plein d'entre ce sont souvent des entrepreneurs français à l'étranger, ils ont une capacité parce que parce que c'est leur gagne pas aussi, il faut pas l'oublier, à être des acteurs tout à fait efficaces. Donc je
souhaite qu'on les intègre beaucoup plus. Et donc de l'ambassadeur à l'OSCI en passant par toute l'équipe, bah il faut mettre de la coordination, de l'image commune, de l'esprit collectif. C'est l'objectif du travail que je conduis et qui va se traduire, je m'arrête monsieur le président, mais par des choses très concrètes auxquelles vous serez associé. Je je le dis d'ailleurs au passage parce que je crois que la diplomatie parlementaire joue un rôle majeur. Euh moi, j'ai été moi-même président de groupe d'amitié dans cette commission ou depuis depuis pendant 30 ans dans cette assemblée. Je pense que c'est très [grognement] important d'avoir le concours aussi des parlementaires qui peuvent apporter d'autres contacts qui sont aussi des qui nous font remonter les choses. Et donc
ça aussi ça fait partie de l'équipe de France, la diplomatie parlementaire. Mais en tout cas, il va y avoir un certain nombre de choses très concrètes que nous allons dérouler euh dans cet esprit d'ici Noël prochain.
Nicolas Forissier