ASSELINEAU interview intégrale CNEWS !
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François Asselineau est avec nous, il mènera une troisième fois la campagne de son parti l'Union Populaire Républicaine, l'UPR aux élections européennes. C'est extrêmement compliqué de vous inviter, M. Asselineau, parce que vous avez le droit à un temps de parole limité, c'est l'ARCOM qui décide, c'est pas moi. Donc j'explique ça souvent à vos supporters qui me demandent pourquoi vous n'invitez pas M. Asselineau. C'est pareil, Florian Philippot, il vient une fois par trimestre, il a le droit à 10 minutes en temps de parole. Donc vous avez le droit à 10 minutes, donc on fera un petit quart d'heure quand même.
D'accord, mais je reviendrai tous les trimestres, parce que ça fait deux ans que je n'ai pas été invité.
Alors si vous n'avez pas été invité depuis deux ans, c'est sans doute pas de mon fait, c'est parce que ce temps de parole est calculé, et qu'effectivement si on vous invite vous, c'est une usine à gaz, c'est-à-dire qu'il faut en réinviter, je parle sous le contrôle de Florian, c'est-à-dire qu'il faut donner plus de temps de parole aux autres, etc. C'est bien ça, je ne comprends rien au temps de parole.
C'est assez complexe, même moi j'aurais du mal à tout vous expliquer.
C'est-à-dire que comme c'est en proportion, si je vous invite, je dois donner encore plus de temps à d'autres hommes politiques, en fait c'est invraisement là.
Ils ont pris des résolutions au mois de mars, il y a quelques jours, il y a une semaine à l'ARCOM, j'ai d'ailleurs écrit à M. Rocco-Livimestre, où il est mentionné précisément qu'ils tiennent compte de la façon dont un candidat anime les réseaux sociaux. Et je suis désolé, allez voir, c'est une résolution du mois de mars.
Ne gaspillez pas votre temps-parole à parler de votre temps-parole.
Oui, bon, elle n'a pas tort, mais bon, vous allez nous dire votre programme, mais moi je voulais simplement dire ça, parce que je me fais insulter, bon, j'ai l'habitude, par tous vos supporters, parce qu'ils disent, vous n'invitez pas M. Asselineau. Bon, Somaya Labidi nous rappelle les titres du jour, et puis après on parle ensemble de votre programme.
C'était en partie pour la rassurer, c'est ce que pense Martine Henry, maire de Jonathan Daval, interrogé ce matin sur RTL, son fils comparé à nouveau devant la justice, cette fois pour dénonciation calomnieuse. Lors de sa mise en examen, il avait accusé son beau-frère du meurtre d'Alexia, meurtre pour lequel il a été condamné à une peine de 25 ans de réclusion. Les 48 dernières heures de tractation n'auront pas suffi échec des négociations sur l'emploi des seniors, des négociations menées depuis plus de trois mois, et qui compromettent désormais la validation de la convention d'assurance chômage négociée à l'automne.
Et puis, nouvelle critique de Washington envers son allié israélien, cette fois Joe Biden estime, je cite, que Benjamin Netanyahou fait une erreur à Gaza. Le président américain demande, je cite, que les Israéliens appellent à un cessez-le-feu et qu'ils autorisent un accès total à la nourriture et aux médicaments.
M. Asselineau est donc avec nous, votre parti c'est l'Union Populaire Républicaine, il est 9h35, je vais essayer de vous interrompre le moins pour qu'on vous entende le plus. Qu'est-ce qui vous différencie de tous les candidats qui sont en lice aujourd'hui, que ce soit Jordan Bardella, que ce soit Marion Maréchal, que ce soit François-Xavier Benhamy ?
Premièrement, c'est que j'ai créé un parti il y a maintenant 17 ans qui propose la sortie de l'Union Européenne, la sortie de l'euro et la sortie de l'OTAN. Et depuis 17 ans, c'est le même programme et j'ai fait des analyses qui ne cessent que d'être validées par les événements. De telle sorte que lorsque je fais des réunions publiques dans toute la France en ce moment, on fait des salles archi-combres dont d'ailleurs les médias ne parlent pas. C'est assez curieux. En fait, par exemple, j'étais l'autre jour à Grèce-Villers en Alsace où il y avait 360 personnes.
Au même moment, vous aviez Mme Pannier-Runacher, ministre du gouvernement, qui faisait une réunion dans le Pas-de-Calais où elle avait 20 personnes. Donc ça, c'est un premier point. Deuxièmement, sur les réseaux sociaux, je suis le responsable politique qui fait, excusez-moi de le dire, mais qui fait le plus de vues. J'ai fait des vidéos qui ont dépassé le million de vues. Et on a au total 96 millions de vues cumulées sur notre chaîne UPR TV. Pour donner un petit exemple, le nombre de vues cumulées de Horizon TV, la chaîne de M. Édouard Philippe, c'est 68 000 vues. Pourtant, il paraît que c'est l'homme politique préféré des Français. Nous, on en est à 96 millions de vues.
— Eh oui, mais aux élections, ça ne se traduit pas par des votes. — Oui, mais attendez, on va voir. On va voir ce que ça va donner. Le problème qu'il y a aussi, c'est l'exposition médiatique. On en parlait juste auparavant. On ne va pas parler de ça, on va parler du programme. Il y a actuellement toute une espèce de rumeur générale qui dit qu'il n'y aurait plus personne qui voudrait le Frexit. C'est pas vrai. Je rappelle que les sondages sont sortis en France qui disent qu'il y a entre 30 et 40% des Français qui voteraient en faveur du Frexit.
Je vous rappelle même qu'Emmanuel Macron lui-même, lorsqu'il s'est rendu au Royaume-Uni en janvier 2018, avait été interrogé par la BBC, qui lui avait demandé « Et s'il y avait un référendum sur le Frexit en France, que se passerait-il ? » Et Macron avait répondu « Probablement le Frexit l'emporterait. » Je note ceci. Et qu'est-ce que je vois ? Je vois que ça...
— Je vous demande de réagir parce que vous êtes juriste politique. Moi, j'ai jamais entendu ça.
— Ah ben, je... — On va vérifier. On va vérifier. Mais ça me paraît étrange qu'on en ait... — Parce qu'on l'aurait repris quand même. On aurait repris cette affaire.
— Écoutez, on vous fera tenir la vidéo. — Votre programme. — Et donc c'est déjà fondamental. Et vous me permettrez de noter que sur les débats qui sont organisés à l'occasion des Européennes, je crois qu'il y en a un sur France 24 ce soir, il y en a eu un sur Public Sénat, ce sont toujours les huit mêmes têtes de liste de M. Bardella à M. Desfontaines qui sont tous pour rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN. Voilà. Donc c'est-à-dire qu'il y a quand même 30 à 40% des Français minimum qui veulent le Frexit. — Mais pourquoi ils votent pas pour vous à ce moment-là ? — Non mais attendez. Le premier... — Non mais votre sondage n'est pas...
Il faut que je faisais. Le dernier sondage qu'on a, c'est 2022. 27% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le Frexit. Pas les choses que vous vous donnez, pardon.
— Non mais... Même si c'était ce que vous dites est exact. Moi, j'ai d'autres sondages. Et on me contredit sur les faits. On va aller voir... On publiera sur notre site dans la journée la déclaration de M. Macron. Même si c'était vrai, 27%, où sont les 27% ? Où sont-ils représentés dans les débats ? Ils ne sont pas représentés. Donc nous, ce que nous disons, c'est que la situation est très grave, que la France est dans une situation de plus en plus grave. J'allais dire le pronostic vital est désormais engagé pour la France, parce que tous les témoins sont au rouge. On a une dette publique maintenant qui est hors de contrôle. — Et alors pourquoi vous sortez ?
Pourquoi vous souhaitez sortir de l'Union européenne ? Parce que, comme disait le général de Gaulle... Oui. Il faut marcher droit vers la vérité. Et la vérité, c'est la souveraineté nationale. On ne pourra pas redresser ce pays tant que les Français ne décideront pas eux-mêmes de leur propre avis. — Et qu'est-ce qu'il faut décider ? — Eh bien il faut décider, par exemple, en matière internationale... En matière internationale, je suis désolé, mais M. Bardella, Mme Marion Maréchal sont complètement alignés sur le narratif de l'OTAN. C'est-à-dire qu'il faut armer l'Ukraine jusqu'à éventuellement aller vers une Troisième Guerre mondiale. — Donc vous ?
Donc nous, nous disons qu'il faut arrêter d'armer l'Ukraine, arrêter d'envoyer des armes à l'Ukraine. Il faut arrêter les sanctions avec la Russie, qui en fait sont des sanctions qui rétroagissent sur la France et sur l'Allemagne. Il faut également mener jusqu'à son terme l'enquête sur Nord Stream. Qui a détruit Nord Stream ? En fait, tout le monde le sait. Tout le monde le sait dans toutes les rédactions, dans toutes les chancelleries. Ce sont les États-Unis d'Amérique qui ont détruit Nord Stream.
— Ça, c'est clair. Donc il faut être neutre par rapport au conflit. — Oui, ou même plutôt pro-russe, j'ai l'impression, en vous évoquant.
— Non, il faut... La France doit être la France. C'est-à-dire qu'elle doit avoir une politique de neutralité et de s'armer, d'avoir sa propre défense nationale.
— Sur le plan international, c'est clair. Je vous presse un peu, parce que comme il y a... Bon. Donc ça, c'est clair. Au moins, c'est bon. Après, chacun...
— C'est vraiment de la Troisième Guerre mondiale qui est derrière. Voilà.
— Moi, ce qui m'intéresse, c'est votre position.
— Moi, je suis grand-père. J'ai des petits-enfants. Un petit-enfant. Donc moi, je vois qu'on est quand même dirigé en France par un président de la République qui n'a pas d'enfant, un Premier ministre qui n'a pas d'enfant, un ministre de la République qui n'a pas d'enfant... — On va laisser ce type d'argument. — Non, non, non, non. — On va laisser ce type d'argument. — Non, non, non. Un ministre de l'Agence qui n'a pas d'enfant et dont la moyenne d'âge est de 37 ans. Voilà. Donc si vous voulez, je trouve qu'on a... Il faut qu'on est à la tête du pays. Il faut qu'on ait à la tête du pays des gens qui aient une politique de bon père de famille.
— Pour vous, ce genre d'argument, pardonnez-moi...
— Ce genre d'argument, peut-être qu'on va le laisser tomber.
— Non, pas du tout. Parce que quand vous êtes... Allez envoyer vos enfants... — Je ne suis pas d'accord avec vous. Votre argument est ridicule. — Vous voulez les envoyer en Ukraine, se battre... — C'est pas les appelés qui vont se... — Ah non, mais est-ce que vous êtes d'accord pour envoyer...
— Laissez ces arguments de côté, c'est pas... — C'est bon. Eh bien, écoutez, je peux vous dire... — Non, non, non, ça n'a rien à l'autre. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup de Français qui sont d'accord avec cet argument.
— Le Français qui ne sont pas d'accord avec... — North Stream... — Ah, 19... — Vous dites des choses de North Stream, vous dites tout dans les rédactions. Non, North Stream, c'est une thèse complotiste que vous mettez en place, que ce sont les États-Unis qui l'ont fait. Vous n'avez aucun élément factuel qui va dans ce sens. — Au contraire, on a tous les arguments.
— Il y a des enquêtes extrêmement longues et fortes qui a été menée récemment et qui aboutit à cette conclusion-là.
— Bon. En tout cas, moi, je suis prudent et je suis dans mon rôle de modérateur, si j'ose dire. Donc comme il est déjà 9h42, vous voyez, il reste 3 minutes. Donc sur l'international, c'est clair. Sur la politique économique française, la souveraineté nationale et pourquoi pas ces sujets de sécurité, de délinquance et d'immigration. Quelles sont vos propositions ?
— Alors sur la sécurité et sur l'immigration, puisque c'est un sujet que vous aimez sur cette chaîne, je vous fais remarquer...
— Pardonnez-moi, qui est sur toutes les antennes, je veux dire. L'autre jour, une chaîne a fait, pendant 11 heures, a parlé d'un petit garçon qui était mort et qui s'appelait Émile.
— Je vous ferai remarquer... — Ah, une autre chaîne. — Je vous ferai remarquer que la politique de l'Union européenne, c'est le traité d'Amsterdam, ça fait 27 ans, 27 ans que la politique migratoire en France a été transférée à l'Union européenne par le traité d'Amsterdam. Et ce que les Français ne savent pas, c'est que le très gros de l'immigration, c'est une immigration légale. Il y a eu en 2022... — Ils le savent, hein ? — Non, 3 850 000 migrants, dont 3 500 000 qui sont légaux. Et la politique de l'Union européenne consiste à passer à 4 millions légaux et à lutter contre l'immigration.
— Ils le savent, croyez-moi, et c'est un sujet important. Donc qu'est-ce que vous souhaitez ? Donc immigration zéro ?
— Les Français veulent un arrêt de l'immigration. C'est vrai ou c'est pas vrai ? — Je pense que vous avez plutôt raison. — Donc les Français veulent ça. Ils ont quoi ? Ils ont M. Bardella, Mme Maréchal, qui se présentent comme luttant contre l'immigration. Mais en fait, ils restent dans l'Union européenne et ils restent dans l'euro. Ils vont donc faire exactement ce qu'a fait Mme Méloni en Italie. Vous avez vu que le nombre de migrants, depuis que Mme Méloni est arrivée au pouvoir, ne cesse d'augmenter en Italie.
— Donc c'est pour ça qu'il faut sortir ?
— Oui, parce que tout simplement, quand vous êtes dans l'Union européenne, vous ne pouvez pas...
— Et sur le plan économique, sur le pouvoir d'achat, quelles sont les solutions que vous proposez ? Est-ce que c'est moins d'impôts ? Est-ce que vous relancez... Est-ce que vous allégez les cotisations pour les entreprises ? Est-ce que sais-je dans le domaine économique ? Quels sont vos grands...
— Déjà, il y a certainement... J'ai certainement une surimposition en France contre laquelle il faut lutter. Je suis tout à fait d'accord. Il faut aussi avoir une monnaie qui soit conforme à la compétitivité de l'économie française. Notez qu'on parle beaucoup du Brexit. Paraît-il que le Brexit serait une catastrophe. C'est faux. C'est un mensonge. Sur toutes les données macroéconomiques, le Brexit est meilleur que... Le Royaume-Uni est meilleur que la France.
Et vous savez que... — Demandez ça aux Britanniques.
— Non, mais oui. Absolument. Là, ce que vous dites, là, c'est faux.
— Ah ben aussi, en regardant les chiffres, quand même, c'est pas très glorieux.
— Non, non, non. L'inflation est moitié moindre qu'en France. La croissance est supérieure à la France. — C'est faux. C'est faux. L'endettement public est inférieur à la France.
— L'inflation, c'est faux. Je veux bien les chiffres. — Oui, mais... Et le... — Je veux bien les chiffres.
— Non, mais... Non, mais... Oui, mais... Monsieur, il dit des arguments, donc... Allons...
— Allons... Je regarde juste les chiffres, hein. Non, non. Sur la France.
— Non, mais vous dites... — Invitez-moi le 30 mai, votre débat, là, sur l'Europe. Invitez-moi. On pourra en débattre.
— Je viens vous inviter. C'est pas un bon souci. Je vous ai dit que j'ai un problème avec le temps de parole. Mais sur le plan économique, donc vous êtes plutôt d'inspiration...
— Oui, vous m'avez pas les déterminés. Depuis le Brexit, le SMIC n'a pas arrêté de grimper. Il était inférieur au SMIC en France. Maintenant, il est supérieur au SMIC français en l'espace de 3-4 ans. Et il n'y a d'ailleurs que... — Donc le Brexit, pour vous, est une réussite économique ? — Je dis en tout cas que ce n'est pas du tout la catastrophe qu'on décrit et que c'est plutôt meilleur qu'en France.
— Non, mais est-ce que c'est mieux ? Parce que moi, j'ai pas le sentiment que les Anglais, aujourd'hui... — Mais ça, c'est vous qui le dites. Allez donc au Royaume-Uni.
— Bah non, j'étais à Londres... — Allons... Allez aller au Royaume-Uni. Ça n'est pas exact. — Les Britanniques... — Les Britanniques ne disent pas ça. — Mais c'est pas vrai. Vous avez un sondage qui est un organisme qui s'appelle Opinium, qui donne des sondages aux Guardian, qui sont des sondages qui sont bidouillés.
— Voilà. Tout est bidon. Mais en revanche, votre inspiration est plutôt libérale, sans doute. Si je voulais résumer où c'est le gaullisme social, c'est quoi votre...
— C'est d'abord un mouvement d'indépendance nationale. Et la liste que j'ai présentée, il y a sur cette liste le général Henri Roux, qui est en troisième position, qui était sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan en 2019 et qui représente d'une certaine façon qu'il n'est pas à l'UPR, c'est une personnalité extérieure. Et nous avons également... Nous a ralliés M.
Pierre-Yves Colombat, qui est un ancien sénateur socialiste puis communiste, qui a été vice-président de l'Association des maires ruraux de France, qui n'est quand même pas rien, qui nous a ralliés parce qu'ils ont tous le sentiment que ce qui compte pour le moment, c'est de récupérer notre indépendance et notre souveraineté nationale.
— Bon, bah écoutez, là, il est 9h46 et je suis au-delà du temps de parole. Vous avez le droit à 10 minutes ou 12 minutes par trimestre. Et j'ai essayé de faire un tour sur l'international, sur la souveraineté nationale et sur l'économie. Et puis chacun pourra vérifier d'abord ce que vous dites.
— On était autour de 10% d'inflation il y a un an au Royaume-Uni, lorsque c'était 5-6% en France.
— Et je vais vous remercier surtout, M. Asselineau, mais il y a peut-être un commentaire que ne veut faire Dominique Jamais.
— Je connais un peu M. Asselineau et je le connais assez pour savoir et apprécier la force et la constance de ses convictions et la rectitude de sa ligne. Je le connais assez aussi pour savoir, on vient de le vérifier, que son refus de toute concession et de toute alliance le condamne à une certaine solitude.
— Mais ce n'est pas vrai, puisque je viens de dire que le général Roux, le sénateur, le sénateur Colombat vient de nous rejoindre.
— Non mais ce que je veux dire, c'est que moi, je suis sur la liberté d'expression à l'américaine. Moi, tout le monde veut venir sur les plateaux et je l'inviterai régulièrement. — Il est la victime du système, c'est évident. — Voilà, j'ai aucun souci là-dessus. Et je préférerais ça, pour tout vous dire. Je préférerais avoir M. Asselineau, Mme Rousseau autour de la table que les autres...
— Non, M. Asselineau n'aurait même pas le droit d'antenne. — Aux États-Unis, il n'aurait pas le droit d'antenne ? — Non, vous ne serez pas obligés de l'inviter aussi. Je veux dire, le temps réparti par l'ARCOM permet aussi aux petits candidats, à être inventé pour les petits candidats, pour les petits candidats, pour les droits d'antenne. — Mais attendez, les petits candidats... — Ah oui, mais là, vous dépassez, là. — Vous n'avez que deux candidats, justement, pour cette raison.
— Non, non, mais c'est bon. Dernier mot, M. Asselineau, et après, nous vous dirons au revoir jusqu'à... — Vous n'existez grâce à l'ARCOM.
— Non, non, non, non, je n'existe pas du tout. Je n'existe pas du tout grâce à l'ARCOM. Je n'existe grâce aux réseaux sociaux. Je l'ai dit tout à l'heure, on a 96 millions de vues cumulées sur notre chaîne UPR TV. — Et bien, donc, vous allez faire 10% aux Européens. — Et les gens viennent en masse à nos réunions publiques.
— Alors, M. Asselineau, ça veut dire que votre liste va faire un carton. — Je pense que nous pouvons faire une percée. — Mais vous pouvez faire combien ? — Mais dites pas les médias. Si vous avez les réseaux sociaux, si tout va bien, s'il y a plein de monde, vous allez faire 5%.
— Je peux parler ? — Ah bah oui. — Nous sommes entravés par le fait que je suis totalement blacklisté sur l'ensemble des médias français et que, par ailleurs, nous avons des sondages qui sont des sondages que nous estimons inexactes. J'ai des sondages... Attendez, laissez-moi parler. Nous avons fait 1,2% des suffrages en 2019. Le sondage juste avant nous donnait 0,5 juste avant l'élection.
— Eh bien, vous avez doublé. Bon. Je vous remercie, en tout cas. Et moi, je le répète.
— Après, c'est un peu baroque de tenter de devenir député européen pour pouvoir sortir de l'Europe.
— Mais ça, je vous expliquerai. Et c'est bien ce qu'a fait Nigel Farah. C'est comme ça qu'il y a eu le Brexit.
— Oui, oui, non mais... — Merci, M. Asselineau. Et c'était un plaisir de vous écouter aujourd'hui. Je sais pas si vous aimez le football ou pas. — Oui, j'aime bien, oui. — Eh bien, ce soir, il y a un match. PSG Barcelone. Mais il y a également des inquiétudes importantes sur ce match. Je voudrais qu'on voit le sujet de Michael Dos Santos. Parce qu'effectivement, il y a peur sur les stades. Et il y a une menace de Daesh. Merci, M. Asselineau. Voyons le sujet.
François Asselineau