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interviewJordan Bardella· 20 novembre 2025 52 min

Jordan Bardella sur F5 : « Nous souhaitons réserver la générosité du système social aux nationaux »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec Émilie, [musique] Pierre, Patrick, Laurent et Louis.

Bonsoir à tous les bonsab une ce soir quand le président du Rassemblement national prend le pou J'ai pris la route pendant plusieurs mois, pas pour des meetings, pas pour des [musique] caméras, ni pour des selfies. J'ai pris la route seul, sans appareil photo, sans journaliste avec pour seul bagage un cahier une pte. Et une idée simple, écouter les français. [musique] Résultat, ce que veulent les Français, le deuxième ouvrage en moins d'un an signé Jordan Bardella que vous avez lu Patrick.

Oui. Qui est une comme [musique] ça souvent été dit une à la France du travail mais cette France là trouve souvent qu'elle est trop généreuse avec celle qui [musique] ne travaille pas et on posera la question à notre invité pour savoir s'il partage les positions de ces Français rencontrés [musique] sur les routes. Bonsoir Jordan Bardella.

Merci présence. Ce soir, on évoque ce livre. donner la parole à 20 français pêcheurs, agriculteur, infirmière, [musique] boulanger, professeur, maire et retraité votre maire d'ailleurs absolument qui do regarder ce soir.

Vous consacrez le dernier chapitre, vous apportez des réponses à ces français qui peuvent [musique] aussi se lire comme un programme électoral. Parmi vos propositions, le retour du [musique] service militaire obligatoire. De quoi susciter des réactions ém ?

Oui, beaucoup. Pour ou contre, bah je les réactions en tout cas sont unanimes. Je vous dirai tout à [musique] l'heure vers quoi penchent les téléspectateurs que nous avons sondé.

À la une également ce soir, Marseille est tétanisé. [musique] Je suis catastrophée, en même temps désemparée. C'est quasiment tous les jours des innocents qui meurt.

C'est une éème victime et il va en avoir d'autres. On est terrorisé. Ça y est, Marseille, c'est devenu l'abandon.

La peur et la colère à Marseille après un nouvel assassinat allié au trafic de drogue. L'enterrement du jeune Medy Kessassi s'est déroulé hier sous très haute sécurité. [musique] Son frère s'exprime aujourd'hui pour la première fois et le candidat du RN à la mairie de Marseille demande la mise [musique] en place de l'état d'urgence dans la ville.

Dans le 5 sur 5 de Laurencechal chassé le naturel, [musique] ils revient au galot. Trump qui insulte une journaliste qui l' interrogé sur l'affaire [musique] qui décidément ne s'en va pas, ne disparaît pas et il a aussi choqué pour la manière [musique] dont il a reçu l'héritier saoudien Mohamed Ben Salman. On en parle avec le directeur de l'information de France Inter, spécialiste des États-Unis Philippe Corbé, qui [musique] signe les femmes contre le trumpisme disponible depuis le début la la milieu la moitié du mois d'octobre aux éditions Gracines.

Aux invités après 20h de génération de journalistes euh deux écoles la reine Christine Crunte et le youtubeur Hugo Descrypt. Keren elle qui est de retour avec un nouvel album et dans votre œil Pierre. Une rétrospective Copola démarre aujourd'hui même dans 170 salles pâtées. [musique] Une occasion de découvrir euh ou de redécouvrir coup de cœur et aussi tucker deux chef-dœuvres de Copola peu moins connu ou même méconnu. [musique] Copola qui avait interviewé Christine Crent.

On montrera cette image. En cuisine. Bertrand Chammerois au côté de Domar Diab chef étoilé cette semaine.

Bonsoir Babette. Bonsoir à tous. Alors je ne sais pas ce que veulent les Français.

En revanche, je sais qu'on va se régaler ce soir grâce à qui nous prépare. Ce soir, je vous prépare un macro qui a été préablement mariné, puis laqué, puis grillé et pour amener un petit peu de piment à la soirée, on le sert avec un condiment à bricot piment et quelques feuilles de basilic et des amandes frits. Merci d'avance chef.

Bon, plaisir. Merci à tous les deux. À tout à l'heure.

Tout de suite l'édito de Patrick Cohen. [musique] La France du travail est-elle trop généreuse avec celle qui ne travaille pas ou qui travaillent moins ? La France du travail, c'est celle que vous célébrez dans votre livre qui dresse, on l'a dit, le portrait et liste les attentes d'une vingtaine de français, travailleurs, ouvriers, entrepreneurs qui se lèvent tôt et ne compent ni leurs heures ni leurs efforts.

La question des aides sociales est posée dès l'ouverture du livre par votre premier témoin, Bernard, un marin pêcheur de 7 qui se lève chaque nuit à 2h du matin, travaille 95 he par semaine et qui constate avec lassitude que travailler rapporte à peine plus que de ne rien faire. Est-ce que c'est vrai ? Non.

En règle générale, d'autant que les droits à l'assurance chômage ont été plusieurs fois réduits, rappelons qu'un temps plein au SMIC rapporte avec la prime d'activité entre 1300 et 1500 € net par mois tandis que le RSA, c'est moins de la moitié. Mais il y a, c'est vrai, des exceptions quand la reprise d'emploi avec des très bas salaires entraîne des frais importants et des pertes d'aide. En tout cas, la question du montant de nos dépenses sociales est au cœur du débat public.

Je cite un autre livre très instructif, la dette sociale de la France par Nicolas Dufourc, le directeur de la BPI, la banque publique d'investissement, Cil Jacob, qui rappelle ce que l'on dit peu que les 2 tiers de la dette publique française financent des prestations sociales et que la moitié de la population, 18 millions de retraités, 4 millions d'adocataires de minimats sociaux, 2 millions et demi de chômeurs, 6 millions d'agents de la fonction publique, donc un adulte sur de est dépendant de la dépense publique et donc financé parce que vous appelez bah la France du travail même si pardon même si les fonctionnaires les agents de la fonction publique travaillent évidemment ils sont aussi la France du travail oui que la la France du travail que notre invité avait déjà célébré ici même il y a 9 mois oui il y a pas de hasard vous étiez sans doute déjà dans dans l'écriture de de votre livre donc pas de surprise février dernier sur le plateau de C'est à vous soutenir la France du travail et dans la France du travail il y a évidemment la nécessité de revaloriser les salaires et de revaloriser le travail l'effort et le mérite. Mais il y a aussi l'idée de ne pas défendre une France qui serait celle de la de la paresse, qui serait celle du de du combat mené en permanence à ceux qui veulent entreprendre et de l'assistana bien sûr. Ça aussi l'assistana.

Oui, je pourquoi je marque un temps d'arrêt sur assistana ? Parce que c'est un mot très répandu à droite chez LR notamment et que le RN emploie peu très peu et Marine Le Pen jamais sauf pour ce qui concerne les étrangers mais les Français que vous avez rencontré eux s'en plaignent. exemple précis qui vient percuter vos vos positions et vos propositions.

J'ai cité Bernard, j'ai lu aussi ce que dit François agriculteur du Loiret. Je connais des types qui passent leur vie au RSA et nous on se crève à la tâche pour des clopinettes. Mais quand il est question de conditionner l'octroit du RSA, le RN parle en stéréo.

Une même question de point de vue de vision contradictoire. loi plein emploi qui va bientôt revenir à l'Assemblée nationale. Elle prévoit la mise en place d'heures d'activité pour le RSA, pour toucher le RSA 15h minimum d'activité.

Votre-vous cette loi ? Non, on l'a déjà vé on a déjà voté contre parce que l'idée qui soutend là encore cette loi, c'est qu'en réalité ceux qui sont en RSA, c'est parce qu'ils veulent pas travailler. Mais l'idée générale qui consiste à dire que tous ceux qui sont au RSA sont des gens qui en profitent et on vit pas avec le RSA.

Je vous le dis très clairement, on ne vit pas avec le RSA. Bon, sont des profiteurs et ne veulent pas travailler. C'est faux.

C'est la constitution de la guerre de de la guerre des pauvres contre les pauvres. Est-ce que le RSA contre 15 heures d'activité, c'est une mesure de bon sens. Moi, je pense qu'il faut des contreparties aux prestations sociales de ce type qui sont versées.

On est sur le fond, je suis parfaitement d'accord. Donc, question simple. Est-ce qu'il y a oui ou non euh à vos à vos yeux un combat amené contre la sistana ou est-ce comme le dit Marine Le Pen, la mise en place d'une guerre euh des pauvres contre les pauvres ?

Bon, d'abord, vous avez raison de euh rappeler que une grande partie de la dépense publique et d'ailleurs ce livre sur la dette sociale qui est un livre extrêmement éclairant euh qui relait des beaucoup d'interviews d'un certain nombre de de spécialistes des finances publiques est consacré à la dépense sociale. Bon, je pense qu'il ne faut pas faire de généralité. Euh il y a évidemment des gens et je pense que c'est la grandeur de notre pays qui euh dans des situations personnelles difficiles et face à des accidents de la vie sont protégés par le modèle social français et doivent continuer à être protégés.

Mais on ne peut pas faire comme si il n'y avait pas dans le pays. Et je pense que dans ces témoignages que que je rapporte et dans ces confessions que je rapporte dans ce livre, on le voit, il y a beaucoup de Français et notamment des Français qui travaillent ou des Français qui ont travaillé qui ont le sentiment que non seulement le travail ne paye pas essai, qu'une grande partie de la fiscalité qui s'applique sur le travail est confiscatoire. Il y a beaucoup de gens qui ont le sentiment de redonner une trop grande partie de ce qu'il gagne à l'État et que le différentiel et que le différentiel, j'y viens et je vous réponds parce que je vous c'est rigoureux sur ces question, le différentiel entre celui qui travaille et qui bénéficie de son salaire net après paiement des charges, après paiement de l'impôt et celui qui ne travaille pas et qui a la protection sociale, cet écart est beaucoup trop faible dans notre pays.

Donc moi, je pense que l'un des grands enjeux de la prochaine élection présidentielle sera de remettre de l'ordre dans les comptes de l'État. Et vous savez qu'on souhaite notamment réserver cette générosité du modèle social français, en tout cas la limiter dans un premier temps aux seuls nationaux parce que les aides sociales non contributives aux étrangers c'est au bamo 15 milliards d'euros par an. Vous me direz que c'est dou selon l'Institut Monttienne, nous nous la chiffrons à 15 milliards.

Et de l'autre faire en sorte que le travail et que l'heure de travail soit mieux rémunéré. Et c'est la raison pour laquelle je reprends cette idée de dans dans ce livre qui a été porté par Marine Le Pen en 2022 qui consiste à à dire au chefs d'entreprise, vous augmentez de 10 % les salaires de votre entreprise, des salariés de l'entreprise. Ces 10 % sont exonérés de cotisation patronale parce que les charges sont trop importantes et moi, je vois beaucoup de patrons qui aimeraient pouvoir faire un geste pour leur salariés mais qui fassent au niveau quasi confiscatoire des charges sur les salaires bruts ne le peuvent pas.

RSA assurance chômage. Est-ce qu'il faut réduire le périmètre de ces aides et en limiter l' 3 comme un certain nombre de réformes le proposent ? Oui ou non ?

Oui. En tout cas, il faut des contreparties. Voilà, il faut des contreparties.

Pourquoi est-ce que nous avions voté contre contrairement à ce que dit Marine Pen Soyons très précis. Pourquoi est-ce que nous Marine Le Pen répondait chez votre confrère de France I le vote que nous avions fait sur la proposition qui avait été faite je crois par le gouvernement ou par les LR qui consistait à dire travaille en échange du RSA le seul 15 heur d'activité par Oui. Le bémol de cela, c'est qu'il ne faut pas que les gens qui sont au RSA et qui travaillent soient utilisés ensuite comme des contrats, c'est-à-dire comme une précarisation du travail et en réalité au lieu de recourir à des contrats de travail vous utilisez des gens qui sont au RSA en contrepartie de ces heures de de travail.

Il y a déjà bien sûr qu' a évidemment qu'il y a des abus. Il y a les gens qui travaillent dans notre pays ont le sentiment que euh ils portent sur leurs épaule efforts de toute la société. Et je crois et j'ai cette conviction qui qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité, je dis en quantité travaillent dans notre pays.

Le premier emploi euh euh stable, le premier emploi significatif est atteint à l'âge de 27 ans dans notre pays. Premier emploi significatif, ça veut dire pendant plus de 3 ans. En Allemagne, c'est 23 ans.

Or, je pense que le fait que les jeunes rentrent beaucoup trop tard sur le marché du travail, ce sont des points non seulement de croissance et de PIB en moins. C'est de la bain d'œuvre en moins pour les entreprises, mais c'est aussi, il faut le dire, des cotisations en moins dans le système des retraites et c'est bien d'ailleurs là le le cœur du le cœur du du déficit sur les retraites, c'est c'est l'incapacité dans ce modèle à répartition à avoir beaucoup plus de de d'actifs pour les pour les pour cotiser. On y vient parce que vous avez d'ors et déjà averti que quoi qu'il arrive, le Rassemblement national votera contre les budgets de l'État et de la sécurité sociale, même si ce dernier suspend la réforme des retraités.

Et pourtant, vous citez votre mère qui a compté les jours et les heures avant de pouvoir prendre sa retraite à 62 ans et 6 mois, contrainte par la réforme de travailler un peu plus. Vous ne pensez pas à tous ceux qui seront déçus si cette suspension n'est pas adoptée ? Alors, d'abord madame, elle aurait pu soulager par exemple votre mère en l'occurrence si elle avait Non, il se trouve que si ça avait été dans le bon timing pour elle.

Alors, je ne suis pas socialiste, ça ne vous aura pas échappé. Euh par conséquent, je n'ai pas le goût euh de la négociation perdue avec les macronistes. Bon, cette réforme des la proposition qui a été faite par le gouvernement en échange de la noncensure, ce que vous voulez une retraite à 62 ans.

En échange de la non censure, on pourra si vous voulez parler du Parti socialiste ensuite mais euh en échange d'une non censure, ils ont fait gagner quelques mois la génération 64. Donc je n'appelle pas ça une refonte, en tout cas une abrogation de la réforme d'Élisabeth B. Oui.

Non mais d'accord. Mais non seulement cette réforme, elle était injuste socialement parce qu'elle faisait en sorte que des gens qui avaient commencé à travailler très tôt contribuent et travaille plus longtemps. Moi, je pense que ceux qui doivent travailler plus longtemps sont les gens qui ont commencé à travailler plus tard.

Et c'est la raison pour laquelle on a défendu une réforme progressive. Et deuxièmement parce qu'elle est inefficace sur le plan économique dans la mesure où même les macronistes de leur propre bouche, de leur propre aveu, disaient que cette réforme n'était pas suffisante pour combler un trop dans le système des retraites qui va probablement atteindre 15 milliards d'ici à 2035. Qui considèrent qu'il y a de l'insincérité dans la façon dont sont gérés les comptes de l'État et que très certainement le déficit des retraites et notamment le déficit de la sécurité sociale est beaucoup plus important que ce qui nous est dit par vous en restez à la proposition de 2022.

Euh votre proposition c'était 62 ans 42 annuités pour partir en retraite. C'est toujours valable ? C'était une réforme progressive qui euh faisait en sorte qu'on travaille de manière progressive jusqu'à 42 annuités.

Bon, évidemment que nous restons sur ces 42 annuités pour une raison, mais pas sur les 62 ans. Bah si, mais enfin de fait l'âge légal est peu significatif parce que aujourd'hui, le système n'est pas suffisamment lisible. Et les Français qui nous regardent ce soir, comme les Français d'ailleurs qui ont assisté au débat parlementaires ces derniers jours sur la réforme des retraites ou lorsqu'il y a eu la réforme en fait sont incapables de savoir parce que le système manque de lisibilité à l'âge auquel ils vont partir à la retraite.

Et moi, je pense que l'un des grands enjeux de l'élection présidentielle sera de faire en sorte que tous les Français, peut-être avec plus de liberté, puissent se dire voilà, on commence à travailler à tel âge, on partira à la retraite à tel âge. Or aujourd'hui plus personne n'y comprend rien et on voit que la réforme qui a été mise en place et c'est pour ça aussi que nous l'avons compadu est non seulement injuste socialement mais inefficace sur le plan surge légal. Non mais je pense que l'âge légal en soi a a peu de signification et a peu de pertinence.

Ce qui compte, c'est le nombre de trimestres et le nombre d'années que vous allez cotiser. Bien sûr que l'âge de départ vous permet d'ouvrir vos droits et évidemment qu'il faut conserver un dispositif de ce type. Aujourd'hui, je je je pense et j'ai la conviction que le déficit des retraites est plus important que ce qui nous a été dit, que nous allons très certainement et c'est la raison pour laquelle vous vous en souvenez, j'avais demandé un audit dans le cadre d'une potentielle victoire aux élections législatives parce que si vous voulez quand on en est à se demander où sont passés les 5 à 10 milliards d'euros de TVA perdus cette année que monsieur le maire a a menti sur le déficit public, je vous rappelle il y a 2 ans avec plus de trop de 50 milliards d'euros entre ce qui a été annoncé et la réalité effective du déficit à la fin de l'année 23.

Euh, il y a évidemment de l'insincérité des mensonges sur la gestion des finances publiques. Euh, un goulement sur l'âge légal. Oui, ce qui me gêne, c'est de demander des efforts aux gens qui travaillent ou aux gens qui ont travaillé alors même que les mauvaises économies dans la mauvaise dépense publique de l'État ne sont pas faits.

Comment est-ce qu'on peut demander des efforts aux gens qui travaillent, aux gens qui ont travaillé quand l'État ne baisse pas son train de vie ? quand on a fait 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires en 8 ans, quand on continue la générosité du modèle social avec la terre entière, quand on augmente année après année la contribution de la France au budget de l'Union européenne. Donc moi, je veux dire, il y a des éléphants dans le salon sur le plan budgétaire que personne ne voit et moi je dis l'un des grands enjeux aussi de la prochaine élection présidentielle sera de baisser la dépense publique pour retrouver des marches pour nous permettre d'avoir une politique en faveur de la croissance et de la production.

Et on vient d'entendre que la générosité du modèle social, vous n'êtes pas prêt à la renier significativement, sauf pour les étrangers, je le répète. Oui, pardon, monsieur Cohen, de prestation sociale pour les aides non contributives. Moi, je considère que si vous êtes un étranger en France, vous devez subvenir à vos besoins.

Or, comment est-ce que la France a encore les moyens aujourd'hui d'accueillir 500000 personnes chaque année quand il n'y a que 10 % de visa de travail, c'est-à-dire 50000 personnes au BAM qui travaillent ? pas 500000 accueillis chaque année 463000 le nombre de titres de séjour Lego moins les sorties qu'il faut déf il faut déduire les étudiants qui restent des étudiants qui repartent les demandeurs d'asile qui ne sont pas qui sont déboutés qui ne sont pas renvoyés il y a que 10 le sold le solde c'est loin de oui mais pardon mais c'est une question fondamentale dans la question dans la gestion des finances publiques on a 10 % de visa de travail c'estàd 50000 personnes sur les 500000 titres de séjours qui sont donnés chaque année les les 450000 autres qui payent Un mot sur le l'interview que vous avez accordé au à vie économiste qui a beaucoup surpris euh où vous expliquez que sur le la question de la dette, la France n'évitera pas une discussion avant que la banque avec la Banque centrale européenne, laquelle pourrait racheter une partie de la dette française. la solution de la dette, l'issue de la dette française, elle est européenne à vos yeux Jordan Barc tournant quand même pour ce qui est la doctrine historique du Rassemblement national.

Alors, mon objectif c'est de permettre à la France de retrouver le chemin de l'âge d'or économique. Cet âge d'or économique, il passe par trois leviers. Le premier levier, je le crois, je vous en ai parlé, c'est la baisse de la dépense publique.

Nous avons proposé un rétablissement d'une trajectoire budgétaire qui vise à économiser 100 milliards d'euros d'ici à 5 ans. Deuxièmement, je pense et et je le dis et je le redis à économiste, moi je suis un partisan de la croissance. Je pense qu'on affrontera pas le mur de la dette si on ne permet pas à nos industriels, à nos chefs d'entreprise, petit, moyens et gros, de recréer de la croissance.

Et si on ne fait pas souffler sur le l'économie française, un vent de liberté qui doit permettre aux gens de recréer de la richesse parce que je pense que la création de richesse, c'est un préalable à toute forme de redistribution. Troisièmement, je pense que pour sortir de la trappe à dette, nous avons besoin de retrouver des taux d'intérêt qui permettent à l'économie française de retrouver de la compétitivité. Ça ne vous aura pas échappé que depuis plusieurs mois, le l'euro a été réévalué, un peu plus de 12 % par rapport au dollars ces derniers mois, cumulé au 15 % de droits de douane dont nous héritons maintenant sur toutes les exportations européennes vers les États-Unis, c'est un véritable frein et un boulet pour l'économie française.

Donc moi ce que je pense et ce que je propose c'est qu'une fois notre arrivée au pouvoir que nous ouvrions une discussion avec la banque centrale européenne qui par le passé a su non seulement racheter toute tout ou partie des dettes européennes ce qu'on appelait le quantitative easing et surtout avoir une politique qui ne soit pas seulement contreparti quand même mais avec une française qui surveillance sans doute d'abord consentez au fait que ce que je dis là a existé par le passé et que pour retrouver des taux d'intérêt pour faire baisser des taux d'intérêt euh la banque centrale européenne à une politique qui a visé à soulager les États européens d'une partie de la charge de la dette à l'horizon 2030 et monsieur Cohen, pardon mais ce n'est pas mon bilan. Moi, si demain les Français m'accordent leur confiance et qu'ils nous accordent leur confiance peut-être dans le casre d'une dissolution, nous aurons à affronter 3400 milliards d'euros de dette, une ambition très forte de remettre de l'ordre dans les comptes de l'État. Mais quand vous avez une charge de la dette à 100 milliards d'euros euh d'ici à 2030, c'est-à-dire l'intégralité de l'impôt sur le revenu, on est forcément moins souverainiste.

C'est ça que vous voulez dire non non, je je pense qu'il faut mobiliser l'ensemble des énergies positives et en la matière, la Banque centrale européenne a évidemment un rôle. Je ne souhaite ni sortir de l'Euro ni sortir de l'Union européenne. Je souhaite en tout cas que la France retrouve de la souplesse vis-à-vis de la Banque centrale européenne, qu'on puisse ouvrir cette discussion carte sur table avec les institutions comme la Banque centrale européenne parce que mon ambition c'est la croissance et mon ambition c'est que si demain je veux que le travail pay demain on veut remettre le pays sur le chemin de l'âge d'or économique alors il faut ce pacte de confiance avec les entrepreneurs français il faut les libérer d'une fiscalité qui est aujourd'hui confiscatoire et il faut surtout simplifier l'économie française parce qu'on a aujourd'hui une addition de normes.

Moi, j'étais ce matin au Milipol qui est l'un des plus grands salons mondials de de de la sécurité de de la sécurité intérieure et de la défense. Et on s'aperçoit aujourd'hui que la multiplication des normes nous contraint énormément dans la compétitivité de l'économie française. Je rappelle que les normes, ça nous coûte 4 % du PIB chaque année, c'est 60 milliards d'euros en moins pour la création de richesse.

Depuis la sortie de ce livre, vous multipliez les séquences de dédicaces à travers la France. Euh des dédicaces relayées sur vos réseaux sociaux où l'on voit que vous êtes un auteur très gâté par ces lecteurs. Voir des petites bières de chez nous.

Chez nous. Donc euh le problème c'est qu'elles sont vites quoi. Ouais, je le dis pour les prochains.

Je passe une annonce. Ce sont mes Madeleines préférées. Donc ça c'est moi ça c'est un montage non ?

Donc sur Amazon, il faut commander les coques le J. D'accord. Qu'est-ce tu en penses ?

Donc je suis fière de t'avoir eu parmi mes élèves. Je leur avais dit la dernière année, peut-être que parmi tous les élèves que nous avons, un jour, j'aurai un président de la République. C'est votre maîtresse de CM2 là combien ?

C'est mon institutrice de CE2. Absolument. De CE2.

Alors qui évoque votre destin présidentiel ? Elle est la seule à le faire ou c'est la seule que vous montrez ? Est-ce que beaucoup d'électeurs vous réclament une candidature à la présidentielle ?

D'abord beaucoup de lecteurs viennent à ces séances de dédicace qui durent parfois en l'occurrence ici à Nice a duré plus de 5 he donc moi je je je vais vers eux et je vais vers les Français comme évidemment comme président de parti et comme potentiel premier ministre parce que ça ne vous aura pas échappé que avant l'élection présidentielle il peut y avoir des élections législatives anticipées. Nous les réclamons parce que je pense que c'est le seul moyen d'apporter de la stabilité du changement aux français et et moi je me prépare évidemment au côté de Marine Le Pen à exercer des des responsabilités. Elle est notre candidate naturelle pour l'année prochaine.

Vous savez qu'il y a une procédure de justice en cours qu'elle a fait appel et et je compte bien évidemment à ses côtés faire en sorte qu'elle puisse étudier par la cour d'appel à partir du 13 janvier. Le jugement est attendu pour le mois de juin 2026, date à laquelle elle sera fixée sur sa possibilité ou pas d'être candidate, mais elle se prépare déjà à toutes les éventualités comme elle l'a rappelé sur RTL le 12 novembre dernier. Si je suis empêché et que par exemple la Cour de cassation me donne raison 3 mois ou 4 mois après, il sera trop tard pour faire une campagne.

Nouvelle condamnation, c'est Jordan Bardella qui après la décision d'appel sera le candidat. Ça me paraît être une évidence. Euh évidemment, je je c'est c'est très difficile.

Ce serait très difficile euh mais je crois que c'est une décision euh euh qui s'impose. Elle hésite plus du tout à évoquer cette hypothèse publiquement Marine Le Pen. C'est comme euh écoutez dire que le scénario est clairement sur la table sorte.

Nous pouvons gagner l'élection présidentielle. Voilà, des sondages qui ont été faits. Les sondages sont ce qu'ils sont.

Ne fait jamais bon d'être en tête à 500 jours du premier tour d'une élection présidentielle. Mais il se trouve que aujourd'hui Marine Le Pen ou nous euh faisons partie des gens qui sonnent en capacité d'arriver au pouvoir dans un peu plus d'un an et nous y travaillons, nous nous y préparons et quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, à l'issue de cette séquence judiciaire pour laquelle nous entendons bien démontrer l'innocence de Marine Le Pen et celle du Rassemblement national, et bien nous serons présents quoi qu'il arrive et et notre devoir c'est de nous y préparer et le devoir de nos compatriotes sera peut-être très bientôt de choisir. C'est pas tout à fait la même chose de se préparer à être premier ministre ou président de la République.

Là, vous vous préparez uniquement à être premier ministre et au mois de juin, vous changerez de braquet pour potentiellement devenir candidat à la présidentielle. Je je me prépare à assumer des responsabilités. Bien sûr.

Je veux dire, je je ne suis pas devin, mais je je crois que Marine Le Pen démontrera son innocence et et en tout cas, il n'est pas interdit de penser qu'il puisse y avoir des élections anticipées d'ici l'été. Si en tout cas le Parti socialiste sort de de ce syndrome de Stockholm dans lequel il se trouve à l'égard d'Emmanuel Macron depuis maintenant quelques semaines au prix de beaucoup de compromission et donc nous en en responsabilité comme on aime le dire sur les plateaux de télévision et bien on se on se prépare parce que nous avons une occasion inédite et historique de porter nos idées au pouvoir. Et dans ce livre, moi je fais aussi le constat du d'un divorce aujourd'hui presque total entre ce qui se passe à Paris, ce qui se dit à Paris et ce que vivent ces Français, notamment ces Français humbles, ces Français silencieux, cette France du travail qui ne supporte plus que l'on que l'on que l'on parle à sa place et qui avec beaucoup de beaucoup de difficultés affronte un quotidien qui est chaque jour plus difficile. que ce soit sur le pouvoir d'achat, sur la nécessité de relancer la croissance sur la sécurité ou la protection de notre identité face à des flux migratoires qui sont hors de contrôle.

Nous nous préparons non seulement à l'élection mais nous préparons demain à agir. Bien sûr, vous terminez votre livre par ces mots français que vous avez rencontré. Je n'oublierai rien et c'est imprimé en lettre capitale.

Rien de ce que vous m'avez dit, rien de ce que vous m'avez confié. Vous leur donnez presque à ces français rencontrer un droit de suite sur ce que vous ferez. J'ai voulu d'abord le livre quoi qu'on en dis ça reste un je sais pas si un passage obligé quand on fait de la politique mais ça reste un moyen de de s'adresser directement au cœur des Français et et moi j'ai voulu dire au français d'abord j'ai voulu partager parce que quand on écrit on partage on partage des sentiments, on partage des anecdotes, on partage des confessions.

J'ai voulu dire aux français au travers de ce livre mais aussi au travers du premier livre que j'ai sorti l'an dernier voilà ce que je pense voilà ce que nous ferons et voilà la vision que nous avons du pays. Après, vous pouvez être en désaccord ou pas en désaccord, mais lisez-nous et faites-vous une opinion par vous-même. Et c'est vrai que j'appartiens à cette génération de de responsable politique à laquelle les Français parlent encore.

Et au fond, notre responsabilité, c'est aussi de les écouter parce que j'ai moi le sentiment, je fais de la politique depuis un peu plus de 10 ans, je commence à avoir un petit peu d'expérience, le sentiment que les responsables politiques n'écoutent plus les Français. Et moi, de par mon parcours, je n'ai pas fait les les grandes écoles, ça m'est souvent reproché. Euh je je pense avoir gardé aussi en dehors de la politique que ou oui enfin je je suis pas honte de d'avoir fait de la de la politique d'avoir été élu parlementaire à à l'âge de 23 ans et je crois que oui enfin je fais pas du dessin la journée monsieur Cohen, euh mais vous vous n'avez fait que du journalisme.

Bon ben il se trouve que vous passez vos journées à commenter ce que je fais. Euh moi je fais vous vous commentez donc je pourrais vous je pourrais vous vous former le le même reproche mais je veux dire quand on fait des scores comme ceux qu'on a réalisé lors des dernières élections ça veut dire qu'il y a beaucoup de Français qui considèrent qu'on est lié à eux qu'on est lié par le cœur qu'on est lié par l'esprit et qu'on est capable de traduire sur le plan politique à la fois leurs attentes, leurs espoirs, leurs colères mais aussi leurs attentes. Émilie, vous l'avez dit ce matin, vous étiez au salon Milipol, l'événement mondial dédié à la défense et à la sécurité intérieure et vous étiez accompagné.

Je débule au côté de Jordan Bardella. On préside tous les deux une formation politique qui a décider de s'allier, de s'unir. Nous avons des différences, je dirais plutôt des nuances sur quelques sujets.

Ce qui fait que je suis pas membre du Rassemblement national, que je suis à la tête d'une formation qui porte le nom du dernier parti du général de Gaul. Fidèle fidèle à cette histoire, mais j'aime bien être avec Jordan Bardella. Écouti, président de l'UDR et Alia votre parti aime bien être avec vous et vous on comprend pourquoi vous déambuliez avec lui dans ce qui l'un des plus gros salon de la défense puisque c'est lui que vous aviez choisi pour devenir votre ministre des armées en quatre victoires aux législatives de l'été 2024. que vous avez que vous lui aviez d'ailleurs proposé, qu'il avait accepté avec enthousiasme.

Ça c'est ce qu'on peut lire dans votre premier livre Ce que je cherche. Pourtant, l'ex-président LR, partisan comme vous et ça vous l'écrivez dans votre second livre d'un retour du service militaire n'a pas fait le sien. Il y a échappé en 1991 alors que il était encore obligatoire jusqu'en 1998.

À l'époque, Ericoti a 25 ans. Il est assistant parlementaire de Christian Estros, député RPR des Alpes Maritimes qui avait d'ailleurs selon une lettre publié par le Canard enchaîné sollicité l'aide de François Fillon pour que son jeune assistant parlementaire puisse y échapper. Plusieurs demandes de report qui n'ont pas suffi.

Ce sera finalement sa demande de dispense au titre de soutien de sa famille. sa femme étant enceinte qui finira par être acceptée. Alors, je sais pas si vous connaissez tous ces détails puisque vous aviez l'air un peu surpris ce matin en apprenant qu'il n'avait pas fait son service militaire face aux questions de Zidana Azuzi et Salomé de Lâre.

Vous pensez pas que tout potentiel ministre des armées doit avoir effectué son service militaire ? Ça dépend à quelle période. Est-ce que vous savez si Rick Sioti a fait son service militaire ?

Bah demandez-lui, il est à côté. Vous l'avez fait votre service militaire ? Non.

Non. Min désarmé qui a pas fait son service militaire, ça vous dérange pas ? Non. aussi un bon ministre de l'intérieur.

Le service militaire suspendu par Jacques Chirac mais peut-être bientôt de retour. C'est en tout cas ce que souhaite Emmanuel Macron face aux menaces extérieures. Nous, on a sondé nos téléspectateurs et il y a une grande majorité qui est pour le retour du service militaire.

Vous le voyez, il y a que il y a que des pours en réponse pratiquement. Vous dites dans votre livre que sa restauration dans les meilleures conditions possibles est une nécessité politique. Alors, vous l'avez dit là, vous vous préparez à remplacer Emmanuel Macron mais pour le coup là, vous êtes vous soutenez la volonté du président qui pense aussi à un retour du service militaire sur la base du volontariat ou vous voulez aller plus loin ?

Alors, moi je suis pour le rétablissement d'un service national qui soit un service national sous la forme d'un service militaire. Je pense que ça sa suspension parce qu'il n'a pas été supprimé, il a été suspendu par le président Chirak à la fin des années 90 une erreur parce que je crois que le service militaire comme beaucoup de Français d'ailleurs manifestement les Français qui nous regardent ce soir sont aussi de cette opinion a été un vecteur à la fois de cohésion nationale et de cohésion sociale dans la mesure où il gommait aussi les différences sociales entre les différents individus. Maintenant, il est vrai et et l'honnêteté m'oblige à le reconnaître que l'état actuel de nos armées et l'affaiblissement de moyens matériels de l'armée depuis depuis 30 ans, même s'il y a un effort louable avec les les dernières lois de programmation militaire qu'il faut évidemment saluer avec l'ambition d'avoir un budget des armées à hauteur de 80 milliards, presque 80 milliards à l'horizon 2030 euh fait que aujourd'hui les l'armée n'a pas les moyens de prendre en charge 3 ou 400000 personnes chaque année pour le service militaire.

Donc il doit être un objectif à terme. Je pense que la proposition qui a été faite pour le coup, j'ai pas beaucoup de points d'accord avec le président de la République mais la proposition qui est de commencer par un service militaire qui est ouvert au volontaire me semble être une bonne idée, une bonne mesure, me semble aller dans le bon sens et je pense qu'il pourrait même d'ailleurs mobiliser aussi des militaires de réserve parce que moi je discute avec beaucoup de militaires, je fais aussi le portrait d'un de nos jeunes soldats dans dans ce livre et de d'anciens militaires qui sont soit en réserve soit en prèretraite qui sont parfaitement volontaires et et parfaitement enthousiastes à l'idée de cont je crois qui devrait être obligatoire c'estàd ben c'est-à-dire bah à partir du moment où nous aurons réussi à rebâtir une force militaire, l'armée doit rester une armée de métier. Moi, je je suis extrêmement attaché à cette à cette façon de concevoir l'armée parce que nous sommes dans un monde en convulsion, dans un monde de plus en plus dangereux et je pense que le fait d'avoir une défense autonome et je crois qu'on doit progressivement porter les forts de défense à hauteur de 3 % du PIB d'ici à 2030 voire 2035 me semble être un impératif dans un monde de plus en plus dangereux et de plus en plus violent. obligatoire pour les les hommes comme pour les femmes, pour les filles comme les garçons.

Oui, je pense que le d'abord le parlement pourra évidemment se se saisir de cette question et en déterminer les modalités mais mais dans l'esprit, je crois qu'il y a une demande d'autorité qui est très forte dans la société et c'est vrai que le service militaire contribue à transmettre des valeurs, à détecter aussi des carences lorsque on maîtrise mal la langue française par exemple avec l'ambition évidemment d'y apporter des réponses. Je suis très fier du travail de nos armées, de nos militaires et je pense qu'il ne faut jamais oublier à la fois le sens de leur sacrifice dans dans l'histoire et et le sens des valeurs que que pouvait transmettre le le service militaire. Maintenant, il faut être lucide sur l'état actuel des des forces mais évidemment que lorsqu'on fait de la politique, c'est pour rendre le pays meilleur et pour changer le monde.

Pour rester avec nous, d'autres sujets d'actualité à vous soumettre dans la story Louis Hamar. La lutte contre le narcotrafic. Président de la République a rappelé que c'est un combat entamé depuis plusieurs années et appuyé également l'importance d'une politique de prévention et de sensibilisation puisque et je reprends ces mots, euh c'est parfois les bourgeois des centre-villes euh qui financent les narcotrafic.

C'est l'histoire d'un drame qui bouleverse et qui inquiète. Un drame de plus lié au narcotrafic à Marseille. Sans doute le drame de trop, l'assassinat de Medy Kessassi, 20 ans, qui avait pour seul tort d'être le petit frère d'Amine Kessassi, militant très engagé dans la lutte contre le trafic de drogue.

Ce crime a poussé Emmanuel Macron à organisé hier une réunion à l'Élysée dans laquelle il a ciblé les consommateurs complices des trafiquants selon lui. Dans le même temps, avait lieu à Marseille les obsèques de Medik et Sassie dans une ville dévastée par le chagrin et gagné par la peur. Un choc hein, un très gros choc parce que c'était quelqu'un de très gentil.

Il était pas connu, il était à l'école et il est mort. En fait, c'est Marseille le problème. C'est une éème victime et il va en avoir d'autres.

On est terrorisé. Tuer des gens gratuitement comme ça, ça sert à rien. Ça sert à rien et ça va amener nulle part.

Faut faire quelque chose. C'est pas normal. Peut pas tuer des jeunes comme ça.

Ils se cachent même plus maintenant. Ils font ça même maintenant en plein jour. Ils ont plus peur de la loi, de la justice et même des parents.

Ça y est, Marseille, c'est devenu l'abandon. Les obsèques se sont déroulés sous très haute sécurité. Des hommes du raid armé de fusils d'assaut étaient positionnés autour du cimetière où la famille est arrivée en voiture blindée.

Quant à Amine Kessassi, le frère de la victime menacé depuis des années, il portait un gilet par balle sous son blouson en jean. Amine Kessassi qui s'est première fois depuis le drame. "Mon cœur n'est que blessure", dit-il dans une tribune dans le journal Le Monde avant d'ajouter "Je ne me terrai pas, je dirai la violence du narcotrafic et la lâcheté des commanditaires des crimes".

Amine Kessassi qui dénonce, je cite, "les carences de l'État, les failles de la République et les territoires abandonnés. Même tonalité pour son avocat. On se pose légitimement la question de savoir est-ce que des gens vont parler, est-ce que les gens vont militer ?

Est-ce que les avocats vont décider de continuer d'assister des victimes ? C'est une omerta, je dirais, imposée. Si vous ouvrez votre bouche et je reste poli quand je dis ça, vous risquez de vous prendre une balle ou au pire votre frère, votre mère, vos enfants risquent d'être eux-mêmes touchés.

Si on commence effectivement à faire terire les gens, ça veut dire que les narcotrafiquants ont gagné et ça veut dire que l'État a abandonné le combat. Selon le journal, le Parisien, l'homme suspecté d'avoir commandité cet assassinat s'appelle Amine E surnommé Mamine. C'est le chef, l'un des chefs de la DZ Mafia.

Ce gang de narcotrafiquants qui sème la terreur notamment dans les quartiers nord de Marseille. Amine aurait piloté le crime depuis sa cellule à la prison de Bourcambresse où il était encore hier avant d'être transféré dans le nouvel établissement de haute sécurité de Condé sur Sart pour le ministre de l'intérieur qui sera demain à Marseille avec le garde des SAA. Ce nouveau narcomicide Marquin Tournant.

Ce meurtre préparé était est totalement inédit. Donc c'est un véritable point de bascule. Président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre, de l'amplifier notamment au travers des nouveaux outils qui sont les nôtres dans le cadre de la loi narcotrafique.

Les trafiquants et notamment ceux qui tirent les qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus à cramp. À Marseille, l'action qu'on mène, elle porte des coups très durs au trafic. Cette loi sur le narcotrafic évoquée par Laurent Nugèz a été votée en avril dernier.

Certaines dispositions sont déjà mises en œuvre comme l'ouverture des prison de haute sécurité. D'autres vont suivre. Par exemple, la création du parquet national dédié à la lutte contre le crime organisé prévu en janvier 2026.

Mais pour les oppositions, le gouvernement doit aller plus loin. On doit donner plus de moyens à nos policiers, nos gendarmes et oui, on doit avoir une réponse pénale plus forte. Il faut que les pouvoirs publics agissent avec force et détermination.

Il y a une série de mesures à prendre. augmenter les moyens des douanes. Quand il y a des grosses saisies, ça augmente le prix donc ça fait diminuer la consommation potentiellement.

Les narcotrafiquants nous livrent une guerre. Il faut désormais que on combatte avec des armes qui soient à peu près avec des armes égales. Jordan Bardella, le candidat du RN à la mairie de Marseille, Fran Alisio, demande l'état d'urgence dans la ville.

Il faut l'état d'urgence, ça changerait quoi concrètement ? Bon, d'abord, je pense que notre système pénal et que euh notre système sécuritaire n'est pas adapté à la véritable guerre que livre aujourd'hui les narcotrafiquants euh à notre pays et et à des banlieux qui sont aujourd'hui abandonnés. Et donc, si demain nous sommes euh à la tête du pays, nous mettrons en place un arsenal pénal et un arsenal judiciaire qui sera parmi, je l'ai dit, les plus durs d'Europe.

La loi vient de changer, hein. Oui, enfin bah oui, on voit que ça ça a l'air de bien fonctionner. Non, elle est pas encore fa d'abord il faut créer des places de prison.

Euh moi, lorsque le ministre de la justice, Germanin avait reçu les chefs de parti l'an dernier, moi je lui avais dit la chose suivante : "Il faut s'inspirer des dispositifs antimafia qui ont été mis en place en Italie et qui ont permis et pour le coup ça ça va dans le bon sens de d'extraire les gros bras, d'extraire les gros cerveaux des il y a à peu près 5000 chefs de gang qui sont identifiés par les services de renseignement, de les mettre dans des prisons de haute sécurisé et de les isoler totalement premièrement. Deuxièmement, je pense que l'arsenal pénal n'est pas à la hauteur de la menace. Il faut mettre en place des peines planchées.

Il faut mettre frein aux remises automatiques de peine. Il faut créer 40000 places de prison ne stresse que pour être à la moyenne européenne. Et vous allez pas nous faire croire que dans un pays la France qui a les plus grands groupes de BTP au monde, on n'est pas capable de construire 40000 places de prison.

Emmanuel Macron, on avait promis 7000, il y en a eu quasiment zéro qui sont sortis de terre. Vous retournez pas sur l'état d'urgence Jordan Bardella ? C'est inutile, c'est accessoire ?

Non, mais je pense que l'état d'urgence en réité ou d'abord l'état d'urgence si vous voulez il est permanent c'est même plus l'état d'urgence là, c'est l'urgence d'un état. C'est l'urgence de mettre en place un état qui soit implacable avec les fauteurs de trouble. Je le disais, il y a 5000 chefs de gang qui sont identifiés par les services de renseignement.

Il faut évidemment neutraliser les têtes de réseau. Il faut durcir les amendes contre les consommateurs et il faut encore une fois se doter de moyens sécuritaires et de moyens judiciaires qui rompent avec 40 ans de politique. Parce que vous voyez, moi je j'écoutais là les réactions des parlementaires et des groupes à l'Assemblée, mais en fait on colle du sparadra.

Ça fait 40 ans que l'État a démissionné. Ça fait 40 ans qu'on a laissé s'installer la guerre civile dans d'innombrables quartiers où maintenant on est obligé de de déployer des policiers du raid pour faire des enterrements dans un dans un pays. La France en 2025.

Donc je veux dire, les les Français ne comprennent pas la démission de l'État et donc demain, il faudra prendre des mesures très dures pour ramener l'autorité dans le pays, pour reprendre le contrôle des frontières, pour aller dialoguer avec les pays de départ et je pense à un certain nombre de pays d'Afrique du Nord et notamment du Maghreb qui sont des pays de départ de la de la drogue mais aussi des trafics d'armes mais aussi du trafic d'êtres humain. Je pense qu'on doit mobiliser aussi la force de garde frontière européenne qu'on appelle Frontex dans la lutte contre les trafics et arrêter de faire de de cette police de garde frontière une hôesse d'accueil pour l'immigration. Tout de suite le 5/5 de Laurasséchal. [musique] Le Sénat américain approuve à son tour la publication de l'ensemble du dossier Epstein.

Oui. Aux États-Unis, les élus y compris républicains tordent donc le bras au du ministère de la justice et imposent la publication de ce dossier. Epstin, c'était devenu inéluctable au point de de pousser Trump à une rarissime volte face.

Il a fini par appeler ses propres élus à voter en disant d'avoir rien à cacher. Le vote a eu lieu quand même très rapidement au Sénat dans la foulée de de la chambre jusqu'à surprendre. écouter le patron des républicains de la chambre, Mike Johnson.

Bonsoir Philippe Corbé, bonsoir directeur de l'information de France Inter, ancien correspondant des États-Unis dont vous chroniquez la vie politique dans votre newsletter Bdomadaire. Z Geist. Euh cette défaite, çaen est bien une pour Trump malgré sa folete face qui il a essayé de gagner de sauver la face.

Mais clairement, c'est une défaite. Oui, c'est c'est la plus grosse défaite de Donald Trump au Congrès depuis sa première élection en 2016. Euh c'est d'autant plus frappant que les Républicains ont la majorité certes courtes à la chambre et au Sénat, mais au-delà de ce qui s'est passé à la chambre, c'est la première fois depuis que Donald Trump s'est lancé en politique à l'été 2015 que la base Maga, la base Make America Great Again, c'est le le cœur du cœur du cœur de son électorat, les Trumpistes canal historiques, les trumpistes les plus fervants se retournent contre lui parce que ce sont vraiment les trumpistes les plus purs qui ont été le nœud là-dedans et notamment trois élus à la chambre, Lauren Bobert du Colorado, Nancy Max de Caroline du Sud et surtout Major Tallog Green de Georgie qui la semaine dernière a tenu tête à Donald Trump et qui a dit il faut absolument que le dossier Epstein soit libér soit publié.

La base donc qui se retourne contre Donald Trump majorité majorité surnomme désormais la tress. Exactement. Elle elle a d'ailleurs fait venir des anciennes victimes de Jeffrein devant la chambre des représentants pendant qu'il y avait les les votes à l'intérieur, en tout cas au moment où il se déroulait.

À l'origine, c'est une proche de Trump, presque uneinette, une fan du du président. Elle est ultra conservatrice, elle est provocatrice, elle a porté la campagne de Trump comme personne mais donc elle a vous le disiez tenu tête au point où il a eu ce ce soquet. Le divorce manifestement est consommé.

TR by a man that I fought for five, no actually years for and I gave him my loyalty for free and he called me a traer for standing with these women and refusing to take my name off the discharge petition. Let me tell you what a traer is. A tra is is an American that serves foreign countries themselves.

C'est une adversaire maintenant Donald Trump ou pas ? Non. Non.

Et d'ailleurs, elle dit "Moi, si je devais voter, je voterai pour Donald Trump. Je souhaite sa victoire, je soutiens son programme." Elle elle ne dit pas qu'elle est devenue anti-Trump.

Pas du tout, mais vraiment pas. simplement, elle dit il faut qu'il respecte sa promesse parce qu'il a fait campagne en 2024 en disant je je je publierai l'ensemble du dossier il a fait campagne làdessus et d'ailleurs au tout début du mandat au début donc en janvier février sa ministre la justice allit sur Fox News vous avez disant mais j'ai vu le dossier absent il y a des choses dedans vous allez voir quand je vais le publier énorme est il est sur mon bureau vous allez voir c'est énorme. des ag des centaines d'ag qui ont pléché et à un moment donné au printemps il y a quelque chose alors finalement on va pas le publier et on ne sait pas pourquoi on ne sait pas pourquoi à un moment donné il a été décidé par le ministère de la justice et la maison de ne pas le publier.

On ne sait pas ce qu'il y a dedans pour pour personne ne pense enfin en tout cas rien n'indique que il y a quelque chose de dangereux sur Trump lui-même. La sujet n'est pas vraiment sur une responsabilité le était contre depuis longtemps. Oui, absolument.

Et et par ailleurs dans la publication, il peut le le ministère de la justice peut dire ça, il y a une affaire en cours, donc on ne va pas donner tous les détails. Mais il peut y avoir des choses qui incriminent des proches de Trump, des soutiens de Trump, y compris des aussi des adversaires de Trump. Bill Clinton par exemple, il y a certainement des choses sur Bill Clinton dedans.

Il y a peut-être des choses, je ne sais pas, est-ce qu'il y a des choses sur Mélania Trump par exemple. En tout cas, il y a quelque chose, il y a un mystère sur pourquoi est-ce qu'à un moment donné, alors qu'ils voulaient le publier, ils ont décidé de ne pas le publier. Ils ont découvert des choses qui voilà qui simplement pas mais c'est pas forcément sur le président de l'humain.

Il y a eu des papiers effectivement qui ont manifestement beaucoup embarrassé la Maison Blanche qui disaient que c'est Epstein qui avait présenté Mélania à Trump. C'est cela. Il a cette photo d'archive qu'on d'ailleurs mais c'est ce à quoi vous faites allusion Philippe Corbet.

Oui mais je pense que nous personne n'a d'éléments pour étayer cela. Mais c'est pour dire que ça a été un peu quandum. Absolument.

En tout cas en tout cas ce qui est certain qu'il y a quelque chose dedans qui n'était pas qui ne pensaiit pas trouver qu'ils ont trouvé et ça ça peut ne pas être sur le président lui-même. Trump débordé par sa base poussé à bout au point Laurien de sortir de ses gon. L'image a fait le tour du monde.

Donald Trump qui est à bord d'Air Force One, une journaliste de Bloomberg l'interroge sur l'affaire et le président va finir par l'insulter. Elle l'a bien cherché dit même maintenant très officiellement la Maison Blanche qui assume donc et quelques heures après cette insulte dans le bureau Piggy Piggy Piggy la comprenez bien c'est ça c'est le meupet c'est ça la référence alors qu'on parle d'une affaire de pédocriminalité avec des des esclaves sexuels. Ailleurs dans le bureau Val, Trump est à nouveau interrogé sur l'affaire cette fois par une journaliste d'ABC.

Et là aussi, Trump a du mal à maîtriser sa colère. Voilà, il menace de de couper carrément le sifflet à IBC. Alors, je précise que c'est la chaîne de Jimmy Kimel, le satiriste dont Trump avait obtenu temporairement la suspension par la maison mer Disney.

Sauf que Kimel avait retrouvé sa place, notamment à cause d'une pression économique, une pression des téléspectateurs et des démocrates. Oui. Est-ce que c'est Oui.

Non, j'ai [rires] non. C'est la chaîne de Disney et Donald Trump quelques jours après son élection a obtenu enfin quelques semaines après son élection a obtenu de ABC et de Disney des excuses pour une erreur factuelle qui avait été faite par un journaliste très connu de de IBC. et Disney avait payé 16 millions de dollars à Trump pour mettre fin à cette affaire.

Donc il y a des précédents, il y a un précédent aussi à CBS. Donc quand il dit ça, évidemment ne va pas perdre sa licence de diffusion. Il en a pas les moyens même si c'est un copain à lui le celui qui dirige le gendarme de l'audiovisuel.

Oui mais il y a eu une un un un bras de fer là il y a quelques quelques semaines entre la Maison Blanche, ce commissaire l'audiovisuel et Disney. Disney a d'abord cédé en suspendant Kimme puis en le remettant à l'antenne quelques jours plus tard. simplement Donald Trump sur plusieurs médias euh sur la matière forte la les éléments les éléments forts.

Le Wall Street Journal donc qui appartient à Mdock, donc un un soutien de Trump a fait des révélations assez spectaculaires il y a quelques mois sur Affire Abstine. Il a menacé je crois de 10 milliards de dollars de dommage à menace maintenant la BBC de 5 milliards de murti meurtient parce qu'il défend le fait que ces journalistes ont fait leur boulot convenablement. Donald Trump qui choque aussi pour l'accueil qu'il réserve au prince héritiers saoudien.

Oui, Trump qui aime en mettre plein la vue à ses interlocuteurs, ses invités. Alors là, il a mis le paquet, il sort carrément de la Maison Blanche pour venir accueillir au bout du tapis rouge Mohamed Ben Salman, l'homme fort de l'Arabie Saoudite qui arrive lui dans une voiture tirée par des chevaux. Scénographie presque monarchique avant l'annonce de juteo contrat. more we announce that we are going to increase that that 600 billion to almost trillion investment real investment and real opportunity by many are doing that you're saying alors d'abord les opposants à Trump sont dubitatifs sur le montant des contrats puisque 1000 milliards de dollars c'est le montant du PIB annuel du pays de l'Arabie Saoudite.

Ça voudrait dire qu'il dépensent 100 % de leur PIB pour investir [rires] aux États-Unis. Ce qui lui reproche surtout, c'est quand même de dérouler le tapis rouge à celui que les États-Unis ont désigné comme le commanditaire de l'assassinat en Turquie, du journaliste dissident Jamal Hashogi, lui qui s'était exilé aux États-Unis. Mais là encore, Trump quand on lui parle de de cette affaire, il a une réaction épidermique.

Son réflexe, c'est d'abord d'encenser Ben Salman et aussi de salir Rachogi. to hear you know anyone that been losing his life for you know no real purpose la Trump s'est un peu précipité non il sait très bien ce qu'il fait il était il était il était président quand quand a été exécutif rapp rappeler ce qui s'est passé. Cachorongi est convoqué au consulat en en Turquie et là il est non seulement tué mais torturé, découpé en morceau.

Ils font disparaître les restes de corps. Tout ça est documenté. Une enquête de l'ONU très précise qui a été publiée làdessus.

Et même indépendamment de l'ONU, les services de renseignement dont à l'époque le président était Donald Trump ont établi à l'époque que c'était B Salman qui avait commandité ce meurtre et cette exécution. Et c'est la première fois depuis cette exécution que Ben Salman est accueilli à la maison. Mais il faut souvenir des liens entre Mohamed Abd Salman et le genre de Donald Trump qui s'appelle Jarad Kner.

Depuis qu'il a quitté le cercle politique en 2021, il a monté une sorte de fond d'investissement avec le soutien financier 2 milliards de dollars de l'Arabie Saoudite. La première visite à l'étranger de Donald Trump après son retour au pouvoir, c'était en Arabie Saoudite. Il y a des investissements de la Trump Organization en Arabie Saoudite et par ailleurs, sur un plan diplomatique, il il active il il essaie de travailler avec Ben Salman pour aller vers une reconnaissance enfin en tout cas pour de d'une normalisation de des relations avec Israël.

Et Ben Salman ne lui a pas donné ce qu'il cherchait. puisque en gros euh Trump essayait de de d'aller vers la reconnaissance d'Israël et des accords d'Arabraham et Ben Salman a dit attention pour ça je veux la reconnaissance de l'État palestinien. Vous Jordan Bardé, vous êtes allé aux États-Unis en février dernier.

Vous deviez même prendre la parole dans un un congrès des des conservateurs. Vous avez annulé à cause d'un salut naasie de de Steve Banon, l'ancien conseiller de Trump. C'est encore un ou ça l'a peut-être pas été d'ailleurs un modèle pour vous Donald Trump ?

Non mais moi je je suis français donc je n'ai pas besoin de modèle. Je pense que d'abord l'histoire de France est suffisamment riche pour éviter d'aller puiser des modèles à l'étranger. Mais mais il il porte et il a porté pour les États-Unis indépendamment du style des excès personnels de c'est ça c'est le style Trump et et c'est aussi un contexte de politique à l'américaine qui est très différent des débats qu'on peut avoir en France et de la conception de la démocratie de la République à la française mais il a porté ce vent de colère et ce vent de liberté sur l'Amérique et aussi cette fierté américaine.

C'estàdire de dire on est américain, on défend les intérêts américains. Moi je je ne peux que regarder favorablement les dirigeants politiques qui défendent l'intérêt de leur pays d'abord mais je veux dire avec des réserves quand même quand il grassit par exemple certain nombre de ses amis assaillant du capitain D Donald Trump défend les intérêts de l'Amérique. Ce qu'il fait pour les Américains, c'est au peuple américain de l'uger.

Ça n'est pas à vous, ça n'est pas à moi. Donc moi, je regarde aujourd'hui se mettre en place dans le monde une recomposition des de beaucoup de démocraties occidentales où on voit apparaître des dirigeants politiques qui défendent l'intérêt des leurs et l'intérêt de leur pays. D'abord, le problème n'est pas que Donald Trump défende les intérêts de l'Amérique.

Le problème c'est qu'Emmanuel Macron et Ursula Van Deren ne défendent pas les intérêts de la France et les intérêts de l'Unien. Il défendent aussi les intérêts de l'Amérique. Je veux dire, quand on on on signe cet accord qui qui n'est pas un accord qui est un acte de rédition, l'accord commercial qui a été signé par Ursula Van Derlen et par Donald Trump au mois d'août dernier est honnêtement un acte de rédition commerciale qui nous impose non seulement d'acheter de l'énergie américaine, qui nous impose d'investir aux États-Unis et qui nous impose d'accepter 15 % de droits de douane sur toutes les exportations américaines en plus d'une monnaie unique l'euro qui a été réévaluée de 12 % par rapport au dollars.

Moi je je je revendique oui mais moi je revendique cette capacité d'abord de parler à à toutes les grandes puissances du monde mais surtout de défendre enfin nos intérêts et de ne pas avoir cette espèce de vassalisation heureuse qui consiste à dépendre de l'est ou de l'ouest. Il vous reste 30 secondes pour conclure Philippe Corbé. Les Chinois dans une stratégie très différente des Européens en tenant tê à Trump ont finalement obtenu ce que les Européens n'ont pas obtenu.

Et effectivement quand on compare les images de chi rencontrant Trump il y a quelques semaines et obtenant finalement un abaissement des droits de douan quand quelques semaines plus tôt la présidente de la Commission européenne était allée dans le golf de Trump en Écosse et d'une certaine manière avait dû céder sur les demandes de Trump. C'est deux stratégies très différentes. Merci [musique] Philippe Corbet.

Je rappelle cet ouvrage les femmes contre le trumpisme qui est disponible aux éditions Grasset. Z Geist, votre podcast, l'esprit du temps en allemand et puis Jordan Bardella ce que veulent les Français. Ça vous fait rire ?

Je l'ai dit, je l'ai bien dit pour une fois, [musique] c'est disponible depuis 3 semaines désormais depuis bien sûr. Depuis plus de 3 semaines. Voilà.

Merci beaucoup à tous les deux d'avoir accepté notre invitation. Pardon. Dans un instant, la suite de cet à vous avec Reil de Pierre, le bonus de Laurin, le pas de côté de Patrick.

Kerenan.