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InterviewAntoine Léaument· 12 août 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

Gaza : le monde entier se rend compte de l’horreur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous regrettez cette promulgation de la loi du plomb ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous trouvez que le gouvernement est à la hauteur pour protéger les Français face à la canicule ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La réforme de l'assurance chômage et la suppression de jours fériés, c'est inacceptable pour vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous redoutez la rencontre Poutine-Trump sans Zelenski ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'Australie reconnaît l'État palestinien, est-ce une preuve de l'influence de la France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous de la gauche 1 an après ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Locuteur 1Fait
    « Ce qu'il aurait pu faire, c'est demander un nouveau vote puisqu'il y a une pétition avec 2 millions de signataires qui demandent l'abrogation de la loi. »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « L'aspect le plus problématique a été censuré par le Conseil constitutionnel. »
  • 2:30Locuteur 1Promesse
    « Il faut empêcher l'introduction, l'entrée de produits qui utilise ce pesticide sur le territoire français. »
  • 4:30Locuteur 1Fait
    « Le coupable, c'est un système économique qui s'appelle le capitalisme et qui fait que on fait privilégier l'intérêt économique avant l'intérêt collectif. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « La France dispose de 12 Canadaires, ce qui n'est pas assez. »
  • 5:30Locuteur 1Chiffre
    « Il y avait 600 hectares qui avaient brûlé en 2022. »
  • 8:30Locuteur 1Chiffre
    « Il est grand temps que les gens s'en rendent compte parce qu'on en est à 61500 personnes qui se sont faites tuer dans la bande de Gaza. »
  • 10:30Locuteur 1Fait
    « Il y a une nouvelle noblesse qui s'est mise en place, une nouvelle aristocratie qui s'est mise en place, c'est celle des riches. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Antoine Léoman. Bonjour. Vous êtes député la France insommise de l'Essonne.

On l'entendait à l'instant. Emmanuel Macron vient de promulguer la loi du plomb qui est censée simplifier le travail des agriculteurs. Vous vous avez parlé d'un coup de poignard pour la santé avec cette loi pour l'environnement pour l'agriculture.

Vous regrettez cette promulgation ? Bah, le président de la République, d'une certaine manière, il fait euh ce que la Constitution lui ordonne. Ce qu'il aurait pu faire, c'est demander un nouveau vote puisqu'il y a une pétition avec 2 millions de signataires qui demandent l'abrogation de la loi, mais pas juste de l'article 2 de la loi, l'abrogation de la totalité de cette loi.

Euh l'aspect le plus problématique a été censuré par le Conseil constitutionnel, mais encore une fois, c'est pas une décision politique. Moi, j'aimerais bien que on confronte ceux qui ont pris la décision de voter cette loi et elle a été votée dans des conditions qui sont pour le moins antidémocratiques. Puisque si vous voulez bien vous en souvenir, le député qui portait cette loi qui était du groupe les républicains a voté a fait a déposé une motion de rejet sur son propre texte pour que ce texte soit débattu en commission mixte paritaire, c'est-à-dire là où on met sep sénateurs, sep députés pour éviter que ça soit débattu sur la scène publique.

Nous nous voulions l'inverse, nous voulions faire en sorte que le débat puisse avoir lieu sur la scène publique pour qu'on débatte en profondeur de ce que nous voulons pour notre agriculture. Vous avez le sentiment d'avoir perdu la bataille ? Ah non, bah pour le coup là, on l'a gagné puisqu'on a obtenu l'abrogation de cet article 2 qui était le plus problématique sur la réintroduction du du pesticides qui est cancé.

Mais je je veux qu'on aille bien jusqu'au fond des choses parce que on nous dit oui d'accord mais si jamais on on enlève ce pesticide qui est dangereux pour la santé, personne n'en dit ce qu'on vient alors on va avoir des filières qui vont être en difficulté. Et ben non, il faut prendre des mesures fortes. Il faut empêcher l'introduction, l'entrée de produits qui utilise ce pesticide sur le territoire français.

Si la France empêche l'usage de certains pesticides qu'elle considère dangereux pour la santé, alors il faut protéger notre marché de ces pesticides qui sont dangereux pour la santé parce que ça protège à la fois notre santé et les agriculteurs. Voilà comment nous on envisage les choses à la France insoumise. Et vous regrettez qu'il y ait simplement un débat à la rentrée sur ce sujet un débat sans vote.

Oui parce que oui parce que en réalité la Constitution dit que le principe de la République c'est le pouvoir le le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Là le peuple envoie un message très clair. On veut pas de la loi du plomb.

Donc, il faudrait qu'on puisse avoir un débat sur le fond, sur l'abrogation de cette loi du plomb. Et si certains ont envie de revoter pareil, c'est une nouvelle loi, ben il faudrait qu'on puisse euh redébattre effectivement de cette loi. Donc c'est la la promulgation du président de la République plutôt que de demander un nouveau vote dont il avait la capacité, hein.

Ça ça faisait partie des possibilités pour le président de la République. Ça c'est dommage parce que ça enlève une possibilité de débat démocratique à l'Assemblée nationale. Néanmoins, puisque la pétition a dépassé les 500000 signatures, alors il doit nécessairement y avoir un cette fois.

Oui, c'est donc cette fois-ci, on pourra avoir peut-être un débat sur le fond, mais ça sera par la force des choses un débat court, un débat moins long que si on avait pu débattre de l'ensemble des amendements qui avaient été déposés sur ce texte. Antoine Léoman, la France subit une canicule particulièrement intense ces derniers jours. Elle va durer au moins jusqu'à la semaine prochaine.

Vous trouvez que le gouvernement est à la hauteur pour protéger les Français, pour protéger les plus fragiles en ce moment ? Non. Non.

D'abord, il faut nommer le coupable. Le coupable, c'est un système économique qui s'appelle le capitalisme et qui fait que on fait privilégier l'intérêt économique avant l'intérêt collectif et en particulier avant l'intérêt écologique. Ce système, il appauvrit la nature, il épuise nos sols, on en parlait à l'instant, il épuise l'air lui-même puisque il rend l'airpirable et puis il épuise les températures.

Et si on ne combat pas ce système là, alors on ne combattra pas les causes du problème. Monsieur Macron sur la question de combattre le capitalisme, on va dire qu'il est au minimum à côté de la plaque au pire quelqu'un qui aide beaucoup le système. Ensuite, il y a les mesures concrètes qu'on prend face à face à cette situation sur la question des incendies notamment et bien la France dispose de 12 Canadaires, ce qui n'est pas assez.

Nous n'avons cessé de le dire. Il y a des économies qui ont été faites sur ce sujet-là et c'est pas sur promesse de 16 canab en 2028. Mais ça semble mal parti.

Oui, ça semble mal parti. Alors déjà, faut savoir qu'il faut à peu près 5 ans pour avoir un Canadaire quand on les commande. Donc il faut s'y prendre à l'avance.

Il faut planifier comme nous n'avons cessé de le dire et faire de la planification écologique en essayant de faire face à aux situations dont on sait qu'on va avoir à faire face dans l'avenir. Parce que la situation qu'on est en train de vivre là, pardon, mais en 2022 si on veut bien s'en souvenir, il y avait déjà eu des incendies considérables. Il y avait 600 hectares qui avaient brûlé en 2022 et tout le monde notamment en Gironde et tout le monde avait dit "Ah bah cette fois-ci, il faut mettre le paquet, il faut mettre le paquet." Pardon, mais où est le paquet exactement ?

Mais est-ce que ce paquet, il faudrait pas le mettre au niveau européen ? Parce que la problématique des incendies, vous l'avez en Grèce, vous l'avez en Espagne, vous l'avez en Italie, vous l'avez en Allemagne. Est-ce que c'est pas une décision qui devrait se faire au niveau des au niveau de l'Union européenne ?

On pourrait envisager les choses de cette manière-là, mais s'il y a des incendies partout en même temps, est-ce que notre pays sera prêt lui seul à faire face aux incendies qui ont lieu chez lui ou bien est-ce qu'il faudra négocier avec un tel ou un tel pour savoir à quel niveau est l'incendie le plus le plus développé ? Moi, je pense qu'il faut que la France se dote des capacités d'intervention autonome pour faire face à ces incendies. Antoine Léom, on va passer à à l'actualité euh, j'allais dire économique avec euh ces lettres envoyées par François Baot aux partenaires sociaux euh pour euh réformer l'assurance chômage et pour supprimer de jours fériers.

C'est inacceptable pour vous. C'est inacceptable. C'est odieux.

Enfin, je sais même plus comment dire. Ces gens sont hors sol. En réalité, monsieur Beirou, il plane complètement.

Déjà, il n'a pas la légitimité démocratique pour être là. Ce monsieur n'a pas gagné les élections. Ils ont perdu les élections.

La dernière fois, sans doute en en parlera-t-on euh euh dans la suite de de de l'émission. Mais monsieur Beou vient en nous disant "Bon, alors on a fait des cadeaux aux plus riches et maintenant c'est tout le monde qui doit payer pour les plus riches." Mais qui peut être d'accord avec ça ?

Qui peut être d'accord avec le fait que on aille travailler 2 jours de plus non payés ? Parce que c'est de ça dont il s'agit. 2 jours de plus non payés pour payer les cadeaux qui ont été faits au plus riches ?

Vous étiez pour la suppression de tous les jours fériers qui avait un lien avec le catholicisme. Le lundi de pâ ça vous ça vous intéresse ou pas ? C'est pas ça du tout.

C'est pas ça du tout. Une fois, j'ai été interrogé sur la suppression du 1er mai. J'ai dit moi je propose d'ajouter un jour férier.

Je propose que on fasse du 18 mars un jour férier, date de début de la commune de Paris. Et j'ai dit mais si vous voulez supprimer des jours fériers, il y en a quelques-uns qui sont associés à la religion et si jamais on veut toucher au 1er mai, c'est ceuxlà auquel il faudrait toucher en Mais moi je disais pas je disais pas qu'il faut supprimer des jours fériers. Vous me permettez d'ailleurs de répondre à une campagne de propag sûr non mais vous me permettez de répondre à une campagne de propagande qui a été faite contre moi.

Moi je suis pas contre que on remplace des jours euh fériers associés à la religion par des jours fériers qui seraient associés à des dates qui qui permettent de parler à tout le monde, à tous les Français. Sauf qu'en attendant Antoine Léoman, on les trouve les 40 milliards. Comment en attendant on les trouve où les 40 milliard ?

Ben si vous voulez, j'ai une liste déjà on pourrait trouver 62 milliards si on enlevait les cadeaux fiscaux qui ont été faits par Emmanuel Macron depuis 2017. Faut savoir que avec les cadeaux fiscaux qui ont été faits par Emmanuel Macron, si on les enlevait, si on enlevait tous les cadeaux fiscaux qui ont été faits au plus riches, notamment la suppression de l'ISF, aujourd'hui on serait sous les 3 % de déficit. Si on enlevait tous les cadeaux fiscaux qui ont été faits depuis 2014, c'est-à-dire depuis François Hollande, tous les cadeaux fiscaux qui ont été fait au plus riches, il y aurait 450 milliards en plus dans les caisses de l'État.

C'est Attack qui a fait le calcul. Juste pour vous donner l'élément, ça voudrait dire qu'à l'heure actuelle la dette de la France serait à 97,7 % du PIB, soit moins quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Ça signifie ces ces suppressions de jour férier pour vous ?

Ça signifie censure ? Mais en fait le l'intégralité du budget signifie censure. Et je voudrais pas qu'on tombe tous dans le piège qui nous est tendu par François Birrou parce que évidemment la suppression des de jours fériers tout le monde comprend qu'on doit travailler de jours de plus pour le capital.

Donc là tout le monde se dit "OK, c'est pas normal" mais tout le reste c'est pas normal non plus. On peut pas être d'accord avec l'ensemble de ces mesures. Je veux dire, on va les faire des coupes dans la santé, mais la santé est déjà à bout de soupe.

On va les faire des coupes dans l'école. L'école est déjà à bout de soupe. On va aller faire des coupes partout sauf sur un endroit sur les cadeaux qui ont été faits aux plus riches.

Ça n'est pas tolérable. Il y a eu une François Baou a dit que tout le monde allait à la contribution. C'est ça.

Tout le monde à la contribution. Alors donc le peuple paye le gros de la contribution et les riches payent que dalle. Et ben moi, je suis pas d'accord avec ça.

Je suis d'autant moins d'accord qu'il y a eu une commission d'enquête à la au Sénat, pardon, pas à l'Assemblée nationale qui a été dirigée par monsieur Fabien Guayet euh qui est directeur de de l'humanité et euh sénateur communiste qui démontre que on donne chaque année, on distribue en cadeau sans contrepartie 211 milliards d'euros aux entreprises de ce pays. Et bien peut-être, peut-on se poser la question ? Vous savez, j'ai fait le calcul du nombre d'emplois qu'on pourrait créer bien rémunéré, hein.

Ça fait 4,5 million d'emplois qu'on pourrait créer bien rémunéré avec cet argent là. Bah, je suis désolé, se pose la question de savoir si c'est bien utile de donner tout cet argent aux entreprises qui est notamment capté par les plus grandes entreprises qui par ailleurs ne payent pas leur juste part d'impôt. Tenez-vous les 26 milliards et ben on fait payer les grandes sociétés pour les profits qui réalisent en France.

On les fait payer en France. Sauf que ces grandes sociétés, elles menacent de quitter la France si elles sont trop taxées. Donc des sociétés qui vont faire leur bénéfices en France vont quitter la France.

C'est elles qui y perdent. En fait, les entreprises ne peuvent pas se passer du marché français. Les grandes entreprises ne peuvent pas se passer de ce marché parce qu'il leur rapportent de l'argent.

Donc une grande entreprise mais elles font travailler aussi un certain nombre de de Français sur vous dis pas je vous dis pas le contraire mais on peut donc les imposer. Si elles font travailler des gens en France elles payent les cotisations sur la partie des salaires. Les travailleurs français qui travaillent en France payent les cotisations sur la part des salaires.

Mais alors par contre sur la part des bénéfices, on aurait rien à dire aux grandes entreprises qui euh font de l'évasion fiscale. Vous savez des gens comme monsieur Sterrain par exemple son entreprise il délocalise les profits en Irlande. Mais pourquoi ?

Pourquoi on est d'accord avec ça ? Pourquoi est-ce qu'on tolère le fait que quand des profits sont réalisés en France ? Et bien non, il ne soit pas imposé en France.

Je ne suis pas d'accord avec ça et c'est 26 milliards d'euros de manque à gagner. Antoine Léoman, la rencontre a lieu dans 3 jours, vendredi en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Une rencontre sans Volodimir Zelenski, sans les Européens pour tenter de mettre fin à ce conflit en Ukraine.

Vous la redoutez, vous la craigniez vous, sachant que Donald Trump parle déjà d'échange possibles de territoire. Bon, déjà, il faut dire ce que ça dit de la situation du de du monde. C'est-à-dire que c'est la loi du plus fort qui semble être la loi qui désormais gouverne le monde.

Nous, nous nous savons, nous avons été un peu critiqués sur la défense que nous faisions de l'ONU, mais pardon, l'ONU est la seule structure internationale qui permet qu'on puisse avoir des discussions diplomatiques de ce niveau-là. Donc ça déjà ce que ça dit de notre monde, c'est quelque chose de très inquiétant. C'est pas nouveau.

Enfin, je veux dire, le rôle de l'ONU, les les les proclamations de de l'ONU, suivi des faits, c'est pas nouveau si vous vouz mais c'est précisément parce que on donne un faible rôle à l'ONU et que de temps en temps on lui marche dessus en acceptant queen gros on puisse faire ça, que l'ONU perd du pouvoir. Nous ce que nous ce que nous disions avec la France insoumise depuis le début, c'est qu'il fallait au contraire renforcer l'ONU et renforcer le rôle, la place de la France à l'intérieur de l'ONU. Mais en attendant sur cette rencontre précise, en attendant sur cette rencontre précise.

Donc la question qui est posée, ça va être celle de l'annexion en réalité de territoire par la Russie. J'ai entendu que il y avait une réunion qui était prévue demain entre l'Union européenne Donald Trump, l'OTAN et Donald Trump qui est convié et on ne sais pas s'il va y aller. On sait pas s'il va y aller et Volodimir Zelenski pour discuter et alors je je je regarde la préparation de négociation de paix et des questions relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité.

J'ai l'impression que si on nous avait écouté nous et notamment si on avait écouté Jean-Luc Mélenchon bien avant, et bien sans doute n'en serait-on pas dans cette situationlà ? Parce que nous n'avons cessé de dire avec Jean-Luc Mélenchon qu'il fallait premièrement queon discute des garanties mutuelles de sécurité entre la Russie et l'Ukraine mais bien avant la guerre d'Ukraine bien avant non ça veut dire discuter de la place et notamment de la place de l'Ukraine à l'intérieur d'un dispositif qui est l'OTAN parce que si on avait écouté aussi Jean-Lucchon avant la guerre on aurait expliqué que n'était pas dangereux. Non, c'est pas ce que nous alors sur ce point-là, ce que nous disions c'était ce que nous disaient les services euh français et on je je on s'appuie sur les services de notre pays.

En l'occurrence, sur ce point-là, c'était les services américains euh qui avaient euh vu venir davantage que les services français les choses. Mais nous nous nous partons des éléments qui sont les éléments qui nous sont donnés. Vous savez, Jean-Luc Mélenchon, je m'en souviens très bien parce que j'étais avec lui à ce moment-là.

C'est le premier à avoir réagi sur la guerre d'Ukraine, à avoir dénoncé l'agression de Vladimir Poutine parce qu'on ne peut pas accepter qu'une personne franchisse ainsi les frontières. avec par la force et essaie d'annexer des territoires voisins. Le premier, je suis pas tout à fait sûr, il dénoncé mais il était peut-être pas pré.

Bah c'est en l'occurrence, on était en décalage horaire parce qu'on était en déplacement à la Réunion. Donc le fait qu'on soit en décalage bah oui, on avait un décalage horaire, on était en avance sur le réveil de de du reste de de enfin sur le réveil de l'hexagone en tout cas. Donc on était les les les premiers avec Jean-Luc Mélenchon à réir.

Mais à la limite c'est même pas la question. La question est de savoir si la ligne directrice était la bonne. Donc oui, il fallait privilégier la voie diplomatique et ne pas faire comme s'il y avait pas de problème parce que tout le monde oublie qu'il y avait encore une guerre à l'est de l'Ukraine à ce moment-là au moment où ça a eu lieu.

C'était pas parce qu'on en parlait pas qu'il y avait pas la guerre à cette dans dans la partie est depuis 2014 dans le Donbas, il y avait la guerre à l' de Antoine Léom la priorité c'est quoi ? d'abord un cesser le feu. La priorité c'est le cesser le feu parce que c'est une guerre qui est une guerre mortelle où il y a énormément de morts dans cette guerre he c'est plusieurs dizaines de milliers de personnes qui sont mortes.

C'est 1 million de victimes soit qui sont morts soit qui sont blessés. Et d'une certaine manière c'est un c'est un des plus grands conflits qui ont lieu à l'heure actuelle sur en plus sur le territoire européen. Donc bien sûr la priorité c'est l'échange de territoire.

Quelle est votre position ? Et d'aller et d'aller vers un accord de paix. Ensuite sur la question de la session de territoire.

Évidemment qu'on peut pas être d'accord avec la session des territoires. On peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie de toute façon ne lâchera pas les territoires qu'elle dont elle a pris possession.

Donc moi, je vous dis ma position de comment dire dans l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir le lieu en plus sans Vladimir Zelenski, bah je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelenski, c'est qu'il ne il n'accepterait pas euh une situation dans laquelle on cède des territoires.

En même temps, il va pas dire avant que la conférence a eu lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cesser le feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. Antoine Léom.

L'actualité internationale, c'est aussi ce conflit entre Israël et Gaza. Israël qui se retrouve de plus en plus isolé. L'Australie a annoncé hier qu'elle allait reconnaître l'État palestinien.

Est-ce que selon vous c'est une certaine preuve de l'influence de la France qui a annoncé déjà le mois dernier qu'elle allait elle aussi reconnaître l'État palestinien ? Je sais pas si c'est ça, si c'est ça, tant mieux pour notre pays. Je pense que tout le monde que la terre entière est en train de se rendre compte de la situation catastrophique qui a lieu à Gaza et du génocide qui est en cours à Gaza.

Je je sais pas comment vous dire autrement que il est grand temps que les gens s'en rendent compte parce qu'on en est à 61500 personnes qui se sont faites tuer dans la bande de Gaza de manière officielle. C'est-à-dire que potentiellement c'est bien plus de monde que ça et ce sont essentiellement des femmes et des enfants. Je crois que ce qui a beaucoup choqué la terre, c'est de voir les images de gens affamés.

C'est-à-dire que d'un seul coup, beaucoup de gens qui peut-être se disaient écoutaient la propagande de guerre de du gouvernement israélien se disait "Bon, non, sans doute que on exagère la situation. Ah d'accord, je veux bien croire que mais d'un seul coup voir des images de gens qui sont affamés, il y a une forme d'inumanité dans ce qui est en train de se produire de de d'empathie qui peut exister vis-à-vis des des Palestiniens et des Gazaouis qui fait que d'un seul coup là tout le monde se dit "Ah d'accord, c'est ça dont on parle." Et je pense que ça arrive tard parce que euh beaucoup n'ont cessé d'alerter d'ailleurs parfois sous le feu d'une critique assez assez vigoureuse.

Enfin, moi pour avoir dit ces ces maigres choses que je vous dis là, j'ai été traité de complice du Hamas, de quasi terroristes, d'antisémite. Pour reprendre, pardonnez-moi, mais le terme de génocide, le terme de génocide pose des bas. Les 61000 morts sont des chiffres qui sont donnés d'abord par le Hamas.

Donc il va falloir aussi contrôler un certain nombre de choses. Bien sûr, mais la question du génocide ne fait pas débat au regard du du droit, y compris du droit français. Vous savez, ça fait débatrès d'historiens, auprès d'un certain nombre de gens quand même.

Il y a des gens qui en débattent mais enfin bon, quand il y a la volonté de tuer une partie de la population, oui, ici, il y a un génocide. Donc sur ce sujet-là, c'est un sujet où par ailleurs on voit ce qui est en train de se passer. Affamer volontairement une population.

Ben, c'est ça dont on parle, hein. Quand on empêche de l'aide alimentaire d'entrer, on affame volontairement une population. Donc et et ce sont des civils pour l'essentiel.

Enfin, je veux dire euh le le discours suivant lequel Israël est en train de combattre des terroristes, il y a pas 61500 terroristes qui se sont fait tuer. F Qu'est-ce qui peut faire changer la situation ? Là encore, il n'y a que les États-Unis qui peuvent peser sur euh, j'allais dire la politique que met Netaniaou.

Est-ce que on a nous européens un rôle à jouer ? Et déjà, on aurait pu faire une chose, c'est que quand monsieur Netaniaou a survolé le le ciel français, on aurait pu demander son arrestation. Je veux dire euh il y a un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre monsieur Netaniaahou précisément pour ce qu'il est en train de faire que la France a laissé euh monsieur Netaniaahou survoler son espace aérien n'est pas normal.

Ce n'est pas normal. On arrê la France a l'obligation de l'arrêter s'il s'arrête sur son territoire. Comment la France a l'obligation de l'arrêter ?

Mais survoler le le le territoire national de la France, ça fait partie du territoire national de la France. Donc on a la possibilité d'arraisonner l'avion, de l'amener sur le sol et puis de l'envoyer à la cour pénale internationale et ça aurait été très efficace. Il aurait fallu envoyer de rafales pour l'inception.

Par ailleurs, moi je pense que c'est ben oui, mais par ailleurs, je pense que c'est la situation qui est en train de se produire, c'est que tout le monde critique monsieur Netaniaou, y compris les Israélien à l'intérieur de son état. Et c'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles il va toujours plus avant dans la guerre, c'est qu'il est très faible politiquement, monsieur Netaniaou. et il est critiqué jusque par les familles des otages qui disent que il met en danger lui-même par la guerre qu'il est en train de mener les familles des otages qui sont encore détenus par le Hamas et y compris par Emmanuel Macron qui se montre de plus en plus ferme depuis plusieurs semis alors monsieur Macron se montre de plus en plus ferme.

J'allais dire il était temps. Je veux dire nous on a cessé de dire ça parfois sous l'év à à l'Assemblée nationale. On a posé une question par semaine sur la situation pour que justement on ne puisse pas détourner les yeux de cette situation.

Et je suis satisfait du fait que enfin j'ai l'impression que tout le monde se rend compte. Mais quand monsieur Macron dit qu'il va reconnaître la Palestine en septembre, que restera-t-il de la Palestine en septembre ? Il restera quoi ?

La 6 Jordanie. La 6 Jordanie où la colonisation a continué pendant que la guerre avait lieu à Gaza. Parce que c'est ça qui s'est produit.

Il y a pas eu que des morts à Gaza, il y a eu des morts en 6 Jordanie et une poursuite de la colonisation en Sjordanie. Donc il faut réagir et réagir de manière ferme et reconnaître la Palestine maintenant, pas en septembre. Et toi Antoine Léomand, il me reste une petite minute.

Je voudrais qu'on parle de la gauche. Il y a 1 an, vous revendiquiez le pouvoir, vous revendiquiez Matignon. Quel bilan vous faites de la gauche 1 an après ?

Est-ce que pour vous c'est un échec ? Bah, je fais surtout un bilan de la 5e République parce que on a gagné les élections et donc la 5e République permet quand même de gouverner non seulement pas avec quelqu'un de gauche mais en plus en faisant une politique qui est de droite voir d'extrême droite. Parce que moi je vous parlais de de la gauche en tant que telle parce que vous êtes déchiré depuis euh depuis 12 mois en étant dans l'opposition.

Les Français se disent peut-être heureusement qu'ils ont pas été au pouvoir. Euh je pense que si on avait été au pouvoir, vous inquiétez pas, on aurait su comment s'y prendre. La question qui est posée, c'est effectivement qu'il y a des désaccords qui subsistent.

Il y en a certains qui pensent qu'il faut accompagner le capitalisme et que on pourra répartir inégalement les fruits de la croissance en donner plus aux pauvres et en donner moins aux autres. Ça c'est ce que disent les socialistes. Nous ce qu'on pense c'est qu'il y en a qui se sont bien gavés et que il faut aller chercher l'argent dans leur poche.

Il y a une nouvelle noblesse qui s'est mise en place, une nouvelle aristocratie qui s'est mise en place, c'est celle des riches. Et il est temps d'en finir avec l'aristocratie des riches. Et bien merci Antoine Léomand d'avoir été l'invité du 830 France info avec Renault Blanc.

Vous êtes député insoumis de je vous souhaite une bonne journée. Merci beaucoup. St.