Présidentielle 2027 : MAIS POURQUOI TOUT LE MONDE DÉTESTE OLIVIER FAURE ?
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« Depuis le 22 mars, le Parti socialiste a réuni par trois fois son bureau national signe que la crise est grave. »
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« On se fait de grands sourires tout en se plantant des poignards dans le dos. »
- 6:08Invité politiqueFait
« Si à un moment nous n'arrivons pas à faire en sorte qu'il n'y ait pas 5 6 7 ou 8 candidats de gauche au premier tour, et bien nous perdrons et l'extrême droite l'emportera. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Je me suis déjà prononcé en faveur de ce mot interdit. »
- 8:22Invité politiqueFait
« Un processus de désignation ça n'est pas un projet politique. Un processus ne règle pas les problèmes politiques. »
- 9:06Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon est déjà sur la ligne de départ de la présidentielle. »
- 10:32Invité politiqueFait
« Olivier Fort a laissé entendre dimanche que son groupe pourrait également signer cette motion de censure. »
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On n'est pas fâché, on a des on a des débats. C'est ça la vitalité démocratique. Force et la réconciliation avec monsieur Valallot. On était fâché. Pas totalement quand même. On doit parler des françaises et des Français des conditions de vie. Il faut arrêter de faire votre congrès numéro 2 dans les médias. Peut-être que je ne suis pas le plus intelligent de la salle, c'est bien possible. Mais en tout cas, je ne connais pas pour l'instant d'autres moyens de se départager. Si on passe notre temps à discuter de la gauche, ça va pas marcher parce en fait, il faut qu'on parle de la France et il y aura la candidature Mélenchon.
[musique] Continuer à avoir une ambiguité sur Mélenchon ou pas Mélenchon dans la primaire, c'est nous condamner. Olivier Fort s'est durablement installé dans le rôle de l'empêcheur de tourner en rond. Traître pour les insoumis, le premier secrétaire du PS est également devenu pour la moitié de son parti qui le soupçonne d'être toujours sous l'influence de Jean-Luc Mélenchon. Derrière ces accusations, il y a surtout un combat des chefs avant l'heure pour la présidentielle. C'est ce que je vous raconte dans ce numéro 188 de Paul Express. [musique] Olivier Fort est devenu ces dernières semaines le punching ball préféré d'une grande partie de la gauche.
La France insoumise lui reproche l'abstention des socialistes au moment de la motion de censure sur le budget, ce qui a permis l'adoption de ce dernier en février de cette année. Jusque-là, rien de surprenant mais depuis les élections municipales, voilà que dans son propre parti, Olivier Fort est en but à une contestation grandissante. On lui reproche de ne pas avoir complètement rompu avec la France insoumise en refusant toute alliance au niveau national mais en permettant des alliance locale. Il aurait tenu un double langage qui témoignerait, affirment ces détracteurs, d'une allégance chronique au mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Déjà traître à la gauche pour LFI, voici Olivier Fort devenu très OP PS pour la moitié de ses camarades. Ça fait beaucoup pour un seul homme. Depuis le 22 mars, le Parti socialiste a réuni par trois fois son bureau national signe que la crise est grave. À chaque réunion, il y a eu du sang sur les murs. Le plus offensif contre le premier secrétaire s'est révélé être celui là même qui lui avait permis d'être reconduit lors du dernier congrès. Boris Vallot, le patron des 69 députés du groupe socialiste. Sur le papier aujourd'hui, Olivier Fort est minoritaire dans son propre parti.
Les opposants de toujours Carole Delga, la présidente de la région Occitanie et Nicolas Meer Rossignol, le maire de Rouan, font bien sûr franc commun avec Boris Valot. Mais au OPS, la comédie n'est jamais très loin de la tragédie. On joue à "Renez-moi où je fais un malheur." Preuve en est que personne ne réclame la convocation d'un congrès extraordinaire pour destituer l'actuel premier secrétaire. Au municipal, le parti a réussi à conserver son ancrage territorial. Ouvrir une crise devant l'opinion au lendemain de cette séquence se serait flingué les maigres chances de voir un candidat de la gauche non mélanchonniste accéder au second tour de la présidentielle.
Alors, on se fait de grands sourires tout en se plantant des poignards dans le dos. C'est ce que j'ai pu vérifier ce samedi à Montreuil. Toute la gauche ou presque s'est retrouvé dans une des salles de la mairie pour confronter ses propositions. Seulement qu'elle a l'appel Clémentine Autin, Marine Tondelier et François Ruffin. Les deux premières ne voulaient pas débattre avec des adversaires déclarés de la primaire dite de Bagneux. Le dernier n'a pas répondu à l'invitation. L'intitulé de ce modeste conclave était ambitieux, la sociade d'écologie pour rassembler la gauche.
Réunie par le sénateur écologiste de Loire Atlantique, Ronand Dantec, les principales figures de la gauche non mélanchonniste, avaient accepté de laisser de côté la cuisine électorale. Il y avait là Raphaël Gluxman, le président de place publique, candidat à la présidentielle. Yannick Jadu, sénateur écologiste et ancien candidat à la présidentielle de 2022. Les aballages El Marie qui a remplacé au pied levé Marine Tondelier et Boris Valot le patron des députés socialistes en froid avec Olivier Fort. Alors monsieur Valallot c'est la journée de réconciliation avec monsieur Fortn c'est journée mais on n'est pas fâché on a des on a des débats. C'est ça la vitalité démocratique.
Vous savez la vraie crise c'est quand il ne se passe rien. Peut-être qu'on en sa. Il faut donc en conclure que la vitalité démocratique est à son apogé. Depuis les municipales, le Parti socialiste est divisé entre ceux qui votent désigner un candidat issu de leur rang. Boris Vallot se verrait bien dans ce rôle et le premier secrétaire Olivier Fort qui ne désespère pas de briger l'Élysée à la faveur d'une primaire de la gauche dont il sortirait vainqueur. Primère à laquelle la France insoumise et place publique ne participeront pas, on le sait déjà. Vous dites pas bonjour. fait même la mise, on a même fait la mise. On n pas on n pas totalement con quand même.
Monsieur Fortiliation avec monsieur Valallot était fâché apparemment. Oui. Non, moi je je suis jamais fâché quiconque à gauche. Ça va. Bon, ils ne sont pas fâchés. Et d'ailleurs pour prévenir les écarts de langage, Bruno Rebelle, un des initiateurs de la Réunion, leur a rappelé les règles. La règle aujourd'hui est donc que nous ne parlerons pas de trimaire, de processus, de conclave ou de tout autre arrangement visant à désigner le candidat ou la candidate providentielle en 2027. De fait, pendant 1 heure, le débat a porté sur l'analyse des municipales et la France des pavillons. Mais cet échange à Flor Moucheté s'étendu lorsque l'éabalage Almariki a mis les pieds dans le plat.
Je suis interpellé par la conclusion de Boris parce que si on doit parler des Françaises et des Français et des conditions de vie, il faut arrêter de faire votre congrès numéro 2 dans les médias les gars. Enfin, à un moment donné, un moment donné, c'est ça aussi. C'est ça aussi. C'est-à-dire que si on veut être sérieux et offrir un espace politique où on discute de ce projet de manière collective et qu'en plus on parle avec les gens, moi je je sais qu'on a pas parlé des modalités de désignation, mais je vais parler de des modalités de travail d'un programme. Mais en fait, il faut un espace commun.
Je sais pas est-ce qu'on l'appelle en deux mots la primaire peut-être mais en tout cas il faut cet espace commun pour pouvoir dit qu'on on prononcerait pas le mot mais mais c'est c'est l'éléphant dans la pièce et sans parler des socialistes. On est à 14 mois de la prochaine élection présidentielle et il y a plus qu'un téléphone dans la pièce, il y a en réalité l'extrême droite qui est désormais non plus seulement porte du pouvoir mais qui a déjà mis à pied assez largement dedans. Et on peut on pourra dire ce que l'on voudra. On pourra faire dans coloc que l'on voudra. On pourra se réunir aussi souvent qu'il le faudra.
Si à un moment nous n'arrivons pas à faire en sorte qu'il n'y ait pas 5 6 7 ou 8 candidats de gauche au premier tour, et bien nous perdrons et l'extrême droite l'emportera. Et donc cette responsabilité là nous l'avons en commun et nous devons évidemment la gérer et ne pas être en permanence à éviter la question. Moi je le dis, il y a un mot qu'on peut pas prononcer. Alors je le prononce pas mais tout le monde l'a compris. Je me suis déjà prononcé en faveur de ce mot interdit. [rires] Bon peut-être que je ne suis pas le plus intelligent de la salle, c'est bien possible mais en tout cas je ne connais pas pour l'instant d'autres moyens de se départager.
La gauche ne doit pas parler seulement la gauche. C'est aussi le sentiment de Raphaël Gluxman. Il est vrai qu'il n'est pas certain d'avoir l'onction de la gauche fut-elle non mélanchonniste pour cette présidentielle. Autant parler au pays directement. Si on passe notre temps à discuter de la gauche, ça va pas marcher. En fait, il faut qu'on parle de la France et effectivement qu'on reprenne le drapeau de la France des mains qui en ce moment l'habilissent, le squattent et qui vont essayer de gagner l'élection en kidnappant le récit national qui est l'extrême ra. Le souci, c'est que certains on arrivent à chercher un vote utile contre l'extrême droite au-delà des frontières de la gauche.
Écoutez bien ce que dit Yannick Jadu. Les autres invités croient un lapsus. Mais non. La candidate ou le candidat qui sera qualifié au second tour face à l'extrême droite aura l'immense responsabilité que ce pays ne tombe pas à l'extrême droite. Et pour ma part, j'ai pas envie de voter Édouard Philippe au premier tour de la présidentielle parce que ce serait le seul qui vous empêcherait d'avoir l'extrême droit. Non non au premier tour au premier tour parce que serait le seul capable de battre l'extrême et donc pour ma part j'entends mais un processus de désignation ça n'est pas un projet politique. Un processus ne règle pas les problèmes politiques.
Pour ma part, si et nous partageons, je crois tous ici qu'il y a pas d'ambiguité l'idée qui a une candidature commune mais de la gauche non mélanche, il y aura la candidature Mélenchon. Continuer à avoir une ambiguité sur Mélenchon ou pas Mélenchon dans la primaire, c'est nous condamner. Jean-Luc Mélenchon est déjà sur la ligne de départ de la présidentielle. À droite, les grandes manœuvres ont commencé. La gauche non mélanchonniste, elle fait du sur place. Un meeting en faveur de la primaire unitaire est prévu pour le 5 mai et le vote est toujours fixé au 11 octobre. D'ici là, certains auront pris leur envol.
Certes, Jean-Luc Mélenchon aimait à se comparer à une tortue en 2022, mais cela ne fait pas forcément de ses concurrents des lièvres capables de le rattraper. Rien ne sert de courir, il faut savoir partir à point. Alors qu'on ne s'y attendait plus, la gauche mélanchonniste et pas mélanchonniste pourrait bien se retrouver pour faire tomber le gouvernement. En cause une proposition de loi qui autorise les salariés des commerces de bouche et de proximité à travailler le 1er mai. Autrement dit, la journée internationale des travailleurs cesserait de facto d'être un jour chamé et rémunéré.
Vendredi, dans le cadre de la niche du groupe ensemble pour la République, les députés étaient appelés à se prononcer sur ce texte déjà voté en première lecture au Sénat. Pressentant que le débat allait s'éterniser, les députés du bloc central, avec le renfort de la droite et du Rassemblement national ont rejeté la proposition de loi, ce qui a pour effet de la renvoyer devant une commission mixte paritaire sep sénateurs et sep députés. Dans cette instance, la gauche parlementaire est minoritaire. Gabriel Atal pousse à la roue pour que la CMP se tienne dans les jours prochains, ce qui permettrait de promulguer la loi avant le 1er mai.
Devant les protestations des organisations syndicales, Sébastien Lecnu a demandé à Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail, de les recevoir ce lundi soir. Dans le même temps, le groupe communiste menace de déposer une motion de censure si le gouvernement ne stoppe pas l'examen de ce texte en commission paritaire, motion à laquelle se joindront le groupe écologiste et les insoumis. Du côté des socialistes, Olivier Fort a laissé entendre dimanche que son groupe pourrait également signer cette motion de censure. On sera certainement fixé sur la suite des événements demain mardi lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement. Merci d'avoir regardé cette chronique.
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Olivier Faure