Présentation du meeting immersif et olfactif de Nantes et annonce des prochains événements
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Aujourd'hui, qu'est l'annonce de la forme, du contenu, de l'idée de notre meeting de Nantes qui aura lieu le 16 janvier prochain. Je laisserai la parole à Clémentine Autain et Bastien Lachaud pour vous en parler. Je voulais juste vous donner quelques éléments chiffrés de la dynamique de la campagne, avec des bonnes nouvelles dans le cadre de notre campagne. Premièrement, le fait que notre programme, l'Avenir en commun, qui est sorti en librairie le 18 novembre, continue à bien se vendre, puisqu'on atteint bientôt, presque, on est autour de 90 000 programmes vendus, donc on atteint bientôt les 100 000 premiers exemplaires du programme vendu en librairie et en vente militante.
Deuxième bonne nouvelle, c'est le financement de la campagne, puisqu'on a dépassé, depuis le lancement de notre campagne de dons au moment de la Convention de l'Union Populaire, justement, à Reims, en octobre, on a dépassé le montant de 1 million de dons réunis, donc on en est très heureux. Je vous présenterai tout à l'heure un programme plus précis des différentes initiatives de la campagne au mois de janvier. Juste dire que, puisque j'ai annoncé des chiffres de vente du programme, ces initiatives vont se poursuivre avec le week-end qui vient, ce week-end, un week-end national de vente du programme.
Mais surtout, le prochain temps fort de la campagne, c'est le meeting qui aura lieu à Nantes le 16 janvier. Et je laisse Clémentine Autain et Bastien Lachaud vous en présenter les modalités. Merci à vous.
Bonjour à toutes et tous. Moi aussi, je vous présente mes meilleurs voeux pour l'année 2022, à chacune et à chacun d'entre vous, et puis à nous tous, qu'on est un petit peu de ciel bleu dans ce monde de brut. C'est alors précisément le premier meeting, grand meeting de Jean-Luc Mélenchon pour cette nouvelle année et à quoi on a dit maintenant 96 jours, je crois, de l'élection. C'est un meeting tout à fait singulier. Vous allez reconnaître le profil de Jean-Luc Mélenchon, dont on a déjà connu la capacité à innover sur le plan technologique et à chaque fois pour essayer de le mettre au service de notre projet politique, de notre vision politique.
Et cette fois-ci, c'est un meeting immersif et olfactif, c'est-à-dire avec une technologie que vous présentera Bastien tout à fait innovante, tout à fait singulière, et qui va nous permettre de ressentir des émotions et de nous projeter, nous projeter dans ce monde d'après que nous appelons de nos voeux. Et je crois que c'est très important qu'à cette étape de la campagne, Jean-Luc Mélenchon puisse avoir une initiative tout à fait originale, particulièrement moderne, moderne par ses outils techniques, moderne par son discours, pour donner à voir quelle est sa vision, qu'est-ce que nous voulons projeter pour le pays dans les années à venir.
La politique, et les Français le savent en particulier, puisque nous sommes un pays qui est très amoureux de la politique, la politique, ça travaille les imaginaires, nous sommes chacune et chacun des êtres de symbole, et nous ressentons, par notre physique, par nos sensations, par ce qui touche à l'intime, de façon très forte, et c'est aussi une manière de partager des idées, de les faire vivre et de partager les idées.
Et c'est pourquoi ce meeting, avec cette technologie, sera particulièrement axé aussi sur l'apport de la culture et des arts dans notre imaginaire, dans la construction de notre imaginaire, et vous aurez en première partie, comment vous dire, des fragments, des fragments de textes, de poèmes, de textes philosophiques, de textes politiques, de textes littéraires également, qui seront lus par des membres du Parlement de l'Union Populaire, pas mal de comédiens qui sont avec nous, mais pas seulement.
Et c'est l'occasion, dès cette première partie, d'abord, de dire à quel point les arts et la culture sont essentiels pour dire le monde, pour dire nos souffrances, mais aussi pour dire, pour exprimer nos rêves. Et en deuxième partie, Jean-Luc Mélenchon sera projeté dans un espace en 3D pour donner à la fois les grands axes de notre projet politique, mais aussi vous parler d'un point qui est très important, c'est les nouvelles frontières de l'humanité, qui correspondent au chapitre 14 de l'Avenir en commun, qui vous parle de la mer, de l'espace, de la révolution numérique.
Et donc, c'est aussi un moment où Jean-Luc va pouvoir, à la fois, encore une fois, redire les grands axes que vous connaissez de la campagne, des ruptures que nous voulons engager dans tous les domaines, mais permettre aussi de se projeter dans ce monde d'après de façon extrêmement moderne, non pas d'ailleurs comme vient de le faire le président de la République dans son entretien ou en dehors du fait qu'il emmerde tout le monde. Je vous invite à lire l'intégralité en détail. Il propose, par exemple, qu'on produise davantage et qu'on continue à exporter.
Vous voyez, c'est vraiment l'arrière-garde la plus totale qui nous est présentée par le président de la République, c'est-à-dire qu'il a un monde dans sa tête qui est un monde totalement du passé. Et nous, ce qu'on veut avec ce meeting, c'est donner à voir que nous sommes dans le monde après cette folie capitaliste, après cette folie consumériste, et qu'il soit capable de penser, y compris d'un point de vue géopolitique, ce monde que nous appelons de nos voeux, refondé sur des bases de progrès profondément humains. Voilà, en quelques mots pour un début de présentation. Bastien.
Merci beaucoup, Clémentine. Merci à vous d'être là. Moi aussi, je vous présente mes voeux. Alors, Clémentine l'a très bien dit, ce meeting est une projection sur le monde d'après. Et c'est pour cela que nous avons décidé d'utiliser des technologies innovantes. Alors, ce n'est pas nouveau pour Jean-Luc Mélenchon, qui, passionné de nouvelles technologies, a été toujours à la pointe de l'utilisation de ces technologies.
Je vous rappellerai le site Minitel en 1988, le premier blog politique en France en 2005, la première chaîne politique en français sur YouTube, qui compte aujourd'hui plus de 500 000 followers, les meetings en hologrammes de la campagne de 2017, mais d'ores et déjà dans la campagne 2022. Alors même que nous faisions face à la pandémie et qu'il fallait trouver de nouvelles manières de s'adresser aux Français, nous avions réalisé un meeting en réalité augmenté en novembre 2020, puis en avril 2021, un meeting en réalité augmenté sur la thématique de l'eau. Alors, plus précisément, comment va se dérouler ce meeting ?
Ce meeting va avoir lieu à Nantes, au lieu Exponante, au parc des expositions de la Beaujoire. Et dans un hall, nous allons donc construire un lieu spécialement dédié à cet événement, une structure pouvant contenir 3000 personnes, une sorte de cube de 50 mètres de côté par 6 mètres de haut et l'ensemble de ces murs seront donc des écrans sur lesquels plus de 16 vidéoprojecteurs projeteront des images. Cela sera accompagné au plafond par plus de 96 mètres carrés de panneaux LED qui compléteront l'immersion.
Et donc, nous allons donc utiliser une technologie de diffusion d'images en 28K pour justement pouvoir couvrir ces écrans de 50 mètres par 6 mètres de haut qui vont permettre de plonger les spectateurs dans différents univers liés au thème et aux thématiques du discours. Alors, cette immersion, elle s'appuie sur des technologies qui existent, qui ont déjà été utilisées, notamment dans le domaine de l'art et de la culture. On peut penser à l'Atelier des Lumières à Paris ou encore à l'exposition sensorielle au Muséum National d'Histoire Naturelle. Mais c'est la première fois que nous allons les utiliser en politique et dans le cadre d'un meeting qui rassemble 3000 personnes.
Alors, ces cisuelles vont être accompagnées d'un son immersif spatialisé pour compléter la sensation d'immersion. Et bien évidemment, nous allons essayer d'utiliser un troisième sens après la vue et l'ouïe, ce qui sera donc l'odorat. Et nous serons donc en capacité de diffuser différents parfums naturels au fur et à mesure, en fait, de l'évolution du discours, de l'évolution des univers pour parfaire, en fait, cette sensation d'immersion.
Donc, un qui se veut tourner vers l'avenir et avec la volonté de remettre un peu de poésie en politique et donc d'utiliser ce qui se fait de mieux aujourd'hui dans les arts et la culture pour le mettre au service du discours politique, ce que nous faisons donc depuis maintenant plusieurs années et à chaque campagne électorale pour vraiment projeter à la fois notre candidat, à la fois notre programme, nos idées dans l'avenir et cet avenir en commun que nous souhaitons le plus progressif et le plus positif possible. Et je vais rendre la parole à Manuel Bompard pour qu'il nous présente le calendrier précis de la campagne.
Voilà. Merci, Bastien. Je rajoute juste un élément sur le meeting de Nantes. On l'a déjà annoncé, mais je veux le redire ici que, oui, nous considérons que nous sommes dans le cadre d'une campagne, que la situation sanitaire, nous en tenons compte, mais qu'elle ne peut pas nous conduire à confiner cette campagne. Nous le faisons avec sens des responsabilités. C'est pourquoi, dans ce meeting de Nantes, comme dans les prochains meetings que j'annoncerai ensuite, nous distribuerons, la campagne distribuera aux participantes, aux participants des masques de type FFP2 pour pouvoir participer à ce meeting dans des bonnes conditions. J'anticipe tout de suite sur une question potentielle.
Le masque FFP2 n'empêche pas de participer à cette expérience immersive, que ce soit du point de vue de l'odorat ou que ce soit du point de vue des autres sens dont a parlé Bastien Lachaud. Donc ce meeting aura lieu à Nantes le 16 janvier. Ce ne sera pas le dernier meeting du mois de janvier pour la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, puisque d'abord, Jean-Luc Mélenchon lui-même tiendra deux autres meetings au mois de janvier. Le premier aura lieu à Strasbourg le 19 janvier. Pourquoi Strasbourg ? Pourquoi le 19 janvier ?
Puisque vous savez qu'on a ouvert cette année, pour ce semestre, la présidence française de l'Union européenne, que le président de la République Emmanuel Macron sera à Strasbourg justement le 19 janvier pour prendre la parole devant le Parlement européen, et que Jean-Luc Mélenchon lui répondra sur notre vision de l'Europe, de la France dans l'Europe, et sur notre stratégie pour faire en sorte que notre programme L'Avenir en commun puisse s'appliquer malgré certaines règles, certains verrous qui sont contenus aujourd'hui dans les traités et dans les institutions européennes. Ça, ça aura lieu le mercredi 19 janvier au soir à Strasbourg.
Ensuite, Jean-Luc Mélenchon tiendra aussi un meeting à Bordeaux le lundi 24 janvier. Mais la campagne de l'Union populaire, ce ne sont pas que les meetings de Jean-Luc Mélenchon. L'ensemble des parlementaires, des membres du Parlement de l'Union populaire vont se déployer et se déploient aussi sur le terrain avec à peu près deux meetings par semaine à partir de cette semaine de parlementaires ou de membres de ce Parlement. Ça commencera cette semaine avec, vendredi soir, un meeting qui aura lieu à Lyon en présence de Manon Aubry, Thomas Porte, Aurélie Trouvé, président du Parlement de l'Union populaire, et un meeting à Nîmes ce samedi en présence d'Éric Coquerel et Daniel Obono.
Vous trouverez dans le dossier de presse l'ensemble des autres meetings. La semaine prochaine, on aura notamment un meeting au Mans le 11 janvier en présence de François Ruffin, Clémence Guettet, Mathias Tavelle, et un meeting à Caen en présence d'Alexis Corbière. En tout cas, on va continuer les meetings de Jean-Luc Mélenchon, bien évidemment, les meetings de nos parlementaires, des membres du Parlement de l'Union populaire qui se déploient partout sur le terrain, et puis les initiatives de campagne sur le terrain. J'ai parlé tout à l'heure en introduction d'un week-end de diffusion du programme qui aura lieu ce samedi et ce dimanche.
Voilà pour vous donner quelques éléments sur le mois de janvier dans le cadre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. On a entendu les propos du président de la République hier, sans doute que vous nous interrogerez sur le sujet. En tout cas, de notre point de vue, ces provocations n'empêchent pas et ne doivent pas empêcher à la campagne présidentielle de continuer à se dérouler. Voilà, merci à vous de votre attention. Maintenant, vous avez la parole. Les personnes qui sont dans la salle, vous pouvez poser des questions. À distance, on prendra aussi des questions, puisque pas mal de journalistes sont aujourd'hui à distance, sans doute au vu des difficultés de la situation sanitaire.
Merci à vous. Question ?
Anne-Charlotte Dussault, du JDD. Il se trouve où, Jean-Luc Mélenchon, dans ce cube de 50 sur 50 ? Alors, donc, Jean-Luc Mélenchon se trouvera au centre du cube. Nous serons donc dans une scénographie avec une scène centrale. Et il sera donc entouré des 3 000 personnes. Évidemment, vous avez l'affiche qui est présente sur le côté, l'affiche qui va être collée à Nantes et aux alentours dans les jours qui viennent.
Bonjour, je voulais une réaction sur les propos de Macron d'hier.
D'abord, l'incroyable brutalité et le mépris qu'on connaissait d'Emmanuel Macron. On est quand même très habitués entre ceux qui ne sont rien. Il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi. Les ouvrières illettrées, enfin, on a eu quand même un florilège pendant plus de 4 ans assez étayé. Mais là, je dirais que dans le moment que nous traversons, alors que la crise du Covid peut générer des fractures à l'intérieur du pays, voilà, il prend la pelle et la pioche et il tape un bon coup. Et ce bon coup, il vise à diviser les Français.
Et certainement pas à nous sortir de là et à chercher une issue qui nous protège face à la pandémie, mais qui nous protège aussi face à l'éclatement possible de notre pays et à des fractures qui sont sans cesse avivées. Donc, c'est d'une extrême brutalité. C'est un discours qui est haineux à l'égard du peuple, méprisant, mais aussi assez haineux à l'égard du peuple. Et puis, il faut bien lire le passage sur la citoyenneté. D'ailleurs, il y en a deux, en fait, dans l'entretien. Mais sur la citoyenneté, enfin, il a une vision.
C'est incroyable de se dire que cet homme est président de la République et qu'il n'a aucune idée de ce que signifie la citoyenneté et quels sont les droits qui sont accolés au fait, tout simplement, d'être citoyen. On avait eu, avec le précédent gouvernement, la déchéance de nationalité. Et là, Emmanuel Macron semble inventer la déchéance de citoyenneté. C'est gravissime du point de vue du président de la République. Je veux dire, c'est une parole qui, nonobstant le vocabulaire emmerdé, je pense qu'on pourrait avoir un peu mieux que ça.
Mais je crois que sur le fond, c'est assez dramatique, sa conception de la République, sa conception des citoyens, sa conception de son rôle aussi, de son rôle nécessaire comme fédérateur dans un moment de crise multiple. Donc, nous sommes dans une colère assez profonde à l'égard de ces propos. Et j'ajouterais qu'on a beaucoup commenté sur emmerder les non-vaccinés. On a commenté sur la citoyenneté. Mais je redis que c'est l'intégralité de cette interview qui mériterait, et sans doute dans les jours qui viennent, ça va être perlé, une analyse un peu poussée. Parce que moi, j'ai été très choquée. Je prends un deuxième exemple. Je ne veux pas être plus longue, mais très choquée.
Quand il dit que la solitude... Il y a deux points qui m'ont alertée, mais il y en a encore d'autres. Il parle d'innovation en matière de santé. Voilà, c'est ça son projet. Mais de qui il se moque ? Ils ont fermé 17 000 lits, 500 lits de réanimation depuis la crise Covid. Et lui, ce qui l'intéresse, c'est de savoir si on va faire simplement des innovations de santé. Mais qu'il commence déjà à faire en sorte que les personnels soignants puissent travailler dignement, qu'il y ait des lits en nombre suffisant, et que voilà, déjà ce à quoi on devrait avoir droit, on puisse y avoir droit.
Et donc moi, ça me met hyper en colère d'avoir cette espèce de président qui se donne des airs de modernité pour masquer, au nom de innovation, la vacuité et la gravité, la dangerosité de sa politique en matière de santé. Deuxième point, et ça va avec, c'est-à-dire qu'il cherche l'innovation, et à côté de ça, il nous explique qu'il va falloir demain produire et exporter davantage. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. On a la crise climatique, on a des périls écologiques sans fin, on n'en peut plus du consumérisme qui abîme aussi nos désirs.
Vous voyez, on revient à la question que nous sommes aussi des êtres sensibles, et que le consumérisme, il bousille la planète, mais il bousille aussi nos désirs. Et on en a absolument ras-le-bol de cette société, que le capitalisme est à bout de souffle, et que le grand déménagement du monde, il faudrait bien que ça s'arrête. Il va falloir que ça s'arrête. Et lui, ce qu'il nous propose, doctement, c'est, texto, c'est marqué dessus, il faut produire et exporter. Excusez-moi, mais ça, ce n'est pas un homme moderne, et ce n'est pas un homme à la hauteur de la situation que nous traversons, et des graves dangers qui sont devant nous.
de cet après-midi, à l'Assemblée.
Pardon ? Non, je voulais juste dire, et après je voulais se poser votre question, qu'on est tout à fait... Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Clémentine, je n'en rajoute pas. Juste dire que... La seule bonne nouvelle, finalement, ce matin, c'est que dans 95 jours, on peut faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon, j'allais faire un lapsus, que Jean-Luc Mélenchon soit élu président de la République, mais surtout, on peut faire en sorte que Emmanuel Macron n'emmerde plus personne.
Donc c'est aussi l'objet de la campagne présidentielle qu'on est en train de mener, et donc on souhaite qu'elle permette effectivement de tourner la page du Macron livre, qui a démontré à nouveau son incapacité à exercer le pouvoir et à le faire en respectant l'ensemble des Françaises et des Français. On peut avoir des points de désaccord, mais en matière sanitaire, mieux vaut écouter l'Organisation mondiale de la santé quand elle dit qu'il faut convaincre plutôt que contraindre qu'écouter un président de la République qui considère que sa stratégie sanitaire doit être d'emmerder celles et ceux qui ne veulent pas se faire vacciner.
Donc voilà, la campagne, elle s'inscrit aussi dans ce contexte-là, et on va faire en sorte que dans 95 jours, il ne nous emmerde plus. Voilà. Puisqu'on a le droit de le dire, le mot, maintenant. On va l'utiliser. Allez-y, posez votre...
Maintenant, parce que j'ai une question de la part de Serge Simino.
Ouais.
Quelle attitude du groupe cet après-midi pour le débat sur le pass vaccinal ? Et demandez-vous la présence du Premier ministre comme l'année dernière.
Mais attendez, hier, on a... Enfin, il faut voir... Cette nuit, puisque on est rentré quand même relativement tard, je vous signale qu'on a eu une interruption de séance parce que nous attendions le Premier ministre. Je peux vous dire qu'on a attendu Godot hier soir. Le Premier ministre semble-t-il est venu. C'est ce que nous avons lu, d'après ce que disaient les journalistes sur nos réseaux sociaux. Mais nous, on ne l'a pas vu. Or, il y a quand même eu une suspension de séance extrêmement longue parce que nous attendions soi-disant Jean Castex qui n'est pas venu. Alors, franchement, il se moque de nous. Mais vraiment, il se moque de nous.
Donc, ça recommence à 15h avec toujours le même problème parce qu'hier, avec les interruptions de séance et la façon de nos présidents de la République à bordéliser, on n'a pas d'autre mot, le travail parlementaire, en plus avec l'information selon laquelle, qui est quand même une provocation ultime, selon laquelle l'interview aurait dû être publiée après le vote des députés. Donc, merci bien. C'est vraiment... Enfin, je veux dire, non seulement il emmerde les non-vaccinés, mais il emmerde aussi les députés d'opposition en particulier. Donc, je trouve ça vraiment, vraiment lamentable. Donc, Castex, va-t-il venir ? Écoutez, franchement, j'ai l'impression qu'on a tango d'eau.
Peut-être qu'on va pouvoir continuer le travail parlementaire. Lui donner aussi toute sa force parce que le mépris qu'ils ont à nous faire travailler toute la nuit, on voit bien ce que ça donne parce qu'il y a un amendement qui a été adopté hier après-midi à l'unanimité. Je peux vous dire que cet amendement, jamais un compromis n'aurait été trouvé à 5 heures du matin avec des gens à la tête de travers, etc. Donc, c'est du mépris pour le travail parlementaire lui-même, pour le débat démocratique, parce que quand vous voulez enfourner un texte aussi important en le commençant...
Je ne sais plus lundi à quelle heure on l'a commencé, mais en le commençant lundi et en voulant le finir, en gros, mardi au petit matin, ça veut dire que vous ne voulez pas faire vivre le débat. Ça veut dire que vous voulez l'enterrer extrêmement vite. Voilà. Et ça, ce n'est pas bon pour le débat démocratique. Mais en plus, ce n'est même pas bon pour le travail parlementaire parce que parfois, un texte peut être amélioré, y compris par des votes au consensus et on peut faire bouger des choses. Donc, ce mépris pour le Parlement, ça aussi, c'est comme le reste, ce n'est pas nouveau. Ça fait depuis le début de la mandature que c'est comme ça.
Je vous rappelle qu'il avait commencé en faisant un discours que nous avions boycotté d'ailleurs à l'époque, Jupiter, à Versailles, qui était déjà une manière de s'asseoir sur le Parlement puisque c'était le président de la République qui s'adressait à la représentation nationale, ce qui n'est absolument pas le rôle du président de la République. C'est le Premier ministre qui s'adresse à la représentation nationale. Donc, j'ai l'impression que ce n'est pas toujours très clair dans la tête d'Emmanuel Macron. Les rouages démocratiques, ça a l'air... C'est vraiment à l'appréciation, à sa propre appréciation et c'est une appréciation qui dégrade la République et la démocratie.
Est-ce que, selon vous,
ça peut être un tournant dans la campagne, cette sortie de Macron ?
Moi, je pense que c'est un temps fort de fait de la campagne. Bien sûr que c'est un temps fort de fait de la campagne parce qu'il pose un acte qui est un acte de division et qui est un acte grave, brutal. Et donc, forcément, devant cet acte grave et brutal du président de la République qui nous dit à demi-mot qu'il va se représenter, ça aussi, il serait peut-être temps qu'il se déclare parce que jusqu'ici, il fait quand même campagne au frais de la présidence de la République, sans dire son nom. Donc, s'il se déclarait, peut-être qu'aussi, le débat politique pourrait être plus franc, plus clair sur l'échéance qui, encore une fois, est à moins de 100 jours. Maintenant, à moins de 100 jours.
Donc, oui, je pense qu'il débarque... le tweet de Raquel Garrido était quand même assez amusant de ce point de vue. C'est-à-dire qu'en termes d'originalité d'entrée en campagne, c'est vrai que c'est quand même un marqué d'une pierre... Non, mais c'est vrai, c'est quand même particulier. Et quant aux non-vaccinés, je voulais rajouter, mais enfin, s'il veut emmerder les non-vaccinés, ça serait peut-être bien qu'ils commencent par lever les brevets parce que les premiers non-vaccinés à travers le monde, je vous signale qu'ils sont plus en Afrique que chez nous. Alors, on fait quoi ? Hein ? Et si on levait les brevets, ça serait quand même un peu plus intéressant, non ?
Allez, est-ce qu'il y a d'autres questions ? Soit ici, soit à distance, soit si vous voulez qu'on s'arrête là, on s'arrête là.
Junès, du fait du Parisien, on annonçait un retour des hologrammes, si j'ai bien compris, mais en avril, dans la dernière ligne droite, vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Oui, alors, les hologrammes, c'était évidemment une innovation technologique au moment où on l'a fait en 2017, mais c'est aussi un outil, un outil fabuleux, je dirais, pour faire campagne parce que cela permet de tenir simultanément quasiment sept meetings dans le pays, voire plus, donc quasiment un meeting par grande région, et donc, dans la dernière ligne droite, dans la dernière semaine de campagne, quand le candidat doit multiplier les déplacements, être partout, eh bien, les hologrammes vont nous permettre de le faire et donc d'assurer un meeting dans cette grande région de France le 5 avril, et donc cela va être un outil de campagne très intéressant, et c'est là où l'on voit que les innovations technologiques sont certes des innovations technologiques, mais elles contribuent grandement à l'évolution de la manière de faire de la politique, de la même manière que les réseaux sociaux ont bouleversé la politique, de la même manière que l'imprimerie également, donc vous voyez bien que là, ce qui pouvait passer pour un gadget en 2017, eh bien, aujourd'hui, devient un outil, je ne dirais pas banal, mais en tout cas, habituel et utile pour une campagne présidentielle.
Jérôme Legave, pour Information Ouvrière, vous avez souligné la violence provocatrice d'Emmanuel Macron hier soir, cette violence s'exerce aussi dans les colonies, puisque en Guadeloupe et en Martinique, on connaît les procédés qui sont employés en ce moment par le pouvoir, Elie Domota, le porte-parole du LKP, a été placé en garde à vue il y a quelques jours avant d'être relâché quelques heures plus tard, et il passe en comparution enfin, il passe devant le tribunal, me semble-t-il, le 7 avril prochain.
Donc, j'ai vu que Jean-Luc Mélenchon et que de très nombreux responsables et élus la France Insoumise ont réagi et ont tenu à faire part de leur indignation devant la situation qui est faite à Elie Domota, et je souhaitais savoir si vous aviez des éléments supplémentaires ou des commentaires supplémentaires à faire par rapport à cette situation.
Merci pour la question. Alors, d'abord, effectivement, nous avons apporté dès son arrestation, son interpellation, tout notre soutien à Elie Domota qui était dans une manifestation pacifique, qui a encore fait face à une forme de répression gouvernementale tout à fait insupportable, mais on a pu voir que les organisations syndicales, le peuple guadeloupéen étaient en capacité de se faire respecter puisque M. Domota a été relâché rapidement sous la pression de la mobilisation populaire. Nous demandons, bien sûr, et nous continuons à lui apporter tout notre soutien.
Nous avons pu le rencontrer puisque Jean-Luc Mélenchon était en déplacement en Guadeloupe puis en Martinique à la fin du mois de décembre. Nous avons pu échanger avec lui, avec les syndicalistes, les collectifs qui sont mobilisés aujourd'hui en Guadeloupe ou en Martinique. Et honnêtement, j'invite sur ce sujet comme sur d'autres le président de la République et son gouvernement à faire preuve de beaucoup moins de mépris, de beaucoup moins de brutalité et de privilégier l'échange, le dialogue et la discussion. Aller en Guadeloupe, aller en Martinique, n'y passer pas seulement une journée comme l'a fait M.
Lecornu en provoquant tout le monde et en refusant de rencontrer les salariés qui sont mobilisés et par le dialogue faisant en sorte que la Guadeloupe et la Martinique puissent tout simplement continuer à vivre parce que quand vous avez à peu près 40% des soignants par exemple qui ne sont pas vaccinés, vous pouvez décider que demain ils ne pourront plus exercer à l'hôpital mais dans ce cas-là c'est l'hôpital qui ne tiendra pas et quand nous sommes allés en Guadeloupe ou en Martinique, nous avons pu échanger avec les soignants, avec les pompiers, avec toutes les professions qui sont mobilisées aujourd'hui et je crois que le président de la République et le gouvernement ont encore fait preuve d'une forme de brutalité qui est tout à fait insupportable et donc j'espère pour répondre concrètement à votre question et je demande et nous demandons que les poursuites contre M.
Domota soient tout simplement abandonnées parce que ce serait encore une manière de mettre de l'huile sur le feu qui est tout à fait insupportable mais au vu des propos du président de la République hier, je crains que ne ça soit pas exactement sur son état d'esprit. D'autres questions ? Je ne sais pas sauf si vous voulez compléter. Ça va ? Pas d'autres questions ? Eh bien merci beaucoup et donc on se retrouve bientôt mais en particulier le 16 janvier à partir de 14h à Nantes on vous donne à toutes et tous rendez-vous et on espère que ce sera un moment fort de cette campagne. Bonne journée à tout le monde.
Jean-Luc Mélenchon