Prix à la pompe : "Total n’est pas un ennemi, mais ses actionnaires sont un problème" (H. Clouet)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europe il est 14h3 sur Europe 1. C'est la suite d'Europe 1 info. Merci beaucoup Émilie, on se retrouve dans une demi-heure sur Europe 1 dans bienvenue si vous nous rejoignez c'est l'heure des grands entretiens politiques et oui nous sommes ensemble pendant encore 1 heure.
Alors je recevrai dans une demi-heure Laurent Marc Angellie l'ancien ministre de la fonction publique et député Horizon de Corse du Sud mais tout d'abord c'est Adrien Clouet député la France insoumise de Haaron, vice-président du groupe LFI à l'Assemblée nationale qui est en studio avec moi sur Europin. Bonjour Adrien Chloé. Bonjour et merci.
Soyez le bienvenu. On va commencer évidemment par les prix à la pompe qui était au plus haut hier en raison bien sûr de la guerre au Moyen-Orient et il y a tout ce débat autour de la fiscalité de Total énergie. Alors écoutez tout d'abord le Premier ministre Sébastien Lecornu, il est revenu sur cette polémique.
Il était à l'Assemblée nationale. Total paye déjà des impôts. Je le dis pas.
Bah non mais on peut pas faire circuler des mensonges et des contrevérités sur les réseaux sociaux en permanence. On peut avoir le débat sur est-ce que Total paye suffisamment d'impôts. N'allez pas dire aux Français et aux Français que Total n'en paye aucun.
Enfin, ça s'appelle un mensonge. 2 milliards d'euros de prélèvement obligatoire. On peut avoir le débat en disant est-ce que c'est suffisant ?
Mais ne disons pas que c'est 0 €. Au moment où on se parle, des Français et des Français finissent par croire que Total ne paye rien. C'est un mensonge et c'est on vient abîmer le consentement à l'impôt de manière globale.
Alors Adrien Clouet, qu'est-ce que vous lui répondez au Premier ministre ? C'est un mensonge quand on est premier ministre parce que cette polémique a été aussi lancée par votre groupe he oui enfin c'est pas une polémique c'est une information parce que un premier ministre devrait faire la distinction entre un impôt une cotisation sociale. Pour tous celles et ceux qui nous écoutent he les impôts, c'est ce que vous payez qui va dans le budget de l'État par exemple impôt sur le revenu la TVA.
Les cotisations sociales c'est ce que vous payez sur votre salaire qui finance les hôpitaux la maladie les retraites. Or nous avons raison et je le redis à votre antenne Total ne paye quasiment aucun impôt en France. Ce que dit monsieur le cornu ici, c'est qu'il nous compte les cotisations sociales payées sur les salaires.
Bah en fait, c'est les salariés cotisent. Oui, bien sûr, mais total ne paye pas. Impôt sur les sociétés, zéro.
Zéro. Contribution exceptionnelle sur les entreprises qui font des super profits, zéro. Donc Total n'est pas une entreprise qui paye des impôts en France.
Et d'ailleurs euh le meilleur moyen de s'en convaincre, c'est de regarder ce qui se passe chez les pays voisins. Alors que en Allemagne Total vend trois fois moins qu'en France, il paye 600 millions d'euros d'impôts. Il n'y a parce que la fiscalité sur les entreprises est différente et parce que peut-être les les bénéfices aussi et puis ou peut-être que les bénéfices sont différents en Allemagne pour total.
Non non, ils en font plus mais euh ils payent moins ils payent plus d'impôts en Allemagne qu'en France. Donc tout ça en fait nous rappelle une chose très simple, c'est que Total essaie dans chaque pays de gruger un petit peu, d'obtenir des remises, des cadeaux, des exonération et en France, il n'y a que chez nous qu'on leur laisse tout passer. Bon, ça c'est une question qu'on peut laisser de côté parce que le sujet du moment, c'est moins faire payer des impôts à total que de bloquer les prix à la pompe parce que dès lors qu'on bloque les prix, c'est total qui obligé de payer le différentiel.
Mais c'est ce que j'allais vous dire finalement au-delà des chiffres, au-delà de des impôts sur et de cette polémique sur la fiscalité de groupe Total énergie, est-ce que finalement là dans ce contexte de guerre au Moyen-Orient, de crise pétrolière, de prix à la pompe qui augmente, l'ennemi c'est Total ? Ah mais le Total n'est pas un ennemi. En revanche, les actionnaires de Total sont un problème.
D'abord, je rappellerai que la majorité des actionnaires de Total ne sont pas français hein, ils sont en Amérique du Nord. Mais je mets ça de côté. Aujourd'hui, Total a augmenté le prix de l'essence.
Donc vous le savez hein, comme moi à chaque fois que vous faites le plein. Ça veut dire le trimestre dernier les Françaises et les Français, ils ont en moyenne versé, enfin les conducteurs hein ont versé 125 € à total. C'est énorme.
C'est 50 % de plus que l'année d'avant. Pourquoi ? Parce que Total spécule.
Total, je le dis bien spécule. Le premier jour de la guerre, vous l'avez évoqué à l'instant, premier jour de la guerre, Total a augmenté les prix de la vente et pas pas du tout parce que il y avait moins de pétrole ou parce qu' ça avait été plus cher à prisonner. Ils l'ont fait le premier jour avec du pétrole qui était déjà dans les stations depuis un mois.
Donc à chaque fois qu'ils ont l'occasion d'augmenter le prix, ils le font parce que c'est une grande entreprise capitaliste qui a comme mission numéro 1 de gaver malheureusement ses actionnaires. Donc il faut c'est c'est une entreprise privée qui cherche à avoir des des bénéfices. On n'est pas dans une société ou dans une une dans un pays collectiviste.
Donc voilà, c'est pas une ONG humanitaire non plus. Et pourtant en plus ils ont fait un geste puisqu'ils ont plafonné les prix. Et donc si les consommateurs, les automobilistes que nous sommes, on veut aller payer l'essence moins cher, on va où ? chez Total Energie.
Mais pourquoi ? Parce que la marge, elle se fait pas dans la station service, elle se fait au moment du raffinage. C'est là que Total fait beaucoup d'argent.
C'est vous voyez, il y a le brut qui est acheté directement là où c'est extrait puis qui arrive au moment du raffinage. Là total raffine. Il y a vous savez qu'il y a il y a six station de raffinage en France notamment en majorité totale et après ils vendent au station service.
Bon ce qui se joue en station service c'est très peu. C'est quelques centimes de marge. Là où il y a des dizaines de centimes de margent mon du raffinage.
Et c'est là que Total prend tout le monde à la gorge et peut me permettre de contrôler l'ensemble du secteur. C'est pour ça qu'il y a deux solutions qui s'imposent. d'abord bloquer le prix à la pompe pour que Total soit obligé de faire payer enfin en tout cas verser moins de dividende parce que je pense que c'est pas à nous tous et nous toutes de payer ici la spéculation de total.
Et deuxièmement, il faut que les raffineries en France soient nationalisées. Vu que c'est le lieu où s'opère le super profit dès lors qu'il y a une crise quelque part, c'est là que et bien on prend du 10 15 20 centimes au litre. Ça doit être sous contrôle public parce que c'est un monopole privé de fête.
Mais ça ça marcherait. Il y aurait des bénéfices de nationaliser. Ça a déjà été fait, ça se fait dans d'autres pays.
Ah bah bien sûr, il y a beaucoup de pays au monde. Il y a beaucoup de pays au monde qui ont des rafineries qui sont publics. Par ailleurs en France, ça ça a longtemps été le cas.
Bah si vous allez beaucoup de pays d'Amérique du Sud ont des raffineries sont publics. Je pense avec au Brésil mais parce qu'ils sont producteurs de de pétrole aussi. Peut-être le Venezuela, ça se fait.
Euh je sais pas si le Venezuela raffine parce que Venezuela a une crise pétrolière. vous connaissez, ils ont une société PDVSA mais en fait qui a des capitaux mixes donc c'est un peu plus compliqué que ça. dans le cas de pays, on va dire, qui produisent, qui assurent et qui raffinent et bien de quand il y a un monopole de fête et bien il y a un intérêt à ce que ce monopole privé et bien soit sous contrôle public pour qu'on puisse directement piloter voilà une service de voilà une entreprise de service public tout ce qui est raffinerie et distribution de pour atténuer les choc voyez c'estàd que quand il y a un choc géopolitique au lieu de reporter directement sur le conducteur c'est moment du raffinage qu'on ferait moins de profit et du coup ça permetrait de lisser comme ça sur l'année et disons même sur de manière un peu structurelle sur le temps long d'autant plus que une raffinerie C'est ce qu'on appelle quelque chose de de bifacial.
Disons qu'il y a une infrastructure en fait de la vapeur, de l'énergie et cetera. Et donc aujourd'hui le problème qu'on a, c'est que beaucoup de raffineries ne font rien d'autre que du raffinage pétrolier. Et donc on a besoin que la puissance publique s'en saisisse pour pouvoir faire autre chose qui se fait déjà.
La raffinie de Grand Puit par exemple ou la raffinie de la MED sont des raffineries qui grâce à l'argent public ont produit d'autres types d'énergie et donc sont dans une bifurcation écologique et le seul moyen d'avoir et le contrôle des prix et la bifurcation c'est la puissance publique. Mais justement, j'allais vous poser la question Adrien Clouet d'un point de vue de souveraineté et d'un point de vue écologique, est-ce qu'il ne faudrait pas mieux au lieu de nationaliser des raffineries essayer de sortir de notre dépendance aux hydrocarbures ? Mais c'est justement comme ça que ça marche.
Prenez la raffinerie de la MED par exemple. de la MED qui est donc un site historique d'hydrocarbure. Maintenant, elle produit 500000 tonnes d'huile végétale, elle produit du bioquérosène, elle produit elle produira de l'hydrogène à partir de 2028.
On a diversifié la production simplement aujourd'hui. Total n'investit pas dans cette diversification sur les sites des raffineries parce que on oui, il investissent ailleurs quand même. Ils ont ils ont changé d'ailleurs.
Oui, parce qu'on les ferme. La France est le pays d'Europe qui a le plus perdu de raffinerie en l'espace de 15 ans. Pourquoi ? et ben pour créer une tension, pour créer une pression et pouvoir ainsi nous facturer encore plus cher à la fin.
C'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut profiter d'avoir des salariés hautement qualifiés dans les raffineries, des capacités de production qui sont disponibles, une infrastructure qui a beaucoup d'usages différents et entamer cette bifurgration écologique. Je pense que la puissance publique est le mieux placé pour le faire. dans le même cascorbital pour prendre un autre exemple d'une industrie qui a besoin de faire ce tournant écologique.
Mais justement Adrien Clia, si on revient à la situation actuelle avec encore une fois on est à la veille d'un pont de 8 mai, c'est rouge sur les routes, ça veut dire que ça va coûter très cher au français. Alors les embouteillage, ça va coûter bonbon. Exactement.
Donc on va pas forcément pleurer sur le sort de Total, mais eux ils ont plafonné les prix. Est-ce que il ne faudrait pas mettre aussi la pression maintenant sur le gouvernement pour aider les Français ? Non parce que enfin pardon bien sûr pression sur le gouvernement c'est pas moi France insoumise qui vais vous dire faut pas mettre la pression il faut la mettre tout le temps sur tout comme vous pouvez mais euh le sujet c'est pas tellement qu'on prenne de l'argent public parce que aujourd'hui verser de l'argent public par exemple le RN et les macronises qui disent qu'il faut indemniser les gens euh sur le prix à la pompe ça veut dire qu'avec nos impôts, on va payer pour que Total fasse des profits.
Bon c'est pas la bonne chose. Ce qu'il faut c'est activer l'article 412 du code du commerce qui permet de bloquer les prix à la pompée dire en tout cas ça ne l'a jamais fait jusqu'à présent. Je rappelle qu'on l'a fait par exemple en 89 à la Guadeloupe dans une catastrophe naturelle 4 semaines de blocage.
On l'a fait en 90 durant la guerre du golf 5 semaines de blocage. Plein de pays le font de la Thaïlande à la Grèce en passant par la Corée du Sud où on bloque le prix à la pompe. On dit bah prix maximum vous ne pouvez pas vendre au-dessus parce que sinon on considère que c'est de la spéculation et que les conducteurs n'ont pas payé la spéculation.
Donc on peut faire le blocage des prix, c'est important de le faire et le gouvernement devrait être responsable et engager ce blocage plutôt que de se balader. Ser pour tout le monde, ça serait pas seulement pour ceux qui en ont besoin parce que là le gouvernement dit voilà, on fait des a on fait des aides ciblées justement pour ceux qui en ont le plus besoin, pour les gens qui utilisent le plus la voiture ou qui sont le plus démunis. Mais tout le monde a besoin.
Vous voyez ça marche pas leur histoire, ils vous disent alors c'est 30 km aller-retour faire par jour pour être éligible et être au niveau du SMIC. Mais quelqu'un qui a 1,2 SMIC et qui fait 35 bornes, bah il aurait qu'à mettre dedans. Ou quelqu'un à l'inverse, quelqu'un à l'inverse qui est au niveau du SMIC et qui fait que 25 km par jour, il devrait être dedans aussi.
Vous voyez, plein de situations ne sont pas couvertes. Et puis on nous dit euh ça dépend du temps domicile travail mais enfin les gens qui vont chez le médecin qui sont loin du lieu des courses, qui habitent de manière éloignée de leur famille, bah pourquoi eux ils ont commerciaux, les gens qui bossent dans les transports et cetera pour combien de temps ? Ah bah jusqu'à ce que la crise s'atténue.
Nous on propose de le bloquer à 1,70 c'estàd le volume d'avant-crise qui permettrait toujours à total de faire des bénéfices aujourd'hui. Si on le mett à un 70, ils en feraient un peu moins. Donc il verseraient un peu moins d'argent aux actionnaires et ça ne va pas me fendre le cœur.
Adrien Clouet député LFI de Haut Garon, vice-président du groupe LFI à l'Assemblée nationale et l'invité des grands entretiens d'Europein info. On va on va revenir sur cette rêve partie qui a eu lieu près de Bourge et puis bien sûr on parlera de la présidentielle de 2027. à tout de suite 14h13, vous êtes bien sur Europe et vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europ avec Clélie Mathias sur Europe 13h 15h Europain 2h15 sur Europ la suite des des grands entretiens politiques de repos sur Europein avec vous Clé Maia c'est votre premier invité Adrien Clouet député LFI de Haaronne et vice-président du groupe LFI à l'Assemblée nationale.
On va revenir par euh sur ce qui s'est passé près de Bourges, cette rêve partie. C'était le weekend dernier. La chef de fil des députés LFI que vous connaissez bien Mathilde Panot a fustigé la riposte du gouvernement face à cette free partie.
Elle était sur France 2. C'était il y a quelques jours. Nous trouvons complètement aberrant que la priorité politique des macronistes à l'heure où il y a tant de malheur dans notre pays, c'est de mettre des DJ en prison.
Et on voit bien la logique de la politique répressive. Les free partis existent depuis les années 1990. qu'on laisse euh la jeunesse de ce pays tranquille et queon puisse organiser des choses.
Ils avaient d'ailleurs les organisateurs proposé à la préfecture de trouver un lieu en commun. Ils avaient demandé des autorisations. Ces autorisations sont à chaque fois refusées.
Donc on laisse la jeunesse tranquille de ce pays. On laisse pas tranquille Adrien Clou la jeunesse. On met des DJ en prison.
Bah c'est ce qu'ils veulent faire. Enfin franchement les Macronis c'est vraiment des gros coincés quoi sur le coup. Enfin, j'ai envie de leur dire sortez un peu, allez vous amuser, enfin arrêtez d'embêter tout le monde.
Mais non, mais est-ce que eux là, les tfeffeurs, comme on dit, n'ont pas embêté les agriculteurs, les riverins, ce qui s'est passé pendant 3 jours, vous les avez entendu les déchets qu'il y a pu avoir, les nuisances, qu'ell soi sonor au niveau des véhicules, les champs qui euh sont détériorés après le passage et puis rappelons quand même que c'était sur une sur un terrain qui était dangereux avec des obus ou potentiellement des mines. Donc, on est en train de nous dire qu'il y a des obus qui peuvent péter sur des agriculteurs. Non, dans un terrain militaire.
Oui, mais du coup euh attendez par que Oui, mais vous voyez, il y a les uns qui nous disent ça a détruit euh des terres agricoles et les autres nous disent il y a des obus dedans. Enfin, pardon, c'est qu'il y a peut-être un problème général, c'est a des obus sur le territoire où les gens se baladent. Mais je mets ça de côté.
Vous savez bien, c'est que le terrain militaire était euh était avoisiné par des par des champs. Oui, mais le lieu où on parle des obus qu'on nous qu'on nous raconte, c'est un lieu de promenade. Donc ça veut dire qu'on laisse les gens se promener là où il y a des obus.
C'est quand même un vrai problème. Mais je mais je mets ça vraiment de côté. Je dire tout a été dit par la présidente du groupe LFI Mathil Panu.
Les organs ont proposé de avec la préfecture de trouver un lieu en commun. Ils ont demandé des réunions qui n'ont jamais eu lieu. C'està dire tout seul et ceux qui voulaient faire cette fête étaient prêt à aller n'importe où où on désignerait.
Et quel est le but de la puissance publique dans ce moment-là ? C'est que ça s'organise bien. C'est essayer de discuter avec eux.
Quelles sont les conditions permettent à tout le monde de s'amuser et de sécuriser le foncier à côté. Et là comme souvent c'est le coup de force. Je rappelle que même la coordination nationale du son donc qui organise et qui structure un ensemble de réseaux qui organise ce type de de fête a demandé un rendez-vous depuis maintenant plus d'un an avec la direction de cabinet du ministère de l'intérieur qu'elle n'a toujours pas eu. [souffle coupé] Franchement tout est fait pour que ça se passe mal et ça c'est pas normal parce que ça met en danger les gens qui participent et puis évidemment ça met en danger gendarmes et policiers qu'on envoie ensuite pour verbaliser tout le [grognement] monde à la fin d'un festival qui aurait pu se passer dans d'excellentes conditions et qui d'ailleurs verbalise même les associations qui font de la santé sexuelle ou de la prévention des addictions.
Donc on crée toutes les conditions pour que ça se passe mal. Ben moi, c'est clair, je le redis comme les aim Panot avec Jean-Luc Mélenchon, président de la République, on sera interlocuteur de toutes celles et ceux qui veulent faire des free parties et qui ont le droit d'avoir des gens qui leur parlent, qui discutent et proposent des terrains. Mais vous pouvez leur dire par exemple non ce terrain là, non, vous n'y allez pas.
Ce sera déclaré illégal si vous y alliez. Mais mais non, mais c'est le but d'une discussion mais vous comprenez bien que lors vous avez des min de gens qui se rassemblent, vous pouvez pas à dernière minute leur dire ce terrain là non et pas d'autres choses. Alors, on leur dit quoi ?
On dit "Allez-vous balader, chacun se promène sur la route nationale." Bon, il faut proposer quelque chose pour que on arrive à aboutir à un terrain d'entente là. Rien n'est proposé parce que ils veulent clairement criminaliser le phénomène des Free parti.
Moi, je pense que ça doit se passer bien et que ça peut se passer bien si on respecte les uns les autres. Mais la France n'est pas le seul pays à durcir le ton. L'Italie l'a fait également.
Oui, les l'extra de madame Méloni l'a fait. Effectivement, vous avez raison de le dire. tandis que des pays comme l'Espagne ou l'Allemagne et bien discutent avec les ordinateurs de de tel de tel moment, leur trouve toujours un espace qui est approprié et tout se passe toujours très bien.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous dites des incidents qui ont émaillé ? Enf déjà, commençons par le positif, qu'est-ce que vous dites de la victoire en demi-finale hier du PSG face au Bayern de Munich ? Bah moi, je peux que féliciter évidemment à chaque fois que vous avez euh des footballeurs français ou footballeuses mais en l'occurence footballeur euh français euh hier c'était voilà en l'occurrence des footballeurs.
Mais il faut pas oublier le sport féminin à chaque fois évidemment qu'on est derrière à chaque fois qu'il y a un match qui a un match à caractère international. Alors nous bon en ce moment on siège en myigque jusqu'à minuit donc on a pas l'occasion trop de sortir voir les matchs. C'est sûr que ça suivait sur les téléphones.
On est sur alors quelquesuns mais on est sur la programmation militaire en ce moment. Donc on a des des on a on a des débats sur la défense nationale en même temps. Donc bien sûr queon peut que se réjouir et puis c'est des grands moments de de fête populaire et ça nécessite du coup aussi d'organiser l'accueil de cette fête de fête populaire et d'encadrer le moment où les gens quittent le stade.
Hier étiez à l'Assemblée nationale quand vous êtes sorti place de la Concorde, vous avez vu les débordements ? Alors moi non franchement j'ai rien vu mais vous avez pas vu l'exposition. Oui, peut-être parce que l'exposition de Yanartus Bertrand avec on a vu après on envoie les images avec de ce mobilier de ces photos qui ont été qui ont été euh mis par terre avec voilà tout ce tout ce qu'il a pu y avoir.
Vous les condamnez ces violences, ces incidents ? Bah bien sûr, de toute façon, ça met des gens en danger. Ça met en danger, y compris bon les personnes qui venaient assister, les familles [grognement] qui passent par là, les passants qui ont rien à voir avec le football, les personnes de sûreté publique qui sont envoyées et cetera.
Donc ça met tout le monde en danger. Bien sûr que moi je pense qu'il y a pas de lien entre le fait d'avoir d'avoir un beau résultat dans un match de football et le fait ensuite d'avoir des détériorations à l'extérieur. Bien sûr.
Est-ce [grognement] que les polici ont été assez fermes ? Bah je pense c'est pas la question de fermeté le sujet. Euh le sujet c'est comment on fait pour prévenir ce type d'événement.
Une fois que vous avez des gens qui occasionnent des destructions, c'est pas parce que vous leur mettez des condations plus fortes, vous le tapez plus fort dessus, ça va changer grand-chose. Ça peut pas dissuader. Ah non, je pense pas que ça dissuade la violence de la repost.
En revanche, la question c'est comment on organise après un match de football pour que les gens se dispercent de manière convenable que il y ait pas des des attroupements à x ou y en droit. voir même comment il était pas en France hein je rappelle ce match hier soir he oui bien sûr mais et et voire même aussi mais je veux dire ça ça vaut pour tous les pays parce que poser la question parce que c'est des questions par exemple qu'on a souvent en Allemagne au Royaume-Uni comme pays qui ont les mêmes difficultés que nous là-dessus et comment on fait après pour aussi permettre d'avoir des espaces de célébration ? Je pense c'est important aussi que lorsque les gens ont fait la fête et qu'ils veulent la faire ils aient des lieux où ils peuvent la faire et qu'on organise des espaces.
Bah d'ailleurs on revient un peu à la question mais mais oui vous voyez on en revient un petit peu à ce sujet comment on fait pour avoir des espaces au gens peuvent se regrouper qui sont sécurisés qui sont organisés avec des association des gens qui ont des responsabilités par rapport à ce qui s'y passe et qui peuvent du coup canaliser à peu près tout le monde. Moi je pense que mais oui mais c'est important de d'organiser ça de manière convenable parce que du coup ça isole aussi les quelques-uns qui font des bêtises. Allez parl venons maintenant à la campagne présidentielle.
L'euro député et vice-président de place publique, Raphaël Glxman est revenu sur son refus de participer à une primaire de la gauche. Il était sur France 2 hier. Écoutez-le, je vous demanderai une réaction après.
Adrien Clouet, c'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affronte. Il ne va pas gagner. Il ne va pas gagner parce que je suis convaincu et nous l'avons montré aux élections européennes que notre ligne est majoritaire à gauche.
On a fait 14 % aux élections européennes. Pourquoi ? Est-ce qu'on a assumé une ligne sociale déémocrate, écologiste, viscéralement pro européenne et attachée à la démocratie ?
Et oui, à un moment, il faut se mettre d'accord entre nous et à un moment surtout, il va falloir répondre aux questions que se posent les Françaises et les Français. Aujourd'hui, ils sont pas obsédés par la course de petits chevaux. Aujourd'h ils sont obsédés par le prix à la pompe.
Quelle est notre réponse ? Quelle est notre réponse ? Pour que les Françaises et les Français ne soient pas à ce point dépendant de la volatilité des prix du gaz et du pétrole.
Alors, la France insoumise, votre parti propose à la gauche une campagne commune pour les élections présidentielles puis législatives. Là, comme ça, à l'instant où on parle, ça paraît mal embouché. Oh, il y a encore beaucoup de temps.
Vous savez, la réflexion, elle se déploie toujours dans le temps long, mais j'ai j'écouté à l'instant ce que disait François Hollande, Raphael Luspan, pardon, confond. Il a raison sur un point. Bien sûr qu'il faut s'intéresser à l'offre politique et ce qui est proposé.
En l'occurrence, j'ai écouté son émission d'hier. Ce qu'il a dit, c'est qu'il était contre le blocage des prix de l'essence à la pompe. Bon ben voilà, il dé pas la même solution.
Voilà. Non mais au moins, il y a un débat qui est clair. Vous voulez bloquer les prix de l'essence, vous votez Jean-Luc Mélenchon.
Vous voulez vous faire raquetter 120 balles par trimestre, vous votez Raphaël Luxman. Donc visiblement, vous n'êtes pas d'accord sur beaucoup de points sur le fond. Pourquoi proposer une campagne commune ?
Bah, on l'a proposé à l'ensemble de la gauche, pas forcément au il en fait partie. Oui, vite fait. Ah, donc non.
Alors donc vous le proposez à l'ensemble de la gauche disons à toutes les forces qui ont été dans le nouveau Front populaire. Vous voyez monsieur Glisman a toujours été contre par ailleurs. Il a toujours été contre les alliances à gauche.
Il a jamais voulu n nouveau Front populaire. Il a fait campagne contre au moment des élections municipales. Il a réussi à perdre 100 % de ses mères, c'estàdire un en refusant les fusions avec la France insoumise.
Bon le bilan, il parle pour lui. Monsieur Gluxman il est très isolé donc bon il fait des plateaux. C'est très bien.
Euh il derrière Jean-Luc Mélenchon mais c'est vrai qu'il fait de son mieux. Non mais [grognement] quand même ça pourrait vous interpeller ça. Oh ça m'interpelle assez modérément parce que je pense qu'en campagne il arrivera à être encore plus bas. [soupir][souffle coupé] On verra.
Vous avez la dendure contre lui en tout cas mais j'accord politique. Attendez moi je le connais pas monsieur Gluxman. J'ai pas d'avis personnel sur lui.
Il est sans doute très sympathique. Il y a pas de souci. On n'est pas [grognement] d'accord sur le fond politique.
Je trouve qu'il a un programme qui est très proche de ce que fait monsieur monsieur Macron et sur tous les sujets défense nationale essence la question de la santé publique. À chaque fois il est d'accord avec Macron. Donc en fait, pourquoi il va aux élections en plus de monsieur Atal et Édouard Philippe s'ils sont tous d'accord ces gens-là ?
Euh Jordan Bardella disait que pour Jean-Luc Mélenchon qui est donc Doren avant maintenant votre candidat officiel sur le site Mélanchon 2027.fr. Exactement.
Jordan Bardilet disait qu'il n'était pas une un bon candidat à la présidentielle parce qu'il manquait de sang frroid. [grognement] Mais écoutez monsieur Bardella, je pense qu'il est un mauvais candidat pour tout donc on va pas démarrer là-dessus. [grognement] Non mais ce sont ce on le connaît, on est habitué aux colères de Jean-Luc Mélenchon ou même à ses outrances.
Est-ce que ça peut-être un obstacle ? Moi je pense que Jean-Luc Mélenchon, il a une très grande force, c'est que lorsqu'il dit quelque chose, c'est qu'il le pense. Et là, vous pouvez être sûr que lorsque Jean-Luc Mélenchon vous vous parle, il vous dit ce qu'il a sur le cœur.
Il vous il vous dit toujours comment il ressent les choses, comment il les voit. C'est le discours de l'honnêteté, de la vérité. Et monsieur Bardella, c'est celui qui fait des rendez-vous secrets avec le patronat en disant la retraite ça sera 66 ans.
C'est celui qui encore on a on a appris là ce matin dîner avec l'ambassadeur d'Allemagne le mois dernier en disant oui, on fera une politique d'austérité en France pour faire plaisir à Berlin. Donc monsieur Bardella, c'est celui qui prend engagement avec tout le monde caché partout et qui après vient nous faire le sourire à la télévision. Jean-Luc Mélenchant, c'est lui qui vous dira toujours comment il compte gouverner le pays et il n'y aura pas de surprise avec lui.
Maintenant, c'est aux gens de choisir. Il y a le parti de l'hypocrisie, monsieur Bardella et le parti carte sur table, la France insoumise. Est-ce qu'il y aura un duel LFI RN ?
Est-ce que vous y croyez ? Au second tour de 2027 dans un an ? Moi, vous savez, on est prêt à avoir n'importe qui au second tour.
Ce que je crois, c'est que nous serons au second tour des élections présidentielles. Évidemment, ça serait une bonne nouvelle que le RN n'y arrive pas. ça serait une bonne chose.
Je pense qu'on peut dès le premier tour battre le Rassemblement national. On n'est pas condamné dans ce pays à avoir euh des dirigeants politiques d'extrême droite euh qui travaillent avec tout ce que l'Europe compte de fasciste et de négationniste et qui font la honte de notre pays par rapport aux pays voisins. Donc je pense qu'on peut effectivement les sortir dès le premier tour et si on arrive contre eux au second tour on les pliera.
Écoutez Gabriel Atal sur France Info ce matin. Un duel LFI RN au second tour c'est hors de question. Il l'a expliqué pourquoi il envisage donc un accord avec Eddard Philippe.
Ce qui rendra un rassemblement impérieux. C'est si effectivement il y a un risque de deuxème tour entre LFI et le RN. Moi je ne veux pas ça pour la France.
Je pense que ce serait catastrophique pour le pays, pour son économie, pour voilà, y compris le climat dans le pays. Et donc il faut l'empêcher. C'est pour ça que j'ai proposé qu'il y ait un un un comité de liaison, une instance qui réunisse des représentants d'Edouard Philippe, des représentants de mon parti.
On l'a tous les deux accepté cette idée là qui se réunissent, qui discutent, qui échangent bien ce matin. Le moins bien placé dans les sondages se retirera s'il y a un risque à son national LFI. Ça c'est précisément ce qui est discuté dans ce comité de liaison qu'on a mis en place.
Il il travaille sur le calendrier, il travaille sur les conditions dans lesquelles ce rassemblement serait absolument nécessaire et il travaille effectivement sur ce qui se passerait dans ce cas-là. Est-ce que c'est les sondages ? Est-ce que c'est une primaire ?
Je vous laisse répondre à Gabriel Atal Adrien Clou. Quand vous entendez, monsieur Atal, les françaises et les Français, tous celles et ceux qui nous écoutent comprennent que le choix est clair. Est-ce qu'ils veulent que Jean-Luc Mélenchon batte le RN ou un macroniste ?
On est prêt au deux.
Hadrien Clouet