Manifestations du 24 octobre : «près de 1.000 interpellations» en France, les cortèges dispersés
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Et après le chaos du weekend dernier, une marche s'est déroulée plus ou moins dans le calme dans la capitale. 110000 personnes étaient présentes entre la porte d'Italie et et la porte de Vincennes. Point noir, la fin de la mobilisation s'est conclue par une nouvelle vague d'affrontements avec les forces de l'ordre. Le reportage de Wilfried de Villers. Un nuage de gaz lacrymogène sous une pluie battante. Porte de Vincennes, les CRS tirent plusieurs grenades, activent leurs canons à eau pour disperser la foule. Des centaines de manifestants tentent de converger vers la place de la Nation, axe verrouillé par les forces de l'ordre. En quelques minutes, l'air devient irrespirable. Les CRS lancent une première charge puis une autre, provoquant un mouvement de panique.
C'est à ce moment-là que plusieurs personnes, visages masqués, profitent du chaos pour tenter de piller un bureau de tabac sous les huées d'autres manifestants. Ils ne parviennent qu'à arracher le rideau métallique du commerce. Un peu plus loin, Alexandre a trouvé refuge sous un abribus. Lui qui est venu manifester pacifiquement se retrouve en plein cœur des affrontements. Pour moi, c'est c'est le chaos. Je trouve ça triste parce que la jeunesse mérite qu'on la respecte, mais pourquoi de la ? La violence ne sert à rien. C'est ce qui aggrave les choses et c'est comme ça que les gens ne vous écoutent pas. Comme des milliers d'autres personnes, ils manifestent contre la vie chère. Dans le cortège parisien, de nombreux lycéens également qui demandent plus de
moyens dans l'éducation. Laissez-nous choisir notre avenir, peut-on lire sur une pancarte. Des revendications éclipsées par la violence. Wilfried de Villers.