Le journal de 6h - 20/05
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« 506 nouveaux cas de Covid-19 détectés en France ces dernières 24 heures. »
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« 69 personnes admises en réanimation. »
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« Huit nouveaux foyers de contamination de coronavirus ont été identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. »
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« À Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. »
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« Et jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. »
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« Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. »
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« Le conseil scientifique n'est pas opposé à ce que le scrutin se tienne à la fin du mois prochain. »
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« Plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes après des plaintes pour homicide involontaire. »
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« 15 plages des Bouches-du-Rhône vont rouvrir dès demain. »
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« Le gouvernement envisage d'ajouter plus de 130 milliards de dettes au trou de la sécu. »
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« Les frais d'inscription n'augmenteront pas pour la rentrée prochaine. »
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Vous écoutez RMC. Mercredi 20 mai, l'info sur RMC. 6h, merci d'être avec nous, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le nombre d'hospitalisations en réanimation poursuit sa baisse, un peu moins de 1900 patients. Et bonne nouvelle pour le moment, il n'y a pas de signal de reprise de l'épidémie, mais les autorités mettent en garde, il ne faut pas relâcher les efforts. Alors, le conseil scientifique n'est pas opposé à un second tour des élections municipales le mois prochain, mais il émet d'importantes réserves, notamment sur la campagne qui devra être modifiée.
Ce soir, Edouard Philippe va consulter les responsables des partis politiques à Matignon. Et puis, par cours sup, les candidats ont commencé à recevoir. Hier soir, les réponses des formations souhaitées, les terminales vont maintenant devoir faire leur choix. Bienvenue à tous sur RMC. 506 nouveaux cas de Covid-19 détectés en France ces dernières 24 heures. 69 personnes admises en réanimation. Le nombre total de malades continue de baisser dans notre pays. Après plus d'une semaine de déconfinement, les scientifiques tirent un premier bilan de la situation. Maxime Brandstatter, Nicolas Trenou.
Bien entendu, le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie, nous apprend la directrice générale de Santé publique France. Les premiers signaux sont même encourageants, conclut Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, après plus d'une semaine de déconfinement.
On a l'impression que les Français ont parfaitement compris l'importance des gestes barrières, qu'ils utilisent les masques grand public dans les moments où on ne peut pas respecter cette fameuse distance d'un mètre. Et donc finalement, le nombre de contacts à risque diminue et c'est un très bon signe.
Les autorités restent tout de même prudentes, car il y a des frémissements à surveiller, dans le service des maladies infectieuses du professeur Eric Combe, par exemple, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. On voit quand même revenir des patients, heureusement en très petit nombre, avec une maladie Covid. Trois sont arrivés ce week-end et on n'avait pas revu cette arrivée depuis environ une dizaine de jours. Je rappelle qu'il y a trois mois, ça avait commencé comme ça.
Entre le temps d'incubation et le délai entre les premiers symptômes, les consultations et la remontée des informations, les autorités sanitaires attendent la semaine prochaine pour voir si le déconfinement a des conséquences sur l'épidémie. Huit nouveaux foyers de contamination de coronavirus ont été identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement en France. Quatre foyers se trouvent dans des EHPAD ou encore dans une structure d'aide sociale à l'enfance. Une importante campagne de dépistage va être menée cette semaine au sein du commissariat central de Lille, celui d'Arras, Jean-Baptiste Bourgeon. Plusieurs personnes ont contracté le virus.
Oui, à Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. La stratégie de traçage a ensuite permis d'identifier deux autres de ses collègues le jour même. La préfecture du Nord a donc lancé ce dépistage massif. Et jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. Et puis, à l'hôtel de police d'Arras, au moins deux cas positifs ont aussi été identifiés. Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. L'objectif est bien sûr d'identifier et de lutter contre de potentiels foyers d'infection au sein de ces deux commissariats du Nord de la France.
Merci Jean-Baptiste. Les mots rassurants de la directrice générale de la Santé publique France. Elle s'exprime très rarement. Le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie. Une nouveauté. Tous les soignants vont se voir proposer des tests sérologiques à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont développé des anticorps face au virus. Le deuxième tour des municipales, c'est pour quand ? Eh bien, le conseil scientifique n'est pas opposé à ce que le scrutin se tienne à la fin du mois prochain. Mais il précise qu'il faudra faire un nouveau point sur les conditions sanitaires 15 jours avant. Jérémy Trottin.
La campagne qui précédera le second tour inquiète au premier plan le conseil scientifique. Cette période constitue un risque réel de contamination. Elle devra profondément être modifiée, estime le professeur Delfraissy. Plus question de tracter sur les marchés ou de faire des réunions d'appartement, le conseil préconise une campagne avec des outils numériques, en visioconférence ou avec des masques et des visières lors des échanges avec les administrés. Nouveauté. Par rapport au 15 mars, le jour du scrutin, les électeurs seront vivement encouragés à porter un masque, le haut du visage et la pièce d'identité étant jugé suffisant pour identifier la personne.
Concernant les membres des bureaux de vote, présidents et assesseurs devront être munis, eux aussi de visières. Des plexiglas pourraient également être installés par mesure de précaution.
A retenir aussi plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes après des plaintes pour homicide involontaire. Des plaintes déposées par des familles de résidents de trois EHPAD dans les Hauts-de-Seine. Des pensionnaires qui ont succombé au coronavirus. Selon les familles, il n'y avait pas de matériel de protection et les gestes barrières n'étaient pas respectés. Une nouvelle qui tombe bien, juste avant le week-end de l'Ascension, 15 plages des Bouches-du-Rhône vont rouvrir dès demain. Martigues, Arles ou encore la Ciotat, annoncière de la préfecture. À Marseille ou Cassis, il faudra encore attendre au moins jusqu'au 2 juin.
Des clients encore rares dans les magasins, mais quand ils font le déplacement, ils dépensent. Constatation de cette première semaine dans les commerces. Illustration à Toulouse avec Jean-Wilfrid Forkest.
Stéphane a passé moins de 30 minutes dans deux boutiques pour acheter une chemise et un pantalon. A situation exceptionnelle, stratégie adaptée.
J'étais parti avec une idée bien précise de ce que je voulais. Dans quel magasin j'allais aller et ce que j'allais acheter avant de partir. Pour éviter les contacts, toujours on évite la proximité avec les gens. Et donc plus on sait ce qu'on veut, plus c'est rapide.
Avec cette crise sanitaire, les clients n'achètent pas de la même manière. Sophie le constate tous les jours dans sa boutique de jouets et vêtements pour enfants.
Ça a beaucoup changé depuis le déconfinement. Les gens arrivent même avec des listes, c'est clair et on barre au fur et à mesure. On a un peu moins de clients, c'est certain, mais c'est compensé par le fait que les paniers moyens sont bien plus importants. Alors environ 20% de plus.
Pour l'instant, il n'y a plus d'achats inutiles selon Jean-Marc Martinez, responsable de l'association des commerçants et artisans de Toulouse.
C'est généralement des articles très très utiles qui vont servir tous les jours pour les jeunes, pour les moins jeunes, dans la cuisine, dans le séjour, dans le salon. Mais pas les articles que l'on va ensuite oublier dans un placard ou sur la cheminée.
Et selon ce responsable, cette situation pourrait durer de longues semaines.
Le gouvernement envisage d'ajouter plus de 130 milliards de dettes au trou de la sécu. Une dette dont le remboursement serait repoussé de 2024 à 2033 en raison du coronavirus et de ses conséquences budgétaires. C'est ce qu'on peut lire ce matin dans le journal Les Echos. Au Brésil, pour la première fois, le cap des 1000 morts en une journée a été franchi. Le pays est de loin le plus touché d'Amérique latine. Le pic de la pandémie est prévu par les experts début juin. RMC 6h06, situation inédite pour les élèves de Terminal cette année qui n'ont toujours pas repris les cours. Ils ont reçu hier soir les premiers résultats concernant leurs demandes sur la plateforme Parcoursup.
Admis, refusés, en attente, pas évident de prendre des décisions sans les conseils précieux des enseignants. Le reportage de Romain Poiseau à Arbonne-la-Forêt en Seine-et-Marne. Quatre jours pour choisir son parcours professionnel et Zoé, élève en Terminal, le fera toute seule à la maison.
C'est sûr qu'on n'a pas les profs pour nous conseiller tous les jours. C'est assez difficile de faire une hiérarchie dans mes vœux. Est-ce qu'il faut attendre ? Est-ce qu'il faut faire un choix tout de suite ? On n'a que les explications de Parcoursup pour être guidé.
Zoé est sur liste d'attente. Pour son vœu principal, l'école du Louvre, les quatre autres ont été acceptés, mais elle doit choisir.
Je ne sais pas exactement quoi choisir dans mes autres vœux au cas où je n'ai pas ce premier vœu qui est en liste d'attente.
Alors elle sollicite ses professeurs par mail en tentant d'avoir une réponse.
Mon prof de philo, il est débordé par les mails.
Pour accompagner les élèves, toutes les équipes éducatives sont prêtes à se mobiliser. Et nous rappelle Florence Delannoy, secrétaire générale adjointe du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale.
On a notamment le bon vieil outil du téléphone. Mais on peut aussi envisager de faire une visioconférence avec la famille, avec l'élève. Si l'un ou l'autre de nos élèves a vraiment besoin de conseils ou d'accompagnement.
Il est également possible de contacter Parcoursup par messagerie et sur les réseaux sociaux. Plus d'une dizaine de sessions de tchat seront organisées pour accompagner les candidats. Et puis les frais d'inscription n'augmenteront pas pour la rentrée prochaine. Indexé sur l'inflation, la hausse devait s'élever à 1,2% pour l'année. Frédéric Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, a annoncé qu'une exception serait faite cette année. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure. Merci.