Bourdin Direct - Mercredi 20 mai 2020
Audio original de l'émission.
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 41 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 28:35OuverteRéponse partielle
Que se passe-t-il chez Renault ?
- 37:43OuverteÉludée
Est-ce que vous avez eu ces informations-là ?
- 40:08OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des contreparties demandées à Renault en échange du prêt d'État ?
- 41:01OuverteÉludée
Et qui va répondre ?
- 41:08RelanceÉludée
Imaginons l'État qui prête 5 milliards d'euros à Renault, sans contrepartie.
- 41:13RelanceÉludée
Parallèlement, on verrait une délocalisation.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:25PrésentateurChiffre
« Le gouvernement envisage d'ajouter plus de 130 milliards de dettes au trou de la sécu. »
- 2:15InvitéFait
« Huit nouveaux foyers de contamination de coronavirus ont été identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. »
- 2:48PrésentateurChiffre
« Jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. »
- 3:29PrésentateurFait
« Tous les soignants vont se voir proposer des tests sérologiques à partir de la semaine prochaine. »
- 40:16InvitéFait
« Moi, si l'État prête de l'argent, donc ce sont vos impôts, mes impôts, pour redresser l'entreprise, il n'y a pas de souci. »
- 41:08PrésentateurChiffre
« Imaginons l'État qui prête 5 milliards d'euros à Renault, sans contrepartie. »
- 41:13PrésentateurFait
« Parallèlement, on verrait une délocalisation. »
- 41:45PrésentateurFait
« Évidemment, c'était pendant le confinement. »
- 41:49PrésentateurFait
« L'Italie, l'Espagne et la France sont particulièrement touchées. »
- 41:51PrésentateurChiffre
« On est à moins 89% en France. »
- 44:21InvitéChiffre
« Pour le personnel soignant, dans les endroits très sensibles, où on est beaucoup intervenu sur le coronavirus, c'est 1 500 euros. »
- 44:35InvitéFait
« À la base, toutes les personnes qui travaillent à l'hôpital sont des soignants. »
- 45:20InvitéChiffre
« On l'a complètement zappé, cet intermédiaire. C'était 1 000 euros. »
- 45:24InvitéFait
« L'État fait la course à la mort. C'est-à-dire que l'État est en train de mettre en place une compétition au coronavirus. »
- 45:43PrésentateurChiffre
« Vous allez toucher une prime de 500 euros, vous, c'est cela. »
- 49:26PrésentateurFait
« EasyJet qui l'a annoncé hier. »
- 50:00PrésentateurFait
« Il y a une technologie qui s'appelle le web-skimming. »
- 50:50PrésentateurFait
« Avec le nouveau règlement de protection des données personnelles, le RGPD, les entreprises sont obligées de communiquer. »
- 51:10PrésentateurFait
« Le Covid. Les employés sont en télétravail. Les sous-traitants sont en télétravail. »
- 53:27PrésentateurPromesse
« Tous les soignants du pays vont être testés à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont contracté le Covid-19. »
- 53:32PrésentateurFait
« Le directeur général de la santé appelle aussi tous les Français à se tourner vers leurs médecins au moindre doute. »
- 53:50PrésentateurFait
« Renault envisage de fermer plusieurs sites en France selon le Canard Enchaîné et les Échos. »
- 54:21PrésentateurChiffre
« 700 000 tests par semaine. »
- 54:26PrésentateurFait
« Le vrai objectif, c'est que nous fassions des tests pour toutes les personnes qui sont symptomatiques, pour toutes les personnes qui en ont besoin, les cas contacts en particulier. »
- 55:04PrésentateurChiffre
« 3000 lieux de dépistage sont disponibles sur l'ensemble du territoire. »
- 55:12PrésentateurChiffre
« 8 nouveaux foyers de contamination de coronavirus identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. »
- 55:30PrésentateurFait
« À Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. »
- 55:43PrésentateurChiffre
« Jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. »
- 55:56PrésentateurChiffre
« Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. »
- 56:18PrésentateurFait
« Le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie. »
- 56:42PrésentateurFait
« Le conseil scientifique n'y est pas opposé. »
- 56:53PrésentateurFait
« Les élections au mois de juin seraient possibles, mais qu'un certain nombre de conditions doivent être mises en œuvre. »
- 57:26PrésentateurChiffre
« 27% seulement des Français sont favorables à la tenue de ce second tour au mois de juin. »
- 57:58PrésentateurChiffre
« Un désastre social en perspective chez Renault alors que l'État, premier actionnaire, prévoit de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros. »
- 58:23PrésentateurFait
« Les sites de Choisy-le-Roi, Dieppe et les fourneries de Bretagne pour commencer devraient fermer l'usine de Flins. »
- 58:57PrésentateurFait
« Y a-t-il eu des manquements, des fautes, des négligences dans les EHPAD pendant cette crise inédite ? »
- 1:00:35PrésentateurPromesse
« Les enseignants toucheront bien une prime pour leur mobilisation pendant la crise du Covid-19. »
- 1:00:43InvitéChiffre
« Pour un enseignant, par exemple, qui a travaillé entre 4 et 9 jours, la prime s'élèverait à 330 euros. »
- 1:00:52InvitéChiffre
« Les 1 000 euros seraient accordés seulement à ceux qui ont été mobilisés plus de 16 jours. »
- 1:01:36PrésentateurChiffre
« Dans les 79 autres établissements, cette prime pourrait n'être attribuée qu'à 40% des effectifs. »
- 1:01:43InvitéFait
« Incompréhensible pour David Vendée, il est secrétaire général CGT à l'hôpital de Saint-Malo. »
- 1:01:53InvitéFait
« Le but recherché initialement, c'était bien une prime pour la reconnaissance des agents hospitaliers. »
- 1:02:13InvitéChiffre
« Comment on va expliquer, si on appliquait ce quota de 40%, qu'il y a 1 200 agents qui n'auront pas la prime et 800 qui auront le droit à la prime ? »
- 1:02:31PrésentateurFait
« La plateforme Soutiens ton club a été lancée hier par le gouvernement et le comité olympique et paralympique français. »
- 1:02:42InvitéChiffre
« Un don de 50 euros minimum au club de votre choix. Un geste financier que vous pourrez déduire aux deux tiers de vos impôts. »
- 1:02:50InvitéChiffre
« Sur chaque don, 10% de la somme est prélevée pour nourrir un fonds de solidarité. »
- 1:03:22PrésentateurChiffre
« Au Brésil, le cap des 1000 morts en une journée a été franchi hier pour la première fois. »
- 1:03:57PrésentateurFait
« La décrue se confirme, dit-il. Pas de signe pour l'instant de rebond. »
- 1:04:19PrésentateurFait
« Ce nouveau groupe à l'Assemblée nationale, co-présidé par Mathieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, groupe parlementaire écologie, démocratie, solidarité. »
- 1:05:15PrésentateurFait
« Recommandation du directeur général de la santé, les Français doivent se faire tester au moindre doute. »
- 1:05:35InvitéFait
« Il faut passer par le médecin et avoir une ordonnance, au moindre doute, au moindre symptôme, pour pouvoir se faire dépister au laboratoire. »
- 1:06:15InvitéFait
« La difficulté, c'est qu'il faut pouvoir avoir le rendez-vous rapidement. »
- 1:06:24InvitéChiffre
« L'objectif étant de répondre, d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR. »
- 1:06:44InvitéFait
« Les tests sérologiques, c'est de voir la réaction de l'organisme au virus. »
- 1:07:04InvitéFait
« Par contre, on a eu le ministre hier au téléphone et dans certains cas, ce n'est pas respecté. »
- 1:07:21InvitéFait
« C'est encore et toujours des problèmes d'approvisionnement. C'est-à-dire, il manque des cônes, il manque des écouvillons, il manque du réactif. »
- 1:08:15InvitéFait
« Le test, le coût du test est remboursé par la Sécurité sociale. »
- 1:08:22InvitéChiffre
« Oui, à 100% par la Sécurité sociale sur ordonnance ou pour les cas contacts quand on a été appelé par l'assurance maladie. »
- 1:08:51InvitéFait
« Nous, il nous manque la machine. Ça fait plus d'un mois qu'on attend cette machine. »
- 1:09:07InvitéFait
« Le 12 mai, on nous a dit qu'il manquait des cônes. »
- 1:09:11InvitéFait
« Les petits cônes en plastique qui permettent de donner le réactif, le produit, pour que la machine tourne. »
- 1:09:28InvitéChiffre
« En termes de réactifs, ils reçoivent 100 tests toutes les semaines par Beckton Dickinson, alors qu'ils pourraient faire 400 tests par jour. »
- 1:09:46InvitéChiffre
« En France, on est à 2%. Dans certaines régions, notamment dans la mienne, on est plutôt à 4%. »
- 1:10:48PrésentateurFait
« Le maquillage du compteur kilométrique. »
- 1:11:20PrésentateurChiffre
« Elle concernerait entre 5 et 12 % des voitures d'occasion en Europe. »
- 1:11:28PrésentateurChiffre
« Pour l'Automobile Club Association, c'est 20 % un véhicule sur 5 qui aurait le compteur maquillé. »
- 1:12:32PrésentateurFait
« Ils ont éradiqué le problème. »
- 1:12:38PrésentateurFait
« À chaque fois que vous allez chez le garagiste, le garagiste enregistre sur un fichier national la date et le kilométrage. »
- 1:13:39InvitéFait
« Alors que tout simplement, ce sont des endroits où il n'y a aucun contrôle possible compte tenu de la diversité des hébergements. »
- 1:14:00InvitéFait
« On n'est pas autorisés à ouvrir alors qu'on est d'ailleurs les seuls maintenant à ne plus être autorisés à ouvrir pour faire exactement la même chose. »
- 1:15:23PrésentateurFait
« Thierry Breton, le commissaire européen, a fait la leçon au patron de Facebook. »
- 1:15:39PrésentateurFait
« Mais c'est au sujet des impôts que Thierry Breton s'est montré le plus offensif. »
- 1:21:49InvitéChiffre
« Il y a un prêt garanti par l'État de cinq milliards à Renault. »
- 1:21:54InvitéFait
« Il y a une mission qui a été donnée par M. Le Maire pour relocaliser les activités automobiles en France. »
- 1:22:01InvitéFait
« Si l'État prête de l'argent, donc ce sont vos impôts, mes impôts pour redresser l'entreprise, il n'y a pas de souci. »
- 1:22:11InvitéFait
« Donc, il faut construire un nouveau monde. »
- 1:22:14InvitéFait
« L'automobile a des problèmes de mutation et effectivement, l'entreprise n'est pas dans une grande forme. »
- 1:32:33InvitéFait
« Surprise, quelques cas au mois de janvier, quelques cas plus rares au mois de décembre, ensuite rien pendant une dizaine de jours et pour finir deux cas sporadiques à la mi-novembre. »
- 1:33:35InvitéFait
« Ces images ont été analysées par différentes sociétés savantes, tant en Europe qu'en France qu'aux États-Unis et un certain nombre d'images ont été reconnues comme étant typiques, caractéristiques du Covid. »
- 1:34:37InvitéFait
« On n'a pas de preuves pour avoir une preuve il faudrait voir le virus il faudrait en trouver des traces génétiques mais il n'y avait pas de frottis à l'époque il n'y avait pas de tests à l'époque il n'y avait pas de sérologie à l'époque. »
- 1:35:23InvitéFait
« Le test sérologique a été prescrit vous savez que le débat est grand sur les tests sérologiques actuellement et on attend pour la fin de semaine début de semaine prochaine des tests qui soient validés. »
- 1:35:51InvitéChiffre
« Le PCR, le frottin nasal selon la méthode employée, selon la technique de prélèvement, selon la période de prélèvement peut ramener jusqu'à 30% de faux négatifs. »
- 1:36:01InvitéChiffre
« Les tests sérologiques peuvent avoir jusqu'à 10% de faux négatifs. »
- 1:40:15PrésentateurFait
« L'OMS a reçu la toute première alerte sur le virus de Wuhan dès le 31 décembre dernier. »
- 1:40:55PrésentateurFait
« Il avait dit que selon lui il n'était pas nécessaire de prendre des mesures pour limiter les voyages et pour limiter le commerce international. »
- 1:45:19InvitéFait
« Il est président du syndicat des jeunes biologistes médicaux. »
- 1:45:25InvitéFait
« L'objectif est d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR. »
- 1:45:40InvitéFait
« Il manque des cônes, il manque des écouvillons, il manque du réactif. »
- 1:49:37PrésentateurFait
« Le prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros ne protège pas les salariés puisqu'il n'implique pas de renoncer à des suppressions d'emplois. »
- 1:49:17PrésentateurFait
« interdisé à Renault de licencier »
- 1:53:49PrésentateurChiffre
« en France moins de 500 cas par jour nouveaux »
- 1:53:52PrésentateurChiffre
« en Suisse nous avons eu hier 10 cas dans toute la Suisse »
- 1:58:20PrésentateurChiffre
« il y a 8 essais cliniques aujourd'hui qui sont conduits »
- 1:59:30InvitéChiffre
« ça faisait 350 000 paralysies chez des petits enfants chaque année »
- 2:02:42PrésentateurFait
« il n'était pas prévu d'ailleurs que tous les soignants la touchent »
- 2:02:52PrésentateurFait
« c'est le plafond qui a été fixé pour cette prime exceptionnelle »
- 2:10:14InvitéFait
« les français ont besoin ont envie de démocratie participative »
- 2:19:21InvitéPromesse
« il faut offrir 200 euros par mois pour les infirmiers et infirmières »
- 2:19:20PrésentateurChiffre
« il faut offrir 200 euros par mois pour les infirmiers et infirmières »
- 2:19:24PrésentateurChiffre
« il faut créer 200 000 postes supplémentaires dans les EHPAD et l'aide à domicile »
- 2:20:11PrésentateurPromesse
« aucune fermeture d'usine »
- 2:20:19PrésentateurPromesse
« maintien des emplois »
- 2:20:20PrésentateurPromesse
« maintien des savoir-faire »
- 2:20:30PrésentateurPromesse
« préparer un plan de relocalisation en France d'un certain nombre d'activités des groupes »
- 2:21:15PrésentateurChiffre
« nous avons proposé une aide de 2000 euros un super bonus pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables »
- 2:23:45PrésentateurFait
« les jeunes ont été les plus impactés par la pauvreté, le nombre de pauvres dans les 18-25 ans a fortement augmenté après la crise de 2008 »
- 2:23:59PrésentateurPromesse
« pensons à réfléchir à un élargissement du RSA au moins de 25 ans »
- 2:26:45PrésentateurPromesse
« vous demandez un gouvernement de coalition »
Temps de parole
- Présentateur87 %
- Présentateur 25 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Mercredi 20 mai, l'info sur RMC. 6h, merci d'être avec nous, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le nombre d'hospitalisations en réanimation poursuit sa baisse, un peu moins de 1900 patients. Et bonne nouvelle pour le moment, il n'y a pas de signal de reprise de l'épidémie, mais les autorités mettent en garde, il ne faut pas relâcher les efforts. Alors, le conseil scientifique n'est pas opposé à un second tour des élections municipales le mois prochain, mais il émet d'importantes réserves, notamment sur la campagne qui devra être modifiée.
Ce soir, Edouard Philippe va consulter les responsables des partis politiques à Matignon. Et puis, par cours sup, les candidats ont commencé à recevoir. Hier soir, les réponses des formations souhaitées, les terminales vont maintenant devoir faire leur choix. Bienvenue à tous sur RMC. 506 nouveaux cas de Covid-19 détectés en France ces dernières 24 heures. 69 personnes admises en réanimation. Le nombre total de malades continue de baisser dans notre pays. Après plus d'une semaine de déconfinement, les scientifiques tirent un premier bilan de la situation. Maxime Brandstatter, Nicolas Trenou.
Bien entendu, le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie, nous apprend la directrice générale de Santé publique France. Les premiers signaux sont même encourageants, conclut Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, après plus d'une semaine de déconfinement. On a l'impression que les Français ont parfaitement compris l'importance des gestes barrières, qu'ils utilisent les masques grand public dans les moments où on ne peut pas respecter cette fameuse distance d'un mètre. Et donc finalement, le nombre de contacts à risque diminue et c'est un très bon signe.
Les autorités restent tout de même prudentes, car il y a des frémissements à surveiller, dans le service des maladies infectieuses du professeur Eric Combe, par exemple, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. On voit quand même revenir des patients, heureusement en très petit nombre, avec une maladie Covid, trois sont arrivés ce week-end, et on n'avait pas revu cette arrivée depuis environ une dizaine de jours. Je rappelle qu'il y a trois mois, ça avait commencé comme ça.
Entre le temps d'incubation et le délai entre les premiers symptômes, les consultations et la remontée des informations, les autorités sanitaires attendent la semaine prochaine pour voir si le déconfinement a des conséquences sur l'épidémie.
Huit nouveaux foyers de contamination de coronavirus ont été identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement en France.
Quatre foyers se trouvent dans des EHPAD ou encore dans une structure d'aide sociale à l'enfance. Une importante campagne de dépistage va être menée cette semaine au sein du commissariat central de Lille, celui d'Arras, Jean-Baptiste Bourgeon. Plusieurs personnes ont contracté le virus. Oui, à Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. La stratégie de traçage a ensuite permis d'identifier deux autres de ses collègues le jour même. La préfecture du Nord a donc lancé ce dépistage massif. Et jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille.
Et puis, à l'hôtel de police d'Arras, au moins deux cas positifs ont aussi été identifiés. Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. L'objectif est bien sûr d'identifier et de lutter contre de potentiels foyers d'infection au sein de ces deux commissariats du Nord de la France. Merci Jean-Baptiste. Les mots rassurants de la directrice générale de la Santé publique France. Elle s'exprime très rarement. Le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie.
Une nouveauté, tous les soignants vont se voir proposer des tests sérologiques à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont développé des anticorps face au virus. Le deuxième tour des municipales, c'est pour quand ? Eh bien, le conseil scientifique n'est pas opposé à ce que le scrutin se tienne à la fin du mois prochain. Mais il précise qu'il faudra faire un nouveau point sur les conditions sanitaires 15 jours avant. Jérémy Trottin.
La campagne qui précédera le second tour inquiète au premier plan le conseil scientifique. Cette période constitue un risque réel de contamination. Elle devra profondément être modifiée, estime le professeur Delfraissy. Plus question de tracter sur les marchés ou de faire des réunions d'appartement, le conseil préconise une campagne avec des outils numériques, en visioconférence ou avec des masques et des visières lors des échanges avec les administrés. Nouveauté, par rapport au 15 mars, le jour du scrutin, les électeurs seront vivement encouragés à porter un masque, le haut du visage et la pièce d'identité étant jugé suffisant pour identifier la personne.
Concernant les membres des bureaux de vote, présidents et assesseurs devront être munis, eux aussi de visières. Des plexiglas pourraient également être installés par mesure de précaution.
A retenir aussi plusieurs enquêtes préliminaires ouvertes après des plaintes pour homicide involontaire, des plaintes déposées par des familles de résidents de trois EHPAD dans les Hauts-de-Seine, des pensionnaires qui ont succombé au coronavirus. Selon les familles, il n'y avait pas de matériel de protection et les gestes barrières n'étaient pas respectés. Une nouvelle qui tombe bien, juste avant le week-end de l'Ascension, 15 plages des Bouches-du-Rhône vont rouvrir dès demain. Martigues, Arles ou encore la Ciotat, annoncière de la préfecture. À Marseille ou Cassis, il faudra encore attendre au moins jusqu'au 2 juin.
Des clients encore rares dans les magasins, mais quand ils font le déplacement, ils dépensent. Constatation de cette première semaine dans les commerces. Illustration à Toulouse avec Jean-Wilfrid Forkest. Stéphane a passé moins de 30 minutes dans deux boutiques pour acheter une chemise et un pantalon. À situation exceptionnelle, stratégie adaptée.
J'étais parti avec une idée bien précise de ce que je voulais, dans quel magasin j'allais aller, ce que j'allais acheter avant de partir. Pour éviter les contacts, toujours, on évite la proximité avec les gens. Et donc, plus on sait ce qu'on veut, plus c'est rapide.
Avec cette crise sanitaire, les clients n'achètent pas de la même manière. Sophie le constate tous les jours dans sa boutique de jouets et vêtements pour enfants.
Ça a beaucoup changé depuis le déconfinement. Les gens arrivent même avec des listes. C'est clair et on barre au fur et à mesure. On a un peu moins de clients, c'est certain. Mais c'est compensé par le fait que les paniers moyens sont bien plus importants. Alors environ 20% de plus.
Pour l'instant, il n'y a plus d'achats inutiles, selon Jean-Marc Martinez, responsable de l'association des commerçants et artisans de Toulouse. C'est généralement des articles très très utiles qui vont servir tous les jours pour les jeunes, pour les moins jeunes, dans la cuisine, dans le séjour, dans le salon. Mais pas les articles que l'on va ensuite oublier dans un placard ou sur la cheminée. Et selon ce responsable, cette situation pourrait durer de longues semaines. Le gouvernement envisage d'ajouter plus de 130 milliards de dettes au trou de la sécu. Une dette dont le remboursement serait repoussé de 2024 à 2033 en raison du coronavirus et de ses conséquences budgétaires.
C'est ce qu'on peut lire ce matin dans le journal Les Echos. Au Brésil, pour la première fois, le cap des 1000 morts en une journée a été franchi. Le pays est de loin le plus touché d'Amérique latine. Le pic de la pandémie est prévu par les experts début juin. RMC 6h06, situation inédite pour les élèves de Terminal. Cette année, qui n'ont toujours pas repris les cours, ils ont reçu hier soir les premiers résultats concernant leurs demandes sur la plateforme Parcoursup. Admis, refusés, en attente, pas évident de prendre des décisions. Sans les conseils précieux des enseignants, le reportage de Romain Poiseau à Arbonne-la-Forêt en Seine-et-Marne.
Quatre jours pour choisir son parcours professionnel et Zoé, élève en Terminal, le fera toute seule à la maison.
C'est sûr qu'on n'a pas les profs pour nous conseiller tous les jours. C'est assez difficile de faire une hiérarchie dans les cheveux. Est-ce qu'il faut attendre ? Est-ce qu'il faut faire un choix tout de suite ? Enfin, on n'a que les explications de Parcoursup pour être guidé.
Zoé est sur liste d'attente. Pour son vœu principal, l'école du Louvre, les quatre autres ont été acceptés, mais elle doit choisir.
Je ne sais pas exactement quoi choisir dans mes autres vœux au cas où je n'ai pas ce premier vœu qui est en liste d'attente.
Alors, elle sollicite ses professeurs par mail en tentant d'avoir une réponse.
Mon prof de philo, il est débordé par les mails.
Pour accompagner les élèves, toutes les équipes éducatives sont prêtes à se mobiliser, nous rappelle Florence Delanois, secrétaire générale adjointe du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale.
On a notamment le bon vieil outil du téléphone, mais on peut aussi envisager de faire une visioconférence avec la famille, avec l'élève, si l'un ou l'autre de nos élèves a vraiment besoin de conseils ou d'accompagnement.
Il est également possible de contacter Parcoursup par messagerie et sur les réseaux sociaux. Plus d'une dizaine de sessions de chat seront organisées pour accompagner les candidats.
Et puis les frais d'inscription n'augmenteront pas pour la rentrée prochaine.
Indexé sur l'inflation, la hausse devait s'élever à 1,2% pour l'année. Frédéric Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, a annoncé qu'une exception serait faite cette année. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure. Bien, c'est très riche ce matin, évidemment. Le temps d'abord beau et chaud. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le week-end de l'ascension va être très agréable. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez avoir envie de sortir, évidemment. D'ailleurs, qu'allez-vous faire ? Racontez-nous, 32-16, c'est notre lien. Charles, ça va Charles ? Ça va très bien. Qu'est-ce que vous allez faire pendant ce week-end ?
Je vais enfreindre la loi d'une dizaine de kilomètres après. D'une dizaine de kilomètres ? Je peux faire le dire en avance si je croise les gendarmes sur la route. À vol d'oiseau, on a regardé, c'est 110, 115 kilomètres, pour tout avouer, pour cette maison de campagne avec quelques amis. Une dizaine maximum, promis. Une dizaine maximum. Oui, j'ai mis de côté pour la mordre au cas où. Bon, d'accord. Et vous, Mathieu ? Vous savez que je suis très discipliné, moi. Mais si Charles se le permet, peut-être que je vais me le permettre. Dites-moi, pour aller dans l'Orne ? En Nord-et-Loire, oui, dans l'Orne. Ça dépend d'où vous partez. En Nord-et-Loire. Non, mais c'est vrai. Si vous habitez le...
C'est port d'Orléans. Exactement, c'est 98 kilomètres. Ah, mais c'est parfait. Moi, je suis gare du Nord, donc c'est foutu. Ah, oui, ça dépend. Vous voyez, vous pouvez... Oui, c'est bon. Et oui. Bon, et vous, Quentin ? Non, la Charente-Maritime, la Rochelle, c'est beaucoup trop loin de Paris. Je ne le venirai pas ce week-end. Bon, d'accord. Bon, allez, il est quelle heure ? Il est 6h09, donc que faites-vous ? Qu'allez-vous faire ? Faut-il assouplir plus vite les règles du déconfinement ou pas ? Le débat est évidemment là et tout le monde en parle. Ouvrir, par exemple, plus rapidement que prévu, les bars et les restaurants.
Ça ouvre, ça commence à ouvrir dans plusieurs pays d'Europe et pas en France. 8h10, je serai avec le professeur Antoine Flau, qui est épidémiologiste à Genève, célèbre Antoine Flau, qui nous dit, la décrue se confirme en Europe, pas de signe de rebond dans l'immédiat. Voilà ce qu'il nous dit, il sera avec nous tout à l'heure. L'affluence promet d'être forte sur les plages du littoral français, et malgré le respect des 100 km pour ce premier pont du déconfinement, avec un week-end annoncé très ensoleillé. Donc depuis le 16 mai, les maires, en accord avec les préfets, vous le savez, ont la possibilité d'ouvrir les plages aux habitants, sous réserve du respect du protocole sanitaire.
De nombreuses portions sablées du littoral ont vu revenir des baigneurs ou des bronzeurs. Depuis samedi, j'ai entendu plusieurs témoignages sur l'antenne DRMC, notamment cet auditeur de Frontignan que je salue, qui est allé se baigner. Quel chanceux ! Comment jongler entre les envies de baignade des administrés et le respect du protocole sanitaire ? Les mesures divergent selon les municipalités. Un petit tour du littoral avec Thomas Chupin et Benoît Ballet. Et l'un des maires inquiets à la veille de ce long week-end, c'est celui des sables de l'Aune en Vendée. Yannick Moreau a bien constaté ces derniers jours que les règles étaient compliquées à faire respecter.
La proximité du bord de mer fait parfois baisser la garde. Les sens de circulation piétonne, les horaires, le port du masque, ce n'est pas forcément des contraintes qu'on a envie de vivre quand on vient sur son lieu de vacances. Un maire qui a contre-coeur va devoir fermer ses plages ce week-end. Fermeture à certains horaires parce que la marée va réduire l'espace avec un risque de promiscuité qu'il ne veut pas prendre. Ça va être un test. Deux heures et demie avant la marée haute, l'appel d'un signal sonore. Ils demanderont au public et aux plagistes de quitter la plage. On n'a jamais fait ça. C'est une première pour nous.
Alors de nombreuses mairies n'iront pas si loin. Par contre, l'heure est à la sévérité. Et pour le maire de Saint-Malo, Claude Renoux,
On a fait de la pédagogie pendant le dernier week-end, samedi-dimanche. Il y a quand même un petit pourcentage de gens qui n'ont pas à respecter le jeu. Et là, je ne veux pas laisser passer ça parce que petit à petit, les gens oublient qu'on sort d'une crise. Et donc, je vais passer là à la vitesse supérieure en verbalisant. Et ce sera le cas dans de nombreuses communes où on renforce les effectifs. Deux cas de quatre patrouilleront par exemple à Palavas-les-Flots sur la Méditerranée.
Des brigades équestres à la Cano en Gironde où le maire Laurent Perondet parle de tests avant plus de liberté. Nous avons mobilisé beaucoup de personnes pour que ça se passe bien. Ces 15 jours, on va être déterminants pour valider l'étape suivante du déconfinement. Puisqu'au 2 juin, on passera sur un autre mode. Et là, on proposera justement de poser la serviette et de pouvoir reprendre des activités normales sur la plage.
Et pour l'instant, si vous posez cette serviette sur les plages de quasiment tout le littoral français, ce sera 135 euros d'amende. Il est 6h12, les Calanques resteront fermées à Marseille quand on vient. Oui, toujours pas de balade dans les criques ce week-end pour les Marseillais, pour les Provençaux. Tous les accès, que ce soit par la mer ou par la terre, vont rester fermés jusqu'à début juin. Ce sera pareil pour les plages de Cassis et pour les plages de Marseille par contre. Eh bien, d'autres plages, des plages vont rouvrir dès demain. Les Corses ? Ce sera à Martigues, à La Ciotat, en Corse également. Les Corses vont pouvoir retourner à la plage.
Quasiment toutes les plages et tous les lacs, les rivières aussi de l'île seront à nouveau accessibles à partir de demain. Il sera possible de poser sa serviette pour bronzer. Par exemple, à Ajaccio, la plage statique à Ajaccio, ce sera autorisé dans la plupart des communes. Par contre, les locations de transat restent interdites. Et Bordeaux remet de l'ordre sur les quais de la Garonne. Oui, le déconfinement se passe bien là-bas, selon la mairie. À part sur les quais, effectivement, ils vont donc devenir dynamiques. Comme les plages, il va falloir marcher. Les Bordelais pourront se promener, ils devront bouger.
Donc, au bord de la Garonne, ils n'auront pas le droit de s'asseoir longuement sur un banc, par exemple, ou de profiter des pelouses pour pique-niquer en famille. Sophie est avec nous. Bonjour Sophie. Oui, bonjour à tous. Le Morbihan avec vous. Est-elle dans le Morbihan ? Oui, la magnifique ville d'Ethel, le petit village de Bordeaux-Mers. Magnifique, magnifique. Vous prévoyez beaucoup de monde ce week-end ? Oui, il y a déjà beaucoup de monde, malheureusement. Le confinement s'est bien passé.
On est en phase de déconfinement. Mais bon, nous, on le constate tous les jours. Ethel, c'est 2000 habitants. On voit les plaques d'immatriculation. On voit le monde dans les commerces. Des fêtes qu'on ne connaît pas.
Il vaut mieux ne pas être immatriculé. 75 en ce moment. Non, mais c'est vrai.
Non, mais je vous rejoins. On va accueillir tout le monde. C'est un petit peu tôt encore, je pense. Il faut aller lentement. Là, le maire d'Erdemain va refermer une plage, la plage de Cario, la très grande plage de Cario. C'est embêtant. Il y a toute une économie qui est sur la plage, des clubs de sport qui avaient prévu de venir s'entraîner au kite surf, des clubs de natation sur Ethel. Ils vont être empêchés parce que les plages vont être fermées. Parce que les plages vont être fermées. Les gens ne respectent pas.
Merci beaucoup, Sophie.
Et bien, écoutez...
Et merci d'être avec nous. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ?
Je suis à la télé. Il va faire une très belle journée.
Il va faire une très, très belle journée. J'en suis sûr. Et on vous embrasse, Sophie. Passez une belle journée. Vous allez en profiter. Vous avez de la chance, je vous le dis. Vous avez de la chance d'être à Ethel. Merci, au revoir. Merci, au revoir. Au revoir. Stanislas Spilka est avec nous, responsable des enquêtes à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Stanislas Spilka, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Très intéressante enquête. Alors là, quand j'ai vu ça, je me suis dit, il faut absolument qu'on en parle demain matin. Enquête internationale de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé. Tiens, nous parlerons de l'OMS tout à l'heure avec Nicolas Poincaré.
Conduite tous les 4 ans, auprès de 227 000 élèves de 44 pays ou régions d'Europe et au Canada. En France, l'étude a porté sur 6 000 jeunes, 11, 13 et 15 ans. Je dis bien 11, 13 et 15 ans. Cette enquête, ce sont des chiffres de 2018. Donc, 2018. On va parler de l'alcool pour commencer. 70% des adolescents français de moins de 15 ans déclarent avoir déjà bu de l'alcool. En légère baisse, Stanislas Spilka. Alors, je vais juste préciser, c'est en fait 9 000 élèves français qui ont été interrogés. Ça ne change pas grand-chose, ça ne fait que renforcer. Ça fait 3 000 de plus, c'est génial. 3 000 de plus, c'est très bien. C'est à peu près ce qu'on a par classe d'âge, en fait.
Il y a à peu près 3 000 élèves à chaque fois. Donc oui, ces résultats montrent clairement, et vous avez raison de le rappeler, une baisse importante des expérimentations de boissons alcoolisées. On verra aussi que c'est le cas pour le tabac et pour le cannabis. Mais ce qu'il faut aussi quand même signaler, donc ça, il faut s'en féliciter, mais on a encore aujourd'hui à 15 ans 7 élèves sur 10, 70%, qui ont déjà bu au moins une fois de l'alcool au cours de leur vie. Et ils sont 1 sur 3 à 11 ans. Sur 3 à 11 ans, c'est peut-être juste tremper ses lèvres dans un verre de vin, Stanislas Pilka. Mais vous l'avez noté, c'est une enquête internationale.
Elle a l'avantage de permettre un petit peu de comparer nos enfants à nous. Et alors, en ce qui concerne l'alcool ? Et alors, quand on concerne l'alcool, on est quand même avec ces 33%, que c'est 1 élève sur 3 à 11 ans, les premiers du classement, et très nettement. Voilà, donc ça, je dirais... Bon, Stanislas, attendez, Stanislas Pilka, parce que comme il faut aller vite, on va regarder le classement. Donc on est les premiers sur ce classement-là, mais on est moins haut lorsqu'on parle d'ivresse. Je parle de l'expérimentation de l'ivresse, au moins deux fois avant 15 ans. Plus chez les garçons que les filles, ça baisse chez les jeunes français de moins de 15 ans.
Nous sommes quand même en bas de classement, classement dominé par les Danois. Absolument. Là, c'est un petit peu paradoxal, c'est que lorsqu'on regarde cet indicateur, comme vous l'avez rappelé, de deux ivresses, au moins deux ivresses, au cours de la vie, là, nos français de 15 ans, parce qu'on regarde à 15 ans, à 11 ans, il n'y a pas vraiment d'ivresse encore, ils sont dans le dernier quart du classement. Ça, c'est vrai, avec plus les garçons, nettement en dessous de la moyenne observée sur l'ensemble des pays. Pour les garçons, on regarde, dites 15% des garçons, alors qu'au niveau international, dans la moyenne, c'est 22%. Ça, c'est très intéressant, Stasi Spilka, très intéressant.
La cigarette, maintenant. Le tabac, eh bien, les adolescents français fument moins. Le niveau d'expérimentation des jeunes de 11 et 13 ans est en baisse. Oui. Alors ça, c'est un mouvement quand même qu'on avait observé depuis plus d'une dizaine d'années, mais il s'est nettement accéléré parmi nos jeunes français sur les dernières années, entre 2014 et 2018, où on est passé, en termes d'expérimentation de tabac, d'un élève sur deux à 15 ans à un sur trois aujourd'hui. C'est-à-dire qu'un élève sur trois de 15 ans a déjà fumé. Voilà. Et ça fait une baisse de plus de 35%. C'est énorme. Ça, c'est énorme.
Après, l'intérêt aussi, c'est que ça se voit sur les âges plus récents au cours du mois, chez ces élèves de 15 ans. On a aussi observé une baisse importante, puisqu'on est passé de 26% en 2014 à 17% aujourd'hui. Donc ça, c'est vraiment encourageant. Il faut donc s'en féliciter. Après, on n'oublie pas, ce n'est pas suffisant, ça reste élevé, parce que derrière, ça va souvent se poursuivre par un usage quotidien. Et ça reste... Oui. Alors les 15 ans ou les moins de 15 ans qui fument le plus en Europe, ce sont les Italiens, les Bulgares et les Lituaniens. Absolument. Absolument. Le cannabis, maintenant. Les ados de 15 ans, c'était en augmentation continue en France.
Et voilà que l'on constate une baisse. Oui. Alors, c'est pareil. On a le même mouvement. On observe le même mouvement de baisse. On prend un 15 ans. L'expérimentation, là, quand même, c'est d'avoir au moins goûté, fumé une fois du cannabis dans sa vie. On est passé de 28% à 17%. Donc, ça aussi, c'est une très belle baisse de plus de 40%. Donc, ça, il faut s'en féliciter. Il faut mettre ce mouvement-là dans celui du tabagisme. C'est-à-dire parce qu'en France, le cannabis reste encore majoritairement fumé avec du tabac, que ce soit de la résine ou de l'herbe. Donc, on est dans ce mouvement-là.
Mais, et le plus frappant, parce que ça fait une vingtaine d'années, dans ces enquêtes, que les jeunes Français, pour le cannabis, sont en général en pôle position de tous les classements. Donc, on regarde toujours avec un peu d'inquiétude les résultats. Et là, pour la première fois, je dirais, on est dépassé par les jeunes suites, les Italiens, les Canadiens. On reste élevé et largement au-dessus de la moyenne internationale. En Europe, internationale, oui. Voilà. Elle est quand même de 16% pour les garçons. À 15 ans, on est à 29%. Donc, attention. Mais, il faut se féliciter de cette baisse très claire qui nous fait un petit peu redescendre dans le classement. Et ça, c'est très bien.
Merci beaucoup, Stanislas Pilka. C'est très, très, très intéressant. J'imagine qu'on peut lire cette enquête sur le site de l'OFDT. Voilà. Vous pourrez, chacun peut regarder très précisément le classement, tous les pays qui sont nombreux. Il y a précisément tous les pays d'Europe, comme vous l'avez rappelé. Donc, ça permet un petit peu de regarder où sont nos voisins par rapport à nous. C'est très, très, très intéressant et c'est rassurant. Moi, je trouve. Le cannabis qui perd de son image. Son image festive, son image... Merci, Stanislas Pilka. Merci. Et moi, à vous. Bonne journée. Il est 6h21. On va faire un peu de pub. Et on va se retrouver avec tous vos appels. Le 3216, Charlemagne.
Évidemment, vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Vous êtes sur RMC, RMC Découverte. C'est un plaisir. A tout de suite. RMC pour un direct. Et en cette veille de long pont de l'ascension, soyons honnêtes tous ensemble sur RMC. Est-ce que vous restez disciplinés ? Vous respectez les règles de ce déconfinement ? Ou est-ce qu'il vous arrive de faire quelques écarts ? Beaucoup de messages sur les masques ce matin. L'IAZID nous dit « Je suis contre les masques. C'est désagréable à mettre. En plus, il fait chaud. Je pense que les masques, c'est utile uniquement pour les personnes malades. Les personnes saines n'ont pas besoin de mettre un masque, selon l'IAZID.
» Mark, à 60 ans, pas de masque, rien à battre, nous écrit Mark. Faut arrêter de psychoter. Pierre, travailleur isolé, dans un magasin. Je porte jamais de masque. Je trouve ça complètement inutile. Serge, parce que Serge, c'est intéressant, travaille dans un bus. Donc, dans les transports, c'est obligatoire. Serge témoigne. « Une quinzaine de personnes ne sont pas montées dans mon bus. Je les ai refusées parce qu'ils ne voulaient pas se soumettre à l'obligation de porter un masque. » Jean-Pierre nous écoute et écoute tout ça de Chine et dit « Attendez, ça fait deux mois que la Chine est déconfinée. On est malheureusement reconfinés.
Que ces masques au sceptique arrêtent leur inconscience, écrit Jean-Pierre. » RNC, 6h-9h. Vaudre indirecte. Allez, il est 6h26. Les masques, Quentin Vinet. Qu'est-ce que vous venez de dire sur les masques ? Portez-vous le masque. Est-ce que c'est utile de porter un masque ? Est-ce que vous portez un masque ? La question se pose. Et on a des chiffres. Ce sont les plus vulnérables qui ont été les plus nombreux alliés dans les pharmacies ou les supermarchés pour en acheter avant le début du confinement, 43%. Et en fait, c'est un chiffre qui baisse plus en décent dans les générations.
On s'aperçoit que les habitants des grandes villes, notamment en région parisienne, en ont davantage acheté que dans les régions les moins touchées par l'épidémie. La Bretagne, la Normandie, d'une manière générale, les zones rurales jugent que c'est moins utile de porter le masque. Et pareil, les commerçants qui voient du monde en achètent beaucoup plus que les agriculteurs qui travaillent seuls dans les champs. Alors, tous les matins, trois histoires, trois images insolites avec Charles Magnin. Charles, on commence avec le masque qui permet de manger au restaurant.
Mais oui, c'est une société israélienne qui a conçu ce masque qui a l'apparence d'un masque chirurgical, tout ce qu'il y a de plus classique, sauf qu'au centre, au niveau de la bouche, se trouve une fente que vous pouvez ouvrir à distance grâce à un petit levier que vous tenez dans votre main. Autrement dit, vous êtes devant votre assiette au restaurant, vous portez votre masque fermé et lorsque vous approchez la fourchette de la bouche, hop, avec l'autre main, vous ouvrez votre masque pour permettre à la nourriture d'atteindre votre bouche. Et une fois que c'est fait, votre masque se referme tout seul, c'est magique.
Le monsieur qui fait la démonstration, on va le dire, n'a pas l'air très à l'aise avec sa fourchette et son masque. On n'imagine pas ce que ça donne s'il tente de boire un verre à travers le masque. Mais l'inventeur, lui, y croit. Il a déposé un brevet et lancé la fabrication. Je sens Jean-Jacques moyennement convaincu. Non, c'est épouvantable. On a pas envie de retourner au restaurant avec un masque. Ah non, mais je préfère rester chez moi sans masque. Je le dis tout de suite. On est d'accord. Non, mais c'est épouvantable. Ce masque ne sert plus à rien. Bon, enfin bon. On attend la réouverture des restaurants. Est-ce qu'il faut rouvrir plus vite les cafés-restaurants ?
Ça aussi, c'est un débat que je lance. Allez-y, dites-nous, 32-16. Mais aussi celle des salles de sport. Et là, c'est à Hong Kong qu'on a trouvé une forme de solution. Des vitres en plexiglas autour de chaque tapis de course. Impossible d'écarter les appareils de plus d'un mètre les uns des autres. Compliqué de courir avec un masque. Alors, dans les salles de sport de Hong Kong, on court côte à côte sur des tapis séparés par des chocs. Déjà qu'il fait chaud, ça fait sonar en même temps. Ça fait sonar en même temps. Il y a un petit côté hamster dans sa cage. Mais c'est peut-être ce qui nous attend pour pratiquer le sport en salle.
En attendant, mieux vaut sûrement profiter de l'extérieur, notamment des parcs et jardins, mais avec précaution. Alors, pour limiter l'affluence sur les pelouses, l'idée du jour nous vient de New York pour faire respecter les distances physiques dans le Domino Park de Brooklyn. On a tout simplement tracé des ronds sur la pelouse, un coup de peinture blanche. Et hop, vous avez des grands cercles de 2,50 m de diamètre, bien espacés les uns des autres. Chacun doit rester dans son propre cercle. Vu d'en haut, ça ressemble un peu à une partie de Twister géante. Et en attendant qu'un cercle se libère, vous faites la queue sur les bancs au bord de la pelouse. On peut réserver son cercle ?
On attend qu'un cercle se libère. Enfin, il reste la question des plages. Comment étendre sa serviette cet été ? Eh bien, en Belgique, à Knott, la plage a été équipée d'enclos. Des enclos carrés, 3 mètres par 3, ouverts d'un seul côté. Un enclos par famille ou par groupe d'amis. Et là encore, il s'agit de permettre de respecter les distances. Pas besoin de réserver son enclos. Ça sera premier arrivé, premier servi. Mais c'est une alternative possible à la fameuse plage dynamique, si chère à Quentin Binet. Quentin Binet, qui est un spécialiste de la plage dynamique, vous savez ça ? Oui, moi, je suis spécialiste de la serviette. Oui, parce que Quentin court lui sur la plage. C'est bon.
Vous, vous restez allongé au soleil. Je crois que ça se voit quand on nous regarde tous les jours. Bon, allez, il est 6h29. Merci à toute l'équipe d'être là. Merci à vous tous de nous accompagner. Je prendrai Christophe, qui a un petit appel à lancer. Je le prendrai juste après le journal, c'est promis. 6h29, la machine à café 32-16, la touche 5. Et le mot matin, par SMS, 7-32-16. Merci Quentin, Mathieu. À suivre, dans Bourdin Direct, le constructeur auto Renault vient d'obtenir un prêt garanti par l'État, 5 milliards d'euros. Mais Renault envisage de fermer 4 usines en France. Franck Daout et délégué centrales CFDT Renault, il sera avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC.
Anne-Sophie Valvier est là pour les dernières informations. Il est 6h30, Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. C'était déjà la crise, mais le coronavirus a enfoncé le clou. Renault envisagerait de fermer au moins 3 usines en France. Le site de Flins dans les Yvelines est également menacé. Le groupe doit présenter les contours d'un vaste plan d'économie le 29 mai. La situation sanitaire évolue en France, mais il faut rester vigilant. 8 nouveaux foyers de contamination ont été identifiés dans le Grand Est. Et puis rendez-vous sur le sable pour le long week-end de l'Ascension. Il fera beau, il fera chaud.
Les plages rouvrent petit à petit, mais dans les bouches du Rhône, attention, les contrôles seront renforcés. RMC 6h31. Choisi le roi, Dieppe, l'effondrie de Bretagne. Renault envisage de fermer au moins 3 usines en France. Information du Canard enchaîné et des échos. La production automobile sur le site de Flins pourrait, elle, définitivement s'arrêter. Le constructeur doit dévoiler la semaine prochaine les contours d'un vaste plan d'économie de 2 milliards d'euros. Ni la direction de Renault, ni le ministère de l'économie n'ont réagi pour l'instant. Rémi Inck. Il faut dire que cette usine de Flins est emblématique. Inaugurée en 1952, elle emploie aujourd'hui 2600 personnes.
Difficile de la fermer complètement. Alors une piste semble privilégier. L'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité. Mais le contexte économique est bien là. Renault souffre. Alors que peut faire l'État pour éviter les licenciements ? En réalité, pas grand-chose. Interdisé à Renault de licencier et dans deux ans, le constructeur n'existera plus, explique un expert. Les usines sont surdimensionnées. Avance un autre. Celle de Dieppe, par exemple, assemble l'Alpine A110. Un modèle sportif au final très peu vendu. La cadence de production a d'ailleurs été réduite à 7 véhicules par jour en début d'année.
Pour finir, le prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros ne protège pas les salariés puisqu'il n'implique pas de renoncer à des suppressions d'emplois. Franck Daout, délégué centrale CFDT Renault, sera votre invité juste après ce journal Jean-Jacques sur RMC. Faut-il programmer le second tour des municipales fin juin ? Edouard Philippe en discutera ce soir avec les chefs de parti. Hier, le conseil scientifique s'est montré prudent. Ne s'avance pas sur une date précise. Il faudra tenir compte de l'évolution de l'épidémie. Un vrai casse-tête pour les candidats. Dans les Yvelines, Paul Barcelone, Florian Chevalet. Les isoloirs qui vont être là, eh bien, seront tournés dans l'autre sens.
Organiser le second tour des municipales, ce n'est pas seulement un défi logistique pour le maire de plaisir, Joséphine Colmans-Berger.
On me pose des questions, madame le maire, est-ce qu'il y aura beaucoup de monde dans le bureau ? Est-ce qu'on sera bien espacés ? Est-ce qu'il y aura du gel ? Est-ce que vous aurez des masques ? Donc c'est une responsabilité psychologique parce qu'il faut rassurer les personnes.
Mais avant de voter, il y a une campagne à terminer, visage masqué.
Qu'est-ce qui est important dans une élection et dans une campagne ? C'est vraiment d'être au plus près et au contact des personnes. Ce masque pose véritablement problème. Donc on met tout dans les yeux.
Sans réunion publique, sans mains à serrer, sans marcher à arpenter, difficile d'exister pour la liste d'opposition menée par Patrick Jinter.
Nous ne pouvons nous faire entendre qu'avec nos moyens. Dialoguer sur l'ensemble des réseaux, pourquoi pas monter des réunions par visio, des petites réunions d'appartements à moins de 10. Par contre, aller effectivement blablater sur les marchés pour se montrer, non.
Certains candidats redoutent que les maires sortants tirent profit au second tour de leur gestion de la crise.
Hier soir, lors d'un point presse, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a affirmé qu'il fallait rester extrêmement prudent face à l'épidémie. Pas moins de 8 nouveaux foyers de contamination, par exemple, étaient identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement, Cyprien Pézryla.
En Moselle, 4 foyers de contamination au coronavirus, 2 dans le département du Barin et 1 en Haute-Marne ainsi que dans la Meuse. 8 foyers, en tout donc, avec à chaque fois entre 3 et 16 personnes contaminées. Des foyers, principalement dans des EHPAD, déjà durement touchés depuis le début de la crise, mais aussi dans un établissement pour personnes handicapées ou dans une gendarmerie. Ces nouveaux cas de contamination ne sont pas forcément liés au déconfinement. Les autorités sanitaires ne sont pas inquiètes. Elles pensent qu'ils sont identifiés et que la propagation du virus est contenue.
Moins de 6% des passages aux urgences se font pour suspicion de Covid-19 et la moitié des lits de réanimation sont libres.
Une importante campagne de dépistage sera menée cette semaine au commissariat central de Lille et au commissariat d'Arras. Au moins 5 personnes ont été testées positives au Covid-19. Le dernier bilan du coronavirus, revu à la baisse 28 022 morts en raison de chiffres moins importants qu'annoncés dans les EHPAD et les établissements médico-sociaux. Le nombre de patients en réanimation continue de diminuer. Soulagement, bien sûr, pour les soignants qui, au plus fort de la crise, ont dû parfois aller prêter main forte à leurs collègues dans les villes les plus durement touchées. Parmi eux, le docteur Dominique Petit, habitant de Cagnes-sur-Mer.
Il est resté plusieurs semaines à Mulhouse, des semaines qui l'ont profondément marqué. Caroline Philippe, Romain Cluzel.
Son téléphone ne cesse de sonner une semaine après son retour. Ce sont des messages de son équipe, toujours à Mulhouse.
Quelque part, on y reste un peu. J'ai du mal à ne pas les appeler tous les jours.
Des soignants et des patients avec qui le docteur Petit a noué des liens très forts en 4 semaines.
Il y avait une femme de 30 ans. Le jour de son anniversaire, on a pu boucher le trou de la trichotomie avec un pansement. Et puis, on a réussi à lui faire souffler les bougies d'anniversaire. Ça, c'était extraordinaire. Quand tout le monde pleurait, moi aussi, je pleurais.
Cette crise sanitaire le replonge en opération extérieure, comme lorsqu'il était médecin militaire.
J'étais à Mulhouse, en France. J'avais l'impression d'être un peu à l'étranger, avec des conditions exceptionnelles de travail. On était installés dans un service d'ophtalmo et de chirurgie plastique, et pas du tout fait pour faire de la réanimation. Avec les moyens du bord, parce qu'on avait des respirateurs qui n'étaient pas des respirateurs sophistiqués.
Dominique et son épouse Émilie, infirmières, sont inquiets. À leurs yeux, l'hôpital de Mulhouse, encore sous tension, ne pourra pas affronter une seconde vague de l'épidémie. Il faut y aller. Ils ont besoin d'aide.
Ils en ont encore pour deux mois ou trois à absorber la première vague. L'image du départ, c'était les conséquences d'un raz-de-marée. L'image que je donnerai maintenant, c'est le feu qui couvre sous la cendre.
Ils lancent un appel aux volontaires. Une nouvelle équipe doit quitter la région niçoise lundi pour épauler les soignants du Grand Est.
Géraldine de Maury le disait, avant le journal, il va faire beau et chaud pour l'ascension. Une chance si vous êtes en long week-end, d'autant que les mesures de restriction s'allègent un peu plus en France. Dans les Bouches-du-Rhône, 15 plages vont rouvrir demain, à Martigues, Arles ou La Ciotat. Mais attention, les contrôles seront renforcés. Romain Ferrara est adjoint au maire de Sète. Là, pour le week-end qui arrive, on espère avoir entre 10 et 15 agents. 10, c'est sûr, peut-être 15, qui viendront en plus des 4 patrouilles de police municipale. Donc voilà, on aura une vraie présence sur ces 10 kilomètres de plage.
Si ça se passe bien pour ce week-end de l'ascension, qui s'annonce assez beau et avec une affluence certaine, on pense que le cap sera passé, on sera rodé, on pourra accueillir davantage de vacanciers début juin. Puisque début juin, on n'est pas encore certain qu'on puisse profiter normalement de la plage. Mais c'est vraiment ce qu'on attend. Les courses, Mathieu, aujourd'hui, c'est sur l'hippodrome du Crois-et-Laroche. À Marc-en-Barreul, dans le Nord, le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 5, Fairplay, Durzy, Outsider numéro 15, Frisbee-Dame, le 5 et le 15. Nous allons parler de Renault. Merci à tout à l'heure, Anne-Sophie.
Nous allons parler de Renault dans un instant. Mais petit appel lancé par Christophe, qui est l'un de nos auditeurs lyonnais. Bonjour Christophe. Bonjour Jacques. Ça va, mon cher Christophe, ce matin ? Ça va, ça va. Bon, heureux de vous savoir là. Heureux d'être avec vous, vous le savez. Le 32-16, notre lien, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Christophe, vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ? Ah non, j'écoute la radio, moi. Je travaille, je vous écoute dès 4h24, je crois. Oui, dès 4h24, vous retrouvez l'équipe autour de Mathieu Roux. C'est formidable le matin, j'ai écouté, c'était très sympa. Oui, tous les matins. Avec du bon témoignage, c'était vraiment...
Non, non, non, mais c'est vrai. Ils sont bons, ils sont bons. Ils sont bien, mais non, ils sont bien les jeunes. Ils sont pas mal. Qu'est-ce que je vous dise, moi ? Ils sont bien. Ils sont pas mal. Bon, Christophe, vous avez un petit appel à lancer, allez-y. Oui, parce que, déjà, je vous remercie de me donner l'antenne. En fait, j'ai ma grand-mère, donc à 104 ans, et la dame qui vit avec elle, qui s'occupe d'elle, est partie en vacances en Espagne une semaine avant le confinement. Et du coup, elle est bloquée en Espagne depuis 11 semaines maintenant. Et en fait, sans possibilité de retour, parce qu'il n'y a pas d'avion, pas de train, et qu'elle, elle n'a pas le permis.
À quel endroit est-elle en Espagne ? Alors, elle, elle est à Ténérife, pour l'instant. Mais bon, de Ténérife, maintenant, ils peuvent bouger en Espagne. Elle peut aller à Barcelone, par exemple. Exactement, elle peut aller à Barcelone. Et en fait, moi, j'ai lancé un appel pour savoir s'il y a un de vos auditeurs qui partirait de Barcelone pour venir... À Lyon. Donc, un Français, qui viendrait à Lyon ou à Grenoble, dans les alentours, à 100 km, parce qu'on a le droit. Et puis, pour qu'elle puisse faire le voyage pour rentrer, parce qu'en fait, là, on est en attente. Sinon, elle rentre dans... S'il rouvre les lignes d'avion dans un mois, et bien, on attend encore un mois, quoi.
Et c'est vrai que s'occuper de la grand-mère, c'est difficile. Donc, si vous avez un auditeur de voyage... 104 ans, dites-moi. 104 ans, Christophe ? Oui, 104 ans, elle a la forme, elle est bien. C'est formidable. Elle est à l'huile d'olive, elle s'est conservée. Ah bon, ça, elle a eu raison. L'huile d'olive, c'est la garantie d'une longévité saine. Exactement. Dites-moi, on a lancé l'appel, Christophe. Si quelqu'un fait la route, Barcelone, un routier, un véhicule particulier, je ne sais pas, moi, la route Barcelone, la région lyonnaise, eh bien, n'hésitez pas, vous nous appelez, et nous vous mettrons en relation avec Christophe. Merci, Christophe. C'est très gentil, Jean-Jacques.
J'espère qu'on va y arriver. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on n'y arriverait pas, d'ailleurs ? Bien sûr, avec une communauté. Mais il ne faut jamais renoncer. Merci, Christophe. Merci à vous, à bientôt. Il ne faut jamais renoncer, vraiment. Hier soir, je regardais, j'ai regardé le premier épisode de Michael, de Michael. Qu'est-ce que j'allais dire ? Jordan ? J'allais dire Michael Jackson. Michael Jordan, c'est absolument formidable. The Last Dance. C'est absolument formidable. Et voilà, il ne renonçait jamais. Jamais. Bon, Franck Daoud est avec nous, c'est une parenthèse refermée. Délégué central CFDT de Renault. Franck Daoud, bonjour. Oui, bonjour. Merci d'être avec nous ce matin.
Mais que se passe-t-il chez Renault ? Voilà que le canard enchaîné nous dit. Alors, ce n'est qu'une annonce faite dans le canard enchaîné. Mais tout de même, il nous dit que le constructeur envisagerait de fermer plusieurs usines en France. Et notamment le site de Flin. Choisis le roi, Dieppe, les fonderies de Bretagne pour commencer. Et puis le gros morceau, Flin. Est-ce que vous avez eu ces informations-là ? Déjà, je n'ai pas eu d'informations. En même temps, je vous avoue ma surprise. Parce que dans le contexte qui est le nôtre, dans l'automobile, je ne comprends pas ce style d'annonce.
Déjà, que des annonces soient faites par les journaux.
Certains journaux, je comprends que ça puisse fuiter. Ce sont sûrement des hypothèses de travail. Mais bon, moi, d'autant que je n'ai pas de fait que la direction ne l'a pas dit les yeux dans les yeux, je n'y crois pas. Puis je vous dis, en regard du contexte, je suis quand même étonné. L'État vient d'accorder un prêt garanti par l'État de 5 milliards à Renault. Il y a une mission qui a été donnée par M. Buillot, qui a été missionnée par M. Le Maire, pour relocaliser les activités automobiles en France. J'ai toute une liste de sujets en ce moment qui ne vont pas dans ce sens-là, si vous voulez.
Oui, on ne voit pas comment Renault fermerait des sites en France, alors que le gouvernement pousse Renault à relocaliser et accorde un prêt de 5 milliards d'euros à l'entreprise. Franchement. C'est ça. Qui plus est, M. Senard prend beaucoup de positions dans plusieurs tribunes, dans plusieurs journaux pour changer le monde. Oui. Par le dialogue social, par la co-construction. Donc là, j'avoue, mon étonnement, j'attends que ça soit avéré ou pas, mais pour l'instant, je suis assez étonné par rapport à ces nouvelles qui ne sont pas que dans le cadre à enchaîner. Il y a des tas de journaux. Oui, dans les échos aussi, dans les échos. Dans les échos aussi, un article, tout à fait.
Donc nous, on est très étonné. D'ailleurs, on a demandé, pour ne rien dévoiler, pour être clair, on a demandé un rendez-vous avec les services de M. Le Maire dès la semaine prochaine. Oui. On a une explication claire et précise. Et on doit rencontrer la direction générale la semaine prochaine également. Donc là, on va pouvoir... Une dernière question. Est-ce qu'il y a des contreparties demandées à Renault en échange du prêt d'État ? Du prêt de 5 milliards ? C'est tout le sujet, si vous voulez. Moi, si l'État prête de l'argent, donc ce sont vos impôts, mes impôts, pour redresser l'entreprise, il n'y a pas de souci.
Mais moi, reconstruire le nouveau monde sur les ruines de l'ancien monde, ça, la CFDT ne peut pas l'accepter, si vous voulez. La destruction créatrice chère à certains économistes, nous, ça ne passe pas, ça. Donc, il faut construire un nouveau monde. L'automobile a des problèmes de mutation. Et effectivement, l'entreprise n'est pas dans une grande forme. Si elle demande un prêt, c'est qu'elle n'est pas dans une grande forme. Mais ça ne doit pas se faire n'importe comment. Elle doit surtout se faire par le dialogue social. Bien sûr, on est complètement d'accord. Merci beaucoup, Franck Daout. Merci. Et j'aurai l'occasion de poser la question aux responsables. Je l'espère très vite.
Bruno Le Maire, qui sera, je l'espère, mon invité la semaine prochaine. Je pense que c'est en route. Et qui va répondre ? Il va répondre avant. Il va y avoir des informations qui vont sortir dans les jours qui viennent, les heures qui viennent, autour de Renault, parce que c'est trop gros. Imaginons l'État qui prête 5 milliards d'euros à Renault, sans contrepartie. Parallèlement, on verrait une délocalisation. Alors qu'on nous dit partout qu'il faut relocaliser. Là, je ne comprendrai plus rien. Vraiment plus rien. Il est 6h44. Merci d'être avec nous un peu de pub. Et on se retrouve. RNP, 6h-9h. Vaud'indirect. Il est 6h47, Quentin Vinet.
Les commandes de véhicules neufs sont en chute libre en France. On parlait de Renault il y a un instant. En France et en Europe. Il s'est vendu 270 000 véhicules, voitures au mois d'avril, partout en Europe, alors que c'était plus d'un million l'année dernière à la même époque. Évidemment, c'était pendant le confinement. Ça représente une chute de 76% des immatriculations. L'Italie, l'Espagne et la France sont particulièrement touchées. On est à moins 89% en France. Les contrôles techniques possibles ? Il va falloir se remettre en règle, effectivement.
Vous savez que la durée des contrôles techniques avait été allongée tout au long du confinement, évidemment parce que les centres étaient arrêtés. Désormais, ils viennent de rouvrir. Et ceux qui devaient faire leur contrôle technique avant la mi-mars doivent se mettre en règle avant le 23 juin. C'est la date butoir. Bien, Stéphane est en Charente. Bonjour Stéphane. Bonjour. Stéphane, les gestes barrières, très bien. Vous, vous allez tout respecter. Vous partez à combien ? À 8 ? À 8, oui. À 8 pendant ce week-end de l'Ascension dans un gîte. C'est ça, dans un gîte en Dordogne à Véline, côté de Bergerac. Ah ben c'est génial ça, dites-moi. Ah oui, oui.
Je n'ai pas pris de congé depuis fin août l'année dernière. Donc là, c'était un week-end prévu, normalement dans les Pyrénées avec les amis. Oui. On a dit qu'on y va quand même, mais beaucoup moins loin. Alors, à 8 en couple, 8 copains, comment ça se passe ? À 8 avec 4 couples d'amis. 4 couples d'amis, vous avez réservé ces gîtes. Les gîtes d'ailleurs, les réservations de gîtes, chambres d'hôtes, c'est plein partout. Ça marche partout. Énorme succès, Stéphane. Oui, oui, énorme. De toute façon, moi je pars toujours comme ça. Oui. Combien de temps vous allez partir ? Là, on part demain matin et on rentre dimanche après-midi. Ah ben c'est génial, vous êtes content.
Je sens le bonheur dans votre voix. C'est que les voix, ça trahit tout, Stéphane. La voix, c'est magique. Enfin, un petit moment de liberté entre amis. Ben oui, j'imagine. C'est des amis que vous n'aviez pas vus depuis longtemps. Vous allez porter le masque, par exemple, pour vous protéger entre vous ? Entre amis, non. Non, non, c'est vu le week-end dernier déjà. Entre amis, non, non. On a un petit groupe qu'on... Alors, si vous sortez du gîte, si vous quittez le gîte pour aller faire des courses, vous porterez le masque. Oui, ça, oui, ça. Mais ça, on n'ira pas tous ensemble. Bon, vous êtes ouvrier Viticole-Lavigne, ça va bien, Lavigne, avec le temps qu'il fait, là ? Oui, oui, ça pousse.
Ça pousse bien. Ça pousse bien, hein, ça pousse. Je vois quasiment toute ma propriété, là. Bon, eh ben écoutez, Stéphane, merci. Passez un très bon week-end. Et si vous avez envie, lundi matin, vous nous appelez. Merci, Stéphane. Pas de problème. Merci, le week-end. Salut, Stéphane. Thomas est à Cannes. Bonjour, Thomas. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à toute votre équipe. Alors, vous êtes brancardier. Oui, je me l'appelle régulièrement. Oui, je sais que vous êtes là régulièrement. Vous avez une petite surprise. On va détailler les primes pour les soignants. Alors, c'est simple.
Pour le personnel soignant, dans les endroits très sensibles, où on est beaucoup intervenu sur le coronavirus, c'est 1 500 euros. Et puis, ailleurs, ça baisse. Vous, par exemple, Thomas, vous avez une petite mauvaise surprise, c'est-à-dire ?
Alors, il n'y a pas que moi. Alors, oui, on va récapituler. Alors, à la base, toutes les personnes qui travaillent à l'hôpital sont des soignants. On ne fait pas de distinction parce qu'on est tous dans le même bateau. On a tous vécu la même chose. Donc, on est tous des soignants. Par contre, nous, on était là, on n'a rien demandé à l'État. C'est-à-dire que l'État s'est mis à nous promettre montes et merveilles en nous parlant de primes. Mais à la base, nous, on n'a rien demandé à personne. Donc, déjà, on s'est dit, si on a la prime, c'est bien, ça mettra du beurre dans les épinards. Si on n'a pas, on ne sera pas surpris parce qu'on a l'habitude.
Là, alors, je conçois que des personnes qui ont été gravement touchées, comme dans le Grand Est,
perçoivent le maximum, c'est-à-dire qu'ils toucheront plus.
Voilà, ça, je le conçois parce qu'ils ont été énormément impactés. Donc, ça, on peut le comprendre. Mais entre 1 500 et 500, il y avait un intermédiaire. On l'a complètement zappé, cet intermédiaire. C'était 1 000 euros. Alors, là, moi, je suis en train de dire que, en fait, l'État fait la course à la mort. C'est-à-dire que l'État est en train de mettre en place une compétition au coronavirus. C'est-à-dire qu'il dit, voilà, vous n'avez pas fait assez de coronavirus, alors vous allez toucher tant. Mais il fallait le dire que c'était une compétition, à la base.
Non, mais Thomas, oui, je comprends votre sentiment. Vous allez toucher une prime de 500 euros, vous, c'est cela. Alors, peut-être, peut-être. Pour l'instant, il n'y a rien de sûr encore.
Alors, je voudrais souligner que M. Vissnard, le maire de Cannes, et M. Viau, le maire de Grasse, sont en train de monter au créneau. Oui. Voilà, parce que l'hôpital de Fréjus et l'hôpital d'Antibes vont toucher ses primes. Ah bon ? Oui, eux, ils vont les toucher. Ils vont toucher combien ? Ils vont toucher combien, 1 000 ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Apparemment, 1 500. Puisque je vous dis, l'intermédiaire de 1 000 euros, on l'a complètement zappé. On est passé de 1 500 à 1 500.
Bon, écoutez, Thomas, ne désespérez pas.
Vous savez quoi, M. Bourdin ? On ne désespère pas parce qu'on n'attend rien de l'État. On n'attend rien de personne. Nous, on l'a fait parce que c'était notre boulot. Mais à partir du moment où on part de primes, c'est normal de la vouloir.
Je vais vous dire, Thomas. Moi, les systèmes de primes, c'est bien. Mais ce qui m'intéresse, c'est les augmentations de salaire. C'est plus important que les primes. Parce qu'au moins, c'est pérenne, une augmentation de salaire.
Parce que les primes qu'on va nous donner, c'est nos impôts, en fait. Oui, mais c'est nos impôts. Oui, mais attendez. Mais les augmentations...
On va discuter un petit peu de nos impôts et on va les reprendre de votre côté. Non, mais Thomas, Thomas, pardon. Les augmentations de salaire, ce sont vos impôts aussi, de la même manière. Oui, aussi, malheureusement. Oui, de la même manière. Alors, l'avantage, quand même, avec cette prime-là, c'est qu'elle est défiscalisée. C'est-à-dire que vous, là, vous n'avez... Oui, mais c'est important, quand même. Vous ne payez pas d'impôt dessus, Thomas. Normalement, on ne devrait pas payer d'impôt. Mais on sait très bien que l'État vous donne d'un côté, il vous reprendra de l'autre. Non, mais... Oui, Thomas, oui. L'État prend toujours. Il faut bien qu'il vive aussi. Il faut bien que nous vivons.
Il faut bien que l'hôpital public vive, même s'il vit mal. Bien sûr, bien sûr. Et pas comme il faudrait. Mais bon.
Mais là, moi, ce que je déplace, c'est la compétition que met en place l'État. Je vous dis, c'est la course à la mort. Vous n'avez pas fait suffisamment de Covid. Bon, ben, vous aurez tant. Ceux qui ont fait beaucoup de Covid, ils vont avoir tant. Non, je suis désolé. Ça, c'est inadmissible. Le système hospitalier, ainsi que toutes les personnes qui travaillent auprès de patients, que ce soit dans le public ou dans le public, je suis désolé. On ne met pas en fait une compétition aux morts. Bien, merci, Thomas, en tous les cas.
Merci, Thomas. En tout cas, merci à vous et continuez comme ça. On va continuer, bien sûr. Il est 6h53, peu de pub, Frédéric Simotel. Dans un instant, parce qu'EasyJet a été victime de cyberattaque, vos données bancaires sont peut-être dans la nature. Il va tout nous expliquer. C'est déjà demain, dans une minute. Françoise est en colère. J'ai fait mes courses à Carrefour, la première semaine du déconfinement, écrit Françoise. Ça allait, mais la deuxième semaine, les gens ne mettent plus de masques. J'ai peur, dit Françoise. Baptiste dit qu'il n'en a pas porté de mi-avril à mi-mars, mais que depuis 15 jours, il s'y est mis.
À chaque fois qu'il va dans les lieux publics, j'ai acheté des masques lavables de la marque Playmobil, dit Baptiste. Vous êtes assez partagé sur cette histoire de masques. Pas de masques, dit Patrick. Jamais, je ne supporte pas cette société peureuse et masquée. Au contraire, Albert, ce sera sa première sortie officielle avec masque aujourd'hui pour aller chez l'ophtalmo. Denis n'est pas pour le port du masque obligatoire partout, mais il pense que par respect, il est nécessaire de l'avoir et de le porter dans les lieux publics, même si c'est désagréable. Oui, c'est très pénible, dit Emma. Moi, je vis à la Martinique avec nos températures tropicales. Et bien pourtant, c'est assez respecté.
Et Marie-Ève n'en revient pas.
Des débats enflammés sur le masque alors qu'on sait qu'on peut en porter désormais et que c'est la seule manière de se protéger tous ensemble et de sauver des vies.
RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain avec Frédéric Simotel. Frédéric, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. 9 millions de clients d'EasyJet ont vu... Enfin, c'est la compagnie qui annonce s'être fait dérober les informations de 9 millions de ses clients. C'est-à-dire que 9 millions, les informations personnelles de 9 millions de clients d'EasyJet circulent dans la nature. Et dont certains avec les coordonnées bancaires. Non. C'est EasyJet qui l'a annoncé hier. Donc, les pirates informatiques ont eu accès à tout ça. C'est tout simple. Toutes les informations vont rentrer lorsque vous allez commander un voyage chez EasyJet.
Donc, nom, prénom, destination, votre date de naissance, si vous voyagez avec vos enfants, le nom, prénom, toutes ces informations-là ont fuité dans la nature. Alors, ça arrive quand même à un mauvais moment. Vous voyez pourquoi j'aime bien payer en liquide ? Donc, ça arrive à un moment pour EasyJet, parce qu'évidemment, la crise à la pandémie, manque de confiance, il risque une lourde sanction aussi par la suite. Alors, comment ça a pu se passer ? C'est parce qu'il faut quand même regarder tout ça. Il y a une technologie qui s'appelle le web-skimming. En fait, les pirates ont réussi à rentrer... C'est le web-skimming.
Les pirates ont réussi à rentrer dans le site d'EasyJet, et en fait, ils ont mis une sorte de carbone. C'est-à-dire que quand vous saisissez les données du voyage, vous êtes en train d'écrire sur le site d'EasyJet, d'enregistrer. Et en même temps, vous écrivez comme sur un calque sur le site des pirates qui renvoient ces données vers les pirates. Ah, d'accord. Donc, pour vous et pour EasyJet, tout se passe normalement. Vous avez bien votre billet, vous êtes bien en train de faire la transaction. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que pendant ce temps, les données sont en train de partir vers les pirates. Ça, c'est la première hypothèse.
Et la deuxième, c'est ce qu'on appelle les ransomware. Vous savez, le pirate réussit à s'introduire, récupère toutes les données de l'entreprise, la base de données. Il fait chanter l'entreprise. Il va la chivrer et il dit, voilà, je vous rends vos données si vous me payez une rançon. Si vous me payez une rançon. Pourquoi ce type d'attaque est-il de plus en plus fréquent ? Est-ce que c'est lié à la crise ? Oui, il y a trois raisons. Et la crise en fait partie. La première, c'est qu'aujourd'hui, avec le nouveau règlement de protection des données personnelles, le RGPD, les entreprises sont obligées de communiquer et doivent communiquer. Donc aujourd'hui, voilà, EasyJet communique.
La deuxième chose, c'est que le site d'une compagnie aérienne, c'est lié aux loueurs de voitures, aux hôteliers. Donc, ça fait plein d'ouvertures. Donc, c'est des failles potentielles. Et la troisième, c'est évidemment le Covid. Les employés sont en télétravail. Les sous-traitants sont en télétravail. Et quelqu'un peut se faire passer pour un personne du service informatique. Vous êtes moins vigilant. Vous êtes chez vous. Vous allez dire, oui, voilà mon mot de passe. Et voilà, ça fait une faille. Alors, dernier conseil. Que faire si on a été client d'EasyJet ? Eh bien, changez votre mot de passe.
Regardez bien vos comptes bancaires pour voir qu'il n'y a pas des petites dépenses que vous n'auriez pas faites. Et puis, surveillez aussi votre identité parce qu'ils ont récupéré pas mal d'informations. Regardez si votre identité n'est pas usurpée, si vous ne recevez pas des mails un peu étranges. Donc, voilà, être encore plus vigilant si vous êtes client d'EasyJet. Merci beaucoup. Merci, Frédéric. Jean-Claude ? Oui. À une carcassonnée au pied de la cité de Carcassonne. Ça va, Jean-Claude ? Impeccable. Une table magnifique. Là, je suis en train de balader mon chien au Bordeaux. 15 degrés.
Pas de vent.
Impeccable. Oh là là là. Impeccable. Impeccable, Jean-Claude. Un table magnifique. Alors là, vous écoutez la radio, donc. J'écoute la radio, tout à fait. Eh bien, Jean-Claude... Ce matin, je vous ai pris à la télé. Là, je suis en train de sortir ratus mon chien. On va faire 10 kilomètres à peu près.
Et ensuite, je vous reprends de nouveau sur l'antenne jusqu'à la fin... Après l'interview. Voilà, tout à fait.
Bon, Jean-Claude. Oui. Jean-Claude, vous avez gagné votre machine à café. Oui, je suis très heureux, très content. Et en plus, c'est la première fois que je vous appelle. Eh bien, vous voyez. Vous voyez, ça sert. Impeccable. Bravo. C'est magnifique. Allez, passez une belle journée, Jean-Claude. Merci. Merci, de même. Continuez comme ça. Vous êtes impeccable. Toute l'équipe. Merci, Jean-Claude. Oui, on va continuer. On est même deux ou trois pécables. Oui, plusieurs pécables. Bon, il est 7 heures.
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Faites-vous tester au moindre doute l'appel lancé par le directeur général de la santé hier soir. Mais comment se faire tester ? Dans quel cas est-ce utile le docteur Lionel Baran, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux, avec nous, juste après le journal de 7h sur RMC. Mercredi 20 mai. L'info sur RMC. Et 7h02. Merci d'être avec nous. Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous.
Tous les soignants du pays vont être testés à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont contracté le Covid-19. Le directeur général de la santé appelle aussi tous les Français à se tourner vers leurs médecins au moindre doute. Un dépistage massif va être mené aussi dans des commissariats de Lille et Arras après des cas de Covid confirmés. Et puis le constructeur automobile français Renault envisage de fermer plusieurs sites en France selon le Canard Enchaîné et les Échos. Un vaste plan d'économie doit être annoncé la semaine prochaine. Bienvenue à tous sur RMC. Se faire tester au moindre doute, c'est le message délivré hier soir.
par le directeur général de la santé Jérôme Salomon qui a aussi multiplié les appels à la vigilance à l'approche du week-end de la Pentecôte. Nicolas Bach. Pour sa première prise de parole depuis deux semaines, Jérôme Salomon a martelé son message. Il est indispensable de se faire tester au moindre doute. Pour ce faire, le gouvernement a fixé un cap. 700 000 tests par semaine. Mais selon le directeur général de la santé, l'objectif n'est pas comptable. Le vrai objectif, c'est que nous fassions des tests pour toutes les personnes qui sont symptomatiques, pour toutes les personnes qui en ont besoin, les cas contacts en particulier.
Dès que vous vous posez la question, suis-je atteint par le coronavirus ? Il est indispensable de prendre rendez-vous sans délai avec votre médecin. Derrière cet objectif annoncé, des contraintes.
Entre les cas suspects et les cas contacts testés massivement en territoire précis est aujourd'hui un véritable défi. François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes.
Et dans ce cas-là, on voit que 30, 40, 50, 100 personnes, ça fait tout de suite 2000 personnes à dépister. Le ministre nous a demandé de le faire dans les 24 heures. Donc là, c'est un défi extrêmement important. À ce jour, 3000 lieux de dépistage sont disponibles sur l'ensemble du territoire. Ils sont tous recensés sur le site santé.fr. 8 nouveaux foyers de contamination de coronavirus identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. 4 foyers se trouvent dans des EHPAD ou encore dans une structure d'aide sociale à l'enfance. Et cette semaine, une importante campagne de dépistage va être menée au sein du commissariat central de Lille et de celui d'Arras, Jean-Baptiste Bourgeon.
Oui, à Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. La stratégie sanitaire de traçage a ensuite permis d'identifier deux autres de ses collègues le même jour. La préfecture du Nord a donc lancé ce dépistage massif. Jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. Et puis, à l'hôtel de police d'Arras, au moins deux cas positifs ont aussi été identifiés. Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. Toute personne contaminée sera bien évidemment isolée.
L'objectif est bien sûr d'identifier et de lutter contre l'apparition de foyers d'infection des clusters au sein de ces deux commissariats des Hauts-de-France. Merci Jean-Baptiste. Les mots mesurés, mais tout de même encourageants, de la directrice générale de Santé publique France. Le virus est toujours là, dit-elle, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie. Quinze plages des Bouches-du-Rhône vont rouvrir dès demain. Martigues, Arles ou encore la Ciotat annoncent hier de la préfecture. Il faudra encore attendre au moins jusqu'au 2 juin pour les plages de Marseille ou de Cassis. Le deuxième tour des élections municipales se déroulera-t-il fin juin ?
En tout cas, le conseil scientifique n'y est pas opposé. Son avis était très attendu, mais au final, tout se décidera 15 jours avant la date décidée du scrutin où un nouvel avis sera rendu. Écoutez les précisions du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Les élections au mois de juin seraient possibles, mais qu'un certain nombre de conditions doivent être mises en œuvre, à la fois pour l'organisation de la campagne comme pour l'organisation du vote. Les discussions ont été fécondes sur ces sujets et l'ensemble des intervenants ont fait part de leur souhait de voir les élections et le second tour se dérouler au plus vite.
La date du 28 juin a été évoquée par ceux qui ont participé à nos échanges. Le gouvernement sera amené à rendre un rapport au Parlement qui déterminera la méthode qui sera celle que nous mettrons en œuvre. Il est 7h06, un petit chiffre au passage, 27% seulement des Français sont favorables à la tenue de ce second tour au mois de juin. Immense majorité de Français qui préfèrent que ça se passe en septembre. Edouard Philippe consultera ce soir les chefs de parti à 19h à ce sujet à Matignon. Est-ce qu'il va consulter mon invité Mathieu Orphelin ? Non, ce n'est pas un nouveau parti, c'est un nouveau groupe. Nous verrons bien. Vous le recevrez tout à l'heure à 8h30.
Un désastre social en perspective chez Renault alors que l'État, premier actionnaire, prévoit de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros. Plusieurs sites du constructeur automobile sont clairement sur la sénette. Sénette selon le canard enchaîné, un vaste plan d'économie attendu la semaine prochaine. Les sites de Choisy-le-Roi, Dieppe et les fourneries de Bretagne pour commencer devraient fermer l'usine de Flins. Elle devrait cesser de produire des véhicules d'ici quelques années. Selon les échos, pour Gaëtan, tout le monde analyste automobile, ces fermetures ne seraient pas une surprise ? Je pense que le groupe n'a pas le choix. Politiquement, c'est un sujet sensible.
Maintenant, encore une fois, mettons les ordres de grandeur. Le groupe était préparé pour produire 5 millions de véhicules dans le monde. Cette année, on va être à 3 millions 2, 3 millions 3. Donc, on est quand même très, très en dessous. Et donc, ça veut dire qu'on s'était préparé avec une structure de coût fixe pour pouvoir produire 5 millions de véhicules qui ne seront pas là. Donc, il faut bien ajuster. Quand la question a été posée au mois de février à l'équipe de management en place, la réponse, c'est qu'on n'a pas le temps d'attendre. Y a-t-il eu des manquements, des fautes, des négligences dans les EHPAD pendant cette crise inédite ?
Trois établissements sont visés par une enquête après le décès de résidents dans les Hauts-de-Seine. Au début du mois, certaines familles se sont réunies au sein d'une association baptisée Collectif 9471. Maxime Brandstatter a rencontré pour RMC sa présidente qui a elle-même perdu sa grand-mère dans un EHPAD à Clamart. Dès le début de la crise, Olivia Mokigeski ne peut plus aller voir sa grand-mère dans son EHPAD. L'établissement, qui elle avait confiance, lui propose de parler avec elle par Skype. Je me souviens que l'un des premiers Skype avec ma grand-mère qui disait « mais tu sais, tu es là, tu es en sécurité ». Elle était déjà contaminée.
Au fil des échanges, Olivia trouve sa grand-mère diminuée. Elle alerte alors l'établissement qui reste sourd à ses appels, nous explique-t-elle.
Pourquoi moi je vois les symptômes ? Alors eux qui sont toute la journée avec elle, elle toussait, elle avait mal à la tête. Normalement, aux premiers symptômes, on fait venir un médecin, on le signale aux familles quoi. Donc pourquoi nous, on ne nous l'a pas dit ? Pourquoi aujourd'hui, toutes les familles qui portent plainte ont la même histoire ? Pourquoi on a tous ce sentiment qu'il y a eu un énorme problème dans la gestion de cette crise ? Ce problème, Romain Gisolm, de l'association des directeurs au service des personnes âgées, ne le nie pas, mais c'est avant tout dû à un manque d'effectifs. On peut entendre qu'effectivement, ces familles cherchent à avoir des réponses.
Pour autant, vous savez, des professionnels qui fonctionnent en sous-effectifs dans ces périodes critiques, il peut y avoir bien sûr des loupées d'informations, des loupées de communications.
Pour l'avocat de Corian, le gestionnaire de certains EHPAD, les personnels se sont battus nuit et jour pour protéger les résidents.
Les enseignants toucheront bien une prime pour leur mobilisation pendant la crise du Covid-19, notamment les personnels qui ont permis l'accueil des enfants de personnel soignant. Qui sera concerné exactement et pour quel montant ? Réponse avec Margot Bédé.
Pour un enseignant, par exemple, qui a travaillé entre 4 et 9 jours, la prime s'élèverait à 330 euros, le double pour le personnel qui a pu accueillir des enfants de soignants entre 10 et 15 jours. Les 1 000 euros seraient accordés seulement à ceux qui ont été mobilisés plus de 16 jours. Personnels de direction, administratifs, enseignants titulaires ou contractuels, chaque académie devra déterminer qui touchera cette prime. Près d'1,2 million de personnes sont en poste à l'éducation nationale. 65 000 pourraient être concernés, principalement des enseignants. Selon plusieurs syndicats, le versement de cette prime devrait avoir lieu en août ou en septembre.
Le ministère de l'éducation nationale devrait arrêter les modalités définitives d'ici la fin du mois. Votre prime, et celle-ci fait polémique, elle concerne les soignants.
Une somme versée, mais sous certaines conditions, pour le personnel des CHU des 40 départements les plus touchés, la prime de 1 500 euros sera attribuée sans distinction. Mais dans les 79 autres établissements, cette prime pourrait n'être attribuée qu'à 40% des effectifs. Incompréhensible pour David Vendée, il est secrétaire général CGT à l'hôpital de Saint-Malo. Le but recherché initialement, c'était bien une prime pour la reconnaissance des agents hospitaliers. Au final, elle va peut-être se transformer comme une prime de la division et de la colère, parce que les agents ne vont pas comprendre. On est 1 900 agents à l'hôpital de Saint-Malo, donc arrondissant à 2 000.
Comment on va expliquer, si on appliquait ce quota de 40%, qu'il y a 1 200 agents qui n'auront pas la prime et 800 qui auront le droit à la prime ? Cette prime crée la division, l'incompréhension. Donc c'est la colère qui va s'exprimer très certainement dans les semaines à venir. Aider les associations sportives qui craignent moins d'inscrire à la rentrée prochaine. La plateforme Soutiens ton club a été lancée hier par le gouvernement et le comité olympique et paralympique français. Les clubs qui ont peur aussi de perdre des subventions publiques et privées. Chaque français est donc incité à donner, Benjamin Pelsy. Un don de 50 euros minimum au club de votre choix.
Un geste financier que vous pourrez déduire aux deux tiers de vos impôts.
Les sommes récoltées seront versées au club à la fin de chaque mois, mais pas en intégralité. Sur chaque don, 10% de la somme est prélevée pour nourrir un fonds de solidarité. Une cagnotte qui sera, elle, dispatchée entre les clubs les plus en difficulté ou qui n'auront pas levé beaucoup d'argent. Pour le président de la Fondation du sport français, Thierry Braillard, cet argent est essentiel au club. Sans lui, certaines associations risquent de ne pas continuer leur activité après l'été. Il appelle donc les 172 000 associations sportives de France, éligibles au dispositif, à s'inscrire sur le site internet pour recevoir des dons.
Et puis au Brésil, le cap des 1000 morts en une journée a été franchi hier pour la première fois.
Le pic de la pandémie dans le pays est prévu par les experts début juin. Oui, c'est catastrophique au Brésil. Il n'y a que le président Bolsonaro qui trouve que tout va bien et qu'il faut absolument se réunir et qu'il ne faut rien changer. Bien, chez nous, ça a l'air de s'améliorer. Alors, est-ce qu'il faut assouplir un peu plus vite les règles du déconfinement ? Vous nous dites, 32.16.amc.fr ou pas. Ouvrir plus vite les bars et restaurants ? Vous nous dites, tout à l'heure à 8h10, je serai avec le professeur Antoine Flau, célèbre épidémiologiste. Il est à Genève. La décrue se confirme, dit-il. Pas de signe pour l'instant de rebond. Dans l'immédiat, il est plutôt rassurant.
Il sera donc avec nous à 8h10. S'écoutez bien ce qu'il va nous dire. Nous avons de beaux rendez-vous ce matin, 8h35, 9h, en exclusivité. C'est la première fois qu'il s'exprime. Depuis hier, il s'est exprimé, il a annoncé très vite ce qui allait se passer. Ce nouveau groupe à l'Assemblée nationale, co-présidé par Mathieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, groupe parlementaire écologie, démocratie, solidarité. Mais à quoi va-t-il servir ? Que propose-t-il ? Est-ce qu'ils seront dans l'opposition, dans la majorité ? Je ne sais plus. Eh bien, Mathieu Orphelin va devoir clarifier tout cela. Nous allons parler maintenant des tests. Pourquoi parler des tests ?
Parce qu'hier, le directeur général de la santé appelait les Français à se faire tester au moindre doute. D'abord, est-ce possible de se faire tester au moindre doute ? Avec quels tests ? Les résultats des tests PCR, les plus sérieux, les tests virologiques, ne sont pas donnés assez vite, dit le ministre de la Santé. Le docteur Lionel Baran est avec nous, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux et lui-même biologiste libéral à Strasbourg. Docteur Baran, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, recommandation du directeur général de la santé, les Français doivent se faire tester au moindre doute.
Je suis chez moi, tout à coup je tousse un peu, j'ai un peu de fièvre, tout de suite je dois aller me faire tester si j'ai bien compris. Comment dois-je procéder ? Il faut passer par le médecin et avoir une ordonnance, au moindre doute, au moindre symptôme, pour pouvoir se faire dépister au laboratoire. Voilà, je prends rendez-vous. C'est le studio qui s'écroule un peu, c'est pas grave. Je prends rendez-vous avec le laboratoire voisin. Ne riez pas docteur Baran, mais ça arrive, vous savez, c'est un panneau. C'est un morceau de décor. C'est un morceau de décor qui est tombé. On va réparer.
Heureusement, il n'est pas tombé sur la tête de Mathieu Roubault, parce que bon, docteur Baran, je prends rendez-vous chez le biologiste, dans le laboratoire d'analyse que j'ai l'habitude de fréquenter, et là je suis testé. Voilà, c'est ça. La difficulté, c'est qu'il faut pouvoir avoir le rendez-vous rapidement. Et nous, on engage tous les laboratoires de France à aller le plus vite possible pour prendre ce rendez-vous et pour faire le test. L'objectif étant de répondre, d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR, c'est-à-dire le test avec lequel on met les couvillons dans le nez. Voilà, qui est le test le plus fiable aujourd'hui, docteur Baran.
Oui, c'est le test qui permet de voir si on a le virus dans l'organisme. Les tests sérologiques, c'est de voir la réaction de l'organisme au virus. Donc, il y a toujours un décalage d'une ou deux semaines et on ne peut pas attendre une ou deux semaines pour diagnostiquer une personne positive. Évidemment, évidemment, vous êtes la voie du bon sens, docteur Baran. Donc, je vais, je me fais tester, j'ai le résultat en combien de temps ? Eh bien, normalement, à J plus 1. Par contre, on a eu le ministre hier au téléphone et dans certains cas, ce n'est pas respecté. Alors, notamment le week-end. Donc, ça, c'est un travail qu'il faut mettre en place dans chaque territoire avec tous les acteurs.
Et puis, ça arrive qu'on soit bloqué parce qu'il y a des grains de sable dans l'engrenage. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un grain de sable dans l'engrenage ? C'est encore et toujours des problèmes d'approvisionnement. C'est-à-dire, il manque des cônes, il manque des écouvillons, il manque du réactif. Donc, on fait le prélèvement et puis il y a un décalage et on ne sort le résultat que deux ou trois jours après. Et ça, il faut qu'on puisse l'accélérer. Voilà, oui, deux ou trois jours après, c'est trop tard. C'est trop tard parce que si jamais je suis positif, j'ai pendant deux ou trois jours côtoyé beaucoup de monde. Eh bien, l'idée, de toute façon, c'est d'aller le plus vite.
Après, évidemment, si on a une suspicion et un doute, il vaut mieux prendre toutes ces précautions pendant le temps d'avoir le résultat. Mais oui, l'objectif, c'est d'aller le plus vite possible. Et évidemment, si à un moment, ça bloque pour une raison d'organisation, de ressources humaines ou de commandes qui n'arrivent pas, puisque c'est encore le cas à l'heure actuelle, chose qu'on croyait que ce serait réglé, eh bien, il faut pouvoir tout de suite orienter le patient dans un autre laboratoire, dans un drive, à l'hôpital en tout cas, dans un endroit où il peut avoir le résultat rapidement.
Alors, je rappelle que le test, le coût du test est remboursé par la Sécurité sociale, hein, docteur Baran ? Oui, à 100% par la Sécurité sociale sur ordonnance ou pour les cas contacts quand on a été appelé par l'assurance maladie. Voilà, ou pour les cas contacts. Docteur Baran, vous parliez du matériel et vous vous expliquez ce qui vous arrive. Vous êtes vous-même biologiste libéral, vous avez un laboratoire à Strasbourg. Vous nous dites, les réactifs pour mon labo viennent des Etats-Unis, mais comme il y a une préemption aux Etats-Unis, difficile de les avoir, c'est cela ? Eh bien, nous, il nous manque la machine. Ça fait plus d'un mois qu'on attend cette machine.
On nous l'a promis juste avant de signer la commande. Et puis là, on n'a plus de nouvelles. Donc ça, c'est un problème. Alors, les autres laboratoires avec lesquels on travaille et qui font l'analyse, eux, ils sont coincés. Le 11 mai, on a pu les réaliser. Le 12 mai, on nous a dit qu'il manquait des cônes. Tout simplement pour faire l'analyse. Je ne sais pas si vous imaginez, mais les petits cônes en plastique qui permettent de donner le réactif, le produit, pour que la machine tourne. C'est ça qui bloquait. Et je leur ai posé la question. Et en termes de réactifs, ils reçoivent 100 tests toutes les semaines par Beckton Dickinson, alors qu'ils pourraient faire 400 tests par jour.
Donc, effectivement, on découvre de nouveau des difficultés à ce sujet-là. Alors, sur 100 personnes, ce sera ma dernière question, envoyées par les médecins qui sont testées dans votre laboratoire, par exemple, Dr Baran, combien sont testés positifs ? Alors ça, c'est la bonne nouvelle du jour. En France, on est à 2%. Dans certaines régions, notamment dans la mienne, on est plutôt à 4%. Mais ça veut dire que le virus, à l'heure actuelle, ne circule pas beaucoup. Maintenant, ce qui serait bien, c'est que ces prochaines semaines, on reste à ce niveau-là, donc qu'on maintienne toutes les mesures barrières et qu'on arrive à contenir le virus.
Parce que je n'ai pas envie que dans un mois, j'ai de nouveau des séries à plus de 50% de positifs. Bien sûr, Dr Baran. Merci d'être si précis, si concret. Dans tous les cas, c'est très, très intéressant. Et ça, c'est un indicateur majeur. 100 patients, combien tester positifs ? On est à 4% à Strasbourg, en Alsace, et on est à 2% en France. C'est-à-dire, 2 sur 100 sont testés positifs. Je vous rappelle que ce sont des patients qui pensent avoir des symptômes, qui sont envoyés par des médecins. Ce n'est pas la population générale. Ce sont les patients envoyés par les médecins. C'est très intéressant. Il est 7h19. Vous êtes sur RMC, très précis. Je suis dans un instant avec Victor Jouanin.
Oui, on va parler d'une arnaque. Et elle est beaucoup plus répandue qu'on ne pense. Le maquillage du compteur kilométrique. Une voiture affichée à 20 000 km, alors qu'en réalité, elle en a 100 000. Du pain quotidien dans un instant, sur RMC. RMC, du pain quotidien. Il est 7h23. Nous sommes avec Victor Jouanin. Bonjour, Victor. Bonjour. Ça va, Victor ? Oui, très bien, et vous ? Bon, Victor, si nous parlions des voitures d'occasion. Je vais acheter ma voiture d'occasion. Je regarde le kilométrage. Très bien, je suis content. Et puis, je m'aperçois, au bout d'un certain temps, qu'en fait, elle n'a pas 80 000. Mais 110 000 ou 120 000, ça arrive fréquemment.
C'est l'arnaque la plus répandue, selon la répression des fraudes. Elle concernerait entre 5 et 12 % des voitures d'occasion en Europe, selon l'étude d'un institut allemand. Mais pour l'Automobile Club Association, c'est 20 % un véhicule sur 5 qui aurait le compteur maquillé. Un véhicule sur 5. Des chiffres impressionnants, mais difficiles à vérifier tout de même. Ça touche surtout les voitures haut de gamme, type grosse berline, notamment venues d'Allemagne ou d'Italie. Pour l'acheteur d'UP, c'est non seulement une voiture achetée quelques milliers d'euros plus chère que ce qu'elle coûte réellement, mais c'est aussi les coûts d'entretien plus élevés. Évidemment.
Les voitures les plus modernes et les plus récentes ne sont pas protégées de ce genre de fraude. Absolument pas. En fait, les escrocs s'adaptent aux nouvelles technologies. Aujourd'hui, on peut commander sur Internet un boîtier électronique. Certains coûtent moins de 100 euros. On le connecte à l'ordinateur de bord et le joueur est joué. Alors, comment éviter de se faire avoir ? Le magazine Que Choisir donne quelques conseils de bon sens dans son magazine de cette semaine pour repérer les traces d'usure d'un véhicule et vérifier si ça colle avec le kilométrage affiché, le pommeau de levier de vitesse, les caoutchoucs, l'assise du siège conducteur.
Ça s'use avec le temps et donc c'est visible. Ou alors, vous pouvez faire appel à un expert qui passe au crible la voiture que vous visez pour un peu plus de 100 euros. Pour un peu plus de 100 euros. En Belgique, il n'y a pas ça. Ils ont éradiqué le problème. Ils ont éradiqué le problème. Mais comment ? Spectaculaire. C'est formidable. Il y a quelques années, le car passe. C'est très simple. A chaque fois que vous allez chez le garagiste, le garagiste enregistre sur un fichier national la date et le kilométrage. Rien de plus. Et ensuite, quand il y a un acheteur potentiel, il reçoit l'historique de la voiture. Et donc, il peut repérer s'il y a une anomalie. Ça n'existe pas en France.
Mais une proposition de loi va être examinée d'ici la fin de l'année. Et peut-être que ce système arrivera chez nous. C'est formidable. Une fiche technique de la voiture. Rien de plus. Rien de plus. Ça me paraît tellement évident. Surtout que c'est facile sur Internet. Enfin bon, c'est vraiment. Merci Victor. Merci. Il est 7h25. Passionnant Didier. Didier est dans le Maine-et-Loire. Bah tiens, le Maine-et-Loire. Tiens, tout à l'heure, je reçois le député du Maine-et-Loire, Mathieu Orphelin. Enfin, le dissident, nous parlerons avec lui. Nous allons voir un peu quel dissident s'il propose. Didier, ça va ? Oui, bonjour. Bonjour Didier. Les gîtes, les campings. Vous êtes gérant de camping.
Tout à fait. Qu'est-ce que vous vouliez dire ? Je me suis permis d'appeler tout à l'heure. Parce que tout à l'heure, vous avez pris un auditeur qui mettait en avant le fait d'intervenir dans des gîtes, chambres d'hôtes, etc. en se regroupant avec des couples différents. Alors que tout simplement, ce sont des endroits où il n'y a aucun contrôle possible compte tenu de la diversité des hébergements, de leur position, etc. et que nous, actuellement, campings, on n'est pas autorisés à ouvrir alors qu'on est d'ailleurs les seuls maintenant à ne plus être autorisés à ouvrir pour faire exactement la même chose.
Je ne vois pas ce qui m'aurait pu, moi, ce week-end, faire la même chose avec mes cabanes perchées ou mes mobilhomes sur mon terrain de camping. Oui, je comprends très très bien. Le fait que vous mettiez ça en avant, ça me met quelque part hors de moi parce que c'est ce qui est en train de se passer partout en France. Et dans la même période, vous allez avoir plein de petits campings familiaux comme les nôtres qui vont complètement disparaître. Alors Didier, je ne mets pas ça en avant. Je rapporte ce qui se passe. Et c'est bien de le savoir. D'une part, deuxièmement, le camping. Je ne sais pas si vous avez écouté RMC ces derniers temps, mais j'ai parlé très souvent du camping.
J'ai défendu l'idée d'une réouverture la plus rapide possible de tous les campings de France. Et j'avais le président de la Fédération de l'hébergement du camping, qui est lui-même propriétaire d'un camping en Bretagne et qui se bat pour obtenir une réouverture rapide des campings qui serait indispensable, j'en conviens. Merci beaucoup Didier. Merci, mon cher Didier. Il est 7h27, l'actu des réseaux sociaux. Avec Charles Magnin, RMC, H7 Magnin. Thierry Breton, le commissaire européen, a fait la leçon au patron de Facebook, Marc Zuckerberg. Oui, face à face, à distance, en visioconférence, organisée par un groupe de travail européen.
Pendant une heure, les deux hommes ont évoqué tous les sujets qui fâchent. Désinformations, protection des données, règles en matière de concurrence. Mais c'est au sujet des impôts que Thierry Breton s'est montré le plus offensif en faisant la leçon à un Marc Zuckerberg impassible. Parlons de vos impôts. J'ai moi-même été chef d'entreprise et j'ai toujours dit à mes équipes ne jouez pas au plus malin. Payez vos impôts là où vous devez les payer. N'allez pas dans les paradis fiscaux.
C'est une question importante car nous allons vers un monde avec de grandes difficultés économiques. Nous devons trouver ensemble un moyen de coopérer. C'est très important. Faites attention à ne pas devenir un acteur trop important du système
qui ne jouerait pas selon les règles. Ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas interdit que c'est autorisé. Voilà, un petit côté paternaliste dans cette tirade de Thierry Breton. Oui, enfin, il a bien fait quand même. En tout cas, les commentaires des internautes sont enthousiastes. On salue ce coup de pression du commissaire européen auprès du patron de Facebook. Pour l'instant, ce ne sont que des mots mais ce genre de dialogue en public est inédit et ça marque le début d'une phase importante de régulation, de négociation entre les géants du numérique et les instances européennes.
Oui, Thierry Breton que je vais réinviter très vite qui vient régulièrement ici et qui, s'il continue comme ça se posera un jour en candidat à la présidence de la République. Vous verrez. Vous verrez. Comme Mark Zuckerberg aux Etats-Unis. Une info très commentée hier sur les réseaux sociaux la liste des mots qui font leur entrée dans l'édition 2021 du Petit Larousse. Oui, le coronavirus était déjà présent dans le Larousse mais d'autres mots qui ont marqué l'actualité ces derniers mois. font leur apparition le dégagisme, les black blocs, le mot féminicide, les influenceurs sur les réseaux sociaux ou encore le mot anti-vax qui désigne les personnes opposées à la vaccination.
Mais le mot qui a fait sourire les internautes cette année est d'origine espagnole. Il s'agit de la remontada. La remontada qui désigne, je cite, la remontée de scores inattendues permettant à l'équipe qui perd d'emporter la victoire dans un match de foot. référence directe au PSG 2017. On le rappelle, malheureusement, victoire 4-0 à l'allée, défaite 6-1 au retour. Et donc, ça fait sourire les internautes. Le PSG est enfin entré dans l'histoire, dit un internaute. À jamais les premiers à entrer dans le dicoche à rien d'autre. Beaucoup remercient le PSG pour sa contribution à l'enrichissement de la langue française.
Selon un internaute, le petit Larousse va battre des records de vente cette année à Marseille. Et certains pensent aux Qataris qui ont dépensé des milliards pour remporter la Ligue des champions. Tout ça pour finalement être associé à la définition de la défaite dans le dictionnaire. Oui, bah dites-moi. Et pendant ce temps-là, les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 se battent comme des chiffonniers pour les droits télé, donnant encore une fois une image déplorable du football professionnel français. Bien, expliquez-nous, Nicolas Poincaré, qu'allez-vous nous expliquer ? Vous allez nous parler de l'OMS. Voilà, qui est au cœur d'un terrible bras de fer.
entre la Chine et les Etats-Unis, on pourrait parler d'une nouvelle guerre froide au cœur des accusations américaines. L'OMS aurait été la marionnette des Chinois et aurait tardé à donner l'alerte. On verra ce que valent ces accusations. Organisation mondiale de la santé, tout savoir. Tout à l'heure, c'est passionnant, encore à 8h moins 10, il est 7h30. À suivre, des traces de coronavirus détectées dès le 16 novembre en France sur un scanner d'un patient du docteur Michel Schmitt. Il est médecin-chef de service de l'imagerie de l'hôpital Albert Schweitzer à Colmar. Il est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Les 7h30, une Anne-Sophie Balbierella pour les dernières informations.
Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Pas de signal de reprise de l'épidémie. C'est ce que dit Santé publique France. Un rayon de soleil, mais pas d'emballement. Les autorités attendent la semaine prochaine pour déterminer quelles sont les conséquences du virus. Une pilule qui a du mal à passer côté syndicat ce matin. Renault envisagerait de fermer au moins trois usines en France. Information du canard enchaînés et des échos. Et puis, les premiers résultats pour les lycéens sur Parcoursup. Dans un contexte particulier, les cours sont suspendus. Les lycéens sont en pleine incertitude sur le bac RMC 7h31. La situation sanitaire continue de s'améliorer en France.
Moins de patients en réanimation, moins de patients hospitalisés. Les scientifiques tirent les premières leçons du déconfinement. Mais pour l'instant, il faut rester vigilant. Nicolas Trenot, Maxime Brandstatter. Bien entendu, le virus est toujours là, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie, nous apprend la directrice générale de Santé publique France. Les premiers signaux sont même encourageants, conclut Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, après plus d'une semaine de déconfinement.
On a l'impression que les Français ont parfaitement compris l'importance des gestes barrières, qu'ils utilisent les masques grand public dans les moments où on ne peut pas respecter cette fameuse distance d'un mètre. Et donc, finalement, le nombre de contacts à risque diminue et c'est un très bon signe. Les autorités restent tout de même prudentes car il y a des frémissements à surveiller dans le service des maladies infectieuses du professeur Eric Combe, par exemple, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. On voit quand même revenir des patients, heureusement, en très petit nombre, avec une maladie Covid.
Trois sont arrivés ce week-end et on n'avait pas revu cette arrivée depuis environ une dizaine de jours. Je rappelle qu'il y a trois mois, ça avait commencé comme ça. Entre le temps d'incubation et le délai entre les premiers symptômes, les consultations et la remontée des informations, les autorités sanitaires attendent la semaine prochaine pour voir si le déconfinement a des conséquences sur l'épidémie. Depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement, huit nouveaux foyers de contamination ont été identifiés dans la région Grand Est. Quatre se trouvent dans des EHPAD et puis une importante campagne de dépistage sera menée cette semaine au commissariat central de Lille et à Arras.
Au moins cinq personnes ont été testées positives au Covid. Chez Renault, on s'inquiète beaucoup ce matin. Selon le canard enchaîné et les échos, le constructeur envisage de fermer au moins trois usines en France. Choisit le roi, Dieppe, les fonderies de Bretagne. Le site de Flins est également sur la sellette. Le constructeur automobile dévoilera la semaine prochaine les contours d'un plan d'économie de deux milliards d'euros. Ça passe mal auprès des syndicats, d'autant que l'État s'apprête à octroyer un prêt garanti de cinq milliards pour le groupe. Franck Daout, délégué central CFDT. Renault était l'invité d'RMC ce matin. Je suis quand même étonné.
Il y a un prêt garanti par l'État de cinq milliards à Renault. Il y a une mission qui a été donnée par M. Le Maire pour relocaliser les activités automobiles en France. Moi, si l'État prête de l'argent, donc ce sont vos impôts, mes impôts pour redresser l'entreprise, il n'y a pas de souci. Mais moi, reconstruire le nouveau monde sur les ruines de l'ancien monde, ça, la CFDT ne peut pas l'accepter. Donc, il faut construire un nouveau monde. L'automobile a des problèmes de mutation et effectivement, l'entreprise n'est pas dans une grande forme. Mais ça ne doit pas se faire n'importe comment et ça doit surtout se faire par le dialogue social.
Conseil des ministres, puis réunion interministérielle, puis entretien d'Edouard Philippe avec les chefs de parti. La crise du coronavirus accapare toujours le gouvernement. Au cœur des discussions, notamment le second tour des municipales, il pourrait avoir lieu fin juin. Hier, maires et associations d'élus locaux ont envoyé un message clair à Emmanuel Macron lors d'une visioconférence. Pierrick Bonneau. Un message à l'unisson envoyé au président de la République. Si c'est possible, ce second tour doit avoir lieu dès le mois prochain. Deux arguments avancés par les maires et associations d'élus. Il faut installer les intercommunalités au plus vite pour qu'elles puissent fonctionner.
Et puis, il faut éviter absolument d'avoir à organiser un deuxième premier tour. Pas de décision du président à l'issue de la réunion. Emmanuel Macron a simplement jugé encourageant cette belle unanimité. Mais au sein de la majorité, on est beaucoup moins unanime. François Patria, sénateur de Côte d'Or, l'un des piliers de La République en marche, redoute un jugement de l'opinion publique et plaide pour un report des municipales en mars 2021. Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, juge lui pas raisonnable un second tour en juin compte tenu de l'impossibilité de faire campagne.
Admis sur liste d'attente ou refusé, les lycéens de Terminal ont commencé à recevoir les premières réponses concernant leurs demandes sur Parcoursup. Un moment toujours très particulier pour les futurs bacheliers qui s'interrogent sur leur avenir, qui ont parfois du mal à y voir clair. Sentiment encore plus présent cette année, évidemment. Reportage à Arbonne-la-Forêt en Seine-et-Marne, Romain Poiseau. Quatre jours pour choisir son parcours professionnel et Zoé, élève en Terminal, le fera toute seule à la maison.
C'est sûr qu'on n'a pas les profs pour nous conseiller tous les jours. C'est assez difficile de faire une hiérarchie dans les cheveux. Est-ce qu'il faut attendre ? Est-ce qu'il faut faire un choix tout de suite ? Pour être guidé.
Zoé est sur liste d'attente pour son vœu principal, l'école du Louvre. Les quatre autres ont été acceptés, mais elle doit choisir.
Je ne sais pas exactement quoi choisir dans mes autres vœux au cas où je n'ai pas ce premier vœu qui est en liste d'attente.
Alors elle sollicite ses professeurs par mail en tentant d'avoir une réponse.
Mon prof de philo, il est débordé par les mails.
Pour accompagner les élèves, toutes les équipes éducatives sont prêtes à se mobiliser, nous rappelle Florence Delanois, secrétaire générale adjointe du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale.
On a notamment le bon vieil outil du téléphone, mais on peut aussi envisager de faire une visioconférence avec la famille, avec l'élève, si l'un ou l'autre de nos élèves a vraiment besoin de conseils, d'accompagnement.
Il est également possible de contacter Parcoursup par messagerie et sur les réseaux sociaux. Plus d'une dizaine de sessions de chat seront organisées pour accompagner les candidats. Et pour se détendre et tenter de sortir du flou de la situation, nous avons la mer. En tout cas, pour certains, ce sera le cas. Long week-end de l'ascension sous le soleil avec des plages qui rouvrent de plus en plus. 15 des deux mains dans les bouches du Rhône. Réouverture aussi en Corse, Benoît Ballet. Oui, poser sa serviette est bronzée sous le soleil corse. Ce sera possible dans la quasi-totalité de l'île de beauté.
Une baignade statique autorisée à quelques conditions, respecter un mètre de distance entre les personnes, cinq mètres entre les groupes de dix personnes. Et toujours pas question de pique-niquer, d'installer un barbecue ou de prendre l'apéro les pieds dans l'eau. Un test grandeur nature en vue de la saison estivale selon le préfet de Corse. C'est d'ailleurs l'enjeu partout en France comme à Palavas-les-Flots où les contrôles seront renforcés ce week-end. Deux 4x4 patrouilleront sur la plage en renfort des policiers municipaux et agents de la ville. Au sable d'Olonne, la forte affluence attendue a au contraire décidé le maire à restreindre les horaires d'accès à l'océan.
Les courses, Mathieu, c'est sur l'hippodrome du Croiser-la-Roche aujourd'hui. Marquant Barol dans le Nord, le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori, numéro 5, Fairplay, Durzy, Outsider numéro 15, Frisbee, Dame, le 5 et le 15. Il est 7h38, merci d'être avec nous sur RMC, RMC découverte le matin 32-16, c'est notre lien. Quentin Vinet a des informations à nous donner. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous, je vais prendre André. Et puis ensuite, le docteur Michel Schmitt qui est médecin-chef du service d'imagerie de l'hôpital Albert Schweitzer à Colmar. Pourquoi ? Eh bien parce que des traces de coronavirus ont été détectées sur un scanner dès le 16 novembre dernier à Colmar.
Mais en attendant, je voudrais prendre, nous restons dans l'Est, je voudrais prendre André qui est dans le Jura à Villars-Saint-Sauveur. Bonjour André. Oui, bonjour Jean-Jacques. Oui, je suis là. C'est à dire Jean-Claude, il dit Jean-Jacques. Pour Villars-Saint-Sauveur, c'est Saint-Claude. Ah, c'est Saint-Claude, oui. C'est juste à côté, juste à côté. Juste à côté de Saint-Claude. Vous êtes hôtelier-restaurateur et votre hôtel, vous avez gardé votre hôtel ouvert. Je n'ai jamais fermé. Vous n'avez jamais fermé ? Non. Avec des plats emportés, avec des plateaux dans les chambres, avec des petits déjeuners. Oui, mais vous vous êtes débrouillé. Vous avez eu des clients, André ? Non.
Non, pas d'accord. On a fait 20 chambres. J'ai un hôtel de 30 chambres. On a fait 25 chambres en deux mois. 25 chambres en deux mois. Évidemment, c'est rien. C'est mieux que rien, mais c'est rien. On est bien d'accord. C'est mieux que rien, mais c'est rien. André, vous savez que le débat est relancé. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'ouvrir les bars, les cafés, les restaurants le plus vite possible et les hôtels. Ce sont les autorités à la fois sanitaires et gouvernementales qui décideront. Mais André, que dites-vous dans le Jura ? Franchement, vous êtes encore en rouge dans le Jura.
Oui, mais le problème, le souci, c'est que le Jura est vert, vous le savez, par la nature. Le Jura devrait être vert par le fait du manque de lits hospitaliers. Saint-Claude nous a fermé une maternité, nous a fermé une chirurgie, on a tout fermé. Par ce fait-là, on alimente les patients, on reparte sur Besançon au Dijon. qui fait qu'il y a saturation dans ces deux hôpitaux et que nous sommes en saturation et qu'ils nous restent en rouge. Oui, vous vous sentez un peu seul. On s'est un peu seul. Il y a eu, apparemment, il y aurait eu, enfin il y a eu, c'est trop encore, mais il y aurait eu 96 décès dans le Jura du Covid-19.
Oui.
Mais, moi j'ai envie de dire qu'on a peur. Moi, j'ai mis tout en place, ça m'a déjà coûté à peu près 3000 euros la mise en place du matériel. Pécis glace, puis qu'il y a des profits, les surblouses pour les femmes de chambre qu'elles reprendront définitivement. Bien sûr. C'est très compliqué. Et je suis aussi pour la défense du service public parce que quand on voit aux USA tous les gens qui meurent et que chez nous, on a la chance d'avoir un service public, il faut le conserver. Il faut dire que la population américaine, attendez, les Américains ne respectent pas, beaucoup ne respectent pas le confinement. Ils n'en veulent même pas. C'est un autre état d'esprit.
On ne peut pas nous comparer à ce qui se passe aux Etats-Unis. Ce n'est pas pareil. C'est quand même compliqué quand il y a des plages chez nous qu'on commence à rouvrir. Les gens étendent les serviettes. On ne leur demande pas à le faire. Ils le font. Oui, bien sûr. J'accueille des clients un peu plus. On a fait 8 chambres lundi, 7 chambres hier, un, deux ce soir. Je n'ai pas beaucoup de clients avec des masques. Oui, malheureusement. Après, en même temps, Jean-Jacques, si jamais vous commencez à accueillir le client avec une armure, en lui disant « Attention, monsieur, ne faites pas comme ci, ne faites pas comme ça, vous n'aurez personne. » On n'aura personne.
Vous avez, pour ce week-end, vous êtes ouvert. j'imagine, de l'ascension. On n'a rien. Vous n'avez rien. On n'a rien. Bon. J'étais le seul hôtelier ouvert pour tout le Haut-Jura. Pour tout le Haut-Jura. C'est si beau, cette région. Merci, André, dans tous les cas. Merci pour votre émission. Mais dites aux barbus qu'ils ne fassent pas 110 kilomètres. Ce n'est pas bien. Charles Magnin. Charles Magnin. Charles. Alors, bon, d'accord, je vais lui dire. Merci, André. Salut, André. Au revoir, Quentin. Merci, salut, André. Sympa, André. Sympa, Saint-Claude. Oui.
Et puisqu'on parle du Jura, la députée du Jura, Daniel Poulbois, justement, il faudrait en finir avec la vision régionaliste de la carte des départements vert et rouge. Elle dit que dans son département, les réservations s'annulent en cascade parce que, justement, le Jura est classé en rouge. Alors, pas trop loin, un peu plus au nord-est. Nous serons à Colmar dans un instant avec le docteur Michel Schmitt, médecin en chef du service d'imagerie médicale de l'hôpital Albert Schweitzer. À Colmar. C'est vrai qu'André a raison. Charles nous a dit tout à l'heure qu'il allait faire un petit écart sur cette fameuse règle des 100 kilomètres. Mais soyons honnêtes, il n'est pas le seul.
Raphaël nous écrit « Moi, j'ai déjà fait 1000 kilomètres pour des motifs pas importants. Ce n'est pas le gouvernement qui va me dire ce que je peux faire. » Sophie nous dit que ce n'est pas respecté non plus chez elle dans le Morbihan. On le constate tous les jours. Maximus habite le Var. Je peux vous dire que les résidences secondaires en rouvrent. Ils arrivent de nuit. Albert Amanton nous dit que la plage est bourrée d'Italiens qui viennent s'y prélasser. Pour Cédric, c'est une honte. Il faut respecter les recommandations, se protéger les uns les autres. C'est un manque de civisme de ne pas le faire. Stéphane, tout à l'heure, nous disait qu'il allait partir dans un gîte.
Lui, respecte les 100 kilomètres. 85 kilomètres de chez lui en Dordogne. J'ai aussi ce message d'Eric qui nous dit je respecte les 100 kilomètres. Je porte un masque en public. C'est pour mon bien. Et vous, est-ce que vous respectez toutes ces règles ou est-ce que vous faites quelques écarts ? Soyez honnête. 3216.rmc.fr ce matin. RMC, 6h, 9h. Vaudre indirect. Allez, savoir et comprendre le matin. RMC, RMC découverte. Je suis en direct avec le docteur Michel Schmitt qui est médecin en chef du service d'imagerie médicale de l'hôpital Albert Schweitzer de Colmar. Docteur Schmitt, bonjour. Bonjour M. Baudin.
Alors, docteur, avec votre équipe, vous avez repris systématiquement tous les scanners thoraciques réalisés entre le 12 octobre et le 30 avril à l'hôpital, dans votre hôpital Albert Schweitzer, soit 2456 scanners. Le résultat, docteur ? Nous sommes des grands curieux en Alsace et donc avons essayé de comprendre ce qui s'était passé chez nous. Alors, effectivement, pour remonter dans le temps, nous avons repris les scanners sur la période que vous indiquez et les résultats nous ont un petit peu surpris, sans plus d'ailleurs, mais un petit peu surpris.
C'est-à-dire que nous avons vécu la vague épidémique à contresens, la décrudescence actuelle, le sommet de la vague le 31 mars et après une descente progressive avec des cas épidémiques, des images typiques du moins de Covid au mois de mars, au mois de février. Surprise, quelques cas au mois de janvier, quelques cas plus rares au mois de décembre, ensuite rien pendant une dizaine de jours et pour finir deux cas sporadiques à la mi-novembre. Alors, j'insiste sur le fait que ce sont des images, on ne voit pas de virus au scanner, on a des images qui sont considérées comme typiques, comme révélatrices ou tout le moins très évocatrices d'une pathologie et nous en sommes là pour le moment.
Alors, nous remontons plus loin, nous analysons des dossiers d'octobre, nous allons essayer de remonter sur le mois de septembre mais pour le moment nous n'avons rien trouvé plus en avant. Rien trouvé en octobre et en septembre mais en novembre deux cas suspects. Alors, comment pouvez-vous dire avec une image, comment pouvez-vous dire que ce sont peut-être des cas de Covid ? Alors, c'est tout le débat aujourd'hui. Nous avons une image. Ces images ont été analysées par différentes sociétés savantes, tant en Europe qu'en France qu'aux Etats-Unis et un certain nombre d'images ont été reconnues comme étant typiques, caractéristiques du Covid.
Ce sont des images de pneumonie, de pneumonie un peu particulière parce qu'elle atteint essentiellement la périphérie du poumon. Elles sont, ces images sont souvent bilatérales, sont mal imitées et ne s'accompagnent pas des complications habituelles de la grippe, de la pneumonie grippale, à savoir des ganglions et des épanchements. Premier élément. Deuxième élément, le diagnostic différentiel du Covid au scanner est essentiellement la grippe. Il y a un autre virus qu'on appelle le VRS, le virus respiratoire sacrificial. Ces deux maladies sont apparues en Alsace aux environs de Noël le 26 décembre pour connaître un pic épidémique le 28 janvier.
Les cas trouvés avant cette période épidémique au moment où la grippe n'existait pas ne peuvent bien évidemment pas être attribués à la grippe et la seule létiologie qui nous paraît vraisemblable aujourd'hui est celle du Covid. Alors bien sûr on n'a pas de preuves pour avoir une preuve il faudrait voir le virus il faudrait en trouver des traces génétiques mais il n'y avait pas de frottis à l'époque il n'y avait pas de tests à l'époque il n'y avait pas de sérologie à l'époque et donc la seule vraisemblance technique aujourd'hui est l'analyse des scanners. Oui mais alors docteur Schmitt est-ce que les deux patients en question vous les connaissez ? Docteur vous les connaissez ?
Oui je les ai rencontrés la semaine dernière Bon vous les avez rencontrés est-ce qu'on leur a fait passer un test sérologique ?
Alors le test sérologique a été prescrit vous savez que le débat est grand sur les tests sérologiques actuellement et on attend pour la fin de semaine début de semaine prochaine des tests qui soient validés donc ces tests vont être pratiqués mais en fait ils ne vont pas nous apporter grand chose c'est-à-dire que si ces tests sont positifs personne ne pourra prouver que la contamination remonte au mois de novembre et oui ils ont pu être contaminés il y a 15 jours trois semaines, un mois et si ces tests étaient négatifs cela ne voudrait rien dire non plus parce que nous savons qu'actuellement il n'y a aucune technique infaillible le PCR le frottin nasal selon la méthode employée selon la technique de prélèvement selon la période de prélèvement peut ramener jusqu'à 30% de faux négatifs et nous savons aujourd'hui que les tests sérologiques peuvent avoir jusqu'à 10% de faux négatifs autrement dit il n'y a pas de moyens de preuve aujourd'hui quelle que soit la technique et c'est sans doute là que mettre ensemble tous les moyens dont nous disposons la sérologie la radio le scan et surtout l'histoire clinique va être intéressante pour revenir au passage sur l'octobre s'il s'avère de novembre pardon s'il s'avère qu'ils ont une clinique parlante au mois de novembre plus aucun épisode infectieux de type grippel au cours de l'hiver et une sérologie positive maintenant l'hypothèse de la ressemblance deviendrait grande deviendrait grande évidemment ça vous attendait une confirmation si j'ai bien compris alors on attend confirmation et surtout on attend et là je suis content de votre invitation on attend que des collègues radiologues de France d'Allemagne et autres fassent la même étude dans leurs archives ben oui ça ne coûtera rien je veux dire les examens sont en vitré ça coûte du temps des nuits ça coûte de l'aspirine pour le mal de tête mais non vraiment vraiment on a du mal à s'en remettre mais d'abord c'est très intéressant d'y servir de sens ce que nous faisons et surtout ça permettrait de comprendre et de ne pas rater une reprise épidémique que ce soit du Covid ou d'une autre pathologie merci docteur la radiologie est un moyen de prévenir alerter anticiper une future pandémie il s'agit de comprendre comment cette maladie a pu apparaître et se propager merci beaucoup docteur Schmitt il est 7h53 c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré Nicolas expliquez-nous Nicolas nous parlons de l'OMS l'organisation mondiale de la santé qui est accusée par les Etats-Unis d'avoir tardé à réagir et d'être sous influence de la Chine explication alors d'abord qu'est-ce que c'est que l'OMS c'est une des agences de l'ONU l'UNICEF s'occupe des enfants l'UNESCO basée à Paris s'occupe de la culture l'OMS basée à Genève s'occupe de la santé 194 pays sont membres 4 milliards et demi de budget 7000 salariés c'est une grosse machine bureaucratique longtemps elle s'est contentée d'émettre des avis des recommandations par exemple sur la durée de l'allaitement maternel mais récemment elle a aussi créé une cellule de crise un programme d'urgence qui est justement chargé de réagir à des crises comme celles que nous traversons oui elle a connu des succès formidables comme l'éradication de la variole en termes de vaccins ce sont les plus grands succès voilà c'est grâce à l'OMS les Etats-Unis estiment que l'agence a été mal gérée pendant cette crise et lance un ultimatum à l'OMS oui les Etats-Unis considèrent que l'agence est une marionnette de la Chine qu'elle n'a pas réussi à obtenir les informations dont le monde avait besoin de la part de la Chine au tout début de cette crise et que cet échec a coûté de très nombreuses vies ce sont des accusations graves Donald Trump a déjà suspendu le versement de la cote part américaine il menace maintenant de se retirer définitivement de cette instance et ce n'est pas une petite menace parce que les Etats-Unis sont de loin le plus gros contributeur de l'OMS alors Washington a donc lancé cet ultimatum l'agence avait 30 jours pour organiser une enquête indépendante sur sa gestion de l'épidémie et hier l'Assemblée mondiale de l'organisation a cédé et accepté cette enquête qui commencera lorsque la crise sera passée même Pékin a finalement donné son accord que risque de dévoiler cette enquête et bien qu'effectivement les Chinois ont tardé à annoncer que le COVID-19 était très contagieux un retard d'au moins 3 semaines en janvier qui a eu de lourdes conséquences l'enquête montrera aussi sans doute que le directeur général de l'OMS est assez complaisant vis-à-vis de la Chine il s'appelle Tedros Adamon Gebreyesus c'est un ancien ministre éthiopien c'est-à-dire issu d'un régime communiste autoritaire il a longtemps été membre du parti révolutionnaire communiste éthiopien ça crée des liens forcément avec ses amis chinois d'ailleurs il doit son élection à Pékin avant lui l'OMS a été dirigée pendant 11 ans par une chinoise de Hong Kong très proche de Pékin Margaret Chan qui a placé ses pions c'est donc la première grande organisation internationale qui est non pas infiltrée mais en tout cas bien contrôlée par la Chine est-ce que cela a eu des conséquences sur la gestion de la crise ?
oui au moins une parce que l'OMS a reçu la toute première alerte sur le virus de Wuhan dès le 31 décembre dernier mais cette alerte elle venait d'où ?
elle venait de Taïwan la petite île chinoise qui n'a jamais accepté le régime communiste Taïwan c'est un sujet hyper tabou personne à l'OMS n'a donc osé interroger les chinois sur cette accusation qui venait de leur pire ennemi c'est extraordinaire et d'ailleurs hier à l'Assemblée Générale la Chine a obtenu que Taïwan ne revienne pas à l'OMS la Chine Taïwan avait été expulsée il était question qu'il retrouve un siège d'observateur dans l'organisation et bien non et alors autre reproche qu'on peut faire au directeur général de l'OMS une déclaration qui date de début février il avait dit que selon lui il n'était pas nécessaire de prendre des mesures pour limiter les voyages et pour limiter le commerce international les faits vont lui donner tort et Donald Trump même s'il est assez mal placé pour donner des leçons Donald Trump qualifie cette déclaration de criminel au-delà de l'OMS on assiste à un bras de fer entre les américains et les chinois une nouvelle guerre froide exactement ça fait penser à la guerre froide entre les russes et les américains à l'époque Donald Trump voudrait faire payer des réparations à la Chine ou bien instaurer des taxes punitives pendant ce temps les chinois se donnent le beau rôle hier Xi Jinping est intervenu en visioconférence il a promis que le vaccin si les chinois le mettaient au point serait partagé avec la planète entière il a promis aussi 2 milliards de dollars et puis cette guerre froide elle se joue aussi dans les labos à travers des communiqués triomphants la Chine a annoncé hier qu'elle pensait mettre au point un traitement à base d'anticorps prélevé sur les malades guéris pour l'instant ça marche sur les souris et les chinois sont très optimistes pour la suite puis en ce qui concerne le vaccin on en a déjà parlé il y a deux programmes qui sont très avancés dans le monde c'est un programme américain d'une start-up du Massachusetts et puis de l'autre côté c'est un programme chinois qui est mené par l'institut médical de l'armée chinoise donc un programme étatisé et ça fait penser un peu à cette course au vaccin ça fait un peu penser à la course à l'espace dans la précédente guerre froide entre les russes et les américains c'est vrai merci Nicolas c'est toujours passionnant le matin il est 7h presque 58 à suivre oui à suivre dans Bourdain Direct la décrue se confirme il n'y a aujourd'hui aucun signe de rebond qui dit cela c'est le professeur Antoine Flau médecin épidémiologiste à l'université de Genève il sera avec nous juste après le journal de 8h sur RMC RMC mercredi 20 mai l'info sur RMC 8h02 Céline Calman est là pour les dernières informations Céline bonjour bonjour à tous l'avertissement des autorités sanitaires à la veille d'un long week-end garder les distances de sécurité avec vos proches c'est primordial inquiétude aussi des élus qui ont pour certains décidé de refermer les plages rien ne va plus chez Renault 4 sites pourraient fermer en France dont celui de Flin dans les Yvelines un vaste plan d'économie de 2 milliards d'euros attendu la semaine prochaine alors que le constructeur vient d'obtenir un prêt garanti par l'Etat de 5 milliards l'organisation le mois prochain du second tour des municipales au menu ce soir des discussions entre Edouard Philippe et les chefs de parti qu'il reçoit à Matignon bienvenue à tous sur RMC Géraldine de Maury le disait à l'instant il va faire chaud il va faire beau aujourd'hui demain et dans les jours à venir un long pont de l'ascension qui fait craindre un relâchement des gestes barrières alors que le virus circule toujours hier la préfecture des Bouches-du-Rhône a donné son feu vert pour la réouverture de 15 plages Marti, Garl ou encore la Ciotat partout en France les mers dont les communes se trouvent au bord de l'eau ont pris diverses mesures Thomas Chupin avec Benoît Ballet et l'un des mers inquiets à la veille de ce long week-end c'est celui des sables de l'Aune en Vendée Yannick Moreau a bien constaté ces derniers jours que les règles étaient compliquées à faire respecter la proximité du bord de mer fait parfois baisser la garde les horaires le port du masque ça c'est pas forcément des contraintes qu'on a envie de vivre quand on vient sur son lieu de vacances un maire qui a contre-coeur va devoir fermer ses plages ce week-end une fermeture à certains horaires parce que la marée va réduire l'espace avec un risque de promiscuité qu'il ne veut pas prendre ça va être un test deux heures et demie avant la marée haute à l'appel d'un signal sonore ils demanderont au public et aux plagistes de quitter la plage
alors de nombreuses mairies n'iront pas si loin par contre l'heure est à la sévérité pour le maire de Saint-Malo Claude Renou
on a fait de la pédagogie pendant le dernier week-end qu'il y a quand même un petit pourcentage de gens qui n'ont pas à respecter le jeu et là je ne veux pas laisser passer ça parce que petit à petit les gens oublient qu'on sort d'une crise je vais passer là à la vitesse qu'on appelle
la vitesse supérieure en verbalisant
et ce sera le cas dans de nombreuses communes où on renforce les effectifs 244 patrouilleront par exemple à Palavas-les-Flots sur la Méditerranée des brigades équestres à la Cano en Gironde restez statique ou posez votre serviette sur la plage et vous pourriez écoper d'une amende de 135 euros et les contrôles seront renforcés tout le week-end aussi sur la route pour vérifier que la distance des 100 km est bien respectée le directeur général de la santé Salomon incite tous les Français au moindre doute au moindre symptôme à se faire dépister mais attention le problème ce ne sont pas les résultats c'est qu'ils mettent parfois trop de temps à arriver comme l'a expliqué ce matin sur RMC le docteur Lionel Baran
il est président du syndicat des jeunes biologistes médicaux
l'objectif est d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR c'est-à-dire le test avec lequel on met les couvillons dans le nez et dans certains cas c'est pas respecté si ça arrive qu'on soit bloqué parce qu'il y a des grains de sable dans l'engrenage alors qu'est-ce que c'est qu'un grain de sable dans l'engrenage c'est encore et toujours des problèmes d'approvisionnement c'est-à-dire il manque des cônes il manque des écouvillons il manque du réactif donc on fait le prélèvement et puis il y a un décalage et on ne sort le résultat que 2 ou 3 jours après et ça il faut qu'on puisse l'accélérer l'objectif c'est d'aller le plus vite possible une importante campagne de dépistage justement va être menée au sein du commissariat central de Lille et celui près d'Arras Arras on retrouve à Lille justement le correspondant le correspondant pardon de Rennes et Lionel top après la découverte de 3 cas dans ce commissariat c'est donc un dépistage massif qui va débuter
ce sont quasiment 1000 personnes qui vont être testées ici parmi les fonctionnaires de l'hôtel de police de Lille vague opération de dépistage menée à partir d'aujourd'hui pour 3 jours par le CHU Lille et des infirmiers libéraux on attend donc une valse de blouse blanche dans les couloirs de l'hôtel de police Lillois tout est parti d'un policier malade identifié dimanche le tracing a permis d'identifier 2 cas supplémentaires ces 3 policiers sont désormais à l'isolement en 14N on ignore pour l'instant s'il s'agit de policiers de terrain ou d'agents administratifs les policiers qui seront identifiés comme malades à partir d'aujourd'hui seront eux aussi placés à l'isolement même opération de dépistage dans le Pas-de-Calais à Arras où 3 cas ont là aussi été identifiés
Lionel Top avec Pauline Delevoix le nombre de patients
en réanimation continue de diminuer 69 admis ces dernières 24 heures les services sont beaucoup moins en tension voire plus du tout un soulagement évidemment pour les soignants qui au plus fort de la crise ont dû parfois changer de ville
pour aider des unités débordées Romain Cluzel et Caroline Philippe ont rencontré le docteur Dominique Petit habitant de Cagnes-sur-Mer il est resté plusieurs semaines à Mulhouse et il a encore du mal aujourd'hui à réaliser ce qu'il a vécu
son téléphone ne cesse de sonner une semaine après son retour ce sont des messages de son équipe toujours à Mulhouse
quelque part on y reste un peu j'ai du mal à ne pas les appeler tous les jours
des soignants et des patients avec qui le docteur Petit a noué des liens très forts en 4 semaines
il y avait une femme de 30 ans le jour de son anniversaire on a pu boucher le trou de la trichotomie avec un pansement et puis on a réussi à lui faire souffler les bougies d'anniversaire ça c'était extraordinaire tout le monde pleurait moi aussi je pleurais
cette crise sanitaire le replonge en opération extérieure comme lorsqu'il était médecin militaire
j'étais à Mulhouse en France j'avais l'impression d'être un peu à l'étranger avec des conditions exceptionnelles de travail on était installé dans un service d'ophtalmo et de chirurgie plastique qui n'est pas du tout fait pour faire la réanimation avec les moyens du bord parce qu'on avait des respirateurs qui n'étaient pas des respirateurs sophistiqués
Dominique et son épouse Émilie infirmière sont inquiets à leurs yeux l'hôpital de Mulhouse encore sous tension ne pourra pas affronter une seconde vague de l'épidémie il faut y aller ils ont besoin d'aide
ils en ont encore pour deux mois ou trois à absorber la première vague l'image du départ c'était les conséquences d'un raz-de-marée l'image que je donnerai maintenant c'est le feu qui couve sous la cendre
ils lancent un appel aux volontaires une nouvelle équipe doit quitter la région niçoise lundi pour épauler chez Renault de date pas d'hier
mais la crise du coronavirus ne va rien arranger selon les échos et le canard enchaîné le constructeur automobile français envisage de fermer quatre sites dans le cadre d'un vaste plan d'économie un plan qui doit être annoncé la semaine prochaine alors que l'état est en passe d'octroyer un prêt de 5 milliards d'euros au groupe parmi les sites dans le viseur l'usine de flins Rémi Inc il faut dire que cette usine de flins est emblématique inaugurée en 1952 elle emploie aujourd'hui 2600 personnes difficile de la fermer complètement alors une piste semble privilégier l'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité mais le contexte économique est bien là Renault souffre alors que peut faire l'état pour éviter les licenciements en réalité pas grand chose interdisé à Renault de licencier et dans deux ans le constructeur n'existera plus explique un expert les usines sont surdimensionnées avance un autre celle de Dieppe par exemple assemble l'Alpine A110 un modèle sportif au final très peu vendu la cadence de production a d'ailleurs été réduite à 7 véhicules par jour en début d'année pour finir le prêt garanti par l'état de 5 milliards d'euros ne protège pas les salariés puisqu'il n'implique pas de renoncer à des suppressions d'emplois et ce matin sur RMC le délégué central CFDT de Renault a réagi Franck Daut a dit ne pas comprendre ce type d'annonce il demande à être reçu au ministère de l'économie la semaine prochaine le deuxième tour des municipales aura-t-il lieu si oui quand ?
fin juin en septembre le conseil scientifique n'est pas opposé à ce qu'il se tienne à la fin du mois prochain mais le conseil précise qu'il faudra faire un nouveau point sur les conditions sanitaires 15 jours avant ce soir à 19h Edouard Philippe reçoit les chefs de parti à Matignon en tout cas les candidats sur le terrain ne sont pas franchement rassurés reportage dans les Yvelines de Paul Barcelone les isoloirs qui vont être là et bien seront tournés dans l'autre sens
organiser le second tour des municipales ce n'est pas seulement un défi logistique pour le maire de plaisir Joséphine Colmansberger
on me pose des questions madame le maire est-ce qu'il y aura beaucoup de monde dans le bureau est-ce qu'on sera bien espacés est-ce qu'il y aura du gel est-ce que vous aurez des masques donc c'est une responsabilité psychologique parce qu'il faut rassurer les personnes
mais avant de voter il y a une campagne à terminer visage masqué
qu'est-ce qui est important dans une élection et dans une campagne c'est vraiment d'être au plus près et au contact des personnes ce masque pose véritablement problème donc on met tout dans les yeux
sans réunion publique sans main à serrer sans marché à arpenter difficile d'exister pour la liste d'opposition menée par Patrick Jinter
nous ne pouvons nous faire entendre qu'avec nos moyens dialoguer sur l'ensemble des réseaux pourquoi pas monter des réunions par visio des petites réunions d'appartement à moins de 10 par contre aller effectivement blablater sur les marchés pour se montrer non
certains candidats redoutent que les maires sortants tirent profit au second tour de leur gestion de la crise
des clients encore rares dans les magasins en revanche quand ils font le déplacement ce n'est pas pour rien c'est ce qu'ont pu constater les commerçants ces dix derniers jours illustration à Toulouse avec Jean-Wilfrid Forkes Stéphane a passé moins de 30 minutes dans deux boutiques pour acheter une chemise et un pantalon à situation exceptionnelle stratégie adaptée
j'étais parti avec une idée bien précise de ce que je voulais dans quel magasin j'allais aller et ce que j'allais acheter avant de partir pour éviter les contacts toujours on évite la proximité avec les gens et donc plus on sait ce qu'on veut plus c'est rapide
avec cette crise sanitaire les clients n'achètent pas de la même manière Sophie le constate tous les jours dans sa boutique de jouets et vêtements pour enfants
ça a beaucoup changé depuis le déconfinement les gens arrivent même avec des listes c'est clair et on barre au fur et à mesure on a un peu moins de clients c'est certain mais c'est compensé par le fait que les paniers moyens sont bien plus importants alors environ 20% de plus
pour l'instant il n'y a plus d'achats inutiles selon Jean-Marc Martinez responsable de l'association des commerçants et artisans de Toulouse c'est généralement des articles très très utiles qui vont servir tous les jours pour les jeunes pour les moins jeunes dans la cuisine dans le séjour dans le salon mais pas les articles que l'on va ensuite oublier dans un placard ou sur la cheminée et selon ce responsable cette situation pourrait durer de longues semaines
reportage de Jean-Wilfrid Forkest
merci à Toulouse merci 8h12 il fait beau comme partout d'ailleurs 8h12 il est chaud 8h12 à Genève aussi il fait beau et nous partons pour Genève rejoindre le professeur Antoine Flao qui est médecin épidémiologiste célèbre à l'université de Genève professeur Flao bonjour bonjour merci d'être avec nous professeur on est dans une période c'est vrai ce déconfinement un peu partout en Europe et dans le monde d'ailleurs où on regarde pas partout dans le monde mais en Europe où on regarde la situation de manière très attentive un peu comme du lait sur le feu en ce moment tous les épidémiologistes regardent l'évolution de cette pandémie alors quelle est cette évolution Antoine Flao ?
écoutez elle est très favorable pour l'instant vraiment en tout cas en France et comme vous dites dans la plupart des pays d'Europe peut-être le Royaume-Uni excepté qui est encore un peu en plateau sinon tous les autres pays font l'expérience aujourd'hui d'une vague qui est derrière derrière eux et donc on est en situation de plus en plus basse avec en France moins de 500 cas par jour nouveaux en Suisse nous avons eu hier 10 cas dans toute la Suisse ce qui correspondrait à peu près à 80 cas rapportés à l'échelle de la France oui Antoine Flao la Suisse qui a été aussi très touchée d'ailleurs on a assez peu parlé mais qui a été aussi très touchée par cette épidémie le taux de reproduction effectif du virus c'est ce qui compte doit rester on le sait en dessous de 1 il est partout en dessous de 1 en Europe aujourd'hui Antoine Flao oui pratiquement il est pratiquement partout en dessous de 1 la Suède a une stratégie un petit peu différente et donc s'autorise si je puis dire à avoir un taux de reproduction qui parfois frise au-dessus un peu au-dessus de la valeur de 1 le taux de reproduction est très stable en pleine période épidémique lorsque l'on est en pleine décrue comme nous sommes en ce moment comme je vous le disais il se peut parfois que ce taux de reproduction c'est un peu technique mais son incertitude peut faire en sorte qu'il peut dépasser la valeur 1 sans que ce soit très informatif donc le taux de reproduction tout seul n'est pas l'indicateur qui permet complètement de vérifier qu'on est en période de sécurité on va dire aujourd'hui vraiment le nombre de nouveaux cas par jour et puis bien sûr les places disponibles en réanimation sont les indicateurs à mon avis de préférence pour vérifier qu'on est bien en zone de sécurité alors vous êtes très attentif vous dirigez l'institut de santé globale de Genève professeur Flao est-ce que vous avez vu quelques signes de rebond vous n'en voyez pas dans l'immédiat alors pas sous nos latitudes en revanche on voit des signes peut-être avant-coureurs d'une vague épidémique dans différents pays des zones tempérées de l'hémisphère sud je pense à l'Argentine bien sûr au Brésil où vraiment semble-t-il l'épidémie flambe un peu comme on l'a connue au mois de mars dernier en Europe mais aussi au Chili aussi en Afrique du Sud en Afrique du Sud on a une très forte flambée pour l'instant ni en Australie ni en Nouvelle-Zélande ni je crois d'ailleurs sur l'île de la Réunion on fait l'expérience de ce rebond ou en tout cas de cette vague épidémique hivernale parce qu'eux entrent dans leur hiver eux entrent dans leur hiver nous nous entrons dans notre été est-ce qu'il y a un frein un frein estival comme on le constate dans toutes les épidémies oui c'est une très bonne question on le constate dans toutes les épidémies de grippe de façon certaine c'est-à-dire qu'il n'y a pas de grippe l'été on n'en a jamais fait l'expérience il peut y avoir des cas qui reviennent vous savez justement d'Australie ou de Nouvelle-Zélande avec la grippe en plein été et ils peuvent même transmettre la grippe dans leur famille il peut y avoir des petites épidémies très locales mais il n'y a pas d'épidémie de grippe le fait est au niveau national on va dire pendant l'été donc est-ce qu'on va faire l'expérience de ce frein estival dont vous parlez ce serait évidemment un répit très bénéfique et très apprécié par tous en particulier par les équipes de soignants sous nos latitudes mais ça n'est pas encore certain on peut penser aussi que ce frein ne soit que limité c'est-à-dire qu'il permet quand même des épidémies même s'il accompagne on va dire le déconfinement et nous permet peut-être de retourner un peu plus vite encore à la vie comme avant on parle beaucoup professeur de tous ces vaccins toutes ces recherches à travers le monde cette course aux vaccins est-ce que nous aurons à disposition de l'humanité un vaccin avant la fin de cette année c'est la grande question le vaccin c'est quelque chose de très technologique et très compliqué et aussi qui nécessite un peu de chance c'est vrai dans toute la recherche médicale en particulier mais c'est vrai particulièrement pour la recherche d'un vaccin trouver la souche atténuée qui permet à la fois de protéger les personnes et évidemment de ne pas leur causer des fins indésirables graves c'est toujours un défi qui n'est pas relevé systématiquement vous savez on n'a pas de vaccin contre le chikungunya on n'a pas de vaccin non plus contre le virus du sida et pourtant il y a eu de la recherche dans le domaine est-ce qu'on va avoir un vaccin il y a 115 candidats vaccins aujourd'hui dans le monde il y a 8 essais cliniques aujourd'hui qui sont conduits et il y a 5 gros laboratoires producteurs donc tous les espoirs aujourd'hui sont en effet sur la production d'un ou de plusieurs vaccins est-ce qu'on va en avoir un vous dites avant la fin de l'année ça me paraît très très optimiste peut-être dans une année c'est possible c'est possible peut-être dans une année et puis vous avez une réflexion que je trouve très intéressante vous dites les progrès de la médecine ont été considérables partout sauf dans le domaine de l'émergence des maladies infectieuses qui n'ont plus été considérées comme une menace sérieuse en particulier pour notre société occidentale et nous en payons aujourd'hui très lourdement les conséquences ça veut dire quoi professeur Flau ?
ça veut dire que nous nous sommes concentrés sur d'autres menaces et nous avons oublié la menace infectieuse ?
oui ça veut dire que quand la communauté internationale se ligue pour lutter contre des maladies par exemple contre la variole en pleine guerre froide donc c'est même pas une question de rivalité entre les pays et bien on peut y arriver quand on est au bord d'éradiquer la polyomyélite vous savez ça faisait 350 000 paralysies chez des petits enfants chaque année on a doublé l'espérance de vie en un siècle on a diminué par deux la mortalité infantile en particulier dans les pays d'Afrique subsaharienne alors que tout le monde disait l'Afrique on n'y arrivera jamais c'est trop compliqué de vacciner etc donc c'est possible mais c'est vrai qu'on n'a pas pris très au sérieux cette menace d'émergence épidémique qui peut ravager comme ça la planète entière en très peu de temps et on n'a pas mis suffisamment d'énergie de recherche de moyens de contrôle pour pouvoir se dire il faut être là très tôt comme dans tous les incendies de forêt vous savez on a mis des moyens de capturer l'information et d'être très précoce dans l'intervention je crois qu'aujourd'hui on se rend compte que les quelques états qui ont pris ces précautions en particulier je pense à Taïwan je pense à Hong Kong je pense à Singapour je pense à la Corée du Sud d'ailleurs un état qui a 50 millions d'habitants et bien ces états-là ont réussi finalement à prévenir la vague prévenir ce tsunami qui n'est pas entré chez eux et je pense qu'on a des leçons très intéressantes
à tirer de cela
merci professeur Flau vous êtes toujours passionnant bon si vous passez par Paris vous pouvez venir nous voir je vous accueille merci merci professeur Flau en direct de Genève il est 8h20 quelle qualité technique en plus 8h20 vous êtes chez RMC c'est un régal ce matin nous sommes dans un instant avec Frédéric Simotel on va parler de Renault on va parler de Renault qui a obtenu un prêt garanti par l'état 5 milliards d'euros mais qui envisage de fermer 4 usines en France que se passe-t-il chez Renault Frédéric Simotel va tout nous expliquer oui et puis avec Quentin Vinet nous allons parler des primes pour les soignants dans l'éducation nationale les salariés d'Auchan à tout de suite RMC au vin direct et en attendant le vaccin les masques ce débat qu'on a eu avec vous ce matin les masques vous les portez ou pas vous les trouvez utiles ou pas L'Iazide nous dit je suis contre les masques c'est désagréable à mettre en plus il fait chaud les masques je pense que c'est uniquement pour les personnes malades les personnes saines n'ont pas besoin d'en mettre selon L'Iazide Marc à 60 ans pas de masque rien à battre nous écrit Marc je vis à la campagne j'ai pas les problèmes des citatins faut arrêter de psychoter Pierre pas de masque non plus quasiment jamais je suis travailleur isolé je trouve ça complètement inutile je préfère me laver les mains souvent Patrick pas de masque non plus jamais je ne supporte pas cette société peureuse et masquée ça fait bon dire Patricia et Bernard Bernard qui nous écrit attendez quand il n'y avait pas de masque les français criaient au scandale maintenant qu'on en a ils ne veulent plus emporter Patricia dit la même chose ça fait trois mois qu'on nous bassine qu'on fait le procès de l'état qui ne fournit pas de masque à la population et maintenant qu'ils sont là la population ne les parte pas vive les français écrit Patricia pauvre pays se désole Bernard RMT 6h 9h 8h26 Frédéric Simotel est avec nous attendez Frédéric on va parler de Renault mais je voudrais avec Quentin Vinet que nous regardions les fameuses primes la prime de 1500 euros est-ce que tous les soignants toucheront cette prime de 1500 euros non il n'était pas prévu d'ailleurs que tous les soignants la touchent mais qui va la toucher 1500 euros net non imposable c'est le plafond qui a été fixé pour cette prime exceptionnelle pour les personnels hospitaliers dans les 40 départements les plus touchés par l'épidémie donc en gros c'est Île-de-France Hauts-de-France Bourgogne-Franche-Comté Grand Est Corse et Mayotte ailleurs selon un projet ministériel ce sera moins ce sera 500 euros en général ça pourra être 1500 euros dans certains cas dans certains établissements 79 précisément où les directeurs seront autorisés à relever le montant de cette prime donc jusqu'à 1500 euros pour les agents des services Covid par exemple mais dans la limite de 40% des effectifs il y aura aussi des primes dans l'éducation nationale oui jusqu'à 1000 euros pour 60 000 salariés des salariés impliqués pendant tout le confinement surtout des enseignants mais aussi des infirmiers des informaticiens le personnel administratif il y aura 3 niveaux de primes différents et cette prime elle pourra aller jusqu'à 1000 euros versés en une fois non imposables ça c'est écrit dans le décret paru au journal officiel bien Renaud bénéficie non pas d'une prime mais d'un prêt et pas qu'un petit prêt 5 milliards d'euros prêt garantis par l'Etat et 4 usines pourraient fermer seraient menacées c'est le canard enchaîné qui le dit quelles sont les informations que vous avez obtenues Frédéric Simotel alors les deux choses dont on est sûr c'est que oui Renaud doit dévoiler le 29 mai un plan d'économie majeure de 2 milliards qu'ils avaient annoncé ils avaient dit qu'en février ils avaient annoncé ce plan donc il va être dévoilé le 29 mai la deuxième chose dont on est sûr c'est ce prêt de 5 milliards d'euros prêt garantis par l'Etat qui va venir donner un peu d'air à la trésorerie de Renaud pour passer la crise du Covid la condition fixée par le gouvernement jusqu'alors ça n'était renoncer aux dividendes versés aux actionnaires voilà ça on en est sûr et puis ce matin il y a plusieurs sources qui indiquent que la production automobile pourrait s'arrêter définitivement à flin dans les Yvelines c'est quand même 2600 personnes c'est l'usine qui assemble la Zoé le véhicule électrique qui marche plutôt bien la Nissan Micra qui va être arrêtée puis jusqu'à l'an passé c'est le site qui produisait la Clio désormais fabriquée en Turquie 3 autres sites plus petits sont évoqués une usine d'assemblage à Dieppe en Seine-Maritime c'est environ 380 personnes l'effonderie de Bretagne dans le Morbihan en 385 personnes et l'usine de rénovation de moteurs et de boîtes de vitesse de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne 260 salariés dont l'activité pourrait être transformée Renaud a répondu à ces rumeurs Renaud a répondu il y aurait des erreurs dans les informations du canard rien n'est figé il y a des négociations à Bercy et il rappelle que dès février lorsqu'ils ont annoncé leurs résultats financiers la direction de Renaud avait évoqué la possibilité de fermer des sites en France et à l'étranger je ne comprends pas très bien je ne comprends pas très bien 5 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat une relocalisation demandée par l'Etat et voilà tout à coup on fermerait on fermerait des sites c'est un coup de massue c'est les questions vraiment qu'il faut poser au gouvernement mais bien sûr on les posera il y a cette bouffée bouffée d'oxygène alors attention ce n'est pas un cadeau un don ou une aide c'est un prêt il faudra le rembourser ce prêt mais c'est un coup de massue quand même qui était attendu prévisible Renaud a enregistré ses premières pertes l'an passé depuis 10 ans donc il y a ce plan qui doit être présenté fermeture de sites le plongeon des ventes aussi avec le Covid Renaud a loupé son mariage avec Fiat et derrière ils ont ça va pas ça va pas bien merci à suivre évidemment en écoutant notamment BFM Business merci Frédéric Simotel il est 8h30 je suis tout petit peu en retard Mathieu Orphelin est avec nous Mathieu Orphelin qui est le dissident maintenant le coprésident du nouveau groupe parlementaire écologie, démocratie, solidarité à tout de suite c'est sa première à 8h35 8h34 et c'est une exclusivité que je vous propose puisque je reçois Mathieu Orphelin je dis exclusivité bonjour Mathieu Orphelin exclusivité parce que vous ne vous êtes pas exprimé depuis hier la présentation de votre nouveau groupe parlementaire je suis bien content de vous voir en vrai de faire cette interview en vrai et d'être ici dans le studio j'insiste pour que tout le monde soit là député du Manet-Loire coprésident de ce nouveau groupe écologie, démocratie, solidarité nouveau groupe à l'Assemblée Nationale 17 députés c'est bien cela est-ce que votre volonté c'était de faire perdre à la République en marche la majorité absolue ?
non c'était pas ça la volonté une seule volonté pour les 17 membres de ce groupe servir notre pays être utile à notre pays on est en train de sortir de la crise sanitaire c'est très compliqué on a l'essentiel des problèmes devant nous la crise économique notamment comment on arrive à sauver nos emplois sauver nos savoir-faire comment on arrive à développer plus l'écologie la solidarité vous savez les conséquences de cette crise sur les plus fragiles vont être terribles donc il faut là des nouveaux dispositifs pourquoi pas l'extension du RSA au moins de 25 points on va en parler on va en parler de votre programme et donc effectivement c'est ça notre but c'était pas les affaires politiciennes de faire perdre la majorité aux uns aux autres mais je pense que on a vu les trois premières années où LREM avait la majorité absolue est-ce que cela a renforcé le Parlement ?
je ne crois pas maintenant les décisions devront être prises plus collectivement et je pense que c'est bon pour notre démocratie bien 17 membres 17 députés vous deviez être plus nombreux il y a eu des pressions est-il vrai qu'il y a eu des pressions terribles de la part de la majorité justement pour freiner les ardeurs de certains députés qui auraient voulu vous rejoindre oui ou non ? oui il y a eu des pressions là n'est pas l'essentiel non non mais d'accord mais il y a eu des pressions de quelle sorte ? de quelle sorte ?
des coups de fil plus ou moins amicaux des promesses de fonction ou de tâches à venir mais l'essentiel c'est-à-dire qu'on faisait des promesses aux députés pour qu'ils restent dans la majorité vous savez où on leur expliquait comme quoi ça allait pouvoir desservir le pays si jamais ce groupe se créait etc on aurait dû partir un peu plus d'une vingtaine on est 17 c'est déjà bien l'essentiel est là d'autres nous rejoindront c'était une forte pression de monter ce groupe on a hésité jusqu'au dernier moment il y a eu des rebondissements jusqu'à tard dans la nuit de lundi soir l'essentiel est là tournons-nous vers les deux ans à venir qui doivent être utiles pour notre pays alors un nouveau groupe Mathieu Orphelin est-ce que ça veut dire bientôt un nouveau parti politique ?
d'abord il y a des gens de différents partis politiques Delphine Bateau qui préside un parti écologiste il y a des gens comme Émilie Cariou qui veulent rester au parti en marche d'autres qui peut-être réfléchissent à créer un nouveau mouvement un nouveau parti politique vous êtes favorable ou pas ?
un parti à l'ancienne non mais en tout cas ce qui est clair par exemple depuis hier soir j'ai reçu de nombreux messages me disant on espère que votre groupe politique débouchera sur un mouvement je dis attention on ne mélange pas tout on a des partis politiques différents représentés dans ce mouvement dans ce groupe mais vous n'écartez pas l'idée d'un nouveau parti politique d'un nouveau mouvement politique un parti à l'ancienne non mais réinventer la politique pour que la politique travaille enfin mieux avec toutes les parties prenantes les syndicats les organisations professionnelles les associations les ONG etc les citoyens oui moi je pense que la politique doit se réinventer on apprend tout de cette terrible crise du Covid-19 les français ont besoin ont envie de démocratie participative on l'a montré encore dans le jour d'après et donc voilà oui réinventons continuellement cette politique depuis le début de la 5ème république on nous dit on va réinventer la politique Mathieu non mais remettons sans cesse ça sur l'ouvrage est-ce que le fonctionnement du monde politique actuel est satisfaisant non la majorité dit tout ce que je fais c'est génial l'opposition dit tout ce que fait la majorité est acheté ben moi nous ça les français ils en ont marre alors est-ce que vous êtes un dissident ?
jamais de la vie c'est pas un dissident je suis pas un dissident moi je suis parti du groupe la république en marche il y a 17 mois en disant déjà à l'époque l'écologie nous ne sommes pas au bon rythme sur aucun des chantiers j'ai jamais dit rien n'a été fait j'ai dit juste écoutez les scientifiques écoutez la société civile donc pas de dissidents pas de frondeurs nous on est les constructeurs je ne comprends pas il faut être clair en politique vous êtes d'accord avec moi on est un groupe indépendant vous avez été élu vous avez été élu grâce à la photo d'Emmanuel Macron en partie oui c'est vrai tout à fait mais sur l'ambition initiale mais alors aujourd'hui vous êtes un opposant à Emmanuel Macron à la politique d'Emmanuel Macron ou pas ?
on ne peut pas être plus clair je vais vous dire en un mot nous sommes un groupe politique indépendant ni dans la majorité ni dans l'opposition à chaque fois qu'il faudra voter ou soutenir des avancées nous serons là à chaque fois qu'il faudra dire ça ne va pas dans la bonne direction nous serons là nous sommes indépendants on a sorti hier 15 premières propositions très concrètes je vais y venir qui sont d'ailleurs en accès libre si certains des autres groupes politiques veulent y travailler avec nous on est ravis bon est-ce que vous êtes mécontent alors je pose la question autrement est-ce que vous êtes mécontent ou pas de la politique conduite actuellement par le président de la république ?
il y a des très bonnes choses notamment à l'Europe je signale notamment évidemment l'accord franco-allemand de l'industrie 500 milliards effectivement un sans faute là au niveau européen sur la politique nationale depuis trois ans je trouve qu'on n'a pas fait assez sur la démocratie on n'a pas fait assez sur l'écologie on n'a pas fait assez sur la solidarité en particulier par exemple sur l'hôpital qui est une de nos 15 évidemment grandes mesures donc oui sur ces sujets-là il faut faire beaucoup plus dans les deux dernières années du mandat mais Mathur Felin vous avez voté comment depuis que vous êtes député ? est-ce que vous avez toujours soutenu le gouvernement ?
non et par exemple sur le dernier projet de loi de finances de la sécurité sociale je n'ai pas voté ce PLFSS vous êtes abstenu en raison notamment vous êtes abstenu exactement vous êtes abstenu vous n'avez pas voté contre non parce qu'il y avait d'autres choses intéressantes au dernier moment on avait eu quelques ajustements mais vous savez et ce sera je crois pour les 17 députés vraiment un point important texte après texte on regardera est-ce que c'est assez ambitieux est-ce que ça va dans la bonne direction il n'y a pas de vote impératif chez nous on n'est pas des députés Godillot on votera en notre âme et conscience c'est pour ça qu'on a été élu en 2017 et dans votre groupe plus de femmes que d'hommes j'y reviendrai aussi les municipales est-ce que vous préférez qu'elles aient lieu le 28 juin ou après l'été ?
question très difficile il va falloir analyser c'est d'abord une question difficile qu'est-ce qui serait le plus simple quand on est dans la majeude de dire le choix d'Edouard Philippe de vendredi prochain c'est le bon et quand on est dans l'opposition le choix d'Edouard Philippe c'est le mauvais et bien nous on ne sera pas dans ce qui va là vous, quel est votre choix ? que préférez-vous ?
en lisant il faut qu'on expertise collectivement le rapport d'hier parce qu'une des particularités de notre groupe c'est écouter les acteurs les scientifiques les élus locaux etc c'est très compliqué alors moi je vous donne un sondage tiens vous allez répondre à ma question mais Mathieu Herfelin 27% des français seulement sont pour la tenue du second tour au mois de juin 27% seulement les français ont peur sont angoissés regardez dans les quartiers populaires à Marseille par exemple 3% des élèves ont rejoint le chemin de l'école parce que les parents ont peur et donc là il faut qu'on réfléchisse à tout ça comment on arrive on a réouvert les écoles pour lutter contre le décrochage scolaire résultat c'est les élèves qui sont souvent le plus en difficulté qui ne vont pas à l'école moi j'ai été marqué par cette phrase d'une dame qui dit la santé de mon enfant avant tout je préfère qu'il redouble donc c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille vous voyez qu'on arrive à...
alors je vous pose la question est-ce que vous êtes plutôt favorable à ce que ce second tour se tienne en juin ou plutôt après l'été ? pour l'instant moi je trouve que c'est une question très complexe excusez-moi vous ne pouvez pas me faire comme tous les politiques non moi je ne fais pas comme tous les politiques c'est une question très complexe non mais là attendez une campagne il y a 5 000 vous êtes vous personnellement je n'ai aucune sur les 20 communes je n'ai aucune dans votre inscription mais oui ou non est-ce que vous êtes plutôt favorable à ce que cette élection se tienne au mois de juin ?
vous avez lu j'espère le rapport des scientifiques qui met tout un tas de préconisations si ça avait lieu fin juin moi je pense si ça a lieu fin juin par exemple il faut le faire très tardivement en juin attendez est-ce que vous préférez fin juin ? c'est moi qui dis ma phrase je suis en train de vous répondre en plus très concrètement si c'est fin juin il faut vraiment que ce soit toute fin juin et que les écoles ne réouvrent pas après parce qu'on ne va pas organiser dans les écoles le second tour pour que le lundi matin alors mieux vaut organiser en septembre ?
il faut voir en tout cas c'est vrai mais vous êtes extraordinaire vous dites il faut voir il faut voir quoi non mais moi je vais en discuter avec mes collègues lire plus profondément le rapport d'Ira j'esquiffe pas la question mais excusez-moi aujourd'hui de vous admettre que laissez-moi encore 24 ou 48 heures je suis désolé je sais que vous êtes habitué vous aimez les hommes politiques vous savez ce que j'aime moi Mathieu Ruffelin c'est pas qu'ils disent oui ou non c'est que les hommes politiques répondent aux questions voilà ce que j'aime c'est pas oui ou non oui non on peut dire oui en expliquant pourquoi on dit oui ou dire non en expliquant pourquoi on dit non et on peut aussi de dire ni oui ni non et ne rien expliquer et surtout laisser surtout laisser le téléspectateur sans réponse et ça c'est la plus mauvaise des solutions moi je vous dis si c'est en juin il faut absolument que ce soit toute fin juin pour que les écoles ne réouvrent pas le lundi deuxièmement si c'est en juin vous avez vu toutes les préconisations du conseil scientifique pas de campagne électorale en vrai une revoyure 15 jours avant le premier tour donc c'est une question très complexe de temps en temps pas d'avoir d'avis de trancher a priori et pas d'avoir d'arrière-pensée politicienne c'est pas forcément trop mauvais non plus qui soutenez-vous à Paris ?
Cédric Villani ? au premier tour j'ai soutenu avec plaisir Cédric Villani parce que d'abord au début tout le monde disait le candidat farfelu etc au final il avait le meilleur programme 200 pages plus jamais sur les derniers jours de campagne avant la terrible crise du Covid-19 il y avait ses a priori du début donc il s'est crédibilisé sur cette campagne et donc je donnerai mon choix pour le deuxième tour très prochainement dès que les uns et les autres non non mais attendez qui sera candidat au deuxième tour est-ce que vous savez si Mme Buzyn sera candidate moi je le sais pas par exemple vous ne pouvez pas soutenir Agnès Buzyn ? non clairement non clairement non ?
non il n'y a pas d'ambiguïté voilà une réponse claire voilà une ambiguïté enfin une ambiguïté pardon pas d'ambiguïté levé ça veut dire Cédric Villani s'il est candidat c'est pas sûr ? pour l'instant au premier tour il peut se maintenir dans un arrondissement il peut faire des alliances dans d'autres arrondissements alliance avec qui ? son équipe il vaut mieux faire une alliance avec Annie Dalgo ? Annie Dalgo a un très bon bilan écologique très bon bilan écologique c'est à dire que Mathieu Orphelin vous êtes prêt à vous allier avec Annie Dalgo oui ou non ?
tout le monde connait moi je ne suis pas candidat à Paris je ne suis pas dans l'équipe officielle de Cédric Villani je ne parle pas pour lui je ne suis pas son porte-parole c'est à lui de se positionner mais enfin Cédric Villani pourrait trouver un accord avec Annie Dalgo je n'ai pas dit ça moi vous me posez qui vais-je soutenir au deuxième tour je vous réponds très clairement que par exemple s'il y avait un deuxième tour Buzyn-Hidalgo évidemment que je soutiendrais Annie Dalgo ce n'est pas le sujet de ce matin ça c'est clair demandez-vous le lancement d'une commission d'enquête à l'Assemblée Nationale sur la crise du coronavirus il y en aura une au Sénat les commissions d'enquête du Sénat marchent bien que la mission d'information actuelle de l'Assemblée Nationale se transforme en septembre en commission d'enquête me paraît compte tenu de la crise que nous avons vécue que nous vivons me paraît quelque chose effectivement d'important mais pas pour chercher des coupables pour chercher des coupables mais c'est la plus grande crise de notre histoire il faut en tirer toutes les conséquences le 27 mai débat et vote à l'Assemblée Nationale sur le traçage durant le déconfinement est-ce que vous voterez pour ce traçage ?
nous avons organisé dès la création du groupe hier une réunion qui aura lieu ce vendredi avec le ministre en charge de ces sujets Cédric O dans le groupe pour l'instant majoritairement nous avons beaucoup de questionnements beaucoup de questions aujourd'hui vous êtes plutôt majoritairement contre je crois mais avec aussi on l'assume et nous on assumera la biodiversité des votes on ne va pas faire un esclandre à chaque fois qu'un député du groupe voudra voter contre la veillie majoritaire on va chercher le consensus en permanence mais là je sais que par exemple le collègue Cédric Villani est plutôt favorable à cette option bien encadrée donc dès ce vendredi nous y travaillons bien votre programme je regarde un nouveau plan de relance vous dites d'accord mais il faut que ça soit un plan de transformation de la société et vous dites il faut réapprendre la sobriété consommer moins mais consommer mieux qu'est-ce que vous dites encore sur les hôpitaux il faut offrir 200 euros par mois pour les infirmiers et infirmières il faut créer 200 000 postes supplémentaires dans les EHPAD et l'aide à domicile c'est bien cela sur les mesures écologiques taxer les véhicules individuels les plus lourds et les plus polluants je ne me trompe pas non ?
et aider plus les véhicules les plus légers les véhicules électriques les véhicules hybrides rechargeables ce matin on parle beaucoup de Renault oui Renault Renault et Peugeot PSA ont pris des engagements de dire on ne remet pas en cause les objectifs européens sur le climat c'est déjà bien d'autres constructeurs notamment les allemands ont dit il faut remettre en question les objectifs donc maintenant il faut que Renault en échange de l'aide de l'Etat 5 milliards d'euros voilà et donc 5 milliards d'euros c'est important c'est énorme c'est 100 euros par français mais oui et donc il faut que Renault prenne des engagements fermes aucune fermeture d'usine vous demandez ce matin à Renault de prendre des engagements fermes pas de fermeture de sites en tout cas oui maintien des emplois maintien des savoir-faire et même allons plus loin et j'en ai discuté avec Bruno Le Maire ces derniers jours demandons à Renault et à PSA en échange du soutien en milliards d'euros de l'Etat de préparer un plan de relocalisation en France d'un certain nombre d'activités des groupes oui on pourrait profiter de cette sortie de crise oui on pourrait puisque là l'Etat va investir des dizaines de milliards d'euros dans les différents secteurs économiques il faut que ce soit avec des contreparties fortes et c'est une de nos propositions la relocalisation de certaines des industries vous n'avez pas peur quand même que l'écologie la relocalisation l'environnement la défense des environnements passe un peu au second plan des plans de relance c'est pour ça aussi qu'on se crée maintenant parce qu'effectivement l'Etat par exemple va annoncer si on continue sur l'exemple de l'automobile des aides pour relancer l'activité de tout le secteur pas que sur les constructeurs les concessionnaires les sous-traitants etc.
la semaine prochaine moi par exemple nous avons proposé une aide de 2000 euros un super bonus pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables pour les plus légers d'entre eux voilà il faut absolument que tous les soutiens de l'Etat soient vus avec cette grille des critères sociaux des critères écologiques et qu'on profite on ne repart pas comme avant dans une relance comme après la crise de 2008 mais au contraire on transforme on sauve l'emploi on sauve les savoir-faire et en même temps c'est notre en même temps à nous on transforme est-ce que vous demandez le rétablissement de l'ISF ?
en tout cas une contribution des plus aisés au financement de la sortie lesquels les plus aisés qui ? par exemple penser à la fiscalité des hauts revenus penser à la fiscalité du patrimoine tout ça c'est des idées moi je ne veux pas agiter est-ce que c'est un ISF ? donc un impôt sur le patrimoine c'est ce que vous...
attendez attendez attendez c'est prévu dans votre programme je vous dis un impôt sur le patrimoine exceptionnel pourquoi pas effectivement oui les petits métiers comme certains les appellent un peu péjorativement les caissières les aides soignantes les aides à domicile les transporteurs routiers ils ont fait leur part du travail c'est grâce à eux que notre pays a tenu maintenant est-ce que ceux qui ont le plus de moyens peuvent contribuer un peu plus qu'aujourd'hui financièrement pour assurer la sortie de crise franchement je pense que oui alors que rétablissement de l'ISF est-ce que c'est l'ISF ?
est-ce que c'est un ISF vert par exemple un ISF plus intelligent où du coup tous les investissements dans la transition écologique ou dans l'économie sociale et solitaire seraient totalement exonérés par exemple on n'est pas obligé de rester sur les vieux modèles on peut imaginer et faisons tout ça avec les partenaires sociaux les syndicats les consommateurs les citoyens les associations professionnelles aussi travaillons tous ensemble arrêtons de penser que les politiques tout d'un coup ils vont se lever un matin wow j'ai une idée géniale ça y est personne ne l'avait vu avant nous on va l'imposer travaillons tous ensemble c'est un peu la technique d'Emmanuel Macron j'ai une idée je vais l'imposer non ?
c'est pas ce que vous avez vécu sincèrement le gouvernement n'a pas assez travaillé avec les acteurs de la société civile dans nos propositions merci de les avoir lues aussi bien RSA 18-25 ans vous voulez que j'entends d'ordre éviter éviter les expulsions locatives et on redit en chapeau de ces 15 propositions oui nous souhaitons organiser un grenelle du monde d'après dès les prochaines semaines pour mettre tout le monde autour de la table cette sortie de crise on la réussit tous ensemble ou on échoue tous ensemble sur l'écologie c'est pareil après la crise de 2008 les jeunes ont été les plus impactés par la pauvreté le nombre de pauvres dans les 18-25 ans a fortement augmenté après la crise de 2008 donc dès maintenant effectivement j'ai entendu Laurent Berger ces dernières heures dire oui pensons à réfléchir à un élargissement du RSA au moins de 25 ans il a raison de mettre ça sur la table écoutons les partenaires sociaux quelle est la meilleure façon de faire ça définissons-le ensemble mais oui faisons attention dans cette sortie de crise à protéger les plus impactés est-ce qu'Emmanuel Macron vous a appelé après la création de votre groupe non nous avions non on échange vous échangez régulièrement oui moi évidemment et encore plus peut-être depuis le début de la crise que nous ne l'avions fait depuis le début du mandat et moi j'ai envie d'être utile au pays j'ai envie que ce mandat soit une réussite et il a été évidemment dans les premiers au courant de la création du groupe on nous l'a vu informé on ne l'a pas évidemment demandé tout début mars il ne vous a rien dit aucun message on a échangé là par contre vous me permettrez une fois dans l'interview de pas mais il a été évidemment dans les premiers au courant moi je préfère échanger avec lui qu'avec tous les conseillers qui racontent leur fiel dans la presse en off comme on dit rien ne vaut comme avec vous monsieur Bourdin le contact direct ça je suis bien d'accord vous savez que j'aime ça Mathieu Ruffelin alors justement puisque nous sommes en contact direct si une motion de censure était déposée vous la voteriez ou pas ?
sur quel projet ? moi je vais vous dire sur la politique du gouvernement est-ce que vous censureriez aujourd'hui à l'Assemblée la politique du gouvernement ?
attendez je vais vous répondre très précisément on attend effectivement le président a eu des mots très forts sur la rupture plus rien ne sera comme avant etc si demain arrive à l'Assemblée le Premier ministre nous expliquant effectivement qu'il reprend par exemple notre proposition 5 milliards d'euros par an en plus pour aider les maires les collectivités locales à investir dans la transition s'il reprend notre plan de localisation et d'autonomie de souveraineté agricole etc mais on votera pour la confiance mais avec un immense plaisir dites moi est-ce que vous seriez favorable à une dissolution de l'Assemblée Nationale pour relancer justement pour relancer l'activité politique ?
d'abord nous on l'a relancé sans dissolution il y a trois options à mon avis pour le Président la dissolution refaire un gouvernement au l'actuel ou un peu dans la même veine vous pourriez entrer dans un gouvernement ? non non est-ce que ça vous va comme réponse directe ?
non non non je ne suis candidat rien et surtout pas au moment où les collègues du groupe confiaient cette responsabilité là je n'étais pas candidat avant je ne suis pas candidat aujourd'hui dissolution oh là si je me dis le micro dissolution gouvernement un peu comme avant ou gouvernement de coalition c'est plutôt cette option là qui aurait ma préférence donc très concrètement on se met d'accord non pas sur des objectifs 2030-2040 mais un programme précis pour les deux ans qui restent ce programme ce projet il est défini avec des forces politiques et avec surtout la société civile les syndicats les ONG et pourquoi pas des citoyens qui tiennent au sort on définit ça on voit quelles sont les forces politiques qui soutiennent et on fait ce gouvernement de coalition pour les deux ans vous demandez un gouvernement de coalition je pense que des trois options c'est celle qui a ma faveur la dissolution on entend la musique montée mais quelle majorité derrière pas si simple ça me paraît l'option la plus dangereuse pour notre pays mais c'est pas ni vous ni moi qui décideront c'est le président de la république moi en tout cas avec Danny Connbendit avec d'autres avec qui on échange beaucoup je crois que ce gouvernement de coalition qui serait une première en France sur un projet précis élaboré collectivement ce serait la meilleure solution pour le pays à mon avis merci Mathieu Orphelin vous avez respecté votre parole je tiens à le dire parce que j'y trie bien souvent les politiques mais vous avez respecté votre parole vous êtes tu jusqu'à ce matin merci d'être une seule réponse à moitié oui ça c'est vrai en 20 minutes pas satisfaisant rendez-vous lundi rendez-vous une prochaine fois il est 8h54 Mathieu Orphelin merci d'être venu nous voir ce matin merci d'avoir regardé
merci d'avoir regardé