Logement : mon plan pour zéro sans-abri
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:20Locuteur 2Chiffre
« Il y a 3 millions de logements vacants dans ce pays. »
- 9:20Locuteur 2Chiffre
« Tous les jours, il y a 3800 personnes qui font 115 et qui ont pas de réponse. »
- 11:20Locuteur 2Fait
« La pension de famille, c'est le cadre qui permet le plus respectueux de la dignité des personnes. »
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Bonjour Jean-Luc Mélenchon. Manuel est là pour m'épauler. Alors d'abord, c'est la troisème fois.
Oui. Alors vous pouvez remonter si vous voulez le siège. Il y a une petite manette.
Oui. Bah voilà c'est ça. Ici il y a une petite manette.
Voilà vous vous assistez à tout. C'est vrai que voilà c'est mieux c'est mieux parce que ils sont assez bas effectivement et et ça fait un petit peu boucle d'or là la table des ours. Enfin voilà [rires] c'est donc je parlais de moi là.
Je parlais de moi hein. Bien sûr. [rires] J'ai pas de honte à Oui, profitez bien quand je l'absorbe. [rires] Alors c'est la troisème fois que vous vous présentez à la présidentielle et donc la troisème fois que vous venez en parler dans le cadre de ce rendez-vous de la fondation Abéierre.
Merci de votre fidélité. D'abord, je vous propose d'aborder le grand projet que vous avez dévoilé notamment dans la presse hier, celui de parvenir à zéro alors j'ose plus dire SDF zéro sans abri. Bon, alors j'ai suivi le la matinée.
Les D sont un peu pipés comme vous le savez tous pour la raison que le programme que je présente est, on va dire inspiré hein à 95 ou 99 % de ce que ce qu'écrit la fondation Abipierre parce qu'il y a une relation intellectuelle de longue date. Bon, donc le programme zéro sans abri euh il est inspiré de choses qui ont été prises chez les autres. Alors, on m'a dit d'abord on est parti de la réflexion.
Est-ce qu'on parle de ça ? Parce que d'autres on ont parlé avant et dans la discussion on s'est dit mais de quoi pourrait-on parler d'autres ? Est-ce que politiquement c'est jouable de dire je me propose de gouverner une société, de présider un pays super riche où il y a des fortunes gigantesques, mais où bon d'accord, il y a 300000 personnes qui ont pas un toit à eux.
Bon, donc qu'on le veuille ou non, je ne vois pas quel autre objectif on peut se donner que tout le monde est en toi. Alors après, c'est comment ? Et en distinguant de niveau l'urgent urgent urgent par exemple tous les jours, il y a 3800 personnes qui font 115 et qui ont pas de réponse.
Alors je peux pas aller voir ces 3800 personnes et leur dire "Attendez, j'ai un plan génial sur 10 ans parce que c'est pour demain matin le problème, c'est pour ce soir." Donc là, il y a des mesures de la super urgence. Puis après, il y a les mesures qu'on peut prendre qui sont dans la demi-urgence.
C'est les moyens qu'on met en mouvement. Prenons un exemple, l'affaire des pensions de famille. Bon, la pension de famille, c'est pas une réponse au problème du logement.
C'est une des réponses dans l'urgence, mais surtout pour faire face au problème social que soulève et humain que soulève quelqu'un qui a été à la rue pendant 1 an ou 2 ans. Un jour dans le métro, j'ai croisé un gars qui m'a dit "Allez-y doucement avec ça parce que quelqu'un qui a passé un an dans la rue, il faut au moins un an pour retomber des deux pieds dans sa vie. Donc faut que quelqu'un aide parce que ça se fait pas tout seul.
Et donc la la pension de famille, c'est le cadre qui permet le plus respectueux de la dignité des personnes, de leur autonomie et d'une possibilité d'accompagnement. Je prends cet exemple parce qu'il fait il fait partie de la liste des des choses. Ensuite, bon, on commence par les sans-abris, mais j'espère que dans un instant, on va parler de pourquoi il y a cette situation parce que sinon, on vient tous avec notre sparadra.
Moi, c'est pas dur hein. J'ai pris la boîte de la fondation à BPierre, j'amène tout ce qu'ils ont dit. Faut quand même qu'on réfléchisse à pourquoi on en est là.
Je dis ça parce que un des aspects aussi qu'on pourrait soulever, c'est dire il y a 3 millions de logements vacants dans ce pays. Bon, premier chiffre. Deuxème chiffre, ah ben il est là, c'est 3,5 % de personnes possèdent euh la moitié des logements à mettre en location.
Alors, quel rapport il y a entre les 3 millions vides et cela ? C'est pour ça qu'on a on est-ce que c'est à eux la taxation des parce que si c'est à eux, j'ai encore moins de réticence à dire que je vais réquisitionner que je vais leur dire écoutez vous avez jusqu'à la semaine prochaine pour louer ça à quelqu'un. Et là aussitôt je mets en place une logique qui est l'inverse de la logique du marché c'est-à-dire c'est le vendeur le l'offrant qui doit se dépêcher de trouver quelqu'un parce que toute cette histoire résulte d'une logique de marché.
C'est de ça qu'il faudrait maintenant qu'on parle. Donc moi ma politique dans ce domaine comme dans les autres c'est la rupture avec la logique du marché. La logique du marché, c'est que le plus fort décide le moment où il met en circulation et le plus faible, lui peut pas attendre.
Cette discussion, elle a trois siècles, c'était Turgo Neer, hein, on disait bah faut libérer tout le marché et les autres disaient "Bah oui, ben celui qui a faim, il faut qu'il mange tout de suite tandis que celui qui a du blé peut le garder." Alors, comment vous cassez ce mécanisme justement ? Alors, déjà, on commence par le dire que c'est un problème de marché.
C'est le marché qui a organisé le chaos. Si on en est là, c'est à cause du marché. C'est pas à cause de la richesse moyenne de la France.
C'est pas parce qu'on manque de pelleteuse, c'est pas parce qu'on manque de brass, c'est pas parce qu'on manque de pioche, pas parce qu'on manque de bois, de terre, de paille, de ciment. C'est parce qu'il y a une logique d'organisation de la mise à disposition des biens qui conduit à cette situation. Et le gouvernement actuel qui a une exactement le parallèle de moi, je ils ont une idée, eux, ils pensent que le marché va régler le problème.
Donc plus ils font du logement à un marché, plus ils se disent "Bah ça va marcher à la fin, ça va ça va fonctionner." Et nous, on dit "Plus ils font ça et plus ça va mal." Et à l'inverse, je veux donc briser le bloquer toutes les logiques de marché qui conduisent à créer la pénurie.
Et alors, pardon, je termine d'un mot pour aggraver mon cas ici, peut-être pas ici. Euh c'est la nature du système. Le capitalisme a une histoire.
Celui que nous vivons aujourd'hui, il a des caractéristiques, il est financier et il financiarise tous les produits. Or, l'immobilier, c'est le sucre du sucre parce que vous pouvez lui faire faire des bons valeurs sans rajouter 1 g de plat de ciment ou de peinture. Je suis euh je suis un heureux propriétaire parisien.
J'ai réussi mon coût d'une manière magnifique. J'ai acheté un premier truc puis un deuxè puis un trè et j'ai fait comme tout le monde. J'ai pris 350 % de plusvalue en 10 ans.
Bon comment c'est possible un truc pareil ? C'est bien parce qu'on a créé de la rareté. S'il y avait pas de rareté ça n'aurait pas fait ce bon là.
S'il y avait eu du logement abondant, moi j'avais aucune envie d'être propriétaire au départ et d'ailleurs encore maintenant. Euh si on me proposez d'échanger, j'échange. Donc c'est le marché qui a créé ça.
Vous avez en France 300 milliards de titres financiers qui contiennent du logement, c'est-à-dire de la sécurité, de rendement par le loyer, par la valeur que prend le bâtiment tout seul sans y toucher un mieux. au point que dans certains pays, je me suis fait raconter que c'était le cas, je sais pas si c'est en Suède ou en Norvège, je vais me planter peut-être, mais des grosses firmes qui possèdent, qui ont un gros capital préfèrent acheter une rue entière et ne mettre personne dedans au pour faire monter les prix et puis parce que on leur dit "Ah, il y a personne dans vos logements." Donc c'est un bien liquide.
Comme il est liquide, il vaut plus cher que s'il y a quelqu'un dedans. Donc on tourne pas autour du pot. Le capitalisme organise une forme de marché qu'on a sous les yeux qui conduit à jeter des gens dehors pour que d'autres puissent accumuler.
Et c'est ça qu'il faut briser. Alors, on a pris de la hauteur et on a le votre diagnostic. Alors, sans aller jusqu'au pansement, quels sont les mécan parce que tout à l'heure vous avez dit on n pas là pour faire pour dire que après si vous voulez, moi j'entends des quand j'entends des solutions proposées par l'un ou par l'autre, même des fois par des gens que j'aime bien hein, je me dis bon bah c'est sympa, je peux pas dire que je suis contre.
Qui est-ce qui est contre l'encadrement des loyers ? Personne. Bah si, moi parce que je sais très bien ce que ça donne.
Il y a qu'à regarder Paris. L'encadrement des loyers à Paris, c'est même pas par arrondissement, c'est par petite zone. Puis alors vous avez 50 critères combien il y a de pièces, si c'est une rue ou un boulevard, ça peut être amélioré bien sûr, mais sur le principe et ça a fait quand même baisser certains loyers.
On joue pas dans un principe ma chère. Non non mais je je là je vous parle du concret des loyers qui ont baissé. Ça a pas marché peut-être aussi bien qu'il le fallait mais sur le principe vous pensez que c'est pas un bon un bon mécanisme ?
Ben non, je vais vous expliquer. Quand vous arrivez à mon point de vue hein, quand vous arrivez à avoir 14 m² alloué dans le 10e arrondissement et qu'on vous dit c'est 800 € moi, j'appelle ça une honte. Alors on appelle ça un prix médiant.
Oui. Manuel va vous répondre parce que parce que la fondation elle défend l'encadrement. Oui.
Donc moi je dans les mesures, je sais pas ce que vous allez me demander, mais si j'avais des mesures d'urgence à prendre maintenant aussi, je bloque les loyers et puis il y a des endroits, je vais pas me contenter de les bloquer ni les encadrer. Je veux dire, on baisse parce que ce que vous faites là, c'est une honte. Ça s'appelle du surprofit ou du surproduit.
Il y a des gens ça va hein. C'est ça. Avant de parler de l'encadrement des loyers, si on pouvait revenir sur le le plan zéro sans abri que vous avez.
Euh il est pas tout à fait euh comme ce que propose la fondation AVP, non pas qu'il y ait une opposition, mais c'est pas exactement ça qu'on a proposé. Vous misez notamment sur la réquisition. Vous parlez de 3 millions de logements vacants.
Donc oui, il y a 3 millions de logements vacants en France selon l'INC. L'immense majorité de ces logements vacants, c'est des logements qui sont entre deux locations ou entre deux transactions. Ils sont au moment où enquête.
Doncant pour moi. Non mais il y en a vraiment 3 millions he mais ils sont pas tous les 3 millions utilisables tout de suite pour loger des personnes sans domicile. Euh c'est pour ça que le le logisement est moins important mais il y en a il y en a sans doute 200 300000 dans des zones tendues là où il y a des personnes sans domicile et qui sont durablement vacants au-delà de la vacance frictionnelle comme on dit.
Bon après est-ce que la vacance frictionnelle compris ? J'ai compris. Mais ça serait 2027 pour 300 seulement qui serait seulement Non le non c'est une partie des 3 millions mais il y a aussi des logements durablement vacants dans des zones totalement détendues où où il n'y a pas de personnes sans domicile.
Donc on va pas réquisitionner des logements dans les vauches pour loger des personnes sans domicile parisienne. On peut hein l'poser par exemple mais bref. Bah quand il y a des des familles, pardon, excusez-moi, mais je on parle de l'urgence là dans mon quartier, depuis ma fenêtre, je vois des choses, hein.
Je vois cette femme avec le petit à la main. D'accord. Elle se cache.
Pourquoi ? Parce que s'il y avait une intervention, on dirait la protection de l'enfance, madame, on prend le gos enfant. Ben, c'est une souffrance abominable.
Donc je vous garantis que si vous dites à cette personne, il y a un logement dans les ah bah ira dans les parce que les c'est bien hein aussi quand tu as plus rien. Ouais mais les c'est très beau. Mais je j'obligerai pas attendez je dirais pas vous êtes obligé d'y aller hein mais je suis pas d'accord pour qu'on supporte la situation au nom de principe abstraits.
Alors, on a dit que l'outil de la réquisition, nous on est pour euh mais il a rarement dans l'histoire fait la preuve de son efficacité quantitative parce que il faut aller chercher des logements durablement vacants, imposer une réquisition, indemniser le propriétaire euh et ça fait des solutions temporaires. Donc c'est utile, c'est un outil utile notamment pour quelque part menacer les propriétaires de logement vacant pour leur dire si vous ne mettez pas à disposition soit du marché soit de dispositif d'intermédation locative votre logement vacant, vous savez que l'État un jour pourra vous le réquisitionner. Donc c'est une sorte de menace qui peut être utile.
Mais enfin aujourd'hui on a aussi d'autres outils qui peuvent marcher et qui pour le coup marchent tous les jours. Je pense notamment aux attributions de logements sociaux où aujourd'hui le plan logement d'abord alors on en pense ce qu'on veut depuis 5 ans, a permis de proposer un logement à peu près 300000 personnes qui étaient en hébergement haut à la rue et l'immense majorité c'est dans du logement social. D'accord.
Alors le logement social, il est en nombre insuffisant. Ah bah non mais attends, il faudrait savoir vous avez dit vous-même ce matin parce que j'ai quand même suivi vous avez dit avant il y en avait 4 % maintenant 6 % vous avez dit c'est bien c'est un progrès. Puis après vous avez vous avez pris moins de précautions diplomatique et vous avez dit bon après ça ça reste dérisoire parce qu'il nous reste 60000 et cetera et cetera.
Ça fait 60000 personnes et c'est dérisoire. Alors, ça dépend si on parle du moyen ou du court terme parce que quand vous dites on peut, on a d'autres solutions, attribuer le logement, d'abord, moi je suis assez d'accord avec vous à à la nuance que j'évoqué tout à l'heure qui est que euh dans la pension euh de famille, on doit aussi tenir compte du niveau pension de famille, c'est-à-dire de quelqu'un qui a besoin qu'on l'aide à remettre pied dans sa vie, hein. le cas de tout le monde.
Ouais. Dans les films que vous avez passé ce matin, cette femme là qui est déjà assez courageuse pour vivre cette vie-là, personne n'a besoin de lui dire comment on met ses chaussures le matin. Donc elle, c'est vraiment du logement.
On est d'accord là-dessus mais pour ça, faut qu'il y en ait. Donc faut qu'on en construise. Bon, alors là, en effet, il y a une différence entre votre plan et celui que nous on a, c'est que vous mettez 150000 logement à cause frère par anent.
Moi, j'en mets 200000. Mais je me fâche pas. Si vous voulez que je réduise euh de 50000, il y a pas de problème.
Il y a toujours Non non, ce qu'on voudrait c'est que vous nous disiez comment on fait pour arriver à 200000. Ah ben alors, je vais vous expliquer. [rires] On prend un terrain, on arrive avec un plan, on pose un trou dans un sens dans l' trouve où le terrain ?
On le trouve où ? On le trouve comment le terrain ? Mais je sais bien vous dire comment on fait parce que j'ai tout à l'heure je racontais à Jad c'est pas c'est pas l'état qui produit des logements sociaux.
Ah ouais. Non bah faudra s'il faut. Non, mais du coup, c'est ça que je comment on fait ?
Moi je je je pense qu'il y a des droits fondamentaux qui nécessitent que la collectivité que nous formons, nous sommes un groupe d'êtres humains dans un pays qui s'appelle la France, nous sommes une communauté la seule qu'on connaisse, la communauté nationale, la communauté légale. Donc on décide les trois qu'on est là. On n pas les mêmes opinions politiques, mais il y a un point sur lequel on est d'accord.
On dit nous, on n'est pas d'accord pour qu'il y ait un mom à la rue. On n'est pas d'accord pour que des gens aient pas de de alors on va le faire. Qu'est-ce que ça techniquement qu'est-ce que ça a de compliquer ?
Rien, rien, absolument rien. On sait tout faire. Les trous, les bâtiments, le machin, des logements.
Plus vous mettez des choses de qualité, plus elles seront durables. Moins les gens auront envie d'acheter, du coup, moins l'immobilier s'enflammera. Donc le bonheur de du très grand nombre ne fera qu'une chose répondre du bonheur.
Voilà. Donc, il y a pas de difficulté. Quand à l'argent, oh pardon, pas vous quoi.
Des sous, il y en a partout. [rires] Il y en a partout. C'est pas c'est pas l'argent le problème.
Est-ce qu'on va arriver à faire du bois, de la paille ou du ciment en quantité assez rapide ? Est-ce qu'on va trouver les gens pour creuser les tons ? Mais attendez parce qu'il faut les faire les les 200000 logements.
D'accord ? C'est le double de ce qu'on fait aujourd'hui. La Fédération nationale du bâtiment, elle dit que pour un type une personne qui travaille dans le bâtiment, ça crée deux emplois.
Vous les trouvez les deux emplois. Ça veut dire 200000 personnes à mettre au boulot de plus. Vous savez qu'il y a des résistances localement.
Il y a certaines villes qui veulent pas construire. Il y a aussi une un problème de densification de d'artificialisation des sols. Il y a des obstacles, c'est pour ça.
Alors évidemment, c'est simple quand on présente comme vous le présentez la la résistance psychologique euh tout ça. Bon, OK, ça on tient compte. Mais le reste c'est de la technique.
On n'est pas obligé d'aller artificialiser des des terrains qui sont des zones sensibles puisque vous évoquez cet aspect-là. Mais si on veut rien artificialiser, on sait bien que c'est pas possible non plus. Donc il faut qu'on trouve la forme de l'habitat.
Puis alors vous avez pas tout évoqué. On pourrait évoquer le problème aujourd'hui. À chaque fois qu'on veut faire un lottissement, il y a un problème nouveau qui est apparu.
Attendez, dans 3 ou 4 ans, on finira par en parler. Pour l'instant, c'est encore nouveau, c'est qu'il y a pas d'eau. Avant, il y avait de l'eau, on faisait un trou, on trouvait de l'eau.
Maintenant, on fait un trou, on trouve rien. Donc des tas de projets de lottissement n'ont pas lieu tout simplement parce qu'il y a pas d'eau. Et donc, le problème de l'eau, alors ça avance.
Regardez aujourd'hui monsieur Castex a compris qu'il y avait un problème d'eau dans ce pays et il va le régler pour faire des réserves d'eau pour les paysans. Mais il ferait bien de réfléchir à comment on en fait pour les citadins parce que c'est autrement plus grave parce que nous n'avons pas le choix dans les villes. Alors je reviens à ce que vous disiez.
Ça dépend de la nature des résistances. Certaines sont fondées. On va pas dire le contraire.
Si moi j'arrive avec mes gros sabots et je dis tiens là on va construire je sais pas moi 200 logements et quelqu'un me dit non mais monsieur Mélenchon vous plaisentez. Non c'est une zone sensible c'est une zone humide. Pas question on le fera pas.
Bon bah je remballe et je vais voir où mais qu'on vienneent pas me raconter que c'est impossible de construire du logement comme objection au fait qu'il y en a pas ou alors bon comment va-t-on se sortir de cette situation ? Tendantiellement elle ne peut que s'aggraver, vous le savez vous. Ça ne peut que s'aggraver puisque c'est la pente dans laquelle pousse le marché.
Deuxièmement parce que tendantiellement nous sommes plus nombreux hein. Donc ça peut que s'aggraver. Donc on est obligé de briser ce cycle, mais pour briser ce cycle, faut aller à la cause.
Le logement ne doit plus être une structure d'accumulation du capital. Voilà. Et ça, le mécanisme économique, c'est en devoir de le mettre à nu parce que sinon on en vient à se satisfaire de ce que je vous disais tout à l'heure.
On dit "Ah ben voilà, loyer moyen dans le 10e arrondissement à côté de la garde de l'Est pour 14 m² 800 €." Voilà. Et ben non.
Donc on bloque les loyers et pour les ventes alors on taxe les ventes pour que pour éviter justement qu'il Ah ben alors après on on de quoi vous parlez là justement vous dites vous voulez casser ce marché cette inflation des prix à la location et alors à l'achat alors on taxe ce qui nous on a dit logement de luxe dans dans le programme c'està-dire ce qui représente une somme importante. Alors je sais pas où ils la mettent où ils mettent la barre. On on s'arrangera avec la fondation Abéierre, ils nous diront euh vous serez pas contre.
Non mais attendez, c'est pas une plaisanterie de dire que dans un gouvernement de rupture comme le mien, les associations euh sont pas juste des gens qu'on fréquente aux élections, c'est des gens qui interviennent dans la réalité pouvoir. Question. D'accord.
Non. Donc moi je demande, je vais vous dire comment je gouverne depuis le palais de l'Élysée pour aller être certain que le prix du logement va pas continuer à faire ce qui est en train de faire parce que tout à l'heure madame Idalgou, elle parlait du prix médian, elle est de bonne volonté madame Hidalgot, j'en suis sûr pourant c'est une concurrente. Mais moi je peux pas me contenter de ça.
Je vais vous dire mais qu'est-ce que vous foutez ? Vous laissez un truc pareil se faire. Dites-moi où c'est.
Dites-moi qui c'est et on va régler par la loi, par le règlement. Beaucoup de choses peuvent se régler par le règlement. par exemple bloquer les prix parce qu'il y a une situation exceptionnelle.
Je dis pas que c'est la solution durable hein, mais quand vous avez une situation exceptionnelle, vous pouvez bloquer les prix. Il y a un article du code du commerce qui le permet. Donc je peux décider de bloquer les prix des loyers.
C'est la loi, c'est les compétences du gouvernement. Et est-ce que vous ne risquez pas de bloquer les investissements dans la pierre si vous bloquez les prix des loyers, bloquez des prix à la vente ? Ça dépend de qui ?
Non, non, mais je comprends. Mais vous avez raison. le marché, c'est comme ça que ça se passe.
Oui. Alors, il y en a qui peut-être hésiteront à mettre des sous dans le dans la construction de logement. Bon, est-ce qu'ils vont nous manquer ?
C'est pas sûr, hein. Ça dépend ce qu'il construisent. Non, mais si c'est l'État, c'est pas les sous de l'État qui vous manqueront.
C'est pas les sous des bailleurs sociaux, c'est pas les sous de la garantie universelle, le loyer, c'est eux qui ont inventé ça. C'est génial. Bon euh ça c'est des mécanismes qui brisent le marché et qui brisent en plus la ségrégation sociale de classe parce que euh moi c'est pas le problème mais supposons que là j'ai un gamin à loger fut une supercaution hein et qui a pas papa ou maman pour faire la supercaution comment il fait donc il y a pas d'autres solution que celle que vous avez inventé qui est cette sorte de sécurité sociale du logement où on côtise tous pour qu'il ait une assurance de de garantie sur le paiement du loyer c'est les propriétaires là qui qui cotisent pour la garantie universelle des loyers Mais tout le monde peut cotiser.
Non non mais sur quand enfin quand vous louez un un logement, c'est le c'est le propriétaire qui cotisera pour une garantie universelle des loy cotiser où est le problème ou c'est le ou c'est le aujourd'hui c'est 5 % c'est ça ou quatre ? Oui c'est à peu près ça pour les pour l'assurance privée. Ouais l'assurance privée.
La ville de Paris faut un truc qui est plus sympa. Bon euh c'est cette somme-là, on peut la répartir. Écoutez, c'est toujours pareil.
Quand vous payez une assurance, vous pleurez tant que vous en avez pas besoin. Le jour où vous en avez besoin, vous pleurez plus. Vous payez tous les mois une assurance pour votre santé ou pour votre emploi.
Parlons de la santé par la sécurité sociale. Quand vous avez pas besoin de médicaments, ça fait quelque chose de payer. Le jour vous en avez besoin et on vous dit vous cassez pas la tête.
Quels que soient vos sous, de toute façon, on vous soignera le mieux avec le meilleur de ce qu'on a. C'est exactement la même chose pour le pour le logement. Donc c'est je fais un lien parce que j'ai entendu 50 fois dire chaque fois que je je propose cette idée ou d'autres on me dit "Ah, on est déjà le pays record des prélèvements obligatoires." Ben ça dépend ce que vous mettez dedans.
Dans tous les pays où les gens se payent pas d'assurance chômage directement sur le salaire, il se l'a payé à côté. Ça compte pas dans les prélèvements obligatoires. Si avec la garantie loyer qui metettons que ce soit 2 %, vous avez la certitude que vous serez tout le temps relogé si vous avez besoin.
Par exemple, les enfants sont partis, vous avez besoin d'un logement plus petit. Bon, alors vous partez pas parce que votre logement actuel, il vous coûte moins cher qu'un logement plus petit. C'est un des problèmes qu'on a souvent dans le logement social.
Si vous avez la garantie pour qui résultera de x protection, pas seulement de celle-là, bah vous avez pas un problème à payer. Vous avez un problème à payer quand vous en avez pas pour votre argent. Qui a dit que l'argent social devait être inefficace ?
C'est le contraire. L'argent social doit être efficace. Alors après, bon, on va continuer.
Je vais vous laisser poser les questions. Non, mais juste pour clarifier, vous êtes pas contre l'encadrement des loyers, vous êtes pour renforcer l'encadrement des loyers. On est bien d'accord.
Ah bah oui, mais j'ai pas dit qu'on allait le supprimer mais mais ça du coup ça le ça existe ce mécanisme dans la loi. Donc vous voulez le renforcer. C'est aussi ce qu'on propose.
Donc très bien. Par contre sur le niveau des prix à la vente ça je n'ai pas compris. Quelle était votre proposition ?
Vous disiez vous dites au-dessus d'un certain montant de prix au mètre carré, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on on taxe ? Mais ça ça fait pas baisser les prix ici.
Comment quoi ? Bah en principe c'est pas ça qui fera baisser les prix. En effet c'est que je détruis le mécanisme de marché.
D'accord. C'est pas le prix va pas on va pas venir de la dissuasion par l'attaque. C'est pas donc on est pas sur une fixation de prix contrairement à l'encadrement des loyers où on dit pas plus de x mètre carron joker le temps que je vois.
Non mais moi je cherche écoutez je vais pas raconter d'histoire. Euh hier après-midi, c'était le budget de la défense nationale. Aujourd'hui c'est bon c'est mon boulot, je le fais mais je je pas le grand oral de l'Éat permanent.
J'ai pas envie de dire quelque chose qui limiterait la case pour certains. Après, on pourra dire "Ah mais monsieur Mélenchamp, vous avez dit ceci et cela. Alors, s'il vous plaît, touchez pas." Non, pas question de ça.
D'abord, les questions qu'on traite là, elles sont il y a un côté un peu abstrait parce qu'on cherche à aller dans le structurel. Donc, je suis d'accord avec ça. Mais là, on parle de d'un événement qui va se produire dans 2 mois suivant qui est président de la République.
Je préfère annoncer que la situation n'est pas celle du calme plat. Il y a 2 mois ou 3 mois, j'ai proposé 2 mois le blocage des prix. Euh à l'époque, je disais les produits de première nécessité, certains légumes, certains aliments, le mais la situation s'est aggravée entre-temps.
Donc ce que je sais pas moi le 10 avril, c'est où on va en être après le après le après le deuxème tour. Donc je peux vous dire d'avance que je n'exclus pas un blocage des loyers dans 2 mois parce que si je m'aperçois que la situation est telle que les gens sont passés du stade de l'asphyxie à la mort, je laisserai pas faire. Je vais pas dire bah attendez, on va discuter pour savoir si on vous donne un chèque je sais pas quoi ou un chèque bidule ou un chèque machin comme en ce moment parce que on a peur d'aller demander à ceux qui ont pris beaucoup d'argent d'en rendre un peu.
Vous voyez ? Donc il y aura des mesures d'urgence qui correspondent pas forcément à ce qu'on est en train de se dire et je veux pas vous faire croire que la mesure d'urgence c'est la mesure permanente parce que c'est pas vrai. On peut pas régler la vie d'une société à coup de mesure d'urgence.
Il y a que monsieur Macron et son urgence sanitaire ou terroriste qui croi ça. Les gens normaux non, ils savent que l'urgence est provisoire en principe. Après comme je vous apporte la contradiction, le blocage des pré [rires] quand je vous dis contradiction, je regarde mais maintenant tout le monde le sait.
Je suis sur les lèvres une partie de ce que vous me dites. Je regarde attentivement quand on bloque les prix des aliments, c'est vrai qu'on on a toujours on s'inquiète pour le producteur qui risque au début de la chaîne d'être moins bien rémunéré et quand on bloque le prix d'un loyer aussi il y a parce qu'il y a pas que de très riches propriétaires qui gagnent un argent fou. Il y a aussi des gens qui comptent là-dessus pour vivre.
Ça, j'adore ça. J'adorece que j'ai dit les gros qui sont planqués derrière les petits. Ah non mais attendez, c'est pas à vous que je dis ça.
Mais je c'est pas à vous. Je sais pas ce qu' vous voilà j'aimais j'aimais ouais mais bon je la connais dans la paysannerie c'est pareil alors là vous avez commencé votre phrase par le producteur qui va être floué par le blocage des prix ah bah le blocage des prix alimentaires en ce moment oui. Enfin ça existe.
Enfin on fait des sujets tous les jours là-dessus il y a des producteurs si si les prix sont bas demande comment ils se rémunèrent parce qu'ils ont des coûts qui augmentent. Mais attendez je vais vous l'expliquer. Oui.
Allez-y. Le prix agricole quand vous donnez 1 € il vient 8 centimes au paysan. Alors, c'est qu'entre les deux, il y a eu des coefficients multiplicateurs.
Donc, si je respecte le paysan qui a produit ça, déjà, j'ai un terrain, il y en a pas tant que ça des paysans et surtout pour de l'agriculture vivrière et ils sont déjà bien malheureux. Ils sont pas tous les deux jours. Ça c'est une réalité là actuelle, hein.
Le suicide dans la bon qu'est-ce que je fais ? Je lui garantis son revenu. Mais si c'est vous qui me dites ça, je vais être obligé d'entrer dans le détail.
Ça me dérange pas moi. Le contrôle des prix, c'était jusqu'à 1986. Mais je voudrais vous épargner ça tout de suite, en tout cas dans les premiers mois.
Donc qu'est-ce qu'on va bloquer ? C'est le coefficient multiplicateur. C'est-à-dire je vais aller voir monsieur Édouard Leclerc ou je sais pas qui et je vais lui dire écoutez le coût de la baguette à 29 centimes, pas avec moi parce que je sais que vous rattrapez sur le reste.
Donc moi je vous dis que sur les pattes vous ferez plus 40 % de marge de de bénéfice. Je vous dis que sur les poireaux vous ferez pas tant que ça. Sur celui-là vous ferez pas.
Donc alors amenez votre papier marge multiplicateur sur les poireaux. distributeur ben très bien dorén avant c'est deux qui va réduire sa marge. C'est ça.
Non mais c'est pour ça que ça marche alors lui bah il est pas content donc il va à la télé à la radio avoir ses copains les 9 milliardaires qui possèdent les tous les journaux de ce pays et leur dit faut il faut à tout prix arrêter ce type. Il est en train de ruiner les pauvres paysans puis vous finissez toujours par trouver un pauvre paysan pour arriver pour dire oui c'est pas juste. Il sait pas de quoi on parle.
On lui a pas dit que c'est Mélenchon qu'il lui garantissent. Non mais c'est comme ça que ça se passe. Ça c'est ce que je vois tous les jours quand j'allume une télé.
Tous les jours. C'est pas quelque chose que j'invente. Sinon moi je serai ravi hein.
Vous voyez ? Merci beaucoup Jean-Luc. On a écé reviens quand vous voulez.
Merci beaucoup. Et vous pouvez inscrire, enfin j'allais dire voter, c'est pas voter, inscrire le mot qui selon vous résume l'intervention. Regardez, regardez.
Brillant concret, humaniste, convainquant. Bon là, vous êtes un peu chez vous. [rires] réaliste, excellent, humanist.
Jean-Luc Mélenchon