Calendrier, territorialisation, vaccination : la nouvelle stratégie sanitaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Rappelons l'esprit du nouveau calendrier vaccinal dévoilé par Emmanuel Macron.
- 2:00RelanceRéponse directe
Bastia ouvre l'accès au vaccin à tous les adultes. Votre avis ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Bastia évoque 83% de vaccination chez les plus de 75 ans. Est-ce exact ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Expliquez-nous l'esprit de ce calendrier.
- 8:00RelanceRéponse directe
En Allemagne, la vaccination se fait surtout chez les médecins. Pourquoi pas en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le facteur limitant est-il le nombre de doses ou de vaccinateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Alain FischerFait
« l'initiative de bastia me paraît un peu prématuré »
- 4:00Alain FischerChiffre
« la corse est en tête de la vaccination mais c'est en tête pas avec un énorme écart »
- 6:00Alain FischerFait
« le nombre de doses disponibles qui arrive augmente en particulier pour les vaccins et rennes »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les matins de france culture guillaume erner bonjour alain fischer bonjour vous êtes médecin professeur d'immunologie et président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale une stratégie vaccinale qui a connu un tournant puisque emmanuel macron a dévoilé dans une interview à la presse régionale en fin de semaine dernière un nouveau calendrier vaccinal et puis alors ce matin dans la matinale du monde il est possible de lire l'information suivante bastia ouvre l'accès au vaccin à tous les adultes il s'agit donc d'une autre stratégie vaccinale que la vôtre alors oui le cadre général et on peut s'en féliciter celui d'une accélération progressive de la vaccination et nous allons bientôt arriver la mi juin au moment où toutes les personnes âgées de plus de 50 ans toutes les personnes fragiles auront eu la possibilité de se vacciner au moins une fois c'était une étape très importante vraiment charnière et à partir de ce moment là le reste de la population adulte les gens les moins à risque bien qu'il soit encore un tout petit peu à risques aussi donc les jeunes adultes et jusqu'à 50 ans pourront se faire vacciner mais ça c'est après la mi juin c'est pas aujourd'hui encore donc l'initiative de bastia me paraît un peu prématuré et l'inconvénient même si on peut lui mais on peut comprendre la tentation je sais que beaucoup de gens attendent de la vaccination ils ont raison néanmoins je pense qu'il est mieux de patienter pour eux encore un petit peu parce que il reste des personnes plus âgées plus fragiles à vacciner et je pense que garder l'idée d'une priorité pour ces personnes qui sont plus à risques d'être hospitalisées de mourir est absolument indispensable bastia évoque un pourcentage de 83 % pour les plus de 75 ans en matière de vaccination par rapport aux chiffres nationaux est ce la même chose est-ce que je ne sais pas cette municipalité serait en avance par rapport au taux de vaccination des plus de 75 ans il est vrai que la corse est en tête de la vaccination mais c'est en tête pas avec un énorme écart ils ont quelques pourcents de plus de personnes vaccinées que que sur le continent comme on dit mais néanmoins il reste des personnes âgées de plus de 80 qui sont particulièrement vulnérables les personnes âgées de 60 ans les personnes malades enfin bref ça fait du monde et ces personnes là c'est ce sont elles qu'il faut absolument vacciner aujourd'hui et jusqu'au 15 juin en particulier avant de commencer à vacciner les plus jeunes en bonne santé alain fischer rappelez-nous l'esprit est de ce nouveau calendrier vaccinal qui a été dévoilé vendredi dernier par emmanuel macron l'esprit c'est l'élargissement l'accélération le sud ce qui se passe et c'est beaucoup de choses ont été faits dans ce sens au niveau la communauté européenne et c'est une bonne chose bien sûr c'est que le nombre de doses disponibles qui arrive augmente en particulier pour les vaccins et rennes mais aussi les les autres vaccins est donc bien évidemment l'objectif c'est d'utiliser pratiquement à flux tendu l'ensemble c'est de ces doses donc il y aura au mois de mai 16 ou 17 millions de doses disponibles en juin plus de 20 millions donc ça continue de monter donc bien évidemment il faut en face de ces doses il faut d'une part donc élargir progressivement on vient d'en parler le public éligibles à la vaccination et on est la dernière étape vient d'être franchie en termes de personnes fragiles enfants tous les câbles ouvert la dernière étape d'ouverture vient d'être franchie avec depuis ce week-end la possibilité pour les gens âgés de 18 à 50 ans et malade vulnérables fragiles diabétiques obèses ou autres d'être vacciné et il ensuite bien ça représente 4 millions de personnes qu'il faut que ces personnes puissent recevoir leurs vaccinations et l'élargissement ça passe aussi évidemment par la multiplication des structures où on peut se faire vacciner les médecins toujours les pharmaciens toujours les infirmiers et des centres de taille variable sur simple déclaration puisqu'il suffit de dire qu'on a une comorbidité même chose pour la question de l'obésité et de l'imc ils ne seront pas vérifié dans les centres c'est pas un peu hypocrite comme le cannabis thérapeutique est ce que c'est pas une manière de dire que bon bah finalement tout le monde peut se faire vacciner aujourd'hui non non il ya une réalité d'abord objective si on prend les 10 pour les dix-huit si vous faites allusion personnes âgées de 18 à 50 ans je répète il ya 4 millions de personnes qui souffrent de pathologies diverses d'abord chez les médecins et les pharmaciens pour ceux qui pourront l'être vacciner grâce aux moderna qui va commencer progressivement et c'est une bonne chose à être utilisé à proximité donc les médecins les pharmaciens ils savent très très bien ils connaissent leurs malades et en centre il y a quand même des vérifications je lis amont les chaussons sûrement pas parfaite mais enfin globalement j'ai des exemples récents dont j'ai entendu parler qui montre très très clairement qu'il y à des vérifications et c'est bien les choses se font globalement comme il faut et ça se voit d'ailleurs qu'on regarde la fréquence respectives de vaccination des personnes en fonction des classes d'âge ça suis assez bien ce qui a été prévu donc je ne pense pas que cela dérive il n'y a pas de raison que cela dérive dans les dernières semaines entre maintenant et le 15 juin où commencera la vaccination générale la une du parisien ce matin et à ce titre hui vaccinodromes géant en ile-de-france j'imagine qu'il y en a d'autres aussi qui vont ouvrir en france tout court des vaccinodromes jehan alain fischer c'est la logique que j'évoquais il ya un instant il ira plus de plus de doses à distribuer et même franchement plus puisqu'on en l'espace de deux mois c'est un doublement du nombre de doses donc il faut avoir toutes les structures et pour avoir un débit adéquat cela passe encore une fois par toutes les possibilités de vaccination dont les centres et donc une multiplication descente mais aussi je le répète et je pense est très très important la participation directe soit dans les centres soit dans leurs cabinets des médecins et des officines de pharmacie ainsi que des infirmiers tout le monde est mobilisé et c'est comme ça qu'on y arrive à tout le monde mais alors parce qu en allemagne alors il ya une comparaison on va pas assommer les auditeurs de chiffres mais l'idée en allemagne semble-t-il c'est plutôt de privilégier une vaccination auprès des médecins des infirmiers pas de vacciner le géant est cependant une vaccination qui ré plus vite alain fischer non c'est pas tout à fait exact excusez moi tous les cas ils ont les allemands ont commencé plus vite que nous si je puis dire en poupe pour ce qui est de vacciner dans des vaccinodromes où les des grands centres je crois à berlin notamment un centre d'une taille qu'aucun centre français n'a donc le les allemands ont commencé plus tôt par mise en place décente et complétée secondaire m'en parle l'ouverture de la vaccination aux médecins pharmaciens et nous on l'a fait un peu plus tôt quand c'était devenu possible parce qu'évidemment sa fonction ça dépend comme vous le savez de la disponibilité de vaccins fragile en terme de conservation bien sûr tout cela est compliqué et donc on a poussé les centres un peu plus tard donc ce sont des stratégies légèrement différente ça l'un dans l'autre je passe extrêmement différent c'est vrai qu'en ce moment les allemands vaccine un peu plus que les français oui même un peu plus pas si vous regardez le nombre de vaccinés exporté au nom pensant fiche un peu pour être honnête c'est moi de mon point de vue on est dans la même ligne on dispose des mêmes vaccins par rapport aux mots nombre d'habitants et une fille nés à quelques jours près on va arriver au même résultat et alors est ce que pour que l'on comprenne bien la vie chère est ce que c'est un problème donc de vaccinateurs ou deux vaccins ce qui fait que on va plus lentement alors vous vous dites qu'on aimerait aller plus vite ou mal et on aimerait tous en avoir fini avec cette étape est ce que c'est parce qu'on n'a pas assez de doses ou pas assez de personnes qui peuvent vacciner les français on avoir par exemple vendredi dernier il ya eu près de 600 mille doses administrées en france vous donner un ordre de grandeur les choses continuent faut pas imaginer que ces linéaires qui a la même dose chaque jour il ya des jo il ya plus que d'autres ce que le week-end n'a évidemment rien à moins que l'on en semaine mais ça continue de monter et cette semaine ça va être encore plus haut et 1 et ainsi de suite le facteur limitant principal ce sont les doses qui arrive c'est la livraison d'aidé des vaccins et qui suit très bien son cours pour l'instant pour les vaccins et rennes un peu moins malheureusement pour les vaccins le vaccin principal disons quantitativement parlant adénovirus astrazeneca donc c'est le facteur limitant après il faut s'organiser effectivement pour que ces zones ces vaccins soient délivrées mais si on regarde s'il ya des stocks quelque part de ce que je comprends je ne suis pas cela très de très près mais je vois des tableaux circulez il n'y a pas vraiment de stock car tous les cas de la kz1 et rennes alors justement je vois aussi des tableaux circuler alain fischer et je vois des stocks en astrazeneca des stocks qui peuvent être assez conséquent c'est vraiment du mal à les couvrir vous devriez dire nous parce que c'était la fin c'est notre affaire à nous tous c'est vrai il ya à peu près 30% ce n'est pas non plus catastrophique mais c'est pas là ce n'est pas au niveau qui serait souhaitable il y as je crois à peu près 30% pour l'instant de doses qui n'ont pas été utilisés mais ça va quand même de 70 % l'ont été près de 4 millions de doses de ce vaccin ont été administrées depuis qu'il est disponible c'est vrai qu'il fait l'objet de craintes des citations qui sont excessives je répète si vous m'en donnez l'occasion monsieur vous en prie vous êtes là pour ça merci que ce vaccin est efficace qu il prévient aussi bien que les vaccins et rennes le risque d'être hospitalisé et ceci en particulier pour les personnes âgées les données de vaccination grande bretagne où ce vaccin est utilisé massivement le démontre de façon tout à fait clair donc ce vaccin est aussi efficace et donc peut être administré pour les personnes auxquelles il est proposé alors il est proposé avec une restriction c'est à dire aux personnes âgées de plus de 55 ans parce que c'est vrai qu'il est associé de façon très très rare mais néanmoins probablement indiscutable à des risques de formation de caillots de sang accidents thromboemboliques qui peuvent être graves dans quelques cas et qu'on peut pas se permettre de prendre des risques même faible et donc qui on est et estimer les autres pays européens font à peu près la même chose avec des nuances que pour les personnes plus jeunes ou le le calcul des risques comparative de covile grave versus d'accidents thromboemboliques graves et trop proche pour proposer cela se serait pas raisonnable par contre et j'insiste pour les personnes âgées plus de 55 ans comme on dit l'analyse entre la différence entre les bénéfices et les risques est absolument énorme segert prendre prendre se faire vacciner par le l'astra zeneca c'est beaucoup moins de risques que peut prendre sa voiture il faut quand même est allé faire un petit trajet de quelques kilomètres donc c'est un bon vaccin beaucoup de français l'ont compris il ya les bonnes gens l'acceptent mais pas tous et donc je réitère à côté d'autres et ce que font le tous les jours les médecins avec beaucoup de patience auprès de leurs de leur clientèle leur patientèle la nécessité de se vacciner avec las razones kapseu si on le fait pas ou si on ne fait pas assez ben c'est mathématique évident ça retarde d'autant la campagne donc ce sont des morts en plus des hospitalisations en plus moi je veux bien dire nous pour la stratégie car c'est un cru de l'astra zeneca radio exemple est alors donc justement est ce qu'il n'ya pas parce que là aussi ça fait partie des situations dias vaccin il n'y a pas seulement donc les effets secondaires rares que vous évoquez ou d'autres effets secondaires moins graves mais mais moins rare par exemple comme la fièvre mais au moment de la vaccination mais alain fischer les juges et jaune la fièvre uniquement chez le sujet jeune est ce que ce vaccin protège efficacement contre les variants puisqu'il a été dit que ce vaccin ne protégeait pas efficacement par exemple contre le variant sud-africain qu'en sait-on aujourd'hui lors il faut savoir qu'en france aujourd'hui la problématique principale elle peut évoluer et ceci doit être surveillé de très près et elle est bien évidemment c'est le variant dit britannique qui est plus contagieux que le virus originale mais qui à présent qu'ils qui représentent plus de 80% des cas d'infection actuellement en france et à l'égard de ce variant le répète ce que je disais tout à l'heure en l'occurrence le vaccin des types adénovirus astrazeneca est parfaitement efficace et les britanniques continuent l'utiliser dans ce sens aussi bien sûr nous et les autres pays européens est ainsi que d'autres pays dans les d'accord c'est le vaccin qui a sauvé le royaume uni à cet égard mais si d'aventuré il y avait un autre variant alors d'une part on peut pas dire que ce vaccin n'est pas efficace sur le variant dit sud africain qui est présent toute petite quantité en train de diminuer d'ailleurs en train de décroître dans dans quelques dents un d'exactement un département français en moselle est un tout petit peu en île de france mais aussi plus tôt en décroissance en tout cas clairement en moselle donc c'est pas une problématique du jour mais ça peut être une problématique plus tard bien évidemment mais on ne peut pas dire qu'il n'est pas efficace les on n'a pas vraiment donné un tout petit essai qui avait été fait en afrique du sud chez des jeunes où il n'ya pas d'efficacité et fiction sur les formes bénignes mais on sait pas sur les formes sévères nous si d'aventuré mais c'est absolument pas la situation d'aujourd'hui mais on peut évidemment il faut anticiper toutes les possibilités mais imaginons que dans quelques mois ce variant ou invariants proches prennent plus d'importance en france eh bien il sera temps de faire de toute façon ce qui à un moment ou un autre va nous arriver à tous de faire des rappels et éventuellement avec un autre type de vaccin évidemment dans ce cas mais ce n'est pas la situation actuelle et associations actuelle permet de vacciner avec le vaccin dénommé russe la population des personnes âgées de plus de 50 cl l'autre vaccin jeunesse et nous virent uv alors il est c'est la même famille de vaccins son niveau d'efficacité comparable il est présenté comme ne nécessitant qu'une seule dose qui pourrait être un avantage à vrai dire je suis pas complètement sûr qu'il finit les personnes vaccinées que genzyme ne rukundo je pense qu'ils auront quand même de dos parce que le tout la protection sera meilleur comme pour les autres vaccins donc si pas vraiment si un fou unidose c'est un tout petit peu tôt pour le dire parce qu'on n'a pas encore les données des essais cliniques avec deux doses mais ce vaccin n'a pas de particularité nouvelle qui ferait penser qu'il puisse être sur ce plan supérieur aux autres vaccins et en termes de tolérance il ya une toute petite alerte aux états unis sur la même question de ces accidents thromboemboliques donc même prudents pour l'instant en attendant d'en savoir plus il est réservé aux plus de 55 ans et on verra en fonction des données toujours raisonnement bénéfice risque c'est évident que c'est la seule et unique façon avec laquelle on plus avancé dans cette campagne il ya eu des craintes importante vis-à-vis du variant indien c'est bien mais les craintes maintenant évolue alors maintenant donc on a le variant indien il faisait très peur et puis hier il ya eu différents articles dans la presse qui évoquait le fait que le variant un indien serait moins dangereux là aussi que sait-on sur la manière dont les vaccins maîtrise ce variant indien l'un fischer non non il faut bien avoir conscience du fait que ce type de virus dit arn mute beaucoup la façon dont ils répliquent son matériel génétique la rn ai dit non fidèles c'est ce que notre jargon scientifique il tempo mais qui fait qu'on qui comprend que qui fait comprendre que il ya plein de mutation dont la plupart ne sont qu'une conséquence ou font que le virus n'a pas davantage mais temps en temps émerge une fête plusieurs mutations ce que chacun de ces variants dit sud africains brésiliens britanniques et autres il est donc maintenant tournoi californien new yorkais et de et d'autres bretons même n'oubliez pas henri mondor et henri mondor et enfin bref créteil on va passer des heures et des heures à sion la liste tous ont une forme d' avantage sélectif qui leur permet de prendre une place dans dans l'infection souvent parce que ça augmente un peu le niveau de contagiosité ou la capacité de virus se répliquer ou bien c'est le point sensible à l'égard la vaccination parce qu'il rend la vaccine la réponse immunitaire un peu moins efficace donc c'est le point le variant on sait on n'a pas encore beaucoup beaucoup d'informations sur ce variant 10 indiens il est d'ailleurs pas tout à fait évident qu'ils soient responsables de la totalité en tous les cas de ski ceux de l'épidémie qui est malheureusement en pleine croissance en inde c'est le cas semble-t-il dans certaines régions d'un dîner pas d'autre donc ce qui déjà tempère un tout petit peu les inquiétudes mais ça veut pas dire qu'il faut ne pas en avoir du tout il faut aider à nouveau la vigilance s'impose donc il a il a à nouveau une variation dans une position clé de la protéine dite spy qui est très important pour la la fois l'infection et contre laquelle la réponse immune s'exerce qui ressemble à celle de variants sud africain et brésilien dont salah suger mais en attendant d'en savoir plus que les réponses immunitaires déclenchée par les vaccins seront du même ordre n'ont pas d'inquiétude particulière pour l'instant mais il faut suivre à vrai dire là où il faut exercer mon avis le plus de vigilance cesserait de nouvelles variations qui est une mutation si vous voulez qu'ils aient pas apparaîtrait sur ces variants déjà un peu ennuyeux comme le sud africain le brésilien d'où l'anticipation avec la préparation de vaccins contre de futures variant alain fischer toujours dans les informations que l'on a eu très récemment il y aurait un soupçon de myocardite avec le vaccin files heures la myocardite c'est une sorte de l'infection virale du coeur s'est avérée on en est encore au stade de la leyre d'abord je pense qu'il faut replacer sa dans la cadre général et c'est une très très bonne chose cette vaccination telle qu'elle s'exerce dans le monde entier pas assez mais enfin quand même avec des centaines de millions de personnes vaccinées à ce jour est suivie de très très près avec une recherche une détection très fines qu'on n'a jamais faire un passé pourtant déjà les choses étaient plutôt bien fait en termes ce qu'on appelle de pharmacovigilance et le détection d'éventuels événements associés mais pas forcément causés par la vaccination dont le cadre est celui d'une une très grande vigilance une très grande prudence qui est très bien et donc on détecte des signaux beaucoup de ces signaux en prêt s'avère n'être juste du domaine la coïncidence parce que forcément sur maxime beaucoup de monde statistiquement personnes vont développer telle ou telle ou telle pathologie dans les jours ou les semaines qui suivent la vaccination donc il faut remettre les choses dans cette perspective maintenant il ya quelques signaux sur lesquels il y à une alerte on a évoqué celui des accidents thromboemboliques la hyène il ya un niveau d' alerte plus faible mais qui mérite attention autour de deux cas de myocardite détecté en israël où ils ont vacciné façon très importante les vaccins et rennes de tibhrine le vaccin est de type riser survenus chez des jeunes adultes soixantaine de cas donc c'est en cours d'analysé mais même si le lien est avéré ce qui est possible à brest non des chiffres qui sont extrêmement faibles il faut s'assurer à nous on ne peut pas tout mortel loin d'annoncer une inflammation du coeur est évidemment vous avez merci de rappeler il ya en permanence des gens qui développent des myocardite comme vous l'avez dit d'ailleurs en général liés à des infections virales on se retrouve dans une vingtaine de minutes alain fischer pour évoquer vous souhaitez votre plan en matière de vaccination des français je rappelle que vous êtes professeur d'immunologie et président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale 8 heures sur france culture le biais politique frédéric 16 le rôle ambivalent des conseiller scientifique du gouvernement leurs noms leurs visages ont fait irruption dans nos vies ces experts qui conseillent qui aiguillonne le pouvoir politique à l'occasion de cette crise ils nous sont désormais presque familier pourtant il ya 18 mois qui au sein du grand public connaissait jean françois delfraissy aujourd'hui président du conseil scientifique qui au sein du grand public connaissait alain fischer notre invité ce matin le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale dorénavant ils sont plus célèbre que certains secrétaires d'état ou en tout cas leur parole est davantage observé scruter décortiquer ce sont en quelque sorte les oracles version moderne avec la compétence en plus d'où la difficulté de l'exercice pour ces scientifiques conseillers des pouvoirs publics à l'instant où il s'exprime il se trouve pris dans la machinerie politique une machinerie ou le moindre mot de trop provoc des polémiques vous l'avez vécu alain fischer il ya quelques mois au cours d'une interview vous aviez expliqué ne pas être spécialiste de la logistique ce constat somme toute factuel a tout de suite suscité des railleries et des questionnements voici quelques-uns des titres de presse les jours suivants le mépris français pour la logistique où est passé monsieur vaccin ou encore à quoi sert alain fischer voilà qui donne le ton cela montre bien notre ambivalence collective vis-à-vis des scientifiques dans cette crise sanitaire frédéric oui on les voudrait à la fois pourvu du doute méthodique de la science et en même temps perclus de certitudes rassurantes omniscient infaillible des démiurges antiviraux on aimerait des réincarnations d'esculape le dieu de la médecine au lieu de cela nous n'avons que des informations précaires et changeante c'est la redoutable contradictions dans cette crise entre le chercheur qui tâtonne et le politique qui décrète entre l'épidémiologiste qui tente d'éclairer l'itinéraire du virus et le dirigeant qui doit trancher lui sur la direction à venir les deux rôles s'entremêlent d'ailleurs parfois le conseiller scientifique et l'exécutif ont paru se renvoyer la responsabilité du maintien des élections régionales c'est un conflit en direct entre la légitimité démocratique et la légitimité de la connaissance tous ces ingrédients mijote dans le bouillon de l'info en continu 24 heures sur 24 nous n'avons jamais autant vu de blouses blanches sur les plateaux des experts au discours hétérogènes bien vite rangée entre deux cases les rassure east et les alarmistes je cite une binarité qui convient bien à l'air du temps et puis dans cette pandémie qui a fatigué tout le monde y compris votre serviteur ces dernières semaines le débat public c'est vrai est souvent extrêmement crispé alors pour y remédier il faut de la transparence et de la confiance selon les mots régulièrement employée par notre invité alain fischer confiance et transparence nécessaire au moment où le scepticisme anti élites en vient à toucher aussi l'élite scientifique est ce pour cela que le gouvernement a tiré au sort 35 citoyens un panel qui doit se prononcer sur la stratégie vaccinale est ce pour ne pas donner l'impression que la discussion se fait uniquement entre technocrates et scientifique bref entre surdiplômés on parle des scientifiques et des politiques d'ailleurs comme de deux catégories distinctes car peu de personnalités ont pratiqué dans les deux mondes claudie haigneré cédric villani ces dernières années irène joliot curie chimiste prix nobel dans le gouvernement du front populaire mais au sein du personnel politique la part belle c'est vrai revient aux avocats aux fonctionnaires est désormais aux cadres du privé néanmoins à l'occasion de cette crise sanitaire la visite guité de la science dans la décision publique marque peut-être un précédent un tournant et s'ils ont continué après tout d'autres grands périls comme le changement climatique appelle et appelleront une expertise scientifique renforcer expertise dans les domaines de l'énergie de la biodiversité de l'atmosphère face à ces grands défis et cie ont pérennisé le conseil scientifique merci frédéric csba écoutez je vais céder la parole immédiatement à notre invité alain fischer médecin professeur d'immunologie et président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale une réaction à ce que vient de dire frédéric je suis globalement en accord avec le contenu de cette tribune je pense que d'une manière générale et on peut très largement est allé au delà de la situation actuelle du coc vide il me semble que la décision politique doit être éclairé de la meilleure expertise possible l'expertisé souvent de nature scientifique pas toujours mais évidemment la situation du réchauffement climatique on est une évidence mais bien d'autres sujets nom de domaine de la santé et où d'autres d'autres points nécessitent une expertise scientifique il existe alors je pense qu'il faut dire deux choses il existe d'une part en ce qui concerne la santé dans des agences qui de façon professionnelle exercent un travail très utile quotidien de d'évaluation des dossiers et aussi d'ailleurs de prise de recommandations très fort s'ils sont proches de la décision comme la haute autorité de santé ce qui est très bien est absolument indispensable et les autres pays bénéficier de structures analogues et à côté en france jusqu'à présent si on compare au monde anglo saxon si on fait un tout petit peu d'histoire au delà du fait il y avait très peu d'hommes ou de femmes politiques d'origine scientifique la limite c'est mon avis pas très important mais yat il y avait très peu 0 mais très peu de scientifiques experts auprès des différentes instances politiques en france c'est très différent en bretagne c'est très différent du manet rejet dans le monde anglo saxon où il ya je pense une sensibilité plus forte et d'un intérêt du coup une compréhension plus grande des enjeux scientifiques pour éclairer la décision politique je sais à titre d'anecdote je sais que le président obama est mon avis byden fait la même chose aujourd'hui avaient tous les vendredis après midi avait des scientifiques qui venait lui faire un point des avancées scientifiques je pense que peu de présidents français ont tous les cas on agit à ce jour de cette façon au moins je salue plutôt l'évolution actuelle en espérant effectivement qu'elle crée plutôt un précédent à condition qu'il ait pas de confusion donc ça c'est un point évidemment clé face a été très bien dire c'est une évidence et que les scientifiques doivent rester dans le champ scientifique et on a nous n'avons pas d'aucune façon a outrepassé le fait que nous sommes là pour conseiller et les politiques prennent des décisions en s'appuyant évidemment sur les expertises scientifiques qui peut être contrasté il était évoqué la notion de doute d'incertitude évolution des connaissances de d'avis contradictoires et c'est aux politiques dans ces cas là évidemment de prendre leurs décisions et leurs décisions étant fondées bien sûr à nouveau sur le l'analyse scientifique mais aussi sur d'autres critères ce qui est absolument normal donc si les gens qui chacun est à sa place je pense que c'est une très bonne chose et j'espère beaucoup que cela servira précédent pour la suite mais c'est compliqué d'être sa place quand par exemple on suspend la strazeele et cas pendant deux jours c'est trop court pour véritablement mener une enquête scientifique et c'est trop long si véritablement le principe de précaution est un peu superflu dans ce domaine est les budgets alors factuellement si si cela avait été justifié la suspension aurait duré plus que deux jours ci à la suspension s'est arrêté au bout de deux jours ou trois jours je ne sais plus le peu importe c'est parce qu'il y avait des éléments suffisants pour penser que l'on pouvait reprendre dans certaines conditions après analyse des risques et des bénéfices on en a parlé il ya quelques minutes de de ce vaccin donc le parfois cette analyse peut aller vite parfois c'est les choses sont extrêmement complexes et nécessitent des semaines des mois et heureusement beaucoup de décisions politiques peuvent être prises hors de l'urgence mais évidemment certaines décisions nécessitent urgence et nécessite néanmoins expertise scientifique c'est ce n'est pas facile mais je pense que chez chaque riff et applaudit sien on peut le faire on a vu qu'il y avait des tensions également entre emmanuel macron par exemple et et le conseil scientifique que vous même par exemple est-ce que vous parlez macron souvent comment se passe justement la manière dont vous travaillez avec le gouvernement le chef de l'état alain fischer alors nous avons des réunions régulières avec le président de la république les ministres concernés les c'est un certain nombre de personnes qui sont dans la haute administration et les personnes qui dirigent les c'est un ne faut pas les oublier joue un rôle très important les jasant les agences de santé la haute autorité de santé l'agencé nationale de sécurité du médicament ou encore santé publie france qui joue chacun dans le rôle un rôle important attention je ne sais pas enfin ce qui me concerne je le vis pas ainsi parfois il ya aussi la façon dont les médias interprète le fait qu'il puisse y avoir une différence entre un avis donnés par pour ces scientifiques mettons ou le nôtre peu importe et la décision politique qui suit c'est sûr que tous nos avis je ne sont pas suivis mais c'est normal donc le pour moi je considère il y aurait en permanence qui n'a pas été suivie parmi les avis d'alain fischer bon ce n'est pas alain fischer on on est un groupe il ya quatorze personnes qui travaillent ensemble de différents horizons c'est très très fort et une seule personne n'est pas capable en tous les cas on a nous avions préconisé et déjà il ya je sais plus exactement mais un bon mois d'aller plus vite sur la vaccination on en parlait tout à l'heure des personnes fragiles âgées de moins de 50 ans ça se met en place aujourd'hui mais c'est bon ça met un peu de temps mais c'est normal je veux dire on peut pas fin sinon alors on arriverait espèce de gouvernement pour les scientifiques c'est une catastrophe absolue d'abord c'est tout à fait anti démocratique non respect de la démocratie et puis c'était aussi une réelle risques de dérives donc moi je pense que cette tension elle peut exister en tant que tels si elle n'est pas de nature conflictuelle persistante n'a pas n'a pas d'importance et je me demande par ailleurs si elle n'est pas un peu amplifié par les médias qui aime bien évidemment certains médias dur 1to pousser un peu les choses mais je pense que c'est un précédent intéressant vraiment je répète je trouve moi j'avais été très content de voir puisque le conseil scientifique a été mis en place bien avant le nôtre cette interaction se mettre en place et j'ai enfin pour une fois et c'est clair pour le public et pour qui je pense que sa valeur pédagogique pour nos concitoyens 2 on a sur la place publique même si elle peut être contesté c'est normal une expertise scientifique qui est séparée de la décision politique alain fischer vous qui êtes président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale que peut-on espérer aujourd'hui à quelle date y aura-t-il cette fameuse immunité collective en france alors il faut savoir que la notion d'immunité collective ou de groupe correspond au fait un moment où suffisamment de personnes si celui-là en personne à titre personnel sont protégés soit parce qu'elles ont été infectées naturellement et qu'elle garde une mémoire immunitaire de l'infection du virus soit parce qu'elles ont été vaccinées que le nom marivin telle valeur que le virus ne n'a plus beaucoup de probabilités de se répandre de façon croissante et au contraire des croix c'est le fameux coefficient r10 de reproduction chaque virus à son coefficient une difficulté avec ce virus c'est que les variants actuels ont une capacité contagion supérieur aux variants initial donc on sait aujourd'hui que probablement ce sont des estimations enfin ils ont des ordres de grandeurs correct qu'il faudrait que 75% de toute la population des 60 millions de français soit eux-mêmes immunisé pour faire chuter de façon drastique la circulation du virus selon le mais ce qui est vrai pour la france n'est l'est naturellement pour les pour les autres pays donc ça fait beaucoup de monde et c'est valable aussi dans des conditions où ce qui est probablement le cas la grâce à la vaccination on arrive à freiner la transmission du riz sûr que quelqu'un nulle part n'est pas malade mais en plus ne transmet pas lieu alors pouvoir pour arriver à c'est très important ça veut dire que quand vous êtes vacciné vous ne transmettez pas le virus alain fischer est probable aujourd'hui nous pour le que pour les vaccins et rennes il en est ainsi mais pas pour les vaccins adénovirus mais je n'ai pas dit que ce n'était pas que c'est on ne sait pas je vous pose la question et vous avez raison mais la réponse est on ne sait pas dans le cas des vaccins des numéros ne sais pas ça ne marche pas c'est on ne sait pas il faut les informations sont à recueillir et je pense qu'elles viendront notamment de encore une fois de grande bretagne où ils ont beaucoup vacciner avec le vaccin dernier vaccin le vaccin astrazeneca d'innover donc voilà donc le la question c'est comment on y arrive environ aujourd'hui 20% la population française a été infectée est donc en gros protéger même s'il ya quelques cas rares de seconde infection pied les personnes immunodéprimées mais qui ont besoin d'ailleurs de deux d'attention particulière c'est un autre sujet mais il est important donc là il faut vacciner suffisamment de personnes ensuite dans la population pour arriver à ses valeurs évidemment le faire le plus vite possible ça fait beaucoup beaucoup beaucoup de monde oui parce que aujourd'hui donc on à 20% alors l'institut pasteur dit un chouïa plus à 2 % 10 % d'adultes vacciner ça fait 32 % ont reçu les deux doses à deux doses mais des vaccinés complètement ces 10% vaccinons qu'on est à 32 % il faut qu'on arrive à 75% va arriver à 75% qu'en pensez-vous alain fischer que l'on pourra atteindre ses 75% alors l'objectif c'est d'arriver au cours de l'été mais c'est pas sûr que qu'on puisse y arriver ainsi parce que c'est 75% des 67 millions de francs 16 adultes et enfants compris justement j'allais vous posez la question je sentais que vous n'arriviez avant d'arriver aux enfants il ya les adultes donc l'objectif en tous les cas il est les deux seront là sauf sauf s'il y avait des catastrophes industrielles disons pour vacciner les jeunes adultes les moins jeunes adultes enfin bref tout le monde cet été à partir de la mi juin normalement on y va et on espère avec un très haut débit doudou les verture des centres etc et on devrait pouvoir vraiment vacciner beaucoup de monde donc là il ya une conduit une fois qu'on a les doses qu'on a les les organisations pour vacciner qu'on a les vaccinateurs ça c'est bon il faut que les personnes suivent et confiance ader dans la vaccination donc ça c'est une première question et il faut faire en sorte que la réponse soit positive y aura-t-il assez de français notamment de jeunes français qui sont les plus réticents parce qu'ils sentent à la plus grande distance de la maladie qui vont accepter les blacks signer ça c'est un objectif de pédagogie d'information de communication des semaines à venir qui est capital parce que toutes les enquêtes d'opinion montrent même si ça diminue un peu qu'il précise il persiste un groupe de français réticents la vacciner de grâce si vous suit la problématique c'est plus le désir l'acceptation du vaccin que le nombre de doses aujourd'hui c'est les deux ce sont les pour arriver à ce résultat le milieu d'un groupe il ya toute une série de conditions il faut les vaccins il faut des endroits peau enfin bref je vais pas répéter ce que je viens de lire il faut que les personnes adhèrent et incidemment il faut quand même ne pas oublier c'est le moment de le dire que l'on continue à respecter les mesures barrières de nature individuelle ou dans une certaine mesure collective parce que l'un sans l'autre ça ne peut pas fonctionner parce que c'est très important pour diminuer la circulation du virus à partir de quel âge pensez vous qu'il va être proposé aux français de se faire vacciner donc les jeunes jeunes à partir de quel âge aujourd'hui au moins un vaccin le finder à l'autorisation d'administration pour les personnes âgées de plus de 16 ans et donc je pense que raisonnablement on peut tout à fait l'utiliser envisager cet été de vacciner donc les grands adolescents avec avec les adultes ensuite s quand est ce qu'il faut aller plus loin c'est une question délicate là évidemment le premier élément de réponse c'est la sécurité des vaccins il faut que l'on soit suffisamment sûre que ces vaccins n'entraîne pas d'effets secondaires et évidemment qu'il soit efficace l'efficacité chez les enfants ou les grands enfants même les petits d'ailleurs à priori pose pas de problème on a déjà le résultat d'une étude et en a plusieurs autres en cours qui montrent que chez les 12-15 ans le vaccin est parfaitement efficace et sûre en tous les cas dans les poulets quelques milliers qui ont reçu ce vaccin dont première condition sécurité et efficacité mais efficacité c'est évident si cette condition est réuni on peut considérer la vaccination des enfants sur deux points d'une en tant que participation à l'immunité collective donc c'était une forme de l'altruisme de la vaccination ce qui peut être considéré sur le plan éthique comme à discuter je ne veux pas dire qu'il faut pas le faire parce que le libre arbitre de l'enfant est pas tout à fait le même que celui de l'adulte évidemment les six aux vaccinations des enfants il y avait l'autorisation viendrait des parents mais enfin c'est un point des tic qui d'ailleurs le sujet a été le pain dans le le comité national d'éthique a été saisi de cette question ce qui me paraît très très bien venir - à côté de ce bénéfice collectif faveau permettre d'acquérir plus vite une immunité collective cela permettrait ni roman aussi de prévenir les quelques formes graves de l'enfant sont rares très rares mais elles existent il ya quand même près de 500 enfants qui ont cours de l'année passée ont développé une maladie inflammatoire secondaire au virus donc ils seraient prévenus par la vaccination qu'il ya aussi comme quelques bénéfices possibles voilà c'est un sujet délicat qui est qui est l'objet est évidemment de d'une attention et d'études actuelle mais si on arrivait à vue avec ces filaments d'adultes ont peut-être on pourrait à tous les cas attendre un peu plus avant de considérer la vaccination des enfants mais ça encore une fois là ça va dépendre beaucoup de ce point central mon avis d'aidé de ce qui vient devant nous dans la campagne de vaccination c'est l'adhésion la compréhension de la population en particulier des plus jeunes de différents groupes sociaux de l'intérêt de cette vaccination pour retrouver une vie normale et quel est selon vous le pourcentage de français rétif à la vaccination alain vizier enquête dans ça dépend qu'est-ce que comment on définit une hésitation la réticence l'opposition donc évidemment en fonction des termes employés dans les questions posées dans les enquêtes d'opinion ça varie un peu et d'un bloc peut-être difficile à convaincre de 15 1% et encore peut-être 10 15% qui sont hésitants et je pense qu au moins cela on doit pouvoir les convaincre en leur disant 1 d'abord n'oubliez pas que vous avez un petit risque d'être malade même si vous êtes jeune et en bonne santé vous pouvez quand même trappe et une cochonnerie avoir à ce qu'on appelle un qu'ovide l'ont donc être malade pendant des mois donc il y avait vraiment un intérêt ce protégé de cela même si c'est rare 2 si on veut tous retrouvez donc vous précisément retrouver une vie normale aller à la fac normalement bosser normalement avoir une vie avec ses amis sociale et c'est normal nous devons tous être vaccinés parce que c'est cette fameuse immunité de groupe qui le permettra et que tous ces arguments doivent l'emporter très largement à l'égard des inconvénients deux piqûres les gens n'aiment pas trop les piqûres m'enfin bon quand même c'est pas grand chose et des risques qu'ils sont extrêmement faible extrêmement fun alain fischer le vaccin polyvalent celui qui permettrait de lutter contre tous les variants est ce qu'il est aujourd'hui dans les éprouvettes est ce qu on le teste où est-ce qu'on est malheureusement beaucoup plus en amont que cela mais quelque part entre les deux c'est un concept qui ne s'applique pas qu'aux vaccin contre le coc vite par exemple il ya des recherches très très forte équipe qui viennent de donner les logis fondamentales comme toujours la recherche fondamentale guide les progrès de la médecine pour la grippe pour le vaccin contre la grippe l'on n'est pas encore sur la grippe sévit la grippe s'éprend plus compliquée encore que le sar skov 2 pour le virus varient de façon un peu différente et plus massif que le sort ce que vous c'est un concept sur lequel il y à des travaux de recherche mais qui ne sont qui n'ont pas abouti aujourd'hui par contre ce qu'ils avancent c'est le fait c'est l'anticipation des variants c'est-à-dire de on appelait les vaccins qui ont été produits au passage le rappel façon remarquable en une année avec l'efficacité qu'on connaît comme c'est une grande prouesse scientifique industriel qu'il faut peut-être rappeler mais c'est par rapport à aux pros première souche de vaccin on peut utiliser maintenant la région qui code pour la spike de variants est donc plus proche de certains variants et si on pense que l'évolution et les risques sont liés à l'e veut un des modifications de ces variants là on aura des vaccins plus proche du nouveau virus c'est un peu le principe de ce qui se fait pour la grille donc sauce ma réponse est un peu à côté de votre question parce que c'est pas ce n'est pas un vaccin universel mais c'est un vaccin adapté puis oncle mélanger différents arn si on pense aux vaccins et rennes pour pour faire ainsi donc c'est une étape intermédiaire qui est celle qui va se produire et ce sont les vaccins qui seront utilisés à l'automne en 2022 ce qui veut dire si c'est l'automne ça veut dire qu'il ya des essais thérapeutiques en cours qui passe encore fait qu'ils vont pas tarder à débuter il ya décelé des études sont encore au stade dit préclinique dans des modèles animaux il ya déjà des résultats qui sont très tout à fait convaincant et il y aura des études cliniques cet été il ya eu beaucoup de discussions pour savoir s'il fallait refaire des études complètes aussi grande aussi large avec des dizaines de milliers de personnes qui avaient comme l ont été fait l'année dernière aussi on peut se contenter des tubes plus petit la mesure où il s'agit juste d' adaptation de la kz1 donc c'est cette seconde option qui a été choisi décidé à juste titre par les agences réglementaires c'est très sage ça permettra d'aller assez vite et donc de potentiellement si on a besoin de ces vaccins on verra ils seront disponibles je pense à partir de l'automne l'hiver prochain alain fischer lorsque vous fait des cauchemars j'espère que ce n'est pas trop souvent mais lorsque vous fait des cauchemars est ce que vous dites que on pourrait tomber sur une variation du sart skov d'eux qu'ils soient complètement hors d'atteinte des vaccins dont on dispose c'est pas le scénario le plus probable mais on ne peut pas exclure que qu'émerge un invariant donc un nouveau virus qui soit plus résistant aux les réponses immunes telles qu'elles aient généré soit par l'infection naturelle par les virus actuel soit par la vaccination ce qui serait une mauvaise nouvelle plus résistants ou complètement résistants avoir tout tout tout possible mais alors général s'est passé rarement blanc ou noir c'est à faire donc c'est vraiment plus résistant avec moins de neutralisation des anticorps mais évidemment ce serait une mauvaise nouvelle un retour en arrière mais néanmoins il faut souligner que les technologies de la vexer de vax de mise au point de vaccins notamment des vaccins et rennes mais pas que même les vaccins des novillos peuvent s'adapter et les vaccins dont on parle pas encore mais dont on va parler dans quelques semaines qui sont les vaccins fondée sur les sous unités protéique en fait plus classique mais tous ces types de vaccins mais avec quand même les vaccins et rennes en tête peuvent être très vite adapté en quelques semaines on peut générer ça c'est très rapide de synthétiser aux laboratoires une modification dahir n est donc de s'adapter à un nouveau virus donc on serait pas on se serait une mauvaise nouvelle ce serait un art encore une fois un retour en arrière on aurait on va vous perdrez du temps et donc malheureusement des malades mais il ya une solution aussi mais alors alain fischer je parle sous votre contrôle évidemment puisque vous êtes professeur d'immunologie est ce que aujourd'hui donc on voit que les mutations du virus elles interviennent sur des régions assez localiser de ce virus donc on peut imaginer qu'on ait affaire à une convergence évolutive ou pas et si on peut imaginer qu'on a affaire à une convergence évolutive est ce qu'il serait possible que darwin malheureusement casse tout et que la variation c'est vêtue sur une toute autre partie du sart skov deux intéressants ce que je pensais vous allait aboutir à une autre conclusion que je vais me permettre de donner mais vous avez complètement raison ce qui est très très intéressant c'est que si on prend les variants principaux par exemple sud africain et brésilien alors qu'ils ont été ils ont émergé indépendamment dans des territoires très distant ils ont des mutations commune pour certaines d'entre elles les plus importantes et il ya même il ya aussi des points communs que le variant britannique qui montre que donc le ce sont des certaines positions de cette protéine spike qui intervient dans la fixation sur le récepteur et qui sont encore une fois la cible des réponses immunes et qui sont les plus sensibles pour nous pour donner un avantage éventuel au virus et met donc on a cessé ce qu'on appelle effectivement vous avez tout à fait raison une convergence de l'évolution sont des événements indépendants qui sont sélectionnés et qui sont les mêmes qui montrent l'importance de ces positions donc eu un scénario possible à partir de slam qui est un scénario optimiste c'est d'imaginer que le virus est pas en train d'épuiser ses possibilités d'évolution en termes de gains sélection si c'est vrai ce serait une très très bonne nouvelle parce que ça voudrait dire qu'on va vers plus tôt une et une atténuation du virus est peut-être qu'il vient d'un virus banal comme d'autres coronavirus avec lequel l'homme mieux vis maintenant depuis longtemps et qu'il peut être dans le passé on était beaucoup plus agressive venant vous envisagez une autre hypothèse beaucoup plus pessimistes qui scelle une variation de nature complètement différentes qui viendraient rendre ce virus soit beaucoup plus agressif soit moins sensibles à la réponse immune mail un peu d'air aux dépens de l'autre les choses sont assez complexe sur ce plan c'est pas rigoureusement impossible mais c'est quand même assez très très peu probable s'il faut quand même que d'après ce que j'ai compris le virus demeure viable il y avait l enjeu justement le fait que le virus doit demeurer viable pour qu'il continue est un pas sacrifier tout sans systèmes biologiques pour échapper à la système vos réponses et minutes quelles sont les conséquences qu'on peut en tirer du coup professeur fisher et bien encore une fois le bon vin il faut donc on en en train d'évoquer différentes hypothèses n'est peut-être plus ou moins favorable première conséquence est vigilant ce séquençage enfin de continuer de suivre très très près les différentes souches virales de regarder les réponses immunes à l'égard de ces variantes ces mets donc parmi les différents scénarii je pense que le l'hypothèse d'une variation qui serait très dramatique et com - moins probable que d'autres même s'il y aura d'autres variations qui apparaîtront comme et puis il y avait une autre question puisque apparemment vous pensiez que j'allais vous poser une autre question sur la convergence évolutive et ses conséquences à c'était la vision optimiste c'est à dire que le virus puisque on voit que ces limitations sont presque toujours aux mêmes positions ça veut dire que le virus si bien sûr il peut muter n'importe où mais c'est là que ça se passe en termes d'événements de sélection couteau est longue il a s'il est un peu à la limite de ce qui peut faire donc que le scénario se termine comme la grippe espagnole ou bien évidemment on n'avait pas fait vacciner on avait peu de médicaments et c'est un virus qui deviendrait de ce fait n'aurait plus de possibilités d'évolution donc la réponse immunitaire des uns et des autres serait qu' il serait contrôlée et qu'on aurait pu ensuite qu'un qu'un virus plus banal moins agressif alain fischer vous allez avoir d'autres virus et d'autres vaccins est étudié pour la rentrée notamment le virus de la grippe comment allez-vous faire est-ce qu'il va y avoir là aussi une autre stratégie vaccinale parce qu'on peut imaginer dans ce cas l'accès vaccinodromes ils vont rester ouverts a défini mans non je ne verrai pas les choses ainsi mais enfin la vaccine vous avez raison de parler de la vaccination contre la grippe qui est un accès sont très importantes on a un peu oublié la grippe ces temps ci parce qu'il ya eu très très peu de grip et tant mieux cette année les choses ont été très très calme l'hiver précédent avait été déjà relativement calme encore plus calmes cette année peut-être pour deux raisons une pincée que évidemment il ya eu les gestes barrières les gestes barrière il protège aussi contre les virus grippaux et du maire général beaucoup eu beaucoup il y a eu beaucoup moins d'infections respiratoires autre que le coc vide - affections digestives cet hiver mais aussi la vaccination plus de personnes en france sont vaccinés contre la grippe c'est très bien à l'automne précédent en automne 2020 bien évidemment il faut que les personnes se vaccine massivement tous les cas les personnes à risque les personnes âgées femmes enceintes dont il est un mot tout à l'heure peut-être un peu plus on verra se vaccinent contre la grippe à l'automne prochain parce que si on devait avoir une épidémie grippale déjà dans l'absolu ça peut être très mauvaise il ya eu des années où avec plus de 10000 morts de grippe est la conjonction éventuels avec l'ail en temps on parlait à l'instant de covin serait pas une très très bonne nouvelle donc il faudra organiser une vaccination contre la grippe cet automne plus active que jamais et là aussi est ce que les vaccinodromes vont continuer à être actif est ce que ce maillage pour la 3è dos il en faut une control qu'ovide est pur il faut faire les évaluations en termes de flux est ce qu'on en a besoin la vaccination contre la grippe se fait très simplement parce que les vaccins sont stables à 4 degrés et qu' ils sont présentés en monodose donc ce qui effraie les choses beaucoup plus simples et moi on sait que les pharmaciens notamment et les médecins peuvent vacciner massivement des millions de personnes en un tout petit nombre de semaines la difficulté pour le coc vie d'aujourd'hui c'est pour partie les vaccins et rennes le mode de conservation est plus complexe on peut espérer qu'ils les volumes ça c'est un d une des attentes c'est d'abord c'est salir bête mais si on avait avec saint héray noc conserver à 4 degrés ça change beaucoup de choses et l'autre évolution aussi triviale mais qui pose qui n'est pas simple parce que elle repose sur l'obtention de la matière première c'est de faire des vaccins monodoses ça change beaucoup de choses qu'est-ce qu'on peut y arriver dans quel délai cela sera possible c'est pas une grande question scientifique mais c'est une question majeure pour le bon fonctionnement de du programme de vaccination qu'ovide est grippé autres l'importance du monde au dos voilà si votre formation accélérée en logistique voilà j'ai encore des efforts à faire mais je progresse petit à petit merci beaucoup alain fischer