"J'ai toujours rencontré les victimes, mais là je ne l'ai pas fait et je le regrette"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce silence institutionnel face aux drames des familles ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous fait pour accompagner les familles dès le lendemain d'un signalement ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous déclenché dès le lendemain d'un signalement ?
- 2:43RelanceRéponse directe
Comment informer les familles sans violer le secret de l'enquête ?
- 4:09RelanceRéponse directe
Pourquoi n'avez-vous pas rencontré les familles en 2025 ?
- 4:54OuverteRéponse partielle
Comment améliorer la coordination entre institutions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:26Fait
« Il me dit, je vous en informe, ne communiquez pas auprès des familles parce que nous voulons recueillir la parole de l'enfant et des victimes sans que le bruit de l'affaire ne vienne transformer d'autres paroles. »
- 7:00Fait
« Il y a un fonctionnement au silo de toutes les institutions qui doivent évidemment être beaucoup plus coordonnées. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est vrai que c'est assez, comment dire, douloureux pour les familles, on va en parler, parce qu'en fait, il y a une nécessité, une obligation de protection immédiate lorsqu'il y a une mise en danger d'un enfant et que le danger est imminent. Et donc, voilà, de ce point de vue-là... C'est incompréhensible que ces pratiques aient eu lieu. Je voudrais vous dire encore... Enfin, je voudrais vous poser encore deux questions. La première, c'est sur la communication. Et c'est vrai que j'ai rencontré beaucoup, beaucoup de parents, de victimes qui m'ont dit... On s'est retrouvés face à un mur institutionnel du silence où, en fait, hélas, il y avait une absence d'explication et même un sentiment, en fait, de déni systématique face aux drames humains qu'ils ont vécu.
Alors, vous allez invoquer évidemment le secret de l'enquête et c'est ça qui est d'ailleurs difficile pour les parents, c'est que systématiquement, en fonction des responsabilités des uns et des autres, c'est un renvoi de balle permanent et ça les rend fous parce que les alertes existaient depuis 2015 et pour autant, ces crimes et délits ont pu perdurer pendant des années. Et donc moi, je voulais savoir pourquoi ce silence qu'est ce que en termes d'accompagnement des victimes vous avez fait pour être aux côtés des familles dès le lendemain par exemple d'un signalement en termes d'assistance juridique en termes d'accompagnement psychologique ? Avez-vous rencontré des familles ? Vous êtes-vous déplacé en tant que maire de Paris ?
Et puis, par ailleurs, qu'avez-vous déclenché dès le lendemain d'un signalement, ce sera mon avant-dernière question bien sûr et d'autres maires avant moi vous l'ont dit et j'ai dit ce que j'avais déclenché c'est dans le plan que je vous ai présenté, d'ailleurs détaillé de 2025 lorsque un nombre d'affaires au printemps 2025 remonte par la presse, par des parents, par les services, je convoque immédiatement mes équipes, la secrétaire générale, mon adjoint et mon cabinet
pour demander là immédiatement que l'on fasse les enquêtes administratives pour savoir ce qui se passe ma première réaction est qu'est-ce qui se passe enquête administrative flash à partir de cela c'est le plan de novembre 2025, avec tous les éléments relatifs à l'information des familles. Il y a un problème majeur. Oui, les mères ont connaissance de la personne signalés sont soumis, et c'était le cas pour le maire de Paris comme pour tous les autres maires de France, au secret de l'instruction. C'est-à-dire qu'au mieux, on a des bribes d qui nous sont communiqués,
mais en fait très peu, c'est-à-dire qui cela concerne, éventuellement combien d'enfants et dans quelle école. Mais ça s'arrête là, l'information de la procédure judiciaire, parce qu'il y a le secret de l'enquête, parce que à part le parquet, personne ne peut communiquer et souvent d'ailleurs ça m'est arrivé, je me souviens d'un coup de fil je venais d'être élu en 2014, donc un coup de fil d'un membre de la brigade de protection des mineurs qui me dit qu'il y a un signalement dans une école, il y a une une suspicion d'agression sexuelle sur un enfant. Je lui dis, qu'est-ce que je dois faire ?
Il me dit, je vous en informe, ne communiquez pas auprès des familles parce que nous voulons recueillir la parole de l'enfant et des victimes sans que le bruit de l'affaire ne vienne transformer d'autres paroles. Et donc, pour les besoins de l'enquête. Donc, évidemment, le parquet ou les services enquêteurs vous demandent de ne pas communiquer, vous ne pouvez pas communiquer. En revanche, ce qui est aujourd'hui un véritable problème, c'est que les familles se retrouvent seules. Ce sentiment d'abandon, je le comprends. Leur colère, leur indignation, je ne les ai pas rencontrés
et je le regrette en 2025. J'ai toujours rencontré les victimes de tous les actes faits, les parents des enfants morts dans des dans des rixes, dans des... J'ai toujours rencontré les victimes et j'ai toujours eu ce travail-là. Là, je ne l'ai pas fait et je le regrette. Il n'y a pas d'excuses. Je ne veux pas chercher des excuses devant les parents et face à leur douleur. Il y a un contexte qui est celui, c'est vrai, de la campagne pour l'élection municipale, mais ce n'est pas une excuse suffisante et je le regrette, je leur dis sincèrement. Mais l'information des parents, et de l'ensemble des parents ne peut pas être donnée par le maire.
C'est pour cela que j'ai écrit, j'ai demandé au parquet, j'ai demandé à toutes les institutions de venir dans les réunions publiques auxquelles mon adjoint Patrick Bloch et Dominique Versigny et l'administration parisienne se sont rendues. Une seule de ces réunions a été faite en présence d'une représentante du parquet, je crois, du parquet des mineurs. Mais pour le reste, évidemment que la colère des parents, que l l'angoisse, que ce sentiment pour certains, oui, de déni, mais surtout d'abandon, il est là, il est béant. Et c'est à ça aussi qu'il faut qu'on réponde.
C'est pour ça que je le redis dans ces affaires de violence sexuelle contre nos enfants, notamment dans le cadre scolaire. Il faut que les institutions coopèrent. On doit être accompagné, accompagné par le parquet. Eux peuvent dire. Eux peuvent dire. Parce que c'est quoi l'inquiétude des parents ? Ils savent qu'un enfant a été victime d'une agression sexuelle. Dans la première démarche, à partir de 2015, nous prévenions les représentants des parents d'élèves et bien sûr le directeur de l'école. Oui, c'est bien ça le problème. Et ça, c'était un problème. Parce que les autres parents, parce que les enfants et tout le monde parlent, et c'est normal, les autres parents vont se dire mais moi, mon enfant, qu'est-ce qu'on a fait ?
On a mis en place une ligne aussi téléphonique, un accueil et une rencontre avec des psychologues pour recueillir la parole des enfants dans ce moment-là qui est un moment extrêmement compliqué parce que les parents disent mais comment je fais pour savoir et pour parler à mon enfant, pour savoir si lui aussi dans cette école où il y a eu un cas a été victime d'une agression sexuelle. Et là c'est extrêmement important que le parquet puisse être présent, qu'il puisse être libéré, je ne sais pas en tous les cas, que le secret d'instruction puisse être adapté non pas à la communication du cas individuel mais en tous les que l'ensemble des parents
et je pense que là-dessus vous avez un rôle extrêmement important il y a un fonctionnement au silo de toutes les institutions qui doivent évidemment être beaucoup plus coordonnées. Et même, vous savez, au niveau de la ville de Paris, le fonctionnement. Sinon, je me suis battu tous mes 12 ans pour le faire avancer. Mais tout de même, Madame Hidalgo, on comprend parfaitement la présomption d'innocence et évidemment j'y suis très attachée mais pour autant cette présomption d'innocence ne doit pas se traduire par un silence opposé aux familles et on a eu la chance entre guillemets d'avoir des collectifs de parents SOS périscolaire, mito-école qui ont fait en fait le travail que des élus auraient dû faire en termes d'accompagnement de ces familles parce qu'on peut évidemment respecter le secret
de l'enquête mais on peut faire encore une fois de la pédagogie parce qu'il y a beaucoup de parents qui en quelque sorte sont devenus des enquêteurs de nuit et qui recoupaient les informations parce que justement il y avait un silence opposé à ces familles Peut-être vous dire aussi que ces associations ont été reçues dès 2021 d'ailleurs pour SOS périscolaire par Patrice Bloch, puis par l'administration parisienne, puis reçue à nouveau. Bref, il y a eu ce travail là, mais bien sûr que ce n'est pas suffisant. Bien sûr que cette information des familles, à la fois par les élus qui ont participé
aux réunions d'informations, extrêmement dures pour tout le monde et pour les parents en premier, ils ont participé à ces réunions. Mais ces réunions et cette information, si on veut qu'elle soit utile, qu'elle permette la réparation pour les victimes, qu'elle leur permette leur reconstruction, qu'elle permette aussi de rétablir la confiance avec l'institution scolaire et périscolaire. Cette information-là, elle doit faire l l'objet d'un traitement très particulier. Parce que pour moi, elle est quand même au cœur des difficultés que nous rencontrons, nous les maires, ce n'est pas simplement la maire de Paris,
tous les maires qui ont la responsabilité pendant un temps de plus en plus long d'ailleurs des enfants et nous devons travailler ensemble les institutions. J'entends ce que vous dites madame sur la nécessaire
Anne Hidalgo