« L'extrême droite fantasme sur une France chrétienne qui n'a jamais existé » déclare Panot
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La députée LFI Mathilde Panot ne nous a pas beaucoup surpris en déclarant sur la chaîne YouTube du Média, associée à la France Insoumise, la chose suivante. Sur le fait de ne jamais rien céder à l'extrême droite, ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, du coup, la Nouvelle France, c'est pour ça que pour nous c'est un concept qui est très puissant. Pourquoi ? Parce que vous avez d'un côté l'extrême droite qui fantasme une France qui n'existe pas et n'a jamais existé. Une France qui serait une France blanche, une France chrétienne, une France qui serait envahie de je ne sais qui, enfin bon bref. Donc ils sont dans un fantasme complet sur ce qu'est le pays.
Et le concept de la Nouvelle France, c'est tout simplement dire que c'est la France qui assume son peuple dans son entièreté. Et que le peuple, si on prend un point de départ...
Eh bien, on était habitué aux grandes considérations historiques de Mme Mathilde Panot, qui, il y a quelques années, avait expliqué que si M. Bompard ou Mme Castette arrivaient à l'attel Matignon, elle n'aurait pas plus d'expérience politique que Léon Blum, qui avait été président du Conseil de la République en 1936. Et puis c'était Benjamin Duhamel qui était en face d'elle qui lui dit mais Léon Blum avait été député depuis 1919 avant 1936 et surtout patron de la SFIO depuis le Congrès de Tours. Donc il avait de l'expérience et de la pratique politique. « Ah bon, mais je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, j'ai dû me tromper dans mes fiches. » Enfin voilà.
Donc elle remet le couvert, Mme Panot, et nous, nous ne tombons pas dans le panneau. J'adore ce jeu de mots parce qu'elle nous l'offre avec beaucoup de gentillesse. Alors dire que la France n'était pas blanche et pas chrétienne, oui, enfin ça dépend qu'est-ce qu'on appelle blanc, qu'est-ce qu'on appelle chrétien. Mais enfin, il est certain que la France...
Ce qu'on appelle blanc et ce qu'on appelle chrétien.
Voilà, c'est pour ça, c'est tellement, j'allais dire, incroyable que l'on puisse remettre en cause une évidence. Ça sert à quoi ? Ce n'est pas le débat, ce n'est pas que ça. Voilà, chaque pays, chaque continent, chaque civilisation a eu sa couleur de peau, ses cultures, ses traditions, ses savoirs. Et dire que la France, depuis la civilisation gallo-romaine, était déjà en créolisation, oui, c'est l'intégration de beaucoup de cultures. Il y a eu les invasions barbares qui n'étaient pas très nombreuses, mais malgré tout, c'est comme ça que s'est formée la France, avec une intégration.
C'est-à-dire, les gens venaient pour être français, quelle que soit leur origine, pour parler le français, ils étaient fiers d'être français, et jusqu'à il y a encore quelques années, des gens d'origine africaine ou maghrébine donnaient des prénoms français à leurs enfants parce que c'était leur bonheur, c'était leur plaisir d'être français, ce qui n'interdit pas de donner d'autres prénoms. Et là, vouloir fracturer le pays en disant qu'il y a une nouvelle France qui a un autre visage, qui est née différemment sur d'autres paramètres et qui va remplacer la France d'avant que vous dites, bon, alors chez Chrétienne, c'est un appel à la guerre civile. C'est un appel à la confrontation.
Ce n'est pas un propos républicain et ça met en danger la démocratie. De la part de Mme Panot, ça ne m'étonne pas, mais qu'elle le dise de façon aussi bête, c'est quand même affligeant pour la République.
Mathilde Panot