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interviewEurope 1· 31 août 2025 17 min

Pour Edwige Diaz, députée Rassemblement National de Gironde, l'interview de François Bayrou est u

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

On va prendre la réaction d'Edwige Diaz, qui est en direct avec nous sur Europe 1, députée RN de Gironde. Bonjour Edwige Diaz. Bonjour, merci pour votre invitation. Même question qu'Alma Dufour pour les réactions politiques. Est-ce que vous avez accordé quelques crédits à cette interview, à ce que nous a dit François Bayrou ce soir ?

0:21
Edwige Diaz

Non, moi j'ai assisté au naufrage, au crash du Premier ministre. J'étais sur le terrain tout le week-end dans mon département en Gironde. Et le ressenti, ce que les Français m'ont dit, ce que les Girondins m'ont dit, c'est qu'il est temps que M. Bayrou parte. Et après avoir écouté cette interview, je me pose une seule question, c'est mais dans quel monde vit-il ? Donc oui, moi je serais fière de voter la semaine prochaine contre la confiance à M. Bayrou, qui clairement ne la mérite pas.

0:50
Présentateur

Qu'est-ce que vous souhaitez pour le lendemain ? Parce que certes, bon, là tout le monde tire à boulet rouge sur François Bayrou, j'entends, je vais me faire l'avocate du diable. Oui, mais après, qu'est-ce qui va se passer pour le 8 septembre, après le 8 septembre ?

1:04
Edwige Diaz

Oui, pour mettre fin à la guerre des générations que M. Bayrou est en train d'instaurer, pour mettre fin à la guerre entre le peuple et les représentants que M. Bayrou essaye aussi d'instaurer, il y a deux solutions. Il y a la dissolution de l'Assemblée nationale, ou alors il y a la démission du président de la République. En tout cas, l'exercice qu'il nous a présenté ce soir, c'est vraiment une faillite morale. Et je vous dis vraiment, les Français sont agacés tout le week-end. J'étais sur le terrain en Gironde, et les gens n'en peuvent plus. En fait, ils ne supportent plus François Bayrou, ils ne supportent plus Emmanuel Macron.

Il est véritablement temps de tourner la page, et c'est la raison pour laquelle nous, avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, nous nous tenons prêts en cas de dissolution de l'Assemblée nationale.

1:48
Présentateur

Alors, il s'adresse directement au RN, pendant cette interview, notamment sur la question de la contribution à l'UE. Il explique clairement que ce n'est pas pertinent, votre demande, qu'il y a 27 milliards d'euros de contribution à l'UE, alors que finalement la France en reçoit 32 milliards. Il parle également de l'immigration. On va écouter François Bayrou sur ce point, je vous fais réagir après.

2:15
Invité

S'il y a, pour des étrangers, des avantages, comme le dit le Rassemblement national, dont les Français ne profiteraient pas, ça ne serait pas juste, et je suis d'accord pour qu'on les regarde. Mais je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse de l'immigration la cause de la situation du pays. Et je vais vous dire, je suis absolument persuadé qu'il faut que notre politique de l'immigration évolue. Évolue dans deux directions.

La première, une capacité à maîtriser les entrées sur le territoire, une capacité à maîtriser la sortie du territoire, parce que notre question principale aujourd'hui, avec l'immigration, c'est que ceux qui sont frappés d'une obligation de quitter le territoire français, décisions juridiques, au QTF, ne sont pas exécutées pour un certain nombre de pays.

3:06
Présentateur

Voilà donc la réponse qui vous est principalement destinée. Qu'est-ce que vous lui répondez, Edwies Diaz ?

3:12
Edwige Diaz

Moi, je me demande d'où il sort ces 32 milliards d'euros. Moi, ce que je sais, et c'est disponible dans le budget de l'État, c'est qu'en 2023, la France a contribué à hauteur de 26 milliards d'euros au budget de l'Union Européenne. Et elle n'en a reçu en retour que 16 milliards. Ça veut dire que nous avons perdu 10 milliards d'euros au passage et n'ont été bénéficiaires de 32 milliards, comme François Bayrou le dit. Sur la question de l'immigration, il serait bien d'écouter des Français. L'immense majorité des Français estiment qu'il y a trop d'immigration dans notre pays. L'immense majorité des Français estiment que... Mais qu'a-t-il fait depuis qu'il est au pouvoir ?

Est-ce qu'il a décidé de remettre en question les aides au bénéfice des clandestins, par exemple ? Est-ce qu'il a décidé de toucher aux milliards d'euros que touchent chaque année les associations immigrationnistes ? Est-ce qu'il a décidé de toucher à l'aide médicale d'État, qui permet aux clandestins d'être soignés gratuitement, alors qu'on demande toujours plus d'efforts aux Français ? Non, il ne l'a pas fait. Donc là, il nous dit, pour essayer de gagner du temps, peut-être qu'il faut regarder, ça suffit, on a vu, les Français veulent des actions, et vraisemblablement, ça n'est pas M. Bayrou qui sera à la hauteur de leur attention.

4:27
Présentateur

Edwizia, vous restez avec nous, puisque vous avez encore des choses à nous dire, j'imagine, sur ce que vous avez pensé de cette interview. Et vous, chers auditeurs, vous êtes peut-être de retour de vacances, vous avez peut-être écouté sur Europe 1 l'interview de François Bayrou. Vous avez certainement votre avis aussi. On se retrouve dans quelques instants avec nos débatteurs. Europe 1 soir, week-end, et c'est le grand débriefing après l'interview de François Bayrou que vous avez suivi en exclusivité sur la seule radio qu'il diffusait, Europe 1 et sur CNews.

Également, on est en compagnie de Gilles Boutin, Elliot Maman, les débatteurs de la deuxième heure, Alexis De La Fontaine du service politique, Edwige Diaz, député RN de Gironde, qui est également avec nous juste avant le journal permanent. Edwige Diaz, vous nous disiez, le RN est prêt à gouverner. Alors c'est vrai qu'on voyait un sondage ce matin, un sondage Elab, qui expliquait que vous arriveriez en tête en cas de législative avec 31%. Pour autant, Edwige Diaz, ce n'est pas une majorité absolue. Avec qui gouverne Vaurier si vous arriviez en tête de ces législatives, s'il y avait une dissolution ?

5:36
Edwige Diaz

Là, ça n'est qu'un sondage, donc on ne va pas commenter les résultats d'une élection qui n'a pas encore eu lieu. Non, mais vous vous dites que vous êtes prêts à gouverner avec qui ? Exactement, nous sommes prêts à gouverner avec les Français, parce que je crois qu'ils nous donneront la majorité absolue à l'occasion de la prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Parce qu'on leur a fait le coup aux Français l'année dernière de « c'est nous ou c'est le chaos du RN ». On leur a fait le coup de la menace de la pluie de sauterelles.

Sauf que le désordre que nous voyons aujourd'hui, il a été provoqué par les barrages qui ont eu lieu l'année dernière, entre les alliances contre nature qui ont eu lieu entre LFI et les Républicains par exemple, et l'obstruction dont s'épreuve Emmanuel Macron en ce moment en s'accrochant à son siège, est aussi responsable du chaos auquel nous assistons. Donc moi je le dis aux Français, faites-nous confiance, nous ne vous trahirons pas. Vous pouvez reprendre en main le destin de votre pays, allez voter, c'est la seule réponse qui vaille, pour redonner de l'oxygène à Cap, une vision à notre pays. Derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella.

6:39
Présentateur

Alexis de La Fontaine.

6:40
Invité

Oui, vous parlez de la dissolution, on a bien compris que François Bayrou n'était pas favorable à cette dissolution, mais il a apporté un point assez important. Il a dit que selon lui, le front républicain ne serait pas aussi efficace que la dernière fois en 2024, en cas d'une nouvelle dissolution, qu'il n'y aurait pas forcément des désistements, notamment à cause de l'éloignement de la France insoumise par ses dernières positions. Est-ce que vous aussi vous vous dites, le front républicain ne sera plus aussi efficace cette fois-ci ?

7:08
Edwige Diaz

Oui, je le pense, parce que beaucoup de Français ont regretté d'avoir réalisé ce barrage. Mais pourquoi ils l'ont fait ? Moi je ne leur en veux pas, ils l'ont fait parce qu'on leur a menti, parce qu'on leur a dit que si Jordan Bardella devenait Premier ministre, ça serait le chaos en France. Sauf que la situation dramatique que nous traversons actuellement, elle est précisément le résultat de ces barrages, de ces alliances de la honte. Et puis, je voudrais aussi rappeler que nous avons fait nos preuves à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen. Nous sommes le groupe le plus assidu à l'Assemblée nationale. Nous sommes le groupe le plus constructif.

Nous votons sans sectarisme dès lors qu'une mesure va dans le bon sens.

7:45
Présentateur

Est-ce que vous trouvez, David Diaz, que c'est constructif aujourd'hui de voter contre la confiance ? Parce que c'est vrai que j'entends qu'on tire à bout les rouges contre François Beyrou, mais c'est vrai que vous ne craignez pas une période d'instabilité politique d'une part, et surtout une période d'instabilité économique qui pourrait être mortifère pour notre pays. C'est une question que je pose.

8:10
Edwige Diaz

Oui, mais l'instabilité économique, malheureusement, c'est exactement la situation que nous vivons actuellement. Avec une entreprise qui ferme toutes les 8 minutes dans notre pays, avec le chômage qui repart à la hausse, avec une perte de confiance des investisseurs dans l'économie française, l'instabilité, l'effondrement économique, il est maintenant... Oui, mais écoutez, les entreprises, la semaine dernière, au MEDEF,

8:34
Présentateur

c'est vrai qu'ils craignent cette instabilité économique à juste titre. Enfin, ça veut dire plus de commandes, ça veut dire de l'inertie, c'est...

8:43
Edwige Diaz

Pardon, mais l'inertie, elle est aujourd'hui. Si demain, il y a une majorité stable à l'Assemblée nationale, eh bien, c'est le destin de la France que nous pouvons reprendre en main. C'est faire confiance aux entrepreneurs, c'est relancer la croissance, relancer la productivité, alléger les normes, alléger les charges, et dire aux chefs d'entreprise, allez-y, refaites, rayonnez la France. Et ça, c'est un discours qui, comment dire, qui satisfait les chefs d'entreprise, parce qu'aujourd'hui, ils sont écrasés par les charges matraquées fiscalement, et c'est ça qui freine les investissements.

Donc, vous savez, moi, en tant que parlementaire, je rencontre de très nombreux chefs d'entreprise qui me disent, il nous faut de la stabilité, il nous faut de la visibilité. Et aujourd'hui, on ne l'a pas. Je vais vous donner un seul exemple. La question de la CVE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Emmanuel Macron avait promis sa suppression. Finalement, à l'occasion du budget, il y a deux ans, il a voulu revenir dessus. Ça, c'est précisément de l'instabilité qui est exactement créée par les macronistes, et c'est contre cette dérive que nous voulons lutter, nous, avec Marine Le Pen et Jordan Barzella. Gilles Boutin.

9:45
Invité

Oui, bonsoir Edwige Viaz. Et ce qui est toujours surprenant, c'est la rapidité avec laquelle Marine Le Pen a dit qu'elle voterait contre la confiance. Or, lorsque Michel Barnier était aux manettes, vous aviez, en vous, en tant que parti RN, vous étiez présenté comme constructif, et vous aviez jugé sur pièce. C'est-à-dire que vous aviez fait tomber le gouvernement Barnier sur la question du remboursement des médicaments. Sachant que Michel Barnier, vous avez entendu, il avait reculé sur la détermination des retraites. Exactement.

Aujourd'hui, pourquoi ne pas avoir fait la même chose, c'est-à-dire avoir attendu de juger sur pièce lors des débats parlementaires, plutôt que de vous précipiter dès maintenant, alors que François Bayrou disait que tout était amendable, discutable, bref, ce qu'il dit à chaque fois.

10:27
Edwige Diaz

Alors, nous n'avons pas agi dans la précipitation, puisque ça fait quand même quelques mois maintenant que François Bayrou est au gouvernement. Donc, nous l'avons jugé sur pièce, précisément. Et la question qu'il nous pose, c'est lui qui déjà a décidé de la date du 8 septembre. Et la question qu'il nous pose, c'est est-ce que vous avez confiance en moi ? Donc, nous, nous répondons à la question. Non, nous n'avons pas confiance en M. Bayrou.

10:50
Présentateur

Il vous demande, est-ce que vous avez confiance au diagnostic que je fais ? Et sur ce diagnostic, ça, vous êtes d'accord quand même ?

10:57
Edwige Diaz

Ça fait 40 ans que tout le monde est d'accord. Et précisément, moi, vous savez, je me suis engagée derrière Marine Le Pen il y a 12 ans maintenant, déjà, parce que je faisais ce constat. Donc, et puis, je vais vous dire, au mois de juillet, Marine Le Pen lui a envoyé un courrier à M. Bayrou. Elle lui a rappelé nos propositions, nos mesures que nous avions déjà eu l'occasion de présenter à l'occasion du budget l'année dernière en 2024, mais aussi l'année d'avant en 2023. Et donc, ils ont balayé toutes nos mesures d'un revers de la main. Il n'a même pas dénié répondre à la lettre de Marine Le Pen, qui est quand même la présidente du premier groupe parlementaire.

Donc, s'il y en a bien un qui fait preuve d'irresponsabilité dans cette affaire, c'est M. Bayrou. Et quand il nous pose donc la question, est-ce que vous avez confiance en moi ? Oui ou non ? La réponse est non. Comme l'immense majorité des Français, en plus.

11:44
Invité

Mais alors, pourquoi aller le voir à Matignon mardi ?

11:47
Edwige Diaz

Parce qu'à chaque fois que la République nous lance une invitation, nous y répondons. Mais ça ne fera avance la rime ?

11:53
Invité

Il n'y a aucun monde dans lequel vous changez votre vote ?

11:56
Edwige Diaz

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Sauf s'il venait, lui, à rétro-pédaler et à dire à Marine Le Pen, j'aurais dû vous répondre cet été. Et oui, je vais reprendre un certain nombre de mesures. Parce que quand Marine Le Pen propose des mesures, Marine Le Pen est la porte-voix de 11 millions de Français. Nos électeurs ne sont pas des sous-citoyens. Ils ont le droit d'être écoutés. Ils ont le droit de voir une mise en œuvre des politiques qu'ils ont souhaitées. Donc, nous allons rencontrer M. Bayrou parce que nous sommes des démocrates, des républicains et que jusqu'au 8 septembre, au moins, il est le Premier ministre de la France. En tout cas, François Bayrou, lui,

12:32
Présentateur

c'est vrai qu'il ne l'entend pas de cette oreille. Il n'a pas voulu évoquer son départ. Et il dit vouloir tendre la main à tout le monde. Je voudrais lui faire écouter.

12:45
Invité

Je tends la main à tout le monde. La question, c'est est-ce qu'on est d'accord sur le diagnostic ou pas ? Si on n'est pas d'accord sur le diagnostic, aucune politique ne marchera. Si on n'est pas d'accord sur... Si on n'a pas un accord minimal sur la gravité et l'urgence de la situation... Il vous répond... Parce que vous pensez que la crise, elle vient parce que je demande la confiance ou parce qu'on me la refuse ?

13:11
Présentateur

Alors, c'est vrai qu'on voit, Elliot Mamen, cette stratégie de François Bayrou à vouloir absolument s'accrocher sur ce diagnostic. Mais enfin, c'est vrai qu'il est passé à côté de ce qu'il souhaitait faire. Sa stratégie, aujourd'hui, elle est perdante.

13:26
Invité

Oui, c'est-à-dire qu'il souhaitait prendre à témoin l'opinion pour lui présenter un constat budgétaire qui serait particulièrement dramatique. Il espérait que l'opinion leur vendrait sur ce constat-là. Et d'ailleurs, forcé de constater, selon les enquêtes dont on dispose, que les Français sont de manière générale plutôt d'accord quant aux préoccupations qu'on peut avoir à l'égard d'une dette qui augmente d'année en année à l'égard d'un déséquilibre budgétaire qui est une évidence au regard des débats qui sont les nôtres. En revanche, il est vrai qu'il ne fait pas nécessairement l'unanimité quant aux réponses qu'il adresse, qu'il oppose à cette situation.

Et d'ailleurs, ça m'inspire simplement une question. Edwige Diaz, le Premier ministre s'est dit opposé à toute dissolution, le Président plus encore, et c'est lui qui en aurait la prérogative, donc c'est tout de même assez significatif. Donc, si vous parvenez à faire tomber le gouvernement de Bayrou, et il y a peu de scénarii dans lesquels on peut s'imaginer que le gouvernement de Bayrou survive à la journée du 8 septembre, quelle serait votre posture à l'égard d'un nouveau Premier ministre qui serait de toute évidence désigné à nouveau par Emmanuel Macron, qu'il provienne du bloc central ou qu'il s'agisse d'un gouvernement technique, comme on en a entendu l'hypothèse ?

Est-ce que vous seriez un peu comme la France insoumise dans une opposition systématique, permanente et intransigeante, ou est-ce que vous accepteriez de réentreprendre des débats auxquels vous avez opposé une fin de non-recevoir immédiate au gouvernement actuel ? Imaginons Sébastien Lecornu, par exemple.

14:45
Edwige Diaz

En fait, ça fait trois ans qu'on perd du temps. Trois ans qu'Emmanuel Macron enchaîne les Premiers ministres. C'est d'ailleurs une opération très coûteuse pour les Français, au passage. Donc, maintenant, M. Bayrou et M. Macron doivent faire preuve de responsabilité. Leur politique, les Français leur disent non. Donc, il faut changer le personnel politique. Donc, ils ont le choix de sortir la France de ce blocage. Ils disent non, pardonnez-moi,

15:10
Présentateur

à tous les partis. Un dernier sondage ce matin indiquait que les Français souhaitent en majorité à 39% qu'aucun parti politique ne soit nommé. Ils souhaitent un premier ministre issu de la société civile et du monde de l'entreprise. Ça vous inspire quoi comme réflexion, Edwige Diaz ?

15:28
Edwige Diaz

Écoutez, moi, je ne me suis pas engagée en politique pour mettre à la plus haute fonction politique de notre pays quelqu'un qui soit un conseiller technique. Donc, je voudrais juste terminer ce que je vous disais sur l'appel à la responsabilité que je lance à M. Bayrou et M. Bayrou. C'est qu'ils ont la possibilité de sortir la France du blocage. Si M. Bayrou quitte Matignon le 8 septembre, Emmanuel Macron peut immédiatement annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale et convoquer des élections législatives avec une campagne très courte comme il l'a fait en 2024.

Ça veut dire qu'au mois d'octobre on peut avoir un gouvernement et que même d'ici le 31 décembre date limite pour voter un budget non seulement on peut avoir un budget 2026 mais en plus nous pouvons avoir un budget 2026 qui soit pas imposé par 49.3 mais qui soit voté par le Parlement je pense que ça ferait beaucoup de bien aux Français et en tout cas avec Jordan Barbella nous nous y tenons près.

16:24
Présentateur

Merci Edwige Diaz Edwige Diaz député RN du Géant d'avoir été avec nous on aura dans quelques instants la réaction de Pierre-Henri Dumont secrétaire général adjoint des Républicains et on est toujours en compagnie de nos débatteurs et d'Alexis de La Fontaine du service politique en attendant il est 20h45 sur Europe 1 si vous nous rejoignez chers auditeurs et c'est le journal permanent mais Laurent