Budget : Pourquoi le RN active la censure
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[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public avec une émission au cœur de l'actualité politique ce soir le sort de Michel Barnier de son gouvernement et des textes budgétaires indispensables à la marche du pays s'est joué cet après-midi à l'Assemblée nationale le Premier ministre a choisi l'article 493 de la Constitution pour faire passer la loi de financement de la Sécurité social le nouveau fond populaire a déposé une motion de censure et Marine Le Pen a annoncé que son parti la voterait les choses étaient claires monsieur Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeur du rassemblement national il a dit que chacun assumerait ses responsabilités nous assumerons donc les nôtres avec la chute annoncée de Michel Barnier c'est un saut dans l'inconnu qui se profile à qui la faute quand la censure sera-t-elle votée qui pour remplacer le Premier ministre comment la France va-t-elle fonctionner sans budget on répond à toutes ces questions dans une minute et pendant ce temps-là Emmanuel Macron est en Arabie Saoudite le président de la République est arrivé en fin d'après-midi pour une visite d'État de 3 jours doit-il écourter son voyage quels sont les enjeux économiques et politique quel rôle le prince héritier Mohamed Ben Salman peut-il jouer dans le conflit au Proche Orient répond dans la seconde partie de notre émission mais d'abord donc le récit de cette journée historique où le siège éjectable du Premier ministre a été enclenché 2 mois seulement après son discours de politique générale Cécile Sixou après avoir consulté les chefs de groupe de sa majorité Michel Barnier quitte enfin Matignon pour l'assemblée sa décision est prise faute de majorité il engage la responsabilité de son gouvernement et dégainne le 493 sur le vote du budget de la Sécurité sociale je crois que nous sommes parvenus désormais à un moment de vérité qui met chacun devant ses responsabilités c'est maintenant à vous députés parlementair de la nation de décider si notre pays se dote de texte financiers responsable indispensable et utile à nos concitoyens ou alors si nous entrons en territoire inconnu à cette annonce LFI quitte l'hémicycle Mathilde Panau dénonce un passage en force du Premier ministre et annonce le dépôt d'une motion de censure évidemment face à C 1è dé de démocratie nous censurerons ce gouvernement et Michel Barnier restera probablement dans l'histoire comme le premier ministre qui aura eu le mandat le moins long comme premier ministre de la 5e République quelques minutes plus tard le RN annonce son soutien à cette motion de censure pour Marine Le Pen le gouvernement n'a pas entendu les demandes de son groupe et dépasser les lignes rouges qu'elle avait fixé ces lignes rouges ne sont pas des lignes rouges que nous sortons dans un chapeau pour nous faire plaisir ce sont des décisions qui étaient incluses dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale qui était profondément injuste à l'égard des Français parmi les revendications le RN ne voulait pas de la désindexation des retraites mais le Premier ministre n'a pas cédé pour Hervé Marseille il a bien fait ben elle a été entendue sur un certain nombre de sujets d'autres oppositions ont été entendu nous-même ici au Sénat ou à l'Assemblée on a fait évoluer la discussion budgétaire bon on va pas tous les jours se plier aux injonctions de Madame Le Pen si la censure est votée mercredi et que le gouvernement tombe mécaniquement l'examen du budget au Sénat s'arrêtera Michel Barnier est au bord du précipice pourquoi le rassemblement national il la la censure on en débat tout de suite avec Franck Morel bonsoir bienvenue vous êtes secrétaire national d'horizon sur le travail et l'emploi ancien conseiller social d'édoard Philippe amatignon expert à l'Institut Montaigne et avocat associé chez flichi Granger Jean-Daniel Lévi bonsoir et bienvenue directeur délégué d'Aris interactive Bertrand Léo combrade bonsoir et bienvenue à vous aussi vous êtes professeur de de droit public à l'université de de Poitier rédacteur en chef de la rubrique Droit constitutionnel euh sur le site les surligneurs Mathieu croissand bonsoir mathieuitorialiste politique bon ce 493 il était attendu Franck Morel voilà on l'a vu le rassemblement nationale affirme qu'il votera cette motion de censure déposée par la la France insoumise pourquoi a-t-elle choisi la voie la plus dure d'après vous Marine Le Pen c'est une vraie question c'est une vraie question la séquence amène véritablement à s'interroger parce que quand on regarde les différentes étapes qui ont jaloné cette séquence elle a formulé un certain nombre de demandes et petit à petit les différentes demandes que Marine Le Pen avait formulé ont été ont été satisfaites en tout dernier lieu dans l'interview qu'elle a donné à la tribune dimanche je crois ce weekend elle mettait en avant le fait que la dernière marche à monter était celle soit de du recul sur la la non revalorisation des retraites soit sur le remboursement des médicaments il y avait un ou dans C interview et là forcé de constater que elle est pas allé jusqu'au bout de ce où puisque effectivement Michel Barnier a a lâché sur des deux mais ça n'a pas suffi et du coup on peut pas s'empêcher d'avoir la désagréable impression de se dire mais finalement est-ce que dès le début euh elle avait pas en tête l'idée de toute façon euh d'utiliser le premier prétexte venu pour censurer le gouvernement ce qui pose un vrai problème même pour elle en terme de stratégie parce que effectivement si le noyau dur de son électorat euh était favorable à la censure euh la part de l'électorat qui est plus hésitante on va dire et qui pour être moins rebuté par un RN en recherche de respectabilité va pas franchement être rassuré par cette ce signal je dirais de de non fiabilité d'une certaine manière qu'elle envoie oui alors justement Jean-Daniel lev je me tourne vers vous sur sur voilà c cette double réaction à la fois des sympathisants du rassemblement national si j'en crois les différentes enquêtes dont les vôes plutôt favorables à à l'idée d'une censure mais alors si Marine Le Pen est aussi dans une dans cette stratégie de la respectabilité continuer d'élargir le plus possible sa sa base électorale est-ce une erreur politique de prendre le risque de l'irresponsabilité d'une certaine façon c'est prendre le risque de l'irresponsabilité c'est aussi essayer de se dire que il va y avoir plusieurs événements il y a eu aujourd'hui avec la question qu'on se posait depuis ce matin pour savoir si le rassemblement national accepterait ou pas de voter potentiellement la censure la réponse est oui le résultat que nous aurons mercredi si je ne me trompe pas et puis également le r le récit après par la suite qui qui en découler c'estd que est-ce que ceci au final apparaîtra comme étant profondément irresponsable on va voir si Marine Le Pen arrive à reconstruire à postérior les raisons pour lesquelles le rassembl national a voté la censure et je ne suis pas sûr que tout le monde a eu la même lecture que vous exactement de la tribune dimanche et que le ou peut apparaître à postériorie comme étant un E et de toute façon Marine Le Pen va pas comme le RAL s'arrêter sur les propos qu'ils ont pu tenir ils vont tenir un discours en disant nous avons souhaité nous avons toujours indiqué nous soutions une revalor is ation globale du pouvoir d'achat pour faire vite à l'égard des Français que le budget globalement n'allait pas dans ce sens-là et donc dans ce contexte- là que nous avons voté la censure et puis il y a également une réflexion à mon avis de moyen terme on sait qu'à partir de mi-juin prochain il y a la possibilité d'une dissolution et si jamais il devait y avoir une dissolution celle serait celle-ci serait forcément la suite d'une crise politique voir d'une nouvelle crise politique et donc peut-être que le rassem National ne pense pas uniquement aujourd'hui ce mois de décembre mais a déjà les yeux rivés vers juin ou juillet prochain pour dire dès le premier moment où nous avons eu le moment de vérité c'est-à-dire le budget ou le projet de loi de financement de la sécurité sociale nous avons mis en avant nos différences avec le gouvernement qui poser un jalon et qui donnera plus légitime entre guillemets le fait qu'il puisse y avoir un appel à à la dissolution en juin ou juillet prochain vous dites nouvelle crise politique en fait ça ressemble plutôt à une crise politique sans accentuation la ligne politique finit pas y a qu'est-ce qui va se passer maintenant Bertron locombrade il y a entre voilà ce cette censure annoncée il y a un certain nombre d'étapes qu'on peut rappeler rapidement qui sont prévus par la Constitution tout simplement ce qu'on vit en ce moment c'est quand même un moment de vérité juridique et de vérité constitutionnelle on est en train d'éprouver notre Constitution et elle est très claire he le dépôt d'une motion de censure se fait dans les 24 heures et le vote se fait 48 heures plus tard donc il y a un délai au cours que l'on doit respecter pour pour adopter cette motion de censure l'idée étant que quand on décide de renverser le gouvernement on le décide bien en connaissance de cause mais on voit que la 5e République est bien un régime parlementaire et que le gouvernement doit avoir la confiance de l'Assemblée nationale s'il ne l'a pas il tombe alors ça veut dire qu'il y a quoi il y a un effet domino aussi sur le budget c'estàd que l'examen parce que là on parle du budget de la de financement de la sécurité sociale l'examen du budget globalement ça va s'arrêter aussi est-ce qu'on peut détailler un peu ça alors la difficulté en ce moment c'est qu'il n'y a pas de disposition constitutionnelle explicite pour traiter cette situation d'accord donc on est contraint de se tourner vers des précédents des précédents il n'y en a pas en tout cas il ne vise pas exactement cette situation un précédent 1979 le Conseil constitutionnel censure le projet de loi de finance enfin la loi de finance pour 1980 mais on n'est pas dans un cas de censure 1962 nous avons le gouvernement euh le gouvernement de georgees Pompidou pardon qui est démissionnaire qui présente un projet de loi de finance en étant démissionnaire et donc il a fait adopter par l'Assemblée nationale un projet de loi spécial une loi spéciale pour faire adopter une partie du budget en s'alignant sur l'année précédente c'est sans doute vers cela que l'on va s'orienter ou donc quand on parle de saut dans l'inconnu on y est vraiment Marine Le Pen qui a qui a justifier sa décision par évidemment la protection du pouvoir d'achat des Français on l'écoute déposons donc une motion de censure et nous allons la voter parce que les Français en ont soupé voilà ils en ont soupé d'être étriés ils en ont soupé d'être maltraité peut-être certains pensaient qu'avec Michel Barnier les choses changeraient et bien c'est encore pire que ça ne l'était ne pouvons pas laisser la situation en l'état et donc nous allons nous servir de la force que nous donne le mandat de nos 11 millions d'hctur pour obtenir demain un budget qui est préser qui sauvegarde leur pouvoir d'achat qui préservve nos entreprises et puis encore une fois qui s'attaque aussi au train de vie de l'État ma vou juste sur Marine Le Pen il est pas interdit de penser que le rassemblement national est changé d'avis qu'elle est changé d'avis aussi depuis l'automne dernier parce que au fond elle était dans la position la plus confortable qu' soit celle que le rassemblement national affctionne c'est-à-dire observateur critique du petit théâtre politique qu'il dénonce et pas et pas les mains dans le camboui et globalement éor depis 202 elle était en force au Parlement elle sattendait à être traité avoir quelques égards elle s'attendait pas à dicter la politique et pour le rassembl national et Marine Le Pen en particulier la politique c'est l'art du moment et donc ça d'une certaine façon ça la rend imprévisible vous vous souvenez de ce qui sétait passé sur la loi immigration où finalement l'avait décidé pour cornirisé et coincer le gouvernement de la voter au dernier moment donc il y a eu des événements qui ont fait qu'elle a changé d'avis elle probablement le sentiment elle l'a dit d'ailleurs de ne pas avoir été traité par le Premier ministre à la hauteur de ce qu'elle aurait mérité comme patronne d'un groupe de près de 130 députés à l'Assemblée nationale je pense qu'il y a eu il faut le dire aussi sans doute son procès son procès c'est difficile aujourd'hui on va pas spéculer mais ça a forcément joué parce que c'est un événement dans la vie politique de Marine Le Pen majeur certains disent que le rassemblement national pousse à une crise politique pour des présidentielles anticipé et permettre à Marine Le Pen de se présenter avant même que le jugement ne tombe je pas se persuader que ce soit là d'autres disent il y a un côté si je perds tout le monde perd et vous voulez du KO et ben vous allez vous allez en avoir mais mais mais ce procès et puis il y a aussi une autre explication possible c'est elle fait chuter le gouvernement pour que quand le procès arrive elles disent mais voyez bien que c'est politique on me reproche en fait d'avoir fait tomber le gouvernement Barnier toutes ces options sont peut-être compatibles peut-être c'est aucune d'entre ell mais le procès a forcément joué parce que dans la vie politique Marine Le Pen qui s'est présenté déjà trois fois la présidentielle et avec un score qui ne cessait de monter c'est un événement majeur mais c'est vrai qu'elle prend le risque de de de de casser toute la stratégie qu'elle avait entamé depuis des années je je veux bien vous entendre làdessus même si évidemment c'est difficile on n pas dans le on n'est pas dans la tête de Marine Le Pen mais à quel point ce ce ce réquisitoire dans l'affaire des des assistants parlementaires européens a pu jouer dans un changement de stratégie une certaine façon c'est ce qu'on a ressenti en tout cas oui c'est intéressant de de mettre ça sur la table parce que ça ça amène à mettre dans le débat une notion dont on a beaucoup parlé à propos de Poutine et de l'Ukraine ou à propos de Trump c'est la notion de la rationalité ou de l'irrationalité quand un dirigeant politique va être amené à prendre une décision on s'imagine dans un certain nombre de situations qu'il va raisonner très rationnellement par rapport à l'intérêt qui va être le sien dans une situation donnée mais force est de constater que l'irrationnel c'est-à-dire l'ambiance ce qui s passé lors du procès effectivement des assistants parlementaires peut effectivement c'est une hypothèse qu'on peut formuler he peut effectivement dans certains cas avoir une influence qui peut aller jusqu'à être même prépondérant dans la prise de décision alors pourquoi je dis ça parce que les les conséquences d'une chute du gouvernement par rapport à Marine Le Pen elle-même peuvent être paradoxalement des conséquences qui poussent encore plus un bloc centrale élargi à se poser la question de s'affranchir justement du poids de Marine Le Pen on a vu quelques signau timides au centre gauche hein de Boris valallot hein sur le vote il y avait eu il y a quelques mois une tribune je crois de Philippe brin sur un contrat de noncensure un pacte de de non censure nul doute qu'on va voir revenir sur la table en cas de vote fort probable maintenant de la censure ce genre de ce genre de de de réflexion exploratoire et pour le coup si ces réflexions exploratoires vont jusqu'au bout pour le coup c'est la possibilité pour une j'ose pas dire une majorité on va dire un ensemble qui ne serait pas censuré effectivement de s'affranchir d'une certaine manière du RN jeanel dit comment cette actualité judiciaire a été perçue par les Français dans son dans l'électorat Marine Le Pen ou par les Français en général est-ce que ça a fait basculer le le rassemblement national dans le camp des des de tous les partis qui étaient qui s'étaient retrouvé voilà jugé dans une situation similaire auparavant avec deux aspects le premier aspect c'est peut-être que c'est vrai mais est-ce que ça les singularise négativement par rapport aux autres non les Français disent de toute façon dans toutes les formations politiques il y a des arrangements et cetera en plus il y a pas eu l'impression qu'il y a eu de forme d'enrichissement personnel les messages selon laquel tous les collaborateurs parlementaires ont été amenés effectivement à travailler donc pas d'emploi F et cetera a été reçu de la part des Français et puis qui plus est il y a aussi la perception effectivement qui qui a marqué que c'était un jugement à caractère politique et que c'était un un jugement qui était mené contre Marine Le Pen pas forcément une instrumentalisation de la pouvoir politique qui aurait fait que soit le gardesso soit Emmanuel Macron aurait tenu la plume du de la personne qui était en charge des réquisitions mais que de toute façon il y avait la volonté encore une fois d'empêcher Marine Le Pen de pouvoir avoir accès aux responsabilités quand on regarde la courbe de confiance à l'égard de Marine Le Pen quand on regarde les évolutions quand on regarde le cœur de l'électorat ça n'a rien changé au cours du du dernier mois et puis il a peut-être un dernier aspect c'est que au moment de l'affaire Fillon quand on interrogeait les électeurs qui étaient proches de François Fillon qui avait l'intention de voter pour lui ou même les personnes qui étaient proches des républicains déjà à cette époque-là il y avait la perception queil y avait une question politique derrière la question judiciaire que de toute façon il y avait pas que François Fillon qui avait eu à faire avec des contrats qui étaient à la limite de ce qui était acceptable au sein de l'Assemblée nationale mais comme par hasard ça tombait pour ça tombait sur lui donc déjà à cette époque là il y avait une suspicion sur le lien entre justice et politique et François Fillon a quand même fini avec 20% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2017 ce qui dans une autre démocratie ne serait pas produit notamment parce qu'il y avait une suspicion à l'égard d'une forme d'indépendance par rapport au pouvoir politique de la justice ou bertrandade il y a quand même di intéressante à à aborder dans ce qu'on a vécu aujourd'hui c'estàdire que je reviens au texte de financement de la sécurité sociale il y avait eu un accord en commission mixte paritaire nos téléspectateurs sont habitués à à à ce ces subtilités parlementaires mais ça veut dire que des sénateurs et des députés s'étaient mis d'accord c'est la première fois je crois depuis 12 ans que ça arrive que sur un texte de financement de la CC on se met d'accord et là finalement on a des parlementaires qui font pardon mais un bras d'honneur au parlementair c'est c'est ce qu'on est en train de vivre quand même oui tout à fait c'est assez curieux parce que la effectivement la commission mixte paritaire est censé être l'émanation de l'Assemblée nationale et du Sénat et par conséquent la plupart du temps lorsqu'un texte a été adopté par cette par cet organe de façon purement formelle on fait adopter le texte issu de cette délibération à l'Assemblée nationale et au Sénat mais il n'y a en principe jamais de difficulté et là difficulté l'Assemblée nationale vote contre elle s'inscrit en porte à fau par rapport à la commission mixte paritaire la réalité c'est que cette instance n'est pas ou n'est plus représentative de l'Assemblée nationale et cette cette divergence était tout à fait prévisible en réalité ouais mais mais quand même c'est c'est aussi une occasion perdue on parle souvent de parlementarisme d'un d'une bascule dans la 5e République avec moins de pouvoir chez Emmanuel Macron moins de pouvoir en l'occurrence chez Michel Barnier on en a la démonstration donc il pourrait être au Parlement Fran Morel sauf que bon ben voilà il est pas vraiment enfin ici il est puisqueil va faire tomber gouver mais mais pas mais sans être suffisamment constructif en tout cas c'est comme ça que moi je le perçois on touche du doigt effectivement avec le le yatus que que vous avez souligné entre la commission mixte paritaire et le Parlement dans sa globalité le décalage énorme qui peut y avoir entre un groupe de 14 personnes puisque il faut le rappeler la commission mix maritaire c'est 7 députés 7 sénateurs 14 personnes et du coup plus le nombre de personnes est petit plus l'écart par rapport à la réalité de la composition dans toutes ces nuances dans toutes ces spécificité va être énorme et donc on a une particularité désormais au sein de l'Assemblée nationale ça date pas de cette assemblée là mais je dirais c'est encore plus fort du fait du du caractère très relatif des des équilibres c'est la tripartition et cette tripartition effectivement elle B enbrèche complètement des mécanismes qui ont été conçus effectivement dans une logique très binaire il y a une majorité il y a une opposition c'est clair on est soit à gauche soit à droite enfin et cetera et ça amène à nouveau à ce à se poser un certain nombre de questions après la la possible censure sur les voies et moyens d'en sortir plus durablement moi j'avais mis sur la table ici même j'avais évoqué la la question de ce qui se passe en Allemagne et de la possibilité d'explorer la voix de réserver les mootion de censure à des motions de censure constructive c'est-à-dire seulement à des motions de censure qui proposent une majorité de rechange alors pour faire ça il faudrait modifier la Constitution est-ce que on pourrait im par exemple un référendum sur ce genre de chose le problème pour faire un référendum là-dessus c'est qu'il faudrait d'abord en passer par le vote du Parlement euh ce qui est peu probable effectivement en terme d'adoption sauf à faire je n'ose y penser mais dans la situation actuelle tout est possible ce que de GA avait fait en 62 et en 69 a considéré que bah c'est l'article 11 c'est-à-dire c'est une autre voie qui ce qui est pas évident hein avec le Conseil constitutionnel mais on est dans le on est dans la l'époque des précédents effectivement qu' jure sur la commission mixte paritaire les députés RN et notamment ceux de la France insoumise se sentent d'aut moins d'autant moins tenus par cet organ que il faut rappeler qu'ils ne sont pas ou très guerre représentés au Sénat c'est ce que disait F le décalage entre la tripartition et la la composition et voilà et que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui sont arrivé en 2e et 3e position au premier tour de la présidentielle Marine Le Pen elle doit avoir trois sénateurs Jean-Luc Mélenchon n'en a pas bien sûr voulez intervenir ou un mot quand même sur le Conseil constitutionnel sur la possibilité de modifier la Constitution pour établir une motion de censure constructive c'est juridiquement impossible c'est pas que ça difficile c'est impossible aujourd'hui c'était possible en 62 ça n l''est plus aujourd'hui car le Conseil constitutionnel contrôle le décret de convocation du référendum et ce type de référendum serait déclaré contraire à la Constitution c'est certain donc le Parlement est condamné à voter en terme identique cette réforme avant un référendum qu'il ne fera pas donc il y a pas de solution à ce stade le le fait que le rassemblement national et le nouveau front populaire vote en même temps cette motion de censure Jean-Daniel Lévi c'est c'est accepté par leur électorat c'est de la bonne stratégie politique c'est entièrement accepté par leur électorat déjà c'est pas la première fois qu'ils le font c'est la première fois que ça pourra avoir une forme d'efficacité mais c'est pas la première fois qu'ils le font et jusqu'à présent ça n'a posé aucun souci ni aux électeurs de la France insoumise ni même aux électeurs de la gauche modérée et encore moins aux électeurs du rassemblement national mais on est aussi dans une situation où jamais un gouvernement ne s'est appuyé sur une base électorale qui était aussi faible jamais un gouvernement ne s'est appuyé sur un nombre de députés aussi faible et puis il y a un autre aspect c'est que il y a pas eu non plus de contrat de gouvernement on n pas eu en fait de d'orientations précises qui ont été indiquées et qui ont fait que sur la base de ce qui était les orientation proposé par Michel Barnier il y a des forces politiques ù il des personnalités politiques qui acceptent de rejoindre Michel Barnier on a quasiment découvert le programme et les orientations de Michel Barnier au moment de la déclaration de politique générale donc c'està-dire une fois que le gouvernement avait été constitué quand on effectue la comparaison avec l'Allemagne par exemple on sait que il y a une discussion qui est une discussion apre initiale qui peut durer là pour le coup plusieurs semaines voir plusieurs mois pour définir ce que peut être le contrat de gouvernement et après considérer qu'il fa falloir mettre en place cette forme de contrat de gouvernement donc là-dessus on a eu cette forme de flou qui s puisait sur une base électorale qui apparaissait comme étant relativement faible et puis enfin la surprise en tout cas qu'on a découvert collectivement c'est l'ampleur de la dette et des déficits qui n'était pas connu au moment en fait où Michel Barnier a accepté le poste de Premier ministre et qui a modifié fondamentalement le regard et les orientations budgétaires qui nous sont aujourd'hui proposé on y reviendra sur cette crise financière mais Mathieu cette situation qui paraît plus bloqué que jamais forcément nous amène à cette question à qui la faute ça je peux vous dire que si on devait faire le procès des responsables de cette crise politique il y aurait du monde dans le box au premier an des prévenus Emmanuel Macron évidemment c'est lui qui primo a appuyé sur le bouton de la dissolution pour éviter quand même rappelons-le d'être confronté à une motion de saure qui ferait tomber son gouvernement au moment de la discussion budgétaire et un mauvais choix qui en annoncé d'autres puisque c'est lui aussi secondo qui a refusé de nommer comme l'usage démocratique le dicté un premier ministre de la coalition la plus importante la gauche en l'occurrence au prétexte rappelons-le aussi que celle-ci n'aurait pas eu de majorité et ce serait faite renverser le résultat parle de lui-même c'est on peut peut-être parler de double faute deuxième mise en cause ben Michel Barnier tiens qui s'est sans doute vu ou cru plus fort ou plus fin un tacticien qu'il n'était on nous avait vendu le négociateur du brexit on se retrouve avec le capitaine du Titanic en 2 mois le Premier ministre aura passé plus de temps à négocier avec ses propres amis qu'avec ses adversaires qui pouvaient le faire chuter il a cru que Marine Le Pen pourrait se contenter de coup de fil et de déclaration d'intention alors qu'elle attendait des mesures en bonnet du formme il l'a reçu trop tard et une semaine seulement sans avoir rien à lui offrir avant de céder à son chantage au fil des jour plutôt que de lui faire une réponse globale d'ensemble autre erreur il n'a jamais tenté quoi que ce soit avec les socialistes alors que ces derniers s'ils avaient été bien traités auraient peut-être pu lui offrir une porte de sortie mais alors la décharge de de Michel Barnier il faut dire que ce socle commun lui a pas rendu la vie facile oui alors là il serait injuste de ne pas mentionner LR et les macronistes c'estes deux partis battu dans les urnes mais maintenu au pouvoir par Emmanuel Macron et qui ont consciencieusement séché les débats parlementaires mais non cessé de faire monter les enchères pour sauver les apparences et pour ne pas agrver les ambitions présidentielles de leurs chef respectifs hein Laurent vaau qui est pourtant issu du même parti que le premier ministre a fait des pieds et des mains pour réclamer un cadeau que le premier ministre aurait pu tient offrir à Marine Le Pen Gabriel latal lui a agité les siens y compris parmi les ministres pour dire tout le mal qu'il pensait de ce budget comme disait Voltaire vous connaissez la célèbre expression gardez-moi de mes amis mes ennemis je m'en charge ouais et les oppositions tiens alors les ennemis ils auraient temps de se frotter les mains euh parce que cette crise politique ne fera sans doute pas dans le détail aux yeux des Français la gauche d'abord arcbouté sur sa stratégie bête et bestial du programme rien que le programme tout programme et de la censure automatique ben elle s'est mise des facto hors jeu il y avait pas d'incertitude sur l'attitude de la gauche du coup Michel Barnier na même pas pris la peine de parler avec elle la jugeant d'une certaine façon irrécupérable quant au RN il a cru jouer au plus fin en poussant jusqu'au bout son avantage dans une forme assez inédite je dois dire de chantage politique à ciel ouvert pour finir par faire tomber un gouvernement pour des tarifs deélectricité qui aurait baissé quoi qu'il arrive mais selon eux pas assez et pour des retraites qui auraient augmenté quoi qu'il arrive mais selon eux pas tout de suite mais mais mais dans 6 mois on dit quand même chez les fous eux qui souhaitaient se respectabiliser et rassurer derrière leur cravates ont pris le risque avec leur vote de de précipiter la France dans une forme de chaos politique ils n'en sont pas les principaux responsables mais ils ont participé au Mastrum chapeau à tous ces artistes merci Mathieu alors on est tous d'accord pour dire que c'est une crise politique mais est-ce que ça commence pas aussi à ressembler Bertrand léocombrade à une crise institutionnel quand même pour le moment c'est une crise politique uniquement politique tout ça simplement parce que il faut revenir au texte encore une fois la Constitution de 1958 elle a été précisément conçue pour ce type de situation pas la tripartition certes mais elle été prévue pour qu'un gouvernement puisse agir avec pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale donc pour le moment il n'y a pas de crise institutionnelle parce que nous faisons fonctionner la Constitution dans l'optique de sa création en 1958 simplement ce qui est prévu tout de même c'est euh qu'il y ait au moins une majorité négative qui appuie le gouvernement et cette majorité on a du mal à la trouver h et à ce stade moi je ne vois pas de crise institutionnelle je ne vois pas de changement de République en perspective mais je vois une suite de quiprocopolitique qui vont à mon avis se multiplier dans la durée oui Franck Morel je voudrais revenir sur la la part de responsabilité du socle commun de ceux qui étaaient censé euh soutenir Michel Barnier parce que euh comme il a dû déjà leur céder pas mal de choses qu'est-ce qui lui restait voyez ce que je dire à céd aux autres à Marine Le Pen notamment c'est c'est la difficulté on l'a vu effectivement au fil des semaines dans je dirais la montée au créneau de de plusieurs figures hein effectivement de du socle commun pour soit demander à ce qu'on nalourdisse pas les charges sur les entreprises soit demander effectivement à ce que et annoncer même s'agissant de leenvoquer un certain nombre de choses sur les retraites et en tout dernier lieu euh il y avait une interrogation du côté de Michel Barnier et du côté d'une partie du du socle commun sur le fait d'aller jusqu'à donner un trophée symbolique à Marine Le Pen et sur l'impact politique que pouvait avoir le fait de donner ce trophée symbolique en lui permettant de s'en prévaloir vis-à-vis des électeurs bon forcé de constater que la confusion est telle que on va aller sans doute au-delà de ces questions de de trophées donnés aux uns ou ou aux autres puisque fa effectivement à l'arrivée il y aura pas il y aura pas de texte mais effectivement je je suis assez d'accord avec ce que disait Mathieu croissandau c'est dire que les l'opinion publique va sans doute regarder d'un œil assez désespéré avec des responsabilités qui vont être attribuer à à l'ensemble de la classe politique sans doute effectivement la situation que qu'on verra alors après je voudrais rebondir sur ce que vous disiez heureusement qu'on a la 5e République heureusement qu'on a les institutions de la 5e République qui sont assez solides et qui ont eu maines occasions depuis 58 alternance cohabitation majorité relative enfin et cetera et j'en passe de montrer qu'elles étaient capables de surmonter un certain nombre de de difficultés euh alors on va avoir un certain nombre de questions effectivement qui vont se poser maintenant com on fait son budget voter à l'assemblée et C dans si on avait d'autres d'autres types d'institutions mot làdessus alors effectivement heureusement qu'on a la 5e République qui permet au gouvernement d'agir mais malheureusement aussi pourquoi parce que vous parliez tout à l'heure de reparlementarisation vous étonniez que finalement le Parlement ne reprenne pas davantage h mais en réalité 65 ans de vie politique sur la 5e République on conduit le Parlement à apprendre qu'il était une sorte d'enfant battu de la 5e République l'institution qu'on cache dans un placard à laquelle on impose des choses sans son pouvoir d'action véritable j'exagère un peu mais c'est ça c'est dans la culture politique deevenu quoi c'est ce que je VO on est on est une institution devenue subsidiaire et là subitement bah voilà vous êtes au premier plan faites des compromis prenez des initiatives ça le compromis ne se décrète pas sous la 5e République je sur alors on dit à qui la faute finalement Mathieu nous dit bah un peu tout le monde est-ce qu'il y a que des perdants dans une crise politique comme celle-là d'après vous euh à l'heure actuelle oui à l'heure actuelle oui je ne parirai pas sur le fait que leur Assem nationale soit le perdant au final parce qu'en fait quand on regarde et cela a été rappelé il y a pas une progression tendantielle du rassemblement national élection après élection on peut rappeler qu'il n'avait que 8 députés en 2017 ils sont passés à 89 députés élus 5 ans plus tard et 2 ans uniquement 2 ans plus tard 143 députés élus qui sont revendiqués de soutien à l'égard de Marine Le Pen quand bien même nous avons eu et une augmentation de la participation électorale notable aux dernières élections législatives et 210 désistements qui se sont produits et à l'heure actuelle on a l'impression que quelle que soit la question la réponse reste Marine Le Pen alors j'exagère forcément mais que quand vous regardez les thématiques en matière de pouvoir d'achat les thématiques en matière d'immigration les thématiques en matière de sécurité les thématiques même en terme de relation internationales le rassemblement national voir Jordane Bardella comme Marine Le Pen progressent d'un point de vue global dans dans l'opinion on parle de la sociologie électorale du rassemblement national il faut voir l'évolution de cette sociologie électorale qui fait que des franges de population dont on aurait pu se dire que le programme économique de Marine Le Pen ne leur convenait pas que les atermoements qu'ils ont pu avoir étaient nature à pouvoir les déstabiliser vous avez aujourd'hui un/4 des personnes qui sont diplômées bac+ 2 qui votent pour le rassemblement national vous avez des personnes qui sont âgées de 50 ans et plus qui jusqu'à présent étaient hermétiques au vote rassemblement nationale qui l'ont fait même dans le cadre des élections européennes dont on sait que c'était la frangeche de population qui rencontrait le plus de difficultés donc il y a parfois des Franches de population qui n'entendent que ce qu'elles ont envie d'entendre et qui ont envie d'entendre qu'il y a pu avoir une défection de la part du gouvernement de Michel Barnier donc on va entendre éventuellement le fait qu'ils n'ont pas respecté ou qu'ils n'ont pas qu's sont pas allé au bout de leur programme politique et en parallèle des électeurs qui ont envie la situation change et les seuls qui jusqu'à présent n'ont pas été aux responsabilités ça reste le rassemblement national alors on va revenir à l'événement de la journée enfin même si ce n'est pas encoreon on sait jamais la probabilité est très forte que cette sens soit votée mais elle n'est pas votée on est bien d'accord d'ailleurs j'aurais dû commencer par là pardon j'aurais pu commencer le débat par par évoquer cette hypothèse très très improbable mais bon il y a quand même cette cette hypothèse très très forte que le budget de la sécurité sociale ne soit pas voté alors on va essayer de comprendre ce qui peut se passer grâce à Steve Jourdain tout de suite bonsoir Steve bonsoir Thomas bienvenue à vous que que se passe-t-il si le gouvernement est censuré mercredi ou ou JEI avec une question très précise est-ce que les cartes vitales fonctionneront toujours le 1er janvier non non selonab ellisabeth borne qui nous dit la chose suivante si le budget de la Sécurité sociale était censuré ça veut dire qu'au 1er janvier votre carte Vitale ne marche plus ça veut dire que les retraites ne sont plus versés ça veut dire au bout d'un moment que les fonctionnaires ne sont plus payés déclaration de l'ex-Premier ministre le 24 novembre dernier sur LCI ellisabeth borne en fait fait référence à deux choses différentes faut rentrer un peu dans la la technique budgétaire d'un côté il y a le fonctionnement de la carte vitale de l'autre le versement des retraites et des salaires des fonctionnaires en ce qui concerne les remboursement de l'Assurance Maladie le dispositif prévu se trouve dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour les retraite et le versement des salaires des fonctionnaires il faut se tourner vers le budget 2025 à proprement parl le le calendrier Thas n'est pas le même le budget de la CQ vous en avez parlé aurait dû être examiné aujourd'hui à l'Assemblée nationale mais le Premier ministre a actionné l'article 493 sur ce texte le budget 2025 est lu actuellement débattu au Sénat il doit êtreéexaminé par l'Assemblée nationale d'ici le 18 décembre et alors cette distinction on va dire technique pourrait avoir des des conséquences sur notre quotidien sur le quotidien des Français ou depuis la création des PLFSS en 1996 par alin jupet jamais ce type de texte n'a été rejeté définitivement par le Parlement ça sera le cas en cas de chute du gouvernement Barnier mais selon les spécialistes ellisabeth borne a tort en cas de rejet du PLFSS le prélèvement des cotisations sociales se poursuivrait les prestations dues par la CQ également en d'autres term Thomas oui les cartes vitales continueront à fonctionner au 1er janvier peu importe le scénario qui nous attend dans les jours qui viennent mais Elisabeth band elle elle soulève quand même un point technique qui suscite l'inquiétude des spécialistes oui en cas de rejet définitif du PLFSS que se passe-t-il juridiquement concrètement contrairement au budget de l'État il n'existe pas de mode d'emploi pour faire voter le budget de la Sécu pour faire passer des mesures portant sur les dépenses sociales il y a de semaines la sénatrice ellisabeth douanau rapporteur général du texte s'interrogait même à haute voie après la dissolution nous nous sommes demandés ce qui se passerait en cas de rejet du PLFSS en approfondissant le sujet nous nous sommes rendus compte qu'une disposition organique prévoit que l'autorisation de la sécurité sociale de s DD ne peut figurer que dans une LFSS bon en d'utes TER exactement plus clairement le la CQ n'a pas le droit d'emprunter de l'argent si une loi de financement ne le prévoit pas on rappelle Thomas que l'année prochaine le trou de la SQ atteindra au moins les 15 milliards d'euros où et comment trouver cette somme plusieurs scénarios sont actuellement envisagés par les élus mais aucun ne s'impose de lui-même on a sans doute aujourd'hui fait un gros saut dans l'inconnu encore un merci beaucoup Steve Jourdin Bertrand lé effectivement il y a là aussi c'est pas dans les manuels si si si j'ose dire comment la sécurité sociale empreinte ce dont elle a besoin parce que il faut emprunter sans sans sans avoir sans sans qu'il a une loi vottere quoi c'est pas dans l' manuels c'est pas dans la Constitution ouais c'est pas dans les lois organiques et moi j'enseigne le droit constitutionnel depuis une quinzaine d'années j'ai toujours pensé que l'exécutif aurait une majorité à l'Assemblée nationale pour gouverner j'ai pensé que voilà c'était un acqui définitif je me suis trompé manuels ne sont pas à jour oui concrètement juridiquement comment ça va se passer il va falloir se projeter dans l'inconnu mais dans l'inconnu il y a un juge et le juge dans le silence des textes va devoir appliquer une jurisprudence qui est celle probablement du principe de continuité de la vie nationale c'est-à-dire que il est possible d'adopter des lois à titre d'exception provisoire pour continuer le financement et la loi de finances en attendant dans les deux cas que ce soit pour la sécurité sociale ou pour le budget dans les deux cas voilà exig de continuité de la vie nationale ou bien si le gouvernement est effectivement démissionnaire dans 48 ou 72 he il est normalement possible de présenter un budget un budget partiel mais l'urgence l'urgence l'autorise également à avancer donc les institutions ne seront pas totalement à l'arrêt il y a des des mécanismes et qui ne sont pas inscrits dans la Constitution ni dans les dispositions organiques Franck Morel vous avez été au cœur de de la de la machine quand vous étiez à Matignon avec avec edard Philipp comment comment un nos partenaires européens 2 les marchés financiers peuvent regarder ça ah ben ça va être ça va être douloureux parce qu'effectivement on a commencé à avoir des soubressau sur l'euro aujourd'hui même ne serait-ce que par le bruit on va dire le bruit de la censure et effectivement ça promet potentiellement d'être extrêmement douloureux mais je voudrais rebondir sur sur ce que vous disiez effectivement je pense que on est dans une on rentre dans une phase de grande incertitude par rapport à la possibilité d'appréhender ce qui sera possible de faire et ce qui ne sera ce qui ne pourra pas être fait et il est fort possible que la ligne de partage elle se situe dans ce qui est nécessaire à la continuité du fonctionnement de l'État mais sans évolution c'est-à-dire vraiment le strict nécessaire et ce qui suppose qui suppose de payer les agents public ce qui suppose de rembourser effectivement les médicaments et cetera et cetera mais en revanche la ligne jaune elle sera sans doute le fait de procéder à des arbitrages politiques c'est-à-dire lorsque dans un certain nombre de situations on se pose à la question on pourrait faire commeci ou on pourrait faire comme ça et par exemple tout ce qui concerne les les revalorisations qui peuvent être variables effectivement en fonction des situation là on est plutôt dans le registre de la politique alors on peut avoir aussi des motifs d'inquiétude avec les questions d'emprunt parce que est-ce que s'agissant d'un emprunt ça relève de la continuité de l'État oui si effectivement on est bloqué et qu'on peut plus avancer mais non si se pose la question de la somme qu'on va emprunter de la durée de l'emprunt et cetera donc on peut avoir des débats extrêmement pointu sur cette ligne de partage c'est un peu comme les débats qu'on a pu avoir au moment de la poursuite d'activité de Gabriel Atal avant que Michel Barnier soit nommé sur l'expédition des affaires courantes qu'est-ce que c'est qu'expédier les affaires courantes on va avoir le même type sans doute de réflexion à partir de quel moment on est juste dans la la survie on va dire survie financière ou alors est-ce qu'on est dans des choix politiques c'est quand même assez grave d'être d' être rendu à se poser ce ce type de question et effectivement ça sera pas sans effet sur la signature de la France et sur la position des marchés financiers c'est évidentoui parce que quand on emprunte il faut qu'il des gens qui nous prêtent pardon de dire quelque chose qui est totalement basique et et la question qui se pose de plus en plus c'est à quel taux ils acceptent de nous prêter pour l'instant ça passe on paye on paye ses emprints deême au niveau de la GR oui on est au niveau de la grèe sur le sur le le le Tau d'pr absolent mais il y a encore des gens qui sont prêts à apprêter à la France qui une marque de confiance combien de temps ça durera ça personne n la réponse Mathieu moi je sais pas si vous avez réagi en en entendant la citation d'Élisabeth borne quand même qui qui nous dit les cartes vitales vont s'arrêter de fonctionner enfin on a eu deux postures politiques là depuis depuis une grosse semaine une dizaine de jours c'est la dramatisation un peu à outrance d'un côté et de l'autre côté c'est la méthode Coué tout va bien se passer madame la marquise quoi oui c'est difficile d'avoir un discours de raison dans un moment où ça sert d'argument politique c'est sûr que le gouvernement on a rajouté des tonnes il manquait plus que la pluie de sauterelle et euh enfin c'était le chaos non il y a pas de chaos il y a tout un un nombre de dispositifs qui rendent la vie très compliqué ça va être une vraie galère mais globalement entre les lois spéciales et puis puisque vous décrivez je même les les choses à inventer la France est capable d'inventer la France a pris une crise covid dans la figure elle a été capable d'inventer des choses que qu'on pensait pas pouvoir faire ou qu'on pouvait pas pouvoir voir au au sommet de l'État et de l'autre côté c'est sûr qu'il y a un côté banalisation puisque de toute façon c'est pas eux qui sont au manches d'une certaine façon et donc l'idée après moelle d'éluge le rassembl national sait qu'il ne gouvernera pas sait que il ne sera jamais appelé à Matignon sait qu'à priori il ne fera jamais partie d'une coalition et donc de dire NON NON tout va bien se passer dormez brave gens c'est aussi une vue de l'esprit donc a il y a un manque de discours de vérité par des par des gens qui rappelons-le pour beaucoup d'entre eux hein dans cette assemblée n'ont pas été confrontés à l'exercice du pouvoir voir le socle commun il y a quelques députés ensemble qui ont été des anciens ministres Gabriel atan ancien Premier ministre mais vous prenez dans la droite républicaine bon le renvoqué a été mais le reste il y a pas un seul ancien ministre vous prenez à gauche François Holland a été Président vous me direz mais c'est pas lui qu'on entend parler le plus fort forcément au sein du nouveau front populaire mais il y a peu de gens qui on passé qu' d'expérience ministérielle que surtout les bord rassemblement national non évidemment puisquil n'a jamais exercer le pouvoir tiens je vous propose d'ouvrir un chapitre sur consacré à à la gauche puisque la la motion de censure elle est déposée par la France insouvise mais toute la gauche tout le nouveau front populaire prévu de la la voter Parti socialiste y compris le président du groupe PS à l'Assemblée explique pourquoi Boris Vallot nous avons à deux reprises écrit au Premier ministre et ce weekend encore avec Olivier fort et Patrick canner nous avons rappelé ce qui étaai nos propositions et nous avons déplorer qu'il soit plus convenable manifestement de dialoguer avec Marine Le Pen le rassemblement national que d'adresser ne serait-ce que la parole à la gauche et en particulier au Parti socialiste lorsque le Premier ministre m'a reçu il a eu cette confidence il m'a dit je connais vos propositions certaines sont intéressantes mais je ne peux y satisfaire sans prendre le risque de fragiliser mon socle commun al il y a eu beaucoup de marché de duple là depuis quelques jours vous parliez de celui qui s'est joué entre Michel Barnier et et Marine Le Pen est-ce qu'il y a eu aussi là jeanan levier un marché de dupe entre le le le Parti socialiste pas seulement mais peut-être le nouveau front populaire en général mais j'ai envie de me concentrer sur le Parti socialiste et Michel Barnier c'està-dire ma nous disait tout à l'heure si le premier ministre sétait tourné vers le PS peut-être aurait-il refusé de voter la censure sauf qu'ils sont dans une position de d'opposition un peu systématique donc ça servait à à rien d'aller vers eux ça semblait difficile en tout cas ce qui ce qui est intéressant c'est que il y a aujourd'hui en tout cas à l'URE actu le Parti socialiste qui est en lien avec la France insouise pour dire les choses telles qu'elles sont dans le dans le casadre du NFP et qui craint de se dire que si jamais il devait faire un mouvement en dehors d'une FP il sera il apparaîtrait comme étant ceux qui briseraient l'Union ou ceux qui serait de nature à ne pas être complètement dans la ligne de ce qui avait été indiqué dans le cadre des élections législatives malgré tout pourrait payer cher d'autres élection éventuellement le payer cher dans le cadre d'autres dans le cadre d'autres élections et on sait que à gauche on a toujours peur d'être le premier rompre l'Union et d'apparaître comme étant celui qui n'a pas été clairement dans dans l'étiage collectif le deuxième aspect c'est qu'il y a eu aussi vous avez cité Boris valallot on a parlé tout à l'heure de de Philippe brin quand même des mains tendues qui ont été faites à travers des tribunes à travers des positions qui pourrait être des accords de gouvernement et qui euh entraîneraient déjà le la discussion autour d'une noncensure du gouvernement la prise de position de la part du Parti socialiste d'ailleurs a été étriée violemment de de la part de Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'il y a eu un signe de la part du gouvernement est-ce qu'il y a eu un signe de la part de Michel barniisah à priori pas ou alors on l'a pas vu mais en tout cas il y a pas eu de signe précis qui a été indiqué alors qu'il y avait peut-être un moment qui pourra peut-être exister au cours des prochaines semaines mais en tout cas un moment où le parti socialiste aurait pu être amené à évoluer non seulement parce qu'il le souhaite non seulement parce qu'il cherche à se détacher de la France insise mais également parce qu'il y a en li en en trame de fond je pense qu'il faut l'avoir l'esprit le Congrès du Parti socialiste avec des discussions d'ordre stratégique et que Olivier fort est en train de faire une un bouger comme on dit parfois au sein à gauche pour pouvoir faire en sorte qu'il soit plus tout à fait dans la main entre guillemets de la France insoumise mais à l'heure actuelle il y a pas eu cette sorte de petit gain ou ce petite victoire qu'il aurait pu obtenir et qui le aurait permis de de franchir ce pas Fran Moel oui je suis je suis assez d'accord effectivement avec ce que vous indiquez mais je je mettrai quand même un mai c'est l'enchaînement des événements c'est-à-dire ce ce signal était assez tardif et assez timide alors on peut se poser la question de du fait d'avoir loupé le coche au moment de la mise en place du gouvernement sur une logique de contrat effectivement mais qui était vraisemblablement pas possible à l'époque puisque le PS était arrimé tout entier auprès de LFI et au moment où ces signaux ont été lancés à tort ou à raison le gouvernement a estimé que les signaux de non censure du côté RN à l'époque étaient des signaux plus tangibles que les signaux de non censure du côté du centre gauche alors on peut refaire le film maintenant aujourd'hui et effectivement comme vous l'avez dit tout à l'heure peut-être il y a eu une évolution peut-être Marine Le Pen a changé la vie effectivement ça peut être une hypothèse mais en tout état de cause ce qui est certain c'est que si la censure est voté ces questions vont revenir sur la table et cette fois peut-être avec un contexte totalement nouveau peut leur donner effectivement une acité beaucoup plus forte on a entendu le socle commun et le gouvernement ne cessait d'en appeler quand même depuis 2 mois aux socialistes réformiste à la gauche réformiste aux socio-démocrate il n'avait que ça la bouche il y a jamais rien eu sur la table je rejoins tout à fait ce que disait jean-dianiel à tel point que Michel Barnier s'est invité au 20h de TF1 mardi dernier la veille de de la rencontre avec avec il avait vu Marine Le Pen mais il n'avait pas encore vu les socialistes donc c'est dire le peu de qu' faisait et il a fait la réponse que que que qu' a ressorti Boris valallo c'est vous avez des idées intéressantes mais mon amis mais voilà le socle commun n'acceptera jamais donc il y a une espèce de double discours de la part du socle commun qui dit à la gauche réformez-vous affranchissez-vous de la tutelle insoumise et qui en même temps ne leur a tendu absolument aucune perche toujours à gauche au sein de ce nouveau front populaire le le son de cloche de la présidente du groupe LFI à l'Assemblée math de panneau tout ça est une arnaque avec un Premier ministre qui a tenté des échapper à la censure en se votrant dans le déshonneur avec le rassemblement national et bien il aura ce mercredi à la fois le déshonneur et la censure et je le dis après pour que notre pays puisse sortir de l'impasse politique et du chaos politique dans lequel Emmanuel Macron a plongé le pays il ne restera plus qu'au président de la République de partir et au peuple français de pouvoir trancher par leurs votes des nouvelles orientations qu'ils veulent pour ce pays je le redis avec force il n'est pas possible que dans une démocratie ce soit les perdant des élections qui gouvernent et c'est ce que ce que nous allons démontrer en déposant à l'instant une motion de censure on va rappeler déjà une une certitude constitutionnelle Bertran combrade rien n'oblige Emmanuel Macron à démissionner dans le contexte actuel he c'est bien clair bon voilà ça c'est un premier élément on va pas on va pas débattre pendant des heures là-dessus après il y a quelque chose moi qui m'intéresse dans la dans la déclaration de de de Mathilde Panau c'est qu'en fait elle n'évoque plus l'hypothèse d'un gouvernement nouveau fond populaire c'est intéressant quand même ils sont tout de suite dans le coup d'après c'est-à-dire la démission de d'Emmanuel Macron est-ce qu' est-ce que enfin voilà si on essaie de se projeter dans ce que peut faire le président de la République maintenant imaginons que Michel Barnier tombe c'est quand même une probabilité très forte aujourd'hui bon le on a fait un débat sur le pouvoir de d'Emmanuel Macron en pot de chagrin il retrouve quand même ce pouvoir majeur de nommer un Premier ministre pourquoi pas dans la coalition de de gauche oui lui interdit de nommer un Premier ministre dans la coalition de de gauche rien ne lui interdit rien ne l'oblige non plus mais dès qu'un premier ministre soutenu par la gauche sera nommé il sera renversé par le reste de l'Assemblée nationale et Mathilde pano en a parfaitement conscience c'est la raison pour laquelle elle se projette dans une prochaine élection présidentielle c'est évident euh alors elle continue d'évoquer l'hypothèse lu C Castet qui est moins qui qui qui est moins on va dire unanime au sein du nouveau front populaire bref en tout état de cause je pense que Barnier est encore en fonction pour un bon moment c'est mon pronostic ah vous dites il va être renommé non non il sera démissionnaire il va expédier les affaires courantes et ceci pendant longtemps parce qu'il va être très très très difficile de le trou de trouver un autre Premier ministre ce que j'allais vous poser comme question est-ce que ce longtemps peut durer 6 mois par exemple ah c'est pas exclu c'est pas exclu et dans ce cas la question que vous posiez tout à l'heure expédier les affaires courantes ça va un moment mais il y a des choix politiques à faire et bien un choix politique peut être exprimé par un gouvernement qui expédie les affaires courantes s'il y a urgence et donc on peut imaginer un gouvernement qui pris par l'urgence bien que démissionnaires prend des décisions politiques et alors là on est dans une situation totalement kefcayenne parce que l'Assemblée nationale souhaitera renverser le gouvernement qui est déjà démissionnire peut-être qu'on en arrivera à ça je l'exclu pasou jeanelv c'est c'est la la la la question de de la suite pour Emmanuel Macron qui se pose et de et de l'impact sur sa popularité c'est déjà un président impopulaire avec surtout une code de rejet qui est très importante ça c'est c'est intéressant à à noter non seulement une code de rejet qui est à un niveau qui est un niveau inégalé ou quasiment inégalé mais surtout en fait pour la première fois un vrai décrochage de la part du cœur de son électorat qui jusqu'à présent et ça faisait la singularité d'Emmanuel Macron qui arrivait à agréger des formes de mécontentement mais qui conservait son socle électoral et d'ailleurs on l'a vu dans la plupart des élections lorsque il était candidat il réalisé plus de plus de 20 % entre 20 et 25 %. là on a aujourd'hui une baisse alors qui reste à un niveau honorable mais en tout cas on a moins de trois électeurs d'Emmanuel Macron sur quatre qui déclarent lui accorder leur confiance alors qu'on était plutôt habitué à 9/ 10 voire quasiment 10/ 10 qui déclarait apprécier le le président de la République mais la stratégie de la France insoumise qui a été indiqué de la part de mathil Panau n'est pas une stratégie qui est nouvelle elle est quasiment présente depuis les élections législatives et de faire en sorte que de toute façon leur objectif n'est absolument pas l'Assemblée nationale leur objectif c'est la présidentielle et donc en fait il cherche à faire en sorte de rendre la situation la moins supportable possible à l'Assemblée nationale pour faire en sorte si vous per l'expression que la tension monte d'un étage et s'applique à l'égard d'Emmanuel Macron autour de l'idée telle qu'on l'a vu c'est Emmanuel Macron qui a décider de la dissolution deassemé nationale alors que la situation politique ne l'imposait pas c'est Emmanuel Macron qui a nommé Michel Barnier et c'est Emmanuel Macron qui est en incapacité à pouvoir trouver une issue à la situation politique et quand on voit en fait les différentes prises de parole au sein de la gauche hein on NAA peut-être pas vraiment identifié mais il y a eu marine Tondelier et Lucy casty qui commen à faire une petite alliance en fait pour rappeler que Lucy Castet est présente on voit que la France assumis déclare que si jamais il devait y avoir une présidentielle anticipée il faudrait qu'il y ait un candidat unique et ça pourrait être Jean-Luc Mélenchon autour du programme de la France à soumise qui serait là et cetera donc il y a vraiment cette pression qui commence à s'effectuer au sein des des partenaires de la gauche mais également au sein de l'opinion en disant le problème n'est pas l'Assemblée nationale le problème n'est pas Michel Barnier mais le problème c'est Emmanuel Macron effectivement Franck Mo il y a quelques voix comme ça qui en dehors de de LFI don effectivement c'est un peu un peu une rangain depuis depuis plusieurs mois mais par exemple un Jean-François Copé la semaine dernière qui a évoqué très clairement Charles de Courson ai et Charles de Courson on en parlait dans dans dans un débat la semaine derre effectivement c'est c'est c'est autre chose et qui commence à dire l'hypothèse d'une démission du président de la République doit se poser il faut quand même rappeler quelque chose on on évoquait tout à l'heure la la question de des possibilités dans le cadre constitutionnel rien ne dit qu'il serait possible et tout dit plutôt le contraire d'ailleurs qu'il serait possible à un nouveau président de la République qui viendrait être élu de dissoudre l'Assemblée nationale avant l'été prochain ou puisque la durée d'un an ne sera pas échue je sais qu' qui a un débat certains disent oui mais la durée d'un an c'est pour un même président de la République rien n rien n'est sûr de ce côté-là et il est fort probable que le Conseil constitutionnel aurait une lecture considérant qu'il faut vraiment attendre un an même en cas de nouveau président donc ça ne règlerait pas le blocage du Parlement tel qu'on le connaît aujourd'hui ça aurait certes un impact psychologique mais jusqu'à quel point donc la la situation le scénario d'une démission du président de la République n'est Absolum pas un scénario de sortie de crise après je vous rejoins complètement sur le fait de considérer que dès le début c'est quelque chose qui est véritablement le but de dans la stratégie de de LFI et de Jean-Luc méorchon y compris le tout le programme rien que le programme du soir du du second tour des élections législatives on était vraiment dans quelque chose dont la finalité ultime n'était pas de gouverner mais était de créer une pression insupportable pour que le Président de la République démissionne c'est pas le scénario effectivement le le plus probable et heureusement parce que ça ne résoudrait rien et ça rajouterait sans doute à la crise mais après la question va se poser de comment on fait concrètement alors un scénario peut être c'est ce que vous disiez le fait que Michel Barnier reste à expédier les affaires courantes pendant quelques temps ce qui est certain en tout cas même si ce scénario se profile c'est qu' on va rentrer à nouveau dans une phase de consultation tous àimut qu'on a connu avant l'été effectivement et on va à nouveau se poser la question des voies et moyens de de donner corps à dans une pourrait y avoir un contrat de gouvernement ce parlait tout à l'heure on pour avoir des partis qui se mettent autour de la table avant qu'Emmanuel Macron dise bon puisque vous vous êtes mis d'accord on va choisir qui est l'actuel socle commun plus le centre gauche c'est-à-dire effectivement d'un socle qui permettrait d'avoir 289 chiffre magique 289 parlementaires pas forcément pour être d'accord et faire des grandes réformes mais au moins pour ne pas subir une censure et para au plus pressé jusqu'à l'été prochain mais la tripartition rend quasiment impossible c'est ces discussions entre gentleman ou gentlewoman pour élaborer une forme de plateforme commune pour gouverner la France dans les 2 ans et demi qui reste la clé une des clés de sortie c'est une nouvelle dissolution il faut le dire c'est de nouveau rendre la parole au français puisqu'on a un parlement qui ne permet pas de gouverner simplement s'il y a une dissolution il faut à mes yeux pour que ce soit démocratique que le président s'engage et prévienne tout le monde bien avant qu'on nescamote pas la campagne en 3 semaines comme c'était le cas la dernière fois parce que le résultat de cette assemblée n'est peut-être pas non plus complètement étranger au fait qu'il y a eu 21 jours ouvrés pour faire campagne ce qui a permis aux gens de moins regarder les programmes et de et de se de se rassembler parfois avec des différences ou des divergences qui n'auraient pas permis de de gouverner et alors ça n'est pas dans les textes c'est pas constitutionnel c'est même pas politique je a jamais vu un président dire attention je je vais dissoudre dans 6 mois mais ça permettrait en tout cas peut-être de borner déjà cette période d'instabilité et de d'ofrir un déboucher politique avec en remettant tout le monde sur la ligne de départ merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à à ce débat et et à très bientôt sur sur Public Sénat
Édouard Philippe