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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 18 octobre 2017 7 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Insécurité : la nouvelle police de Macron - Les questions SMS #cdanslair 18.10.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteÉludée

    Réforme de la police, soit, mais si elle n'est pas accompagnée par celle de la justice, à quoi servira-t-elle ?

  • 0:26OuverteÉludée

    Une grosse demande lors du mouvement de grandes policières il y a un an : une justice plus efficace.

  • 0:30OuverteÉludée

    Justement, une justice plus efficace. Et on en revient toujours au moyen.

  • 0:43RelanceÉludée

    Mais il faut voir ce qu'on met dedans aussi. C'est la même chose.

  • 1:05OuverteÉludée

    Tous nos jeunes qui sont désœuvrés, est-ce qu'ils paieront les amendes ?

  • 1:16OuverteÉludée

    L'intervention du président n'était-elle pas plus un diagnostic qu'une annonce d'action concrète ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18InvitéFait
    « Police de proximité, réforme de la procédure pénale. »
  • 0:50InvitéFait
    « Ça, c'est un petit aspect des choses. »
  • 2:15InvitéChiffre
    « Au dernier concours, il y a eu 300 places qui n'ont pas été pourvues de garder la paix par défaut de qualité sur 23 000 candidats. »
  • 2:40InvitéFait
    « Il a annoncé la création de deux écoles. »
  • 3:32PrésentateurFait
    « C'est soit le Danemark, soit la Finlande. »
  • 3:36PrésentateurChiffre
    « On est sur des taux de 93-95% d'opinion favorable. »
  • 4:05InvitéChiffre
    « Là, en France, 80% de la population respecte sa police, sauf quand on la verbalise au détour d'une rue pour un excès vitesse ou un feu rouge. »
  • 5:24InvitéFait
    « Emmanuel Macron a dit très clairement, je ne ferai pas le récipicé. »
  • 5:42InvitéFait
    « Ça fait depuis 2012, Dominique Baudis, 2016, M. Toubon. On dit qu'il y a un souci là-dessus. »
  • 6:01InvitéFait
    « Juste en deux mots, la traçabilité, les pays anglo-saxons le font. »
  • 6:22InvitéFait
    « Chez moi, la gendarmerie n'est ouverte qu'une fois par semaine. Le reste du temps, il faut se rendre à 10 km pour signaler un vol. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Invité 222 %
  • Présentateur16 %
  • Invité 316 %
  • Invité 410 %

14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

Réforme de la police, soit, mais si elle n'est pas accompagnée par celle de la justice, à quoi servira-t-elle ? Voilà la question, non ?

0:10
Présentateur

Une vraie question. Réforme de la justice.

0:13
Invité

Effectivement, d'ailleurs, il en a parlé. Il a connecté directement Emmanuel Macron. Police de proximité, réforme de la procédure pénale. Donc, il faut que ça aille ensemble. Mais ça doit aussi aller avec plein d'autres choses.

0:26
Présentateur

Ça, c'était une grosse demande lors du mouvement de grandes policières il y a un an. Justement, une justice plus efficace. Et on en revient toujours au moyen. Quand on parlait tout à l'heure de la question des jeunes en bas des immeubles qu'on contrôle, on les contrôle parce que, justement, ça devient une forme de sanction parce qu'en fait, on n'a pas d'autres outils pour lutter contre ça.

0:43
Invité

Mais il faut voir ce qu'on met dedans aussi. C'est la même chose. Parce que là, c'est beaucoup d'incantations, réforme de la procédure pénale. Mais jusqu'où on va ? Qu'est-ce qu'on fait ? Là, on a besoin de détails aussi. C'est passé par des contraventions. Ça, c'est un petit aspect des choses. Sur notamment le trafic de stupéfiants, la consommation de stupéfiants. Sans permis de conduire et sans assurance également. Ça, c'est plutôt dans le bon sens. Ça va simplifier la tâche et on ne contraventionnise pas. Ça reste un délit, ce qui est quand même en termes de santé publique important. Maintenant, tous nos jeunes qui on parle, qui sont désusagés, est-ce qu'ils paieront les amendes ?

C'est la vraie question. En tout cas, ça va soulager et alléger. Ça va soulager en termes de procédure. L'intervention du président n'était-elle pas plus un diagnostic qu'une annonce d'action concrète ?

1:22
Présentateur

Oui, mais en même temps, ça correspond un peu, je trouve, c'est tout à fait vrai, mais ça correspond un peu, je trouve, à la philosophie qui était la sienne lors de la campagne. Il a dit, on va évaluer la situation, on va faire des diagnostics, on va faire des audits, on va associer des chercheurs. Et moi, je veux avoir une vision claire de la situation avant de mettre quoi que ce soit en œuvre. D'ailleurs, il a dit à plusieurs reprises, il a dit, on va concerter. Ça, c'est bien. Pour le moment, je ne vais pas m'avancer.

Moi, je ne suis pas contre l'idée qu'on évalue des politiques publiques, enfin qu'on fasse un diagnostic préalable à la mise en œuvre d'une politique publique et qu'ensuite, on la pilote avec de l'évaluation. Ça me paraît assez rationnel. Et d'une certaine façon, moi, je n'ai pas été surpris par cet aspect-là des choses.

1:59
Invité

Moderniser, embaucher, le président exprime l'intention de faire beaucoup de choses. Où va-t-il trouver l'argent nécessaire ? Il n'y a pas besoin forcément d'argent. Embaucher, il a annoncé, les embauches, je sais bien, mais attention à l'embauche de masse. Est-ce qu'on aura suffisamment de candidats de qualité pour être recruté policier ? Vous en avez des candidats en ce moment ? Au dernier concours, il y a eu 300 places qui n'ont pas été pourvues de garder la paix par défaut de qualité sur 23 000 candidats. Donc, il y a une vraie question qualitative, parce que la police, avec tout ce qui se passe, n'attire plus les candidats. Qui a envie de venir pour se faire insulter ?

Qui a envie de travailler dans un commissariat qui a été décrit parfaitement par Frédéric tout à l'heure ? Donc, il faut redonner du luxe et aussi attirer les meilleurs, ceux qui ont vraiment envie de s'investir pour les autres. Ça, c'est un premier point. Il faut des écoles et des formateurs. Voilà, il a annoncé la création de deux écoles. Nicolas Sarkozy en avait coupé et supprimé un certain nombre, donc on revient en arrière. Et c'est vrai que s'il n'y a pas d'école, on ne peut pas bien former les policiers. C'est pour ça que les économies, on peut les faire aussi. On n'est pas obligé de dépasser beaucoup d'argent, on peut aussi réformer en profondeur.

Et c'est ce que je disais en préambule, c'est que je trouve qu'il n'a pas été assez loin. Il faut donner un grand coup de pied dans l'organisation de la sécurité qui est ancestrale. On est un des rares pays d'Europe à maintenant avoir une police et des gendarmes qui juxtéposent, des services de police qui se concurrencent entre la PJ, la sécurité publique, les CRS, les escadrons de gendarmerie. Il y a des sources d'économies et de rationalisation. Si on en veut vraiment, poétiquement, on prend une décision, on peut les prendre. Et je pense que les analyses dont fait partie monsieur pourraient contribuer favorablement à faire évoluer les choses. Voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Quelle est la meilleure police européenne et la plus estimée de son peuple ?

3:32
Présentateur

C'est soit le Danemark, soit la Finlande. On est sur des taux de 93-95% d'opinion favorable.

3:42
Invité

Ça, c'est l'image. Et sur l'efficacité ?

3:44
Présentateur

L'efficacité, c'est toujours la question.

3:46
Invité

C'était la question, quelle est la meilleure police européenne ? Quels sont les critères ? C'est le chiffre ? C'est parce qu'elle est bien vue par sa population ? Ce serait quoi la meilleure police ? La meilleure police, ce serait celle qui serait respectée. Qui serait respectée pour ce qu'elle fait, pour ce qu'elle apporte, parce qu'elle rassure et qui ne soit plus insultée. Mais c'est le cas quand même pour 80% de la population.

4:07
Présentateur

Oui, bien sûr.

4:08
Invité

Là, en France, 80% de la population respecte sa police, sauf quand on la verbalise au détour d'une rue pour un excès vitesse ou un feu rouge. Ça aussi, le respect, il passe aussi par là. Ça fait partie du job. Et le respect, il passe par toutes les composantes, toutes les missions qu'on a à effectuer. Ce nouveau dispositif peut-il alléger ou remettre en cause l'opération Sentinelle ? Est-ce qu'il y a un lien entre la nouvelle police ? Il n'y a pas de lien. A priori, d'ailleurs, ce sont surtout des militaires. Effectivement, quelques policiers. Donc non, il n'y a pas de lien. Les liens qu'il pourrait y avoir, c'est ce qui a été annoncé sur l'incorporation de l'état d'urgence dans la loi, etc.

d'un certain nombre de mesures qui font qu'en cas d'alerte et d'attentat, on ne devra pas attendre de nouveau de déclencher l'état d'urgence pour pratiquer un certain nombre de perquisitions. C'est ça qui a été fait, mais sur Sentinelle en soi, ce n'est pas ça qui va impacter. Demain, des policiers grands frères. C'est ce qui avait été reproché. Alors vous avez dit qu'il y avait une lecture politique à la police de proximité, mais est-ce que c'est ce qu'il faudrait ? Est-ce que ça fait partie des missions que pourrait avoir la police ? Pas forcément. Non, il faut que les choses soient un peu rationalisées, améliorées.

Et puis il y a un point qu'on n'a pas évoqué, mais c'est l'enjeu très important de qu'est-ce qu'on fait de ces contrôles d'identité ? Comment ? Jusqu'où ? Là, Emmanuel Macron a dit très clairement, je ne ferai pas le récipicé, qui est une demande assez constante et ancienne du monde associatif et militant. Donc là, il met un niet clair et précis. Donc récipicé sur les contrôles d'identité. Pour essayer de les quantifier, puisqu'on a un certain nombre de recommandations, notamment du défenseur des droits. Ça fait depuis 2012, Dominique Baudis, 2016, M. Toubon. On dit qu'il y a un souci là-dessus.

Tout en disant qu'il ne faut pas forcément faire du récipicé, mais il faut améliorer la traçabilité. Donc ce n'est pas si simple. Mais on a un gros enjeu là-dessus, pour effectivement ce que les policiers trouvent peut-être mieux leur place et que le dialogue se fasse de meilleure manière avec la population. Juste en deux mots, la traçabilité, les pays anglo-saxons le font, mais il y a un tabou là-bas qui n'existe pas, c'est les origines ethniques. On a le droit de parler des origines ethniques. En France, on n'a pas le droit. Donc à partir d'on n'a pas le droit, ce n'est même pas la peine d'en parler. On perd notre temps. Ça n'aura pas de sens de faire la traçabilité.

Donc il faut penser à autre chose. Donc formation, fidélisation des policiers sur les secteurs, on sera plus efficace et on fera moins de confiance. Chez moi, la gendarmerie n'est ouverte qu'une fois par semaine. Le reste du temps, il faut se rendre à 10 km pour signaler un vol. Les choses vont-elles changer ? C'est le contraire de la proximité en tout cas. C'est l'éloignement. C'est l'éloignement. C'est exactement le contraire de la proximité. Non mais il faut vivre avec son temps. On peut faire des dépôts de plainte maintenant, des pré-dépôts de plainte par Internet.

Et moi je propose que les commissariats ferment aussi dans certains endroits la nuit pour être sur le terrain, plutôt que d'être dans les commissariats à attendre des plaignants qui ne viennent pas. Merci à vous tous. 10h45, on se retrouve demain 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air ce soir. Vous pourrez retrouver dans le monde en face un documentaire Police sur le fil. Rendez-vous 20h50 avec Marina Carrère dans Coss. Belle soirée sur France 5.