Budget : "On parle d’Europe mais on a des particularismes dans chaque pays" (Serge Cimino)
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« le camp des fruots, emmené, que vous l'avez dit, par le chancelier allemand veut une coupe de 400 milliards d'euros dans le prochain budget de l'Union. »
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« Emmanuel Macron en effet est resté silencieux au premier jour du conseil plutôt que d'augmenter les contributions nationales. »
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« Emmanuel Macron a averti euh ses partenaires au sein euh du sommet qu'il serait encore plus difficile de conclure un accord sur le budget l'année prochaine avec évidemment la pression des élections en France, en Italie, en Pologne en 2027. »
- 3:27Chiffre
« la présidence tournante qui dit pour l'instant le point de départ c'est 140 milliards d'euros d'économie et après on discute. »
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« c'est ce qui va fixer, si vous voulez les dépenses à 2034. »
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« un des clivages, c'est-à-dire que il y a d'une part le clivage quasi politique entre les fruot comme vous l'évoquiez et les 17 amis de la cohésion »
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« Tous ceux qui ont couvert les sommets à Bruxelles savent que ça se termine parfois à 4h du matin. »
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« Emmanuel Macron veut aller vite en disant il faut qu'on règle le cadre pendant 7 ans du budget européen avant les élections tout à fait stratégiques de l'an prochain »
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« Est-ce qu'on paye vraiment l'agriculture et les subventions aux régions les plus pauvres d'Europe, notamment en Europe de l'Est mais et dans le sud ? »
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« l'objectif de l'Union européenne, c'est de dire on se met ensemble pour qu'il y ait une convergence économique des régions les moins développé pour aller justement en développement et créer un marché unique homogène. »
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« il y a vraiment un bénéfice à ça. Donc ça je pense que c'est au début un petit peu de façade, on le sait, chacun arrive avec des positions assez dures mais que ça ce sera assez sanctuarisé hein. »
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« l'Allemagne est le premier contributeur euh à 40,9 milliards d'euros. La France arrive en 2è position à 30,5 milliards d'euros. »
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« la France, c'est d'ailleurs l'un des débats franco-français avec le Rassemblement national en particulier, c'est de savoir combien on récupère. »
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bras de fer qui s'engage actuellement. Je rappelle qu'Emmanuel Macron est à Bruxelles en ce moment même. Alors si je veux bien comprendre les choses, on peut dire que d'un côté il y a les six raisonnables, six raisonnables, six pays qui ne veulent pas être les plus dépensiers. Alors en faire de lance l'Allemagne et puis de l'autre côté peut-être les cigales dont font partie dont fait partie la France qui considère qu'il faut dépenser plus pour aider l'Europe à se relever et peut-être même la France. Je propose de retrouver Valérie Astruc. Vous êtes notre correspondante à Bruxelles. Valérie, êtes-vous avec nous ? Oui, bonjour madame, je suis avec vous et je peux vous dire que d'abord le Je vous écoute. Non mais euh bah écoutez Valérie, en
fait, je voulais vous demander quelle était la différence entre les deux camps en fait, ces sigales et ses fourmis. Alors, le camp des fruots, emmené, que vous l'avez dit, par le chancelier allemand veut une coupe de 400 milliards d'euros dans le prochain budget de l'Union. sans le dire ouvertement, ils veulent réduire les dépenses de la PAC pour les agriculteurs ainsi que les dépenses pour les régions les plus déshérritées et se concentrer sur les dépenses de défense face à la menace russe ainsi que pour la compétitivité face à la menace chinoise. L'autre campé par Emmanuel Macron défend un budget à la hausse de 30 % et pas question de sacrifier les dépenses traditionnelles tout en investissant dans les dépenses d'avenir. problème. Le bras de fer
oppose de dirigeants très affaiblis. Le chancel allemand n'a pas de marge de manœuvre dans son propre pays et Emmanuel Macron est lesté de la dette française qui le rend moins audible. Alors justement hein Valérie, quel est notre poids dans cette négociation ? La France compte-elle encore finalement ? Alors, on peut noter qu'Emmanuel Macron en effet est resté silencieux au premier jour du conseil plutôt que d'augmenter les contributions nationales. Il a une piste. Il propose que l'Europe se dote de ses propres recettes en créant des taxes notamment sur les géants du numérique ou les jeux en ligne. Le problème c'est que la commission qui elle aussi a proposé une taxe sur notamment les profits des grandes entreprises et bien ça ne fait pas du
tout l'unanimité. Alors, Emmanuel Macron a averti euh ses partenaires au sein euh du sommet qu'il serait encore plus difficile de conclure un accord sur le budget l'année prochaine avec évidemment la pression des élections en France, en Italie, en Pologne en 2027. Merci beaucoup Valérie, merci pour ces explications. Serge Siminau, euh quand Valérie nous disait un président silencieux, oui, parce que c'est un peu compliqué. Alors, on parle d'Europe, mais en fait, on a des particularismes de chaque pays dans cette affaire-là. euh ce que ce qu'on appelle les fru hein, donc menés par l'Allemagne, vous l'avez dit, face à aux amis de la cohésion, c'est 17 pays. Alors, c'est pas des choses qui sont fédérées officiellement, mais c'est des gens qui ont les mêmes intérêts. On voit
bien que président de la République, il a un petit peu entre les deux, il mène pas vraiment la fronte des 17, mais il se dit queil veut défendre son idée de l'Europe. Alors, on a parlé des nouvelles ressources propres. Valérie vient d'en parler. Là aussi, ils sont pas d'accord. Par exemple, vous avez ceux qui sont proches des Américains qui veulent pas qu'on taxe plus les GFAM. Donc Google, Amazon, Facebook, j'en passe et les meilleurs. D'autres aimeraient bien, sauf ceux qui ont des casinos, des jeux en ligne chez eux n'aimeraient pas trop qu'on taxe. Donc voyez, vous avez des intérêts divergents et le président, il va attendre un petit peu que ça se tasse, voir comment ça évolue pour imposer sa vision. Mais on le sait quand je parlais des particulialismes nationaux, il y a des
élections partout l'année prochaine en Europe. Vous avez l'Espagne qui a des élections anticipées. Bah la France, vous savez ce qui va se passer. Il y a l'Italie aussi qui est concernée. Donc on a ces ces jeux-là avec ceux qui veulent vraiment faire des économies et ceux qui veulent garder une sorte de cohésion avec le côté on développe les autres pays avec avec certains fonds. Il y a la PAC qui est en jeu, la politique agricole commune et puis aussi la politique de la pêche. Donc vous voyez, ce sont des intérêts, on va dire parfois très divergents avec une base qui est posée par l'Irlande qui préside le conseil de l'UE1, c'est la présidence tournante qui dit pour l'instant le point de départ c'est 140 milliards d'euros d'économie et après on discute. Alors après, est-ce que ça ira jusqu'à
la fin de l'année prochaine ? Ça c'est le vrai débat avec les petits parasites des élections, j'allais dire locales, en tout cas national. Ce dont nous parlait effectivement Valérie, Isabelle Tissingan, votre regard justement sur et bien cette répartition des forces et ce bras de fer qui s'annonce. Alors, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il y a il y a trois éléments qui sont en jeu, hein, et qui sont au centre des conflits. Il y a un, l'enveloppe globale, c'est combien on met dans ce Alors, le texte dont on discute, faut peut-être le rappeler hein, c'est le cadre financier pluriannuel de l'Europe. C'estàd que c'est ce qui va fixer, si vous voulez les dépenses à 2034. Voilà, à 2032 euh euh pardon 2034, oui, je suis sur d'autres échéances. [rires]
Donc c'est un cette enveloppe là he le point de départ c'était 2000 2000 milliards d'euros hein pour donner une idée. Oui, c'est pas juste pour l'année en fait, c'est vraiment pour une longue période. Donc c'est extrmement et ça va venir si vous voulez mettre des espèces de plafonds au budget annuel qui seront discutés chaque année hein. Donc ça c'est premier sujet. Deuxème sujet, c'est effectivement la répartition à l'intérieur. Et là, il y a effectivement deux deux camps qui rejoignent un peu les deux camps sur le premier sujet, ceux qui veulent une grosse enveloppe et ceux qui veulent une enveloppe plus petite. Quand ceux qui défendent les sujets qui sont les sujets un peu traditionnels de l'Europe et qui sont
les sujets de la cohésion, c'est le fait de d'aider les régions les plus défavorisées à rattraper. Donc ça c'est et politique agricole commune et puis ceux qui sont effectivement sur les sujets défense compétitivité. Puis un troisème sujet, les fonds propres, des nouvelles taxes hein avec bon et euh c'est extrêmement difficile aujourd'hui de savoir où ça va atterrir. On est quand même dans un début de négociation hein, c'estd que chacun est sur des positions dures. On sait que l'Europe bah c'est ça marche à la négociation donc il est pas exclu que ça atterrisse. Enfin, les points de départ sont quand même assez avec effectivement des échéances très fortes politiques qui
font que vous avez des c'est pour ça que je réponds longuement à votre question qui font que vous avez des des gens qui défendent des positions mais qui sont extrêmement affaiblis politiquement. Et donc vous vous dire simplement tel camporter, moi je serais incapable de faire ça. Mais peut-être que peut-être que pour [rires] nous le faire. Alors est-ce que est-ce qu'il y a un camp ? Est-ce qu'on sait déjà quelqu'un va l'emporter ou est-ce que c'est vraiment des négociations sérieuses et enfin, j'allais dire où tout se décide autour de la table finalement ? Ah ben ça se décide toujours autour de la table après des négociations toujours interminables. Tous ceux qui ont couvert les sommets à Bruxelles savent que ça se termine parfois à 4h du matin. Parfois on bloque
même l'horloge à minuit parce que on était censé trancher à minuit et on continue et c'est interminable et ça peut prendre d'ailleurs des mois d'un certains points de vue d'ailleurs. un des clivages, c'est-à-dire que il y a d'une part le clivage quasi politique entre les fruot comme vous l'évoquiez et les 17 amis de la cohésion qui ça renjoint un un débat politique qu'on retrouve dans tous les pays d'ailleurs à l'intérieur des pays qui est est-ce que ça va mieux si on dépense plus dans des grands programmes éthiques ou est-ce que il faut être beaucoup plus attentif au aux dépenses ? Donc en gros grosso modo, d'un côté la France et de l'autre l'Allemagne. Et là il faut reconnaître que si quand on dépense plus ça allait mieux, bah en France on serait très très bien. Donc on peut quand même
s'interroger sur l'efficacité de la dépense publique au niveau dans les États et aussi au niveau européen. Et puis il y a aussi une divergence de calendrier, c'est-à-dire que Emmanuel Macron veut aller vite en disant il faut qu'on règle le cadre pendant 7 ans du budget européen avant les élections tout à fait stratégiques de l'an prochain que vous avez évoqué Pologne, Espagne, Italie, France et là les autres disent non, prenons notre temps. Donc en théorie on peut très bien arriver à à un compromis plutôt dans quelques mois. Et puis dernier point, il y a aussi qu'est-ce qu'on finance ? C'est pas uniquement le niveau de ce qu'on paye où les divergences sont quand même assez phénoménales. C'est ça se compte en centaines de milliards. aussi. Est-ce
qu'on paye vraiment l'agriculture et les subventions aux régions les plus pauvres d'Europe, notamment en Europe de l'Est mais et dans le sud ? Où est-ce qu'on finance et c'est le l'argument des Allemands, plutôt la compétitivité industrielle, les hautes technologies, la sécurité parce que on vit dans un monde à peu près en guerre et et puis la souveraineté et et la lutte contre l'immigration. Alors justement c'est intéressant ces thèmes parce que Anneophie Alcif, on voit bien que chacun est est sur sa ligne et que que défend la France par exemple ? La France, elle veut quoi elle dans ce budget ? Alors, elle veut en effet plus d'argent pour investir déjà en effet, on va dire centraliser tout ce qui sont les dépenses traditionnelles. On l'a dit, la politique agricole commune puisque'en
effet, on a un des pays qui en bénéficion le plus, les politiques de cohésion. Sur les politiques de cohésion, là aussi, il faut faire attention quand on dit hein, c'est les pays de l'est ou du sud qui en bénéficient. Quand vous regardez l'histoire de ces fonds, l'objectif de l'Union européenne, c'est de dire on se met ensemble pour qu'il y ait une convergence économique des régions les moins développé pour aller justement en développement et créer un marché unique homogène. Et c'est grâce à ça qu'on a en on est arrivé là et qu'on a cet effet richesse. Et quand vous regardez historiquement un des pays qui a plus bénéficié de ces fonds de convergence, c'est l'Allemagne lors de la réunification. Donc en grande partie, si l'Allemagne est à ce niveau de développement économique, c'est grâce à
ses fonds structurels. Si demain la Pologne, on le dit hein, euh sur les cinq prochaines années pour être plus riche que la France, c'est également grâce à cette politique de convergence qui permet d'avoir un marché unique, il faut le rappeler, et donc en effet de rester compétitif par rapport à la Chine et par rapport aux États-Unis. Donc bien sûr que je pense que les fruots lancent un peu ça, mais ils n'ont pas non plus intérêt à ce qu'il n'y ait plus cette convergence et cette cohésion parce qu'ils profitent du développement des pays d'Europe de l'Est également en terme de compétitivité. Il faut rappeler qu'une grande partie de l'industrie allem délocalisé dans des CPI de l'Est sur certains segments des chaînes de valeur à plus faible valeur ajoutée.
Donc il y a vraiment un bénéfice à ça. Donc ça je pense que c'est au début un petit peu de façade, on le sait, chacun arrive avec des positions assez dures mais que ça ce sera assez sanctuarisé hein. Je pense qu'on va pas attaquer quand même vraiment le fondement de l'Union européenne. Par contre les grandes questions, c'est vraiment la question de l'investissement et c'est là où c'est vraiment essentiel. Et juste pour répondre à votre question, donc on a une partie beaucoup de pays en fait qui réinvestissent mais au niveau national, on le sait hein, Espagne Italie avec le fameux plan européen de 80 milliards, l'Allemagne qui a les 500 milliards sur 10 ans. Donc il y a un retour de l'investissement national et donc il y a une partie qui se dit bah nous on investit au niveau de notre pays
donc l'Europe finalement c'est secondaire et d'autres qui disent comme nous qui sommes le seul pays à avoir une contribution négative de l'investissement à notre croissance comme nous on ninvestit pas ben on se dit il faut avoir plus d'argent pour que l'Europe investisse. Et c'est là où il y a vraiment un un différentiel qui va être important. Alors, je voudrais qu'on regarde déjà combien à combien à quel hauteur chacun contribue. Regardez les chiffres, regardez cette infographie qui va apparaître dans un instant sur notre an. Voilà. Donc euh l'Allemagne est le premier contributeur euh à 40,9 milliards d'euros. La France arrive en 2è position à 30,5 milliards d'euros. Serge Chimino, on n'est pas on n'est pas si mauvais. On est visiblement à juste après l'Allemagne, enfin bon, à 10
milliards près, on on contribue pour l'Europe beaucoup et pourtant euh visiblement nos contributions risquent de baisser. Euh disons que il y a un double débat, c'estàd qu'il y a ce qu'on donne, il y a ce qu'on reçoit parce que souvent il y a la contribution nette, c'est-à-dire que la France, c'est d'ailleurs l'un des débats franco-français avec le Rassemblement national en particulier, c'est de savoir combien on récupère. que on est effectivement on donne plus qu'on reçoit mais dans ce qu'on reçoit il y a par exemple la politique agricole commune où les agriculteurs français seraient bien embêtés si on baissait drastiquement ce qu'on donne à l'Europe parce que je crois qu'on est autour de 9 milliards sur sur la PAC. Donc c'est c'est ça ces équilibres là. Et c'est
vrai que le débat qui se qui commence qui commence qui a un peu commencé en Europe, c'est que parfois on se dit on va faire un désinvestissement en Pologne, c'est bien pour les Polonais mais les Français peuvent en bénéficier parce que des entreprises françaises vont peut-être pouvoir travailler un peu mieux avec la Polon. Donc c'est un peu à la fois ce sont des chiffres réels en valeur constante mais c'est difficile de savoir ce qui est intéressant dans une contribution importante mais avec des effets retour. Et ce débat là, il est très important en France parce que même le Rassemblement national a changé de logiciel tout récemment mercredi sur ce qu'est la contribution à l'Union européenne et ça c'est fondamental. Al.
Emmanuel Macron