Face à Philippe de Villiers / 6 mars 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette prudence sur la guerre en Iran ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quel événement a changé la donne entre Israël et l'Iran ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels sont les buts de guerre affichés par Israël et les États-Unis ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous des stratégies des belligérants ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Que doit faire la France dans cette guerre ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé de l'attitude des pays européens et de la France ?
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Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe de Viller. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir [rires] commentot en anglais ? Bien sûr en anglais. Vous m'avez manqué pendant cette semaine américaine.
J'ai pensé à vous très loin, très loin du plateau et des studios de des C News. C'est un plaisir de vous retrouver Philippe Devilier. On m'a beaucoup parlé de vous aux États-Unis, Philippe Devilier, il disait Philippe Devilier et vous êtes suivi même du côté de de la Floride.
Alors, est-ce que c'est les fait Trump ? Je ne sais pas. Mais plus sérieusement, certaines personnes son parce que là-bas, il y a il y a Disney.
Ah et alors là-bas à Disney, ils disent "Quel dommage qu'on ait pas eu Philippe Devilier au lieu de voir [rires] Disney pour faire le puit du fou, le puit du fou du côté d'Orlando." [raclement de gorge] Euh Geoffro le jeun est avec nous. Cheraufroid, bonsoir.
Ravi de vous retrouver. Un peu de sourire, ça fait du bien parce que l'actualité, elle nous emmène au Moyen-Orient. Voilà donc une semaine Philippe que la guerre fait rage contre la République islamique d'Iran.
À l'heure où le monde a les yeux rivés sur ce conflit en cette période aussi sensible et incertaine, vous souhaitez commencer par un message de prudence. Philippe Devilier, on a travaillé cette émission tout au long de la semaine et vous avez été extrêmement prudent lors de nos échanges. Pourquoi cette prudence Philippe ?
Ben écoutez, euh quand j'écoute quand je regarde la presse française en général, euh je me dis avec mon expérience des crises et des guerres que souvent euh les journalistes sont des lecteurs de dépêche de l'agence France-presse, que souvent les généraux de plateau nous refont la bataille des thermopiles [raclement de gorge] ou du Péloponaise et que les crapauteurs de studio qui qui ont une sorte de souffrance intime et qui arrive dans une sorte de trayé qu'ils n'ont jamais porté euh en fait ils reprennent des truismes alors qu'ils n'ont pas d'information autre qu'officiel. Et en fait, les polémologues, les vrais spécialistes de l'art de la guerre, il y en a quelques-uns, euh quand il s'exprime, il s'exprime avec des précautions de méthode parce que ils connaissent les deux lois de la guerre. La première loi, euh c'est Claus qui l'a très bien défini.
Méfiez-vous du brouillard de la guerre. Qu'est-ce que ça veut dire ? La guerre est un brouillard.
Ça veut dire que dans le brouillard, les informations qui sortent du brouillard [raclement de gorge] euh c'est de la communication, c'est pas de l'information. On n'est pas dans la vérité vraie, on est dans la dans les vérités projetées pour le public. C'est qu'après longtemps après qu'on sait exactement ce qui s'est passé.
Et puis la deuxième loi de la guerre, [raclement de gorge][toux] c'est Churchill qui l'a très bien défini. Euh [grognement] la guerre est un engrenage dont chaque cran, sauf le premier est imprévisible et incontrôlable. Et cherch disent aussi euh n'oubliez jamais n'oubliez jamais que la guerre n'est jamais ce qu'on croit qu'elle sera.
Elle ne se fait jamais sans heure et sans surprise et celui qui s'embarque dans cette aventure ne sait pas à l'avance les tempêtes et les ouragans qu'il rencontrera. Et il ajoute ceci : "L'homme d'État qui cède à la fièvre guerrière [grognement] doit savoir que une fois le signal lancé, il perd le contrôle de sa politique et il perd le contrôle des actes qui vont se dérouler sur le champ de bataille et qui vont le contredire." Pourquoi ?
Parce que dans le dans la guerre, il y a énormément de de paramètres, ceux qu'on appréhende sur le bac à sable et ceux auquels on n pas pensé comme par exemple le des trit deus lorsqu'on est sur le terrain. C'estd que dans la guerre quand vous décidez de faire une guerre, il y a des impasses. Et la chose qu'il faut éviter, que j'essaierai d'éviter ce soir avec votre aide, c'est d'être péremptoire.
H la prudence donc ce soir et un rappel aussi à l'histoire. Geoffre le jeûne. Alors cher Philippe, la relation entre l'État d'Israël et l'Iran est passée des années 1948 à aujourd'hui en 2026, de l'âge d'or à une guerre implacable puis à une guerre totale.
Quel est selon vous l'événement majeur qui a complètement changé la donne ? Et vous avez raison, on est passé de l'âge d'hors à la rupture totale euh en 30 ans, 1949 1979. L'âge d'or, c'était sous la monarchie pas la vie.
Les échanges entre Israël et l'Iran étaient se multipliaient, était de plus en plus riche. Il y avait une présence juive en Iran très importante, de plus en plus importante et il [grognement] y avait le pétrole iranien qui arrivait à flot euh dans l'État d'Israël. Il faut ajouter que Israël et l'Iran à l'époque avaient les mêmes ennemis, les ennemis communs, c'est l'Égypte naérienne, l'Irak bassiste et le RSS et ses satellites. 1979 arrivé de Cominiola Comini au pouvoir et là on passe on passe de l'âge d'or à l'apocalypse.
Pourquoi je dis l'apocalypse ? parce qu'on est dans l'eschatologie, on est dans le dans les dans la fin du monde. C'est-à-dire que on invente à ce moment là en Iran la logomachie petit Satan, grand Satan.
Le petit Satan, c'est l'Israël, le grand Satan c'est l'Amérique. Et quand on est islamiste, le grand Satan et le petit Satan, il faut les réduire, il faut les brûler vif. On parle à ce moment-là de l'entité sioniste, on parle même d'une tumeur cancéreuse en Iran.
C'est comme ça qu'on parle de l'État d'Israël. Donc ça c'est la première étape. Ensuite les choses vont s'aggraver avec le croissant chiit puisque l'éan devient la capitale mondiale du chisme.
Et le croissant chient les proxis, les fameux proxis. ce qu'on appelle les proxis, c'est les proxis, ce sont des ce sont les tentacules de la pieuvre. Ce que Antoine Basbouff a appelé euh les essins de frelons.
Euh les essins de frelons qui sont commandés par l'Iran pour aller piquer Israël. Et donc il y a le bol en Iran, en au Liban, il y a euh le Hamas à Gaza, il y a les outils au Yémen et cetera et cetera. Ce qu'on appelle les proxy proximité, donc les tentacules et la trè étape et l'étape décisive répond à votre question.
C'est en fait un un basculement psychologique du président des États-Unis Trump. [raclement de gorge] Pourquoi ? Parce qu'il s'est passé deux choses en même temps.
D'après mes informations, la première chose qui a tout changé pour lui, c'est en fait la puissance d'émotion d'un homme qui s'est dit "J'aurais dû y aller, je suis pas allé. quand il y a eu l'ultime révolution orange noyé dans le sang avec les manifestation où les Iraniens criaient "Aidez-nous, aidez-nous et personne n'est venu. Et en fait, Donald Trump euh qui est un instinctif et aussi un émotif, s'est dit il faut que je rattrape ça parce que la politique c'est ça en fait.
La géopolitique, c'est ça, c'est beaucoup de sentiments, c'est beaucoup d'instincts, c'est aussi beaucoup de h de c'est aussi beaucoup d'émotions. Alors après, on canalise les émotions. Il se trouve que au moment où il ressentait cette gêne de n'y pas allé, il a eu sur son bureau un renseignement qui était le suivant : Ianiens sont en train de creuser et d'installer [raclement de gorge] de nouveaux sites d'enrichissement de l'uranium.
Et donc là, c'est là que Netaniau est venu le voir. Il lui a dit "Voilà, ça recommence." Et là, la décision a été prise d'en finir.
C'est la évidemment le grand point de bascule. Euh c'était il y a quelques jours, il y a 8 jours. Quels ont été les buts de guerre Philippe Devilier affichés par Israël et les États-Unis pour justifier, légitimer leur intervention conjointe en Iran ? dans la nuit de vendredi à à samedi.
C'était il y a tout juste une semaine. Philippe, [raclement de gorge][toux] je vous remercie de me poser cette question qui est qui m'amène à faire une allusion à celui qui a défini [raclement de gorge] les buts de guerre, c'est Grossius, le grand juriste, en s'appuyant sur Saint-Ohovadquin et Saint-Augustin. Et c'est la question que se pose beaucoup d'observateurs aujourd'hui.
Cette guerre est-elle juste ? Et beaucoup de commentateurs ajoutent "Non, parce qu'elle est préventive mais moi je réponds ceci, c'est pas parce une guerre est préventive qu'elle est injuste." Non, une guerre est juste quand c'est une guerre de légitime défense.
Et euh la légitime défense, ça veut dire trois choses d'après Grossus. Premièrement, il faut que la menace soit imminente, donc avec un désastre annoncé. Euh deuxièmement, il faut que tous les toutes les voies de recours de la négociation soient épuisé.
C'est qu'on a tout tenté. Et troisièmement, il faut que la guerre à venir euh soit un mal inférieur [grognement] au mal qu'on a voulu ainsi corriger. Les trois question trois questions qui se rapportent à la guerre juste, les trois éléments constitutifs de la guerre juste.
Alors, je réponds à votre question. En fait, faut d'abord parler d'Israël parce que il y a les buts de guerre de Trump, il y a les buts de guerre d'Israël. Les buts de guerre d'Israël, ils sont très simples.
Il y en a deux. C'est euh échapper à la menace existentielle une fois pour toutes euh pour ne plus vivre sous les bombes, ne plus euh passer une partie de son temps dans les abris, y compris pour les mariages. Donc vivre en paix.
Et puis le le deuxième but de guerre qui est lié au premier, c'est pour chasser éradiquer les proxy. C'est en finir avec le esbola le Hamas, les outils, en finir avec les tentacules et en finir avec la pieuvre parce que tant qu'il y aura la pieuvre, les tentacules repousseront. C'est bien connu.
Réponse sur les États-Unis, l'Amérique. Le premier but de guerre, c'est d'empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a une réunion physique de la bombe atomique et du terrorisme la première fois.
Le terrorisme c'est dangereux. Tout le monde le dit, tout le monde le sait. On en a la preuve.
Hélas. Euh je suis français, je n'oublie pas le dracard, les 53 légionnaires français qui ont été assassinés par l'estola iranien sous influence iranienne. Euh le terrorisme c'est dangereux, la bombe atomique c'est dangereux.
Mais quand vous avez la bombe atomique et le terrorisme en même temps, le danger, il est planétaire, il est médiat, il est redoutable. Quand vous avez [raclement de gorge][toux] une thérocratie qui prône le djihad, c'est la conquête du monde au nom de l'islamisme euh qui est une religion établie sur l'uma et sur la charia. Donc il y a pas de place pour ceux qui sont pas musulmans.
Quand vous avez cet état théocratique qui prône et qui pratique le terrorisme, il est normal que n'importe quel chef d'état raisonnable se dise si jamais un jour ils ont la bombe atomique, c'est très dangereux pour le voisin Israël, c'est très dangereux pour le monde entier, y compris nous l'Europe et nous la France. [grognement] Et en fait, en vous disant ça, je repense à une conversation que j'ai eu un jour il y a longtemps avec Michel Dobré, ancien premier ministre qui était à l'origine de la bombe atomique avec le général de Gaulle et celui qui a créé la force atomique française, le général Galois, l'inventeur de la bombe atomique. C'était chez le général Galois, je me souviens, et on buvait l'apéritif.
Et général Galois dit en souriant euh et en disant que c'était utopique ce qu'il allait dire, mais quand même, il dit faut faire attention quand même avec ma bombe parce que si un jour elle tombe entre les mains d'un gouvernement terroriste, le monde entier pourrait en pâtir. Et je [raclement de gorge] repense à ça en cet instant en répondant à votre question. Voilà, nous y sommes.
En effet, d'après les derniers enseignements des spécialistes, l'agence de contrôle qui bon internationale qui n'est pas contesté, il y a deux phénomènes récents. Le premier c'est que c'est l'enrichissement de l'uranium jusqu'à 60 % dans les caves iraniennes. Or, il paraît que pour aller de 60 % à 100 % d'exit Pierre Lelouge qui est un grand spécialiste, ça va très vite.
C'est une question de semaine. Et deuxièmement, l'accumulation de la matière euh enrichissent sans justification civile et de 400 kg. Il y a de quoi faire 30 bombes.
Donc il y a un vrai problème. C'est le premier but de guerre. On finir avec l'arsenal nucléaire à venir de l'Iran.
Le 2e but de guerre, c'est d'en finir avec les rampes de missiles. les rampes domicile puisque on est à la veille, l'Iran est à la veille d'avoir des lanceurs spatiaux avec des missiles d'une portée de 3000 km euh et qui qui vont à 2000 km à l'heure. Le coramchar, ça s'appelle.
Et le jour où ils ont le cor, j'ai entendu tout à l'heure que il y a un corchar qui a été tiré euh qui a été intercepté. Mais le Coramchar, c'est un c'est un missile balistique qui explose en vol et qui fait exploser [raclement de gorge] euh des petites bombes au passage. Donc vous pouvez intercepter la mère mais pas les filles si vous me pardonnez cette expression.
Donc les missiles balistiques 2è but de guerre 3è but de guerre c'est la marine iranienne. Apparemment c'est fait. 4e but de guerre.
Ah, c'est là qu'on arrive sur quelque chose de de mouvant. Euh, on dit changement de régime. Euh, je parle pour notre ami américain, régime change.
Euh, je dirais c'est c'est plus largement l'idée d'une nouvelle architecture du Moyen-Orient dans l'esprit de Trump avec une extension des accords d'Abraham euh à d'autres pays que l'Arabie Saoudite et ceux qui sont actuellement. et euh une omniprésence de l'Arabie Saoudite pour développer le sunisme notamment des États arabesunistes, c'est-à-dire en fait des États qui ont une vision de l'Islam beaucoup plus modérée euh je dirais dollarisé. Donc c'est ça le but à terme.
Alors après il y a la question du changement de régime et en écoutant Trump depuis jour par moment je me dis il est Wilsonien, par moment je me dis il est Jacksonien. Alors Wilsonien c'est Wilson le président Wilson qui prétend apporter la démocratie partout où les États-Unis arrivent parce que les États-Unis les Américains sont persuadés que tout le monde veut leur ressembler. ce que disait très bien Mathieu Becoté il y a il y a 2 jours et euh et donc il veulent apporter c'est le messianisme démocratique, c'est le vous savez le euh en fait c'est euh May Flowel le My Flower les colons, les premiers colons, la la destinée manifeste la destinée manifeste c'est l'idée que d'ailleurs on les a vu prier tous ensemble avec Trump là, les évangéliques et cetera.
C'est l'idée qu'en fait l'Amérique a reçu du ciel une mission, c'est de convertir le monde. La conversion, c'est convertir le monde à l'Amérique. American way of life.
Voilà. Et donc ça c'est Wilson. Donc quand il dit "On va changer de régime", c'est du Wilson.
Bon, on a vu ce que ça a donné en Irak, en Kosovo, en Libye et cetera. Donc il y a il y a pas une réussite pour l'instant. Ça serait la première.
Et alors jacksonien c'est plus modéré, c'est on traite avec les plus modérés des excessif et on on cherche le modéré des excessifs pour traiter avec lui. C'est le en fait l'option venézuezuélienne. Bon alors dire en fait ce qui est dans la tête de Trump aujourd'hui à l'heure qu'il est, personne ne peut le dire.
Il y a des rumeurs qui circulent mais personne ne peut le dire. Le grand danger évidemment pour l'Iran, vous qui connaissez bien tous les deux l'Iran, c'est que c'est un grand pays euh il y a 90 millions d'habitant mais surtout c'est un pays qui est composite. C'est pas la France, c'est pas la France capécienne.
La France de Palavi, c'est la l'Iran de de Palav, c'est un un pays qui est une un agglomérat, un agrégat inconstitué de peuple désunis comme disait Mernic. Euh c'est-à-dire que vous avez des balouches, vous avez des Kurdes, vous avez des Algéries, et cetera et cetera et et finalement les pers ne représente que 55 % de de la de la population. Alors en fait euh euh on saura dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent, euh quel est le 4e but de guerre.
Est-ce que c'est la nouvelle architecture du Moyen-Orient ou est-ce que c'est le change ? Jim Change derrière les buts de guerre affichés Philippe Devilier, on voit se dessiner de part et d'autre les lignes de la stratégie véritable de chacun des béérants. Et là aussi, c'est très important, tout en restant prudent, quelle analyse faites-vous des enjeux de de ce face- àface entre le régime islamique iranien et les États-Unis et et Israël ?
Alors, [raclement de gorge] d'abord, il y a une stratégie, faut regarder quelle est la stratégie des billigérants. H Alors, on s'intéresse d'abord à la stratégie israélo-américaine. La stratégie israélo-américaine, elle repose sur deux principes qui sont évidents, mais je rappelle ces évidences.
Premier principe, tenir le ciel. tenir le ciel, c'est-à-dire neutraliser les capacités de frappe aériennes des Iraniens et neutraliser les capacités de défense des Iraniens. Euh c'est relativement facile pour les missiles, pas pour les drones.
C'est facile parce que il suffit de repérer l'endroit d'où part le missile et on repère le lanceur et on on ensuite on supprime le lanceur. Mais ce que je voudrais dire, c'est que on est devant quelque chose de très particulier, la jonction de deux doctrines militaires qui sont très différentes l'une de l'autre et en même temps dans l'opération en cours complémentaire. Alors, d'abord la doctrine militaire des Américains, [raclement de gorge] j'exprimerai de cette manière.
Celui qui a le plus gros pistolet gagne s'il l'utilise à Boncian. Quand vous lisez Stenbeck, Norman Meer et cetera, vous retrouvez ça. Et d'ailleurs, regardez bien, l'Amérique, c'est le seul pays qui a osé utiliser l'arme atomique Hiroshima.
Ensuite, c'est c'est le seul pays qui croit qu'on peut faire la guerre non pas pour envahir un territoire et l'annexer, mais pour changer un régime. Là encore, on voit l'enchaînement Kosovo, Irak, Afghanistan, Libye, à chaque fois ça se reproduit de la même manière. Et donc en fait les Américains pensent qu'avec des frappes extérieures aériennes euh on peut réduire une un un pays qui s'oppose à l'Amérique mais après on s'en lise et on est obligé de faire le le euh comment dirait le the boots on the ground.
Bon on fait venir les troupes au sol. Je m'adapte ce soir. Voilà.
Et le le ça s'appelle le carpet bambing, vous savez, au Vietnam, il pensaiit les Américains qu'avec le carpette bombing, le tapis de bombe, on allait régler le problème. Bah non. Voilà.
Et quand on envoie les troupes au sol, elles s'en lisent. Ça s'appelle le bourbier. Voilà.
Et donc là, on est à la veille peut-être du bourbier parce que Trump va s'impatienter. Et voilà. Mais donc euh euh on on en est là à cet instant.
Alors maintenant, la stratégie des la doctrine militaire des Israéliens, c'est très différent. Eux, ils jouent à fond. C'est une des meilleures armées du monde.
C'est c'est la meilleure armée du monde pour l'élimination des cibles. Et donc, de la même manière, ils croient aux frappes extérieures, mais ils éliminent les cibles comme personne. Pourquoi ? parce qu'ils ont une puissance du renseignement qui est phénoménale.
Ils ont une capacité opérationnelle et un armement chirurgical ce que personne n'a au monde. Bon, alors qu'est-ce qui fait la jonction de ces deux doctrines ? Bah la jonction, on l'a vu cette semaine, il mène ensemble des opérations conjointes sur des cibles, des pour tenir le ciel, j'y reviens, mais avec un problème qu'il découvre au bout d'une semaine, que tout le monde découvre au bout d'une semaine.
C'est ce que les polémologues appellent euh Ulis et polyphème. Oyphè est un géant qui voit loin, qui voit bien, mais il a qu'un œil. Et donc en fait en stratégie militaire, on dit toujours il faut le marteau et l'enclume.
Si vous avez le marteau mais vous avez pas l'enclume, vous finissez pas le travail. Le marteau, c'est le ciel. On tape du ciel et l'enclume, c'est le sol.
Et donc quand on néglige l'un des deux éléments, on peut pas gagner une guerre. Alors en face maintenant l'autre bell gérant. J'ai entendu cette semaine beaucoup beaucoup de choses qui m'ont amusé, enfin amusé, c'est pas drôle, qui m'ont distrait.
Euh beaucoup de de journalistes, de commentateurs, généraux de plateau notamment euh disait "Oui, euh ils sont foutus les Iraniens parce qu'en fait ils font n'importe quoi. Seulement, le problème c'est que le n'importe quoi, c'est la diagonale du fou parfaitement contrôlée. C'est-à-dire qu'en fait les Iraniens ont canardé les pays du golfe dans une intention très précise.
C'est un une intention calculée, stratégique. Et les Américains qui connaissent la guerre et les généraux français qui connaissent la guerre parlent souvent. Ils évoque John Foster DS qui parlait du du bring manip, ça veut dire le bord de l'abîe.
C'est-à-dire que les Iraniens pratiquent le bord de l'abîme. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire en fait l'équilibre de la terreur pour que on puisse régionaliser le conflit, mondialiser le conflit et faire en sorte que le coût de la poursuite des activités militaires soit trop coûteux pour les bell gérant d'en face.
Et donc pour ça euh ils ont deux euh ils ont deux panoplies à leur disposition. La première panoplie ce sont des armes qui sont des armes asymétriques. J'en ai cité une, c'est le le fameux missile euh qu'ils sont en train de lancer pour la première fois depuis hier.
Euh donc euh le le Coram euh donc à 12000 à 12000 km de vitesse par heure et au contraire ils ont des drones les Shadè qui eux sont très lents 180 km/h c'est tout mais qui se déroutent très facilement qui sont d'ailleurs utilisés en Ukraine qui font beaucoup de mal en Ukraine euh Et ces drones, il coûtent pas cher ces 30000 € et ils en ont dans des proportion pharaonique. Et donc ces drones vont être utilisés pour épuiser les pays du golfe notamment et le des trit d'ormous dont on va parler dans un instant. J'y arrive.
En fait la deuxième donc la première arme ce sont des armes asymétriques en fait des armes terroristes mais qui font très mal et qui mettent la panique dans les rangs ennemis. Et la deuxième arme, ce sont des cibles. Et en fait, il y a trois cibles.
Les Iraniens ont trois cibles qu'il faut bien comprendre parce qu'ils sont très intelligents les Iraniens. La première cible, ils ont compris que l'Occident était un pays un ensemble décadent de consommateurs et donc faut frapper à la pompe. Et donc en fait il frappe le consommateur occidental. pour que le consommateur occidental qui soit américain ou européen dise à ses gouvernants maintenant vous arrêtez s'il vous plaît vous arrêtez les frais voilà il faut faire la paix fautesser le feu auquel cas ils sont vainqueurs.
Deè cible donc le consommateur occidental deè cible des pays du golf pourquoi parce que les pays du golf en fait ils sont obsédés par une idée bientôt il y aura plus de pétrole on compense ça avec le tertière le quaternel c'est la la banque les opérations d'économie virtuelle et le tourisme. Et donc on a une stratégie d'image. Et donc ce qui est en train de se passer là avec les drones, c'est la destruction de notre politique d'image qu'on mène depuis 30 ans pour pouvoir sortir un jour du pétrole.
Parce que le tourisme fortuné qui vient à Dubaï euh entre parenthèses vraiment à la limite je préfère presque Miami mais bon [rires] mais enfin bon euh passer ces vacances à Dubaï. Bon voilà et [raclement de gorge][toux] mais ben ben mais ben voilà mais c'est comme ça voilà. Bon donc il y a des gens comme ça qui sont fortunés, ils vont à Dubaï.
Alors là avec là ils sont ils sont piégés tous revenir maintenant. Et la et la trème cible, c'est la plus importante parce qu'elle concerne le D3 d'ormous, c'est la Chine. Et quand vous regardez le détroit d'Ormous, d'Ormous, c'est 230 km.
En fait, c'est une mer fermée, presque fermée, voyez. Et c'est un un goulot d'étranglement. Euh et quand vous êtes entré dans le détmous, il faut faire demi-tour pour en sortir.
Et le D3, il fait 35 km lui-même. C'est ça. Et donc, en fait, vous avez d'un côté euh les pays du Golfe et de l'autre côté, vous avez l'Iran.
Donc en fait si vous rentrez dans le détroit d'Ormous, vous êtes là sous les canons de l'Iran. Donc sauf si vous vous possédez ou vous appropriez la côte iranienne, ce qui est pas le cas pour l'instant, c'est très très dangereux pour un pétrolier de se promener dans le détroit d'Ormouse. Le problème c'est queen fait les Iraniens, ils ont à leur disposition trois moyens de faire très mal au D3 d'Ormouse. 1, les infrastructures pétrolières 2, les centrales électriques.
C les usines de dessement. Si jamais il touche aux usines de dessement, tous les les les coetis, les les Émirats et cetera [raclement de gorge] meurent de soif. Et donc alors pourquoi je parle de la Chine ? parce que c'est le détroit d'ormous, c'est 30 % du commerce mondial de gaz et de pétrole et c'est une grande partie du pétrole de la Chine parce que on quitte le détroit d'ormous et on part en Chine.
Et donc là, ce qu'espère les Iraniens, c'est qu'à un moment donné, la Chine va faire comme l'ours russe va s'ébrouer en disant à Trump, "Bon, maintenant, vous arrêtez." Donc en fait la stratégie iranienne c'est une stratégie de mondialisation du conflit pour obtenir un seul feu à à évidemment qui serait pour l'Iran une forme de victoire et pour les Molas euh une la condition même de la survie. Parlons à présent, Philippe Devilier, de la mort du guide suprême iranien Ali Rameney.
Après les frappes effectuées par les États-Unis et Israël, ça a ouvert un chapitre tout nouveau de l'histoire mondiale. Croyez-vous que la page de l'histoire écrite en 1979 vient de se tourner comme a pu le penser et même l'écrire Gilles Kppel dans le Figaro ? C'était lundi dernier, une page de l'histoire ouverte en 79 en Iran. vient de se tourner.
Qu'en pense Philippe Devillier ? Ben, je [raclement de gorge] dois dire que j'ai été impressionné par la les les euh l'article de Gilles Kppel euh qui est un maître en la matière et je je dirais ceci. En fait, ce qu'on est en train de vivre, c'est peut-être aussi important que la chute du mur de Berlin.
Ce qu'a dit aussi l'historien Pierre Vermeren. Pourquoi ? parce que euh d'abord euh c'est le chef suprême du chisme qui a été éliminé et que le chisme dans le monde face au sunisme, c'est un une mouvance très importante et sur le plan symbolique cette élimination ne sera pas sans conséquence dans la concurrence dans la compétition entre les chiites et les sunnites.
Ensuite ensuite c'est la fin d'un cycle historique parce que en fait l'Iran de Komen l'Iran des Mola c'était c'est la convergence fusionnelle [raclement de gorge] de l'islamisme radical et du tierisme anticapitaliste. un un précipité caï beauté absolument euh euh inimaginable et en fait qui s'est traduit par un euh par un séisme civilisationnel avec deux fruits amer pour nous pour nous tous. Le premier fruit amer, c'est un état islamiste pour la première fois dans le monde. un état islamiste qui mobilise une idéologie, l'islam politique au service d'une cause, la charia, et en récupérant au passage euh l'utopie socialiste pour la placer sous la houlette coranique.
Fallait y penser. Et ensuite, en fait, c'est un état islamiste qui se sert d'un instrument euh pour gagner le monde qui est l'islamisme. C'est-à-dire qu'en fait, il fait de l'islamisme un article d'exportation idéologique.
Les sunnites comprennent ça tout de suite et c'est la concurrence qui commence. Les Suunites financent les talibans, c'est l'Afghanistan qui va faire tomber l'Union soviétique. On est en 1989.
Et donc la secousse sismique de l'arrivée de Coméni. Et le deuxième fruit à mer, donc le premier fruit amer, c'est l'État islamique qui propose au monde l'islamisme avec un certain succès. Et le deuxème euh le deuxème fruit amer, c'est l'islam gauchisme.
C'est-à-dire qu'en fait pour la première fois, on a donc en Iran le parti Tudel, parti communiste et les moujidines du peuple et les fils spirituels de l'islam gauchistisme, c'est Taric Ramadan et Jean-Luc Mélenchon. C'est d'ailleurs une chose extraordinaire si vous me permettez de faire un petit ajout, c'est que en fait ce que dit très bien Pierre Vermen, dans un magnifique papier du Figaro, dit en fait tous ces gens-là, Mélenchon et les autres, toute la gauche révolutionnaire euh leur leur point de référence et leur ligne d'horizon, c'est la Révolution française. La révolution française, c'était quoi ?
C'était la lutte contre le clerger. Euh la phrase de Gambetta en 1877, l'anticlerme non le cléricalisme voilà l'ennemi. Et voilà que ces gens Éric Nol dit Mélenchon en fait il était enfant de cœur puis il est devenu anticlérical maladif puis maintenant il est redevenu dévau il bouffait du curé et maintenant il lèche les babouches des imams.
Et donc l'islamo gauchiste, c'était un composé absolument incroyable qui a fait que la gauche révolutionnaire française euh s'est détourné de son combat qui était un combat contre le cléricalisme catholique pour devenir une bande de dévau qui qui se mettent sur le tapis de prière au pied de laatola comme c'est quand même dans la vie on croit tout voir mais franchement on n pas vu grand-chose. Lors du conseil de défense, on va parler des d'Emmanuel Macron à présent et de la France, du rôle de la de la France dans cette guerre. Que doit faire la France ?
Emmanuel Macron depuis une semaine a convoqué plusieurs conseils de défense, notamment un à la hâte le samedi 28 février où Emmanuel Macron a reconnu la France n'a ni prévenue ni impliquée dans [raclement de gorge] l'intervention militaire. L'Europe a été tenue à l'écart des frappes israéloaméricaines. Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron qui a alors c'est une séquence particulière, publication originale échangé sur un réseau social qui s'appelle Instagram avec une enfant qui l'interpelle en disant "Monsieur le président, vous avez trop ouvert votre bouche.
Formule employé et comment vous allez faire pour régler la guerre ? Est-ce que vous pouvez enlever la guerre s'il vous plaît parce que vous avez trop ouvert votre bouche je trouve. J'ai pas fini de vivre et j'ai pas envie qu'il y a la guerre.
Alors je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair. Vous n'allez pas faire la guerre du tout et vous allez continuer de vivre. Qu'est-ce qui se passe ?
Les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires en Iran parce que l'Iran avait pris des décisions très dangereuse pour tout le monde. Elle développait des armes nucléaires, elle avait des armes on appelle balistique. Elle déstabilisait la région et elle avait massacré son peuple.
Et en représaille des frappes que les États-Unis d'Israël ont lancé, l'Iran frappe toute la région. Alors la France, elle ne fait pas partie de cette guerre. Nous, on n'est pas au combat et on va pas s'engager dans cette guerre.
Mais qu'est-ce qu'on fait ? D'abord, on protège les nôtres. On a plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes qui sont là-bas.
Tous ceux qui veulent revenir, on les aide à revenir en paix, en sécurité. Ensuite, on a des amis, des alliés qui sont frappés par l'Iran, les Émirats arabes unis, le Qatar, Kuwait, la Jordanie. Et là, on les aide comme un partenaire de confiance à se protéger.
Cette guerre, elle est en train de bloquer une grande partie du commerce mondial, de bloquer du pétrole, du gaz. Donc, elle est en train de d'augmenter le coût de la vie dans beaucoup d'économie, de créer de l'instabilité. Donc là, de manière tout à fait pacifique, on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime.
Il a un tout dernier sujet, c'est le Liban qui en même temps aujourd'hui touché, très déstabilisé. On les aide à retrouver la paix et la légitimité, la souveraineté, le calme. Jeffre le jeune.
Cher [grognement] Philippe, qu'avez-vous pensé depuis une semaine de l'attitude des pays européens et de celle de la France ? Alors, d'abord, on a vu on a vu l'Europe. Hm.
On a vu l'Europe, la diplomatie européenne, je me souviens de Mrich, je parlais de ça à l'instant avec Charles Millon, mon ami ministre de la défense, c'est l'Europe de la diplomatie. Vous savez, on a la diplomatie de sa géographie, on a la diplomatie de son histoire, disait Napoléon. Quand vous voyez l'Espagne, quand vous voyez l'Angleterre, quand vous voyez merde, chacun part de son côté.
C'est vraiment comme dirait Ron Bard, chacun tire à eu et à tire. Bon euh alors alors en fait il parle à une enfant comme dit Catherine, les enfants parlent aux enfants. Il parle à une enfant il a peut-être oublié de dire que il y avait un autre qui parlait aux enfants, c'était Mandon, son amiral, le chef d'étatmajor des armées qui voulait envoyer les enfants se faire tuer en Ukraine.
Là, il veut les protéger. Bon. Mais euh si j'avais été avec lui, je l'aurais soufflé à l'oreille.
Dites-lui donc à cet enfant euh la phrase de ma grand-mère qui ma grand-mère elle parlait de la recette de l'omelette au jambon, de l'omelette au lardon. Elle disait dans l'omelette au lardon, la poule est concernée et la le le cochon est impliqué. Pourquoi est-ce qu'il a dit la France n'est ni concernée ni impliquée ?
Donc j'ai pensé à ce que disait ma grand-mère. Voilà on est ni à table ni au menu. On est nulle part.
Voilà on sait pas ce qu'il veut protéger. Et moi, je vais vous dire ceci, ce que euh je ferai à sa place et tout de suite, il faut avoir l'esprit clair. Premièrement, je sors de Schengen immédiatement immédiatement et je remonte la frontière.
Pourquoi ? Parce qu'il y a l'autre Zigoto, l'espagnol qui fait rentrer 800000 immigrés. Mais pas que pour ça, c'est qu'on va peut-être revivre la Syrie avec le Virchaf Fundas de Merkel, vous souvenez Virchaf Fundas, nous serons capables de le faire.
Nous allons le faire. Bon et on a eu des milliers et des milliers euh de djihadistes qui sont arrivés en France et ça a donné le Bataclan. Donc là euh on va pas se refaire une rue de Ren avec le Esbola parce que ceux qui vont venir c'est ceux qui seront bientôt des réfugiés.
C'est s seront chassés les Esbola sera chassé du Liban bientôt et les Iraniens les gardiens de la révolution et nous on va se taper les gardiens de la révolution euh qui rentreront par l'Espagne ou par l'Italie. Donc la première chose à faire quand on est chef de l'État, on protège les Français parce qu' il dit protéger. Bah allons-y, on protège on protège les Français de France.
Deuxièmement, deuxièmement, on honore et on respecte nos contrats, nos accords de défense, nos partenariats stratégiques, notamment avec les Émirats arabes unis puisque on a la chance d'avoir des fleurons inimitables comme Talè d'Assu. Donc on vend à ces pays-là, au pays du golf, on vend des systèmes de défense, des rafales, des Charles Lecler et cetera. Et donc il faut aurer les accords de défense avec eux.
Mais surtout surtout il faut aider le Liban. Et là, la phrase qu'il a eu sur le Liban, elle est absolument incompréhensible puisque euh alors c'est difficile à expliquer mais euh c'est c'est assez simple en fait. Qu'est-ce qui se passe au Liban ?
Au Liban, il y a un président du Liban qui s'appelle Joseph Aoun euh qui n'arrive pas à désarmer le Esbola. Alors le Esbola il est dans son gouvernement puisqu'il y a une branche politique de Esbola et le Esbola il est à la chambre des députés. Et donc c'est une faute de la France d'avoir fait ce qu'elle a fait.
Qu'est-ce qu'elle a fait la France ? Elle discute avec le esbola la France. Macron il nous trompe parce qu'il ne nous dit pas ce que je vais vous dire maintenant et vous pouvez vérifier.
On discute avec le Sebbola. Pourquoi on discute avec le Sebbola ? parce qu'on a refusé nous la France de considérer que la branche politique du Sbala était un mouvement terroriste.
Alors la France elle dit oui lebola est terroriste mais pas la branche politique. On finir Iren comme disait troman finir voilà et la diplomatie qui fin c'est une mauvaise diplomatie. Il faut être clair, il faut la clarté et la force.
Alors qu'est-ce qu'il faut faire pour le Liban ? Premièrement, il faut revoir les flux de la FD, l'Agence française de développement qui vont au sud Liban actuellement et qui vont au Esbola pendant que les Libanais, les Maronites en fuite ou les chiites en fuite vers le nord, eux n'ont rien. Donc il faut réorienter les flux.
Deuxièmement, il faut [raclement de gorge] donc condamner le esbola en son entier, pas simplement la branche militaire, mais aussi la branche politique. Et enfin, troisièmement, ce qu'a proposé François Fillon, il faut aider l'armée libanaise à désarmer le esbola. Il faut pas laisser Israël tout seul.
Ce que fait Israël est nécessaire, ce que fait Israël est salutaire. Israël n'a pas l'intention de rester au Liban, mais il faut que la France soit présente. La France soit présente parce que vous imaginez enfin euh moi j'aime le Liban, j'ai même la national un lien charnel avec le Liban.
Comment vous avez un lien charnel avec le Liban ? Oui. Oui.
Fraternel. Vous avez même la double nationalité si je Oui. J'ai moi j'ai vu le Liban, j'ai vu le Liban, le pays du lait et du miel.
Puis après, j'ai vu le Liban sous la ferule des Syriens. C'est là-bas que c'est à ce moment-là que je suis allé là-bas au Liban euh pour faire rempart de de mon écharpe auprès du général Aoun au palais de Babel autres députés français dont François. Et puis après, il y a eu les Palestiniens qui ont pensé que le Liban serait leur avre de substitution chassé de de de Palestine et et maintenant c'est lebola.
Et donc la France doit être fidèle à sa à sa mission et à la parole de Saint-Louis. Saint-Louis qui disait "Cette terre de Saint-Maroun est une terre de France." Et moi, je dis ceci ce soir solennellement et avec euh avec mon cœur de de français profondément attaché au Liban.
Dans le temps, on appelait le Liban la France du Levent et les Libanais nous appelaient la France du couchant. Et moi aujourd'hui, je vois que la France du Levant sans cesse se relève et que la France du couchant trop souvent se couche. Vous avez parlé de la relation charnelle qu'il pouvait y avoir et qu'il y a toujours d'ailleurs entre le Liban, le peuple libanais et la France.
Je voudrais qu'on fasse aussi un point historique sur les relations entre la France et l'Iran. La relation entre la France et et l'Iran et millénaire. Que retenez-vous de cette relation Philippe Devil ? [raclement de gorge][toux] Alors, c'est une relation ancestrale qui date du plus haut Moyen-Âge, du temps des Francs, des Croisés, des Mongols.
Euh Jeanville parle d'une [raclement de gorge] entrevue entre Saint-Louis et les Hachins, la secte des Hachins qui venait des confine. Et il envoie euh André Longjume un dominicain pour les convertir les Perses. Et en fait cette relation entre les Iraniens et les Français, non seulement elle est très ancienne, elle est bimillénaire, mais elle est d'une richesse rare.
Et quelle est cette richesse ? Je dirais d'abord que c'est une relation exotique. C'est la fascination des Français pour l'Iran, pour la Perse qui a été parfaitement résumé par les lettres persanes comment peut-on être persant ?
Et de toute antiquité, les Français se posent cette question : "Comment peut-on être persant ?" Je me souviens de Jack Chamandelmas qui me racontait qu'en 1971, il était au 2500 anniversaire de l'anniversaire de la monarchie Palavie à Perc Police. Et il dit Perépolis, Perpolis trois fois me dit bon il dit je peux pas vous décrire.
Voilà. Donc en fait cette fascination exotique pour une civilisation qui est plus ancienne que la nôtre et qui porte des fruits pour nous étranges et délicieux. Et puis ensuite, je dirais que c'est une relation hypnotique, ça va plus loin.
Et ce qui me fait dire ça, c'est le roi soleil en fait. le 19 février euh 1715. Oui, c'est bien qu'on ait l'image, elle est magnifique.
On voit qui s'incline devant le roi soleil le l'ambassadeur de Perse et il va s'approcher du de roi de France et le roi de France va lui dire à l'oreille "Je veux faire honneur au représentant du plus ancien souverain de l'Orient. et du plus grand empereur de tous les empires. Donc pour Louis XIV, la référence c'était le chat de Perse.
Et enfin, je dirais que c'est une relation empathique. Et ce qui me fait dire ça, c'est le le chat d'Iran. le Chatan qui euh a appris le français, qui parlait un français comme à 2, un français parfait comme sa langue maternelle, qui était profondément francophile, qui venait en France, qui aimait la France et dont l'épouse la phar Faradiba, comme on dit, euh vitre les États-Unis et la France.
D'ailleurs, je me félicite que Eric Sioti lui a envoyé une lettre pour lui proposer de parrainer une opération qu'il veut faire à Nice euh avec une plaque pour les femmes qui ont été massacrées par la République des des Molas. Euh en fait, vous savez, Dogul disait de la Russie, la Russie boira le communisme comme le buvard boit l'ancre. Et bien moi je dirais ceci : "La Perse boira le chisme [raclement de gorge] comme le buvard boit l'encre." Je voudrais qu'on parle enfin de la gauche intellectuelle qui du temps de Michel Fouco a soutenu Layatola Roménie semble gêner d'ailleurs cette gauche intellectuelle aux entournures devant la République des Molas. [raclement de gorge] Vous qui avez vécu observer la course de la mouvance progressiste au régime idéal, que vous inspirent les dernières déclarations des incarnations nationales de l'islamogauchisme ?
Ben, je pense que la gauche, elle a euh deux problèmes majeurs congénitaux. Le premier, c'est la dissonance cognitive. Oui, la dissonance cognitive c'estàd qu'en fait ils sont allés à neuf le château pour voir le sein euh de l'islam et il constatent que ça donne des résultats catastrophiques.
Ça c'est c'est ça la dissonance cognitive. C'est la contradiction entre la croyance et le réel. Mais la gauche vit avec cette dissonance cognitive depuis de siècles et elle renouvelle sa dissonance cognitive avec un un bonheur et une gourmandise qui sont admirables.
Et le deuxième problème de la gauche, c'est l'ukophobie. C'est elle se déteste, elle déteste sa maison, elle déteste ce que représente la France. Exemple, j'ai vu tout à l'heure euh un truc incroyable, un discours de Mélenchon qui dit "La cathédrale de Notreame de Paris aurait pas pu se faire sur les sarasins parce que c'est l'Orient qui nous a fourni tout en fait la manière de faire les vitre, la manière de calculer la les mathématiques et cetera.
C'est vraiment non seulement la fascination pour l'autre mais l'idée qu'on ait rien quoi. Qu'on est rien sans l'autre et qu'il faut que l'autre nous remplace. Bon alors en fait vous parlez de pérégriné voyez la gauche elle a pérégriné moi je l'ai vu pérégriné pendant toute mon enfance et ma jeunesse.
Donc il y avait maoï mais avant il y avait il y avait Staline. Je faut pas oublier que l'Assemblée nationale s'est levé une minute de silence au moment de la mort de Staline 1953 et ils allaient tous là-bas. Ils allaient tous là-bas.
Après, ils ont changé le but du voyage. Ils sont allés à chez chez Mao, après sont allé chez Castro et puis tout à coup, ils sont arrivé à Neufle Château. Bon, Neufle Château, le petit tapis de prière avec le pomier.
Et donc euh le pays du Chîn est allé se prosterner devant le pomier. Ils étaient tous là. Sart, Simone de Beauvoir, tous les intellectuels français étaient là.
Et ensuite, ils sont allés là-bas. Pourquoi ils sont allés là-bas en Iran ? Parce que c'est la France.
Alexandre Marange m'a raconté ça, le l'ancien du qui était un homme extraordinaire. Il m'a dit "On était tous fascinés par l'ayatola comé" et il dit "Mo-même je suis allé là-bas. On est tous allés là-bas parce qu'on y a cru.
On a cru qu'il allait inventer quelque chose, le l'ayatola comen et donc la France a affrêter un avion d'Air France pour le voyage de l'ayatola comen quand il a quitté Neufle château pour aller euh donc euh rejoindre l'Iran et gouverner l'Iran dans les conditions qu'on sa et moi, je donne un conseil à Mélenchon Jean-Luc Mélenchon. Euh vous qui êtes un homme cultivé, vous avez des lacunes. Je vous conseille de lire tout ce qu' a écrit Alexandre de Marange sur le sujet parce qu'il m'a raconté comment euh dans les premiers moments l'éditorialiste du monde André Fontaine disait "Le le monde se retourne vers le divin." Ser Julie expliquait c'est incroyable, les femmes sont toutes noires et ça ce sont des mobies vivantes.
C'est magnifique la prière et cetera. Ils étaient tous en train de se prosterner toute la gauche et puis tout à coup et ben euh ils ont tous fini au JB là-bas. Donc les Mineines du peuple, le parti Tudé, tous les cocos et cetera au au bûchet euh au JB, ils ont tous été pendus.
Et donc en fait euh le ce qui est en train d'arriver en France aujourd'hui, on est en train de vivre les années 70 en Iran. C'est-à-dire qu'on a euh cette même convergence fusionnelle de l'islam radical et de l'extrême gauche, mais le jour où il y aura le khalifat quand il s'installera en Europe, euh je pense que ils seront tous pendus tous les toute extrême gauche qui a supporter l'islam politique parce qu'il y a une contradiction fondamentale entre leurs de révolutions. Il nous reste que quelques secondes Philippe Devilier pour vous remercier pour cette émission et l'éclairage que vous nous avez apporté historique sur ces sep premiers jours de guerre [raclement de gorge] entre les États-Unis, Israël mais également bien sûr la République islamique qui est iranienne.
Merci beaucoup Philippe Devilier et on se retrouve bien sûr la semaine prochaine évidemment. Merci à vous Geoffre le jeune. Dans quelques instants, les toutes dernières informations avec nos envoyés spéciaux, les toutes dernières images également, les dernière déclarations.
C'est dans un instant pour l'heure des pros. On se retrouve dans quelques secondes.
Philippe de Villiers