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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 23 décembre 2019 20 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de Bourdin Direct (23 décembre 2019)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Êtes-vous député de l'Essonne, président de Debout la France, 19ème jour de grève aujourd'hui contre la réforme des retraites. Est-ce que vous soutenez les grévistes ?

  • 1:37RelanceRéponse partielle

    Vous refusez ce projet de réforme, mais simplement, aujourd'hui, 19ème jour de grève, en pleine vacances scolaires, est-ce que vous soutenez les grévistes ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'auriez pas espéré, vous dites, on aurait pu avoir d'autres moyens de faire grève ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Vous savez que beaucoup de grévistes ont voté Macron ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Donc au deuxième tour, vous estimez que c'était vraiment une erreur.

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Vous dites que ce qui se passe aujourd'hui, si Marine Le Pen était présidente, ce ne serait pas le cas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43InvitéChiffre
    « Totalement, 150%. »
  • 0:45InvitéFait
    « Cette réforme c'est la démolition, mais la démolition j'emploie le terme fort, d'un système de justice sociale qui a été mis en place par le général de Gaulle à la fin de la guerre, qui visait à ce que la retraite ne soit pas un piège à pauvreté. »
  • 1:20InvitéFait
    « le système à points, qui est un système qui partout où il a été mis a baissé massivement les pensions de retraite, conduit des millions de gens dans la pauvreté, et est un scandale absolu. »
  • 5:45InvitéFait
    « Non, parce que le gouvernement, oui, promet cela. Mais en même temps, si je puis dire, il va asseoir, c'est ça qu'il faut comprendre, le calcul de votre future retraite, non plus sur les six derniers mois pour les fonctionnaires, ou les 25 meilleures années, mais sur les 43 années. »
  • 6:30InvitéFait
    « Non, fausse. Et je vais vous dire pourquoi. »
  • 7:55InvitéChiffre
    « 1 milliard par an. »
  • 7:58InvitéChiffre
    « Il y a 6 milliards et demi donnés aux retraites à des personnes qui vivent à l'étranger. »
  • 8:12InvitéChiffre
    « Capital. Qui explique que tous les contrôles de la sécurité sociale qui ont été faits prouvent qu'il y a à peu près 15% de fraude. »
  • 9:25InvitéChiffre
    « C'est 5 à 10 milliards. »
  • 9:31InvitéChiffre
    « Le rapport du corps est très précis, madame. Le rapport du corps est très précis. Il dit entre 5 et 17 milliards. »
  • 10:01InvitéFait
    « Car il faut 41,5 annuités pour avoir une retraite à taux plein. »
  • 11:53InvitéFait
    « pantoufler chez Rothschild où il a gagné 2,8 millions d'euros en trois ans »
  • 16:39InvitéFait
    « La France doit revoir son système de retraite pour faire des économies supplémentaires. »
  • 18:01InvitéFait
    « Gaulliste, je suis pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur17 %
  • ?10 %

≈ 59,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur

Bonjour

0:10
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan.

0:11
Locuteur

Bonjour

0:11
Invité

Apolline de Malher.

0:12
Présentateur

Merci d'être avec nous.

0:13
Locuteur

Vous

0:13
Présentateur

êtes député de l'Essonne, vous êtes président de Debout la France, 19ème jour de grève aujourd'hui contre la réforme des retraites. Est-ce que vous soutenez les grévistes

0:20
Locuteur

? D

0:20
Invité

'abord je dis quel gâchis,

0:22
Locuteur

quel

0:22
Invité

gâchis pour le pays, quel gâchis pour la souffrance des gens qui galèrent dans les transports. Mais je combats de toutes mes forces cette réforme

0:32
Locuteur

et

0:33
Invité

je dis que la grève pourrait s'arrêter d'un coup

0:36
Locuteur

si

0:37
Invité

le gouvernement entendait la douleur des Français.

0:40
Locuteur

C'est un

0:41
Présentateur

gâchis

0:41
Invité

imputable au gouvernement pour vous ? Totalement, 150%.

0:45
Locuteur

Car

0:46
Invité

les Français ont compris au fond d'eux-mêmes ce que c'était que cette réforme. Cette réforme c'est la démolition, mais la démolition j'emploie le terme fort, d'un système de justice sociale qui a été mis en place par le général de Gaulle à la fin de la guerre, qui visait à ce que la retraite ne soit pas un piège à pauvreté.

1:04
Locuteur

Il

1:05
Invité

y a des réformes à faire en matière de retraite, il y a des corrections à faire, il y

1:09
Locuteur

a

1:09
Invité

des inégalités auxquelles il faut remédier. Ce système n'est pas parfait. Mais

1:13
Locuteur

est

1:14
Invité

-ce une raison

1:14
Locuteur

pour

1:15
Invité

tout changer et mettre en place un

1:17
Locuteur

système à

1:17
Invité

points,

1:18
Présentateur

et

1:18
Locuteur

j'insiste sur le système à

1:20
Invité

points, qui est un système qui partout où il a été mis a baissé massivement les pensions de retraite, conduit des millions de gens dans la pauvreté, et est un scandale absolu. Donc, moi je dis au gouvernement, arrêtez !

1:37
Présentateur

Arrêtez ! Vous refusez ce projet de réforme, on a bien compris, mais simplement, aujourd'hui, 19ème jour de grève, en pleine vacances scolaires,

1:44
Locuteur

est

1:45
Présentateur

-ce que vous soutenez les grévistes

1:46
Locuteur

? Mais je vais vous dire, moi j'ai proposé... Vous ne

1:48
Présentateur

pouvez pas dire cette phrase,

1:49
Locuteur

je soutiens les grévistes.

1:49
Invité

J'ai proposé la grève de la gratuité, je suis le seul,

1:52
Locuteur

à avoir trouvé une solution,

1:54
Invité

mais il faut le rendre légal, je suis député, j'ai proposé que ce soit légalisé. Et si le gouvernement ne voulait pas bloquer la France,

2:00
Locuteur

et

2:01
Invité

prendre en otage les Français, il aurait autorisé la grève de la gratuité, les gens montraient dans le train, ils seraient heureux, ce serait gratuit. En fait, le gouvernement prend en otage les Français, et après dit, vous voyez, vous souffrez, c'est la faute des grévistes. Eh bien, je dis que les Français ont compris cette manipulation, moi je ne souhaite qu'une chose, qu'une chose. Mais je soutiens bien sûr, je soutiens le mouvement social, mais je souhaiterais qu'ils prennent une autre forme, et je souhaiterais qu'ils s'arrêtent le plus vite possible pour libérer les Français de cette souffrance.

Mais le responsable, parce qu'à un moment il faut poser les responsabilités, c'est le gouvernement qui prend de front

2:36
Locuteur

le

2:37
Invité

corps social français, les Français, et qui pire que tout, plonge le pays dans le chaos, alors que notre pays n'a pas besoin de cette grève, notre pays a besoin de préparer l'avenir, d'ailleurs de construire des emplois, de développer l'économie pour payer les retraites.

2:52
Locuteur

Donc c'est aberrant.

2:54
Invité

Tout en soutenant

2:55
Locuteur

les grévistes,

2:56
Présentateur

est-ce que vous n'auriez pas espéré, vous dites, on aurait pu avoir d'autres moyens

3:00
Locuteur

de faire grève ? Et j'ai même proposé une

3:02
Invité

trêve, je l'ai proposée, sur votre antenne, samedi

3:05
Locuteur

dernier. Vous

3:05
Présentateur

comprenez que les grévistes répondent que ça n'est pas possible parce qu'une grève reconductible qui s'arrête, ils n'arriveront pas à la remettre en

3:11
Locuteur

route.

3:11
Présentateur

Écoutez,

3:11
Invité

je ne

3:11
Locuteur

suis

3:11
Invité

pas à la place des grévistes, je dis simplement

3:13
Locuteur

qu

3:14
Invité

'il ne

3:15
Locuteur

faut

3:15
Invité

pas inverser les responsabilités. La responsabilité, elle vient au gouvernement et il divise les Français. Ce que je n'aime pas dans ce gouvernement et dans ce président, vous voyez, au-delà des désaccords, on peut avoir des désaccords en politique.

3:26
Locuteur

On

3:27
Invité

peut en avoir. C'est la démocratie. C'est la démocratie. Et je m'incline devant le vote des Français. D'ailleurs, je fais une parenthèse, je remarque que beaucoup de grévistes ont voté Macron, alors que je les avais prévenus en la présidentielle que cet homme était dangereux pour la France. Mais c'est une parenthèse. Comment

3:42
Présentateur

vous savez que beaucoup de grévistes ont voté Macron

3:43
Locuteur

?

3:43
Invité

Écoutez, les syndicats, CGT, tout ça, qui appellent à la grève, ont appelé à voter Macron quand même, ce qui est quand même incroyable.

3:49
Locuteur

Au

3:49
Invité

deuxième tour. Oui, mais enfin, c'est quand même incroyable.

3:50
Présentateur

Donc au deuxième tour, vous estimez que c'était vraiment une erreur. Effectivement, vous vous étiez

3:53
Locuteur

associé avec Marine Le Pen. Je maintiens. Mais moi, je maintiens que j'ai eu

3:55
Invité

raison.

3:55
Présentateur

Vous dites que

3:56
Invité

ce

3:56
Présentateur

qui se passe aujourd'hui, si Marine Le Pen était présidente, ce ne serait pas le cas ?

3:59
Invité

Ça ne serait sûrement pas le cas. Et ce que je vais vous dire d'ailleurs, une parenthèse,

4:02
Locuteur

c

4:02
Invité

'est qu'au-delà de la grève, si c'est par malheur pour les Français, cette réforme visait à les passer, par malheur,

4:08
Locuteur

je

4:09
Invité

ferais de 2022

4:10
Locuteur

l

4:11
Invité

'enjeu politique. Si vous voulez annuler la réforme des retraites,

4:16
Locuteur

ne

4:17
Invité

votez pas Macron. Si vous votez Macron

4:19
Locuteur

à nouveau,

4:20
Invité

pourquoi Marine Le Pen ?

4:21
Locuteur

Ce

4:21
Invité

sera peut-être un autre ou une autre.

4:22
Locuteur

Personne ne sait.

4:23
Invité

On verra. Ce n

4:24
Locuteur

'est

4:24
Invité

pas la question

4:25
Locuteur

pour l'instant.

4:27
Présentateur

Si c'était à refaire, vous le referiez en tout cas ?

4:29
Invité

2017, eh bien, beaucoup de Français aujourd'hui me donnent raison. Mais en revanche, il va falloir faire de la réforme des retraites un enjeu de 2022. Car, et là, je peux vous dire que ça peut changer beaucoup de choses sur la motivation des députés En Marche pour voter cette réforme scélérate et dangereuse. Car si nous ne faisons pas seulement une pression syndicale, mais une pression politique, si vous réalisez Emmanuel Macron en 2022, vous aurez l'application de la réforme des retraites. Si, en revanche, moi, en tout cas, je m'engagerais,

4:56
Locuteur

si

4:57
Invité

je ne suis pas sûr d'être candidat, mais je m'engagerais, quelle que soit ma position de candidat ou de soutien, je m'engagerais à l'annulation de la réforme des retraites. Car cette réforme de retraite, il faut que les Français le comprennent, va ouvrir la voie des fonds de pension, comme pour les plus hauts revenus, là, très vite. Va ouvrir la voie de l'injustice, de la pauvreté de masse. Alors même que pour

5:17
Locuteur

résoudre le problème des retraites, on peut faire

5:19
Invité

autrement.

5:19
Présentateur

Et bien comment vous feriez, on va revenir quand même sur ce que vous

5:21
Locuteur

avez dit sur Marine

5:23
Présentateur

Le Pen dans un instant, mais sur cette réforme

5:24
Locuteur

des

5:25
Présentateur

retraites, vous, vous feriez quoi ? Est

5:27
Locuteur

-ce qu'on reste au

5:28
Présentateur

système actuel ? Est-ce qu'on l'améliore ? Est-ce qu'on le change

5:30
Locuteur

?

5:30
Invité

Deux choses. D'abord, on corrige ses

5:32
Locuteur

défauts. Les

5:33
Invité

défauts, c'est quoi ? C'est les petites retraites, notamment des conjoints d'agriculteurs, de commerçants, d'artisans, qui ont des retraites de misère.

5:41
Présentateur

Ça, pour le coup, le gouvernement va le changer. Il n

5:43
Locuteur

'y

5:43
Présentateur

aura pas de retraite en dessous de 1 000 euros.

5:45
Invité

Non,

5:45
Locuteur

parce que

5:45
Invité

c'est faux. Et je vais vous expliquer pourquoi. Mais je reviens sur mes propositions quand même. Je reviendrai après là-dessus. Ma

5:50
Locuteur

proposition est très simple. Elle ressemble

5:51
Présentateur

à ce que promet le

5:52
Locuteur

gouvernement.

5:52
Invité

Non, parce que le gouvernement, oui, promet cela. Mais en même temps, si je puis dire, il va asseoir, c'est ça qu'il faut comprendre, le calcul de votre future retraite, non plus sur les six derniers mois pour les fonctionnaires, ou les 25 meilleures années, mais sur les 43 années. Et quelles sont les premières victimes de cet élargissement de l'assiette de calcul des retraites sur les 43 années ? Ce sont les femmes. Car les femmes

6:14
Locuteur

ont des carrières beaucoup plus

6:16
Invité

assurées. Et c'est là l'injustice insupportable. Alors, qu'est-ce que je propose ? Parce qu'il faut être dans la proposition.

6:21
Locuteur

Je propose de maintenir à 62 ans. Quand tu dis

6:23
Présentateur

qu'il n'y aura pas de petites retraites en dessous de 1 000 euros, c'est une promesse, pour le coup, sonante et trébuchante. Non,

6:30
Invité

fausse. Et je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il ajoute, vous savez, c'est comme dans les contrats d'assurance, il

6:34
Locuteur

faut

6:34
Invité

lire en bas de

6:35
Locuteur

la page. Les petits

6:35
Présentateur

astérix.

6:36
Invité

Les petits astérix,

6:37
Locuteur

c

6:37
Invité

'est carrière complète. 43 ans. C'est même plus les 25 meilleures années. D'ailleurs, comment vous pouvez croire un président de la République ? J'ai repris une phrase. Avril 2019, c'est pas en 2017. Avril 2019, conférence de presse. Tant qu'on n

6:50
Locuteur

'a

6:50
Invité

pas réglé le problème du chômage, ce serait assez hypocrite de reculer l'âge légal. Bon courage déjà pour arriver à 62 ans. C'est ça la réalité de notre pays. Alors, on va nous dire, non, non, il faut aller jusqu'à 64 ans. Alors, vous ne savez même pas quoi faire après 55 ans. Qui a dit ça ? Qui a dit ça ? Monsieur Dupont-Aignan ?

7:06
Présentateur

Emmanuel Macron.

7:07
Locuteur

Emmanuel Macron, en conférence de presse. Emmanuel

7:09
Présentateur

Macron

7:09
Locuteur

ne

7:09
Présentateur

modifierait pas l'âge de départ légal.

7:11
Locuteur

Alors

7:11
Présentateur

certes, techniquement, il le met à 64 ans puisque ce sera l'âge pivot. Mais on sera autorisé à partir à 62

7:17
Locuteur

ans. Avec une

7:17
Invité

retraite de misère puisqu'il y

7:18
Locuteur

aura

7:18
Invité

une décote. Non mais attendez, de qui se moque-t-on ? Alors, comment voulez-vous que les Français le croient ? Mais moi, je vais vous dire ce que je propose. Je propose qu'on corrige sur les basses retraites avec une remontant la possibilité, mais par palier. Premier point. Et deuxièmement, comment je finance ? Parce que c'est ça le problème. Comment on finance ? La lutte contre la fraude sociale aux retraites et à la sécurité sociale

7:42
Locuteur

qui est considérée. C'est quoi les fraudes

7:42
Présentateur

sociales à la retraite et

7:44
Locuteur

à la sécurité sociale ? Je vais vous donner un exemple. Première chose.

7:45
Invité

A peu près 1 milliard donné aux retraites de personnes décédées à l'étranger. Le budget des retraites versées à des personnes qui

7:52
Locuteur

résident à l'étranger... Qui vous a donné ce chiffre ? 1 milliard ?

7:55
Invité

Journal Capital.

7:55
Locuteur

1 milliard par an ? 1 milliard par an.

7:57
Invité

1 milliard par an. Il y a 6 milliards et demi donnés aux retraites

8:01
Locuteur

à

8:02
Invité

des personnes qui vivent à l'étranger. Mais il

8:04
Locuteur

y

8:04
Invité

a beaucoup de gens qui sont morts à qui on verse encore les retraites. Notamment en Algérie. Il y

8:08
Locuteur

a

8:08
Invité

eu un article de Capital. Ce n

8:09
Locuteur

'est

8:09
Invité

pas un journal révolutionnaire. Capital. Qui explique que tous les contrôles de la sécurité sociale qui ont été faits prouvent qu'il

8:16
Locuteur

y a

8:16
Invité

à peu près 15% de fraude. Ça représente 1 milliard. Il y a eu un rapport de la Chambre régionale des comptes. Le cours des comptes, pardon. On ne peut pas continuer comme ça. C'est comme les fausses cartes vitales. On nous

8:26
Locuteur

explique qu'il y a

8:26
Invité

une crise

8:27
Locuteur

de l'hôpital. Pourquoi vous

8:27
Présentateur

nous parlez de fausses cartes vitales, de complots,

8:30
Locuteur

de choses qui ne fonctionnent pas ? Mais

8:31
Invité

madame, c'est tellement plus facile de s'attaquer sur ceux qui ont travaillé durement dans leur vie et qui méritent leur retraite, plutôt que de traquer les fraudeurs.

8:39
Locuteur

Vous

8:40
Invité

savez que j'ai été à l'origine, en 2013, d'un rapport sur la fraude fiscale.

8:44
Locuteur

A

8:45
Invité

l'époque, on me disait, oui, monsieur Dupont-Aignan, vous êtes complotiste, il y

8:48
Locuteur

a

8:48
Invité

des milliards. Et je vois que monsieur Darmanin, aujourd'hui, récupère beaucoup d'argent parce que l'État a pris conscience de la fraude fiscale en France. Donc là, vous dites tant mieux. Tant mieux. Mais moi, quand il y

8:56
Locuteur

a

8:56
Invité

quelque chose de fait, je ne

8:57
Locuteur

vais

8:57
Invité

pas dire que ce

8:57
Locuteur

n'est

8:57
Invité

pas bien, parce que c'est ce gouvernement. Pourquoi on ne fait pas la même chose sur la fraude sociale ? On pourrait récupérer entre 5 et 10 milliards sur la fraude à la sécurité

9:04
Locuteur

sociale. Au-delà de la fraude, est-ce que vous n'avez pas un problème

9:06
Présentateur

qui lui-même puisse être tout seul, vertueux, sans être uniquement dans la chasse

9:10
Locuteur

?

9:11
Invité

Écoutez, la vertu, c'est de récompenser ceux qui ont travaillé

9:14
Locuteur

et

9:15
Invité

de ne pas récompenser ceux qui

9:16
Locuteur

n

9:16
Invité

'ont pas travaillé. Vous savez, dans notre pays, si on faisait respecter la loi, il y aurait beaucoup de problèmes qui seraient réglés. Le système des retraites est équilibré à la marge. Il manque 5 à 10 milliards. C'est 5 à 10 milliards. Il

9:26
Présentateur

sera déséquilibré précisément 100% à partir de

9:29
Locuteur

2025,

9:30
Invité

après le rapport du corps. Le rapport du corps est très précis, madame. Le rapport du corps est très précis. Il dit entre 5 et 17 milliards. Si on lutte contre la fraude, on règle le problème. On

9:39
Présentateur

règle le problème si c'est 5 milliards, mais si c'est 17

9:42
Locuteur

milliards, comme l'évoque aussi le corps. On a

9:44
Invité

en plus les fonds de réserve et on a la recette à partir de 2024 de la CRDS qu'on ne paiera plus, puisque la dette sociale sera remboursée. Donc il est faux de dire que le système est en faillite. Et je vais vous rajouter quelque chose.

9:56
Locuteur

Et

9:56
Invité

les Français le savent bien. C'est que déjà la réforme Fillon est touraine, est déjà très dure. Car il faut 41,5 annuités pour avoir une retraite à taux plein. Et il n

10:06
Locuteur

'y

10:06
Invité

a pas beaucoup de Français qui l'ont. Donc attention à ne pas charger la barque. On ne peut pas avoir un pays

10:11
Locuteur

qui

10:11
Invité

repose sur une injustice permanente. Et j'ajoute un dernier point. On peut régler beaucoup mieux le problème des retraites en créant de l'emploi, en relocalisant les activités.

10:20
Locuteur

Ça, dans l

10:20
Présentateur

'absolu, tout le monde est d'accord avec vous. Après, la question, c'est qu'ils sont nombreux à avoir tenté de remettre le plein emploi. Et

10:25
Locuteur

si c'était facile, ça serait fait depuis longtemps. Et

10:26
Invité

dans la conférence de presse du Premier ministre, que j'ai écoutée de A à Z, il fallait du courage, il n

10:32
Locuteur

'y a

10:32
Invité

pas eu un mot

10:33
Locuteur

sur

10:34
Invité

la relocalisation des emplois, sur la baisse des charges pour les PME, sur cette compétitivité qui permettra de porter notre système social. Vous me connaissez, je ne

10:46
Locuteur

suis

10:46
Invité

pas quelqu'un qui dit « on rase gratis », ce n

10:47
Locuteur

'est

10:47
Invité

pas mon style. Je veux qu'on lutte contre la fraude. Je veux qu'on crée de l'emploi en baissant les charges des PME qui relocalisent. Et je veux qu'on taxe l'évasion fiscale de grandes entreprises multinationales qui ne payent pas d'impôts en France. C'est

10:58
Locuteur

ça la

10:58
Invité

question. Et le problème des retraites, il est réglé. Qu'on arrête d'affoler les Français. On arrête de culpabiliser les Français d'avoir travaillé dur.

11:06
Présentateur

Emmanuel Macron a annoncé hier qu'il allait renoncer à sa retraite, en fait sa rémunération d'ancien président. Est-ce que vous estimez que c'est courageux ?

11:16
Invité

Non.

11:17
Présentateur

Non.

11:17
Invité

Je vais vous dire pourquoi. D'abord, le général de Gaulle l'avait fait et avait renoncé même à sa retraite de général.

11:23
Locuteur

Et

11:23
Invité

il vivait de ses droits d'auteur, modestement. Je croirais Emmanuel Macron... Il a

11:26
Présentateur

travaillé très très très longtemps.

11:28
Invité

Oui, c'est vrai. Donc la

11:29
Locuteur

retraite, elle a été assez courte.

11:30
Invité

Malheureusement pour lui. Mais je vais vous dire... Ce

11:33
Locuteur

qui ne serait évidemment pas

11:34
Présentateur

le cas d'Emmanuel Macron.

11:35
Invité

Non, mais Emmanuel Macron, j'aimerais qu'il s'engage devant les Français

11:39
Locuteur

à

11:40
Invité

ne pas travailler dans un fonds de pension auquel il ouvre les portes. À ne pas travailler dans une multinationale américaine à laquelle il a vendu les plus belles entreprises françaises, Alstom et d'autres. S'il s'engageait à ne pas

11:51
Locuteur

pantoufler

11:53
Invité

chez Rothschild où il a gagné 2,8 millions d'euros en trois ans,

11:56
Locuteur

ce

11:56
Invité

serait pas mal.

11:57
Présentateur

Vous estimez que c'est ça le risque ?

11:59
Locuteur

Mais bien sûr, c'est là le risque. Il a déjà

12:01
Présentateur

un pied dans ses entreprises,

12:02
Locuteur

si on vous écoute.

12:03
Invité

Bien sûr. Et c'est ça qui me désole pour le pays. Vous savez, si Emmanuel Macron relocalisait les emplois, s'opposait à la vente des entreprises... Tiens, une des plus belles entreprises françaises, la Técoère, personne n'en a parlé. La Técoère de la région toulousaine,

12:16
Locuteur

vous

12:16
Invité

savez, 5000 emplois qui fabriquent

12:18
Locuteur

tous

12:19
Invité

les sous-traitants d'Airbus. Des plus belles entreprises, là, dans l'indifférence générale, est passée sous le contrôle d'un fonds vautour américain.

12:26
Locuteur

L

12:26
Invité

'enjeu des retraites, je vais vous surprendre, l'enjeu des retraites, si on était un pays qui arrête de regarder vers le passé, l'enjeu des retraites,

12:34
Locuteur

c

12:34
Invité

'est de faire en sorte qu'il

12:35
Locuteur

y ait

12:35
Invité

une force économique française, que nos entreprises ne

12:38
Locuteur

soient

12:38
Invité

pas bradées à l'étranger, pour qu'après elles soient délocalisées, qu'on baisse les charges, qu'on incite au travail. Moi, je suis pour le travail qui paye. Cette réforme, vous savez, elle est paradoxale. Cette réforme, elle tape sur les gens qui ont travaillé. Mais vous croyez que vous allez motiver les jeunes en leur disant que

12:53
Locuteur

vous

12:53
Invité

n'allez pas avoir de retraite ?

12:54
Locuteur

Une

12:54
Invité

retraite de misère, alors que vous travaillez. Et en revanche, ceux qui fraudent, ceux qui se la coulent douce, ceux qui sont eux, en revanche,

13:01
Locuteur

il

13:01
Invité

y

13:01
Locuteur

a

13:01
Invité

toujours de l'argent pour eux, qu'ils soient au sommet ou

13:03
Locuteur

à la base. Mais c

13:03
Présentateur

'est

13:03
Locuteur

le cas,

13:03
Présentateur

vraiment, ça ?

13:04
Invité

Ah ben oui. Vous savez, moi je veux par exemple que les gens qui aient le RSA, qui souffrent d'ailleurs, parce que vous savez, beaucoup de gens qui

13:11
Locuteur

ont

13:11
Invité

le RSA aimeraient travailler, puissent avoir une journée d'insertion où ils travaillent dans une collectivité locale, un hôpital, pour leur redonner une chance d'insertion. Donc, il ne s'agit pas de punir les gens qui

13:21
Locuteur

ont

13:21
Invité

des difficultés, il s'agit de les aider,

13:24
Locuteur

d'inciter au travail. Et de les intégrer,

13:25
Présentateur

si on vous

13:26
Locuteur

entend. Mais il faut qu'au sommet,

13:27
Invité

les plus riches, comme les plus modestes, soient incités au travail, et qu'on aide ceux qui ont bossé, qui bossent durement dans notre pays. Nicolas

13:36
Présentateur

Dupont-Aignan, vous ne m'avez pas vraiment répondu sur cette retraite à laquelle a renoncé Emmanuel Macron.

13:41
Locuteur

Vous

13:41
Présentateur

dites,

13:41
Locuteur

s'il s

13:42
Présentateur

'engageait à

13:43
Locuteur

d'autres choses. Mais est-ce que

13:44
Présentateur

vous, président, vous renonceriez ? Est-ce que c'est une bonne chose qu'il y ait renoncé ? Est-ce que c'est une bonne chose qu'il le supprime, et qu'on prie pour les suivants ?

13:52
Invité

Mais pourquoi pas ? Moi, j'ai toujours demandé la fin des privilèges.

13:57
Locuteur

Donc, c'est pas mal qu'il le fasse.

13:59
Invité

Oui, mais je préfère entre nous un président qui a sa retraite. Il ne

14:03
Locuteur

faut

14:03
Invité

pas qu'il ait une retraite supplémentaire, il a une retraite des 5 ans qu'il a exercées. C'est ce qui va

14:07
Locuteur

être dans les cas,

14:08
Présentateur

c'est-à-dire qu'il renonce à la rémunération

14:10
Locuteur

d'anciens

14:11
Présentateur

présidents.

14:12
Locuteur

Je l'ai demandé 20 fois. Pour autant, il cotisera

14:13
Présentateur

comme tout

14:15
Locuteur

un chacun. Très bien,

14:15
Invité

je lui ai demandé 20 fois. Vous savez, on peut réformer le pays si, comme le général de Gaulle, on s'astreint soi-même à renoncer aux

14:22
Locuteur

privilèges. Mais vous vous

14:23
Présentateur

revendiquez tous du général de Gaulle, lui comme vous

14:25
Locuteur

?

14:25
Invité

Très bien, au moins, il y

14:26
Locuteur

a

14:26
Invité

un point d'accord.

14:27
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, les députés de La République En Marche, à la suite de cette annonce d'Emmanuel Macron, ont dit qu'ils étaient prêts à accepter d'intégrer le régime universel et à renoncer aussi à ce régime spécial des députés. Excusez

14:40
Locuteur

-moi, heureusement,

14:41
Présentateur

mais

14:41
Invité

heureusement. Mais attendez, ils vont faire souffrir des millions de Français,

14:45
Locuteur

donc

14:46
Invité

ils peuvent souffrir aussi. Mais moi, je vais vous dire, je n

14:48
Locuteur

'ai

14:48
Invité

pas envie que les Français souffrent.

14:50
Locuteur

Et

14:50
Invité

je suis convaincu qu'on peut

14:53
Locuteur

sauver les retraites

14:55
Invité

des Français sans casser le système de la répartition et ouvrir aux fonds de pension. Car derrière cela, il y a l'affaire des fonds de pension. M. Marlech, ce n

15:07
Locuteur

'est

15:07
Invité

pas un député de Debout-la-France, c'est un député républicain, a mis sur la table à l'Assemblée, j'étais en séance, le scandale de BlackRock, qui est

15:15
Locuteur

une entreprise américaine... C'est un fonds de pension qui a été reçu à l'Elysée.

15:18
Invité

Et qui va bénéficier de la fin des cotisations sur les plus hauts salaires, au-dessus d'un plafond, 3 milliards de cotisations qui vont être perdues pour le système des retraites français.

15:27
Locuteur

Et qui va peut

15:28
Présentateur

-être encourager les plus hauts revenus à aller vers la cotisation.

15:32
Invité

M.

15:32
Locuteur

Marlech, avec

15:32
Invité

les fonds de pension, c'est 3 milliards de perdus. Alors, on nous dit qu'il

15:36
Locuteur

y a

15:36
Invité

un déficit, et on va enlever 3 milliards de cotisations, et on va continuer à payer pour les plus hauts revenus qui ont déjà cotisé, c'est normal. Donc, c'est n'importe quoi cette réforme. Le gouvernement... D'ailleurs, si cette réforme... Apolline de Malherbe, quand même, il y

15:48
Locuteur

a

15:48
Invité

un truc que je pensais en venant.

15:49
Locuteur

Si

15:50
Invité

cette réforme était si géniale,

15:51
Locuteur

pourquoi

15:52
Invité

il ne

15:52
Locuteur

l

15:52
Invité

'applique pas à tout le monde ? Pourquoi il s'arrête à 1975, 1975 ? Parce

15:55
Présentateur

que vous l'avez vu,

15:55
Locuteur

quand

15:55
Présentateur

même, le pays est très bloqué.

15:57
Locuteur

Il

15:57
Présentateur

y

15:57
Locuteur

a un moment où il faut peut-être faire un petit chemin. Si cette

15:58
Invité

réforme était si géniale,

16:00
Locuteur

que

16:01
Invité

le gouvernement s'engage, comme l'a dit le Premier ministre, à mettre dans la loi

16:04
Locuteur

que

16:05
Invité

personne ne sera perdant, qu'il n

16:06
Locuteur

'y aura

16:06
Invité

aucune baisse des retraites. Et je vais vous dire autre chose...

16:09
Locuteur

C'est très

16:09
Présentateur

théorique, ça, quand même.

16:10
Locuteur

Ah non, ce n'est pas

16:11
Invité

théorique du tout pour les Français qui vont toucher 500 euros de moins, ou 1000 euros par an. Et je vais vous donner un exemple. J'ai retrouvé, dans les papiers européens, la grande orientation de politique européenne. Vous savez, ce sont des recommandations très

16:24
Locuteur

insistantes

16:25
Présentateur

par

16:25
Invité

la Commission de Bruxelles. Et j'invite les Français qui auront le temps à regarder sur Internet le 5 juin 2019. 5 juin 2019, il est purement écrit. La France doit revoir son système de retraite pour faire des économies supplémentaires.

16:39
Locuteur

Donc, ça veut bien dire que ça s'en perdant.

16:41
Présentateur

Que répondre ?

16:42
Invité

Ils obéissent.

16:43
Présentateur

Cela dit, vous pourrez aussi retrouver sur Internet le programme d'Emmanuel Macron qui était candidat. Là, pour le coup, c'était avant que la Commission ne fasse ses recommandations.

16:50
Locuteur

C

16:50
Présentateur

'était dans son programme.

16:50
Invité

Mais pas sous cette forme

16:52
Locuteur

-là. Pas

16:52
Présentateur

l'équilibre,

16:52
Locuteur

mais la réforme universelle par point. Non, mais même,

16:54
Invité

la réforme universelle par point, qu'on s'entende bien, elle est dangereuse. Parce qu'une fois que vous avez le

17:00
Locuteur

système par point... Je ne dis pas qu'elle est

17:01
Présentateur

dangereuse ou pas. Je réponds simplement à votre point sur

17:03
Locuteur

l'Europe.

17:04
Présentateur

Ça n'était pas en réponse

17:05
Locuteur

à l'Europe, puisque c'était une décision alors qu'il était candidat. Il faisait croire qu'elle ne ferait aucun perdant. Nicolas Dupoignan,

17:10
Présentateur

je voudrais qu'on puisse parler également du voyage d'Emmanuel Macron en Côte d'Ivoire. La fin du France CFA, c'est une page qui se tourne.

17:17
Locuteur

Est

17:17
Présentateur

-ce que c'est bien ainsi ?

17:18
Locuteur

Moi,

17:19
Invité

ça ne me déplaît pas. A une condition, c

17:21
Locuteur

'est

17:21
Invité

qu'on aille au bout. Or, j'ai remarqué que la France garantit toujours la monnaie, la nouvelle monnaie. Alors, c'est quand même extravagant. On nous dit, c'est la fin. On enlève les représentants français.

17:33
Locuteur

Et

17:34
Invité

ça, pourquoi pas ? Et je comprends que les Africains aient envie de gérer leur monnaie seule. Moi, j'aimerais qu

17:38
Locuteur

'on

17:38
Invité

gère notre monnaie seule. Donc, je les comprends fort bien. Mais alors, pourquoi la Banque de France reste garante de la monnaie ? Donc, vous voulez dire, allons jusqu'au bout ? Allons au bout. Et puis, parce que... Mais je comprends cette volonté. Ça, ça ne me gêne pas du tout. En revanche, j'ai été un peu surpris des paroles du président.

17:55
Présentateur

Il a dit, le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République.

17:59
Invité

Alors, moi, je vais vous dire. Gaulliste, je suis pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais là, depuis 60 ans, 60 ans, les États africains sont indépendants. Et j'aurais aimé que le président de la République...

18:11
Locuteur

Donc,

18:11
Présentateur

ça

18:11
Locuteur

veut dire que vous

18:11
Présentateur

êtes quand même d'accord sur le fond ? Ça a été une erreur ? Ça a été une faute ?

18:14
Invité

Il y a eu

18:15
Locuteur

un

18:15
Invité

phénomène historique qui a produit beaucoup de drames, beaucoup de douleurs, qui a aussi apporté des bienfaits. Le bilan n'est pas tout noir, tout blanc. Certains veulent qu'il soit tout noir, d'autres veulent qu'il soit tout blanc. Moi, je crois qu'on est heureux quand on est libre. Et donc, je comprends que les États africains aient voulu retrouver leur liberté.

18:30
Présentateur

Ça a été une erreur ? Ça a été une faute de l'État français ?

18:33
Invité

C'est l'histoire de France. C'est l'histoire de ses poids. Donc, vous ne voulez pas la qualifier ? Je ne veux pas la qualifier parce que j'en ai assez de la repentance permanente. Ça fait 60 ans. Et j'aimerais plutôt qu'on s'occupe de décoloniser la France.

18:42
Présentateur

C

18:42
Locuteur

'est

18:42
Présentateur

-à

18:42
Locuteur

-dire

18:42
Présentateur

quoi, décoloniser la France ?

18:44
Invité

Monsieur Macron, il laisse la France coloniser.

18:45
Présentateur

Coloniser

18:46
Invité

par qui ? Coloniser économiquement, c'est entreprise américaine et chinoise. Coloniser en permanence. C'est-à-dire que nous ne

18:52
Locuteur

sommes

18:52
Invité

plus maîtres de notre politique par Bruxelles, politiquement.

18:55
Locuteur

Par

18:55
Invité

l'Allemagne qui décide à notre place. Alors, je trouve extraordinaire qu'un président de la République française aille rappeler les événements d

19:02
Locuteur

'il

19:02
Invité

y a 60 ans, alors que les États africains sont libres,

19:06
Locuteur

qu

19:06
Invité

'ils sont colonisés en ce moment par la Chine,

19:08
Locuteur

qui

19:08
Invité

colonise le monde.

19:09
Locuteur

Donc,

19:10
Présentateur

pour

19:10
Locuteur

vous, la France

19:10
Présentateur

est un pays qui n'est pas libre aujourd'hui ?

19:12
Locuteur

Ah

19:12
Invité

non, il n'est pas libre. Et on le paye très cher. Et cette réforme des retraites

19:14
Locuteur

est

19:15
Invité

une des marqueurs de cette absence de liberté. Moi, je suis gaulliste. Je crois à la France libre. Libre. Je veux qu'elle soit libre.

19:21
Présentateur

Encore une fois, vous êtes gaulliste. Ils le sont tous. Merci

19:24
Locuteur

en tout cas Nicolas Dupont-Aignan. Ce n'est pas toujours les mêmes enseignements entre nous. Merci

19:26
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été avec nous ce matin.

19:28
Locuteur

Merci à vous. Vous êtes député

19:28
Présentateur

de l'Essonne, président de Debout la France. Il est 8h53 sur RMC et BFM TV.