LOUIS ALIOT: « Il n'y a aucun argument qui fait qu'on pourrait soutenir la Russie ! » (RTL)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 26 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ?
- 0:48OuverteRéponse directe
54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes sur les carburants ?
- 2:23RelanceRéponse partielle
Est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ?
- 3:24FerméeRéponse directe
Vous ferez baisser la TVA sur toutes les énergies, l'électricité, le gaz, le fuel et jusqu'à quel seuil ?
- 4:40FerméeRéponse directe
L'Union européenne interdit de baisser les taxes de l'énergie au-dessous de 15% de TVA. Ça veut dire que vous allez rentrer dans un bras de fer avec Bruxelles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37Invité politiqueFait
« il va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera. »
- 1:42Invité politiqueFait
« l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de première nécessité. »
- 1:54Invité politiqueFait
« les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. »
- 3:45Invité politiqueFait
« C'est le serpent qui se mord la queue. Soit vous le faites et vous permettez à l'économie de fonctionner et donc vous rentrez par des taxes liées à l'activité de l'économie, soit vous ne le faites pas et à ce moment-là, vous ralentissez l'économie et vous perdez par ailleurs ce que vous auriez pu, évidemment, gagner de l'autre côté. »
- 4:03Invité politiqueChiffre
« Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France. »
- 4:15Invité politiqueFait
« Laissez-moi vous dire que c'est quand même une goutte d'eau. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Il y a vraiment une urgence. C'est une situation critique. »
- 10:05Invité politiqueFait
« la condamnation de la Russie par le Rassemblement national et pas Marine Le Pen a été immédiate, contrairement à d'autres d'ailleurs. Ça a été immédiat. »
- 10:13Invité politiqueFait
« je suis allé à la frontière polonaise pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens, femmes, enfants et malades d'ailleurs, qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan. »
- 10:32Invité politiqueFait
« à partir où la Russie agresse, eh bien il n'y a aucun argument qui fait qu'on pourrait, je vais dire, soutenir la Russie. »
- 15:36Invité politiqueFait
« Mais dans le même temps, il faut réarmer la France en Europe. »
- 21:47Invité politiqueFait
« Moi, je suis inquiet de cette situation parce qu'une fois que... »
- 22:01Invité politiqueFait
« Beaucoup de retraités aujourd'hui, même quand ils ont 2000 euros net par mois, ont du mal à boucler les fins de mois. »
- 23:18Invité politiqueFait
« si on le connaît, 60 ans et 40 annuités si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, 42 ans de cotisation si vous avez travaillé après 20 ans. »
- 24:33Invité politiqueFait
« Si vous commencez à 22 ans, vous partirez à 64. Si vous commencez un peu plus tard, vous partirez un peu plus tard. »
- 35:40Invité politiqueFait
« une priorité serait donnée à celui qui a une carte nationale d'identité française plutôt qu'à quelqu'un qui arriverait de ne sais où. »
- 37:25Invité politiqueFait
« Non, parce que cette loi contribue aussi à beaucoup d'inégalités. »
- 39:11Invité politiqueFait
« aujourd'hui, dans les Pyrénées-Orientales, par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, vous ne pouvez plus trouver de terrain, ni pour construire, d'ailleurs, du logement tout court, ni pour faire de l'activité économique. »
- 39:11Invité politiqueFait
« 'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans les Pyrénées-Orientales, par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, »
- 39:24Invité politiquePromesse
« Donc, cette loi SRU, il faut en corriger, évidemment, et c'est en abrogeant la loi qu'on arrivera à le faire, »
- 39:36Invité politiqueFait
« parce que le marché de l'immobilier est en difficulté, le marché de la construction est en difficulté. »
- 40:29Invité politiqueFait
« Il n'est pas ciblé que sur le voile, il est ciblé sur l'influence de l'idéologie islamiste sur le sol français. »
- 40:44Invité politiqueFait
« il peut y avoir l'affaire du voile, et notamment les frères musulmans, »
- 40:52Invité politiqueFait
« dont je rappelle qu'ils sont interdits quand même, en Égypte, aux Émirats arabes unis, »
- 41:42Invité politiqueFait
« le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane. »
- 43:32Invité politiqueFait
« Pourquoi ? Est-ce qu'on s'est intéressé à cette question »
- 43:59Invité politiqueFait
« Parce que quelquefois, elles sont contraintes de le faire. »
- 44:36Invité politiqueFait
« Une partie du monde, vous vous rendez compte qu'on en arrive à une situation où des femmes en Iran meurent parce qu'elles veulent enlever le voile. »
- 45:33Invité politiquePromesse
« je pense que tout le monde est mobilisé sur l'objectif principal de gagner l'élection présidentielle et de gagner derrière les élections législatives. »
- 47:12Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme présidente du parti, fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle que tout le monde reconnaît. »
- 48:56Invité politiquePromesse
« Mais si, ce que je pense, le soir du second tour de l'élection présidentielle sera engagé, le mouvement qui verra une majorité législative à l'Assemblée aux élections qui suivront. »
- 51:59Invité politiquePromesse
« nous sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue, la présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers. »
- 53:00Invité politiqueFait
« les propos racistes qu'on a condamnés, de policiers qui étaient embauchés par l'ancien maire, pas par le nôtre. »
Temps de parole
- Louis Aliot60 %
- Présentateur21 %
- Invité5 %
- ?4 %
- Invité 24 %
- Locuteur 12 %
≈ 24,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
Bonjour
à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Vous êtes le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan. Pour la première fois, Marine Le Pen et Jordan Bardella s'inquiètent de la guerre hybride que mène la Russie contre l'Europe. Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ? Est-ce un changement de doctrine au RN ? 54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?
Vous allez nous répondre. Bienvenue dans ce Grand Jury, Louis Alliot.
A
mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Quentin Calmet pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour West France.
Bonjour.
Dans ce Grand Jury, Louis Alliot, dans notre séquence La bataille des idées, nous reviendrons sur deux idées fortes mises en avant dans cette rentrée par le RN, l'interdiction du voile et le logement. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
Le
Grand Jury, sur le terrain.
Et
sur le terrain, le sujet numéro un et le plus quotidien est encore bien sûr et toujours le prix de l'essence, 2,41
euros.
Vous venez de l'entendre, nouveau record pour le gasoil. Pensez-vous, Louis Alliot, que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes
? Écoutez,
il va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera.
Parce
que je rappelle que l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de première nécessité.
C
'est un produit pour aller travailler, c'est pour aller chercher les enfants à
l
'école ou les amener à l'école. Ça concerne l'ensemble des Français. Et c'est pour cela d'ailleurs que les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. Donc il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens, je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne, qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. Il faudra bien qu
'on
se mette au diapason de ces pays-là.
On reviendra un peu plus en détail sur le budget, mais est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ? Est-ce que vous en faites une question principale ?
D'abord, vous savez, moi je ne
suis
pas parlementaire, donc on verra le
budget qui
nous sera présenté, et on regardera attentivement effectivement d'abord les économies qui seront proposées par le Premier ministre et les orientations de ces économies. Et en fonction de cela, on regardera évidemment attentivement le vote que nous pourrions faire pour le budget.
Mais est-ce que ce vote peut être conditionné par des aides nouvelles ou une baisse de taxes des carburants
? Alors conditionné,
honnêtement, je pense que la situation est telle qu'il n'y
a
pas que le prix de l'essence. Il y a beaucoup d'autres choses à mettre en place. Et l'essence est aujourd'hui une urgence, mais elle l'est avec d'autres sujets de fiscalité sur les entreprises, elle l'est sur la sécurité, sur l'immigration, et sur d'autres sujets. Il n'y aura pas que le prix de l'essence qui va déterminer le vote du groupe RN à l'Assemblée. Est
-ce que vous avez chiffré votre mesure de baisse de la TVA sur l'essence ? On sait que de passer de 20 à 5,5% de taxes, ça peut représenter des sommes énormes, entre bien 14 et 16 milliards. Là, ce serait sur toute l'énergie. Est-ce qu'on peut se le permettre dans le contexte budgétaire qui est le nôtre ?
C'est ça où vous arrêtez l'économie. C'est le serpent qui se mord la queue. Soit vous le faites et vous permettez à l'économie de fonctionner et donc vous rentrez par des taxes liées à l'activité de l'économie, soit vous ne le faites pas et à ce moment-là, vous ralentissez l'économie et vous perdez par ailleurs ce que vous auriez pu, évidemment, gagner de l'autre côté. Le
coup
de la mesure, vous l'avez estimé. Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France. Laissez-moi vous dire que c'est quand même une goutte d'eau. Et on ne me fera pas croire qu'on ne
va
pas aller chercher 12 milliards dans un certain nombre de niches économiques françaises alors que nous savons, nous, qu'il y a sûrement de l'argent à aller chercher quelque part.
Vous ferez baisser la TVA sur toutes les énergies, l'électricité, le glace, le fuel et jusqu'à quel seuil, en fait
?
Non, mais jusqu'où ? On a dit de... 5,5 ? 5,5. Alors l'Union européenne, en fait, interdit de baisser les taxes de l'énergie au-dessous de 15% de TVA. Ça veut dire que vous allez rentrer dans un bras de fer avec Bruxelles ? C'est déjà arrivé. Quand la
France a baissé la TVA sur la restauration, par exemple, c'est arrivé. Quand les pays, les autres pays européens...
La
restauration, mais pas sur l'énergie. Quand les autres pays y arrivent à baisser les taxes sur l'énergie, c'est donc bien que l'Europe autorise pour les autres, ce qu'elle ne
va
pas nous refuser à nous. Elle ne
va
pas refuser à la France de le faire. Et dans une situation critique et dans un laps de temps qu'on imagine quand même déterminé, en tout cas jusqu'à la résolution de la crise au Moyen-Orient, on espère que les choses se rétabliront petit à petit. Mais aujourd'hui,
il
y a vraiment une urgence. C'est une situation critique. Et je ne vois pas comment
le
gouvernement se passera de baisser les taxes ou la TVA. Mais pour nous, nous proposons la TVA et l'Allemagne a baissé la taxe sur l'essence.
Pour être précis et bien clair, ce que vous demandez, c'est une réduction du taux de TVA le temps que la crise se résorbe sur... Oui, il faut faire baisser la pression. Le coût... Donc
c'est à
titre transitoire,
provisoire. Vous
disiez en début d'émission, je crois que la moyenne, c'est 2,40
euros
en France. C'est monté jusqu'à 2,99 euros, je crois, à Strasbourg. Il faut la faire baisser aux alentours de 2 euros. Et ce n'est que par une baisse des taxes qu'on va y arriver. Sinon, nous n'y arriverons pas.
Vous
connaissez le principal reproche qui est fait à une mesure généralisée de baisse de la TVA de 5,5%. C'est que tout le monde en profite. Aujourd'hui, les foyers les plus aisés consomment deux fois plus d'énergie que les foyers les plus pauvres. Est-ce que c'est vraiment utile dans la période ? Et pourquoi vous refusez vraiment totalement cette idée de ciblage
? Mais
comment vous voulez cibler autant de monde aujourd'hui ? Ça concerne tout
le monde. Si on prend
les gens qui travaillent. Vous dites pour les gens qui travaillent, notamment.
Ça concerne tout le monde, les gens qui travaillent. Tout
le monde n'a pas
en voiture au travail, par exemple. Les gens qui habitent dans les grandes villes, par exemple. Vous allez leur donner...
Vous allez cibler les grandes villes et les petites villes ? Moi, j'habite dans une ville et je suis maire d'une ville de 120 000 habitants. Je vois les gens, ils prennent leur voiture pour aller travailler. C'est une nécessité vitale, la voiture. Encore une fois, ce n
'est
pas un luxe. Alors, je sais que dans les grandes villes, il y a une certaine élite qui pense que ça n'arrive que chez eux, qu'on peut prendre les transports en commun, etc. Mais chez nous, dans la ruralité, dans la France profonde, ça n'existe pas. Il y a des trains, il y a des bus, mais ils ne sont pas en nombre suffisant pour aller travailler avec. Et donc, la voiture est une nécessité. Il faut le rappeler, le dire et arrêter de penser qu'on peut s'en passer aujourd'hui, à l'heure où on se parle. –
La solution la plus efficace et la plus pertinente pour que nos compatriotes puissent retrouver à la pompe un prix décent, c'est d'abord de demander au président Trump d'arrêter la guerre. C'est ce qu'a dit Jordan Bardella cette semaine. Est-ce que c'est aussi simple que ça ? Ça vous fait sourire ?
– Oui, mais c'est la vérité. Je veux dire, les conflits dans le monde d'aujourd'hui ont un impact direct sur le prix de l'énergie. Et c'est valable, évidemment, avec cette guerre. Mais on voit bien que les choses sont plutôt compliquées. Et on espère que ça se résoudra rapidement et que la France y jouera tout son rôle. Mais c'est vrai que cette opération dans le détroit d'Hormuz n'aura pas facilité l'économie mondiale. –
Stéphane Réle
Pen a appelé Donald Trump pour lui demander d'arrêter la guerre.
– Non, elle
n'a pas le numéro de Donald Trump. –
Elle
n
'a
pas son oreille ?
–
Non, je ne pense pas, non.
–
Vous êtes pour subventionner le pétrole et le gaz, puisque baisser la TVA, ça revient à ça. Donc les énergies carbonées. Est-ce que vous ne croyez pas à l'électrification,
au
passage à la voiture électrique ? – Oui,
oui, j'y crois. J'espère qu'ils feront des progrès dans les voitures électriques pour qu'avec un plein, entre guillemets, d'électricité, on puisse faire des distances confortables. Parce que là où ça va se compliquer, c'est effectivement pour faire des pleins d'électricité dans l'utilisation du véhicule que nous avons tous les jours. J'y crois en ville, moins ailleurs, mais nous y arriverons. Je veux dire, sans imaginer quand même qu'on puisse totalement abandonner les voitures à moteur essence, je pense que nous y arriverons. Mais vous verrez. Tout le monde croit que c'est la panacée universelle. Ça sera bien écologiquement,
puisque
nous fabriquons de l'électricité, en France en tout cas par le nucléaire,
qui
ne devraient pas être chers, mais vous verrez qu
'on
trouvera bien une taxe à mettre sur les voitures électriques aussi. Et vous avez vu que je crois que c'est en Angleterre. Ils ont commencé d'ailleurs à mettre une taxe sur les voitures électriques, ce qui fera que finalement, l'électricité coûtera aussi cher que le prix de l'essence au moment où on devra faire le plein de notre véhicule. Donc voilà, c'est bien pour l'environnement, on va dire. C'est très certainement moins bien pour la fiscalité et pour le prix de l'électricité.
Alors
s'il y
a
bien une question cette semaine qui a fait réagir les électeurs, c'est la question de l'Ukraine. Vendredi, Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti et des candidats à
l
'élection présidentielle pour les mettre en garde sur la situation internationale. Dans un communiqué commun, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont condamné la guerre hybride de la Russie contre l'Europe. Le Rassemblement national est-il en train de changer de ton sur la Russie ? On n'avait pas lu de propos aussi sévères sur la Russie de la part du Rassemblement national.
Si, je veux dire, il faut se reporter au moment de l'invasion avec l'Ukraine. Parce qu'on oublie tout ça, mais
la
condamnation
de
la Russie par le Rassemblement national et pas Marine Le Pen a été immédiate, contrairement à d'autres d'ailleurs. Ça a été immédiat. La deuxième chose, moi-même en tant que maire,
je
suis allé à la frontière polonaise pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens, femmes, enfants et malades d'ailleurs, qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan. Et c'était aussi pour bien montrer qu'on avait choisi notre camp. Donc
c'est 2020, le changement
de
doctrine de votre parti ?
C'est
pas 2020, mais à partir où la Russie agresse, eh bien il n'y a aucun argument qui fait qu'on pourrait, je vais dire, soutenir la Russie. Simplement, on a toujours dit qu'il faut tout faire
pour
favoriser la paix. Parce que c'est un conflit qui est coûteux, c'est un conflit qui est coûteux en vie humaine, en vie humaine. Et cette dimension, j'ai l'impression que tout le monde la perd un peu aujourd'hui. Et c'est un conflit qui est coûteux en termes aussi d'équipement et de technologie mis à disposition de cette guerre. Mais pour le reste, et je crois que le président Macron, en convoquant les partis politiques, leur a donné un certain nombre d'éléments, et notamment les services de renseignement français et l'armée. Et nous, vous savez, on fait confiance à l'armée française et aux services de renseignement quand ils nous amènent des informations.
Encore fallait-il les connaître et savoir de quoi on parlait. Et c'est bien que M. Macron, au bout de X années, fasse cette démarche. Parce que ça permet aussi d'avoir une vision plus nette de l'état du conflit en Ukraine.
En fait, il y a quand même une question, parce que vendredi, à la sortie de l'Elysée, c'est Jordan Bardella qui était à l'Elysée à cette réunion avec Emmanuel Macron. Jordan Bardella dit qu'on n'a pas parlé, malheureusement, du prix du carburant. Et ça n'avance pas sur ce sujet-là. Et le lendemain, on a un communiqué qui dit qu'effectivement, il y
a
un souci. La Russie est dans une guerre hybride contre l'Europe. Est-ce qu'il
n'y a
pas eu un décalage ou en tout cas une prise de conscience un peu tardive
?
Est-ce que Marine Le Pen aurait dû elle-même aller à l'Elysée pour écouter le président de la République ? Elle aurait peut-être eu un autre discours à la sortie.
Écoutez, Marine Le Pen, elle était au chevet des sinistrés des incendies en
Gironne.
Et dans l
'eau. Demain, elle était au chevet des sinistrés, de la tornade dans l'Aude. Et je dois dire qu'elle était attendue. Et j'allais dire, cette campagne aussi, c'est une campagne de proximité. On a la chance d'avoir, j'allais dire, un duo dans cette campagne électorale. Jordan est président du parti. Il était invité en tant que président du parti. Il y est allé. J'ajouterais en plus, il est président du groupe parlementaire.
Il y a eu,
elle est sur la prise de conscience de la gravité de cette réunion, du contenu de cette réunion. Le
communiqué, c
'est
un rattrapage aussi. La prise de parole de Jordan Bardella à la sortie qui oublie de mentionner ce sujet de la Russie.
Pas un rattrapage. Il y avait le sujet qui d'ailleurs a fait l'entrée de cette émission sur le prix de l'essence qui est en train aujourd'hui de devenir la priorité des Français. Moi, quand je vais sur le terrain,
c
'est d'ailleurs, on vous parle du prix de l'essence, on vous parle des difficultés du quotidien, rarement de la guerre en Ukraine. Il faut quand même le dire. Les Français sont préoccupés par leur situation économique et sociale. La géopolitique, c'est lointain. Et j'imagine qu'ils font confiance à leurs dirigeants pour régler ce genre de problème.
Alors c'est lointain, mais ça donne quand même effectivement beaucoup de questions d'électeurs recueillis par Ouest France. Stéphane Vernet.
Philippe Denbon dans le Morbihan nous dit « Vous avez décidé de suspendre l'aide à l'Ukraine en cas de victoire du RN. Accepteriez-vous la technique ukrainienne en matière de drones quand la Russie nous attaquera ?
»
On n'a pas décidé d'arrêter. On a dit qu'il fallait regarder attentivement les dépenses qui sont faites en matière d'équipement militaire en Ukraine. On n
'a
jamais dit qu'on a arrêté la formation militaire, l'aide humanitaire et un certain nombre d'aides apportées par la France. Voilà.
Elles sont trop importantes les dépenses de la France en matière d'aide à l'Ukraine ? Elles sont estimées à 7,9 milliards,
tout
compris sur trois ans. Est-ce que c'est vraiment une dépense inconséquente ? Vous oubliez les 90 milliards. Ça c'est l'Union européenne.
On fait partie de
l
'Union européenne, on est même le deuxième pays de l'Union. Et dans cette contribution-là, il y a aussi, je vais dire, proportionnellement la contribution de la France. Donc on est engagé. Et ce qui fait de nous la possibilité d'être des co-belligérants. Donc je veux dire, il faut quand même être prudent. Je rappelle quand même que c'est un sujet qui devrait faire partie d'un débat parlementaire régulier. Régulier, il a eu lieu, mais régulier. Or,
ce
n
'est
pas trop le cas sur la situation en Ukraine. C
'est
un lien entre ce qu'aujourd'hui on peut donner ou apporter comme aide à l'Ukraine et l'idée qu'on pourrait être co-belligérant. Est-ce que ça veut dire que quand vous dites qu
'il
faut réduire... Votre expression exacte, c'était couper le robinet, mais visiblement...
Oui, c'était une question de journaliste et c'était
une réponse à... D'accord. Mais en tout cas, la question sur les aides à l'Ukraine, pour vous, c'est pour ne pas donner l'impression à la Russie qu'on entrerait en guerre avec eux. C'est bien ça l'idée ? C'est
pour
donner d'abord l'impression aux Français qu'on regarde ce qu'on donne à l'Ukraine et qu'on ait la transparence sur ce que l'on fait. Or, nous ne l'avons pas.
On a des montants. On a des montants quand
même. Oui,
on a des montants. Mais qu'est-ce que ça révèle derrière ? On ne l'a pas. Donc on aimerait savoir... Qu'est-ce que vous pensez
? En
armement. En armement, en soutien. Combien coûte l'humanitaire ? Combien coûte la formation ? Combien coûte les armes que l'on livre ? Parce que je sais que, en tout cas, jusqu'à présent, on a livré des vieux armements de l'armée qu'on a mis à disposition de l'Ukraine. Mais il y a très certainement...
Donc vous estimez...
Ça, c'est pas des vieux matériels.
C'est pas des vieux matériels. Mais dans le même temps, il faut réarmer la France
en
Europe. Et on s'intéresse aussi au budget de l'État, au budget de la Défense nationale, qui est aujourd'hui de plus de 60 milliards d'euros. Mais on aimerait bien qu'on ait la garantie que la France puisse se défendre
elle
-même, par ses propres moyens.
Pour être clair, Louis Alliot, on donne trop, à vos yeux, aujourd'hui, à l'Ukraine. On
aide trop
l'Ukraine. Je
demande de savoir
à quoi
sert l'argent que nous donnons à l'Ukraine, dans quel domaine on le fait.
Oui, sauf que le signal que vous envoyez, ça veut dire, si on accède au pouvoir, à l'Élysée, nous aiderons probablement moins l'Ukraine. C'est votre raisonnement.
On
est engagé dans une action internationale. Donc déjà, on va pas renier la parole de la France. Donc déjà, ça concerne pas les engagements qui ont été pris.
Mais
quand nous arriverons aux affaires, on demandera un certain nombre d'éclaircissements et de transparence sur
des
dépenses publiques, qui sont octroyées d'ailleurs à l'international en général. Mais je rappelle, parce qu'on oublie quand même de le dire, que nous sommes face à une situation économique et sociale difficile, et que les Français, de plus en plus, sont préoccupés par leur quotidien. Alors je veux bien que l'on parle de l'international, et il faut en parler, mais vous n'enlèverez pas l'inquiétude première des Français, qui est de savoir comment on se loge, comment on paie la nourriture, comment on paie l'énergie, comment on se chauffe, et comment on trouve du travail. Ça,
à
mon avis,
c'est
le plus important.
Au
niveau international, vous envoyez des signaux. Si on réduit notre aide à l'Ukraine, potentiellement, ça peut dire une victoire de la Russie.
Non, je ne crois pas.
Ah non,
vous ne croyez pas ? Non, mais d'ailleurs, le communiqué hier de Marine et Jordan est très clair là-dessus. On n'accepte aucune intimidation et aucun calcul de la Russie par rapport à la souveraineté française. Et nous, nous sommes, j'allais dire, engagés aux côtés de nos alliés sur ce front-là. Mais nous disons, et c'est quand même incroyable que nous fassent passer pour des gens qui, parce que nous voulons la paix, tout d'un coup, on serait pro-russes. Nous préférons la paix que la guerre. C
'est déjà pas mal. À propos
de la paix, vous dites qu'il faut organiser une conférence internationale avec Vladimir Poutine. Celui qui ne
veut
pas venir dans toutes les discussions ou toutes les tentatives de discussion qu'il
y a
eu jusque-là, c'est Vladimir Poutine.
Écoutez, la question ne se posera pas, puisque ce sont les États-Unis qui ont les cartes en main. Et je rappelle qu'il
y
a 10 jours ou 12 jours, les émissaires de M. Trump étaient chez M. Poutine, chez M. Zelensky, pour parler précisément de la paix. Attendez, avec...
Donc vos solutions pour la paix n'existent pas.
Avec des émissaires français, d'ailleurs, et européens, dont on ne sait pas comment ça s'est passé, ce qui s'est dit lors de ces négociations. Mais j'espère que les États-Unis, pour le coup, arriveront à convaincre, et M. Poutine, et M. Zelensky, à trouver un terrain d'entente pour la paix. Voilà ce que nous disons.
J'entends ce que vous dites sur le fait que les Français ont d'autres préoccupations que la guerre. Moi, je vous promets que sur l'ensemble des questions qu'on a reçues, et je vous les communiquerai, parce qu
'on
ne peut pas toutes vous les poser après l'émission, mais je vous garantis que la plupart des questions portaient sur l'Ukraine. J'en ai une autre à vous poser. Frédéric,
de
Saint-Sébastien-sur-Loire, donc en Loire-Atlantique, dit « Votre parti se dit patriote et défenseur de notre identité. Comment arrivez-vous à justifier votre proximité et une certaine forme d'allégeance à certains régimes autoritaires étrangers, la Russie de Poutine et le président Trump, par exemple, alors que les deux veulent la destruction de l'Europe et l'asservissement de nos nations ? »
Vous
êtes perçus, le Rassemblement national est perçu comme un parti à la fois pro-Trump et pro-Poutine.
Perçu par quelques éléments qui vous envoient des questions. Mais si j'en juge l'opinion générale et la situation des intentions de vote aujourd'hui, on ne peut pas dire que les gens pensent l'inverse de ce que l'on pense.
Vous êtes sûr
que vos électeurs, que les électeurs du Rassemblement national ont apprécié votre sortie sur couper le robinet
? Nos
électeurs sont préoccupés par la situation économique et sociale du pays. Ils savent que nous sommes des patriotes et ils savent que nous sommes sur une vision gaullienne des relations internationales, c'est-à-dire une relation d'indépendance nationale et de sauvegarde de nos intérêts vitaux. Ils le savent. Donc il peut y avoir des adversaires qui passent leur temps à dire « Mais vous êtes plutôt pro-russe plutôt que pro-ukrainien, plutôt ceci que cela ». La vérité c'est que nous sommes pro-français et que dans cette situation-là, nous défendons les intérêts de la France d'abord.
Et ça passe par des discussions avec tous les pays du monde parce que si on veut jouer à savoir qui parle et à quel dictateur, je crois qu'il
y a
un certain nombre de politiciens français qui vont avoir du mal à cacher leur proximité avec l'Algérie, leur proximité avec le Qatar et quelques régimes islamistes du Moyen-Orient, etc. Donc vous voyez bien que les choses, il faut quand même être raisonnable, il faut être rationnel, il faut être pragmatique. La France est un grand pays qui a toujours eu des relations internationales avec l'ensemble des nations du monde et elle doit continuer à en avoir.
– Voilà.
–
Une dernière question, là il y a des élections qui tiennent en Russie. Est-ce que vous pouvez qualifier ces élections ? Comment est
-ce
que vous les qualifiez ? Est-ce que ce sont de vraies élections ? Est-ce que c'est des élections fictives
?
Vous pouvez être simple et précis à la fois ? Je n'en sais rien, vous savez, c'est des
pays, ça une fois j'étais avec le Parlement européen d'ailleurs. – Vous ne pouvez pas dénoncer la façon dont se tiennent les élections en
Russie.
– Attendez,
laissez
-moi répondre à la question déjà. Je vous dis que je suis allé en tant qu'observateur vérifier je ne sais quelle élection en Russie une année avec le Parlement européen. Bon, c'est sûr que ce n'était pas dans les canons de l'orthodoxie démocratique, mais on sait très bien que ce n'est pas une démocratie en tant que telle et donc il faut rester très attentif et j'allais dire très critique sur ces élections-là. Voilà.
– Le
grand jury, tout est politique.
–
On va revenir au budget pour l'année 2027. Dans le projet du gouvernement, seules les plus petites retraites, en dessous de 1260 euros suivraient l'évolution des prix, l'inflation. Est-ce que c'est juste ou est-ce que c'est une ligne rouge pour le RN ?
–
De toute façon, il y a beaucoup de choses qui sont une ligne rouge, mais
est
-ce qu'au-dessus de 1200 euros, on considère qu'on a une retraite confortable
? Moi,
je suis inquiet de cette situation
parce
qu'une fois que… – Pour être précis, jusqu'à 2300 euros, ça serait relevé, mais pas autant que l'inflation et ensuite, aucune révalorisation pour les
retraites
au-dessus de
2300
euros.
–
Beaucoup
de retraités aujourd'hui, même quand ils ont 2000 euros net par mois, ont du mal à boucler les fins de mois. Il ne
faut
pas croire que tous les retraités, d'abord, sont propriétaires. Ça, c'est un travers que tout le monde dit, ah ben non, ils ont payé leur maison. Ce n
'est
pas vrai. Deuxièmement, avec l'âge, le coût des mutuelles, le coût des assurances, le coût de l'énergie,
il
faut se chauffer, etc. Et je peux vous dire que le gouvernement, là, fait fausse route, est en train de se mettre à dos, d'ailleurs, l'ensemble des retraités, parce qu'au nom, il faut bien le dire, d'une péréquation entre les retraités riches et les retraités pauvres, on est en train surtout de cibler des gens qui ont déjà du mal à vivre avec leur retraite.
– Donc pas d'efforts sur les retraités ?
–
Non, moi, je pense que ce n
'est
pas là qu'il faut
les chercher. Ce
n
'est
pas là qu'il faut aller chercher les efforts.
– Sur les retraites, il
y
a une ambiguïté dans le projet du Rassemblement national. Jordan Bardella a répété cette semaine, c'était sur BFM jeudi soir, que l'âge légal ne veut rien dire. Est-ce que ça veut dire que ceux qui n'auront pas cotisé 42 années ne pourront pas partir à l'âge de 62 ans, ou en tout cas avec une toute petite retraite
? – C'est une
question qui sera expliquée dans pas longtemps par la candidate, mais notre système,
il
est assez… – Sur les retraites,
spécifiquement, Marine
Le Pen doit se…
– Le programme présidentiel
va sortir, vous verrez
les aménagements qui
ont été faits en matière d
'économie. mais
si on
le connaît, 60 ans et 40 annuités si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, 42 ans
de
cotisation si vous avez travaillé après 20 ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous partez et que vous partez à la retraite à proportion de ce que vous avez cotisé. si vous commencez à 25 ans,
vous
partirez
avec
42 annuités,
c
'est-à-dire à 67 ans.
Je
ne vois pas, moi, où est le problème de
cette affaire de retraite.
– Si, parce que ça veut
dire
que l'âge de départ pour quelqu'un qui a commencé à 25 ans, il est à 67 ans. – Heureusement,
et pourquoi alors celui
qui…
–
Non, parce
qu'il
y
a l'âge de départ et il
y a
l'âge à partir
du ciel. – Et pourquoi celui qui commencerait
à 21
ans
pourrait partir tranquillement à un âge de la retraite en ayant cotisé finalement moins que celui qui a commencé plus tard ? –
Oui, mais ce n
'est
pas le système actuel, Louis Alliot. –
Mais on ne
vous
dit pas qu'on veut préserver le système actuel. Nous, on propose une autre réforme à nous.
–
D'accord, mais qui sera plus dure finalement que celle qui…
– Pas plus dure, oui.
– Aujourd'hui, c'est un départ à 63 ans. À partir de 63 ans pour tous ceux qui veulent partir. –
À la
condition de l'âge et à la condition des annuités.
– C'est pour ça que je vous posais la question de l'âge égal qui ne
veut
plus rien dire. Je ne comprends pas. Quand Jordan Bardella dit ça, ça veut dire quoi ? –
Mais ça veut dire ce que je vous dis. Si vous commencez à 22 ans, vous partirez à 64. Si vous commencez un peu plus tard, vous partirez un peu plus tard. Ça dépendra des annuités.
–
D'accord, c'est une réforme des retraites
différente
de ce que vous avez proposé jusque-là.
–
Pas
du tout. C'était la même déjà en 2022. Et je peux vous dire pour avoir évidemment fait un certain nombre d'émissions qu'on ait toujours resté peu ou prou sur le même tableau de répartition de l'âge des retraites.
– Je reviens au budget. C'est 54 milliards d'euros d'économie. Ça, c'est l'objectif affiché par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. Pas de hausse d'impôts, pas de gel des prestations pour les plus pauvres. Est-ce que ça, ça vous va ? C'est juste ou pas ?
– Écoutez, on
attend de voir, c'est pas facile de parler de quelque chose que nous ne connaissons pas.
C
'est 54 milliards, on attend de voir dans quelle direction ils vont aller. Si c'est pour systématiquement aller faire les poches au même, sans toucher
à
l'immigration, à la fraude, à des choses comme ça, là je pense qu'on s'entendra pas avec M. Lecornu. –
Alors là, ça n
'a
pas été dévoilé non plus, mais Marine Le Pen parle de 125 milliards d'euros d'économie, un plan qu'elle va présenter dans quelques jours. Est-ce que ça, quand vous voyez la difficulté pour le Premier ministre d'arriver à 54 milliards d'euros d'économie, est-ce que 125 milliards, déjà c'est sur un an ou sur le quinquennat ?
–
C'est sur le quinquennat. – Sur le quinquennat ? – Oui. – Donc c'est beaucoup moins que l'effort que demande par exemple Sébastien Lecornu l'année prochaine. –
On verra, là vous traitez d'un effet d'annonce, on verra
l'arrivée. –
Oui,
mais
nous, la différence, ce sera le courage de prendre un certain nombre de décisions dans des domaines où M. Lecornu ne veut pas aller. Donc la différence, elle est là. Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui le Rassemblement national, d'ailleurs dans l'opinion, des autres partis politiques ou des autres dirigeants ? C'est que, un, nous n'avons pas participé à, il faut bien le dire, à l'état de la France aujourd'hui qui est dramatique. Ça, c'est le résultat de la gouvernance de la gauche et la droite pendant 40 ans. Donc nous, nous n'avons pas participé à ça.
Et je pense, c'est pas que je pense, je suis sûr, l'opinion se dit que, avec le Rassemblement national aux affaires et Marine Le Pen à l'Élysée, on aura le courage de prendre un certain nombre de décisions.
–
Le parti et la candidate proposeront ou présenteront un contre-budget le 7 octobre prochain. Vous connaissez déjà le contenu du contre-budget. Là, on parle de ce que propose le Premier ministre, mais vous, vous savez ce que vous allez proposer. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques éléments
?
– Moi, je ne peux
pas
vous le donner. – Pourquoi ? – Parce que ce n
'est
pas moi qui m'occupe de ces choses-là. On discute des orientations, mais vous auriez dû inviter Jean-Philippe Tanguy, par exemple, qui aurait très certainement répondu beaucoup plus précisément que moi. – Mais quelques points de ligne. –
Mais
pour suivre un certain nombre de réunions thématiques et sur les économies à faire, on est aussi sur la bonne trajectoire. Et je pense que début octobre, vous aurez un panorama de ce que nous proposons. Et je pense que ce seront des efforts ciblés, nécessaires, et qui étonneront quelque part la trajectoire que nous voulons pour la France.
– On
va marquer une pause dans ce grand jury. On se retrouve dans un instant. On parlera de l'élection présidentielle pour 2027. Et on reviendra aussi sur plusieurs idées lancées par le Rassemblement national en cette rentrée politique. A tout de suite avec Louis Alliot, premier vice-président du Rassemblement national.
– C
'est très très bien que chacun donne son avis, c'est la liberté d'expression. Mais tous les avis ne se valent pas. C'est ça le problème. L'égalité de droit dérive insidieusement en égalitarisme. Parce que nous sommes tous égaux en droit, nous serions équivalents en tout. Et pourquoi mes jugements vaudraient moins que les vôtres, puisque nous sommes égaux en droit ? – Elle est une philosophe ancrée dans le réel. Elle bouscule le prêt-à-penser, refuse toutes les formes de conformisme, se libérer des carcans identitaires, managériaux et idéologiques. C'est son mot d'ordre. Julia Dufinès est notre invitée dans Un Monde,
Un
Regard. Un Monde, Un Regard, vendredi à 17h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.
1940 à 1944, les cheminots ont été un rouage essentiel de la résistance intérieure.
Des
premiers sabotages aux attentats individuels contre des soldats allemands,
ils
se sont battus pour chasser l'occupant.
Dans
les ateliers, ils ont pratiqué le sabotage insaisissable.
Le
sabotage insaisissable est une forme véritablement d'engagement
résistant. Ils ont collecté des renseignements sur l'ennemi, ses troupes et ses installations,
au
péril de leur vie.
Il
y
a
de nombreux cheminots qui relèvent tous les convois allemands qui passent pour ensuite favoriser une action de sabotage ou un mitraillage sur ces convois.
Pendant
toute la guerre, les cheminots ont été au cœur d'un combat pour une cible hautement stratégique. Le réseau ferroviaire français.
39.45, les cheminots dans la résistance. Dimanche prochain à 13h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.
Riche
Vam, juif autrichien, est arrivé au Chambon en 1943 avec son père et sa mère. Il lègue la totalité de son héritage à la commune française du Chambon-sur-Lignon.
Bonjour à tous. Le montant de la donation de M. Vam serait de 3 475 000 euros.
Vous ne pensez pas que ce monsieur était riche comme ça ?
Ce que l'on sait, c'est qu'ils sont autrichiens.
Ma
mère m
'a
expliqué que la famille soin était au Grenier.
C
'était l'entrepreneur.
Le Chambon-sur-Lignon, un lègue pour l'histoire. Vendredi prochain à 22h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.
Sport etc. vous donne rendez-vous à la rentrée. Tous les mois, nous parlerons de la place du sport dans notre société, dans notre politique, dans nos vies tout simplement. avec des sportifs, des politiques, des acteurs du monde du sport et une bande de journalistes passionnés. Sport etc. samedi à 17h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.
Elle,
c'est Pauline qui depuis toute petite ne jure que par une seule chose.
Une blanquette s'il vous plaît.
Merci.
Mon artisan bouché, quel plaisir d'y revenir. Venez
faire la fête chez votre artisan bouché.
Si
on me donnait le choix, est-ce que je garderais mon cerveau
?
Franchement non, si j'avais le choix,
je t'assure que je voudrais d'un truc plus tranquille, plus pépère. Un philo cognitif, c'est très simple. C'est un peu comme des racines, des lianes qui partent un peu
dans
tous les sens.
TDAH, HPI, neurodivergence, troubles du spectre autistique. Tous ces mots sont entrés dans le quotidien de millions de familles. Et l'école essaie tant bien que mal de s'adapter. Mais qu'en est-il des adultes qui souffrent de ces troubles ? Le monde du travail s'adapte-t-il davantage, lui ? Vous verrez que c'est loin d'être le cas grâce au documentaire Un cerveau particulier d'Anne Tilloua et de Paul Doley. Les adultes neuroatypiques sont-ils dans l'angle mort du débat public ? Notre société sait-elle les accueillir et les intégrer ? Je vous retrouve juste après le film pour en débattre avec nos invités.
Votre documentaire, suivi d'un monde en doc. Samedi prochain à 21h sur Public Sénat et sur Public Sénat. C
'est une promesse simple dans un monde toujours plus complexe. 90 minutes de débat, un objectif. Donnez du temps à nos experts pour qu'ils donnent du sens à l'actualité. Vous pouvez participer à l'émission en posant vos questions. Je vous donne donc rendez-vous du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat.
Avec
la banque postale, la banque pourra voir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La banque postale citoyenne. 1940 à 1944, les cheminots ont été un rouage essentiel de la résistance intérieure.
Des
premiers sabotages aux attentats individuels contre des soldats allemands,
ils
se sont battus pour chasser l'occupant.
Dans
les ateliers, ils ont pratiqué le sabotage insaisissable.
Le
sabotage insaisissable est une forme véritablement d'engagement
résistant. Ils ont collecté des renseignements sur l'ennemi, ses troupes et ses installations,
au
péril de leur vie.
Il
y a de nombreux cheminots qui relèvent tous les convois allemands qui passent pour ensuite favoriser une action de sabotage ou un mitraillage sur ces convois.
Pendant
toute la guerre, les cheminots ont été au cœur d'un combat pour une cible hautement stratégique. Le réseau ferroviaire français.
39.45, les
cheminots dans la résistance. Vendredi prochain à
18h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.
Présenté par Olivier Bost.
Louis
Alliot, le premier vice-président du Rassemblement national et maire de Perpignan, est notre invité. Stéphane Vernet pour Ouest France et Quentin Kelmet pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger.
Le
Grand Jury, la bataille des idées.
Louis
Alliot, le Rassemblement national veut appliquer la préférence nationale pour l'attribution des logements sociaux. Qu'est-ce que ça changerait
? Pour
l'avenir déjà. Parce qu'on s'entend de bien. Il ne
s
'agit
pas d'aller chasser des
logements, celles et ceux qui en bénéficient aujourd'hui. Ça voudrait dire que sur des logements et sur des dossiers de présentation équivalents, une priorité serait donnée à celui qui a une carte nationale d'identité française plutôt qu'à quelqu'un qui arriverait de ne sais où.
Et
quand on cadre les chiffres, il y a quasiment 3 millions de ménages qui sont en attente d'un logement social. Il y en a 400 000 qui sont attribués chaque année en France. 50 000 à des étrangers. Ça porte finalement, entre guillemets, sur un tout petit volume.
Oui, mais
il
n'en demeure
pas moins qu'il
y a
des Français, entre guillemets, qui restent sur le carreau. Et qu'il est anormal que dans leur propre pays, ils ne puissent pas bénéficier au moins de l'avantage d'être logés par la collectivité et dans des parcs de logements sociaux qui ont été construits au fur et à mesure par l'effort de plusieurs générations sur l'ensemble du territoire. Donc ça me paraît d'être une mesure de justice sociale, mais qui ne s'arrête pas que à cette attribution. Le logement aujourd'hui en France, c'est quelque chose d'important, avec des problèmes sévères. Je pense aux squats.
Et
même si la loi récente a facilité les choses, il n'en demeure pas moins que, moi je le vois dans ma ville, c'est quand même la croix et la bannière pour aller déloger des squatteurs. Parce qu
'il
y a toujours à la fin une décision de justice qui leur permet d'échapper à l'expulsion ou des associations qui les aident ou je ne sais quoi. Donc le logement, ce n'est pas que ça. C'est l'ensemble, c
'est
la construction et c'est la gestion du... Justement, Quentin Calmet. Oui,
vous proposez aussi d'abroger la loi SRU qui impose aux communes d'avoir entre 20 à 25% de logements sociaux. C'est pourtant une loi qui, depuis les années 2000, a démontré que ça avait permis de construire et faire construire des logements sociaux. Vous n'avez pas peur justement de réduire le nombre de constructions en abrogeant cette loi
?
Non, parce que cette loi contribue aussi à beaucoup d'inégalités. Moi, je le vois dans ma propre ville.
Je
crois que notre taux est à 21 ou 22% et donc on est carencé.
Mais
comme, par ailleurs, nous avons 9 QPV, c'est-à-dire les quartiers prioritaires de la ville avec une extrême pauvreté, on en est exonéré. Et donc, on construit des logements sociaux chaque année. Mais le parc de logements privés
qui
devrait revenir, qui devrait être du social, lui, ne rentre pas dans le cadre de cette loi. Donc, les indicateurs sont faussés. Et j'ajoute qu'il
y a
un certain nombre de communes,
vous
n'arriverez pas à leur faire atteindre les 25%. Ça ne sert à rien de s'acharner sur eux en leur faisant payer des pénalités. Et moi, dans ma communauté urbaine, puisque je suis aussi président de la communauté urbaine de Perpignan, vous avez les villes du littoral. Elles ont une activité saisonnière,
c
'est-à-dire qu'elles ne sont pas peuplées toute l'année. Eh bien, elles sont carencées, c'est
-à
-dire qu'elles paient des pénalités par la loi SRU, alors que jamais elles ne pourront arriver au chiffre de 25% de logements sociaux dans
leur ville. Pour
bien comprendre, Louis Elio, ça veut dire que votre idée n'est pas de réduire le nombre de constructions de logements sociaux. Par exemple, vous, vous voulez continuer de construire à Perpignan du logement social ou pas
? Oui,
alors là, oui, bien sûr. Bien que, j'allais dire, on en a pris notre part. Et notamment, nous avons un quartier qui a une convention avec l'ANRU, le NPNRU, parce que nous avons du logement très abîmé. Et donc, nous faisons des efforts pour requalifier les quartiers, etc. Mais au-delà de cela, si vous voulez, c'est...
On
nous demande de construire, mais dans le même temps, on vote des lois qui nous empêchent de construire.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans les Pyrénées-Orientales, par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, vous ne pouvez plus trouver de terrain, ni pour construire, d'ailleurs, du logement tout court, ni pour faire de l'activité économique. Donc, cette loi SRU, il faut en corriger, évidemment, et c'est en abrogeant la loi qu'on arrivera à le faire, les effets pervers de cette loi. Et deux, c'est tout ce qui va avec le ZAN et la construction, parce que le marché de l'immobilier est en difficulté, le marché de la construction est en difficulté. Il faut relancer ce marché de la construction, mais il faut enlever un certain nombre de règles contraignantes.
Et je pense que le ZAN et la loi SRU sont deux bons exemples de ce qu'on peut faire pour libérer un peu et donner de l'oxygène aux entreprises qui font de la construction.
Autre sujet, Louis Elio, l'interdiction du voile. Après un changement de la Constitution, vous ferez une loi pour interdire, alors d'abord, le voile à l'université ou dans les espaces des services publics, et l'interdiction du voile dans la rue se fera progressivement. Progressivement, ça veut dire quoi ?
D'abord, c'est une loi
qui
a été présentée par le Rassemblement national depuis longtemps, qui avait été portée d'ailleurs
par
le député européen
M.
Garraud. Je le rappelle, qui lui-même est magistrat, ancien magistrat, et qui comporte 39 articles. Il n'est pas ciblé que sur le voile, il est ciblé sur l'influence de l'idéologie islamiste sur le sol français. Et dans ce ciblage-là, il y a des avoirs de pays étrangers, il y a des biens de pays étrangers, il peut y avoir l'affaire du voile, et notamment les frères musulmans, dont je rappelle qu'ils sont interdits quand même,
en
Égypte, aux Émirats arabes unis,
et
que dans ces pays-là, ils l'ont été, parce qu'ils tentaient, j'allais dire,
non
seulement de prendre le pouvoir par une modification des codes liés à la religion de l'islam.
C'était juste pour clarifier, je vous demande, qu'est-ce que ça veut dire, progressivement, interdire le voile dans l'espace public ? Écoutez, c'est déjà
interdit à l'école, ça le sera demain dans les universités, dans les services publics,
mais
déjà,
en
luttant contre l'idéologie, et un certain nombre d'emprises sur des associations caritatives, sportives ou de quartier, vous, attendez, et les prêches des mosquées, faire fermer les mosquées les plus radicales qui ne sont contrôlées, j'allais dire aujourd'hui, que très moyennement, vous verrez que les choses se feront, évidemment, petit à petit, et d'elles-mêmes, parce que, je le rappelle, le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane. Moi, je ne
suis
pas un théologien, mais je suis allé lire le rapport que la mosquée de Paris a fait. Vous avez vu que la mosquée de Paris le déconseille
aux
femmes dans
les
entreprises ? Non, mais vous, vous voulez mettre des amendes, donc c'est une chose différente. Est-ce que vous voyez, vous, à Perpignan, demander à votre police municipale de verbaliser des mères de famille, des grands-mères qui, parfois, portent le voile depuis des décennies ?
Écoutez, la loi, c'est la loi.
On
a bien verbalisé des gens parce qu'ils ne portaient pas le masque pendant le Covid.
Donc,
je veux dire, c'est exactement pareil.
Et
on le fera aussi sur les fiettes.
C
'est pas
tout à fait le même sujet,
mais... Mais ça prouve qu'on peut le faire. Voilà. Et puis, encore une fois, si la loi, et c'est la volonté générale du législateur, eh bien, il va bien falloir que tout le monde le fasse. Mais ce n
'est
pas une obsession. C'est une loi large qui touche à beaucoup de choses très importantes pour la France. Et au milieu de ces choses-là, il y a effectivement les signes extérieurs de l'islamisme politique.
Excusez-moi, mais
toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes. C'est une affaire de conviction et de religion. Il y a beaucoup de femmes qui portent le voile. La majorité des femmes qui portent le voile, c'est parce qu'elles sont musulmanes. Vous
avez
dit que ce n
'est
pas obligatoire. Moi, je veux bien.
Oui,
parce que
notre loi, elle ne s'attaque pas à la religion. Moi, je connais beaucoup.
Si, si vous interdisez
le port du voile dans la rue, dans l'espace public... Non, c'est un signe politique. Et d'ailleurs, les pays arabes qui l'ont interdit, l'ont interdit parce que c'est un signe politique et pas religieux. Qu'utilise la religion et
qui est un
signe politique.
Je suis désolé, mais les femmes et les grands-mères,
comme disait Olivier Bosse tout à l'heure, qui portent le voile dans la rue, je
ne crois pas que
ce soit un signe politique. Moi, je vois. Il faut arrêter avec les grands-mères parce que jusqu'à présent... C
'est une affaire aussi de liberté
de conscience et
de liberté de conscience. Pourquoi
il y a 40 ans,
les
Français
d
'origine immigrée ou les immigrés ne portaient pas le voile alors qu'aujourd'hui, on le voit bien, se développe partout dans la société le port du voile ? Pourquoi ? Est-ce qu'on s'est intéressé à cette question
?
Eh bien, intéressez-vous à cette question. Moi, je sais, parce qu'à Perpignan, évidemment, j'ai aussi une forte communauté de Français d'origine musulmane, mais je peux vous dire que notamment, les femmes
seraient
très heureux
qu
'il y ait une loi qui permette cela. Parce que quelquefois, elles sont contraintes de le faire. Leurs enfants sont contraints. Vous avez des femmes qui veulent vivre librement dans la République française sans que des groupes qui sont chez nous et qui se comportent d'une manière malveillante les obligent à porter le voile dans un certain nombre de quartiers et dans un certain nombre de situations. Voilà contre quoi il faut lutter. Ce n'est pas aller faire la chasse à je ne sais qui. C'est rappeler des règles, rappeler les règles de la République française et interdire à ces idéologies politiques de venir chez nous tenter d'obtenir ce qu'elles ont déjà imposé partout dans le monde.
Une partie du monde, vous vous rendez compte qu'on en arrive à une situation où des femmes en Iran meurent
parce
qu'elles veulent enlever le voile. Et nous en France, le camp progressiste défend le voile et tentent presque de régulariser la situation en le banalisant. Moi je trouve que c'est choquant. Je préfère être du côté des femmes iraniennes ou des femmes afghanes que du côté d'un certain nombre de progressistes en France qui défendent le voile et qui derrière, malheureusement, sont sous l'influence de régimes tenus par les frères musulmans.
Le
grand jury, quel président à l'Elysée.
Louis
Alliot, redoutez-vous des règlements de compte au sein du Rassemblement national entre les proches, je vous vois sourire encore, les proches de Marine Le Pen dont vous faites partie et l'entourage de Jordan Bardella ?
Écoutez, ce
qui se joue au mois de mai, c'est le gouvernement de la France.
Alors
je veux bien, parce que c'est dans toutes les activités humaines, dans toutes les associations, qu'il peut y avoir quelquefois des frictions de second ou de troisième couteau. Mais je pense que tout le monde est mobilisé sur l'objectif principal de gagner l'élection présidentielle et de gagner derrière les élections législatives.
Donc vous
avez des
frictions entre les
deuxièmes ? Des secondes couteaux ou des troisièmes couteaux qui peuvent s'exprimer dans un certain nombre de journaux, d'ailleurs, ennemis, je vais vous dire que ça ne m'intéresse pas. Voilà. Moi, je suis concentré sur l'objectif,
et
avec Marine et avec Jordan, et avec l'ensemble d'ailleurs des cadres supérieurs de ce mouvement,
et
l'ensemble des cadres locaux, eh bien nous sommes déjà mobilisés pour gagner cette élection.
Est
-ce que Marine Le Pen s'est resserrée quelque part autour de son premier cercle ? Il y
a
dans son entourage Nolwenn Olivier, sa nièce, Philippe Olivier, son beau-frère, Marie-Caroline Le Pen, sa sœur, et puis vous, autrement dit, en quelque sorte, la famille. Est-ce qu'il fallait qu'elle resserre vraiment les rangs autour
d'elle ? C'est
caricatural, ça, quand même. Je l'ai
lu dans la presse, c'est pour ça que je vous
pose la question. Oui, c'est pour ça que c'est
caricatural. Vous savez, tout ce qu'il dit dans la presse n'est pas exact, je préfère vous le dire, surtout en la matière. La vérité, c'est qu'il
y
a Jordan, il y a les équipes qui, aujourd'hui, sont autour de la table pour présenter le programme dans quelques semaines, et que tout le monde, j'allais dire, s'oriente vers le même objectif.
Vous
avez
l'histoire du FN et du RN aussi. On pense à Florian Philippot, on pense à Bruno Maigret. Votre parti a du mal à faire émerger ces numéros 2. D'ailleurs, il n
'y a
pas de numéro 2, comme disait Jean-Marie Le
Pen,
au
FN.
Est-ce que ce n
'est
pas ce qui
est
en train de se refaire
? Vous ne pouvez pas dire
ça, alors que Marine Le Pen, en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme présidente du parti, fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle que tout le monde reconnaît. Et je peux vous dire, pour assister quand même aux réunions de notre mouvement, que les choses se passent évidemment très bien. Alors on peut relever que ce jour-là, il n'a dit que sur les retraites et elle n
'a
dit que sur ceci ou cela. Non,
mais effectivement,
elle ne
l'a
pas prévenu quand elle allait se présenter à l'élection présidentielle. Il n'était pas averti ce jour-là. C'est faux. C'est faux. Voilà.
Est
-ce que pour gouverner, il faudra élargir le spectre politique du RN ?
Je
pense que c'est en cours. D'abord, il a été élargi avec Éric Ciotti. Et vous voyez que petit à petit, d'ailleurs, Éric Ciotti arrive à capter un certain nombre de cadres en province, DLR, qui se rallient à sa formation politique pour gonfler cette majorité que nous appelons... Ça
pourrait aller
jusqu'à Bruno Retailleau, dans votre esprit
?
Écoutez, avec M. Retailleau,
c
'est un peu l'expectative parce que naturellement, il devrait se tourner vers nous. Naturellement, il devrait se tourner vers nous.
Il est compatible...
Enfin, je rappelle qu'il a quand même été le bras droit de Philippe de Villiers dans les années, je crois, 2000, 90-2000, etc. Et qu'il est quand même, on le voit bien, conservateur dans un certain nombre de domaines. Et que, malheureusement, quand il a été ministre de
l
'Intérieur, les actes n'étaient pas en adéquation avec ses paroles que nous pouvions tout à fait soutenir. Donc,
compatibles
les rênes sur le papier
?
Compatibles,
mais les électorats le feront. Je rappelle qu'à Perpignan, puisque c'est ce que j'ai fait aux élections municipales par deux fois, et que nous avons réussi, notamment la deuxième fois, à gagner dès le premier tour, parce que l'électorat ne se pose plus de questions. Il sait très bien qu'est-ce qu'il faut faire et où aller. Il y
a
des gens de droite qui veulent venir, qui viennent. Il y a quelques cas isolés de gens de gauche qui veulent venir, ils sont les bienvenus. Mais je peux vous dire que dans l'électorat, demain aux élections, je ne pense pas que l'LR fasse un si gros score que ça.
Imaginons, vous gagnez demain, en 2027. Bruno Retailleau peut être le premier ministre de Marine Le Pen
? C
'est la politique fiction, ça. Je vous pose quand même la question. Je ne
sais
pas, je n'imagine pas. Mais bon, voilà. En tout cas, j'imagine que beaucoup de cadres d'LR diront à Bruno Retailleau « Maintenant, on arrête de déconner et on va au soutien de la nouvelle politique de la France ». Ça, je le crois. C
'est d'autant plus possible que vous aurez sans doute besoin d'une alliance avec d'autres forces politiques pour avoir la majorité à l'Assemblée nationale, notamment les LR par exemple.
Oui, mais on a toujours besoin de toute façon de soutien d'où qu'ils viennent. Mais si, ce que je pense, le soir du second tour de l'élection présidentielle sera engagé,
le
mouvement qui verra une majorité législative à l'Assemblée aux élections qui suivront. Ça me paraît évident parce que les Français ne veulent plus de cette situation bancale où il n
'y a
pas de majorité. Et là,
il
y aura
une
présidente, l'affaire sera clarifiée et derrière une majorité. Et dans cette majorité, il pourra y avoir des apports extérieurs dont aujourd'hui, on ne connaît pas très bien les contours, mis à part évidemment Éric Ciotti. Mais je suis persuadé que quelques individualités viendront grossir les rangs de la majorité que nous formerons pour le pays.
Donc
oui ou non, pour ou contre, Louis Alliot. Éric Zemmour qui annonce sa candidature à l'élection présidentielle par erreur, quasiment, c'est à prendre au sérieux ou pas
?
L'erreur qu'il fait ou le fait qu
'il
soit candidat
? Sa candidature.
Ah oui,
oui,
je pense qu
'il
sera candidat. Stéphane Verne.
Donald Trump l'organe sur Saint-Pierre-et-Miquelon, vous au pouvoir, vous lui donnez
? Non,
pas du tout, non. Les Espagnols doivent-ils renoncer à l'enclave de Ceuta
?
Non plus.
Vous êtes d'accord avec Jean-Luc Bardella lorsqu'il veut que les Anglais nous donnent la charge de leurs migrants lorsqu'ils traversent la Manche ?
On a mal lu ce texte-là. Ce texte-là est fait pour dissuader précisément l'immigration clandestine, de traverser la France pour aller en Angleterre.
Est-ce que les Gilets jaunes peuvent reprendre ? Le
grand
jury, tout est politique.
Alors
répondez juste à la question, pardonnez-nous. Les
Gilets jaunes peuvent reprendre, en tout cas une contestation, si on continue comme cela, ce fera jour. Je ne sais pas si ce sera des Gilets jaunes, mais je pense que les Français en auront le bol. Moi, je souhaite qu'elles soient dans les urnes, mais on verra.
Pour l'instant, dans l'actualité, Louis Alliot, à Saint-Pierre-des-Cores, à côté de Tours, il y
a
eu une nuit d'affrontement après une collision entre une moto et une voiture de police. Bilan 9 blessés, 5 interpellations. Le policier qui conduisait la voiture est en garde à vue. Est-ce que la procédure vous choque ou pas
?
Écoutez, oui. Nous,
nous
sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue, la présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers. Et dans beaucoup de situations critiques comme celle-là, je trouve que c'est assez facile de mettre les policiers en accusation, alors qu'ils sont d'abord
les
victimes des agissements de ce cyclo... C'est un cyclo ?
Oui, c'était
une... ...scouteur, et
manifestement du comportement totalement illégal de l'auteur. Donc oui, ça me choque.
Sur
un autre fait local, est-ce que ce qui se passe à Carcassonne est un avant-goût du RN au pouvoir
?
Il y a des policiers municipaux ouvertement racistes, un aumônier qui, devant des parachutistes, redoute le grand remplacement et qui demande aux gauchistes son expression de respirer par le nez. Ça vous fait encore sourire. Est-ce que la police nationale qui jette un sans-abri au sol, tous ces faits-là, est-ce que c'est un avant-goût de ce qui pourrait se passer avec un RN au pouvoir ?
Il y a
encore
les propos racistes qu'on a condamnés, de policiers qui étaient embauchés par l'ancien maire, pas par le nôtre. Vous avez à peu près, un peu partout en France, quand vous tapez sur Google, les choses comme ça, ça existe à peu près dans beaucoup d'autres villes qui ne sont pas du tout rassemblement national. Je préfère le dire. Et vous avez le maire socialiste qui avait dit la France youpine. Vous avez un cadre socialiste dans le Rhône qui avait traité, je ne sais pas... Je vais
vous
poser la question autrement. Est-ce que vous redoutez, si le RN gagne l'élection présidentielle, la libération d'une parole et d'actes racistes
? Je
ne le crois pas et très sincèrement connaissant Marine, je peux vous dire que nous serons
très
attentifs à tout ça
et très
fermes dans les comportements de chacun parce que nous, nous sommes pour les règles républicaines de fraternité, de solidarité et je crois qu
'il
n
'y a
pas de place pour ce genre de choses. La situation est déjà très compliquée. Ce n
'est
pas pour des agissements totalement ubuesques, illégaux et évidemment connadables qu'on peut risquer de mettre en péril tout l'édifice que nous sommes en train de mettre en place.
Juste une question. Vous réagissez systématiquement quand il
y
a un scandale public. C'est le cas pour le policier de Carcassonne. Mais le policier de Carcassonne, en fait, ça fait près d'un an que la vidéo circule.
Elle
était connue de la mairie.
C'est
d
'ailleurs
une interrogation que j'ai. Pourquoi cette vidéo n'est pas sortie plus tôt
?
Alors, ça faisait déjà un moment qu'elle circulait. Moi, ma question, c'est pourquoi est-ce que vous attendez systématiquement le dernier moment ou le moment où il
y
a un scandale public pour exclure les brebis galeuses, entre guillemets, de votre parti ? Nous,
direction, on n'était pas informés ni de la vidéo ni des dires de ce membre de notre service d'ordre. Sinon, évidemment, il aurait été viré sur le champ. Donc on fait. Dès qu'on le sait, on le fait, évidemment.
On a eu des profils sulfureux pour vos candidats aux élections sénatoriales dans le canard enchaîné. On voit que, par exemple, il y a Éric Minet qui a milité dans un groupuscule néo-nazi dissous en 1987. Il
y
a aussi le collaborateur de France Jamais, candidate dans l'Héros. Lui, il a été épinglé pour son passé, ses liens avec des milieux d'ultra-d'oie. Est-ce qu'il
y a
encore des personnalités au passé violents, au profil sulfureux au RN ? Et parmi les candidats aux sénatoriales ?
Non, mais
on ne peut pas savoir qui sont les gens. D'ailleurs, pour M. Minet, sur ses propos qu'il tient, je crois qu'il a réagi et qu'il a fait un droit de réponse ou un démentipo, le reste... Il est toujours votre candidat aux sénatoriales.
Mais
pour le reste, est-ce que la presse a reproché à M. Longuet, à M. Madeleine, à M. Novelli et à un certain nombre d'autres personnalités d'avoir appartenu à des groupuscules d'extrême droite violentes dans leur jeunesse ? Je ne le crois pas. Est-ce que vous avez passé vous-même votre temps... Enfin, vous êtes très jeune, je vais dire comme moi. Vous n'avez pas passé votre temps à reprocher aux socialistes d'avoir mis à la tête de l'État une personne qui a reçu la francisque des mains du maréchal Pétain, qui a nourri son amitié avec René Bousquet jusqu'au bout et qui a fleuri l'atome du maréchal jusqu'au moment précisément de l'affaire Bousquet.
Donc il faut, je crois, arrêter de ces petites choses-là, parce que si vous allez chercher dans les partis politiques les passés des uns et des autres, vous allez trouver des pépites. Et j'ajoute qu'on est quand même dans un pays où la gauche donne des leçons de morale, alors qu'elle est l'allié historique du Parti communiste français, qui a non seulement, lui, collaboré avec l'Allemagne nazie avant de basculer dans la résistance, mais dont on peut dire qu'il est, pas lui-même directement responsable, mais l'idée communiste responsable de plus de 100 millions de victimes.
Merci beaucoup Louis Alliot pour ce grand jury. Passez tous une bonne semaine. On se retrouve dimanche prochain.
Louis Aliot