Pas-de-Calais - Marine Le Pen débat dans «La voix est libre»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Présentez les invités et leur rôle de député.
- 1:32OuverteRéponse directe
Pourquoi voulez-vous devenir député ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Comment envisagez-vous le rôle de député ?
- 4:52RelanceRéponse directe
Vous avez été accusé de parachutage, comment répondez-vous ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Si la gauche obtient une majorité, où vous situez-vous ?
- 6:54OuverteRéponse partielle
Sur la plateforme Delta 3, quels enjeux pour le territoire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:04Marine Le PenPromesse
« Je voterai cette loi mais je trouve qu'elle est pas assez. »
- 27:06Marine Le PenFait
« Monsieur Mélenchon est un immigrationniste fou. »
- 27:41Marine Le PenFait
« Assumez donc, n'ayez pas honte de vos positions monsieur Mélenchon. »
- 16:01Jean-Luc MélenchonPromesse
« Un moratoire. On arrête de licencier jusqu'à ce que la nouvelle Assemblée nationale soit réunie. »
- 16:01Jean-Luc MélenchonPromesse
« Le droit de veto des comités d'entreprise sur les décisions stratégiques. »
- 16:42Jean-Luc MélenchonPromesse
« La réquisition lorsqu'une entreprise est d'intérêt général et nationale comme c'est le cas pour Meril Fiber. »
- 17:17Marine TondelierFait
« Quand elle a démissionné du conseil municipal de Lambomont en février 2011 pour éviter le cumul des mandats, elle a précisé qu'elle le faisait au nom de l'efficacité politique parce qu'elle serait plus utile à Bruxelles. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et bonjour à tous, bienvenue dans La Voix Libre, le magazine politique de la rédaction de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Le 1er tour des législatives, c'est dimanche prochain, le 10 juin, vous le savez. Et dans cette émission, un débat très attendu en direct avec les principaux candidats de la 11e circonscription du Pas-de-Calais où la situation s'est singulièrement tendue ces derniers jours. Un débat en deux parties, nous aborderons bien évidemment d'abord les questions de fond, l'emploi sera au cœur des discussions. Après le flash info, la 2de partie de La Voix Libre et nous parlerons du climat de cette campagne, il faut bien le dire, médiatique pour le moins. Et pour pimenter ce débat, Véronique Marchand est à mes côtés. Bonjour Véronique. Bonjour. Alors, voulez-vous d'abord nous
présenter les invités qui sont autour de cette table, s'il vous ? Par ordre alphabétique, Philippe Kemel, PS, candidat pour la majorité présidentielle. Marine Le Pen, FN, candidate du Rassemblement Bleu Marine. Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche, candidat pour le Front de Gauche. Marine Tondelier, candidate Europe Écologie Les Verts. Et Jean Urbaniak, Modem, investi par l'UMP mais candidat sans étiquette pour la préfecture. Merci Véronique. Mesdames, messieurs, bonjour. Alors, on va d'abord voir à quoi ressemble cette 11e circonscription du Pas-de-Calais. Vous la voyez, c'est celle de Nœux-les-Mines, Carvin, Noyelles-Godault, 130000 habitants, six cantons, 14 candidats dont 10 à gauche. Et au 2d tour de la présidentielle, François Hollande y est arrivé en tête
avec 60,44 % des voix. Véronique, c'est parti pour un 1er tour de table sur la manière dont nos invités conçoivent leur rôle, peut-être futur de député. Alors, vous voulez tous devenir député, mais pour quoi ? On sait qu'il y a en gros deux catégories de députés. Il y a ceux qui considèrent qu'ils sont d'abord à l'Assemblée pour discuter, voter la loi qui passent leur leur nuit en séance et à travailler en commission. Puis, il y a ceux qui privilégient leur ancrage local, qui sillonnent leur circonscription à la rencontre de leurs électeurs. Et vous, Marine Le ? Mais pourquoi l'un empêche ? Ne m'apparaît pas. Euh moi je je je veux entrer euh à l'Assemblée parce que les idées que je porte n'y sont pas représentées, que je représente euh près de 20 % des
Français qui n'ont pas de représenté de représentants à l'Assemblée, ce qui est un un pur déni euh démocratique. Euh et des députés euh euh y compris euh d'opposition, d'une opposition féroce, euh peuvent être fondamentaux. C'est ainsi que par exemple, aux Pays-Bas, euh un groupe de députés a réussi à empêcher le énième plan d'austérité euh qui devait être imposé au pays. Ben voilà ce que je veux faire entre autres. Jean Urbaniak, vous avez déjà été député de cette circonscription. Exactement, oui. Votre Comment vous le considérez aujourd'hui, ce rôle de ? Ben moi je considère avant tout que, au regard de la situation économique de notre pays, euh le futur député doit être avant tout quelqu'un qui sache rassembler. Euh rassembler pour mieux voter. Euh c'est vrai, vous avez avez
dit que j'étais sans étiquette, progressivement soutenu par plusieurs partis politiques. Et donc, je pense que dans un contexte difficile, avec des textes de loi qui vont être soumis à l'approbation des parlementaires, il va falloir dépasser les clivages politiques traditionnels et être disponible pour pouvoir répondre aux interrogations des Français. Marine députée Marine Tondelier, quelle députée voulez-vous ? Marine députée, ça me va aussi. Euh ben moi je pense que euh quand on est député euh déjà l'importance c'est de travailler. C'est-à-dire qu'on est élu député par respect pour ses électeurs, que ce soit dans la circonscription ou au niveau national, c'est être présent en commission, c'est déposer des amendements. Il y a des gens euh qui sont élus qui qui ont déposé au
Parlement européen zéro amendement depuis 2004. C'est ça aussi qu'il faut voir, surtout dans une circonscription où on a euh un amoncellement de problèmes. C'est-à-dire que El Hamoumi a besoin et la circonscription a besoin euh de députés qui travaillent sur les problèmes locaux et sur les problèmes nationaux. Philippe Kemel. François Hollande est président de la République. Il s'est engagé sur 60 propositions qui vont véritablement faire le changement maintenant. Je suis le candidat François Hollande dans cette circonscription. Bien sûr, j'aurai d'abord la mission de voter à l'Assemblée après débat l'ensemble des projets de loi. Et puis le fait que aujourd'hui l'État François Hollande, Jean-Marc Ayrault auront un regard sur cette circonscription, sur notre territoire, on sait combien on
pourra faire évoluer les projets que nous sommes en train de travailler. Ce sera la mission que je me donnerai. Merci bien. On termine ce tour de table avec vous Jean-Luc Mélenchon. Ben moi je vais être député pour être député. Donc déjà je commence par dire que le député s'occupe de la nation. Que l'on sillonne ou pas la circonscription est une toute autre question. Nous nous occupons de la France et de tous les Français. Donc ce n'est pas une super élection municipale ou un super conseiller général qu'on va élire. Je demande qu'on s'en souvienne. Ça c'est le premier point. Deuxièmement, je m'engage à n'être que député. Et je pose la question peut-être de savoir si les autres prennent le même engagement. Moi je pense qu'on ne peut pas faire son travail correctement et j'en parle en
connaissance de cause, j'ai été cumulard dans le passé. On ne peut pas faire correctement le travail si on cumule les mandats. Donc voilà, je serai député et que député. Alors est-ce que vous vous serez que député et pas conseiller ? Est-ce que vous vous serez que député et pas maire de Je crois que il faut faire qu'une seule chose à la fois. Alors on garde la main avec vous Jean-Luc Mélenchon. Dès l'annonce de votre candidature, vous avez été évidemment accusé d'être parachuté ce que vous avez d'ailleurs assumé. Alors avant vous, on le rappelle, en Nord-Pas-de-Calais bien d'autres ont été parachutés avec un certain un certain succès électoral. Exemple Jean-Louis Borloo exemple Martine Aubry ou exemple Marine Le Pen. Le parachutage d'ailleurs des candidats est très bien partagé et
exercé dans cette région au sein de chaque département. Handicap et éventuellement avantage du ? Ah ben pour moi la situation est telle que je peux dire que c'est ma la qualité. C'est-à-dire que je n'ai rien à voir avec les embrouilles qu'il y a aujourd'hui entre mes camarades socialistes, je n'ai rien à voir avec ça. Je serai le représentant de tout le monde. Ici autour de la table, il y a des gens qui aspirent ou qui sont élus d'une commune. Donc moi je ne représenterai aucune commune en particulier. Madame Le Pen, c'est à Nausicaa Beaumont, vous c'est Carvin et cetera. Donc moi non, je représenterai tout le monde. Donc ça c'est un avantage. 3e élément, le parachutage. Je vais vous dire pas dans la 11e circonscription circonscription, s'il vous plaît. Nous
sommes tous parachutés. Il y a là des enfants de parachutistes de toutes les nations du monde. Il y a 92 nations représentées. Donc stop avec ça. Nous sommes Français partout et comme Français, je suis chez moi partout. Bonjour Jean-Pierre Kucheida, merci beaucoup pour votre réponse. Cette question s'adresse à vous tous, députés dans la dans la majorité ou dans l'opposition, ce n'est pas la la même chose. Si les Français donnent une une majorité de gauche même courte à François Hollande, qui parmi vous se situera clairement dans la majorité, qui parmi vous se situera clairement dans ? Voilà, cette question par exemple se pose à vous d'abord, monsieur Kemel. Je serai le soutien sans faille à la politique de Jean-Marc Ayrault, aux orientations données par François Hollande.
Un godillot, quoi. Il est toujours, bien sûr, avec le débat. Et le débat sera un débat justement en prenant en compte notre territoire. Quand par exemple, sur la plateforme Delta 3, nous avons aujourd'hui des difficultés pour mener l'extension. Tournez de l'autre côté. Par exemple, sur le canal Seine-Nord, il y a véritablement des enjeux qui dépendent de la politique européenne, pouvoir permettre des financements européens sur le canal Seine-Nord. Et je je j'aurais souhaité d'ailleurs que monsieur Mélenchon prenne peut-être au Parlement européen davantage ce dossier en charge, ce qu'il n'a pas fait. Et donc Mais madame Le Pen a dit s'en occuper. Pourquoi vous lui demandez ? Elle est élue elle aussi. Et donc j'aurais souhaité cela. Mais nous sommes normalement
nous avons un un devoir de travailler ensemble. Et cela n'a pas été fait. Donc ce ce qui veut dire ce qui veut dire que véritablement à partir du moment où on connaît les dossiers du territoire, en rencontrant les personnes du territoire qui ont des problèmes de logement, des problèmes de santé, des problèmes d'emploi, nous pouvons faire venir faire évoluer les lois justement en fonction de ces problématiques locales. Savoir harmoniser, excusez-moi, savoir harmoniser le national et le local, c'est véritablement cela qui fait la qualité de député et la qualité d'un homme politique qui se doit d'être en permanence à l'écoute de ses pairs. Marine Tondelier, brièvement, sans état d'âme, dans une éventuelle future majorité de gauche, sans état ? Bah, c'est c'est pas un secret, on a
deux ministres au gouvernement. Donc je pense que c'est c'est pas un secret, mais par contre, euh, je pense qu'une une majorité colorée, c'est-à-dire une majorité rose, rouge et verte, c'est ça qui permettra aussi de de mettre en valeur toutes les idées des Français, les idées les plus représentées au premier tour de l'élection présidentielle et législative. Et c'est pour ça que c'est important plus que jamais qu'on ait des députés socialistes, certes, mais aussi des députés écologistes et du Front gauche. Marine Le Pen, qu'elle soit rose ou qu'elle soit bleue, vous serez de toute façon dans l'opposition. Bah bien sûr, puisque je suis dans l'opposition depuis de nombreuses années, c'est ce système UMP-PS que que je combats. Je trouve un petit peu facile,
permettez-moi, mais je trouve un petit peu facile de se dégager comme ça de ce qui a pu se faire par le passé, parce qu'il y a monsieur Kemen et monsieur Mélenchon qui ici peuvent assumer quand même ce qui s'est déroulé en accord avec le PS et le PC depuis des années. Monsieur Mélenchon, vous vous assumez d'être parachuté, c'est bien. Euh, mais vous avez été réceptionné. Vous avez été réceptionné par des gens qui ont eu des responsabilités dans les affaires d'Alongueville et cetera. Je rappelle que madame Poliquin, monsieur Poliquin, euh, monsieur Noël, monsieur David Noël, madame Soudé, tous ces gens-là Non non, ils étaient adjoints de D'Alongueville. Et je veux dire même que quand monsieur Noël, je veux dire que quand, souvenez-vous, moi je moi j'étais
au conseil municipal. Quand monsieur Noël s'est fait retirer sa délégation par monsieur D'Alongueville, il était tellement furieux qu'il est allé au tribunal administratif pour demander à être réintégré. Et vous qui avez pas voulu démissionner, madame Le ? Alors est-ce que c'est vos ? Est-ce que c'est vos ? Mais si vous respectez les téléspectateurs Non mais eux ils y étaient, vous y étiez. Attendez monsieur le maire, et vous trouviez la place tellement bonne que vous vouliez pas en changer. Ils ont voté l'augmentation de 85 % des impôts vos amis qui vous soutiennent aujourd'hui Marine résolument dans l'opposition ou est-ce que vous avez marginalisé votre circonscription en étant résolument dans ? Vous pouvez aussi marginaliser votre circonscription, attirer les dossiers si
vous avez un gouvernement qui n'est pas qui ne vous est pas favorable. Mais Euh est-ce que vous ne risquez pas de marginaliser votre ? Mais très bien mais écoutez, c'est bien que vous rappeliez à ceux qui nous regardent la manière dont fonctionne la politique euh dans ce département qui est en réalité un département où on achète, n'est-ce ? Euh où on est on fait du clientélisme, euh où euh on fait de l'électoralisme, où on va pour apporter tel ou tel sou de telle ou telle réserve parlementaire pour essayer de se faire réélire. Eh bien ça n'est pas ma vision. Moi je défends et depuis de très nombreuses années, vous le savez, sur des sujets bien particuliers, on peut m'accuser de tout sauf de ne pas avoir combattu dans cette circonscription, notamment contre
la corruption avec tout de même un certain succès. Sauf que Marine Le Pen, si vous êtes élue députée, votre réserve parlementaire vous l'utiliserez vous aussi. Jean Urbaniak, dans quelle situation allez-vous être euh si il y a vague ? Serez-vous résolument sans état d'âme dans l'opposition ou dans la ? Alors, je vous ai rappelé en introduction que je m'étais présenté sans étiquette. Hmm hmm. Euh c'est une conception très particulière que les politiques n'ont pas. Euh elle est justifiée par deux motivations. La première, ça me permet de conduire une campagne en toute liberté, je ne suis pas financé par quelque parti politique que ce soit mais par moi-même. Et deuxièmement et surtout, je suis entré dans une stratégie de gouvernement qui me permettra demain d'apprécier au cas par
cas chaque texte de loi qui sera soumis au vote des députés et de favoriser naturellement les textes qui sont favorables à notre population et de voter contre ceux qui me paraissent difficiles à comprendre par rapport aux intérêts de cette population. Ça c'est c'est le premier point. Je voudrais aussi ajouter parce que Monsieur Mélenchon n'est pas allé jusqu'au bout de son raisonnement que j'ai bien compris par rapport au parachutage. Il a raison quand il dit que le député est un député de la nation. Simplement Monsieur Mélenchon, un parachutage réussi est un parachutage qui est suivi d'un atterrissage. Il faut malgré tout se positionner sur le terrain de sa circonscription car vous avez commencé à avoir un dialogue avec les gens qui habitent chez nous.
Qu'est-ce qu'ils ? Ce que vous n'avez pas voulu dire, ce que vous ne souhaitez pas, c'est-à-dire quand même un super conseiller municipal qui gère leurs problématiques. Et c'est cet aspect du problème, il ne doit pas être ignoré par un député qui doit quand même consacrer énormément de temps à ses concitoyens et à leurs problèmes. Monsieur Mélenchon, merci beaucoup. J'en viens à ce point très court. Vous ne voulez pas être un godillot. Qu'est-ce que ça veut ? Il va bien falloir à un moment donné composer avec le gouvernement. Moi, je suis pas l'opposition systématique. Madame Le Pen, elle ne sert à rien depuis 40 ans. Moi non, j'ai j'ai participé à des majorités. Je suis heureux d'avoir voté la retraite à 60 ans en 81. Je suis positif et concret. Bon, là,
euh je ne peux pas me classer dans la majorité puisque nous avons appelé à faire la défaite de Sarkozy. Elle se faisait pas sans nous et la victoire de François Hollande. Pour autant, je n'ai pas signé le programme euh socialiste. Donc, je défendrai mon programme à l'Assemblée nationale. Bon, on l'a lu ou on l'a pas lu. Mais je veux dire une chose quand même solennellement devant vous. Jamais je ne voterai une motion de censure qui fasse tomber le gouvernement de gauche. Jamais. C'est l'engagement solennel. On aura des discussions dures, des amendements. Il y a des textes qu'on ne votera pas. Peut-être qu'on ne votera pas le budget à certains moments. Mais jamais nous ne serons ceux qui empêchent le gouvernement d'assumer le rôle que la nation lui aura confié parce qu'il est majoritaire.
Monsieur Mélenchon, merci. Sur le terrain de de l'emploi, le 11e circonscription sinistrée en terme d'emploi, on le sait avec un taux de chômage très au-dessus de la moyenne nationale, frôlant les 20 % dans la ville principale qui est Henin-Beaumont. Près de 32000 emplois détruits en 2 ans dans le bassin minier. Alors c'est-à-dire que si les futurs élus sont attendus sur le terrain de l'emploi, Véronique. Et en matière de sauvegarde et de création d'emplois, question toute simple, est-ce que vous proposez à vos électeurs pour ces législatives de défendre tout simplement les mesures pour l'emploi du programme présidentiel que vous avez soutenu il y a quelques semaines et du coup quelle est la mesure prioritaire que vous ? Marine Le ? Bah oui, bien sûr, j'ai été candidate à
la présidentielle, par conséquent j'ai pas changé d'avis depuis, ? Donc oui, bien sûr. Bon, clairement, les habitants ont très très bien compris, ils ont peut-être été les premiers d'ailleurs, quelles étaient les conséquences de l'Europe ultra-libérale sur la vie de tous les jours. Ils ont compris que l'absence de protection aux frontières, la concurrence déloyale avec lesquels on les on les mettait avec des pays à très bas coût était ce qui avait entraîné les fermetures d'usines, les délocalisations et il faut donc, et je crois qu'ils sont d'accord avec cela, se protéger. Et notamment par un protectionnisme intelligent. Ils trouvent scandaleux, et ils ont raison, que les entreprises françaises ne soient pas prioritaires dans les marchés publics des conseils généraux, des
conseils régionaux, de l'État. Évidemment, il faut le faire, mais ah, l'Union Européenne nous l'interdit. Toujours cette Union Européenne qui d'ailleurs défendue par tout le monde sur ce plateau sauf sauf par moi. Et puis je suis, vous le savez, pour la priorité nationale à l'emploi. Je pense que quand on est Français en France, à compétence égale, il faut que l'on ait une priorité d'accès à l'emploi et d'ailleurs au logement, ce que je continuerai à défendre. Philippe ? Mesure ? Mesure prioritaire d'abord sur un territoire qui est le nôtre, qui a connu beaucoup d'emplois à cause de patrons voyous, c'est de faire en sorte, par la loi, qu'il n'y ait plus de comportement spéculatif pour gérer les entreprises. Cela me semble la première des priorités. La deuxième priorité, il Il
le contrat de génération. Ce contrat de génération va permettre notamment dans les PME de faire en sorte qu'il y ait des possibilités d'avoir de conforter l'emploi des seniors et d'employer des jeunes. Et vous savez combien je suis attaché ici à l'apprentissage dans cette région ayant négocié récemment le contrat d'objectifs et de moyens combien je ferai pour que dans le contrat de génération on y intègre aussi l'apprentissage. Deux mesures qui me semblent importantes et on y ajoutera aussi tout le développement autour de la plateforme logistique, ce sont les trois éléments qui vont nous permettre véritablement de donner de l'espérance à nos habitants. Jean-Luc Mélenchon. Alors arrêter l'hémorragie, relancer l'activité, parer aux frontières. Mais je commence par les choses concrètes,
pas faire des phrases sur l'Europe qui l'Europe que et tout ça. Il y a des mesures qui doivent être prises et ce sont des mesures anticapitalistes contre la domination de la finance, concrètes et claires. Premièrement, un moratoire. On arrête de licencier jusqu'à ce que la nouvelle Assemblée nationale soit réunie parce que nous pouvons prendre à la nouvelle Assemblée nationale des mesures. Quelles ? Le droit de veto des comités d'entreprise sur les décisions stratégiques. Ça aurait empêché l'affaire Samsonite. Deuxièmement, possibilité pour les travailleurs lorsque l'entreprise est abandonnée d'en assumer la propriété sous la forme de coopérative ouvrière. Ça donne Six France. Troisième élément, la réquisition lorsqu'une entreprise est d'intérêt général et nationale comme
c'est le cas pour Meril Fiber qui est la seule entreprise qui produit du fil nylon en France et en Europe. circonscription voisine. oui, peut-être circonscription voisine mais les gens ils habitent partout, ? Il faut voir grand angle. Et le grand angle c'est en finir avec le le grand pouvoir de la finance et redonner du pouvoir aux travailleurs. Marine Tondelier. Alors avant de répondre, je veux juste apporter une enfin un petite précision par rapport à ce qu'a dit Madame Le Pen quand elle dit que l'Europe ça ne sert à rien. Je rappellerai quand même que quand elle a démissionné du conseil municipal de Lambomont en février 2011 pour éviter le cumul des mandats, elle a précisé qu'elle le faisait au nom de l'efficacité politique parce qu'elle serait plus utile à Bruxelles pour
défendre les Héninois. Donc si ça ne sert à rien et si c'est pour les pour les préserver de toutes les décisions de l'Union Européenne que vous avez soutenu en toute circonstances et qui aujourd'hui les mettent dans une misère noire. Ça c'est sûr ça. Ça suppose aussi d'être présente là-bas et de travailler mais ça c'est une autre chose. Sur l'emploi, oui mais sur l'emploi. Donc nous notre programme aux présidentielles, c'était 1 million d'emplois verts créés en 5 ans, c'était pas un chiffre comme ça, c'était chiffré, budgétisé et cetera. Ce sont des emplois qui sont durables, ce sont des emplois qui sont non délocalisables non délocalisables et qui sont bons pour la santé parce que ça c'est important sur la circonscription. Sur une circonscription qui a souffert
de l'amiante, de la silicose, de d'énormément de maladies professionnelles. C'est c'est un combat très très dur et donc laissez-moi laissez-moi finir si vous permettez, on a 13 % des sites les plus pollués de France qui se trouvent dans le bassin minier. Je comprends. Parce que quand les mines ont fermé, on a tiré tout ce qu'on pouvait attirer au nom de l'emploi. Certes, c'était un calcul intelligent sauf qu'aujourd'hui les gens sont malades et ça je le sais je le sens sur le marché que quand on parle de santé, ça touche les gens. Voilà. Jean Urbaniak, mesures prioritaires. Oui, je voudrais Remercier d'abord madame Tondelier et je suis le maire d'une ville de 50000 habitants où on a créé près de 2000 emplois et lorsqu'on a fermé Métaleurop il y a maintenant 9 ans, on l'a remplacé
effectivement par une entreprise dans de développement durable, l'éco-industrie et je pense que cette mutation est tout à fait favorable au développement du territoire. Donc on va dans le bon sens. Maintenant la vraie problématique qui nous est posée, je reviens un peu sur ce qu'avait dit tout à l'heure monsieur Mélenchon, c'est c'est pas la création d'emplois, c'est les problèmes de maintien des emplois existants. Et à cet égard, je pense qu'on a besoin rapidement rapidement d'argent. Donc moi ce que je préconise, c'est qu'on revienne sur un certain nombre de débats sur lesquels les présidentielles n'ont pas donné de solution. Je pense par exemple à la TVA sociale. Rappelez-vous monsieur le président de la République aujourd'hui, François Hollande, il était favorable à
la TVA sociale. On sait très bien et les les élus de gauche me le disent toujours, euh ça va faire baisser les les les possibilités des publics de pouvoir manger Dites-nous s'il vous plaît, sur les patrons voyous parce que cette circonscription en est emblématique avec Métaleurop, c'est Chirac d'ailleurs qui avait employé cette expression en 2003 lors de la fermeture. Avec Samsonite, on peut parler éventuellement d'un Qu'est-ce que le meilleur député du monde peut faire contre les patrons ? Mais attendez, je croyais vous l'avoir dit. Tout d'abord les condamner, tout d'abord les condamner, faire en sorte que la faire en sorte que la justice condamne les patrons voyous. Mais pour ça, il faut la loi, cher ami. C'est pour cela et donc c'était mon devoir de faire la loi. Le député fait
la loi. C'était le licenciement boursier. Il faut une loi plus large que les licenciements boursiers. Ce n'est pas seulement suffisant les Mais il faut une majorité pour la voter, ? Il faut surtout Vous la voterez alors monsieur ? Demain, vos amis vont voter avec moi la loi contre les licenciements boursiers, oui ou ? Je vais faire en sorte au Parlement qu'il y ait des lois qui feront qu'il n'y aura plus de possibilités d'avoir des montages d'entreprises qui seront spéculatifs et à partir de ce moment je ferai en sorte que la loi soit bien plus large, je ferai en sorte que la loi soit bien plus large pour que véritablement il n'y ait plus ce comportement et que la justice puisse faire son travail. Une loi comme celle-ci, vous pourriez la
voter, monsieur ? Moi, je tiens à ce que les choses soient claires. Moi, les patrons voyous, je n'ai absolument aucune complaisance pour eux. Mais j'aimerais bien qu'on ait aussi aucune complaisance pour les élus voyous. ? Ceux qui ont spéculé avec l'argent des contribuables, ceux qui ont spéculé avec l'argent euh des des logements miniers. Ça, ce serait bien aussi, ? Parce que euh il faut aussi que la classe politique commence par balayer devant sa porte. Et celui-là, hein, personne ne s'en est désolidarisé pendant des années et des années, alors que tout le monde savait ce qui se passait. Voilà. Euh non, madame. Que vous condamniez, on le comprend, mais dites pas que tout le monde savait parce que c'est pas vrai. Moi, je voulais juste préciser par Par courtoisie laisser répondre Marine
s'il vous plaît. siéger à tous ces conseils d'administration de la Soginorpa et cetera. Ne me dites pas qu'ils étaient pas au courant. Il y a deux Marine sur le plateau. On laisse la parole à la deuxième. Oui, je voulais juste dire par parce qu'on expliquait en tant que député ce qu'on allait faire contre les les patrons voyous par exemple, juste rappeler une chose, c'est que un député euh c'est pas un président de la République. Un député, il a pas tous les pouvoirs et un député, il prend pas les décisions de l'État. Alors on a un certain point par son par son groupe politique mais le but d'un député c'est avec son groupe politique de de s'en sortir. Donc ça c'est enfin je vais être très claire là-dessus aussi, on va pas dire que en tant que député de la 11e
circonscription, on va interdire les patrons voyous et cetera. On sera pas omnipotent euh en tant que député de la 11e circonscription. Il faut pour cela un groupe politique et une majorité euh au Parlement ce ce dont vous avez parlé tout à l'heure. Il y a plus grave que les patrons voyous, il y a les patrons incompétents. Et si nous avons beaucoup souffert dans notre région, c'est parce qu'on avait des chefs d'entreprise qui n'ont pas investi. Lorsque vous visitez Les voyous c'est pire que les incompétents monsieur Mélenchon. sont plus nombreux les incompétents. Le problème il est là, c'est qu'ils sont plus nombreux. Les voyous les patrons voyous, on peut les montrer du doigt, on peut les condamner. Les patrons incompétents restent à leur place. Et nous avons beaucoup d'entreprises
nationales qui aujourd'hui perdent de l'argent parce qu'il n'y a pas de stratégie entrepreneuriale. Et à ce niveau-là, je pense que le gouvernement devrait notamment quand il est au conseil d'administration des entreprises prendre des mesures. Bon, c'est le rôle d'ailleurs de la banque d'investissement qui aura permettra de financer les PME avec véritablement des protocoles qui sont des protocoles d'observation, d'accompagnement des entreprises et c'est comme cela que effectivement c'est comme cela que nous allons conforter véritablement les entreprises de notre territoire. Non mais bon, je veux pas on va pas répondre à chacun. Les les circonstances ne le permettent pas compte tenu du temps de parole que nous avons. Mais une banque d'investissement, ça existe déjà.
Ça s'appelle la Caisse des Dépôts et Consignations. Et il y a un fond industriel stratégique. Qu'est-ce qu'ils en ? Comment se fait-il qu'on ait donné 1000 milliards aux banques en Europe et qu'il y en a plus un sous dans l'économie réelle. Et je vois une entreprise comme Durisotti qui a été fermée, celle-là elle est bien dans la 11e circonscription, n'est-ce ? Elle a été fermée ? Le carnet de commande est plein, le produit est bon. Qu'est-ce qui ? Les crédits qui permettraient à cette entreprise d'avoir une trésorerie. L'entreprise ferme ? Où est ? Donc c'est là que vient le pôle financier public dont nous parlons. C'est pas seulement une banque d'investissement. Mon vieux Philippe, c'est pas que ça. C'est bien parce que la banque d'investissement ne remplit pas son rôle
aujourd'hui. La Caisse des Dépôts n'est pas suffisamment Le mandat du Fonds stratégique industriel et Nous avons Nous savons que ces mesures-là, ces mesures-là qui sont les mesures des 60 propositions, parmi les 60 propositions de François Hollande, effectivement, nous pourrons mieux accompagner les entreprises et particulièrement les PME. Merci Philippe Kemel. Sur le plan de la retraite à présent, Marine Le Pen, vous aviez dans votre programme le retour progressif à la retraite à 60 ans avec 40 années de de cotisation. Si la gauche l'emporte, une loi va rétablir la retraite à 60 ans avec 41 années de cotisation pour ceux qui ont commencé tôt. Est-ce que vous voterez cette ? Est-ce que vous irez dans le sens du ? Ah, je voterai cette loi mais je trouve
qu'elle est pas assez euh elle va passer loin justement. Euh moi je crois que euh les 40 annuités pour avoir une retraite pleine sont parfaitement supportables pour notre économie. Encore faut-il effectivement pas euh faire des dépenses nuisibles que je considère comme des dépenses nuisibles par exemple l'ensemble des investissements qu'on fait au travers du monde, la prise en charge de toute la misère du monde et cetera et cetera. Et à cette condition-là, et bien on peut parfaitement euh mettre en en œuvre une retraite à 60 ans avec 40 annuités. Ça fait quand même bien longtemps euh qu'on le dit et et et je je me retrouve dans ces conditions à faire plus de social que les socialistes. Alors c'est quand même assez inquiétant, hein. En 30 secondes, Jean-Luc Mélenchon, vous
partagez ce que vient de dire Marine Le ? C'est-à-dire qu'elle le partage avec moi car je voudrais rappeler que la retraite à 60 ans, son père était jusqu'à une date récente contre et que c'est nous la gauche Il était pour ou contre quoi, monsieur ? La la il était pour la retraite à 65 ans et vous étiez pour la retraite par capitalisation. Mais madame, vous avez le droit de changer d'avis et je suis content de voir que vous venez à résipiscence. Mais je voudrais rappeler à tout le monde que la retraite à 60 ans, c'est la gauche qui l'a acquis en 1980 avec François Mitterrand. Et ben de vous voir mitterrandiste madame, ça me fait plaisir. On rétablira la retraite à 60 ans si c'est le Front de gauche, si c'est le Front de gauche. Le fera ce travail car hélas mes camarades
socialistes ne ne croient pas ça possible. Moi je le crois et j'ai démontré qu'on pouvait le financer de manière très précise et vous serez d'accord avec moi pour taxer le grand capital et pour taxer les la la trésorerie des entreprises. Vous savez qu'il y en a pour des milliards et voilà comment nous allons faire. Et voilà. Voilà la retraite Monsieur Mélenchon Mais avant cela, je vous laisse découvrir c'est très important la palette avec les noms Madame Le Pen Madame Le Pen s'il vous plaît. Vous avez les noms des Messieurs s'il vous plaît. Si vous respectez les téléspectateurs, on va pouvoir avancer. Voici les noms des autres candidats de la 11e circonscription qu'on ne pouvait pas inviter pour des raisons évidentes de clarté et du débat. Monsieur Kemel s'il
vous plaît tout de suite, c'est l'heure du flash info avec Christelle Massin. On se retrouve tout de suite après trois trois petites minutes hein pour parler de l'ambiance si particulière. On a déjà amorcé un peu cet aspect du débat dans cette 11e circonscription du Pas-de-Calais. À tout de suite.
Merci Christelle et retour dans La Voix est Libre pour notre la seconde partie de notre débat sur la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Changement d'ambiance après les questions de fond de la première partie. Abordons le climat de cette campagne et ses derniers jours. Un tract qui a fait beaucoup parler Véronique. Oui, c'est l'histoire de ce tract faussement attribué à Jean-Luc Mélenchon appelant à voter pour lui sur fond vert avec une phrase en arabe. Vous allez le voir en image. Tract que vous avez assumé Marine Le Pen en annonçant même qu'il y en aurait un deuxième. Votre suppléant Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs porté plainte. Alors sincèrement, est-ce que cet épisode vous semble digne de ce que les électeurs attendent de de personnes, de députés
qui prétendent les représenter, Marine Le ? Euh les électeurs, ils attendent qu'on parle du fond de la politique. Voilà, et ils ont besoin de savoir que monsieur Mélenchon est un immigrationniste fou. Euh je suis d'ailleurs étonnée de sa réaction très honnêtement parce que faut assumer dans la vie. Faut assumer ce que vous avez tenu. C'est pas une fausse photo, c'est pas une fausse phrase, c'est une phrase qui a été prononcée. Monsieur Mélenchon est pour la régularisation des clandestins. On se demande d'ailleurs combien vous allez en accueillir dans la circonscription si jamais par malheur euh vous êtes élu. Donc moi les pleurnicheries de chochotte comme ça, "Oh c'est méchant, on n'est pas gentil avec moi" et cetera, "on a fait un faux tract". Je trouve ça quand
même assez pathétique. Assumez donc, n'ayez pas honte de vos positions monsieur Mélenchon. Vous avez envie d'ouvrir la circonscription aux Roms, vous avez envie d'ouvrir la circonscription aux clandestins. Vous accueillez cet après-midi les martiens. Mais oui, vous accueillez cet après-midi les Les martiens et les vénusiens, vous les oubliez. Vous accueillez monsieur les clandestins à votre QG de campagne qui viennent faire il y en a 150 qui arrivent là pour venir vous rendre hommage. On se demande ce que ça va donner après. Assumez-le, voilà. Jean-Luc Mélenchon. Bon, on a le droit d'avoir un débat sur l'immigration euh madame Le Pen euh on connaît cette espèce de phobie qui fait qu'elle elle pense qu'à ça sur tous les sujets. Bon, euh madame dans la
circonscription, c'est simple, il y a la moitié moins d'immigrés que dans le reste du pays et il y a deux fois plus de chômage. Donc vous voyez, il y a déjà un rapport que vous pouvez pas établir. C'est pas le sujet, vous passez votre temps à dresser les gens contre les autres, mais c'est pas de ça dont on parle. Vous avez sorti un petit tract et vous vous êtes fait serrer, vous et vos gorilles qui l'ai diffusé. Oui oui, nous vous avons attrapé et maintenant vous avez une plainte. Voilà, et si j'avais pas fait ça, vous ne l'auriez pas reconnu. Madame Thésée, vous avez 5 minutes. Madame, je ne Je ne pas le droit. Je ne vous reconnais pas vous êtes stupide toute cette équipe. Nous avons vu qu'il y a en plein jour attendez madame. Nous ne pouvons plus avoir d'élection
honnête si chacun d'entre nous se met à éditer des tracts avec le portrait de l'autre en mettant voter monsieur machin ou monsieur truc. Vous avez essayé de me charger non c'est plus une élection honnête. Écrivez un tract écrivez un tract dans lequel vous dites voici ce que je reproche à monsieur Mélenchon sur l'immigration je vous répondrai madame. Je ne suis pas comme vous dites un immigrationniste de fou je crois que c'est vous qui commencez légèrement à dérailler dans cette affaire. Parce que vous venez de vous faire prendre la main dans le sac. Alors justement vous allez pouvoir tous répondre Marine Tondelier. Marine Tondelier. Marine Tondelier s'il vous plaît. Marine Tondelier. Madame Le Pen ça monsieur Mélenchon et tout le monde connaît maintenant ce que
vous pensez. Grâce à ça. Vous voyez parce que si j'avais pas fait ça personne n'aurait su ce que vous pensez. Là il s'agit d'une phrase et est-ce que vous supportez. Au moins là tout le monde sait ce que vous pensez. Taisez-vous madame. Vous ne supportez pas écoutez madame monsieur Mélenchon. Madame Le Pen. Vous dites n'importe quoi ce qui est en train de se passer. Beaucoup d'élinois. Dans notre reportage de nombreux monsieur Mélenchon. Beaucoup d'élinois nous disent voilà voilà nous on est là-dedans dans le débat dans le règlement de compte post-présidentiel Mélenchon Le Pen. Mais nous on est des non les élinois nous l'ont dit. Euh nous. Euh nous sommes nous sommes à la suite monsieur je vais vous poser la question si vous voulez bien. Vous voulez qu'il y ait pas de débat.
Les élinois nous disent non. Les élinois nous disent. Nous sommes pris dans cette. Les élinois nous ont dit dans ce débat nous sommes pris pour des. Et ils ont vous le comprenez bien légitimement le sentiment vous jouez ici plus votre carrière politique. Vous voulez les préoccupations. Vous parliez comme ça et vous l'avez réglé votre carrière journalistique peut-être. Je vous fais je me fais l'écho de ce que les élinois me disent dans les reportages que je fais sur le terrain. Je demande la parole depuis le début. Non non mais j'ai madame Tondelier a demandé la parole d'abord. C'est dur avec les hommes. Oui mais alors c'est pas par courtoisie j'ai pas besoin de la. Non mais elle est très en retard. Ça sert à rien de faire venir des chronométreurs parisiens déjà pour Allez-y, allez-y.
Monsieur le Maire, vous avez la parole, c'est un débat. Et euh voilà. Et donc moi je pense déjà qu'il y a des gens qui ont beaucoup de temps à perdre dans cette campagne, beaucoup de temps, beaucoup d'argent et beaucoup d'énergie militante à perdre dans des faux tracts, dans des guerres d'affiches, à sept équipes à temps plein, sous les ponts, dans les affichages publics, on dirait une ville sous occupation, c'est insupportable, en arrachant tout par terre et cetera. Donc en tant qu'écologiste, au niveau de la pollution visuelle, du gâchis, franchement, ça me perturbe. Et euh et sincèrement, est-ce que vous pensez que c'est comme ça qu'on instaure dans la vie des Nambomont, dans la circonscription, dans la 11e circonscription, un climat de travail pour s'en ? Je ne suis pas sûre.
Attendez, attendez, attendez. C'est pas la première fois, c'est pareil au municipal, c'est pareil au cantonal, c'est pareil au législatif. Mais j'ai pas dit que c'était de votre faute. Mais nous on a dit que Il y a il y a juste assez. Je vais essayer de finir en même temps que lui. Monsieur Kemel, monsieur Nambomont, d'accord. Je pense que le le le combat front contre front, je ne suis je ne suis pas sûre que c'est ça qui est qui sortira la circonscription de sa situation. Moi j'ai envie de travailler main dans la main, dans le respect et dans la concentration. Et là, franchement, ça me Philippe Kemel, finalement, si certains dénoncent ce cirque médiatique, est-ce que finalement les socialistes n'y sont pas aussi pour beaucoup en ayant laissé pourrir des situations parfaitement
inacceptables dont la justice ? En ce qui concerne cette élection, c'est bien une élection législative. Il ne s'agit pas de refaire Oui, mais Nambomont est dans la circonscription. Et Nambomont, c'est 20 % de la circonscription et donc nous avons euh nous savons bien qu'aujourd'hui Nambomont a une ambition nouvelle et véritablement ré- fait en sorte qu'il y a du développement et fait en sorte d'être auprès de sa population. Mais à vouloir rejouer le le 2e tour, le N-ième tour des élections présidentielles, on arrive à cette situation où on vole véritablement l'élection aux habitantes et aux habitants de cette de cette circonscription. Ce qui est important, c'est de continuer à discuter sur les sujets de fond, les sujets. On nous
n'avons pas pu dans cette première nous n'avons pas pu dans cette première partie d'émission, par exemple, de parler du logement. Oui, mais le contexte de la campagne, ça c'est l'écume des jours et je n'ai rien à faire de l'écume des jours. Mais pour ma part, ce qui m'importe, c'est la santé, c'est le logement, c'est hélas ce qu'on n'a pas discuté et je regrette que la que l'émission ne s'est pas poursuivie sur les sujets de fond qui devaient être les deux. Oui, je voudrais juste sur votre votre intervention dire que vous avez tort de ne pas répondre. Il est important qu'on puisse savoir votre avis car aujourd'hui, vous êtes celui qui représente le parti socialiste et il est vrai que vous n'êtes pas l'homme du passif, mais quand on voit la manière dont avance le parti socialiste
aujourd'hui, vous êtes devenu le candidat du poussif. Un un parti qui ne bouge plus. Nous avançons à votre place aujourd'hui, monsieur Kemel. Quand est-ce que j'ai entendu ici entre monsieur Mélenchon et madame Le ? Écoutez, je ne sais pas ce qu'en pensent les habitants de notre circonscription, mais moi j'ai une formule de politique que j'ai à l'esprit. Je dirais que cette formule disait ceci. Le carré de l'hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l'imbécillité construite sur ses deux bords extrêmes. Voilà où nous en sommes. Sauf que Jean Urbaniak, dans le cas d'espèce, la droite depuis des années ne s'est pas beaucoup occupée de dénoncer toutes les affaires qui ont fait qu'effectivement le Front National a progressé. Madame Marchaud, depuis maintenant 20
ans, je suis membre du conseil général. Depuis 20 ans, je suis les politiques locales. Je n'ai pas moi à prendre position sur des dossiers d'affaires que je ne que je ne connais pas, qui ne me qui ne me concernent pas. Voyons, ça concerne pas les ? Quand on augmente de 85 % les impôts pour payer les les le vol, les élus socialistes qui ont volé la population, une des plus pauvres de ? Vous parlez des impôts de ? Vous vous sentez pas concernée par ? Vous parlez des impôts de de de ? Oh, écoutez, vous savez très bien. Vous allez pas me dire que vous tombez des nues. Les affaires Donnez-moi la commune C'est pas des affaires de corruption, tout le monde était au courant. Et je vais vous dire une chose, monsieur Urbaniak, si vous n'étiez pas au courant, vous aviez qu'à vous aviez qu'à
lire les les les dizaines de tracts que nous avons fait nous au Front National pour dénoncer les prises illégales d'intérêts, pour dénoncer la corruption, pour dénoncer les détournements de fonds. Parce que vous voyez, moi j'ai peut-être été parachutée il y a 6 ans, mais moi j'ai atterri monsieur Urbaniak. Et moi ça fait 5 élections que je me bats. Et au Conseil Municipal, je me suis battue et je pense que les habitants au moins Alors, Marine Tondelier et Jean-Luc Mélenchon. Mais moi j'ai j'ai rien à ajouter. Ce que je vous dis c'est que j'ai on a besoin de Cannes pour travailler pareil. respect pour les habitants. Et quand je je ressens la colère de ces habitants et je la comprends. Quand on a les rumeurs incessantes de corruption et le cirque médiatique et compagnie, enfin c'est
c'est une le bassin minier, il est fatigué, il est fâché et il devient furieux. Et ça je le comprends. Mais je pense que quand on même les scénaristes de Dallas ils y retrouveraient plus dans cette campagne et dans cette dans cette vie politique. Monsieur Mélenchon, vous étiez agacé par cette question tout à l'heure. Moi je je je récuse l'idée que notre débat soit un cirque. Parce que s'il y a un cirque, c'est pas nous qui l'organisons. La confrontation politique pour laquelle je suis venu avec Madame Le Pen n'est pas un match personnel. Je ne connais pas Madame Le Pen, elle ne me connaît pas. Nous nous affrontons sur le plan des idées. Il y a une grandeur et une noblesse à s'affronter. Voilà. Elle est porteuse d'une grande thèse et moi d'une autre radicalement inverse. Nous
ne sommes pas des Je ne me sens pas concerné par l'imbécillité des extrêmes. Ce n'est pas le sujet. Les Français doivent trancher une question, c'est de savoir si c'est l'immigré ou le banquier qui est responsable de la crise. C'est une grande question. Elle a sa noblesse. Quant à ce qu'on appelle le cirque médiatique, vous êtes particulièrement gonflé de faire ce genre de remarque. Parce que qui ? C'est quand même ceux qui le pratiquent. Et j'ajoute que je trouve que là mais oui mais comment ? Voulez-vous que je vous raconte ce qu'est une promenade sur un marché précédée par 50 journalistes, 10 caméras, 30 photographes qui vous empêchent d'approcher les ? Non. Et bien moi je vais vous dire. Oui mais je moi j'ai rien demandé. S'ils veulent tous s'en aller, je ne les
regrette pas. C'est démocratique. Mais alors alors monsieur Alors ne ne commencez pas à dire que c'est un cirque quand vous y êtes. Voilà. Alors, je termine. Oui, oui, c'est ça. De toute façon, vous avez toujours raison, vous connaissez la musique. Mais par contre, ce qui est important, c'est que moi je préfère qu'on médiatise ce débat entre Madame Le Pen et moi, que l'on passe son temps à aller regarder ce que fabrique Monsieur Kouchner et d'autres. Parce que ça, oui, c'est du cirque qui dégoûte tout le monde de la politique. Tandis que ce que nous faisons, peut-être que c'est vigoureux, peut-être que le ton monte parfois. Moi, je suis un méditerranéen, tout le monde me voit remuer mes mains, comme beaucoup de gens qui sont ici, n'est-ce ? Mais c'est un débat sur le fond, ce n'est pas
une affaire de personne. Et c'est ce débat-là que les électeurs vont trancher. Alors, arrêtez de nous parler des salades locales. Bon, le local, nous l'interprétons à travers la vision d'ensemble que nous avons pour la patrie de tous les Français. C'est aussi les électeurs. Marine Le Pen, la maison flamande. J'ai même retrouvé, j'ai même retrouvé un hommage de vous, Monsieur Mélenchon. Comme il y en a pas souvent, vous m'avez beaucoup insulté. Donc, quand on vous dit du bien, est-ce que je peux en ? Et c'est un vieil article. Vous étiez tout jeune là-dessus. Le seul parti qui réhabilite la politique, c'est le Front National. C'est-à-dire que cet cet article, vous l'avez pas trouvé tout seul. C'est Madame Trailleurweiler qui l'a montré à une émission. Et il s'agissait de me
nuire. En effet, à l'époque, le journal disait une chose qui était très juste, c'est que le Front National pensait que la politique a un poids sur l'économie. Et bien moi, je pense que la politique a un poids sur l'économie. Et nous sommes opposés sur de quelle façon s'imposer ce poids. Parlons du Front National, Marine Le Pen, la maison C'est pas un cadre. La maison flamande, les François de Souche qui sont des des groupuscules identitaires qui commencent à beaucoup se manifester dans dans la circonscription ces jours-ci. Ils multiplient les initiatives. C'est un peu c'est toute l'extrême droite qui qui qui qui vous soutient finalement. C'est plutôt un poids, c'est plutôt plutôt intéressant. Qui me ? Vous vous sentez ça ? Mais parce que ils viennent de sur le ils viennent
Ils sont venus, permettez-moi de défendre leur candidat. Parce qu'ils ont un candidat dans une autre circonscription. Pourquoi ils viennent aider les ? Et qu'ils sont venus courir après votre cirque médiatique parce qu'il y avait des caméras, alors ça attire tout le monde pour essayer de se faire un petit peu de publicité. Mais ces gens-là Non, monsieur. Les défenseurs du Front National monsieur. Ils viennent dans la 11e circonscription parce que vous en avez fait la le laboratoire et l'appartement témoin du Front National. Vous êtes gentille mais je me suis battue dans cette circonscription. Vous étiez pas là, vous étiez au Sénat en train d'aider les assistants parlementaires. Alors vous êtes mignonne mais vous ne me donnez pas de leçons, ? Ils sont venus dans l'appartement du
Front National. J'ai été élue pendant 6 ans dans cette circonscription, vous n'y étiez pas. Je sais pas où vous étiez. Vous étiez assistante parlementaire au Sénat. J'ai été élue depuis octobre, j'étais étudiante. Qu'est-ce qui se ? J'étais étudiante. Je voudrais intervenir Philippe Kemel. Ce que je réfute en revanche, c'est ce que vous essayez de faire, à savoir de faire un lien entre eux et moi alors même qu'ils ont dit tout le mal qu'ils pensaient de moi. Ça tombe bien, je pense également d'eux tout le mal. En l'occurrence, en l'occurrence, de ce monsieur du parti solidaire dont je n'ai d'ailleurs jamais entendu parler. d'être éclairci sur ce plateau. Merci Marine Le Pen. Philippe Kemel. Ce dé- ce débat n'est pas digne de notre population. Vraiment, depuis de nombreuses années,
depuis la crise, ça fait 20 ans, 22 ans que le que le dernier puits a fermé. Et depuis 22 ans, nous travaillons les élus inlassablement au territoire, au territoire pour faire en sorte qu'il y ait de l'emploi nouveau. Et de l'emploi nouveau, il y en a, il y en a. Il y a eu donc au niveau de du logement, des réhabilitations qui ont été faites sur le système de santé. Combien nous avons travaillé pour faire en sorte qu'il y ait plus de diagnostics rapides au niveau des maladies qui sont les maladies fortes. Nous sommes dans les derniers classements au niveau de l'espérance de vie. Et ici, ici, nous sommes une population digne qui reste debout, qui travaille et elle mérite véritablement des propositions qui soient des propositions
fortes. Le débat qui vient de se dérouler entre vous, entre vous, je vous le dis, c'est un un débat que vous reprenez des présidentielles et effectivement parce que vous êtes fatigué des présidentielles, vous allez vers ce qui n'est pas digne de la démocratie. Vous n'êtes pas digne de la démocratie Madame Le Pen en agissant de cette manière-là.
Je vous ai pas vu poursuivre en diffamation. Voilà. Ça c'est indigne. C'est pas le débat qui est indigne, c'est le comportement de vos amis. Dans l'ordre alphabétique, nous allons vous demander 30 secondes pour convaincre les électeurs de voter pour vous dans cette semaine qui reste. Nous sommes à moins de 3 minutes de la fin de l'émission. Nous sommes à moins de 3 minutes de la fin. Vous allez Monsieur Kemel, vous prenez la parole pour 30 secondes, il vous reste une semaine pour convaincre les électeurs de vous envoyer au second tour. Donc quel est le votre message pour les ? Vous avez 30 secondes et on fait un tour de table. Mon message c'est de continuer sur cette circonscription à porter avec sérénité les propositions de François Hollande et de montrer que je suis le mieux placé
pour justement au niveau de la majorité qui votera ces propositions, les mettre en œuvre sur le terrain, veiller à ce qu'elles soient particulièrement efficaces. C'est comme cela que l'on donne de l'espérance et c'est comme cela que l'on fait repousser, que l'on repousse les voix du Front National. Marine Le Pen. J'ai quatre candidats socialistes en face de moi parce qu'en réalité tous sont toujours appelés à voter socialiste au second tour. C'est le cas du PC, c'est le cas des Verts, c'est le cas de Monsieur Urbaniak et évidemment c'est le cas de Monsieur Kemel. Bon le socialisme on a vu ce que ça donnait dans la circonscription, c'est bon, ça fait 80 ans que ça dure hein et on voit les résultats, c'est lanterne rouge sur tous les sujets. Et bien moi je dis aux
habitants jugez-moi sur ce que j'ai fait, pas sur ce que je promets, pas sur ce que je dis, sur ce que vous m'avez vu faire faire dans cette circonscription et croyez-moi que si vous me donnez le pouvoir d'être à l'Assemblée, ce sera encore plus performant, encore plus efficace. Merci Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon. Moi je vais porter à l'Assemblée Nationale la continuation du grand combat de cette circonscription où est né le mouvement ouvrier. Je vous dis à tous aimons ensemble notre patrie parce que nous la faisons ensemble. Le problème, c'est le banquier, pas l'immigré. Marine Tondelier Bah moi écoutez, c'est un message d'espoir que je vais vous donner parce qu'on parle toujours de notre territoire comme un territoire noir et cetera. L'avenir du bassin minier, il est pas
noir, j'en suis convaincue. On a un territoire qui est plein d'avenir, qui est plein de talents. Alors l'avenir il est pas noir, il est pas rose non plus, il est pas non plus rouge. Je pense que l'avenir il est vert, un peu sans rien mais surtout il est vert et c'est comme ça qu'on sortira par le haut et je préfère qu'on parle de mon territoire comme du du territoire de la transition écologique que comme la de laboratoire ou d'appartement témoin du Front National, ça me ferait très plaisir et je pense qu'on en sortirait par le haut. Moi je vous dirai simplement que je suis ici dans cette circonscription depuis 30 ans à m'occuper des problèmes de la population. Donc pensez bien que je serai toujours présent le 17 juin lorsque les trains seront repartis pour
Paris, que les caméras auront quitté Henin-Beaumont. Nous allons nous nous continuer à travailler avec la population. C'est vrai que les marinistes vont continuer à mariner car vous ne serez pas élue Madame Le Pen députée de cette circonscription. Qu'est-ce que vous en ? Parce que vous me le direz. Non, c'est chacun son tour. Qu'est-ce que vous en ? Vous même. Vous ne l'avez pas dit. On s'achemine on s'oriente doucement vers la fin de cette émission. Monsieur Tondelier, pas vous alors. Écoutez, vous êtes gentil mais soyez un peu modeste. C'est la fin de La Voix est Libre. Alors avant de nous quitter, on regarde une dernière fois les noms des autres candidats de cette 11e circonscription et vous l'aurez compris maintenant qu'il était impossible d'inviter pour des
raisons de clarté du débat si on peut remettre la palette. Voilà, merci beaucoup afin que vous puissiez identifier donc les autres candidats de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Mesdames et messieurs, merci beaucoup d'avoir participé à cette émission. Véronique, merci, l'information continue sur France 3. Excellente journée, à très bientôt.
Marine Le Pen