Clémence Guetté: conférence de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale - 13/05/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:01OuverteRéponse directe
Quelles conséquences politiques de l'audition de François Bairou demain ?
- 15:02OuverteRéponse partielle
L'audition de François Bairou risque-t-elle de tourner au procès ?
- 15:45OuverteRéponse directe
Que pensez-vous d'un référendum annoncé par Macron ce soir ?
- 16:27OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de l'échange avec Sophie Binet sur les retraites ?
- 17:09OuverteRéponse directe
Le livre 'La Meute' peut-il affaiblir votre mouvement ?
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Bonjour à toutes et tous. Alors euh donc on se retrouve pour le point presse du groupe La France insoumise. Je remplace aujourd'hui Mathilde Panot, la présidente de groupe puisqu'elle est en déplacement avec Bastien Lchotud en Nouvelle-Calédonie Kanaki depuis quelques jours et ils reviennent en fin de semaine.
C'est un dossier qui est évidemment très important pour nous et il tenait tous les deux au nom du groupe parlementaire à être sur place puisque aujourd'hui on commémore l'anniversaire si je puis dire des le 1 an des révoltes qui ont commencé le 13 mai 2024 en Nouvelle-Calédonie Kanaki avec évidemment une présence sur place puisque 13 personnes à l'époque sont mortes durant ces révoltes. Aujourd'hui encore, il y a des prisonniers politiques qui sont emprisonnés sur le territoire hexagonal, donc à plus de 17000 km de chez eux. Et il y a des rencontres prévues avec leur famille sur place.
On voit que la proposition qui est faite par Manuel Vals suscite des oppositions qui compris entre les macronistes, les choses n'ont pas l'air extrêmement claires. Pour notre part, nous proposons évidemment de sortir durablement de la crise économique qui menace aujourd'hui le territoire et puis de renouer avec une logique de consensus pour ce territoire. Donc ça c'est pour le déplacement de la présidente Pano.
Je reviens sur les la semaine dernière qui a été marqué mais je laisserai tout ma porte en parler pour nous par une grande manifestation ce dimanche contre l'islamophobie et contre toutes les formes de racisme. Il y a eu plusieurs milliers de personnes qui étaient rassemblées à Paris, des rassemblements dans tout le pays euh qui ont montré que très largement le peuple français refuse la division, refuse les logiques de haine, refuse le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie. Et donc c'était un moment important pour nous, notamment au moment où euh le ministre Retaillot fait son beurre médiatique de la dissolution d'urgence palestine, de la dissolution de la jeune garde et c'était des mobilisations qui se sont extrêmement bien déroulées et qui étaient évidemment très importantes symboliquement.
Je fais un petit point sur la situation internationale puisqu'elle est elle est préoccupante et elle est prépondérante dans l'actualité. d'abord sur la situation en Ukraine puisque cette semaine peut-être a priori le 15 mai en Turquie aura lieu une rencontre entre des délégations russe et ukrainienne pour des négociations directes sur le conflit ce qui est une première depuis 2022. Euh on note nous que cette médiation en tout cas que les États-Unis ont joué un rôle absolument majeur dans l'organisation de ces négociations et que ça se fait euh au détriment notamment de la France puisque Emmanuel Macron est totalement marginalisé dans dans ses négociations, même si il s'est mis en scène, il s'est positionné comme chef de guerre, il a fait un déplacement lui-même, mais que c'est bien les États-Unis qui sont au centre de ça avec notamment la signature d'un accord sur les terres rares. donc sur le territoire ukrainien.
Ce qui nous inquiète évidemment, même si ces négociations sont une bonne nouvelle, euh même si nous on déplore que les Européens ne jouent ne jouent pas un rôle plus prépondérant et majeur, on demande toujours évidemment un accord de paix, un cesser le feu pour que cesse les morts. On demande également l'amnistie des déserteurs et des conditions négociées pour une paix durable dans cette région. euh sur Israël Palestine.
Euh nous sommes extrêmement inquiets de la situation en Palestine puisqu'il y a un nouveau rapport de l'ONU qui est sorti hier qui montre que il y a 500000 personnes, soit un Gazaoui sur 5 qui risquent de mourir de faim dans les 5 prochains mois et y compris des dizaines de milliers d'enfants. Je vous invite à regarder ce rapport comme nous avons pu le faire puisqu'il est absolument terrible. On note quand même certains bouget sur la position diplomatique de la France, notamment le fait que le ministre Barreau a estimé qu'il était légitime de demander la révision de l'accord entre l'Union européenne et Israël.
Pour notre part, nous l'avons demandé depuis 2 ans et par ailleurs, nous avions déposé une proposition de loi sur ce sujet que dont nous demandons l'inscription à l'ordre du jour. Il y a déjà un outil législatif tout près euh par le groupe de la France insoumise. Euh je rappelle qu'on a été beaucoup traîné dans la boue sur nos positions euh pour faire cesser les massacres et le génocide à Gaza.
Et on se rend compte qu'aujourd'hui la diplomatie française se rallie à nos positions, notamment parce qu'on peut pas s'en tenir uniquement à des déclarations, mais qu'il faut bien des actes et que donc la révision de cet accord est une des solutions de même que la reconnaissance de la Palestine où là aussi le président Macron lui-même a noté que la France devrait reconnaître la Palestine. Nous nous l'engageons là aussi à ne pas s'en tenir qu'à des déclarations mais bien à mettre ça en œuvre le plus rapidement possible. J'en viens à l'actualité parlementaire qui sera complétée par les différents députés qui sont à mes côtés aujourd'hui.
D'abord sur les questions écologiques. Nous sommes très inquiets de l'accumulation de projets de loi qui vise à détricoter le peu de droits de l'environnement que nous avons en France. Je pense à la loi dite du plomb qui est une loi pour faciliter l'usage des pesticides et je pense à la loi sur les la simplification dite de simplification mais qui a été une véritable un véritable massacre à la tronçonneuse pour un tas d'agences notamment qui sont utiles pour surveiller le changement climatique.
Sur la loi du plomb qui a été examinée en commission du développement durable la semaine dernière nous avons obtenu des victoires majeures. notamment un moratoire sur les mégabassines et le fait d'empêcher la réintroduction des néonicotinoïdes. Nous allons continuer à batailler puisqueelle est maintenant à l'ordre du jour de la commission des affaires économiques et qu'elle se fera ensuite examinée en en hémicycle.
Je rappelle que ce sont c'est un cadrage du débat qui vise à mettre en avant des fausses propositions pour les agriculteurs qui seraiit bien plus utile de mettre à l'ordre du jour la question de leur rémunération et notamment celle des prix planchés que nous nous avions proposé à l'Assemblée nationale il y a déjà maintenant plus d'un an sur la loi les deux lois pardon soin palliatif et aide active à mourir je vais laisser Adrien Clou qui chef de fil pour notre groupe vous en dire un mot toujours est-il que les débats ont commencé hier que cette première loi donc sur les soins palliatifs, nous la soutenons notamment parce qu'elle contient après le passage en commission des des avancées pardon qui sont absolument majeurs, notamment le fait que ça s'inscrit dans un accompagnement global des personnes, le fait que il a été décidé de créer des maisons d'accompagnement pour les personnes en fin de vie. Et puis euh nous avons obtenu également avec un amendement insoumis la création d'un droit opposable aux soins palliatifs dans le pays. Euh évidemment sur le second texte, nous soutenons aussi le droit à une fin de vie digne.
Les débats commenceront un peu plus tard normalement la semaine prochaine et donc je vais laisser Adrien en dire plus. C'est dans ce contexte-là que Macron va s'exprimer ce soir. Peut-être vous aurez des questions à ce sujet, mais nous sommes évidemment très peu informés puisque c'est la caractéristique principale du président de la République que de ménager du suspense sur à quoi servent ces interventions et dans quel but elles sont.
Donc là, on nous parle d'abord d'un dispositif communicationnel et médiatique euh assez particulier, relativement méprisant pour les journalistes, journalistes d'ailleurs en ce moment qui se mobilisent, notamment ceux de France I qui ont exprimé le fait que certains des sujets qu'il voulaient traiter euh ne pouvaient pas l'être du fait de leur de leur rédaction, que que visiblement il y avait un traitement qui pouvait déranger notamment sur le génocide en cour à Gaza. Mais aussi, ils ont parlé du 1er mai de la loi sur de réforme de l'audiovisuel publique. Donc bref, nous sommes inquiets et évidemment solidaire de ces revendications des journalistes.
Je reviens à Macron. Cette soirée, nous allons voir ce qui va ce qui va en être. Pour l'instant, c'est un peu confus de ce qui nous a été annoncé.
On nous parle peut-être d'annonce de référendum ou d'une sorte de QCM géant organisé pour tous les Français. Je rappelle quand même que le président Macron est celui qui depuis 3 ans que nous sommes parlementaires nous empêche de voter le budget. Donc si vraiment la participation l'intéresse, il peut s'intéresser à celle des représentants du peuple que nous sommes.
Donc on espère qu'on aura pas de 493 la prochaine fois. Je rappelle aussi que c'est lui qui a bazardé toutes les propositions issues de la convention citoyenne pour le climat et que donc nous sommes extrêmement sceptiques sur sa volonté de suivre l'habit du peuple. Plusieurs sujets ont été évoqués pour ce référendum.
Nous n'en savons pas plus pour le moment, donc nous attendons de voir ce soir, mais nous nous nous l'appelons en tout cas à mettre en œuvre des des propositions réelles qui intéressent largement les Français et à éviter son opération de politique politicienne. J'en viens pour terminer à l'actualité du groupe parlementaire et notamment à une grosse mobilisation que nous menons cette semaine sur les questions industrielles puisque comme vous le savez il y a des centaines de milliers d'emplois qui sont menacés dans tout le pays. Aujourd'hui, nous menons une grosse opération sur harcelor Mital.
Vous avez peut-être vu que la présidente de la commission des affaires économiques et député de scène Saint-Denis, Aurélie Trouvé, a déposé ce matin une proposition de loi de nationalisation d'harceloral alertant sur la situation de la filière acier en France et notamment sur le fait qu'Arcelor Mital ne fait pas du tout de d'opération de décarbonation de la filière et que donc elle est très menacée à court terme. de l'acier, il y en a absolument partout et donc c'est absolument indispensable de nationaliser cela. Ça fait suite à un contrôle que le rapporteur général de Courson, la présidente Prouvé et le président Cocrel sont allés effectuer hier à Ber documents sur Arcelor Mital.
Je sais qu'ils ont plusieurs rendez-vous avec la presse aujourd'hui, donc ils pourront vous en dire davantage. Toujours est-il que nous, on a une délégation du groupe parlementaire ce matin devant le siège d'Arcelor avec les salariés qui sont mobilisés, il devrait être environ 1 millier aujourd'hui et que nous poserons également une question gouvernement sur ce sujet. Et puis demain, nous serons également une délégation à Cléon pour nous rendre en en solidarité au salariés de Renault.
Euh donc moi-même, Manuel Bonpard, Thomas Porte à l'invitation d'Alma Dufour qui est député de la circonscription puisque le groupe Renault a décidé de produire la Dacia et la Twingo électrique en Chine d'après les salariés et que donc évidemment ça menace des emplois et que comme d'habitude les groupes dont je viens de parler ont reçu des aides publiques et que donc nous demandons au président de la République et au gouvernement de rendre des comptes sur ces licenciement absolument massif alors qu'aucune condition n'est posée ni en matière environnementale ni en matière sociale à ces différents groupes. Et puis enfin nous avons des commissions d'enquête en cours avec des auditions absolument majeures cette semaine. D'abord sur celle qui est dont dont Antoine Léoman est rapporteur sur les sondages et les questions des différentes élections.
L'organisation des élections. Il auditionne demain Pierre Édouard Sterrain qui est donc un milliardaire qui a monté le projet dit péicles pour influencer les élections notamment sur en faveur de l'extrême droite. Donc c'est une audition qui suivre demain.
Et puis également François Baou qui sera entendu par les rapporteurs Spelbout et Vanier donc pour notre groupe parlementaire dans le cadre des de la commission d'enquête sur les violences à l'école. Ça fait suite à beaucoup de d'autres auditions de responsables politiques notamment madame Guigou et madame Valelcassem qui sont déjà passés et puis cette semaine il y a monsieur Blanquer Papend Nicole Belloué Sgolen Royal et donc monsieur Baerou dont évidemment nous attendons beaucoup pour savoir s'il va sortir des mensonges qui ont été proférés devant la représentation nationale. Donc c'est une audition qui se tiendra demain et puis je termine juste par un mot rapide mais qui me paraît important sur les menaces que subissent différents membres de notre groupe parlementaire notamment Emeric Caron qui a été enfin qui est très régulièrement menacé de mort mais qu'il a été directement dans la rue. vous avez peut-être vu les images et puis Thomas Porte qui se tient à mes côtés à cet instant qui lui aussi subit de nombreuses menaces de mort sur lesquelles nous attendons évidemment la solidarité de la représentation nationale comme nous pouvons nous l'assurer à chacun des membres de ce parlement quand ils reçoivent des menaces mais aussi des mesures de sécurité évidemment et puis vous alertez sur cette situation de tension extrême et et de menace qui s'avère assez précise contre des membres de notre groupe par parlementaire.
Je laisse la parole maintenant. Peut-être on commence par Adrien. Non, Thomas.
Donc je vais leur laisser la parole Thomas sur les manifestations de néonazie qui se sont tenues à Paris ce weekend. Muriel Lebro qui va vous parler de la situation des maternités puisqu'elle mène un gros travail sur la mortalité infantile. Et puis Adrien Cloué sur les textes sur la fin de vie.
Bonjour à toutes et à tous. Clémence a évoqué dans son introduction ce qui s'est passé ce weekend avec la manif de lutte contre l'islamophobie, contre toutes les formes de racisme. À Paris, il y a plusieurs endroits du pays.
Des manifestations qui ont été nombreuses et qui témoignent d'une unité du peuple contre ce qui est aujourd'hui en train de se passer, c'est-à-dire un climat raciste et islamophobe entretenu au plus haut niveau de l'État, notamment par le ministre de l'Inter, Bruno Rota. Je fais le parallèle avec la manifestation de la honte qui s'est tenue samedi, la manifestation néonazie où on a vu 1000 militants d'extrême droite défilé cagoulé, visage cachés avec des tatouages nazis, des tambours du 3è reich et qui s'est conclu comme l'ont révélé vos confères de libération par des salut nazis. Pas un mot du ministre de l'intérieur Bruno Rota.
Pas une condamnation, pas un tweet, rien. Il faut croire qu'aujourd'hui Bruno Rota est plus dérangé par des femmes qui portent le voile dans ce pays que par des militants néonazis. C'est ça la réalité du silence du ministre de l'intérieur.
Et on a aussi une question qu'on pose au gouvernement. Cette manifestation, elle a été autorisée par le tribunal administratif au motif que la préfecture de police n'avait pas donné très précisément des indications sur les militants identitaires néonazi qui pourraient défiler dans cette mobilisation et qui n'avaient pas assez de précision. Qui peut croire que la préfecture de police n'était pas au courant ?
Ça fait des années que cette manifestation a lieu. Ça fait des années qu'elle est posée par le GUD. Ça fait des années que les figures néonazie, françaises, européennes défilent à Paris.
Elles ne se cachent pas. en visage découvert. On avait samedi dans la rue Marc de Cakré qui est quand même un militant identitaire connu impliqué dans les agressions au meeting d'Éric Zemour sur les ratonnades avant France-Maroc qui est aujourd'hui longin de Vincent Bolor puisqu'il assure la sécurité d'une de ses propriétés.
Nous avions Alex Lou qui était le trésorier d'un des partis de Marine Le Pen. Nous avions l'ancien dirigeant de l'alvarium et des figures identitaires européennes connu. Donc la préfecture savait très bien qui allait défiler et on s'interroge sur le fait que des précisions n'aient pas été données.
Est-ce qu'il y avait une volonté politique de laisser ces gens défiler dans la rue sous protection policière ? Et je termine en disant une chose, les seuls qui ont été arrêtés et mis en garde à vue à la fin de la mobilisation, ce sont les militants antifascistes qui dénonçaient cette mobilisation. Pas un militant néonazi défilant visage caché, ce qui est interdit, n'a été inquiété par le pouvoir.
Pas un n'a été arrêté. Alors Bruno Rotario, il ferait mieux de s'inquiéter des milices néonazi qui aujourd'hui défilent dans les rues de Paris, sème des agressions plutôt que de dissou de la jeune garde. Et j'en profite et je termine là-dessus pour dire que nous réapportons notre solidarité totale à la fois à la jeune garde et à Urgence Palestine et que ces 10 solutions soient absolument scandaleuses dans le climat politique qu'on connaît.
Bonjour à toutes et à tous. Il y a 13 ans, peut-être que certaines et certains étaient avec nous, à quelques kilomètres d'ici, on avait un immense meeting place de la Bastie autour de Jean-Luc Mélenchon où nous proclamions pour la première fois notre volonté de mettre dans la Constitution française le droit de mourir dans la dignité. revendication historique de notre camp social qui remonte aux lumières parce que nous estimons nous insoumises et insoumis que l'être humain est maître et souverain sur son propre corps et que cette revendication qui s'exprime par exemple dans le droit de choisir ces traitements ou dans le droit à l'interruption volontaire de grossesse doit également s'exprimer dans le droit d'éteindre la lumière lorsqu'on le souhaite et surtout d'être maître de ses propres souffrances.
Être maître de ces souffrances, ça signifie avoir un droit inconditionnel à la prise en charge dans des soins palliatifs au niveau maximum de ce que la science et les soins savent faire et lorsqu'on ne veut plus, lorsqu'on ne peut plus pouvoir bénéficier du droit à partir parce que les douleurs qu'on éprouve qui sont réfractaires, la maladie euh qu'on connaît qui euh est insurmontable, qui est inguérissable nous mène à une mort dans une souffrance abominable dont on ne veut pas. Fort de ces différents principes, nous avons obtenu avec le groupe de la France insoumise l'adoption. il y a maintenant quelques quelques dizaines de jours de cela, l'adoption en commission des affaires sociales d'un texte qui élargit le droit aux soins palliatifs et qui prévoit la mise en place d'une aide à mourir dans la dignité sous un ensemble de conditions assez strictes.
Une maladie qu'on ne sait pas guérir, des souffrances qui sont réfractaires, la capacité à décider librement et souverainement de manière éclairée de son choix devant un collège de soignantes et de soignants. Durant les débats en commission, le groupe de la France insoumise était le premier proposant. La moitié des amendements adoptés sont des amendements issus de la France insoumise sur le texte qui arrive là en hémicycle et que nous discutons depuis hier soir.
Par exemple, la liberté de choix entre autoadministration ou administration par un soignant de la substance létale. Par exemple, la couverture d'affection grave qui proviennent de causes accidentelles. Par exemple, la pleine compréhension des modalités d'administration dans le cadre d'un échange écrit et oral avec les médecins.
Par exemple, le renforcement du droit de recours en cas de refus du corps médical et cetera et cetera. Donc ce texte, nous l'avons coécrit notamment avec la rapporteur Élise Leboucher. Nous continuerons le débat dans cet hémicycle et nous continuerons à avoir des propositions claires et précises qui visent à sécuriser le parcours des personnes qui ont besoin de soin palliatif, sécuriser l'accès au droit à mourir dans la dignité et évidemment sécuriser les soignantes et les soignants qui souhaiteraient, nous rappelons que c'est une faculté, il y a une clause de conscience mais qui souhaiteraient contribuer à cela.
Nous nous félicitons que 77 % des médecins se disent désormais favorables au droit à mourir de la dignité. Nous savons que cela augure d'un droit qui sera universel et librement accessible. Nous aurons deux grandes batailles dans les jours qui viennent.
D'abord, faire en sorte que les soins prédiatifs puissent être directement accessibles par l'intermédiaire d'un juge. Parce que nous n'avons pas gagné en commission des affaires sociales. Nous avons réussi à écrire qu'il y aura un principe de droit opposable.
Maintenant, nous voulons concrétiser, permettre aux individus de faire un référé devant le juge administratif et d'obtenir une place en soin palliatif. Et nous nous battrons également bien sûr pour le libre choix des modalités d'administration parce que la dernière minute d'un individu lui appartient et il doit choisir quand, comment et avec qui. Bonjour à toutes et tous.
Donc moi, je tiens à parler du texte qui arrive dans la niche Liot de jeudi prochain bisant à lutter contre la mortalité infantile. Euh il faut savoir que le taux de mortalité est monté à 4,1 enfants pour 1000 naissances et qu'il est parmi les plus élevés d'Europe. 2800 bébés meurent chaque année avant leur premier anniversaire.
Et donc il faut s'interroger sur la corrélation entre la fermeture des petites maternités et la hausse de la mortalité infantile puisque en 50 ans, 75 % des maternités ont été supprimées et que le phénomène continue. Si on s'en réfère au rapport de l'académie de médecine de 2023, il faudrait encore fermer toutes celles qui ne pratiquent pas 1000 accouchements par an. Donc cette proposition loi vise à créer dans un premier temps un registre national des naissances qui est extrêmement attendu pour recueillir des données plus précises des naissances et des dess avoir des indicateurs de santé périnatale comme le font depuis des années nos nos voisins européens.
Et l'article 2 instaure un moratoire sur les fermetures de maternité pour 3 ans. Les maternités qui pratiquent moins de 300 accouchements par an, sauf en cas d'urgence tenant à la sécurité des patients. Et sur cet article 2, effectivement deux points nous interpellent. puisque nous n'en sommes plus à 300 accouchements par an pour qualifier une petite maternité mais bien à 1000 accouchements par an.
Et deuxème point c'est la notion de sécurité que nous avons précisé que nous allons préciser justement par amendement. Et il faut savoir que la Macronie est aidée par le Rassemblement national a déposé et voté en commission un amendement pour supprimer ce moratoire et le transformer en simple rapport sur les alternatives avant toute fermeture. Donc nous à la France soumise, nous allons amender le texte pour rétablir ce moratoire et l'élargir à toutes les maternités qui ne pratiquent pas les 1000 accouchements par an et préciser la notion de sécurité en danger avéré ou imminent d'une exceptionnelle gravité portant atteinte à la sécurité des patients.
Parce que si on s'en tient au texte en l'état, il s'agirait juste en fait de faire un rapport sur les 23 maternités qui font 300 accouchements sur les 111 qui sont menacés. Alors, c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que j'ai commencé une tournée des maternités menacées de fermeture. J'étais hier à Sarla et je vais continuer puisque euh si on se réfère au rapport de l'académie de médecine, c'est bien 111 maternités qui sont menacées et ici c'est bien le sujet de la mise en péril de la santé des femmes et des et des bébés, hein.
Donc avec le texte fin de vie, avec ce texte mortalité infantile, vous voyez que le combat de la France assomise, c'est bien le droit de disposer de son corps de la naissance à la mort. Je me tiens à votre disposition pour plus de détails. Merci.
Alors, il y a quelqu'un de le micro ? Ouais. Ah super.
Prenez le micro et vous vous présentez avant. On va prendre une série de questions. Oui, bonjour Robin Richardo pour le monde.
Je pardon, excusez-moi. Donc, demain, vous l'avez dit, aura lu l'audition de François Verou. Euh selon vous, quelles conséquences politiques elle peut avoir et est-ce que le groupe insonni pourrait rappeler à la à la démission du premier ministre ou dans une motion de censure en fonction de ce qui est dit lors de cette audition ?
Ben, c'est une une audition qui va être très suivie mais euh pas que par le groupe parlementaire de la France insoumise. Comme vous le savez, Paul Vanier est en binô avec Violette Spelboot sur euh sur euh cette commission d'enquête qui est très importante et en fait tous les groupes parlementaires attendent des réponses de la part du Premier ministre parce que il est venu répondre aux questions gouvernement. Vous avez suivi les différentes réponses qu'il a pu nous apporter. des certains de vos confrères montraient que il avait menti.
Et donc ce que nous attendons de cette audition, c'est qu'il sorte des mensonges euh et qu'il puisse répondre à la représentation nationale sur ce dont il était informé, ce qu'il a pu faire ou ne pas faire et cetera. Euh et donc euh oui, tous les groupes parlementaires mais dont le nôtre vont être extrêmement attentifs à cette à cette audition pour voir s'il y a lieu de de donner des suites politiques après ça. J'ai noté ici, là et là-bas et on fait les trois et ah pardon.
OK. Aurélien de Vernois de Verfi, j'ai deux questions. Alors une question complémentaire sur Betaram.
Est-ce que vous ne craignez pas que cette audition tourne au procès de François Beirou ? Et la deuxième question concerne l'intervention d'Emmanuel Macron. Ce soir, il est susceptible d'annoncer un référendum.
C'est un mode de scrutin que vous plébiscitez plutôt. Est-ce que vous accueilleriez avec satisfaction l'idée de renvoyer un certain nombre de questions devant les Français ? Oui, on enchaîne enchaîn euh bonjour Romain des actes de France info par rapport à l'intervention du PR ce soir.
Euh qu'attendez-vous de l'échange avec Sophie Binet notamment sur la question des retraites et si vous en attendez quelque chose ? Merci. Bonjour Adrien Brachier le point on est à bientôt une semaine de l'apparution du livre Laameut qui a bénéfié d'une forte visibilité médiatique c'est moins qu'on puisse dire.
Est-ce que vous craignez que ça affaiblisse votre mouvement ou est-ce que vous vous pensez qu'au contraire ce genre de séquence peut ressouder votre électorat autour de vous ? Pas d'autres ? Super.
Euh alors sur BRAM, votre question c'était est-ce que ça va virer au procès de monsieur Baerou ? De fait c'est une commission d'enquête parlementaire. Donc, les parlementaires viennent poser les questions qu'ils ont à poser.
C'est une commission d'enquête dans laquelle les parlementaires font un énorme travail. Les deux rapporteurs ont recueilli des milliers de pages de documents. Ils sont allés effectuer des contrôles sur pièces et sur place dans différentes institutions.
Et François Bairou est le premier ministre de notre pays. Donc évidemment, on attend des réponses précises. Il s'agit pas d'un procès, c'est une commission d'enquête parlementaire.
Donc nous ce que nous devons déterminer c'est quel rôle le pouvoir politique a pu avoir. Est-ce qu'il est intervenu suffisamment ? J'ai j'ai listé peut-être avant que vous n'arriviez les différentes auditions qui sont menées qui sont toutes assez déterminantes avec des gens qui ont exercé des responsabilité dans le dans le ministère de l'éducation nationale notamment à différents moments.
Évidemment parce que c'est le premier ministre et parce que le le le scandale et la découverte de tous ces crimes pédocriminels sont partis de Betaram là où il était plus particulièrement implanté politiquement. Cette cette audition nous intéresse et sera majeur, mais les parlementaires ne sont pas des juges. Les rapporteurs seront dans leur rôle, les différents députés poseront des questions factuelles et ensuite évidemment évidemment politiquement on en tirera des conséquences.
Ensuite sur le les les référendums annoncés potentiellement par le président Macron ce soir là aussi j'ai je j'en ai parlé peut-être avant que vous n'arriviez. Euh je pense que comme tous les Français, nous n'attendons pas grand-chose cette soirée. On a le sentiment que qu'Emmanuel Macron est un peu perdu puisque politiquement il y a pas de réforme véritablement d'ampleur qui peuvent être menées dans le pays puisqu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Et donc que la lecture principale qui peut en être faite, c'est qu'il se met en scène comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises avec un dispositif dont j'ai parlé qui est quand même assez particulier notamment vis-à-vis des journalistes. C'est un peu particulier en tout cas pour nous qui ne soit pas interrogé notamment par davantage de journalistes et pour ce qui est de nos attentes, pour l'instant, on s'en tient comme vous à des bruits. C'est-à-dire queon nous a parlé peut-être d'un référendum sur les conseillers territoriaux, peut-être sur la fin de vie, alors même que les parlementaires sont en train d'examiner deux textes de loi actuellement, ce qui nous paraît quand même assez particulier.
Euh et peut-être qu'il cera aussi aux sirènes de la droite ou de l'extrême droite comme il le fait habituellement sur des sujets comme l'immigration, la sécurité. Bref, nous n'en savons rien. Toujours est-il que sur ce mode de consultation, j'ai dit mon scepticisme sur le fait que le président Macron tout d'un coup serait adepte de la participation populaire et de la démocratie compte tenu des 7 ans que nous venons de vivre sur ces utilisations obsessionnelles du 493 pour ne pour empêcher les parlementaires de voter sur ce qu'il a fait de des résultats de la convention citoyenne pour le climat sur de manière générale la façon dont les Français ont été écoutés peut-être peut-on penser au cahier de doléance des gilets jaunes.
Toujours est-il que nous allons attendre voir déjà la forme. Si c'est un article 11, je rappelle que ça doit être adossé sur un projet de loi euh pour que le président puisse faire ce référendum. Si c'est davantage un QCM, pour le moment priori, ça n'a aucune valeur législative ou constitutionnelle particulière.
Donc quelles sont quelles vont être les suites politiques accordées à cette consultation ? Voilà, on est dans l'expectative. le flou, je trouve ça un peu je trouve qu'il y a un peu de cynisme politique en tout cas dans cette tentative de reprise en main médiatique du président de la République.
Et puis j'espère que ça ne détournera pas l'attention médiatique non plus de tout ce que nous avons à traiter. Évidemment le l'action du gouvernement évidemment sur le plan industriel, je vous l'ai dit, nous menons une grosse opération parce qu'il y a des il y a des milliers d'emplois qui sont en danger. Voilà, il y a il y a aussi d'autres choses dont nous devons nous occuper euh et je termine juste sur le type de référendum, nous nous sommes pour le RIC, donc la possibilité que ce soit les gens, le peuple lui-même qui puisse proposer des sujets.
Ça n'est pas la même chose que d'imposer un sujet et d'exiger une réponse euh par le président de la République. Et puis enfin, pour terminer sur le livre, euh le livre est paru en effet de donc la meute est paru depuis maintenant une semaine et quelques. il a eu il a fait l'objet d'un plan médiatique conséquent.
Et donc bon, pour l'avoir lu ou en tout cas en diagonale parce que c'est quand même relativement long et poussif, il ne contient que des des voilà une suite de ragot. Nous avons relevé énormément de mensonges sur le plan très factuel. Ils ont été relevés par différentes personnes qui étaient citées dans ce livre.
Euh quant à craindre un affaiblissement du mouvement, je crois que on en est très loin euh égard à la la participation de ce dimanche dans les mobilisations populaires et aux différents rendez-vous euh du mouvement. Honnêtement, ça n'est pas notre considération centrale dans notre activité du moment. Voilà.
Excusez-moi. L'échange avec Sophie Binet sur la R. Ah pardon, oui, j'ai oublié l'échange avec Sophie Binet.
Bon, je vous ai dit ce que j'en pensais globalement. Il est évident que pour nous le sujet de la réforme des retraites est un sujet majeur politiquement et qu'on a essayé de l'amener à l'Assemblée nationale. Je sais d'ailleurs que le groupe GDR va lui aussi essayer d'amener l'abrogation de cette réforme des retraites à l'Assemblée nationale.
Euh et on sait que à l'époque 9 actifs sur 10 et plus de 70 % des Français il étaient radicalement opposés. Donc, j'imagine que Sophie Binet va interroger le président de la République là-dessus et j'imagine en tout cas comme il en a fait un totem de de pour abîmer le peuple français, j'imagine qu'il ne reviendra pas sur ce sujet. En tout cas, c'était ses déclarations jusqu'ici.
Il est jamais trop tard pour changer d'avis et consulter le peuple français sur ce sujet. Voilà. Merci beaucoup.
Yeah.
Clémence Guetté