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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 27 juillet 2026 36 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'invité politique Sud Radio - Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation est notre invitée politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 23 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez tout d'abord un message à faire passer à l'ensemble de ces élus, madame la ministre ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    On a notamment un député LFI qui parle des bourgeois du Cap Ferret. Ça vous met en colère, cela, Madame la Ministre ?

  • 2:49RelanceRéponse partielle

    On a quand même des pompiers qui alertent neuf syndicats de sapeurs-pompiers. Ils alertent sur le manque de moyens financiers, matériels. Vous les entendez ? Vous entendez leur inquiétude ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Les départements sont aujourd'hui la principale source de financement pour les SDIS. Ce sont les pompiers. Est-ce que les départements vont devoir, selon vous, mettre davantage d'argent sur la table ?

  • 4:39RelanceRéponse partielle

    Vous êtes ministre en charge de la décentralisation. Sébastien Lecornu nous avait promis un grand acte de la décentralisation. Sauf que le projet de loi visant à renforcer l'État local a été retiré. La décentralisation, c'est fini ?

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Venons-en à un sujet qui vous concerne tout particulièrement. C'est la décentralisation.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:21Invité politiqueChiffre
    « Rien qu'en Gironde, on est à 220 000 personnes évacuées, c'est énorme. »
  • 9:30Invité politiqueFait
    « Nous avons permis que l'obligation de vidange annuelle des piscines municipales soit supprimée. »
  • 9:52Invité politiqueChiffre
    « 3 milliards de mètres cubes d'eau qui partaient dans la nature, gaspillés, et 30 millions d'euros de dépenses. »
  • 10:53Invité politiqueFait
    « Que fait l'État pour protéger ses élus locaux ? »
  • 10:58Locuteur non identifiéFait
    « L'État s'est profondément et beaucoup mobilisé depuis 2019, date à laquelle un maire, le maire de Signe, avait été victime d'un accident suite à une altercation, avec des personnes de sa commune qui jetaient des déchets dans la nature. »
  • 11:58Locuteur non identifiéFait
    « Et enfin, nous avons renforcé les peines qui peuvent être infligées à des agresseurs d'élus. Ces peines sont aujourd'hui au niveau qui existe pour l'agression de policiers, de gendarmes. »
  • 12:49Invité politiqueFait
    « Vous êtes présidente de l'UDI, qui fait partie de ce bloc central. Pour 2027, vous soutenez qui ? »
  • 16:46Locuteur non identifiéFait
    « Quand il y a eu la crise Covid, il ne me semble pas avoir entendu de critiques sur son soutien à l'économie, aux gens qui étaient en difficulté pour leur emploi, à l'international. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié38 %
  • Françoise Gatel28 %
  • Invité9 %
  • Invité 29 %
  • Invité 38 %
  • Invité 46 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.

0:07
Françoise Gatel

Sud Radio, il est 8h12, mon invité politique ce matin, c'est Françoise Gattel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Françoise Gattel, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin. La France qui fait face à des incendies historiques en Gironde, dans les Landes, dans le Var également, en Corse ou dans les Hautes-Alpes. Mobilisation totale des pompiers, de l'armée, des forces de l'ordre également, des élus locaux, des maires qui se démènent pour protéger leur population avec une grande solidarité entre les communes. Est-ce que vous avez tout d'abord un message à faire passer à l'ensemble de ces élus, madame la ministre ?

0:39
Locuteur non identifié

Je voudrais d'abord exprimer ma profonde gratitude, dire mon soutien et celui du gouvernement à l'ensemble des forces mobilisées, mais tout particulièrement aux élus locaux qui plus que jamais sont là pour protéger, rassurer, organiser avec les services de l'État, les secours aux personnes et notamment les évacuations.

0:59
Françoise Gatel

Ils font quelque chose véritablement de très important justement dans la mobilisation contre ces incendies, ces élus locaux.

1:06
Locuteur non identifié

Oui, aujourd'hui les élus locaux dans ces territoires représentent l'honneur de la France et la valeur d'un engagement qui est très exigeant, très difficile et qui nécessite une mobilisation extrême et parfois inattendue.

1:21
Françoise Gatel

Rien qu'en Gironde, on est à 220 000 personnes évacuées, c'est énorme. Ce sont des réfugiés climatiques, c'est comme ça qu'on doit les présenter ?

1:31
Locuteur non identifié

En tout cas, aujourd'hui, ce sont des habitants ou des touristes qui ont dû être évacués. Ils l'ont été d'ailleurs dans de bonnes conditions et là encore, au mesure de l'ampleur de la tâche, parce que c'est rapide, c'est inattendu, il faut trouver de quoi loger les personnes. En tout cas, cette situation, elle est inattendue, parce qu'il y a une ampleur géographique qu'on n'a jamais connue.

1:56
Françoise Gatel

Vous avez vu les premières polémiques qui arrivent, la France Insoumise, Jordan Bardella, également l'ERN, qui dénonce le manque de réactivité du gouvernement. Qu'est-ce que vous avez envie de leur répondre ce matin sur Sud Radio ?

2:06
Locuteur non identifié

Oui, alors, les filles, pour causer, c'est très bien pour faire, c'est beaucoup moins. C'est inadmissible que pendant cette période où tout le monde est mobilisé, il y a des polémiques de la part de gens. Quel est leur degré de connaissance du sujet ? Quel est leur degré de connaissance des moyens ? Il vaudrait mieux d'abord saluer tous ceux qui sont engagés d'une manière aussi courageuse.

2:26
Françoise Gatel

On a notamment un député LFI qui parle des bourgeois du Cap Ferret. Ça vous met en colère, cela, Madame la Ministre ?

2:32
Locuteur non identifié

C'est juste scandaleux, inadmissible. Il y a partout des gens qui, aujourd'hui, sont extrêmement mobilisés, des bénévoles. Je trouve ça insupportable de distinguer le malheur des gens selon leurs moyens. C'est vraiment d'un niveau zéro.

2:49
Françoise Gatel

On a quand même des pompiers qui alertent neuf syndicats de sapeurs-pompiers. L'ensemble qui se sont rassemblés en intersyndical au printemps dernier. Ils alertent sur le manque de moyens financiers, matériels. Vous les entendez ? Vous entendez leur inquiétude ?

3:03
Locuteur non identifié

Les pompiers expriment effectivement l'attente en matière de besoins. Le gouvernement, à l'époque, c'était François-Noël Buffet qui était ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a organisé à l'initiative du Président le Beauvau de la sécurité civile. Et nous sommes aujourd'hui en phase de conclusion. Il y a effectivement nécessité de retrouver de la capacité pour la sécurité civile, des ressources. Et les discussions vont bientôt se terminer sous la responsabilité du ministre de l'Intérieur.

3:36
Françoise Gatel

Françoise Gattel, je rappelle, vous êtes ministre de l'aménagement du territoire, de la décentralisation. Les départements sont aujourd'hui la principale source de financement pour les SDIS. Ce sont les pompiers. Est-ce que les départements vont devoir, selon vous, mettre davantage d'argent sur la table ?

3:50
Locuteur non identifié

Alors, il y a deux sources de financement principales pour les services de secours et d'incendie. Les départements, mais aussi les communes. qui contribuent d'une manière significative. Aujourd'hui, il y a de nouveaux besoins. Les services de secours étaient très mobilisés sur les secours aux personnes. Donc, ce sont des moyens particuliers. Aujourd'hui, on voit l'ampleur des feux, des feux concomitants, ce qui pose d'autres problèmes. Et il y a besoin de moyens supplémentaires. Je l'ai dit, c'est le sujet qui va aboutir sous peu de temps. Mais il y a aussi de la mutualisation. Et vous avez vu comment, à l'échelle européenne, des moyens très conséquents sont mis en œuvre.

4:35
Françoise Gatel

Françoise Gattel, venons-en à un sujet qui vous concerne tout particulièrement. C'est la décentralisation. Vous êtes ministre en charge de la décentralisation. Sébastien Lecornu nous avait promis, je le cite, un grand acte de la décentralisation. Sauf que le projet de loi visant à renforcer l'État local, il a été retiré par le gouvernement de l'ordre du jour du Sénat. La décentralisation, c'est fini ? Vous avez tiré un trait là-dessus ou pas ?

4:58
Locuteur non identifié

Pas du tout. Le Premier ministre ne renonce pas, et moi non plus. Parce que je pense que dans notre pays, le fait de confier aux collectivités des compétences, c'est nécessaire. Vous voyez comment les départements gèrent aujourd'hui d'une manière remarquable, avec les préfets de départements, les incendies. Donc ça montre que ça marche. Donc il faut permettre que les choses soient faites au bon niveau. Je pense que, par exemple, le logement, dont nous allons terminer la décentralisation et l'exemple même de politique qu'il faut faire au plus près des gens. Parce que c'est là où ça marche. Donc on n'a pas renoncé. Et l'État local, on n'a pas renoncé non plus. On a préféré...

5:37
Françoise Gatel

C'est un texte qui pourrait être adopté d'ici la présidentielle ou pas ?

5:40
Locuteur non identifié

Alors, je ne sais pas. En tout cas, nous, ça nous semble... Vous l'espérez, en tout cas ? Ça nous semble nécessaire. Parce que vous voyez, l'État local, c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. C'est-à-dire que c'est le préfet de département qui est aux côtés des élus pour coordonner l'ensemble des services de l'État, pour que ça marche mieux, et pour accompagner les élus dans leur mission. Donc c'est un texte extrêmement important. On a préféré passer le texte sur le logement à la demande des assauts d'élus. Mais on n'a pas du tout renoncé à cela.

6:12
Françoise Gatel

Effectivement. Effectivement. Et à voter peut-être un jour. On verra, d'ici la présidentielle, ce texte sur l'État local. Vous parliez du projet de loi logement qui prévoit donc une dose de décentralisation. Les maires qui auront plus de pouvoir dans l'attribution des logements sociaux et dans la construction de logements. Concrètement, ça veut dire quoi ?

6:30
Locuteur non identifié

Aujourd'hui, la politique du logement, elle est décidée depuis Paris. C'est-à-dire, depuis Paris, on définit quel type de logement il y a dans telle partie du département. On voit bien que ça ne marche pas et qu'il faut permettre au terrain de décider et de faire les choses qui conviennent. Donc, ce qu'on appelle les intercommunalités, les métropoles, les communautés d'agglomération seront autorités organisatrices de l'habitat. C'est-à-dire, c'est à cette échelle de territoire très fine que seront décidées les choses.

Et les maires, qui sont responsables des équipements à mettre en place que nécessite une nouvelle population, auront aujourd'hui une place plus importante dans l'attribution de logements.

7:13
Françoise Gatel

Est-ce qu'on touche aux quotas imposés dans les communes de logements sociaux ? Est-ce que ça, ça va évoluer ou pas ? Il y aura peut-être davantage de liberté laissée aux maires ?

7:21
Locuteur non identifié

On ne touche pas aux obligations faites par la loi de quotas de logements sociaux dans certaines communes. Aujourd'hui, il y a capacité à adapter les choses avec l'accord du préfet quand c'est nécessaire entre les communes. Mais que surtout, je crois que les maires sont des gens extrêmement responsables, qui connaissent bien les besoins, qui connaissent bien leur population, et qui seront au sein d'un dispositif où il y aura des règles, qui seront très bien gérer les choses d'une manière, à mon avis, plus efficace.

7:51
Françoise Gatel

Vous espérez une adoption de ce projet de loi de logement ? Pour quand ? A quel horizon ? Vous avez déjà une date en tête, en tout cas ?

7:58
Locuteur non identifié

Le texte va venir à l'Assemblée nationale après la rentrée. Donc, ce serait bien que ce texte soit voté avant décembre. À ce stade, il n'y a pas de calendrier encore arrêté au niveau parlementaire. Mais c'est l'objectif.

8:14
Françoise Gatel

Vous parliez de la mobilisation des maires qui font face à un grand nombre de normes, 400 000 normes à gérer pour les maires au quotidien. C'est énorme. Françoise Gattel, ministre de l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation. Vous avez déjà publié un premier méga décret en février dernier. C'est comme ça que vous l'appelez. Est-ce qu'il y a un second méga décret qui sera prochainement publié ?

8:37
Locuteur non identifié

Oui, oui, absolument. Alors, vous parlez de 400 000 normes. C'est le même chiffre depuis longtemps. Donc, je suppose qu'on a arrêté de compter. En tout cas, il y a trop de normes qui bloquent, qui coûtent cher, qui ralentissent, qui compliquent la vie. Parce que parfois, elles sont contradictoires. Donc, le Premier ministre a annoncé au Congrès des maires l'année dernière que 100 mesures de simplification seraient prises. Nous allons dépasser les 100 mesures avant le mois de novembre. Novembre étant le mois du Congrès des maires. Puisque nous allons être autour de 120-130 mesures de simplification. C'est une guerre, comment dire, c'est vraiment une guerre contre les normes.

Qui est une guerre déterminée. Parce qu'aujourd'hui, il faut donner au maire le pouvoir d'agir, de la souplesse, de l'agilité. Et donc, nous agissons sur tous les sujets.

9:26
Françoise Gatel

Je vais donner des exemples, peut-être, justement, pour qu'on se rende compte, que ce soit concret, effectivement.

9:30
Locuteur non identifié

À un moment où on a beaucoup besoin d'eau et qu'il n'y en a pas beaucoup, nous avons permis que l'obligation de vidange annuelle des piscines municipales soit supprimée. Quand vous allez à la piscine, l'eau est surveillée tous les jours. Donc, elle est sanitairement correcte. Et on obligeait les collectivités à vidanger l'eau de la piscine une fois par an. 3 milliards de mètres cubes d'eau qui partaient dans la nature, gaspillés, et 30 millions d'euros de dépenses. Donc ça, on a supprimé. C'est un exemple très concret et qui montre l'intérêt de garder une norme qui protège, mais de la doser correctement, comme vous dosez un médicament ou un traitement.

10:11
Françoise Gatel

Second décret, j'y reviens pour cette simplification. Prochainement, très prochainement ?

10:17
Locuteur non identifié

Oui, puisque le second décret que nous préparons avec une trentaine de mesures, voire un peu plus, a eu en quelque sorte l'aval du Conseil d'État, du Conseil des normes. Donc, il va être publié incessamment sous peu, à nouveau, allégeant dans le quotidien la tâche des maires et des personnels municipaux.

10:37
Françoise Gatel

J'aimerais qu'on parle aussi, Françoise Gattel, de ces violences qui se multiplient contre les élus locaux. Vous l'avez peut-être vu récemment, un maire de la Sarthe a été agressé par un automobiliste, simplement parce qu'il lui avait demandé de rouler plus prudemment. Que fait l'État pour protéger ses élus locaux ?

10:53
Locuteur non identifié

Alors, l'État s'est profondément et beaucoup mobilisé depuis 2019, date à laquelle un maire, le maire de Signe, avait été victime d'un accident suite à une altercation, avec des personnes de sa commune qui jetaient des déchets dans la nature. Donc, l'État s'est profondément... Il est mort, effectivement. L'État s'est profondément mobilisé, puisque nous avons aujourd'hui un partenariat entre toutes les assauts départementales de maire et la gendarmerie, d'abord pour former les élus à la gestion du conflit. Deuxièmement, nous avons tout un système de protection qui fait que tous les élus qui le souhaitent peuvent donner leur numéro de portable à la gendarmerie.

Quand ils appellent, ils sont directement identifiés, ils portent plainte, les procureurs instruisent systématiquement les plaintes. Et puis, quand il y a une situation qui devient très difficile, il y a aussi des boutons d'appel dont sont équipés les élus qui le souhaitent. Et enfin, dans le texte statut de l'élu que nous avons fait adopter en 2025 et qui reconnaît l'engagement des élus, qui pour la plupart sont des bénévoles, nous avons élargi la protection fonctionnelle pour toute agression dans le cadre d'un mandat d'élu à l'ensemble des élus, y compris l'opposition. Et enfin, nous avons renforcé les peines qui peuvent être infligées à des agresseurs d'élus.

Ces peines sont aujourd'hui au niveau qui existe pour l'agression de policiers, de gendarmes, c'est-à-dire de personnes qui détiennent l'autorité de l'État, qui incarnent l'État, parce que c'est le cas des maires dans leur fonction.

12:41
Françoise Gatel

Oui, tout à fait. La présidentielle, pour conclure, peut-être, Françoise Gatel, en quelques mots, vous êtes présidente de l'UDI, qui fait partie de ce bloc central. Pour 2027, vous soutenez qui ? Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau ?

12:53
Locuteur non identifié

Alors, je suis vice-présidente de l'UDI. Le président Cervé Marseille, qui aussi... J'ai dit président ? Oui, vous m'avez dit président, voilà. Je ne suis pas candidate à la présidentielle, c'est notre prochaine question. Il est extrêmement important.

Notre pays est dans une situation exigeante, parce qu'il y a aussi, au-delà des sujets français, il y a aussi des crises internationales qui nécessitent une union, en tout cas, pour ma part, une union des républicains responsables, modérés, et j'espère que des candidats que l'on qualifie du centre et de la droite sauront, à un moment, se réunir pour porter la voix de ce que j'appelle les républicains modérés, et, en tout cas, je pense que chacun doit mesurer le risque, parce que vous évoquiez les commentaires de certains élus à l'EFI.

Je vous avoue qu'entendre ces commentaires dans une période de crise de cette nature peut laisser craindre des choses un peu d'incapacité ou des choses effrayantes, si jamais quelqu'un de se bord... Je pense que c'est assez irresponsable pour des élus de tenir ces propos aujourd'hui, et je pense qu'en tout cas, ces propos ne montrent pas la réserve, l'intelligence et le sens de la responsabilité des élus. Quand il y a une crise, tout le monde doit être mobilisé pour soutenir, il n'empêche qu'après, il y a les retours d'expérience, il nous faut tirer les leçons.

14:30
Françoise Gatel

C'est exactement ce que dit d'ailleurs Bruno Le Maire, je ne sais pas si vous avez vu, il a accordé une longue interview à la tribune dimanche, il parle de son expérience, ce qu'il a avec le recul, qu'il sait maintenant ce qui peut fonctionner, ce qui ne marche pas. C'est un candidat intéressant pour vous ? Ce serait, il n'est pas encore un candidat intéressant ? Bruno Le Maire, vous en pensez quoi ?

14:50
Locuteur non identifié

Écoutez, moi, pour l'instant, mon sujet n'est pas d'inventorier les candidats intéressants. En tout cas, sincèrement, je pense qu'il y a aujourd'hui des candidats qui sont déclarés et qui surfent et instrumentalisent les situations difficiles que nous connaissons. Et un éleur responsable ne doit jamais instrumentaliser d'une manière soit claire, soit insidieuse, en tout cas pour des fins politiciennes, ce qui se passe.

15:22
Françoise Gatel

Juste d'un mot pour conclure, quand est-ce que l'UDI annoncera pour quel candidat il roule pour 2027 ?

15:29
Locuteur non identifié

Alors, je crois qu'en ce moment, la situation est tellement grave que nous sommes tous mobilisés. Il sera un peu indécent dans ce moment difficile et courageux que traverse notre pays de nous adonner à des jeux politiciens. Il y a aujourd'hui une compétition, et c'est très bien parce que c'est la démocratie. Il y a des candidats qui, aujourd'hui, font campagne, proposent leurs idées, rassemblent. Je ne veux pas dire qu'il y a un temps pour tout, mais les choses se préciseront dans les mois qui viennent. À la rentrée ? Dans les mois qui viennent. Aujourd'hui, il faut débattre et il faut discuter. Le choix d'un candidat, c'est un choix important et sérieux. Il faut débattre.

Il y a du dialogue qui se fait entre, on va dire, tous les responsables de ce que j'appellerais une famille qui peut être une famille recomposée du centre et de la droite. En tout cas, voilà.

16:33
Françoise Gatel

Et qui assumera, du coup, d'une certaine manière, le bilan d'Emmanuel Macron. C'est ça aussi l'idée ?

16:39
Locuteur non identifié

Je pense qu'aujourd'hui, nous devons avoir un projet pour la France. Et je parlais de retour d'expérience. Le président Macron a fait des choses très importantes. Je veux dire, quand il y a eu la crise Covid, il ne me semble pas avoir entendu de critiques sur son soutien à l'économie, aux gens qui étaient en difficulté pour leur emploi, à l'international. Je crois que son rôle est reconnu. Ensuite, il y aura, comme je le dis, des bilans, des retours d'expérience. Mais en tout cas, voyez, aujourd'hui, ce qui nous intéresse, c'est se tourner vers le futur. Quel projet, quelle vision on donne à la France dans un monde qui change beaucoup ?

Donc, il faut vraiment un candidat qui ait un projet, qui soit capable de mobiliser, qui ait une ambition noble et réaliste pour la France.

17:28
Françoise Gatel

Merci beaucoup, Françoise Giatel, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, je le rappelle. Merci beaucoup et très bonne journée à vous. Il est 8h29 à suivre les infos.

17:43
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.

17:47
Françoise Gatel

Il est 9h12 sur Sud Radio. Vous continuez d'appeler le 0826 300 300. Avant de vous entendre, on part en Gironde où le feu, eh bien, s'est stabilisé cette nuit. On est tout de même à plus de 40 000 hectares de brûlés. Mais il y a eu de la pluie fine qui est tombée sur place. Attention, puisque la situation reste très préoccupante avec les températures qui vont de nouveau grimper à partir de demain. Au total, 220 000 personnes évacuées du côté de la Gironde. Bonjour, Cédric Pain. Bonjour. Et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le maire de Mios, commune de 12 000 habitants qui est située au sud-est du bassin d'Arcachon pour bien situer Mios.

Mios qui a dû être évacué hier, c'est ça, monsieur le maire ?

18:34
Invité

Oui, on a dû être évacués. Donc, c'était même avant-hier. On va être très tard dans la nuit. Effectivement, on était plutôt une commune qui hébergeait des personnes qui avaient été évacuées. On avait deux gymnases et quatre grandes salles et on a dû évacuer notre centre plus les 13 000 habitants. Voilà, dans l'urgence un petit peu, en moins d'une heure, une heure et demie. Mais ça s'est très, très bien passé. tout le monde très respectueux, des consignes de sécurité. Ça a pu se faire. C'était une surprise. Je vous avoue qu'on ne s'y attendait pas.

19:03
Françoise Gatel

Oui, parce qu'en une heure, une heure et demie, évacuer tout le monde, en plus les évacuer que vous aviez déjà, vous aviez accueilli sur votre commune. C'est quand même un sacré défi, monsieur le maire.

19:14
Invité

C'est un défi. Voilà, les temps sont compliqués. Quand on reçoit des consignes comme ça, on est mobilisés et sensibilisés. Donc, vraiment, ça s'est bien passé. Moi, je tiens à féliciter nos sapeurs-pompiers qui font un travail extraordinaire et nos habitants, les myocés, qui ont su réagir avec intelligence et respecter les consignes. Bon, on a toujours quelques récalcitrants. Ils ne comprennent pas, ce n'est pas pour eux, c'est pour tout le monde, c'est pour le collectif. Mais globalement, c'est respecté, entendu, et tant mieux.

19:46
Françoise Gatel

Vous dites, les récalcitrants, c'est le terme qui a utilisé la préfète de Gironde hier qui a alerté et qui leur demandait d'évacuer quand il y avait un ordre d'évacuation. Vous en avez encore quelques-uns des myocés qui sont restés sur place ?

19:59
Invité

Oui, alors il y en a qui n'avaient pas le choix, c'est-à-dire qu'ils n'avaient pas de voiture. Certains étaient alités, etc. Donc, on a fait des minibus, des bus, le SAMU nous a aidés, etc. pour évacuer toute la journée ceux qui voulaient mais ne pouvaient pas. Donc, ça, merci aux élus, notamment, qui se sont fortement mobilisés. Et après, il y en a toujours une partie qui ne se sentent pas concernées et qui pensent que c'est pour les autres. C'est un peu dommage parce que, je pense que les pompiers ont autre chose à penser à ce qu'il y en a 10%, 5% qui restent. Mais nous, notre rôle, c'est de faire de la pédagogie. Merci de votre interview.

C'est pour moi l'occasion de rappeler que c'est important de respecter. On n'est pas plus forts qu'eux et donc, s'ils nous donnent la consigne, à nous de respecter les consignes qu'ils nous donnent.

20:42
Françoise Gatel

Et le message passe, effectivement, sur Sud Radio. Ils ont été évacués où, les Miocés ? Ils ont trouvé refuge où ?

20:51
Invité

Alors, officiellement, on nous a destinés vers Bayonne, vers Agen. C'est une minorité qui ont fait ça. L'immense majorité a trouvé refuge dans la famille, sur d'autres communes, chez des amis. Ça, c'est l'immense majorité. Et puis après, sur le Sud Bassin, on a aussi le Teche, la Teste, Gujan et Arcachon. Là, j'y retourne encore pour aller leur dire un petit coucou, un moment de soutien. C'est important pour moi en tant que maire de leur apporter ça. Mais on s'aperçoit que c'est génial. Il y a une générosité extraordinaire, une solidarité fabuleuse.

C'est-à-dire que les familles de ces communes-là viennent proposer une chambre, un appartement, etc., pour ne pas les laisser sur un lit de camp dans un gymnase. Et bravo, merci. C'est vraiment une très belle solidarité que nous, on avait fait à Mios. Maintenant, c'est nous qui nous retrouvons évacués. et cette solidarité existe. Vous savez, en France, c'est beau, il y a toujours des gens qui passent leur temps à critiquer, mais moi, je remercie et félicite l'ensemble des Français pour cette solidarité. Ce bel élan, ça fait chaud au cœur.

21:55
Françoise Gatel

Oui, j'imagine, ça fait chaud au cœur. Vous avez eu cette solidarité-là. Maintenant, elle s'oriente, elle vous touche directement. Est-ce que vous avez des nouvelles de votre commune de Mios ? Est-ce qu'il y a eu des dégâts ou pas, M. le maire ?

22:10
Invité

On n'a pas de dégâts et heureusement, on n'est pas concernés, mais c'est vrai que c'est pour ça que certains se sentent moins mobilisés par l'évacuation. Mais pour autant, vous savez, avec le changement climatique, les vents, ça peut arriver d'un moment à l'autre. Donc, voilà, donc, pas de dégâts, c'est juste par mesure de précaution et de ne pas évacuer au dernier moment. Donc, voilà, c'est pour ça qu'on l'a fait. Mais tant mieux, mais par contre, quand je vois sur nos communes voisines et amies, comme Marcheprime, comme le Porges, etc., les dégâts, c'est quelque chose qui, quand on est élu local, je vous assure, qui fait mal au ventre, qui nous sensibilise fortement.

22:48
Françoise Gatel

Merci infiniment, en tout cas, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, Cédric Pain, donc maire de la ville de Mios. Bon courage, bien évidemment, à vous et à l'ensemble des Miosais qui ont dû évacuer. Merci beaucoup. Merci. Merci. Monsieur le maire, il est 9h10 sur 17 sur Sud Radio, Cédric Pain qui nous parlait notamment d'une des communes qui a été gravement touchée par ces incendies, la commune de Marcheprime. Justement, nous sommes avec un des habitants de cette commune. C'est Tony qui est au 0826 300 300 avec nous. Bonjour, Tony. Bonjour, vous allez bien ? Ça va, et vous-même, surtout, voilà, j'ai envie de vous poser la question. C'est pour vous, c'est important.

Comment allez-vous, Tony ?

23:32
Invité

Écoutez, il y a pire. Moi, ça va. Je dors dans ma voiture depuis samedi, j'ai mis les enfants à l'abri dans le sud, je suis revenu parce que les congés ne sont pas extensibles, alors je ne sais pas comment je peux faire, j'ai pris une semaine de vacances et puis je vais attendre la semaine prochaine pour voir si je peux aller travailler sur Bordeaux. Est-ce que vous travaillez dans quoi, Tony ? Dans le bâtiment.

23:54
Françoise Gatel

Dans le bâtiment, OK.

23:55
Invité

Voilà. Alors, il y a eu des chantiers qui ont été fermés, mais au-dessus de Bordeaux, il y a beaucoup de fumée, mais les chantiers sont encore ouverts, ils travaillent. Alors moi, je dis que je ne pouvais pas passer pour l'instant parce qu'il y a des routes fermées, il y a encore des combines pour passer, mais bon, je n'ai pas envie de faire 200 kilomètres pour travailler à 30 minutes de chez moi. Donc bon, pour l'instant, on est dans l'expertative. Moi, je suis à côté de Mions. Vous voyez, j'ai évacué, mais je suis à 5 kilomètres de Mions dans une ville qui s'appelle Salle qui n'est pas évacuée. Donc j'attends, j'attends patiemment dans ma voiture.

Je vais faire des courses, je les mange tranquilles et à la fraîche pour l'instant.

24:32
Françoise Gatel

Avec un peu d'inquiétude, je ne sais pas si vous savez si votre maison, votre logement a été touché, a été touché par les flammes.

24:41
Invité

Alors d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas passé loin. Les pompiers ont bien bossé apparemment, mais bon, du coup, le feu s'est décalé et est parti sur Sestas, la commune d'à côté. Du coup, effectivement, oui, bon, moi, je n'étais pas très loin, mais d'après ce que j'ai compris, c'est passé. C'est la maison encore là.

24:59
Françoise Gatel

Vous avez évacué justement votre famille. Vous, vous êtes resté pas très loin. Vous êtes parti avec quoi ? Vous avez pris la voiture, vous êtes parti ?

25:10
Invité

Oui, oui, oui. En fait, on avait déjà préparé des sacs. Je suis parti, moi, direction Bayonne. J'ai posé les enfants au niveau de 1000 ans. Et puis, voilà, j'ai préféré remonter les sachants en sécurité pour être là dès qu'il faudra au moins revenir à la maison ou au moins si je peux aller chercher d'autres affaires parce que, vous voyez, je suis parti avec le minimum, mais c'est assez compliqué. Mais bon, je ne suis pas un sportif mais j'ai un abonnement. Alors, je vais aller me doucher à Basique Fic, là. Et puis, voilà, je vais en profiter un peu pour me laver, pour me restaurer. Et puis, bon, mais voilà, pour prendre le positif. Et moi, ce que j'aimerais dire, c'est, M.

Pint l'a dit, Mardamios, c'est vrai que c'est dans les grands événements comme ça qu'on s'aperçoit que finalement, il y a beaucoup de solidarité en France. Vous l'avez vécu,

25:58
Françoise Gatel

vous-même, Tony,

25:59
Invité

cette solidarité ? Oui, et moi, je vous avoue que je suis un peu un sauvage, c'est-à-dire que moi, quand je suis parti chez moi, je ne me sens pas bien. Alors, c'est vrai que je peux s'arrêter dans ma voiture, mais je vous avoue que sur les sites, sur Facebook et tout, le site des lieux, il y a beaucoup d'annonces et des gens qui sont prêts à prêter, à donner des chambres, à aider les gens. Il y a beaucoup de solidarité, il faut le dire. Voilà, c'est ça le plus important à retenir.

26:24
Françoise Gatel

Merci beaucoup, Tony. et bon courage, bien évidemment, pour la suite. Merci, Tony. Oui, 0826 300 300. Allez, on reste au standard tout de suite. 0826 300 300, nous sommes tout de suite avec Olivier Grima. Bonjour, Olivier Grima. Bonjour. Et merci d'être avec nous. Vous êtes, vous, le président de l'agglomération d'Agen, qui a décidé de transformer son parc des expositions en lieu d'accueil pour les évacuer. Racontez-nous comment la décision a été prise, parce que ça s'est fait vraiment ce week-end, c'est ça ?

27:00
Invité

Oui, ça s'est fait très rapidement dans la nuit de samedi à dimanche. Le préfet m'a appelé sur le coup de 23 heures. Il m'a dit, voilà, il faut qu'on ait une solution d'accueil d'urgence sur l'agglomération. Qu'est-ce que vous pouvez faire ? Donc, on s'est mis en fait en ordre de bataille et quasiment une heure, une heure après, en fait, on avait un centre d'accueil qui était disposé à accueillir jusqu'à 400 personnes avec tout ce qu'il faut en fait en termes de sécurité, de quoi dormir, de quoi manger.

Voilà, donc on s'est vraiment mobilisé très très fort parce qu'on suivait quand même bien sûr les événements en fait depuis quelques jours et on s'attendait à ce qu'il y ait effectivement des accueils d'urgence, pas forcément sur notre territoire, parce qu'il y en avait déjà eu ailleurs, mais on a compris, en tout cas moi, j'ai compris rapidement en fait la problématique, donc on a pu installer dans la nuit de samedi vraiment en fait un centre d'urgence et donc là en fait on a accueilli depuis environ 70 personnes donc qui sont arrivées de MIOS, de Marche Prime, donc qui avaient avec des profils un peu différents, des gens qui quittaient leur maison, des voyageurs aussi qui arrivaient en fait par l'autoroute et qui étaient détournés donc qui ont atterri aussi au centre d'accueil d'urgence, même un journaliste même qui était sur place là-bas, un journaliste anglais et qui a été évacué donc on a fait en sorte de les accueillir et donc là en fait on est en phase de fermeture du centre puisque des solutions ont été trouvées en fait pour la plupart parce qu'un certain nombre ont trouvé des solutions personnelles dans leur famille, chez des amis, on a des solutions aussi avec de l'hôtellerie parce que l'accueil d'urgence ça reste un accueil d'urgence et il ne faut pas non plus que les personnes y restent plus de 48 heures.

28:48
Françoise Gatel

Donc là ça veut dire que les personnes que vous avez recueillies vont rester 24, 48 heures en tout cas le temps qu'une solution soit trouvée pour chacun d'entre eux ?

28:57
Invité

Alors c'est le cas, elles sont arrivées donc dans la nuit de samedi à dimanche et donc là en fait on est lundi matin et donc tout le monde est en train en fait de partir du centre d'accueil d'urgence puisque l'objectif c'est maintenant de trouver d'autres solutions un peu plus pérennes.

29:11
Françoise Gatel

D'autant que pour les évacuations je ne sais pas si ça a été compliqué ou pas mais les trains je crois étaient supprimés en direction d'Agin donc comment vous avez fait ? Parce que c'est vrai que c'était compliqué pour eux d'accéder finalement à votre centre d'accueil au parc des expositions d'Agin.

29:28
Invité

Alors en fait pour ceux qui sont venus chez nous l'ordre leur avait été donné avec FR alerte et ils sont venus par leurs propres moyens donc ce sont des gens qui se sont véhiculés donc d'ailleurs un certain nombre avec des animaux on avait des personnes des familles avec des enfants on a accueilli un jeune enfant qui avait à peine 4 jours donc c'est quand même des gens qui étaient oui oui tout à fait des gens qui étaient quand même équipés pour se déplacer mais qui avaient besoin d'une solution rapidement et c'est ce qu'on leur a offert.

29:59
Françoise Gatel

Un bébé de 4 jours ça veut dire qu'il fallait alors j'allais dire les bénévoles mais il fallait que tout soit là finalement parce qu'un bébé de 4 jours forcément il faut toute une organisation aussi derrière ne serait-ce que un pédiatre.

30:13
Invité

Non mais tout à fait c'est là que je veux saluer le travail collectif puisque nous l'agglomération on est propriétaire de ce centre des congrès on a mis en place les services pour le mettre je dirais à disposition ensuite l'armée est intervenue aussi pour mettre en place des lits la protection civile a fait un énorme travail et c'est eux qui étaient un peu vraiment en première ligne en termes d'accueil de gestion aussi sanitaire et sociale des personnes on avait les pompiers qui étaient là on avait aussi une équipe en fait du SMUR tout le monde était vraiment présent sur place pour faire en sorte que l'accueil soit je dirais de manière très pratique fonctionnelle mais qu'aussi on soit en capacité de répondre en fait à des situations personnelles d'urgence.

30:55
Françoise Gatel

Merci Merci beaucoup Olivier Grima Président de l'agglomération d'Agen qui a donc mis en place ce centre d'accueil pour les évacués et les évacuillés qui vont pouvoir quitter ce centre pour trouver des solutions de logements moins temporaires moins provisivoires Merci beaucoup Olivier Grima 0826 300 300 Allez tout de suite on file à Bordeaux Bordeaux qui a transformé vous l'avez peut-être vu son parc des expositions en lieu d'accueil pour les évacuer ils sont très nombreux à y avoir trouvé refuge bonjour Maxime Barrière Allo ? Oui nous sommes à alors je sais pas ce qui se passe au standard j'ai besoin de précision bonjour je suis avec qui ?

31:41
Invité

Avec Olivier

31:41
Françoise Gatel

Olivier Olivier dites-nous tout

31:44
Invité

Moi ça me ça me tracasse beaucoup ces incendies ça fait 20 ans que je dis qu'on fait pas ce qu'il fallait faire et ça m'énerve alors c'est pas les pompiers les pompiers ils font le maximum et je les plains parce que vraiment c'est compliqué parce que nous on voit des images mais on se rend pas compte ça m'est arrivé moi de m'approcher d'un feu la chaleur je sais pas comment ils font pour s'approcher si près alors il fait chaud ils sont couverts avec des trucs anti-feu là ils doivent avoir hyper chaud l'été et vraiment je les plains et le nombre d'heures qu'ils font ils essayent ils essayent et ils arrivent pas ils en sortent pas parce qu'on met pas les moyens ça fait 20 ans que je dis il faut doubler les canadaires mais on le sait pas je sais pas pourquoi j'avais lancé un appel à Sud Radio aux assurances les compagnies d'assurance en 2022 dans la région là-bas justement dans les Landes avec les campings et tout ils ont dépensé 2 milliards et 4 ans après ils vont dépenser encore 2 ou 3 milliards alors qu'un canadaire ça coûte 35 millions pourquoi les compagnies d'assurance ne s'achètent pas des canadaires parce qu'ils ne passeraient en prix ils vont mettre à leur couleur je sais pas moi le gain la massif toutes les compagnies d'assurance un canadaire ils éteindraient les feux ils auraient beaucoup moins à rembourser

33:09
Françoise Gatel

Olivier vous êtes où vous exactement 0826 300 300 vous nous avez contacté vous êtes où

33:14
Invité

là où il y a le feu j'habite à Maine à côté de l'Edenon et j'ai vu on a eu un grand feu à l'Edenon les pompiers sont intervenus mais comme il y avait du mistral ils ne s'en sortaient pas donc il y a eu 2 canadaires qui sont venus et ils sont restés 2 heures ils n'arrivaient pas ils se sont rappelés 3 canadaires pour enfin maîtriser le feu donc je ne comprends pas les feux comme il y a là-bas à côté de Bordeaux on a envoyé 5 canadaires 5 canadaires d'un effet d'une importance comme ça on doit sacrifier un feu et envoyer tous les canadaires là-bas

33:53
Françoise Gatel

le problème c'est quand vous avez autant de feu vous avez vu dans le Var aussi dans le Var ça crame

33:58
Invité

le problème c'est il est toujours actif je prends celui de l'Edenon si on avait envoyé les 5 canadaires dès le départ à 1h c'était éteint

34:06
Françoise Gatel

c'est la stratégie des pompiers vous savez Olivier on a des pompiers on a eu à l'antenne qui nous disait justement les pompiers la stratégie c'est d'envoyer le maximum de moyens dès qu'un incendie un feu se déclenche Olivier question on a des cagnottes on a des cagnottes qui se multiplient en faveur des pompiers vous en pensez quoi vous seriez capable je ne sais pas vous seriez prêt à participer à ces cagnottes vous pensez que c'est quoi c'est suffisant c'est dérisoire

34:35
Invité

la cagnotte c'est pour quoi faire c'est pour les payer et normalement ils sont payés donc après des aides amenées à manger de l'eau parce qu'il faut que l'intendant suive mais apparemment ce n'est pas prévu le gars il part sur un feu il n'y a personne qui dit on va vous amener des bouteilles d'eau parce que vous allez rester des heures et des jours sur place mais ça c'est l'État qui doit prendre tout en charge comme il a fait pour le Covid ils ont dépensé des milliards moi je peux vous le dire ils ont dépensé des millions inutiles j'ai un copain patron de bar il m'a dit j'aimerais qu'il y ait le Covid chaque année parce qu'il me donnait plus d'argent que ce que j'en gagne normalement c'est ça qui est dramatique et les pompiers ils y sont ils ont besoin et l'État il fait quoi il ne fait pas grand chose et ça me révolte ça me révolte parce qu'il y a plein de choses à faire

35:24
Françoise Gatel

merci en tout cas Olivier vous étiez au 0826 300 300 merci effectivement votre coup de gueule est passé sur Sud Radio vous continuez d'appeler 0826 300 300 en tout cas merci à l'ensemble de ceux qui ont composé le 0826 300 300 bien évidemment on reste ensemble sur Sud Radio jusqu'à 10h dans quelques instants on est avec Jacques Pessy à tout de suite