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Podcast / conversationRévolution Permanente· 27 septembre 2025 3 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleJustice

Anasse Kazib sur l'actualité de la lutte des classes en France #10septembre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « On a un désaccord avec les parties de gauche comme de droite, c'est qu'ils veulent absolument esquiver la question du retour de la lutte de classe. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « Mouvement contre la loi etcomerie, les gilets jaunes, les greffes des chemineaux, les deux grèves des retraites et cetera et cetera. »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « La réalité, les amis, c'est que s'ils sont euh euh aussi radicaux, c'est principalement pour euh deux éléments. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « La bourgeoisie, elle voit bien qu'il y a un retour de la lutte de classe qui s'exprime autour de de la journée du 10, du 18, mais également par l'esprit revendicatif qui accompagne cette rentrée de mobilisation. »

Temps de parole

  • Anasse Kazib96 %
  • non_speech4 %

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Anasse Kazib

On a un désaccord avec les parties de gauche comme de droite, c'est qu'ils veulent absolument esquiver la question du retour de la lutte de classe. Côté droite. Ils vont dire que la lutte de classe c'est terminée depuis un siècle. Et puis si on prend dans les chiquers à gauche, on va expliquer que bon, il faut un peu de lutte, il faut un peu de résistance, mais il faut surtout un bon bulletin de vote pour pouvoir changer les choses. On est totalement contre cette logique là, notamment parce que c'est la situation politique qui nous donne raison. On, je le disais, je parlais du Népal, de l'Indonésie et cetera, de Madagascar.

Quand on regarde uniquement la décennie en France, c'est une lutte parfois même deux dans la même année depuis 10 ans. Mouvement contre la loi etcomerie, les gilets jaunes, les greffes des chemineaux, les deux grèves des retraites et cetera et cetera. Oui. Euh euh la lutte de classe, elle est belle et bien présente en France. Et on voit euh une chose dans cette affaire SarkoZi, c'est la radicalité qui exprime une large partie du bloc bourgeois jusqu'au ministre de l'intérieur. Je sais pas pour quel jeune de quartier populaire au moment de les révoltes de Naë, je sais pas pour quel gilets jaune. Je sais pas pour quel écolo qui est parti repeindre une deventure de chez LVMH et cetera.

On est parti chercher le passé des magistrats qui ont qui ont porté ces condamnations. Par contre, pour Nicolas SarkoZé, on va aller fouiller et on va aller traquer en fait les juges jusqu'à parler de juges bolchévique, de juges communistes et cetera. Dire que le syndicat de la magistrature, c'est l'extrême gauche, que la prison et la justice c'est pas pour les bourgeois, c'est pour les pauvres, les travailleuses, les travailleurs et cetera. La réalité, les amis, c'est que s'ils sont euh euh aussi radicaux, c'est principalement pour euh deux éléments.

Le premier, c'est qu'il voit que le gouvernement est aux abois et affaibli et dans une telle instabilité que ça ça c'est compliqué pour eux de régler la la situation par en haut. C'est pas uniquement nous qui le disons, Sébastien le Cornu lui-même, il a déclaré qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. Et la 2è raison, les amis de cette radicalité, c'est que la bourgeoisie, elle voit bien qu'il y a un retour de la lutte de classe qui s'exprime autour de de la journée du 10, du 18, mais également par l'esprit revendicatif qui accompagne cette rentrée de mobilisation.

D'ailleurs, c'est assez intéressant parce qu'on voit comment même un siècle après la révolution russe de 1917, comment ils sont parasités par le spectre de la révolution russe, par l'impact du marxisme, du communisme ici en France. Et je pense que si les bourgeois le revendiquent avec autant de crainte, ça veut dire qu'il faudrait quand même beaucoup plus revendiquer le communisme ici en France pour lutter.

2:26
Non speech

[Applaudissements]