Entretien d'actualité n°40 - 17/01/2017
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 18 janvier 2017. Alors effectivement, il y a quelques jours le président élu des Etats Unis, qui n'a pas encore pris ses fonctions à l'instant même où je parle, puisqu'il ne prendra ses fonctions que le 20 janvier comme le veut la tradition, a accordé un entretien au magasine allemand « Bild » et au journal britannique « Times » qui a fait beaucoup de vagues.
Parmi les choses qu'il a dites qui sont tout à fait sensationnelles il a confirmé une nouvelle fois qu'il jugeait que l'OTAN était une structure obsolète, donc dépassé démodée, et il a également indiqué qu'il pensait que le Brexit serait un succès pour le Royaume Uni. Ajoutons également que l'on a appris au même moment qu'il avait demandé à son équipe de conseillers les plus proches de lui donner une espèce d'analyse sur l'état de l'Union Européenne et de dresser la liste de pays qui allaient sortir de l'Union Européenne le plus rapidement possible. Alors on vit vraiment une époque formidable parce que le président élu des États Unis semble prendre le contre pied exacte de ce qui a été la stratégie américaine pendant des décennies entières, en tout cas depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
On constate d'ailleurs que l'oligarchie n'a toujours pas avalé la couleuvre, c'est même plus une couleuvre à ce niveau là, c'est une espèce de gigantesque python, et donc pendant ce temps là on a vu qu'aux États Unis, il y avait de nouveau des bruits de bottes, il y avait de nouveau des critiques acerbes qui étaient faites contre Donald Trump sur un prétendu hacker venu de Russie qui aurait manipulé l'élection présidentielle. Le président élu des États Unis s'est d'ailleurs fendu d'un message Twitter comme il le fait régulièrement, à l'inquiétude de son entourage, il s'est demandé, il a demandé à ce que les États Unis sont comme l'Allemagne nazie. C'est quand même incroyable de la part d'un président élu des États Unis.
Alors par ailleurs les déclarations qu'il a faites, à la fois montrant qu'il avait envie d'en terminer un petit peu avec l'Otan et en tout cas que l'Union Européenne, pour lui, était condamnée. Cette opinion a d'ailleurs été renforcée par une étude qui a été publiée de Stattford qui est un des très grand cabinet d'intelligence économique américain qui a publié une étude en disant voilà, l'Union Européenne va se désintégrer. Je note au passage d'ailleurs que finalement maintenant les plus grands géo stratèges du monde commencent à dire que l'Union Européenne va se désintégrer, alors que j'ai crée l'Union Populaire Républicaine voici bientôt dix ans pour justement appeler les Français à en sortir avant que ce soit trop tard comme quand il va y avoir un échafaudage qui s'effondre.
En d'autres termes, les événements, mais ça n'est pas fait pour surprendre les gens qui me suivent depuis longtemps, les événements ne cessent de me donner raison. Alors la chose extraordinaire c'est que ces déclarations du président des États Unis lui ont valu des protestations assez véhémentes sur le continent européen, avec notamment M. Hollande qui est ci devant le président de la République Française, qui a dit en fait que bref, l'Union Européenne n'avait pas besoin des conseils de Donald Trump, et puis on a vu le secrétaire général de l'Otan, qui a dit mais si, si, si, il faut faire confiance au président des Etats Unis.
Enfin on vit une époque formidable. Qu'est ce que ça veut dire tout ça ? Ça veut dire que très probablement Donald Trump, enfin on va voir ce qu'il va se passer, Donald Trump est en train de rompre avec donc une stratégie qui avait été élaborée comme je le disais à l'instant, après la seconde guerre mondiale.
On a l'impression qu'il revient à une stratégie qui fut celle des États Unis pendant la première moitié du vingtième siècle qui est une stratégie non pas du tout d'isolationnisme, non, ça c'est une vue de l'esprit, mais à une stratégie où en fait les Etats Unis cherchent à être très libres de leur action à nouer des partenariats avantageux avec les uns et les autres et n'ont plus la vocation, ne se sentent plus la volonté de vouloir régenter la planète entière et avoir des jeux d'alliance. En d'autres termes, Donald Trump par exemple semble dire que lui, s'il avait été là à cette place, ne serait jamais intervenu en Syrie ou au Moyen Orient parce que finalement le bilan coût/avantage pour les Etats Unis est catastrophique. Il veut reprendre langue avec la Russie parce qu'il estime probablement que c'est plus intéressant.
Alors Donald Trump ce n'est pas Hugo Chavez. Ce n'est pas une révolution qui va se passer. C'est plutôt une espèce de recentrage sur les intérêts les plus crus des Etats Unis, avec une politique qui consiste à faire prévaloir l'intérêt de l'Amérique avant toute autre chose, et même les alliés finalement, d'une certaine façon, on s'en fiche un petit peu.
Tant mieux. Si Donald Trump ne souhaite plus que les États Unis régentent l'ensemble de la planète on va quand même pas s'en plaindre, en tout cas moi je ne m'en plaindrai pas. Il a tapé du poing sur la table et l'on voit que quand même, mine de rien, il y a un certain nombre d'entreprises, à commencer par General Motors par exemple, qui ont donné des gages en commençant à dire on va recréer de l'emploi aux États Unis, voilà.
Alors on est dans quelque chose de très évolutif, mais ça veut dire quand même que les beaux jours de l'Union Européenne semblent derrière nous, enfin les beaux jours, les mauvais jours, les jours tout court en fait, de l'Union Européenne, puisque maintenant les Etats Unis ne vont plus faire ce qu'ils ont fait de l'ingérence depuis des années, vous vous rappelez que par exemple Timothy Geithner, le secrétaire au trésor américain, était intervenu à Vroslav, au moment le plus grave de la crise sur l'Euro en Grèce, en tapant du poing sur la table, en disant qu'il fallait que les Européens sauvent la présence de la Grèce dans l'Euro. Vous vous rappelez aussi que Obama avait fait le voyage de Londres pour dire qu'il fallait absolument que le Royaume Uni reste dans l'Union Européenne alors que Donald Trump avait dit l'inverse. Ça veut dire quoi ?
Hé bien ça veut dire que pour un mouvement politique comme le nôtre et pour les idées, le programme que je défend en fait, presque miraculeusement, la situation est en train de se dégager, c'est à dire que si nous arrivons au pouvoir, nous aurons de l'autre côté de l'atlantique finalement, un pouvoir à Washington qui n'aura jamais été aussi favorable en fait, aux idées que je développe depuis des décennies. M. Trump était pour le Brexit, il ne pourra pas être contre le Frexit.
M. Trump est contre le TAFTA, ça tombe bien nous aussi. M.
Trump dit que l’OTAN est une structure obsolète, ça tombe bien on veut en sortir. M. Trump prend langue avec Vladimir Poutine et veut faire baisser les tensions, tant mieux.
Tout ça, nous ne pouvons que nous en réjouir. Attendant quand même la suite des événements, parce que je pense que les États Unis sont entrés quand même dans une phase d'instabilité dangereuse, puisqu'il s'agit quand même de la première puissance militaire mondiale qui est en train de perdre son statut, c'est ça la réalité. Alors, il y a un proverbe chinois je crois qui dit il ne faut pas s'attaquer à un tigre, il n'y a rien de pire que de le blesser ; soit il faut le tuer, soit il ne faut pas l'attaquer.
Un tigre blessé peut faire des dégâts. Les États Unis sont entrés dans une phase historique de déclin. Je l'avais d'ailleurs dit dans une conférence sur les Etats Unis sont-ils sur le déclin.
Irrésistiblement, on voit la montée en puissance des autres grandes puissances du monde ; la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil, un ré équilibrage. Les Etats Unis en ce moment ont commencé leur déclin et il semble que Donald Trump soit vraiment le porte parole en définitive d'une Amérique qui ne veut pas décliner trop tôt et qui ne souhaite plus désormais avoir des amitiés trop gênantes. Ceux qui ont peut-être du soucis à se faire en la matière, c'est l'Allemagne, puisque semble-t-il Trump a bien compris que l'Euro et l'Union Européenne favorisaient outrageusement nos amis d'outre Rhin, qui étaient un petit peu le premus interpares, comme on dit en latin, c'est à dire le premier parmi les autres avec lesquels Obama traitait, hé bien en définitive, peut-être que l'Allemagne, maintenant, ses beaux jours à la tête de l'Union Européenne sont un peu derrière elle.
Que pensez vous des déclarations de Theresa May sur le Brexit ? Alors dans les mêmes moments, quelques heures après les déclarations assez retentissantes de Donald Trump, qui disait qu'à son avis le Brexit allait être un succès, Mme Theresa May première ministre du Royaume Uni a fait des déclarations qui ont étés également très très suivies, puisqu'elle a tranché en faveur de ce que les observateurs appellent le hard Brexit, c'est à dire vraiment un Brexit, une sortie de l'Union Européenne mais plein pot si j'ose dire. Parce que pendant de nombreuses semaines et de nombreux mois, des spéculations s'étaient développées.
Est-ce que la sortie du Royaume Uni allait être de sortir, de dénoncer le traité de Maastricht, mais elle pouvait éventuellement dénoncer le traité de Maastricht et essayer de négocier avec les pays de l'Union Européenne le maintien dans les dispositions du traité de Rome de 1957, que le Royaume Uni avait ratifié en 1972, c'est à dire de rester dans le marché commun, par exemple. En fait, non. En fait, le Royaume Uni a décidé de couper les ponts, dans tous les domaines.
Alors ça, à Bruxelles on a fait mine de s'en féliciter car à Bruxelles on disait qu'on ne peut pas être un pied dehors un pied dedans. Je me rappelle avoir rencontré quelqu'un il y a quelques mois, qui croyait faire un bon mot, en disant qu'avant le Brexit, le Royaume Uni avait un pied dedans et un pied dehors, et après le Brexit, il aura un pied dehors et un pied dedans. En fait, non.
En fait, le Royaume Uni a vraiment décidé, semble-t-il, de sortir. Et ce qui est très intéressant, c'est d'écouter ce qu'a dit Mme Theresa May. Elle dit le Royaume Uni veut redevenir, va redevenir une puissance mondiale.
Le Royaume Uni ne veut plus dépendre de la cour de justice de l'Union Européenne. Désormais c'est un pays souverain qui décidera de tout. Elle a dit également que le Royaume Uni se rouvrait sur le monde.
On a l'impression que Mme a regardé certaines de mes conférences, puisque je ne cesse de dire depuis dix ans que sortir de l'Union Européenne ce n'est pas se fermer sur soi même, c'est au contraire se rouvrir sur le monde. C'est exactement ce que la première ministre du Royaume Uni vient de dire. Elle a fait valoir qu'elle avait des proposition d'accord de commerce avec la planète entière, avec des quantités de pays qui sont partants et d'accord, pour signer des accords de commercer avec le Royaume Uni.
Elle a fait valoir d'ailleurs au passage que les clauses qu'elle obtiendrait avec ces accords seraient certainement plus favorables au Royaume Uni qu'elles ne l'étaient dans le cadre de l'Union Européenne, où les accords par exemple entre la Chine et l'Union Européenne ou autre, sont toujours obligés de tenir de vingt huit intérêts nationaux divergents. Alors ça c'est tout à fait intéressant puisque Mme May avance, Mme May a mis les pieds dans le plat. Maintenant il va y avoir une vraie sortie, il va y avoir sans doute des difficultés parce que Mme May est dans une situation qui n'est pas la même dans laquelle serait la France, parce que notamment en Ecosse, les Écossais eux, ont voté majoritairement contre le Brexit et donc ils veulent avoir un nouveau référendum.
Mme May assure l'indépendance de l’Écosse dans le cadre de l'Union Européenne. Il y a un problème spécifique à l'Irlande du Nord parce que l'Irlande du Nord avait un accord de total libre échange avec la République d'Irlande, puisque c'était dans l'Union Européenne. Si l'Irlande du Nord sort de l'Union Européenne, il va sans doute y avoir des difficultés, recréer des barrières douanières entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord.
Bon, ça ce sont les problèmes des britanniques, pas nos problèmes à nous. Moi, ce que je vois en tout cas c'est que tout se qui se passe au Royaume Uni confirme le bien fondé de toutes mes analyses, y compris d'ailleurs le fait, que maintenant c'est l'ensemble du parti conservateur britannique qui prend toute cette affaire à sa charge. Il n'y a d'ailleurs plus vraiment d'opposition à l'intérieur du parti conservateur.
Alors c'est très très important parce que les gens qui me disent « sortir de l'Union Européenne c'est un truc d'extrême droite » ça suffit comme ça. Le truc de l'extrême droite, ça suffit. Mme May n'est pas une femme d'extrême droite, le gouvernement britannique n'est pas un gouvernement d'extrême droite.
Le peuple britannique n'est pas un peuple d'extrême droite. Voilà. Alors ceux qui commencent et qui passent leur temps à vouloir essayer de faire l'amalgame, hé bien maintenant en sont pour leurs frais.
Et je le dis à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent : ne vous laissez plus intimider. Si on vous dit qu'on est d'extrême droite, vous dîtes écoutez voilà, est ce que le gouvernement britannique est d'extrême droite ? Certainement pas.
D'ailleurs il défend mieux les libertés publiques que le gouvernement français actuel qui lui, est en train de saper toutes nos libertés publiques comme je l'ai souvent dit. Assez de donner des leçons. Le Royaume Uni nous montre la voie, au moins sur la sortie de l'Union Européenne.
Je précise, je l'ai déjà dit, que s'agissant d'autres sujets, nous ne sommes pas d'accord, puisque par exemple, le Royaume Uni lui, n'envisage pas du tout de sortir de l'Otan. Voilà. Quelles sont les conséquences pour le monde et pour l'Europe ?
Alors les conséquences pour le monde, c'est qu'on voit que, pourquoi Donald Trump a-t-il été élu en définitive ? Il a été élu parce qu'il a été porté par une vague de la classe moyenne américaine qui se sent de plus en plus déclassée, c'est à dire qu'il y a un appauvrissement tendanciel aux États-Unis d'Amérique, parce que les États-Unis d'Amérique, comme la France et comme l'ensemble des pays de l'OCDE qui ont adopté ces potions délirantes de libre échange absolument tous azimut, cette totale liberté des mouvements de capitaux, les Etats Unis se sont désindustrialisés à toute allure. Je disais que tout l'heure que Donald Trump avait tapé du poing sur la table pour exiger d'un certain nombre de grands industriels américains qu'ils commencent à relocaliser des productions aux Etats Unis même.
Donc en réalité ce qui est en train d'arriver c'est un retour vers une certaine forme, ici ou là, de protectionnisme. Je l'avais d'ailleurs déjà dit depuis longtemps, l'histoire du monde est souvent une série, une espèce de sinusoïde, de périodes d'ouverture, de fermeture, etc. C'est pas nouveau, il y a eu dans l'histoire des hommes des grandes périodes d'ouverture.
Je crois l'avoir dit dans une de mes conférences, on a trouvé des sesterces romains jusqu'en Chine. Il y avait des périodes, par exemple au dix huitième siècle, et on a eu une grande période d'ouverture avec les compagnies de commerce à la fin du dix neuvième siècle on a eu en France par exemple le tarif mailing de fermeture. Donc a a eu cette succession et bien là, on vient d'avoir une trentaine d'années de très grande ouverture sur le monde, très probablement qu'on va vers une période de plus grand protectionnisme.
Alors il faut souhaiter, moi je suis quelqu'un de modéré, de sérieux, de réaliste. Il ne faut pas envisager une fermeture de tous les pays bien entendu, mais qu'il y ait en tant que besoin, la nécessité de protéger certains marchés. Je pense par exemple, s'agissant de la France, il faut absolument qu'on mette un terme à la libéralisation des mouvements de capitaux, à la libre circulation.
Je l'ai dit, je le dis dans toutes mes conférences et je le répète, sinon nous tuerons notre industrie qui est déjà très très mal en point. De la même façon il faut absolument réintroduire un certain nombre de protections pour protéger nos agriculteurs, parce que sinon c'est l'agriculture française qui va être détruite au profit simplement de quelques milliardaires de l'agro business et puis de quelques niches très profitables qui seront rachetés par quelques fonds de pension français ou étrangers. Moi, mon ambition c'est d'arrêter le déclin de l'agriculture familiale et même légèrement d'en favoriser le redémarrage.
Je l'ai dit dans mes conférences récentes, il y avait quatre millions d'agriculteurs en France en 1962, on est tombés à moins de quatre cent mille, il faut arrêter ce déclin et si possible redonner des perspectives, et permettre d'avoir une agriculture familiale rentable, l'objectif étant de remonter à cinq ou six cent mille agriculteurs à la fin du prochain quinquennat, en tout cas c'est ce à quoi personnellement je m'engagerai. Donc ça veut dire qu'il va falloir réintroduire un certain nombre de restrictions aux échanges, de protections, ce qui ne veut évidemment pas dire se fermer, mais ça veut dire protéger là où il y en a besoin. Alors cette politique là est d'ailleurs d'autant plus justifiée qu'on a eu des chiffres qui sont sortis très récemment et qui ont étés publiés, qui sont calculés par une organisation non gouvernementale qui s'appelle Oxfam qui est je crois d'origine britannique.
On a appris que les inégalités dans le monde avaient explosées encore, au cours de l'année 2016. Désormais on a les huit plus grands milliardaires au monde, à commencer par Amancio Ortega qui est un espagnol qui a fait fortune avec sa société Inditex, ce sont les magasins Zara, c'est à dire c'est cet homme qui a eu l'idée d'aller faire fabriquer des T shirt, des robes, des polos au Bangladesh, donc pour profiter de la différence énorme de salaires, de charges sociales, de conditions environnementales. Amantio Ortega qui pèse quelque chose comme 79,5 ou 80 milliards de fortune personnelle.
Il y a Bill Gates, il y a cette grande fortune mexicaine, il y a aussi Mark Zuckerberg, etc. Donc il y a les huit premiers milliardaires au monde ont un patrimoine, d'après cette organisation Oxfam de 402 milliards d'Euros, c'est à dire l'équivalent de la richesse de 50% du reste d'habitants de la planète. Il y a 80 personnes au monde qui ont autant d'argent que 50% des habitants de la planète terre.
Comme il doit y avoir 7 milliards 500 millions d'habitants sur la terre, ça veut dire à peu près que 3,7 ou 3,8 milliards d'habitants. Et ces inégalités ne cessent que de se creuser de nouveau. Voilà.
C'est ça la difficulté, c'est ça le problème. On voit donc que les théories fumeuses de M. Minc il y a 25 ans qui nous disait la mondialisation heureuse, hé bien ces théories fumeuses, elles apparaissent pour ce qu'elles sont, c'est à dire fumeuses.
C'est à dire que, bien sûr qu'il y a une partie de la Chine, de l'Inde, c'est vrai, qui s'est enrichie. Mais on a affaire surtout à une ouverture colossale des inégalités avec une toute toute petite fraction de l'humanité, mais qui se chiffre par quelques milliers de personnes en définitive, qui tirent leurs marrons du feu en devenant des ultra ultra ultra riches, à avoir des milliards et des milliards de dollars de fortune, et puis quand même une immense masse humaine qui elle, reste dans l'indigence, dans la pauvreté, voire dans la misère. Donc il y a une corrélation entre l'élection de Donald Trump aux Etats Unis et puis ces nouvelles statistiques qui sont sorties et l'on voit bien d'ailleurs que dans le reste du monde occidental, de plus en plus, il va y avoir une tendance à essayer de revenir à une politique plus sage que celle qui fut suivie.
Alors il y a dans un autre ordre d'idée, dans les conséquences de tout ça, il y a le fait, j'en parlais tout à l'heure, que Donald Trump a été et continue à être boycotté par une très grande partie de l'establishment comme on dit, c'est à dire des classes dirigeantes des Etats Unis d'Amérique. On a vu d'ailleurs Mme Meryll Streep qui est une excellente actrice qui a fait un discours violemment anti Trump, pourquoi pas, sauf qu'elle aurait pu faire aussi un discours violemment anti Obama quand celui-ci allait bombarder des quantités de populations civiles, elle s'en est bien gardé. En attendant, on a l'impression que Obama, l'administration sortante, a voulu glisser le maximum de peaux de banane sur les débuts de la présidence de Trump, et parmi les peaux de banane, il y en a une qui est particulièrement inquiétante et sévère et grave, c'est la volonté absolument déterminée d'essayer de fâcher le nouveau président des Etats Unis avec la Russie.
Alors en faisant croire déjà qu'il avait été le candidat des Russes, et puis au cours des dernières semaines, des dix derniers jours, avec un afflux massif d'armements lourds américains sur le sol européen avec des chars, des canons, des plate formes pour des tirs de missiles et de mortiers qui sont placés dans les pays de l'Est. Alors je parle de tout ça parce que, outre que c'est grave, c'est quand même grave, même si c'est quand même plutôt une gesticulation, parce que les moyens qui sont mis en œuvre en Europe de l'Est, la Russie a très largement les moyens de les contrer, très très largement, il y a quand même un problème qui se cache derrière, il y a quand même une espèce de provocation constante. Et puis il y a une déclaration qui m'a beaucoup frappée, c'est celle du ministre polonais de la défense, Antoni Macierewicz, qui a fait savoir, qui a fait des déclarations assez troublantes, devant, voyant arriver les chars américains, ça fait des décennies que l'on attendait ça.
Alors ça prouve quoi ? Là aussi, ça prouve ce que je n'ai cessé de dire, c'est que les pays de l'Est, les pays baltes, notamment, qui sont à la frontière avec la Russie, mais aussi la Pologne qui est frontalière avec la Russie, mais aussi la Slovaquie, peut-être la Roumanie, tous ces pays qui sont juste, à proximité immédiate de la Russie ou de l'Ukraine, hé bien en fait ils veulent le parapluie militaire américain. Alors qu'ils ne veulent personne d'autre.
Donc l'idée qui est agitée régulièrement en France, qu'il faudrait avoir une Europe de la défense, c'est faux. Voilà. Les Polonais, les Estoniens, les Lettons, les Lituaniens, eux ils veulent la protection militaire américaine.
Point. Voilà. Donc on ne peut pas avoir d'Europe de la défense.
Donc nous, nos intérêts geostratégiques fondamentaux à nous, la France, c'est de sortir de l'OTAN, de sortir de l'Union Européenne, et de renouer avec la politique d'indépendance nationale que nous avait léguée Charles de Gaule parce que nous n'avons pas la même position géopolitique que les autres pays, en tout cas que les pays de l'Est. Voilà ce que je voulais dire. Et sur la scène politique française ? 25 37 Alors sur la scène politique française, bon alors un mot sur la gifle que s'est ramassé le premier ministre M.
Valls en déplacement en bretagne à Lambal, ça c'est une gifle métaphorique, c'est une vraie baffe qu'il a eue. Bon, qu'est ce que je peux dire là dessus. Je ne peux pas approuver les violences, évidemment.
On ne peut pas approuver des voies de fait, sinon alors là ça veut dire que la France est en train de dégringoler, alors si c'est déjà que M. Valls s'était ramassé de la farine, M. Macron c'est des tomates et des œufs, maintenant, c'est une vraie cuisine, à présent va chercher les ingrédients, il va y avoir du lait, de la crème fraîche, on va faire une omelette, enfin je ne sais pas ce qu'il va se passer.
Tout ça, ça n'est pas réaliste, ce n'est pas sérieux, c'est même assez grave, ça veut dire qu'il y a une dégradation de l'esprit public. Donc moi personnellement, je condamne les voies de fait. Cela étant, M.
Valls, d'une certaine façon, le cherche. M. Valls a été à la tête d'un gouvernement que j'ai déjà qualifié, que je n'hésite pas à requalifier comme le gouvernement le plus d'extrême droite que la France a connue depuis 1944.
M. Valls nous a plongé, ça fait quatorze mois que nous sommes dans l'état d'urgence, état d'urgence qui d'ailleurs n'est pas appliqué pour toute une série de dispositions, notamment les rassemblements publics, mais état d'urgence qui a habitué le peuple français à avoir un affaiblissement de ses libertés publiques, on peut débarquer chez monsieur tout le monde à trois heures du matin pour faire une perquisition sans mandat, etc. M.
Valls a piétiné la sacro-sainte des séparations entre l'exécutif et le législatif, avec une protestation récemment des plus hautes autorités de la cour de cassation, M. Valls nous a légué un fichier avec je ne sais plus combien de 60 et quelques millions de français qui sont fichés. M Valls et son gouvernement et M.
Hollande ont refusé et refusent régulièrement de condamner, à l'Organisation des Nations Unies, la commémoration des waffen ss par les gouvernements en Estonie et en Lettonie, c'est un véritable scandale, il n'y a d'ailleurs que l'Union Populaire Républicaine qui régulièrement proteste contre cette honte, cette indignité. M. Valls et son gouvernement ont fait alliance avec des mouvements néo nazis en Ukraine, en tout cas on soutien le gouvernement qui a été placé par les américains.
M. Valls et son gouvernement ont soutenu par XXXX le front AlNostra en Syrie, etc, voilà. M.
Valls, en plus de tout ça, a imposé des mesures législatives à coup de 49-3, ce qui est, moi sur le 49-3 je me suis déjà exprimé s'il s'agissant de vaincre une espèce de comment dirais-je, de quelques députés qui se seraient fait acheter par exemple pour mener une politique contraire à celle dont le gouvernement a été élu, utiliser le 49-3 pour forcer des députés à respecter l'engagement électoral, je trouve ça finalement discutable mais ça peut être compréhensible. Mais là, c'est pas ça. M.
Valls a utilisé l'article 49-3 de la constitution pour imposer aux députés d'appliquer une politique qui est le contraire exact de ceux pourquoi ils s'étaient fait élire. Voilà. Et puis M.
Valls quitte le gouvernement et puis d'un seul coup comme une fleur il dit qu'il veut supprimer le 49-3. Bon, tout ça ça fait quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses accumulées et il en paie les pots cassés. Il a très peu de monde quand il va dans ses réunions publiques, en tout cas si j'ai bien compris il a le même nombre que moi voire moins.
Ce qui, moi je n'ai pas tous les médias et je ne suis pas ancien premier ministre, donc pour lui évidemment, ce sont des résultats qui sont faibles et puis par ailleurs M. Valls il s'est ramassé cette gifle. Voilà.
J'ai vu d'ailleurs une justice un peu expéditive, l'auteur des faits a si j'ai bien vu, été condamné vingt quatre heures après les faits. Moi je croyais que normalement, la justice devait prendre un petit peu quelques semaines pour juger. Bon, il a dû paraître en comparution immédiate.
Alors à part M. Valls, qu'est ce qu'on a vu ? On a vu ces jours-ci, la scène s'agiter un petit peu, la scène politique s'agite de plus en plus, Mme.
LePen est allée faire les cent pas à la Trump Tower à New York, en cherchant sans doute, elle aurait voulu rencontrer Donald Trump, enfin c'est assez douteux et minable. Alors elle a terminé sur un bistrot, à discuter avec Pierre Ceyrac du fond de la secte Moon. Donc au passage je signale aux gens qui m'écoutent que j'avais déjà souligné la proximité du Front National et de Pierre Ceyrac de la secte Moon dans des écrits antérieurs dès 2012 il y a quatre ans j'en avais déjà parlé.
Bon. Encore une fois, mes analyses sont confirmées. En attendant, Mme LePen, elle est revenue Gros-Jean comme devant puisque, à part prendre un café et traverser l'atlantique, vous vous rendez compte, pour faire ensuite les cent pas et puis voilà.
Alors elle a été prise en photo, elle avait l'air d'une bille, et elle est repartie. Ca c'est vraiment la politique spectacle, en fait c'est miteux. Alors dans le même genre, on a vu que M.
Montebourg, lui, il a fait des déclarations come il sait les faire, à l'emporte pièce dans le cadre de la primaire des socialistes. Il a dit notamment que s'il était élu, on allait voir ce qu'on allait voir, merci on a déjà vu, il a déjà été ministre du redressement productif, on a vu qu'il ne s'est rien passé, le seul redressement auquel on a assisté c'est sans doute le redressement du niveau de son compte en banque je suppose. En attendant il a dit qu'on allait voir ce qu'on allait voir et que s'il était élu président, il y aurait 80% de PME françaises qui bénéficieraient, dont les marchés publics seraient attribués à 80% pour des PME françaises.
Alors il a été ramassé par le journal, je crois, Les Echos, qui a regardé la législation . Les Echos sont parvenus à la même conclusion que celle que je ne cesse de dire, c'est à dire que M.Montebourg se moque du monde puisque tout ce qu'il annonce est totalement contraire aux traités européens.
Donc qu'il y ait là éventuellement la possibilité de s'arranger pour que les marchés publics puissent bénéficier, par prédilection, à des PME, oui c'est possible, mais tant qu'on est dans l'Union Européenne, il est absolument impossible de privilégier des PME françaises par rapport à des PME allemandes par exemple. Or, les PME allemandes sont souvent plus nombreuses, mieux armées, extrêmement efficaces au niveau de l'exportation, voilà. Donc M.Montebourg fait une promesse qu'il ne pourra en aucun cas tenir.
À propos de M.Montebourg, je voudrais rendre un petit hommage à l'un de nos adhérents, Antoine, qui est un adhérent dans le Nord, et qui a profité d'un moment où M.Montebourg était de passage à Lille pour, où M.
Montebourg faisait un stand up comme on dit maintenant, c'est à dire une espèce de réunion où il vociférait en pleine rue avec des panneaux, ça veut dire au passage sans doute que la municipalité lui avait donné son accord, et puis à ce moment là, on a eu, alors M.Montebourg expliquait à qui voulait l'entendre, pas grand monde d'ailleurs, expliquer que avec lui on allait avoir une autre Europe, changer l'Europe, etc. Puis Antoine est intervenu pour expliquer que non non non, c'était se moquer du monde puisque l'article 48 du traité de l'Union Européenne imposait l'unanimité, que M.Montebourg savait parfaitement qu'il ne pourrait pas l'avoir, alors M.Montebourg s'est ensuite embourbé dans des pseudos explications sur le fait que la commission européenne piétinait les traités, c'est faux.
Oui, la troika a piétiné les traités sur Chypre par exemple mais c'était la troika commission européenne BCE FMI avec le plein accord des autres membre de l'Union Européenne. On a jamais vu la commission en général, elle est là pour faire respecter les traités et d'ailleurs les autres pays s'en offusqueraient de même qu'ils s'offusqueraient si M.Montebourg voulait les changer.
Voilà. Qu'est ce qu'on peut dire encore, oui, M.Mélenchon s'est gargarisé d'obtenir 8 millions d'Euros de prêts bancaires pour sa campagne présidentielle.
Bon, voilà. Moi je trouve quand même que c'est assez fort de café de faire ce genre de chose. Voilà, parce que ça veut dire quoi ?
Ca veut dire qu'en fait il n'a pas assez d'argent pour mener sa campagne, qu'il n'a pas assez de militant. Pourtant je croyais savoir que M.Mélenchon s'était paraît-il sur youtube, sur ebay, pas sur ebay sur youtube ou sur facebook ou je ne sais pas quoi, paraît-il que c'est des centaines de millions de personnes qui sur l'air des lampions disent on veut Mélenchon.
Mais alors pourquoi est-ce qu'ils ne vont pas faire comme nos militants à nous, coller des affiches, gratuitement ? Pourquoi, il n'a pas assez de militants ? Qu'est ce que c'est que cette histoire ?
J'en profite pour dire ici et pour redire ce que j'ai déjà dit, c'est que nous, nous ne ferons pas d'emprunt bancaire. C'est que nous, si je suis candidat à l'élection présidentielle, ce qui me semble bien parti, hé bien si je suis candidat, et de toute façon pour les élections législatives, nous, nous n'aurons d'argent que celui que vous nous aurez donné, soit en adhérant à notre mouvement, puis en versant votre cotisation annuelle, il ne faut pas oublier la cotisation annuelle, soit en nous faisant des dons, on a d'ailleurs mis un nouveau système de paiement par prélèvement automatique mensuel. Mais nous, nous n'allons pas dépendre d'aucune banque.
Moi, je ne vais me faire financer ni par des valises de billets de Mme Bétancourt ou d'un émir du Qatar, ni par des prêts bancaires. Je l'ai dit et je le répète. Et d'ailleurs j'en profite pour annoncer que dans mon programme j'ai décidé que je proposerai, si je suis élu, de modifier les règles de financement des partis politiques et d'interdire tout financement, tout prêt bancaire aux partis politiques.
De telle sorte que, d'ores et déjà d'ailleurs, vous savez que les partis politiques ne peuvent avoir comme financement que des personnes physiques qui payent des dons ou des cotisations ou des prêts bancaires ou bien des financements par l'état, en fonction des résultats obtenus aux dernières législatives. Hé bien moi je pense qu'il faut interdire purement et simplement les prêts bancaires, parce que finalement un parti politique doit représenter le peuple français et le seul peuple français. Parce que on sait très bien, il y a des martingales qui ont étés calculées notamment venues d'outre atlantique, qu'il y a une corrélation entre le nombre de bulletins obtenus dans les urnes et puis l'argent consacré et également le nombre de minutes passées dans les grands médias.
Alors on a ainsi des phénomènes, M.Macron c'est ébouriffant, c'en est burlesque de voir les sommes colossales d'argent qui se déversent sur M.Macron qui peut se payer des salles extraordinaires, on se demande bien qui paye d'ailleurs, si j'ai bien compris ce sont quelques milliardaires qui se cotisent, parce qu'il ne faut pas verser plus de 7500 euros mais c'est un détournement de procédure, et puis l'accès aux grands médias, mais finalement M.Mélenchon aussi.
Moi, si je suis élu nonobstant tout ça car je fais confiance au bon sens du peuple français pour déjouer tous ces artifices, si je suis élu hé bien je proposerai que désormais les partis politiques ne puissent être financés que par la puissance publique, en fonction des résultats obtenus aux élections et par les français eux mêmes, avec interdiction des prêts bancaires. Alors je terminerai ce propos sur la scène politique française par les déclarations pour le moins surprenantes de M. Dupont-Aignan, qui a déclaré qu'à partir de dernières statistiques démographiques de l'INSEE, que la France était victime du grand remplacement.
Il a utilisé la formule même, le grand remplacement, c'est à dire pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est une théorie conspirationniste qui consiste à penser qu'il y a un grand plan consistant à substituer à la population française d'origine, qui remonte à 2500 ou 3000 ans, de substituer l'air de rien, une population venue des pays du sud et notamment venue du monde arabo-musulman. Voilà. Alors bon.
Nous sommes en démocratie. Donc en démocratie, moi je suis favorable, moi je ne suis pas pour la police de la pensée, j'estime que tout le monde, normalement, peut s'exprimer et peut dire ce qu'il veut. Bon.
Moi personnellement, cette théorie du grand remplacement, ça n'est pas la mienne. C'est une théorie qui est fantasmatique, conspirationniste, raciste, raciste au dernier degré, et qui également consiste à jeter de l'huile sur le feu et à entretenir un climat de guerre civile. C'est le contraire même du sens des responsabilités que doit avoir quelqu'un qui veut accéder à la présidence de la république.
Mais ce sur quoi je voudrais attirer l'attention, c'est sur la grand dangerosité qu'il y a, je m'adresse ici à tous les français et à tous les électeurs, à faire confiance à des responsables politiques qui leur mentent, comme M.Montebourg, qui se font financer par des grandes banques alors qu'ils se prétendent révolutionnaires, comme M.Mélenchon ou M.Macron, ou qui changent de point de vue comme de chemise.
M.Dupont-Aignan a fait des alliances avec la planète entière. Un jour il veut faire alliance avec la gauche, un autre jour il a fait alliance avec Jacques Bompart un ancien du Front National, un autre jour il veut faire alliance avec les uns et avec les autres, il avait même lancé un truc avec Mélenchon ou je ne sais pas quoi.
Je voudrais m'adresser ici aux français qui m'écoutent. Il faut que vous observiez chez un responsable politique quelle est sa constance. Quelle est la constance de ses analyses.
La constance de ses écrits. Si vous avez affaire à un responsable politique, à un irresponsable en fait, qui en permanence change de point de vue et qui vous prend tout à fait au dépourvu, je sais de source absolument certaine qu'il y a un certain nombre de personnes à « Debout la France », notamment des jeunes parmi les structures de Debout la France, des jeunes de DLF qui ont présenté immédiatement leur démission quand ils ont découvert que M.Dupont-Aignan que le président de leur parti faisait sienne les théories qui se situent à l'extrême droite, beaucoup plus à droite même que ce que dit le Front National.
Donc moi je dis à toutes les personnes qui m'écoutent, avant de faire confiance à quelqu'un, passez le au banc d'essai. Regardez si ce monsieur ou cette dame, ça tient la route sur un mois, deux mois, trois mois, six mois, un an, deux ans, trois ans, cinq ans, moi je ne demande que ça. Tous les gens qui me connaissent peuvent témoigner que j'ai toujours, toujours, toujours dit la même chose depuis dix ans.
Mieux encore, nous avons une charte fondatrice à l'UPR vous le savez bien, qui fixe de façon intangible les objectifs de notre mouvement, avec d'ailleurs un code d'éthique et de valeurs. Jamais les gens qui me suivent n'ont eu à se plaindre et jamais ils n'ont découvert que j'ai fait une déclaration à la télévision ou à la radio qui offusquerait leur conviction profonde. Jamais je ne ferai une Dupont-Aignan, une Mélenchon, une Montebourg, moi je suis quelqu'un de droit, quelqu'un qui obéit à une rectitude du comportement et de l'éthique, et ça je crois que c'est finalement la chose la plus importante que vous devez avoir à l'esprit, l'une des choses les plus importantes que vous devez avoir à l'esprit au moment de choisir le chef de l'état.
Et la politique du gouvernement ? Bah la politique du gouvernement, il y a deux choses que j'ai enlevées au cours des jours écoulés, la première c'est le projet de réforme de l'orthographe, voilà. Alors maintenant la dernière chose qu'on vient de nous sortir, c'est qu'on ne va plus apprendre aux enfants avant la classe de cinquième ce qu'est un complément d'objet direct, un complément d'objet indirect, on va avoir un sujet et un prédicat.
Donc ce sera un sujet et puis le verbe, les compléments ultérieurs, ce sera verbe et complément, ce sera un prédicat. Alors moi je suis tout à fait contre. Tout à fait contre pour toute une série de raisons.
Les principales, la première raison d'abord c'est que c'est sorti du chapeau d'un je ne sais quel responsable des programmes, un monsieur, comme ça, qui d'un seul coup, alors il a peut-être autour de lui une petite camarilla, une petite cour de gens qui sont là et qui sont des penseurs en chambre et qui décident comme ça d'un truc qui touche à l'essence même de l'identité nationale quand même, qui touche à l'apprentissage de la grammaire, qui touche d'ailleurs avec déjà on a eu toutes les réformes de l'orthographe, etc et voilà. Moi je considère par exemple que sur tous ces sujets là, réforme de l'orthographe, réforme de la grammaire, etc, c'est au peuple français, aux français, de trancher. J'ai prévu dans mon programme un recours plus fréquent au référendum, voilà typiquement le genre de chose où on demandera aux français ce qu'ils en pensent.
Ça c'est la première chose. Il y en a assez de toutes ces réformes qui dans le domaine de l'éducation où les français, alors par exemple, paraît-il qu'il ont des grands penseurs en chambre qui sont des grands démocrates qui fustigent, mais qui ne demandent jamais au peuple français ce qu'il veut. Donc la première chose que je ferai, c'est que nous rétablirons l'école républicaine et on demandera aux français de trancher par référendum.
La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que ces réformes sont bêtes. Elles sont bêtes parce qu'elles partent d'un principe qui est faux, qui est que c'est en simplifiant les choses, en tolérant des barbarismes, en tolérant des fautes d'orthographe, en n'apprenant pas les choses que finalement on attirait tout le monde. Non, c'est pas comme ça que ça marche.
C'est pas comme ça que ça marche. Quand on est enfant, quand on a six ans, sept ans etc, au contraire, il faut tirer, d'ailleurs non pas seulement les enfants mais la population adulte, toujours tirer les gens vers le haut. Voilà.
Moi, depuis que j'ai crée l'UPR, j'ai fait des conférences qui parfois sont longues, deux heures, deux heures et demie, trois heures, parfois très longues, trois heures et demie, quatre heures, quatre heures et demie. On m'a dit, il y a des gens qui m'ont dit, mais vous n'y pensez pas, les français sont ci, les français sont des veaux, ils ne peuvent pas comprendre etc. Moi j'ai de plus en plus de monde qui vient écouter mes conférences, parce qu'en fait les gens, ils aiment qu'on les respecte.
Ils aiment qu'on respecte leur intelligence, qu'on s'adresse à eux évidemment avec pédagogie mais qu'on les tire vers le haut. Parce que c'est la plus grande preuve finalement d'affection, d'amour je dirais, pour ses concitoyens, que de les tirer vers le haut. Tandis que de dire bon ben finalement on va plus apprendre les compléments d'objet direct etc, c'est une espèce d'avachissement généralisé, et qui en définitive en profitera ?
En définitive, ceux qui en profiteront ce seront les enfants des classes les plus favorisées intellectuellement, parce que si on a son père ou sa mère qui est agrégé de lettres ou qui est diplômé d'une très grande école, hé bien les enfants, ils apprendront à la maison ce qu'on ne leur apprend plus à l'école. Mais résultat, hé bien ce sont les enfants des catégories défavorisées de la population qui eux, on les entretient en fait dans une grande médiocrité. Donc c'est le contraire même de l'émancipation, le contraire même de la république.
En fait, ces gens là qui se croient de gauche en fait sont des gens qui sont, en définitive, pour une espèce d’ossification de la société, exactement comme sous l'ancien régime n'est ce pas, il y avait les fils d'aristocrates qui avaient des précepteurs et puis les fils de paysans qui avaient rien du tout, ben c'est à peu près la même chose, on est en train de revenir à ce genre d'enseignement, c'est un crime contre la république. Et puis il y a une deuxième chose que je voudrais dire aussi sur cette politique du gouvernement, ça n'a rien à voir, mais c'est cette espèce de pantalonnade scandaleuse sur l'affaire de l'île de Tromelin. J'en avais parlé, je ne sais plus si c'était dans le dernier entretien d'actualité ou dans le dernier direct Facebook, c'était peut-être le dernier direct Facebook, je ne m'en rappelle plus, l'île de Tromelin, c'est cet îlot qui fait un kilomètre carré ou à peu près, et qui se trouve au nord est, au nord ouest oui c'est ça de l'île de Madagascar, et qui se trouve faire partie de ce qu'on appelle les terres éparses de la république française.
La France, après la cession de l'île Maurice et des Seychelles à la Grande Bretagne, après 1815, il y a eu des guerres napoléoniennes, vous connaissez tout ça, l'île de la Réunion avait d'ailleurs été à un moment, comment dirais-je, occupé par les Britanniques, les Britanniques avaient cédé de nouveau l'île de la Réunion à la France, qui d'ailleurs sous la période napoléonienne s'appelait l'île Bonaparte je crois, parce que les Britanniques considéraient qu'il n'y avait pas de port pour y héberger des navires, ce qui était à peu près vrai jusqu'à la construction de ce qui s'appelle le port justement à l'île de la Réunion. Mais en 1815, la France avait donc dû céder au Royaume Uni ce qu'on appelait l'île de France, c'est là où se situe Paul et Virginie de Bernardin de saint Pierre, ce roman, cette pastorale qui a été l'un des plus grands succès littéraires du 18ème siècle. Donc cette île de France, il y a un port qui s'appelle le port Louis et un autre qui s'appelle Mahébourg, il y a deux ports à l'île Maurice qui eux, pouvaient accueillir des navires.
Et puis les Seychelles également qui permettaient aux navires de la compagnie des Indes orientales britannique de faire escale. Alors la France avait cédé ça, mais avait conservé des îlots dans le canal de Mozambique, Juan de Nova et Europa, si j'ai bien compris et Bassas da India, et puis au nord-est de Madagascar les îles Glorieuses et puis Tromelin. J'en ai parlé déjà tout à l'heure, ce sont des îlots inhabités mais qui ont une très grande importance économique et stratégique puisque par l'implication de ce qu'on appelle la convention de Montego Bay de 1982, convention sur le droit de la mer, en réalité il y a d'abord des eaux territoriales autour de tous ces îlots et puis surtout une zone économique exclusive, une ZE de 350 miles nautiques autour.
Alors ça fait des superficies considérables. Pour ce seul îlot de Tromelin, ça fait 280 000 kilomètres carrés de zone économique exclusive, or il ne faut jamais injurier l'avenir, il ne faut jamais, peut-être que dans vingt ans, dans trente ans, dans cinquante ans, on trouvera au large de Tromelin des ressources minérales, en hydrocarbure qui sait, je ne sais pas, très importantes. Alors l'épisode précédent on en avait parlé c'est que le gouvernement, je crois que c'était en 2010, avait décidé, finalement, de partager une souveraineté avec l'île Maurice, alors j'ai pas vu les textes officiels, j'ai pas très très bien compris ce dont il s'agissait, mais enfin il y a un député du Tarn, Philippe Folliot, qui s'est emparé de cette affaire et qui a fait remarqué qu'il n'y avait absolument, quel est l'intérêt que la France a de partager voire de céder sa souveraineté à l'île Maurice ?
C'est invraisemblable. On attend toujours qu'on nous explique quel est l'intérêt. À moins qu'il y ait eu des valises de billets cachées quelque part.
Enfin, on n'arrive pas à comprendre quel est l'intérêt de cette affaire. Je m'étais déjà exprimé en disant qu'il ne fallait pas que la France fasse ça, il y a d'autres voies assez nombreuses, ça avait fait en fait un tollé et puis donc on a appris aujourd'hui même qu'en fait cette question a été retirée de l'ordre du jour par le gouvernement, ce qui signifie que le gouvernement est complètement à l'ouest, quoi. Il ne sait même plus ce qu'il fait.
Il cède comme ça sa souveraineté, on a l'impression de n'importe quoi, c'est à la limite c'est bah voilà, décrochez moi ça, moi je voudrais ci, moi je voudrais ça, déjà que notre patrimoine public est vendu à l'encan, on a appris que Engie maintenant va être privatisé, alors on passe par des banques comme Goldman&Sachs à qui on fait des rabais. On est en train, l'état est en train de vendre les actions de Engie au plus bas, à 11,4 euros, normalement on ne vend pas des actions quand elles sont au plus bas, on essaye plutôt quand elles sont au plus haut. On a l'impression que c'est un bateau ivre.
D'ailleurs, il faut reconnaître quelque chose, c'est que le premier ministre M.Cazeneuve, alors là, on avait déjà vu des premiers ministres couleur de muraille, mais alors celui là, on ne sait même pas s'il existe, c'est une espèce d'ectoplasme, on est en train de vivre, bref, une fin de règne, il faut que ça se termine. Vraiment.
Avez-vous un mot pour conclure ? En conclusion, je voudrais dire plusieurs choses. Un, que de rappeler à toutes les personnes qui me suivent, de se mobiliser pour financer les campagnes qui arrivent.
J'aurai l'occasion prochainement, donc assez rapidement je pense, de clarifier les choses sur l'élection présidentielle, globalement je pense et je l'ai dit tout à l'heure, je pense que nous allons pouvoir participer à cette élection, je l'ai déjà dit, c'est pas facile parce que ce sont des promesses de parrainage, il faut encore que l'on se mobilise jusqu'à la fin, plus on en aura et plus on est sûrs que les promesses seront transcrites, donc je dis à tout le monde mobilisez-vous, je tiens d'ailleurs à souligner que depuis quelques jours, il y a un afflux de nouveau, de promesses. Mais mon propos il est plutôt ailleurs pour aujourd'hui. Il est surtout pour appeler toutes celles et tous ceux qui m'écoutent, à se mobiliser pour la date du 25 mars 2017. 25 mars 2017, ça sera le dixième anniversaire de l'Union Populaire Républicaine, que j'avais créée le 25 mars 2007.
Ce sera le soixantième anniversaire du traité de Rome du 25 mars 1957, évidemment, puisque j'avais justement crée l'UPR le jour du cinquantième anniversaire, et puis ce sera, environ je crois, quatre ou cinq jours après l'annonce définitive des candidats à l'élection présidentielle. Alors je tiens, je veux qu'on fasse tous ensemble de cette journée une journée mémorable dans l'histoire de l'UPR. Parce que ce sera les dix ans, parce que ce sera les soixante ans du traité de Rome et il y aura certainement dans les médias on va certainement en parler compte tenu de la situation, et puis si tout va bien et si je suis en effet candidat à l'élection présidentielle, hé bien ce sera le grand coup d'envoi de la campagne officielle de cette élection.
Donc il faut absolument que nous nous mobilisions tous pour réussir. Cette manifestation se tiendra le 25 mars 2017, ça tombe bien c'est un samedi, donc le maximum d'entre vous pourront venir, c'est un samedi. Ça se tiendra l'après-midi, on commencera sans doute vers 14h30 par là, 14h, 14h30, 15h, je préciserai, on précisera dans les jours qui viennent les horaires exactes et ça durera sans doute jusque en milieu de soirée, vers 21h, etc.
Il y aura des témoignages, il y aura un certain nombre de participants, des invités qui viendront bien entendu, et puis il y aura bien entendu le discours que je ferai en tant, je l'espère, que candidat officiel à l'élection présidentielle. Alors j'ai deux messages à vous lancer, deux demandes. J'ai besoin de vous tous pour qu'on réussisse.
La première demande c'est que d'ores et déjà, c'est dans un peu plus de deux mois, donc on ne peut pas dire qu'on ne prévienne pas les gens à l'avance, c'est d'ores et déjà que vous bloquez votre week end et que vous prévoyez tous de venir à Paris, puisque ça se tiendra à Paris, je vous indiquerai prochainement le lieu exact, que vous veniez tous à Paris, disons il faut être à Paris entre mettons 13h30, 14h, et puis 21h, 22h, le samedi 25. Donc que vous veniez tous, non seulement de Paris, bien entendu, et de l'île de France, mais aussi de toute la France et pourquoi pas aussi d'ailleurs, certains de nos adhérents venus de l'étranger. Voilà.
Je veux qu'il y ait le maximum de personnes. Surtout bien entendu qu'il y aura, si je suis candidat à l'élection présidentielle, qu'il y aura toute la presse nationale et même une partie de la presse internationale, bon. Il y aura des invités étrangers qui viendront, donc ce qu'il faut c'est qu'on ait vraiment le plus grand nombre possible de participants.
J'espère qu'il y aura 3000, 4000, 4500, 5000, je ne sais pas enfin, le plus grand nombre 7000, je ne sais pas, le plus grand nombre possible de participants. Donc c'est extrêmement important. D'ores et déjà vous mettez ça sur votre agenda et d'ores et déjà vous commencez à contacter, à prendre contact autour de vous, avec des adhérents, avec des sympathisants de l'UPR, pour organiser des covoiturages.
On fera même peut-être une bourse un petit peu à l'hébergement pour ceux qui auraient vraiment des difficultés financières, on essayera de trouver personnes en région île de France qui pourraient éventuellement héberger des étudiants et des gens qui n'ont pas beaucoup d'argent, quoi que comme je l'ai dit, un certain nombre de personnes venues de l'île de France, de la grande banlieue et même des premières région pourront repartir chez elles en fin de soirée, il n'y aura pas besoin de rester jusqu'à 4 heures du matin. Ça c'est la première grande demande. La deuxième demande que je vous fais, alors elle s'adresse un peu à moins de personnes mais quand même, pour animer cette journée, ce que nous avons prévu entre autres choses, c'est que j'aimerais que le plus grand nombre possible d'entre vous me fassent passer une petite vidéo, pas longue, hein, une minute, deux minutes, un petit témoignage où vous preniez la parole, ou vous filmez un de vos amis ou une connaissance qui est à l'UPR et qui nous explique pourquoi il est arrivé à l'UPR.
Pourquoi, quel est son parcours, de quelle famille de pensée il vient, pourquoi pas, il y a des gens de droite, du centre des gens de gauche, il y a des hommes, des femmes, des personnes âgées, des très jeunes, des gens d'âge moyen, il y a toutes les catégories professionnelles, il y a tous les emplois, hé bien que vous disiez un petit peu qui vous êtes et pourquoi finalement vous en êtes arrivés à rallier à l'UPR et nous choisirons hé bien les meilleurs de ces témoignages, j'espère qu'il y en aura quelques dizaines, peut-être plus d'ailleurs, ils sont tous les bienvenus et on aura tout au long de cet après-midi qui sera je pense, bien organisé, on va je pense, faire quelque chose en grand et bien. Il y aura ici ou là, des écrans, ou des écrans de projection, ou des télévisions qui passeront en boucle les meilleurs de ces témoignages, parmi d'autres choses, voilà. Alors maintenant, à toutes et à tous, à vous de vous y mettre, vous faîtes un petit enregistrement, une minute, deux minutes, trois minutes, pas trop long, pas plus de deux ou trois minutes, vous faîtes preuve d'originalité, ça peut être un dessin animé, on peut vous filmer avec quelque chose dans le fond, à la limite nous on verra, on choisira ce qu'il y a de mieux, et vous nous envoyez tout ça par internet à l'adresse suivante. 10ans@upr.fr Maintenant la balle est dans votre camp, et la mobilisation de toutes et de tous est dans votre camp.
Il faut absolument que nous fassions du 25 mars 2017 vraiment une très très grande journée UPR. J'espère que ce sera le lancement de la campagne présidentielle et des campagnes législatives, j'espère qu'on va marquer tous ensemble, un grand coup. Vive la république et vive la France.
François Asselineau