Nicolas Dupont-Aignan Face aux Chrétiens sur RCF
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 44 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:10OuverteRéponse directe
Quel est votre rêve d'Europe, quel est votre projet pour ce vieux continent ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans cette bataille européenne ?
- 7:51OuverteRéponse directe
En 2017, vous aviez appelé à voter pour Marine Le Pen. Pourquoi ne pas avoir fait liste commune ?
- 10:39OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur François-Xavier Bellamy, tête de liste LR ?
- 15:16OuverteRéponse partielle
À propos des gilets jaunes, vous avez porté un gilet jaune comme Laurent Wauquiez. Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir pris vos distances plus tôt ?
- 20:06OuverteRéponse directe
Vous êtes donné entre 5 et 6 %. Avec qui allez-vous siéger au Parlement européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52Invité politiqueFait
« Il faut donc, pour réussir l'Europe, s'appuyer sur les nations. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Il faut absolument rendre aux nations le contrôle de leurs lois, de leur démocratie, de leur budget, de leurs frontières nationales. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Tout ce qu'on signait, tout ce que nous gouvernants de droite et de gauche ont signé depuis 20 ans au niveau européen, dépossédait la France de sa liberté. »
- 6:35Invité politiqueChiffre
« Moi, je regarde que les grands sondages, que j'appelle sur 10 000 personnes, Cevipov, 10 000 personnes, ça, il est à peu près objectif, 6,5 aujourd'hui. »
- 18:06Invité politiqueChiffre
« La réindexation des pensions de retraite. 15 millions de retraités. »
- 18:15Invité politiqueFait
« Ça ne s'est jamais vu sous la République. Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun gouvernement n'a fait ça. »
- 18:32Invité politiqueFait
« Le référendum d'initiative citoyenne. Rendre la parole au peuple. »
- 20:42Invité politiqueChiffre
« Nous sommes plutôt entre 5 et 8 %, ce qui représente quasiment 5 à 8 sièges. »
- 21:09Invité politiqueFait
« Ils gouvernent en Pologne, en Finlande et dans d'autres pays, en République tchèque. »
- 21:58Invité politiquePromesse
« Il est évident que je souhaite que le parti de M. Orban, le Fides, puisse rejoindre ce groupe ECR. »
- 26:10Invité politiqueFait
« Il y a 16 pages de l'Union Européenne de règlement sur les pommes. »
- 27:34Invité politiqueFait
« Je vais vous dire ce que je pense sur le Brexit. »
- 28:57Invité politiqueFait
« On a intérêt à ce que le Brexit réussisse et à inventer une relation comme avec la Norvège, comme avec la Suisse, qui soit souple et amicale. »
- 29:31Invité politiqueFait
« On réduit la Commission européenne, on la supprime, on crée un secrétariat général, ce que voulaient le général de Gaulle et Adenauer, d'ailleurs. »
- 35:39Invité politiqueFait
« L'Afrique, l'Afrique, l'Afrique. »
- 35:53Invité politiqueChiffre
« Doublement de la population d'Afrique. On va passer à 2 milliards en 30 ans. »
- 36:03Invité politiqueChiffre
« La Banque Centrale Européenne a mis des centaines de milliards d'euros pour sauver les banques. »
- 38:48Invité politiqueChiffre
« Il faut 6 millions de migrants dans les années à venir pour nourrir l'industrie. »
- 41:29Invité politiqueChiffre
« 400 000 migrants qu'on a cette année, 400 000 2018, jamais vu ça en France, 280 000 légaux et 120 000 demandeurs d'asile. »
- 48:03Invité politiquePromesse
« J'avais proposé une mesure révolutionnaire à la présidentielle qui était la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France. »
- 50:57Invité politiqueFait
« C'est l'ordre juste. »
- 50:58Invité politiqueFait
« D'ailleurs, c'est Saint-Thomas d'Aquin que je sache. »
- 51:25Invité politiqueFait
« il y a une crise politique de confiance absolument monstrueuse aujourd'hui dans le pays. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan76 %
- ?8 %
- Présentateur8 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
≈ 71,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
à tous et bienvenue sur le plateau de KTO pour cette nouvelle édition de Face au Cratien avec La Croix, Radio Notre-Dame et RCF. Aujourd'hui, notre invité est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour
Monsieur. Député de l'Essonne depuis 1997, un département où vous avez longtemps dirigé la mairie de hier. Vous avez fondé Debout la France en 2008. Souverainiste, très critique à l'égard de l'Union Européenne, vous n'aviez jamais conduit de campagne,
de
liste pour les élections européennes. C'est désormais chose faite alors que bien des autres formations tardent à présenter leur programme. Les Amoureux de la France, c'est le nom de votre liste, a publié son manifeste
pour
une révolution du bon sens en Europe. Et pour aller plus loin, vous avez publié un livre, Résistance, où vous présentez vos idées avec un sous-titre « Comment en finir avec le système et rendre le pouvoir aux Français ». C'est aux éditions du Rocher. Alors vous serez successivement interrogé dans cette édition de Face aux Chrétiens par Romain Masneau de RCF, par Jean-Baptiste François Delacroix et par Alain Baron de Radio Notre-Dame.
Alors avant d'entrer dans le concret des questions politiques et économiques, je voudrais vous demander Nicolas Dupont-Aignan, comme on le fera avec tous les candidats aux élections du 26 mai prochain, quel est votre rêve d'Europe, quel est votre projet pour ce vieux continent ?
Une
Europe
que
les Européens aiment.
Et
pour que les Européens aiment l'Europe,
j
'aimerais qu'elle ait du bon sens.
C
'est-à-dire
qu
'elle s'appuie sur les nations, les démocraties, car le cadre d'exercice de la démocratie est au niveau national, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas.
C
'est là
que
se forgent les opinions,
c
'est là qu'est le débat, c'est là que sont les votes.
Il
faut donc, pour réussir l'Europe, s'appuyer sur les nations. C'est comme une famille,
si
on ne s'appuie pas sur les membres de la famille, si on ne les respecte pas,
si
on ne les comprend pas,
si
on ne s'appuie pas sur eux, on ne fait rien de bon.
Et
l'Europe des nations, chère au général de Gaulle, celle de la réconciliation franco-allemande, c'est une Europe qui s'appuie sur les nations,
mais
ce n
'est
pas simplement, bien sûr, de faire vivre les nations.
C
'est de s'appuyer sur elles pour mener des projets communs.
Et
ces projets, pour moi, doivent être peu nombreux,
doivent
être à échelle réduite, c'est-à-dire à trois ou quatre pays, à géométrie variable, pour justement, dans la mondialisation qui est la nôtre, affronter les États-Unis et la Chine.
Voilà, vous voulez dire que dans une famille, il y
a
des frères et sœurs,
il
y
a
aussi des cousins, donc une famille peut être plus ou moins élargie, et c'est votre conception
de l'Europe. C'est
exactement ma conception. Quand dans une famille, il
y
a un autocrate
qui
veut dominer tout le monde et qui ne respecte personne, la famille part en morceaux.
Et
il y a des haines cuites et recuites. C'est ce qui se passe en Union européenne. C'est-à-dire qu'on est passé d'une Europe qui marchait à une Europe qui ne marche plus. On est passé d'une Europe qui était un rêve à une Europe qui est un cauchemar.
Et
si on veut éviter le drame,
c
'est-à-dire la séparation, je pense qu'il faut revoir les relations familiales
entre
les pays européens. Et il faut absolument rendre aux nations le contrôle de leurs lois, de leur démocratie, de leur budget, de leurs frontières nationales. Mais en revanche, et c'est ça ma différence avec ceux qui veulent casser l'Europe d'aujourd'hui,
il
faut se concentrer sur les défis du siècle.
Il
ne
faut
pas voir l'Europe avec le XXe siècle,
il
faut voir l'Europe avec le XXIe. Et dans un monde de réseaux, dans un monde de projets, ça ne sert à rien d'être tous pareils. Il faut en revanche bâtir les 15-20 projets
scientifiques,
industriels, qui vont permettre
que
l'Europe ne soit pas larguée dans la hiérarchie des continents. Et c'est là où je pense que notre projet, la Debout la France, est de bon sens.
Et
bien Nicolas Dupont-Aignan, merci pour cette entrée en matière et votre programme, votre projet.
On
va en reparler tout de suite dans cette première partie de Face aux Chrétiens avec Romain Masneau de RCF.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bernard Gorse le disait, pour la première fois, vous
menez
une liste aux Européennes. Pourquoi finalement avoir décidé de vous lancer dans cette bataille ?
Vous
l'avez dit un petit peu. Est-ce que c'est aussi parce qu'une grande partie de l'avenir de la France se joue à Strasbourg, à Bruxelles ? Oui, c'est parce que,
en
fait, toute ma vie politique,
j
'ai alerté, j'ai fait tout ce que j'ai pu, avec Philippe Séguin d'abord,
avec
Charles Pasqua et Philippe de Villiers ensuite, en complicité parfois avec Jean-Pierre Chevènement, pour dire
que
tout ce qu'on signait, tout ce que nous gouvernants de droite et de gauche ont signé depuis 20 ans au niveau européen, dépossédait la France de sa liberté
et
ne construisait pas une belle Europe. C'est ça le paradoxe. Je veux dire, on pourrait priver la France de compétences, de liberté
et
construire un truc qui marche. Bon, à ce moment-là, on pourrait dire que
M.
Dupont-Aignan est un passéiste, etc. Mais le problème, c'est qu'ils ont construit une tour de Babel
qui
ne fonctionne pas, qui est en train de s'écraser en vol. Et donc, je pense que si on veut résoudre les problèmes du pays, de la France, mais aussi de nos amis italiens, allemands et autres, il faut absolument revoir l'architecture du système. Il faut tout revoir.
Et
c'est ça l'enjeu d'être tête de liste. C'est-à-dire, je veux dire aux Français, si vous voulez résoudre, par exemple, la crise des gilets jaunes, du pouvoir d'achat, la crise migratoire, la crise de la compétitivité économique, la crise scientifique, il faut absolument
qu
'il
y
ait des hommes politiques français
qui
aillent à Strasbourg. Et il ne
faut
pas qu'on envoie, pardonnez-moi, tous les battus du suffrage universel, tous ceux dont on veut se débarrasser. Parce que, pourquoi la France est faible à Strasbourg et à Bruxelles ? C'est parce que tous les partis envoient toujours aux Européennes, ceux dont ils ne veulent pas s'occuper au niveau national. Alors,
je prends le risque,
parce que beaucoup de gens me disent que je suis fou. Beaucoup de gens m'ont dit, mais pourquoi tu es tête de liste ? Il faut rester au Parlement, etc. Je leur dis, oui, bien sûr, c'est un risque.
Mais ça
fait tant d'années
que
je veux réformer l'Europe, que la franchise vis-à-vis des électeurs, c'est peut-être d'y aller, et de leur dire, voilà, on va faire quelque chose là-bas, on va essayer. En tout cas, je veux essayer.
Vous dites que si vous êtes élu en mai prochain, vous siégerez à Strasbourg,
vous démissionnerez de l'Assemblée nationale. Mais
la loi fait que je suis obligé, donc on ne peut pas raconter de ça là
-bas. Votre
objectif en termes de score, vous allez me dire le plus haut possible, est-ce que plus que le PS et les écolos, ce serait bien ?
Oui, c'est déjà pas mal pour un parti qui est tout neuf, puisqu'on n'a que 10 ans. Déjà, dans les sondages,
on
nous met... Moi, je regarde que les grands sondages, que j'appelle sur 10 000 personnes,
Cevipov, 10
000 personnes, ça, il est à peu près objectif, 6,5 aujourd'hui, ce qui n
'est
pas si mal pour... J'ai regardé hier avec mon équipe,
on
regardait les sondages avant la présidentielle, le sondage Cevipov, 10 000 personnes,
à
la même époque avant la présidentielle, je faisais 2%, 2.
Et
on a fait 4,5, 4,70. Donc, moi, je pense qu'on part d'une bonne base. Simplement, la difficulté, je vais parler franchement, ce qui parfois m'inquiète
dans
notre démocratie, c'est que, et je vous remercie de parler d'Europe, c'est que depuis quelques semaines, quelques mois, à chaque fois que je vais à une émission, on ne veut pas parler d'Europe. Et j'aimerais qu
'il
y
ait
un vrai débat,
un
vrai débat sur les projets.
C
'est-à-dire vraiment que les électeurs puissent voter le 26 mai, en comparant les projets. Vraiment,
et comparer les projets... On va rentrer dans le cœur du débat sur l'Europe, oui.
J'allais
dire,
excusez-moi, et je vais plus loin encore. Comparant les projets et comparant les actes, les votes
et
les paroles. Parce qu'il y a beaucoup de paroles, et les votes sont souvent contraires aux paroles au
Parlement de Strasbourg. Alors, on va rentrer dans le cœur du projet, effectivement, européen, dans la deuxième partie de cette émission. On reste dans cette première partie, si ça ne vous embête pas, encore quelques instants, sur
la politique. Je me souviens qu'en 2017, entre les deux tours, vous aviez appelé à voter pour Marine Le Pen. Finalement, est-ce que vous n'auriez pas dû faire liste commune pour défendre les idées nationales ou nationalistes, selon les appellations ? Qu
'est
-ce qui vous distingue fondamentalement d
'elles ? Moi, je vais
vous dire très clairement, je pense que je suis le mieux placé pour dire, puisque j'ai soutenu Marine Le Pen au second tour, pour dire franchement
ce
qui n'a pas été au second tour. Et j'ai dit très clairement à Marine Le Pen, après le second tour,
que
si elle avait perdu, suite au fameux débat du second tour, c'est parce que le programme qu'elle proposait, et que nous proposions, puisque je la soutenais, n'avait pas été perçu,
ça
ne
veut
pas dire qu'il n'était pas sérieux, il n'avait pas été perçu comme assez sérieux par les Français. Et j'ai dit, pour les Européens, il faut tirer les leçons de
ce
qui n'a pas marché à la présidentielle.
Elle
n
'a pas été
leçons, elle aussi, puisqu'elle ne parle plus de sortir de l'euro. Oui, mais non, parce que c
'est
un peu plus compliqué que ça. Et donc j'ai dit à Marine Le Pen, comme j'ai dit à Laurent Wauquiez,
parce
que je suis convaincu
qu
'il y
a
une partie des Républicains qui pourrait adhérer à un programme d'Europe des nations gaullistes, j'étais aux Républicains avant, et je leur ai dit, est-ce qu'on ne
peut
pas profiter des Européennes pour travailler sur un programme sérieux, pour améliorer les choses, et pour y aller tous ensemble
? J
'ai eu une fin dans nos recevoirs,
à
la fois de Marine Le Pen et de Laurent Wauquiez. Et j'ai dit à ce moment-là, eh bien, on va faire avec ceux qui veulent bien un programme sérieux. Et Jean-Frédéric Poisson du Parti Chrétien-Démocrate, Bruno Nord du CNIP, qui avant était allié aux Républicains. Des gens du Front National nous ont rejoint, Bernard Monod et d'autres. Donc, moi je fais ce que je peux. Je suis convaincu qu'à terme,
il
faut une large union. Mais cette large union,
je
le dis très clairement, elle doit aller sur du solide. Il ne suffit pas de dire, on fait l'union.
Je
l'ai expérimenté,
au
second tour. Et je ne regrette pas, parce que je ne voulais pas de Macron. Mais il faut bâtir des choses solides. Et aux Européennes, c'est un scrutin à un tour. Eh bien, puisque je n
'ai
pas eu de réponse, je dirais, positive pour un vrai travail de fonds sur l'Europe, j'ai considéré qu'il était normal que je présente aux Français un vrai travail de fonds, avec aussi des candidats qui ont de l'expérience. Quel regard
? De l'expérience. J
'insiste là-dessus. Parce que si c'est pour aller
à
Bruxelles, en envoyant, voilà, comme ça, ça ne sert à rien. Et je le dis très clairement, si Marine Le Pen avait été tête de liste,
de
son parti, c'eût été peut-être une autre histoire.
Elle
a décidé de ne
pas
y aller. Laurent Wauquiez n'a décidé de ne pas y aller. Donc, ils disent tout le temps, l'Europe c'est essentiel, mais ils ne veulent pas y aller. Moi, je pense qu
'il
faut y aller. J'ai pris la décision d'y aller, ceux qui veulent nous soutiennent, et les Français auront le choix entre plusieurs listes
et
ils choisiront.
Quel regard vous portez sur François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR ? Il est beaucoup caricaturé. Est-ce que c'est encore possible aujourd'hui en France de faire de la politique en étant un catholique assumé
?
Écoutez, le problème de François-Xavier Bellamy, ce n
'est
pas d'être caricaturé, parce que moi je suis caricaturé aussi, on est tous caricaturés dès qu
'on
ne
pense
pas comme les autres. Donc,
le
problème de François-Xavier Bellamy, c'est qu'en fait, il est écartelé
plus
que caricaturé.
C
'est-à-dire qu'il prend la tête de liste d'un parti
qui
dit tout et le contraire de tout sur tous les sujets,
et
qui a trahi ses électeurs à multiples reprises et qui va continuer.
Et
on voit très bien que M. Bellamy est très mal à l'aise, puisqu'il a des positions sociétales, mais son parti dit exactement l'inverse. Il dit des choses sur l'Europe, mais il a d'un côté des gens qui, comme M. Dangean, qui est jupéiste, qui a voté il y a encore quelques jours des crédits de préadhésion à la Turquie, au Kosovo, qui est d'ailleurs un peu lié au Kosovo, de manière un peu bizarre. Bref, il a sur sa
liste
des gens qui disent tout et le contraire de tout. Et le problème de François-Xavier Bellamy,
c
'est qu'il va découvrir que dans ce parti, je le connais, j'y étais.
Il
n
'y a
pas de clarté idéologique. Donc les électeurs ne peuvent pas faire confiance à ce parti, puisque quand ils votent républicains,
en
fait,
ils
votent à moitié en marche, et au Parlement européen, ils votent exactement le contraire de ce que dit M. Bellamy. Ils ont voté l'immigration, le traité de Marrakech, les répartitions des quotas de migrants, le CETA. Donc c'est bizarre, parce que M. Bellamy dit des choses parfois justes,
mais
les actes et les votes et les prises de position des gens de sa liste sont totalement contraires à ce qu'il dit. Et
donc les électeurs,
avec nous,
au
moins, avec nous à Debout la France, j'ai toujours dit
et
fait la même chose. Au moins, on peut être en désaccord avec ce que je fais, mais dans notre équipe,
il
y aura notamment Stéphanie Gibault, lanceuse d'alerte
contre
la fraude fiscale et l'évasion fiscale, il y aura
Jean-Frédéric Poisson, j'espère. Vous
la présentez quand,
votre liste ?
5 mars. Pour l'instant, on a l'impression un peu que vous êtes seul. Vous avez évoqué M. Poisson, qui vient du Parti des Chrétiens.
Enfin,
est-ce qu'il
y a
d'autres personnalités qui vont vous rejoindre
? Oui, il y en aura d'autres.
Mais
moi,
je fais les choses dans l'ordre. Première étape, un projet.
Il
y
a
un manifeste et il y a un livre. Je sais que ça paraît bizarre dans notre vie politique, mais il
y
a les slogans. Marine Le Pen met le plus jeune. Alors, il a 23 ans, très sympathique. Le plus jeune. Et toute la presse dit, c'est formidable, il a 23 ans, c'est génial. Bon, qu'est-ce qu
'il
va défendre ? On ne sait pas. Après, on a les Républicains.
Il
y a M. Bellamy, il est neuf. Il est catholique, il est formidable. Oui, mais
dans
sa liste, on ne sait pas ce qu'il défendre. Moi, je prends dans l'autre sens.
Je
pense que la pyramide, elle doit être dans l'autre sens. D'abord, les idées. On a un projet très précis.
Et
on va aller à Strasbourg pour défendre un projet précis. Ensuite, il y
a
un tête de liste. C'est votre serviteur. Et puis ensuite, on a des partenaires européens. Je suis le seul à avoir pu,
de
boule à France, réunir à Paris. Il n
'y
avait pas beaucoup de presse, malheureusement, ça n'intéresse pas grand monde. Ils étaient tous au salon d'agriculture avec Marine Le Pen. Voilà. Comme ils étaient tous quand j'étais au salon d'agriculture.
Ce
n
'est
pas contre vous, mais comprenez que par moments,
c
'est dur pour nous. J'ai réuni à Paris le même jour 24 pays européens, 24 parties. Le parti polonais,
qui
gouverne en ce moment en Pologne, des partis finlandais, 24 parties. C'est la première fois que des euro-réalistes, des euro-sceptiques,
se
réunissent. Pourquoi ? Parce que si on va à Strasbourg, comme d'habitude, français tout seul,
en
disant on va tout changer et puis on n
'a
pas d'alliés, ça ne marchera pas. Et donc, deuxième étape, c'était les alliés. Que les Français sachent avec qui je suis allié. Et puis enfin,
on
va avoir la liste et vous verrez qu'il y
aura
des gens très solides dans leur domaine de compétence, comme Stéphanie Gibault sur la fraude fiscale. Il y aura
à
chaque place de la liste des gens ultra compétents, sérieux, qui porteront une autre idée. Il y aura des gilets jaunes ou un gilet jaune ? Sans doute, je l'espère, parce qu'il y en a beaucoup dans notre parti. Pas parce que je vais prendre un gilet jaune pour avoir l'air de prendre un gilet jaune. Je ne ferai pas ça. Ce n
'est
pas intéressant. En revanche, il y a des gens dans notre parti qui ont été dans ce mouvement, qui sont sérieux. Et puis,
il
y en a peut-être qui nous rejoindront. On verra. C'est en train d'être négocié. On verra. Fin mars, je veux faire les choses sérieusement. Parce que je pense, je finis là-dessus,
que
les Français ne croient plus les hommes politiques parce qu'ils ont l'impression qu'on ne fait que de la communication.
Et
la communication pour la communication, ça suffit.
Romain Mazneau. À propos des gilets jaunes, vous avez porté un gilet jaune comme
Laurent Gauquiez au début.
Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir pris vos distances suffisamment tôt avant que le mouvement ne se radicalise
avec
ses insultes contre
les élus de la majorité, les
violences verbales et physiques ? Je refuse cette déamalgame. J'ai soutenu ce mouvement qui est un mouvement
de
dignité par le travail,
de
retraités, d'artisans, de gens qui bossent,
qui
n'en peuvent plus d'être taxés.
Et
le vrai mouvement gilet jaune qui continue en France, partout dans le pays, je les ai encore rencontrés samedi dans l'Aisne, ce sont des gens travailleurs, pacifiques, sincères. Et il y a une immense propagande, manipulation
du gouvernement. Non mais les violences elles sont réelles, il y a eu des permanences d'élus de la majorité vandalisés,
il y a eu un incendie,
il
y
a
eu
un noyau dans ce mouvement qui s'est radicalisé.
Qu'est-ce que ça dit que l'état de notre
démocratie
? Il y a un noyau,
pas obligatoirement des gilets jaunes, je vais vous dire, j'ai demandé, parce que là moi je ne céderai pas là-dessus, je ne laisserai pas déconsidérer, amalgamer, salir des millions de Français qui sont encore 68% d'après un dernier
scandale. Attendez, attendez, je
finis.
Non, non,
parce que c'est trop grave ce qui se passe depuis quelques semaines en France.
Je
ne
sais
plus très bien si on est en démocratie. Ce qui se passe en France est gravissime. Vous
trouvez-vous en
démocratie ?
Non, je pense qu'il y
a
une très grave tendance d'Emmanuel Macron à sortir de la démocratie. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il vous
fait ?
Je
vais vous dire pourquoi.
Et je le raconte dans mon livre d'ailleurs. Et j'argumente. Parce qu'il y a eu un mouvement social très profond
de
gens qui n'avaient pas l'habitude de manifester.
Ce
ne
sont
pas les manifestants habituels, CGT, gauchistes, etc. Vraiment, il faut y aller voir sur les ronds-points quand vous avez des retraités de 75 ans exploitants agricoles avec 300 euros de retraite qui sont sur un rond-point sous la pluie et le froid pendant des mois. Ça n'a rien à voir avec les petits casseurs des Champs-Elysées. Et
quand
on sait que la police, sous l'instruction du gouvernement, a laissé les casseurs au milieu des gilets jaunes,
a
laissé les caméras de télévision filmer ça pour faire peur aux Français, pour déconsidérer un mouvement, je demande une commission d'enquête parlementaire.
Et
un jour, vous verrez que la vérité viendra. Alors, bien sûr qu'il y
a
des mouvements de violence. Et c'est pourquoi d'ailleurs j'ai supplié le président de
la
République
de
ne pas laisser pourrir le mouvement, de prendre des décisions parce que ce n
'est
pas sain que tous les samedis, ça recommence. Ça nuit à l'activité
du commerce. Mais là, il y a un grand
débat. Mais
le grand
débat... Vous dites que
c'est
de la mise en scène.
Complète.
Est-ce qu'il n
'y a pas une forme de courage, il n'y a pas
une forme de panache quand même d'aller au contact des
Français,
au contact des Français et
de ses contradictoires
? Mais attendez, moi j'attends les résultats.
En
fait, le grand débat,
ça
a été fait pour noyer le poisson.
Et
je remarque
qu
'il faut des mesures maintenant. Et je les attends.
Alors lesquelles vous
attendez ? Je
vais vous donner deux exemples. La réindexation des pensions de retraite. 15 millions de retraités. Même ceux qui
ont
une retraite de 500 euros voient leur retraite, leur pouvoir d'achat diminuer chaque année de 2%.
Ça
ne s'est jamais vu sous la République. Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun gouvernement n'a fait ça. C'est de la spoliation. Ça, il n'y
avait
pas besoin d'un grand débat pour que le gouvernement dise on réindexe les pensions de retraite sur l'inflation comme dans tous les pays du monde, en Allemagne, partout. Deuxième mesure, le référendum d'initiative citoyenne. Rendre la parole au peuple. Arrêter avec la confiscation du pouvoir. Aérer la Ve République. Troisième mesure, les territoires. Relancer les services publics dans nos territoires. Éviter que le monde rural crève.
Et
nous sommes le seul parti à debout la France
à
avoir présenté, pour financer ça bien sûr, des économies budgétaires. Arrêter les gaspillages. Donc,
moi
j'ai pris mes responsabilités. Je n
'ai
jamais appelé à la violence. Je demandais des manifestations pacifiques. Et le dimanche, pour ne pas gêner les commerçants. Et je demande,
et
j'ai demandé au pouvoir, le général de Gaulle et Georges Pompidou,
ils
n'ont pas attendu quatre mois.
Au
bout d'un mois, il y
a
eu un grenelle social. Ils ont pris à bras le corps les problèmes. Ils n'ont pas fait de la communication.
Le
pays est malade. Le pays est divisé. J'ai intitulé d'ailleurs un chapitre, la France en miettes. Éclaté.
Et
le pouvoir,
et
c'est ça que je n'aime pas chez le président de la République,
je
vous parle franchement, c'est que le pouvoir joue de ses divisions, les alimente, par les petites phrases, par... En fait, il divise les Français pour régner. Or, pour moi, un président de la République doit rassembler les Français. Voilà.
Très
bien. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Nous marquons une première pause dans cette édition de Face aux Chrétiens et nous nous retrouvons dans un court instant.
A
tout de suite. Retour sur le plateau de KTO pour Face aux Chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Il est interrogé dans cette deuxième partie de Face aux Chrétiens par Jean-Baptiste François Delacroix.
Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Vous l'avez dit tout à l'heure, vous avez évoqué les sondages. Vous êtes donné entre 5 et 6 %, ce qui vous laisse espérer un ou voire deux sièges, voire un peu plus. Et la question se pose puisque au Parlement européen, c'est comme ça, pour former un groupe qu'il faut 25 euros députés et encore plus pour avoir une majorité alors qu'il y a 705 sièges. Alors avec qui allez-vous siéger puisque vous l'avez rappelé, vous allez siéger personnellement. Tendrez-vous par exemple à des personnalités comme Victor Orban ?
Alors d
'abord,
encore
une fois, nous sommes plutôt entre 5 et 8 %, ce qui représente quasiment 5 à 8 sièges. Et je pense qu'on peut avoir une dizaine de sièges,
ce
qui serait très positif. Et alors, avec qui je siégerais ? Justement, j'ai la franchise.
On
a réuni à Paris 24 nationalités, le groupe ECR, Européenne Réformiste,
ce
sont des,
j
'allais dire, des euro-réalistes, alors certains diront des euro-sceptiques, mais modérés. Ils gouvernent en Pologne, en Finlande et dans d'autres pays, en République tchèque. Ce sont actuellement des députés, le troisième groupe de l'Assemblée, quand même, qui ont une vision de bon sens de l'Europe. Ils veulent, on n
'est
pas d'accord sur tout, bien sûr, comme toujours dans tous les groupes européens,
puisque
les nationalités sont différentes. Mais
ils
ont une idée très précise, ils veulent
qu
'on revienne vers les nations, qu'on rende des compétences aux nations, qu'on arrête la bureaucratie, qu
'il
y
ait
plus de liberté, et puis qu'on concentre quelques actions beaucoup plus intenses sur les domaines d'urgence. Voilà, Orban.
J
'ai été en Hongrie, j'ai rencontré le conseiller Europe de M. Orban, je rencontrerai Victor Orban bientôt, j'ai rencontré le ministre de la Justice, le vice-premier ministre, et il est évident
que
je souhaite
que
le parti de M. Orban, le Fides, puisse rejoindre ce groupe ECR, comme je souhaite que d'autres, le forum de la démocratie en Hollande, qui sont encore une fois des eurosceptiques modérés, pas extrémistes.
Quelle position tiendrez-vous sur le rapport à l'État de droit, à la séparation des pouvoirs, à la liberté médiatique ? Nous sommes
journalistes. Mais il y a plus de
liberté médiatique en Hongrie et en Pologne qu'en France. Donc il faut arrêter avec cette espèce de salissure incroyable sur le régime d'Orban. Il y a des télévisions très dures contre Orban, je peux vous dire, très dures contre Orban.
Vous
réfutez les dérives autoritaires
? Mais il n'y a
aucune dérive.
C
'est une invention absolument délirante parce que simplement, Victor Orban, la Pologne, veulent défendre leur identité. Vous savez, quand j'ai vu le vice-premier ministre de Hongrie, il m
'a
dit pourquoi on ne comprend pas. Il m'a montré la colline en face, on était à Budapest.
Il
m
'a
dit, vous voyez, en face, les Turcs sont restés trois siècles. Et on a été massacrés.
Et
donc, pour nous, la chrétienté, c'est important. Pour nous, on comprend la tolérance, mais on ne veut pas subir ce que vous subissez. Et on estime qu'on a à défendre notre identité, nos valeurs chrétiennes.
Et
pour ça, on nous traite de fasciste. C'est le monde à l'envers.
C
'est le monde à l'envers. Donc, simplement, d'ailleurs, Victor Orban, que je sache, a été réélu très largement, à trois reprises. C'est comme en Italie, où je vois le président de la République insulter le premier ministre italien et M. Salvini, qui ont 70% de popularité, alors qu'en France, il
y
a 70% des Français qui sont hostiles à M. Macron. Donc, c'est le monde à l'envers. Encore une fois, je ne suis pas d'accord avec Orban sur tout.
Sur
quoi, vous n'êtes pas d'accord ? Par exemple, sur la manière dont, sur certains points, sur la liberté économique, je pense qu'il faut une régulation plus importante. Sur les traités de libre-échange, nous pensons à nous, Français, que c'est la tradition française, c'est
-à-dire
que c
'est
dans tous les groupes, qu'il faut éviter le CETA, les traités de libre-échange, déloyaux. Donc, là, il y
a
des nuances entre les parties, mais c'est normal. En revanche, je pense qu'on prend l'Europe telle qu'elle l'est. D'ailleurs, c'est très paradoxal quand on y réfléchit, parce qu'Emmanuel Macron, ce qui n'était pas le cas de François Hollande ni de Nicolas Sarkozy, on a le premier président de la République quand même
qui
nous fâche, qui fâche la France avec tous ses voisins
et
qui se dit européen et qui passe sa vie à insulter ses voisins. La Hongrie est différente de la France, il faut la respecter comme elle l'est. On ne
va
pas changer la Hongrie. L'Italie est différente, ça ne
veut
pas dire que
je
suis d'accord avec tout ce que fait M. Salvini, mais qu'importe. L'enjeu, c'est quoi
? Il
faut revenir quand même à l'enjeu du XXIe siècle. C'est qu'aujourd'hui, vous avez les États-Unis
et
la Chine
qui
sont en train d'investir des dizaines de milliards
dans
les nouvelles technologies, dans le numérique, dans l'énergie de l'avenir, qui sont en train de dominer le monde
et
l'Afrique notamment. Et l'Europe est aux abonnés absents.
Et
l'Europe s'occupe d'avoir la courgette et la pomme qui a la même taille et ne s'occupe pas de bâtir des industries numériques de demain.
Et Emmanuel Macron
vient d'écrire à tous les citoyens européens, ils proposent justement une Europe qui protège et qui reprenne l'offensive sur un certain nombre de domaines dont l'économie, dont l
'industrie. Vous êtes d'accord avec lui ?
Le slogan est très bien l'Europe qui protège. Tous, j'ai retrouvé les professions de foie de 2014, des républicains, de l'UMP notamment. L'Europe qui protège. Tout le monde est pour l'Europe qui protège.
Mais
le problème, les Français sont quand même plus intelligents que cela. La question, ce n
'est
pas de dire l'Europe qui protège. On est tous d'accord. Vous voulez qu'il fasse beau ? Oui, on veut qu
'il
fasse beau et qu
'il
ne pleuve pas. La question, c'est comment on a l'Europe qui protège ? Et là, le problème,
c
'est qu'en fait, la lettre d'Emmanuel Macron, elle est complètement creuse quand on la lit parce qu'il ne donne pas les voies et les moyens de protéger l'Europe. Et au contraire,
il
veut continuer dans une démarche supranationale d'unification de tout. Cela ne marche pas. Est-ce que vous savez, les auditeurs sont amusés d'écouter cela,
que
le règlement sur les pommes, les pommiers, il y a 16 pages
de
l'Union Européenne de règlement sur les pommes. Il y a 220 pages sur les fruits et légumes. Aujourd'hui, on interdit à un agriculteur un nombre de trucs incroyables. Il y a des centaines de pages, des milliers de pages, des
dizaines de milliers de pages de normes
qui ne servent à rien. Et au même moment, au même moment, on a une industrie numérique, les fameux GAFAM, qui s'emparent du monde, qui contrôlent nos vies privées, et on a l'intelligence artificielle qui va fabriquer un être humain en Chine. On est en train de fabriquer un être humain en Chine au mépris de toutes les règles éthiques.
Oui, ils en sont loin encore.
Ils en sont loin. Il y a un vrai danger. Non, non, mais attention.
Le transhumanisme, ce n
'est
pas une vue de l'esprit. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'est-ce que l'Europe et les pays européens vont arrêter leur verbiage, il faut l'Europe qui protège, alors qu'ils font l'inverse. Et est-ce qu'il ne faut pas remettre à plat les choses, redonner de la liberté ? Il y
a
plus de liberté pour la Californie aux Etats-Unis dans un État fédéral que pour la France aujourd'hui dans l'Union européenne. C'est absurde.
Quel est-ce que vous pensez
du Brexit ? Parce que c'est le discours qu'on entendait aussi, le retour au souverainisme, aux nations. Et aujourd'hui, on voit bien dans quelle impasse on se trouve. C'est extrêmement compliqué parce que aussi, le projet avait été mal ficelé au départ. Eh bien, c'est très intéressant.
Je vais vous dire ce que je pense sur le Brexit.
Si
l'Union européenne
avait
écouté le référendum français
de
2005,
le
non français, le non hollandais,
si
l'Union européenne avait remarqué qu'à chaque fois qu'il y avait un vote,
à
chaque fois qu'il y
a
eu un vote, un référendum,
les
gens ont voté contre,
l
'Union européenne.
L'Union européenne
se serait réformée et aurait répondu aux demandes de M. Cameron, sur le conservateur britannique qui, avant le lancement du référendum sur le Brexit, aurait répondu sur l'immigration, aurait répondu sur la concurrence déloyale.
Et
il n
'y
aurait pas eu le Brexit. Donc, attendez, j'insiste là-dessus parce qu'aujourd'hui, on refait l'histoire.
C
'est parce que l'Union européenne a été incapable de prendre en compte les demandes des Britanniques
que
les Britanniques ont voté le Brexit. Premier point. Deuxième point.
Ils
ont voté.
Alors
là, c'est la France.
C
'est la mentalité française. Les peuples, on s'assoit dessus. Ils ont voté. Ils ont voulu sortir.
Quel
est l'enjeu
? Ce
n
'est
pas de les punir et de nous punir ce faisant.
N
'oublions pas que nous sommes le pays, la France,
le
seul pays avec lequel on a un excédent commercial,
c
'est-à-dire qui rapporte à la France,
c
'est l'Angleterre. Donc, est-ce qu'on a intérêt à punir les Britanniques
et
à créer la crise ? Non. On a intérêt
à
créer une relation avec les Britanniques
qui
est d'ailleurs le seul à partager notre défense nucléaire d'une certaine façon, c'est-à-dire on a des liens de défense très étroits.
On
a intérêt à
ce
que le Brexit réussisse et à inventer une relation comme avec la Norvège, comme avec la Suisse, qui soit souple et amicale. Donc, on a des dingues à Bruxelles, des dingues qui sont en train de précipiter
le
continent dans des crispations, des crises, des ressentiments. Est-ce que vous croyez
? Ma question était plutôt sur la suite.
La suite,
il faut apaiser les choses. Ça
veut dire quoi ? Par exemple,
vous supprimez la Commission européenne.
Donc,
quel délai ?
Oui, le plus vite possible. Je dis, alors, deux choses. Le programme que je propose, c'est deux choses.
c
'est qu'on réduit la Commission européenne, on la supprime, on crée un secrétariat général, ce que voulaient le
général
de Gaulle et Adenauer, d'ailleurs. Un secrétariat général à léger.
On
renvoie aux nations 80% des normes, la subsidiarité, la subsidiarité qui était dans les textes des pères fondateurs. Ne l'oublions pas. Donc, on renvoie aux nations la subsidiarité. J'ai un exemple. Soit qu'on crée des pompiers. Est-ce que vous savez qu'il y
a
eu une directive européenne
pour
empêcher le volontariat des pompiers ? Et enfin,
les salariés leur
imposer
le droit du travail
habituel.
Est-ce
qu'il y
a
un pompier ? Non, mais c'est très intéressant. Attendez, je voudrais que nos auditeurs comprennent. Les Suédois
remercient les pompiers français qui sont allés éteindre leur
faute forêt. Oui, mais
ça, on est d'accord. C'est la coopération.
Est-ce qu'un pompier italien va concurrencer un pompier français ? Jamais, c'est un service public. Pourquoi avoir imaginé des normes communes sur tous les sujets là où ça ne sert à rien ? En revanche,
Et
c'est là où je suis caricaturé. Je propose des agences à la place d'une commission. Des agences à l'américaine, c'est-à
-dire une agence. Il y a déjà
eu plus d'une vingtaine d
'agences. Oui,
mais comme l'agence spatiale européenne. On pourrait avoir l'agence européenne contre le cancer.
Qui
ferait quoi
? Qui
serait une agence légère
qui
coordonnerait
la
volonté de pays libres qui déciderait de mettre en commun leurs moyens de lutte contre le cancer.
Cela existe
dans le
cadre de la coopération structurée. Mais ce n
'est
pas mis en place.
C'est permis.
Il y
a
des projets de coopération. Le parquet européen, par exemple. Non,
c
'est autre chose. Excusez-moi. C'est un
type de
coopération. Non. Le parquet européen, c'est un truc obligatoire, général,
Tous les États n'y participent
pas. D'accord. Il y
a
la possibilité de coopération renforcée à neuf pays. Ce n
'est
pas ça que je veux. Je veux un changement radical. On a
renvoyé
aux nations le contrôle de leurs frontières, le contrôle de leurs lois, le contrôle de leurs budgets. On arrête avec ces milliers de pages de normes. Et on crée. On garde le marché unique. On essaye d'avoir une harmonisation fiscale et sociale. Je vous en parlerai. Et deuxième point, on crée
des agences... Vous n'êtes pas sous la
fiscalité. Attendez, je reviens. Des agences... On revient parce que c'est compliqué. Des agences par thème
ont
choisi
les
20 sujets
qui
décideront de la hiérarchie des nations
et
des continents.
Le
numérique, le panneau solaire de l'avenir, la lutte contre le cancer, la lutte contre Alzheimer, le bassin méditerranéen, le développement de l'Afrique. Ces 20 sujets qui vont déterminer si l'Europe sera un continent esclave du monde ou un continent
pesant
dans le monde.
Et sur ces 20 sujets... Que partage-t-on et que... Qu'est-ce qu'on ne partage pas ? L
'Europe de la défense, par exemple. Est-ce qu'il faut le faire ensemble ou pas ? Mais non.
Il faut faire l'Europe de l'armement entre les pays volontaires.
Il
n
'y aura
peut-être que 2 ou 3 pays qui travailleront ensemble et qui réussiront un programme de l'armement. À 28 pays... Est-ce que vous avez essayé quand vous étiez dans une classe... Vous avez été élève dans une classe. Quand
vous étiez petit. Oui, un
petit...
Et vous avez des enfants.
Et vous avez des enfants. Est-ce que vous avez connu un exposé réussi dans une classe à 28 élèves
?
Revenez
me voir.
Ça ne marche pas. Une dernière
question de Jean-Baptiste François
sur la
fiscalité.
Oui, c'est pour moi un paradoxe puisque effectivement vous voulez rendre leur souveraineté au pays. Et en matière de fiscalité, là vous dites il faut des règles européennes. Et là c'est le contre-pied de tout ce que vous proposez. Alors même qu'aujourd'hui justement les Etats sont maîtres de
leur fiscalité. Et ça veut
bien
dire que je ne
suis
pas idéologue.
Qu
'est-ce que je dis sur la fiscalité ? Pareil, souplesse.
Je
dis simplement
que
quand on a fait le marché unique,
on
a ouvert le marché sans prendre en compte qu'on l'avait élargi à 28 pays
et
que ce qui était possible à 6 pays
qui ont
le même niveau social, fiscal, grosso modo, même s'il y
a
des différences, mais quand même assez proches, était une folie à 28 pays avec par exemple la Bulgarie qui a un SMIC à 200 euros. Donc justement ce que je dis cher monsieur, je dis oui qu'il faut comprendre qu'il faut que le marché unique, la liberté des échanges
soit
accolée, liée
à
un minimum d'un tunnel, c'est-à
-dire
d'un tunnel social et fiscal, c'est-à-dire j'accepte d'ouvrir le marché français
si
le Luxembourg, l'Irlande ou les Pays-Bas acceptent un minimum de fiscalité. On ne peut pas accepter de jouer un match de foot sans arbitre. Et c'est là où je dis qu'on a accepté un marché unique sans contrainte minimum fiscale et sociale. Donc je ne suis pas un anti-européen forcené. Au contraire. Vous
gardez le marché
unique alors ? Je veux bien sûr le marché unique sous condition. Par exemple,
je
prends un exemple,
plus de relation
avec le Luxembourg bancaire
si
le Luxembourg ne met pas fin à son dumping fiscal.
Et
je peux vous dire que le Luxembourg qui a 500 000 habitants cèdera face à la France et à l'Allemagne quand on a 140 à eux deux.
Ou
même plus, 150.
Merci Jean-Baptiste François. Nous marquons une première pause dans cette émission, une deuxième pause dans cette édition de Face aux Chrétiens et nous nous retrouverons dans un court instant avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan. Merci, à tout de suite. Retour sur le plateau de KTO pour la dernière partie de Face aux Chrétiens avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Il est interrogé dans cette dernière partie par Alain Baron de Radio Notre-Dame.
Monsieur Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur Baron. Et donc, effectivement, il y a un sujet aussi que l'Europe maîtrise plutôt mal, c'est la politique migratoire
qui
est un drame. D'abord un drame humain mais aussi, bien évidemment, on voit que depuis plusieurs années, l'Europe a du mal à trouver la bonne réponse. C'est quoi la bonne réponse pour vous
?
D'abord, je crois que l'Europe a du mal à trouver la bonne réponse parce qu'elle n'a pas compris
l
'origine du mal comme un mauvais médecin mais le mauvais médicament qui ne soigne pas le malade. Trois points qui me paraissent fondamentaux. Premier point, l'Afrique. L'Afrique, l'Afrique, l'Afrique. J'ai été quand même l'un des rares candidats à la présidentielle sans prétention, avoir écrit des livres, des chapitres sur l'Afrique. J'ai essayé d'en parler à toutes les émissions à la présidentielle. Ça n'intéressait personne. Doublement de la population d'Afrique.
On
va passer à 2 milliards en 30 ans.
Je
veux dire, on a une bombe à nos portes et c'est le néant. On a quand même réussi, la Banque Centrale Européenne a mis des centaines de milliards d'euros pour sauver les banques. Centaines de milliards d'euros. Et on n'est pas fichu de créer une aide au développement qui fonctionne, d'arrêter le libre-échange dévastateur qui tue l'agriculture africaine. Bon, c'est une de mes passions. Ça n'intéresse en général à aucune émission. J'aimerais un jour...
Ça
intéresse beaucoup les chrétiens, l'Afrique. Notamment, le pape a pas mal de prises de positions
qui sont fortes sur la question des
migrants.
Je le sais, mais le problème des positions qui sont prises, ce sont des positions tout à fait nobles et c'est normal venant du pape, j'allais dire, d'humanité. Mais il
y a
un moment où il faut aussi des positions de mécaniciens pour voir qu'est-ce qui n
'a
pas marché dans l'Afrique, qu'est-ce qui pourrait marcher, comment on pourrait le faire. Et je suis convaincu qu'il
y a
des pistes. François Guillot, mon ancien ministre de l'agriculture de Jacques Chirac, qui me soutient, a beaucoup écrit un livre magnifique sur l'agriculture africaine car si on ne fixe pas les agriculteurs africains sur leur sol, on nourrit les bidonvilles et c'est l'immigration tragique. Bon, premier point. Là, rien. Et là, il
y a
un projet européen à faire. Et là, moi, j'aimerais que l'Europe, mais même à 4 ou 5 pays, on s'y mette. C'est tellement plus important que tout le reste. Bon, deuxième point. Confusion, frontière européenne,
en
supprimant les frontières nationales, sans mettre de frontières européennes, on allait régler le problème.
Et
la lettre d'Emmanuel Macron est très intéressante, comme la position de M. Bellamy, puisqu'ils disent la même chose tous les deux.
Ils
disent tous les deux,
on
ne reviendra pas aux frontières nationales, il faut faire des frontières européennes.
Sauf que
c'est impossible.
Que
ça fait 20 ans qu
'on
nous dit ça.
Et
que ça ne peut pas marcher. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que, sauf à mettre un mur aux frontières de l'Europe gigantesques qu
'on
ne peut pas financer
et
qu
'on
ne fera pas,
la
Grèce, et je connais bien ce pays, la Bulgarie,
la
Roumanie, n'ont aucun intérêt à contrôler leurs frontières.
D
'abord, ils ne le peuvent pas financièrement, ils ne le peuvent pas matériellement et surtout, ils ne le veulent pas. Pourquoi
? Parce
que les migrants qui arrivent chez eux ne font que passer
et
ne s'arrêteront jamais chez eux.
Et
ils passent où ? En Allemagne, en France, là où il y
a
des systèmes sociaux et un peu de travail. Donc, ça veut dire que le système qui a été créé, européen, on pourrait déverser des dizaines de milliards,
ne marche
pas, ne peut pas marcher. Ce système de passage de migrants, vous avez juste à dire que c'est une rente, c'est un business
pour ces pays-là, ça leur apporte
? Et
je vais même
plus loin et je vais vous choquer. Le système même de l'Union européenne est favorable à ça. Le commissaire européen aux migrations, qui est un grec, je n
'ai
plus son nom en mémoire, vous regarderez, le 7 mars 2017,
je
crois, enfin vous retrouverez, c'est 2017 ou 2016 ou 2018, 2017 je crois, a écrit dans la tribune de Genève, il a écrit, il a dit, il faut 6 millions de migrants dans les années à venir
pour
nourrir l'industrie. Donc, c'est une gigantesque exploitation humaine voulue par l'Union européenne, acceptée par les industriels, alors qu'il
y a
tant de millions de chômeurs dans notre pays qui viennent d'ailleurs aussi issu de l'immigration entre nous, puisque le taux de chômage de l'immigration en France est considérable. Donc,
ce
que je veux dire,
c
'est que si on ne comprend pas qu'il faut d'un côté aider l'Afrique, de l'autre, avoir des frontières nationales, car chaque État doit être responsable. Si on avait des frontières nationales, les Grecs et les Bulgares seraient
qu
'ils seraient bloqués à la sortie de chez eux et donc contrôleraient leurs propres frontières. Il faut responsabiliser chaque nation
et
il faut que l'Europe, au lieu de vouloir contrôler ce qu'elle ne peut pas contrôler, se concentre sur, bien sûr, le sauvetage humanitaire en Méditerranée, mais surtout, des accords de réadmission pour permettre casser les filières, casser les mafias et développer la Méditerranée, le bassin Méditerranée sud, le nord de l'Afrique
et
puis bien sûr l'Afrique.
Et
voyez que là, on est exactement dans un débat où on n'aborde jamais le fond des choses et on est dans les postures. Alors la posture humanitaire, c'est tellement facile d'avoir l'air généreux et puis la posture dehors.
Donc on supprime Schengen
totalement
? Oui, Schengen n'a jamais marché, ne marchera jamais. Oui. Et c'est ma différence avec M. Bellamy, républicain.
C
'est que les républicains passent leur vie à dire il faut revoir Schengen
comme
maintenant M. Macron. D'ailleurs, c'est marrant parce que leur programme est très et très le même. D'ailleurs, M. Raffarin soutient M. Macron. M. Wauquiez dit que pourquoi M. Raffarin soutient M. Macron parce que notre liste, M. Bellamy, dit la même chose. Alors pourquoi à
ce
moment-là, ils font deux listes ? Donc, en fait, M. Bellamy, républicain comme M. Macron
ne
veulent pas revenir aux frontières nationales.
Pour
moi, c'est la seule solution. Mais, attention, à la différence du Front National,
je
pense que ça ne suffira pas. C'est-à-dire que moi, je ne suis pas pour le seul retour aux frontières nationales.
Je
pense qu'il faut Frontières Nationales, Coopération Européenne
et
Développement de l'Afrique.
Et c
'est cette triple coque, si je puis dire, qui permettra d'éviter les mafias et cette misère humaine.
Marine Le Pen était l'invité il y a 15 jours ici de l'émission face aux chrétiens.
Elle
disait la même chose que vous. Elle disait effectivement il faut des frontières nationales et elle assistait également sur le... Je ne
vois
pas la différence entre les propositions
de Marine Le Pen et les vôtres. Je suis là-dessus.
Non, la seule différence, la seule nuance, mais c'est une nuance, c'est qu'elle dit zéro immigration. Moi, j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas dire aux Français zéro immigration si on ne pouvait pas le tenir. Et je pense qu'entre
les
400 000 migrants qu'on a cette année, 400 000 2018, jamais vu ça en France, 280 000 légaux
et
120 000 demandeurs d'asile.
400
000, c'est la ville de Nice. Notre pays n'a pas les moyens financiers, j'allais dire sociétaux,
d
'accueillir 400 000 migrants qui n'ont pas notre culture, pas notre éducation, pas notre fonctionnement. Et simplement, la seule nuance avec Marine Le Pen, et ce n'est qu'une nuance, c'est que le Front National a toujours dit zéro migrant. Moi, j'ai toujours dit il faut revenir à un étiage raisonnable et si on promettait zéro migrant aujourd'hui, on ne pourrait pas le tenir demain. Donc, je pense que si on divisait par 4
et
qu'on revenait
à
une entrée régulée, maîtrisée par des quotas d'environ 100 000, dont 50 000 étudiants, un tout petit peu,
on
arriverait à désamorcer la bombe qui est devant nous, plus l'assimilation républicaine, plus l'expulsion des mosquées salafistes, et on arriverait à un programme crédible.
Alors,
précisément, vous parlez des salafistes, il y
a
une menace qui est latente depuis longtemps en France et aussi en Europe. Est-ce qu'on peut aller plus loin dans cette lutte contre...
Mais bien sûr. Mais comment ? Mais comment ? Tout simplement en fermant les mosquées salafistes.
Mais
est-ce qu'on va continuer longtemps ainsi
? Première
mesure, expulsion des délinquants étrangers à la fin de leur peine.
Nous
sommes le seul pays au monde, M. Sarkozy qui avait fait ça, c'est incompréhensible. Nous sommes le seul pays au monde, un des seuls pays au monde qui garde sur son sol des délinquants étrangers une fois qu'ils ont purgé leur peine. Avec déchéance de la nationalité aussi. D'échéance de nationalité pour les djihadistes et les criminels de guerre. Et là, il
y
a une confusion. J'ai un désaccord total, mais vraiment, je suis outré par les paroles de M. Castaner. M. Castaner nous dit que les djihadistes sont français. Non.
Ce
sont des criminels de guerre. Quand il y
a
eu des français qui sont devenus nazis, ils n'étaient plus français.
Donc on fait des apatrides.
Est-ce que le droit international interdit ? Non, deux
choses. Vous avez raison de poser la question. Les binationaux, il y a beaucoup de binationaux.
On
peut déchoir de la nationalité tout de suite. Déjà, ça en enlèvera une grande partie. Et deuxièmement, pour ceux qui ne sont que français, on ne peut pas créer des apatrides. Donc j'ai la solution. C'est soit le jugement sur place en Irak et en Syrie,
et
c'est pourquoi il faut retrouver nos relations diplomatiques avec la Syrie, soit les Kerguelen, ce que j'avais prévu, c'est-à-dire l'isolement sur un territoire éloigné, sous contrôle judiciaire, d'un centre, et la condamnation à 30 ans de prison, c'est-à-dire l'application de l'article du code pénal
pour
haute trahison avec l'ennemi qui n'est pas appliqué par nos procureurs.
Donc
je demande au gouvernement
de
donner instruction au procureur de la République pour appliquer la loi,
le
code pénal.
Des
gens qui ont
tué
sur notre sol,
sont
mis dans des prisons, 4 étoiles, ont des salles de sport, enfin c'est surréaliste, et vont sortir de prison dans moins de 10 ans.
Alors
qu'on aurait pu appliquer l'article d'intelligence avec l'ennemi, complicité, criminel de guerre. Donc la vraie question, et moi je vous le dis très clairement, est-ce que la France a encore envie de se défendre
? Est
-ce que notre pays a encore la capacité à résister à des tueurs ?
Mais certains professionnels du monde carcéral disent eux-mêmes, attention, ne créerons pas ces espèces de regroupements de djihadistes, on va créer des poudriers, on va créer au contraire des... Mais ils ont raison,
isolement, isolement,
Kerguelen,
c'était
le ban du Cayenne à une époque. Je ne veux pas restituer le ban du Cayenne dans son inhumanité, qui a été une monstruosité de l'époque, mais je veux dire que ceux qui voulaient abattre la République, abattre la France, étaient expulsés de France et purgeaient leur peine. Donc je veux dire, attendez, ce sont des gens qui ont tué quand même plus de 250 Français.
C
'est une organisation de criminels de guerre qui ont torturé en Irak des gamins de 10 ans abattaient, tiraient, on leur a pris à des gamins de 10 ans à tirer, à tuer,
et
on va reprendre ça sur le sol français comme si de rien n'était, en s'apitoyant,
mais
moi je m'apitoie sur les victimes du Bataclan et leurs enfants.
Et ces mesures que vous préconisez pour la France, est-ce que l'Europe pourrait les adopter de la même
façon ? Mais non,
mais ne cherchons pas chaque nation à son mode de fonctionnement, mais pourquoi vouloir tout uniformiser ? Non, c'est une question. Non, mais moi je vous le dis. Arrêtons l'Europe, l'Europe, l'Europe, comme disait le général de Gaulle, mais laissons chaque pays faire. L'Angleterre de Mme Theresa May, elle a dit qu'elle allait créer des apatrides.
Ils
n'étaient plus anglais
et
qu'elle ne les voyait plus vivants.
C
'est l'Angleterre
? L
'Angleterre se défend. Laissons les nations vivre avec leur propre respiration.
Ce
que je veux vous expliquer et ce dont j'aimerais convaincre les Français,
c
'est qu'on peut être un bon Européen et qu'au contraire, on sauvera l'Europe si on laisse les nations vivre avec leur culture, leur identité. Et si en revanche, on met en commun nos forces sur les défis
?
Alors en revanche,
mais
ça a déjà été fait, c'est positif. Travaillons ensemble avec les services de renseignement européens, mais on échange aussi avec les services de renseignement marocains. Et on a subi beaucoup d'attentats parce qu'on a eu le grand tort de rompre avec la Syrie de Assad.
Et
si on avait continué à travailler avec les services secrets syriens, je pense qu'on aurait peut-être déjoué certains attentats.
Alain Barron. Oui,
la France, comme l'Europe toujours, a un problème d'industrie, de son industrie. Comment, qu'est-ce que vous préconisez concrètement pour réindustrialiser la France, voire l'Europe ?
D'abord, attendez, excusez-moi, l'Europe n'a pas de problème d'industrie. L'Allemagne a conservé une industrie très puissante parce qu'elle est protectionniste dans l'âme.
L
'Italie a une industrie supérieure à la nôtre.
Et nous,
on a tout laissé tomber.
Je
faisais référence à l'Europe du rail qui ne
va
pas se faire finalement. Oui, mais l'Europe du rail, Siemens va très bien et Alstom vont très bien. Donc, l'enjeu, ce n
'est
pas ça. L'enjeu, c'est la France qui a abandonné son industrie. Pourquoi ? Parce que les charges sont trop élevées, il faut quand même être honnête. Il faut baisser les charges quand on produit en France parce qu'on n'a pas de volontarisme industriel comme on l'avait sous Pompidou, de Gaulle et Giscard qui défendaient leurs fleurons comme les Allemands défendent leurs fleurons. Et je peux vous dire qu'en Allemagne, une région, un lander, n'achète pas un train étranger et achète un train Siemens, je peux vous le dire, et ne respecte aucune règle européenne de libre-échange. C'est-à-dire que les Allemands savent défendre leur industrie. C'est tout.
Et nos hommes politiques français sont laxistes, ont tout abandonné. Donc, baisser les charges sur les entreprises qui produisent en France. J'avais proposé une mesure révolutionnaire à la présidentielle qui était la division par deux
de
l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France. Système d'amortissement, ce qu'a fait Trump, ce que font certains États américains, je m'étais inspiré de ça, ça a permis de relocaliser.
Il
faut relocaliser un million d'emplois. Il faut que ce soit plus intéressant pour un chef d'entreprise
de
produire en France que d'aller délocaliser en Slovaquie.
Et
il faut arrêter, pardonnez-moi là aussi, de subventionner l'industrie de nos voisins. C'est pourquoi je veux rapatrier les 11 milliards que nous donnons chaque année à l'Union européenne.
Je
veux faire maigrir l'Union européenne. Et nous allons donner, en tout cas moi, je propose qu'on ne donne que 2 milliards par an net
à
cette organisation.
Ce
que donnait Jacques Chirac et ce qu'on était moins européen sous Jacques Chirac, je ne crois pas. Et les 9 milliards qu'on rapatrie,
on
les donnera aux retraités français au bas salaire pour que le pouvoir d'achat soit renforcé. Assez de subventionner nos concurrents. On subventionne les pays
qui
prennent nos usines.
On
est complètement à ma boule. Vous dites un peu
comme Mme Thatcher. Oui,
My Money Back. Voilà, My
Money Back. Oui,
parce que les Français n'en peuvent plus. Les retraites français sont épouvantablement basses. Les salaires français sont trop bas. Les gens ne peuvent plus vivre avec un SMIC. Et il y a 2 solutions. Soit vous continuez à gaspiller l'argent public sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, sur l'Union européenne, sur la fraude à la carte vitale. Soit vous reprenez cet argent, 32 milliards, on a détaillé dans notre document, vous pouvez aller voir sur Internet, 32 milliards d'économies que je redistribue à ceux qui bossent
ou
qui ont bossé comme nos retraités.
J
'ai encore vu dans l'Aisne une retraitée 46 ans de travail, 850 euros de retraite. 850 euros, 46 ans de travail. Et qui voit les gaspillages
partout. Mais
enfin, attendez, est-ce que vous croyez qu'on peut continuer avec tant d'injustice et M. Carlos Ghosn qu'on plaint à longueur de journée
qui
s
'est
empauché des millions d'euros
alors
que ses ouvriers ont dû faire des efforts ?
Ce
monde est irrespirable pour une grande majorité de, pas seulement de Français, dans tous les pays d'Europe.
Alors, on
va parler, pour conclure cette émission, Nicolas Dupont-Aignan, on va faire comme je ferai avec tous les candidats qui viendront ici dans cette émission. Vous avez une minute pour parler justement de ce monde respirable que vous souhaitez. Quelle est votre proposition aux auditeurs des radios chrétiennes ? Moi,
ma proposition est très
simple. Je crois à un patriotisme humaniste. Je suis gaulliste, gaulliste social, j'ai toujours été, jamais changé. Je me suis engagé à 13 ans pour Chabon Delmas comme gamin. Je n
'ai
jamais changé d'idée. Je crois
que
les conquêtes sociales
qui
ont été faites en France, les conquêtes de liberté, liberté d'expression, etc. ne sont valables
que
si on a une nation
qui
se défend,
qui
se protège. C'est l'ordre juste. D'ailleurs, c'est Saint-Thomas d'Aquin que je sache. L'ordre juste. Voilà. Je ne crois que quand on déstabilise une société, quand on n'a plus de repères, quand tout part en miettes, eh bien, les gens sont malheureux et se divisent et se battent.
Et
c'est la France d'aujourd'hui. Parce qu'on n'a pas su protéger notre pays, défendre le peuple, l'intérêt supérieur de la nation, le bien commun. Voilà. Alors chacun a sa façon de défendre le bien commun. Bien évidemment, il n
'y a
pas de vérité incarnée. Simplement, il y a une crise politique de confiance absolument monstrueuse aujourd'hui dans le pays. Et si on ne change pas de cadre politique, si on ne protège pas les Français, ça va très mal
finir. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Nous mettons un terme à cette émission. Vous êtes tête de liste, je le rappelle, de la liste Les Amoureux de la France pour les élections européennes. Vous pouvez retrouver cette émission sur les sites de KTO de La Croix, de Radio Notre-Dame et de RCF. Bonne semaine à tous et à la semaine prochaine.
Sous
-titrage
ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan