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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 novembre 2024 11 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSolidarités & famille

Les Français sont révoltés par ces réquisitions contre Marine Le Pen ! - Yoann Gillet (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Arnaud Stéphane, quel regard vous portez pour tout ça ?

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que, dans tous les cas, l'URN ne vit pas actuellement un moment de bascule ?

  • 3:27FerméeÉludée

    Est-ce que Jordan Bardella n'est pas devenu cette semaine le candidat du Rassemblement National à la prochaine présidentielle ?

  • 9:34FerméeRéponse directe

    Est-ce à dire que ça vous posera un petit problème si Jordan Bardella était le candidat du RN à la présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Ce qui fait qu'il y a un carambolage, en effet, d'images, un carambolage qui est difficile à expliquer. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Les recettes. Et puis, une Marine Le Pen qui, hier, a expliqué, avec un ton extrêmement grave, dans une urgence réelle, parce qu'une urgence ressentie par une personnalité politique, qui sent que son avenir politique va se jouer dans les mois qui viennent. »
  • 3:54InvitéFait
    « C'est assez naturel. Alors, effectivement, on est confronté à un parquet politique qui veut tuer politiquement Marine Le Pen et qui veut tenter de nous affaiblir. »
  • 4:13InvitéFait
    « les Français sont révoltés par cette décision et en tout cas par ces réquisitions. »
  • 5:05InvitéFait
    « la procureure lors de ses réquisitions qui disait qu'il n'y avait pas grand chose dans le dossier mais que ça lui ferait mal au cœur de relaxer, en tout cas de demander la relaxe. »
  • 5:22InvitéFait
    « l'exécution provisoire qui a été demandée par le parquet est totalement dingue. C'est une condamnation à mort qui est demandée par le parquet de Marine Le Pen en tant que candidate à l'élection présidentielle. »
  • 5:31InvitéFait
    « Trois fois candidate à l'élection présidentielle. Deux fois finaliste. C'est très grave pour notre démocratie. »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Invité28 %
  • Invité 223 %
  • Yoann Gillet21 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et Yohann Gillet, à distance avec nous, député du GAR et porte-parole du Rassemblement National. Bonsoir, bienvenue à tous les trois. Je parlais de contraste, il y a quelques instants, entre une Marine Le Pen grave, hier soir sur le plateau de TF1, réagissant à ses réquisitions, et Jordan Bardella qui jouit du succès, du bon démarrage, en termes de vente, de son livre « Ce que je cherche ». Et on verra ce qu'il cherche, peut-être ça a évolué depuis mercredi. Arnaud Stéphane, quel regard vous portez pour tout ça ?

0:28
Yoann Gillet

Oui, il y a un contraste, mais c'est un contraste qui est le fait d'un plan de communication de Marine Le Pen, qui est un plan de communication qui a été, je pense, fait dans l'urgence. Ce qui fait qu'il y a un carambolage, en effet, d'images, un carambolage qui est difficile à expliquer. D'ailleurs, vous voyez, la question que vous posiez, parce que ça s'impose comme question, c'est, en effet, que penser de ce contraste entre Jordan Bardella, qui organise tranquillement Pépère, sa tournée littéraire, d'ailleurs, qui ressemble beaucoup à celle d'Éric Zemmour, en commençant quasiment par les mêmes villes, etc. Ça avait dû lui plaire, ce qu'avait fait Éric Zemmour.

C'est peut-être pas un hasard. Peut-être pas un hasard. Les recettes.

Et puis, une Marine Le Pen qui, hier, a expliqué, avec un ton extrêmement grave, dans une urgence réelle, parce qu'une urgence ressentie par une personnalité politique, qui sent que son avenir politique va se jouer dans les mois qui viennent, et que l'exécution provisoire, si elle devait être confirmée, boucherait l'horizon, très clairement, de la future candidate, celle dont on annonçait qu'elle serait extrêmement bien placée, et qui était la candidate naturelle, à la fois du Rassemblement national, mais ce qui est nouveau de tout le camp national, c'est-à-dire beaucoup plus large encore que l'électorat qu'elle avait eu en 2022.

1:46
Présentateur

Anne, même si, plaçons-nous dans l'hypothèse où les réquisitions ne sont pas suivies, au moins sur le caractère immédiat de l'inéligibilité dans les prochains mois, vers le printemps 2025, est-ce que, dans tous les cas, l'URN ne vit pas actuellement un moment de bascule ?

2:05
Invité

Quoi qu'il arrive, effectivement, je vous remercie d'avoir, parce que c'est Arnaud Stéphan qui le disait tout à l'heure, mais il y a cette question de toute façon de l'ouverture des comptes de campagne, du lancement de la campagne présidentielle. À un moment, même si, effectivement, il n'y a pas d'exécution provisoire de cette peine d'inéligibilité, le sparadrap, maintenant, de ce procès est collé à la chaussure du Rassemblement national jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Parce que, de toute façon, Marine Le Pen va faire appel, on l'imagine. Si elle fait appel, l'appel ne sera pas jugé, effectivement, avant 2026.

Il faut donc soit quelques mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. Ça va percuter, effectivement, l'ouverture des comptes de campagne. Ça va percuter le début de la campagne. Et donc, quoi qu'il arrive, d'abord, elle a cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, parce que si, à la fin, l'appel détermine qu'à quelques mois de l'élection présidentielle, elle ne peut pas concourir, même s'il n'y avait pas d'exécution provisoire des réquisitions qu'on a entendues hier, eh bien là, ce serait là encore un coup d'arrêt. Donc, ça ne serait que reculer pour mieux sauter, en effet. Et donc, pourquoi deux salles, deux ambiances, en fait ?

C'est parce qu'en réalité, Marine Le Pen, elle a toutes ses échéances en tête. Jordan Bardella, lui, il n'est pas cité dans ce procès. Et lui, le pire qui puisse lui arriver, c'est qu'il soit peut-être candidat à l'élection présidentielle plus tôt que prévu. Marine Le Pen, quoi qu'il lui arrive, elle sait que cette élection va être un chemin de croix.

3:22
Présentateur

Le pire qui pourrait lui arriver. Johan Gillet, je rappelle que vous êtes député du GAR et porte-parole du RN. Est-ce que Jordan Bardella n'est pas devenu cette semaine le candidat du Rassemblement National à la prochaine présidentielle ?

3:34
Invité

Non, Marine Le Pen est candidate à l'élection présidentielle, on le sait, les Français le savent très bien. Et Jordan Bardella est candidat pour être Premier ministre de Marine Le Pen. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le parquet...

3:47
Présentateur

Ça, c'est dans votre schéma initial, dans vos rêves, si vous me permettez l'expression. Peut-être que ça va se passer un peu différemment.

3:54
Invité

C'est assez naturel. Alors, effectivement, on est confronté à un parquet politique qui veut tuer politiquement Marine Le Pen et qui veut tenter de nous affaiblir. Mais vous savez, moi, les Français que je vois sur le terrain, et j'étais encore avec eux il y a quelques minutes, les Français sont révoltés par cette décision et en tout cas par ces réquisitions. Alors, réquisition ne veut pas dire condamnation, bien évidemment. Mais en tout cas, je peux vous dire que les Français, de tout bord politique, quel qu'ait été leur vote lors des dernières élections, sont remontés et voient très bien que... C'est vous qui le dit, Thio Angélé.

4:27
Présentateur

On n'a pas de démonstration flagrante d'indignation massive exprimée comme telle depuis mercredi.

4:37
Invité

Écoutez, allez sur le terrain et vous le verrez. Allez rencontrer les Français sur le terrain et vous verrez leurs réactions. Moi, j'ai rencontré un certain nombre de Français sur ma circonscription qui ont des votes très différents aux élections. Et je peux vous dire qu'ils sont tous très remontés. Et ils ont tous conscience, non seulement que cette affaire, qui date d'il y a plus de 10 ans, avait été initiée et par M. Schultz, socialiste européen, et par Mme Taubira.

Ils ont conscience également des propos ahurissants, hallucinants, de la procureure lors de ses réquisitions qui disait qu'il n'y avait pas grand chose dans le dossier mais que ça lui ferait mal au cœur de relaxer, en tout cas de demander la relaxe. Ils ont conscience de tout ça. Et ils ont conscience également que l'exécution provisoire qui a été demandée par le parquet est totalement dingue. C'est une condamnation à mort qui est demandée par le parquet de Marine Le Pen en tant que candidate à l'élection présidentielle. Trois fois candidate à l'élection présidentielle. Deux fois finaliste. C'est très grave pour notre démocratie.

Et les Français sont très conscients, et on le voit avec le succès de notre pétition qui est en ligne sur rassemblementnational.fr, et bien que les Français sont choqués par cette tentative de déstabilisation et cette tentative d'atteinte à la démocratie.

5:48
Yoann Gillet

Arnaud Stéphane, oui. Je comprends ce que dit Gillet. Oui, Yann Gillet, c'est bien normal, encore une fois, parce que le Rassemblement National se retrouve tout d'un coup confronté à une échéance terrible. C'est de se dire, qu'est-ce qu'on fait ?

6:02
Présentateur

À une échéance dans un contexte très négatif, dans le sens où ça fait des mois qu'il joue la normalisation, la respectabilité. Ça joue quand même. Quand je parlais de bascule tout à l'heure, c'était peut-être lié à ça.

6:14
Yoann Gillet

Oui, mais surtout on voit les études d'opinion qui sont sorties. Encore une fois, il y a un carambolage d'actualité. Des opinions dans le point, le sondage Cluster 17, d'autres dans l'Express, me semble-t-il. Et puis depuis quelques mois, on voit que la personnalité de Marine Le Pen crante mieux et que les études d'opinion sont très favorables à Marine Le Pen. C'est sûr que ça va monter un coup d'arrêt. Là où je suis un peu plus sceptique, c'est sur le fait, et je comprends les éléments de langage, je suis communiquant moi-même, mais je pense que c'est des éléments de langage qui ne marchent pas en vérité. Parler de M.

Schultz et de Mme Taubira, je pense qu'il y a peu de Français qui se rappellent qui est M. Schultz, et un peu de Français qui se disent « Ah tiens, Mme Taubira, oui, se rappelait qu'elle était ministre de la Justice ». Je pense que ça ne marche pas très bien. Avançons un petit peu, si vous le voulez bien,

7:06
Présentateur

parce que vous évoquiez les enquêtes d'opinion, les courbes de popularité. Voyons celles de l'une et de l'autre. Dans ces dernières semaines, on vous a préparé un petit graphique, si je puis dire, Marine Le Pen versus Jordan Bardella, la cote de popularité, auprès des électeurs du RN et de reconquête le parti d'Éric Zemmour. 85% d'entre eux ont une image positive de Jordan Bardella, 83% ont une image positive de Marine Le Pen. Il y a quelque chose qui se passe autour de Jordan Bardella, au moins en interne, Anne. Et la publication du livre, et ce qui se passe autour de la publication du livre de Jordan Bardella, semble le confirmer.

La file d'attente à Nice, aujourd'hui, pour les dédicaces, la dédicace de son livre, c'est un fait. Oui, oui. Il y a quelque chose qui se passe autour de Jordan Bardella. Il y a beaucoup moins chez ceux qui sont sympathisants, susceptibles d'adhérer aux édicaces de Jordan. Voilà.

8:12
Invité

Et depuis la rentrée, effectivement, en septembre, le RN a lancé ce qu'ils ont appelé la campagne permanente, donc avec des rendez-vous très réguliers, des meetings. Et le service politique suit très régulièrement, Sophie Dupont notamment, les meetings du RN. Et donc, on interroge très souvent les militants qui viennent, qui se rendent à ces meetings. Et il arrive assez souvent que, notamment du côté des jeunes sympathisants du RN, ils disent « Marine Le Pen, elle a tenté deux fois d'être candidate à l'élection présidentielle, elle a perdu deux fois. Il y a une relève qui est là, qui est Jordan Bardella.

Nous, on a l'impression qu'il est un peu meilleur, qu'il se laisse moins déstabiliser, que peut-être qu'il ne perdrait pas un débat, comme l'a fait Marine Le Pen. Bref, oui, il y a une image qui fonctionne pour Jordan Bardella, du côté notamment de la jeune génération des sympathisants du RN et de Reconquête. Alors, après, quand on entend « image positive », ça ne veut pas dire automatiquement crédit. Enfin, crédibilité présidentielle. Parce qu'il est reproché aussi à Jordan Bardella, parfois une forme de légèreté sur ses dossiers.

Marine Le Pen apparaît parfois, chez en tout cas les sympathisants les plus anciens du RN, avoir le corpus idéologique aussi plus travaillé, parce que ça fait plus longtemps que Jordan Bardella. Donc, ce n'est pas parce que l'image est positive que la crédibilité en tant que candidat présidentiel est nécessairement automatiquement corrélée. mais en tout cas, lui, il est une image tout à fait bien pu du côté des sympathisants.

9:34
Présentateur

Johan Gillet, à ma première question, tout à l'heure, vous répondiez, non, Marine Le Pen est la candidate du RN à la prochaine présidentielle. Est-ce à dire que, ça vous posera un petit problème, si Jordan Bardella était, devenait le candidat du RN à la présidentielle ? Vous ne les mettez pas au même niveau ?

9:56
Invité

Non, mais vous savez, la popularité de l'une n'efface pas la popularité de l'autre, et vice-versa.

10:01
Présentateur

Non, je ne parle pas vraiment de la popularité. Est-ce que ça vous embêterait que Jordan Bardella, si ça devait arriver, soit le candidat du RN à la présidentielle ?

10:09
Invité

Mais non, mais écoutez, on a une Marine Le Pen et un Jordan Bardella qui sont très populaires auprès des Français, qui forment un ticket gagnant. Ils se sont toujours présentés comme ça, depuis plusieurs mois, l'une pour l'élection présidentielle, l'autre pour Matignon.

10:23
Présentateur

On a la chance d'avoir ce qui est gagnant.

10:25
Invité

Non, mais je vois très bien sur quoi... Non, elle est très simple, ma question.

10:29
Présentateur

Est-ce que ça vous embêterait, oui ou non, que Jordan Bardella soit le candidat du RN à la présidentielle, si, par exemple, si Marine Le Pen était empêchée de le faire par la justice ? Question simple.

10:39
Invité

Mais ça ne m'embêterait pas. Mais, monsieur, moi, je souhaite que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle. Et Jordan Bardella souhaite que Marine Le Pen soit candidate à l'élection présidentielle. Donc là, nous nous battons pour faire comprendre aux Français, qu'ils le comprennent très largement, je le vois sur le terrain, qu'il y a là une atteinte à la démocratie. Et Marine Le Pen aura l'occasion, à partir de lundi, puisque la semaine prochaine, la parole sera à la défense lors de ce procès, pour pouvoir s'expliquer à nouveau sur ce dossier qui est monté de toute pièce par nos opposants politiques. Et vous savez, vous ne réussirez pas à nous diviser.

Nous sommes très soudés. Et Marine Le Pen et Jordan Bardella sont très soudés, sont main dans la main, ils se battent pour la France et ils vouent leur vie à notre pays.