Sandrine Rousseau, députée écologiste et social, est l'invitée d'Autrement dit
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François Bayrou demande aux députés de lui accorder leur confiance le 8 septembre, c'est ça ? Oui. Le 8 septembre, vous êtes député. Est-ce que vous voterez, oui ou non, la confiance à François Bayrou ? Je pense que le suspense est intense. Intense ?
Intense. Ma réponse est non. Je n'accorderai pas ma confiance à François Bayrou. Je voterai même contre cette confiance. J'appelle toute la gauche, évidemment, à voter contre cette confiance. J'appelle le Parti Socialiste à voter contre cette confiance. Parce que là, depuis plusieurs mois, nous avons vu les attaques sur le système social, nous avons vu les attaques sur l'écologie, nous avons vu l'idéologie qui était portée par ce gouvernement et les politiques publiques qu'il mettait en place. Et en fait, nous sommes radicalement opposés à cela. Et d'ailleurs, il l'a perçu puisqu'il m'a même cité comme étant radicalement opposé à lui-même.
On va voir ça, vous inquiétez pas. On n'allait pas s'en priver. Et alors, qu'est-ce que vous espérez derrière ? Est-ce que vous pensez qu'il est utile d'essayer un autre Premier ministre ? Et alors, de quelle couleur ? Est-ce que ça peut être un Bernard Cazeneuve en essayant encore une autre formule que ce qui a été essayé depuis la dissolution ? Ou est-ce que vous préférez aller direct vers une nouvelle dissolution pour avoir une nouvelle majorité ?
Moi, il y a un principe assez basique qui consiste à respecter le résultat des urnes. Michel Barnier était issu de la formation politique qui était arrivée en cinquième dans ces élections. François Bayrou, issu de la force politique arrivée en troisième. Il y a quand même une solution simple qui est de mettre un ou une Première ministre issu de la force politique arrivée en premier, c'est-à-dire du nouveau Front populaire.
Mais il y a LFI et le PS ?
Non, nous avons fait campagne sur le nouveau Front populaire. Et je souhaite qu'Emmanuel Macron arrête de s'entêter dans ce qui est son défaut principal, qui est qu'il a raison contre tout le monde, toujours, et qu'il impose ses vues. Et que si le peuple n'est pas d'accord avec lui, alors c'est le peuple qui se trompe et qu'il le punit derrière avec des ministres, des premiers ministres, qui font des politiques encore plus antisociales et anti-écologiques que nous l'avons vécues avant. Et donc, j'appelle Emmanuel Macron à la responsabilité, parce qu'il est en partie responsable de la crise politique qu'il y a actuellement.
Votre candidate, donc vous l'appelez, a nommé Lucie Castel, pour dire les choses clairement. Absolument. Et pour avoir un gouvernement avec des Insoumis dedans ? Ou alors pour trouver une majorité avec le socle commun ?
Ça, c'est une manière de dramatiser les choses, de dire qu'il y aura les Insoumis. Alors déjà, moi, je vous dis que sur les positions... Ils sont dans le nouveau Front populaire, ma connaissance. Absolument. Et sur les positions écologiques, heureusement qu'ils ont été là, de mille et une manières, dans l'hémicycle, parce que sans eux, nous aurions eu extrêmement peu de soutien. Mais en plus, ils avaient proposé, tout à fait à la fin des négociations, d'être dans une forme de soutien sans participation. Voilà.
Mais encore une fois, moi, je voudrais qu'il y ait un Premier ministre ou une Première ministre issue des rangs du nouveau Front populaire et que tout le nouveau Front populaire se retrouve dans le...
J'ai un autre scénario à vous proposer, parce que je crains que, pour vous, Emmanuel Macron ne nomme pas Lucie Castel, il y a un scénario qui est possible. Par exemple, un Premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui ne fait pas partie du nouveau Front populaire, mais qui n'est pas de droite non plus, qui pourrait bénéficier de l'indulgence allant de vous, les écolos, les communistes, les socialistes et le Bloc central. Alors, c'est pas ce que vous appelez. Est-ce que vous accorderiez votre indulgence à Bernard Cazeneuve pour un gouvernement, encore une fois, qui n'est pas NFP, mais qui ne sera pas de droite, qui sera un gouvernement de centre-gauche ?
C'est pas ce que vous voulez, j'ai bien compris. Mais est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez envisager ?
Mais je n'envisage pas autre chose que le résultat des urnes, qui est que le nouveau Front populaire est arrivé en tête. Non mais, pardon de le poser, parce que j'ai l'impression de vraiment exagérer de demander à ce que les votes des Français soient respectés. Enfin, pardon, mais c'est l'esprit de la démocratie.
Quand l'Assemblée a voté pour élire quelqu'un au perchoir, elle a élu Yelbrun Pivet contre le candidat du nouveau Front populaire, qui était M. Chassagne. Donc cette majorité, elle n'est pas aussi évidente à faire vivre à l'Assemblée.
C'est au perchoir de l'Assemblée nationale. Il y a eu une dissolution qui n'a pas été décidée par nous-mêmes, qui a été décidée par Emmanuel Macron. Les électeurs et électrices se sont mobilisés en nombre pour donner un résultat. Ce résultat, peut-être ne convient pas à certains et certaines, mais le fait est que ce résultat est le résultat des urnes. Maintenant, je vais vous dire sur Bernard Cazeneuve. Moi, à titre personnel, je me souviens de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, et de Rémi Fraisse, qui était un militant écologiste qui défendait une zone humide. C'est-à-dire quelque chose d'absolument indispensable à la biodiversité, à la régulation des eaux. Et ce militant est mort.
Il est mort de l'intervention des forces de police contre cette manifestation. et contre cette occupation de cette zone humide. Donc, moi, Sandrine Rousseau, je ne peux pas, au nom de Rémi Fraisse, au nom de la lutte écolo, je ne pourrai pas soutenir Bernard Cazeneuve. Maintenant, je suis, moi, je vous parle en mon nom, je ne sais pas ce que fera mon groupe. Moi, Sandrine Rousseau, je ne pourrai pas.
Et pour vous, le NFP existe toujours ? Parce que Mélenchon lui-même dit que ça n'existe plus, puisque le PS n'a pas voté comme eux la censure, qu'ils ont tout cassé, et qu'au municipal, ils s'apprêtent à se cogner dessus les uns les autres.
Alors, en fait, ce qui n'existe pas aujourd'hui, c'est le camp macroniste. Le centre n'existe pas. Non, mais le centre n'existe pas. Et en fait, j'ai écouté toute l'interview que vous avez fait à M. Cazeneuve. À M. Cazeneuve, c'est ça. Votre collègue Jean-René Cazeneuve. Voilà, Jean-René Cazeneuve, qui était rapporteur du budget, qui n'était même pas au courant de la proposition de Bayrou. Et donc, vous ne lui avez pas posé la question « Est-ce que le centre existe ? » Donc, en fait, c'est toujours la même chose. C'est-à-dire qu'on remet en permanence le débat politique sur nos divisions. Moi, je vous dis que nous ne sommes pas d'accord sur tout. Oui, nous ne sommes pas d'accord sur tout.
Moi, je vous dis que je voudrais qu'il y ait un Premier ministre ou une Première ministre issu de nos rangs. Et alors, nous serons à la hauteur de nos responsabilités. Voilà ce que je dis.
Vous n'avez pas répondu à la question de savoir si le NFP existait encore.
Eh bien sûr, puisque nous serons à la hauteur de nos responsabilités, égale le NFP existe encore.
Vous, vous vous êtes fait remarquer cet été. En tout cas, le Premier ministre, François Bayrou, vous a remarqué, vous a cité cet après-midi.
Il n'est pas étonnant qu'ils aient été rejoints par cette parlementaire qui a prononcé cette phrase publiquement, une des phrases les plus scandaleuses de l'été, Mme Sandrine Rousseau, qui a dit « La rentabilité de l'agriculture, je n'en ai rien à péter ». Phrase qui a été prise comme un crachat au visage par tous les agriculteurs, tous les paysans et tous ceux qui les respectent et qui les aiment et considèrent qu'ils sont, ceux-là, par leur travail quotidien et par leur courage, une élite de la nation. N'avoir rien à faire de ceux qui vont trinquer, tout pour abattre ceux qui essaient de s'en sortir et de surcroît l'enfermement dans le communautarisme.
Voilà où ces mouvements veulent conduire notre pays.
Que répondez-vous à la réponse du Premier ministre ? Vous avez un peu de regrets, pas du tout ?
Que j'assume absolument d'être en opposition complète et radicale à la politique menée par François Bayrou. Non mais totalement, complètement, complètement. C'est-à-dire que je ne veux pas de modèle productiviste, je veux la réduction du temps de travail, lui, oui, il veut l'augmentation du temps de travail, il veut augmenter la production, je veux la diminuer. Il ne cite pas l'extrême droite, moi je lutte contre l'extrême droite. Il n'a pas un mot pour les personnes vulnérables qui sont la cible de ces coups budgétaires. Mais vous n'avez pas eu des mots,
le mot qu'il cite n'est pas un mot extrêmement gentil pour des gens qui sont des agriculteurs.
Je parle de la rentabilité, je ne parle pas des agriculteurs. Non, je ne parle pas des agriculteurs. Non, en fait, parce qu'on a proposé des lois de revenus minimums, on a proposé des prix planchers de vente des produits agricoles, on a proposé, et j'ai voté tout ça, une modifique et un soutien à la transition. Là, par exemple, pendant cet été, le budget des haies, de plantation des haies, a été supprimé, ou largement diminué. Il a été supprimé, gelé jusqu'à la fin de l'année. C'est du revenu sans rentabilité. Moi, je ne veux pas que nos produits alimentaires, je ne veux pas que nos terres servent pour la bourse de Chicago. Je ne veux pas que notre santé soit inférieure à leur profit.
Je veux que notre santé soit supérieure à leur profit. Mais on peut l'exprimer différemment. Que notre vie compte plus que nos profits. On peut l'exprimer différemment, que j'en ai rien à péter de la rentabilité des agriculteurs. Quand on fait la loi du plomb, eh bien, il y a une colère qui se met en place. Et je vous le dis, il y a une colère énorme de toutes les personnes qui ont des cancers dont on soupçonne que les causes soient environnementales. Il y a une colère énorme des personnes qui ont des maladies neurodégénératives. Là, c'est les agriculteurs qui sont en colère contre vos propos ? Oui, peut-être. Mais la colère de ceux qui sont malades, il faut l'entendre.
Parce qu'on peut compenser une perte de rentabilité. On peut compenser une perte de rentabilité. On ne compense jamais une perte de santé. Jamais. D'aucune manière. Donc oui, je le redis, la priorité, c'est nos vies. Ce n'est pas la rentabilité.
Un dernier mot sur la déclaration du Premier ministre. Il a commencé en disant qu'il y a un seul danger qui guette vraiment notre pays, c'est le surendettement. Qu'en dit la docteure en sciences économiques que vous êtes ?
Je dis qu'en effet, il y a un problème de finances publiques sur lequel il faut se confronter. Mais je rappelle qu'entre 2017 et aujourd'hui, il y a eu plus de 1 100 milliards de dettes publiques. Plus de 1 100 milliards. Donc ceux qui nous appellent aujourd'hui à la responsabilité sont ceux-là même qui sont à l'origine du problème.
Vous admettez que beaucoup, pendant le Covid, ont été pour soutenir le pouvoir d'achat des Français.
150 sur les 1 100. 150 milliards uniquement. Ça veut dire qu'il y a 900 milliards qui sont dus aux politiques menées par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. Et c'était eux qui, aujourd'hui, nous donnent des leçons en responsabilité. Je voudrais dire que lors de l'étude du dernier budget à l'Assemblée nationale, nous avons proposé, que ce soit sur le PLF ou que ce soit sur les PLFSS, sur le volet recettes comme sur le volet dépenses, des budgets équilibrés. Et nous l'avons fait au sein du NFP. Nous avions travaillé et la ligne recettes et la ligne dépenses pour proposer des budgets équilibrés. Aucun de nos amendements. Aucun de nos amendements n'a été repris par le gouvernement.
Parce que là, ils font la danse du ventre en disant, on va discuter, soyez raisonnables et tout ça. Sauf que ça fait trois ans maintenant qu'il n'y a jamais la moindre prise en compte des amendements que nous proposons.
À combien vous estimez le nombre de milliards d'économies nécessaires pour que les marchés ne se déchaînent pas contre nous ? Est-ce que 44 milliards, sans expliquer où on le prend, etc. Juste la somme elle-même, est-ce que ça vous semble une somme économiquement justifiée ?
Je ne peux pas vous répondre si on ne dit pas où est-ce qu'on le prend, en fait. Parce que typiquement, si... Le PS répond à cette question.
Le PS dit, il faut décider où on le prend, mais en gros, le bon ratio, c'est faire 30 milliards, 20, 30 milliards d'économies.
Oui, mais je ne suis pas d'accord avec le PS là-dessus. C'est-à-dire, comment on fait pour faire en sorte que... Parce que je vous prends un exemple. Là, dans les propositions de François Bayrou, il y avait la baisse du budget des collectivités territoriales qui, derrière, répercute la baisse des subventions vers le secteur de la culture, vers le secteur de l'aide sociale, vers le secteur de l'économie sociale et solidaire. Tout cela, ce sont des plans sociaux complètement invisibles. Mais ça veut dire que ce sont des gens qui, demain, bénéficieront de l'assurance chômage et qui, du coup, coûteront au système social.
De sorte qu'en fait, il ne faut pas avoir de vision à court terme sur cet aspect-là et il nous faut avoir une vision à long terme. Exactement comme le disait votre collègue tout à l'heure, toute inaction climatique. Et je note que François Bayrou arrive à faire une conférence de presse après un été d'une canicule extrême avec des températures que nous n'avons jamais atteintes, des incendies extrêmes et qu'il n'a pas le mot climat, qu'il ne dit pas le mot climat, qu'il ne dit pas le mot écologie. Ça, par exemple, c'est de l'irresponsabilité pour la vie de nos enfants et de nous-mêmes, mais aussi pour le budget de la France.
Parce que tout euro que nous ne dépensons pas aujourd'hui dans cette transition coûtera deux à trois fois plus cher tout à l'heure.
Sandrine Rousseau, juste après le 8 septembre, il y a le 10 septembre, et voilà ce qu'en dit Jean-Luc Mélenchon.
Il faut que le 10 septembre convergent dans un même effort nos forces politiques rassemblées aux côtés de ceux qui sont en action. Le peuple lui-même et la classe salariale. Que le 10 septembre soit un jour de blocage général, c'est-à-dire pour ceux qui concernent le salariat, que le 10 septembre, ce soit la grève générale.
Est-ce que vous souhaitez cette grève générale ? Est-ce que vous pensez que c'est le rôle des partis de pousser à un blocage du pays ? Et que pensez-vous des premières réticences, d'ailleurs des syndicats sur ce mouvement, qui trouvent qu'ils ne savent pas trop si c'est du lard ou du cochon ? Et ils étaient un peu méfiants au départ.
Alors, moi j'ai soutenu ce mouvement assez rapidement, dans le courant de l'été, et je suis pour qu'il soit le plus puissant possible. Y compris avec une grève, un blocage. Je voudrais que le 10 septembre, en effet, la France soit véritablement bloquée. Parce que je pense que c'est comme ça que le peuple montrera une forme de rapport de force vis-à-vis d'un président de la République qui non seulement ne le comprend pas, mais ne l'entend pas, est sourd et muet à ses revendications. Donc moi, Sandrine, encore une fois, je parle en mon nom, j'irai sur ces cortèges. Je les soutiendrai.
À la place qui est la mienne de politique, c'est-à-dire que ce n'est pas moi qui les ai lancés, je n'attisse pas les choses. Mais par contre, j'irai en fin de cortège pour soutenir. Et je vais vous dire, s'il y a les mêmes réactions policières que pour les Gilets jaunes, je mettrai mon écharpe tricolore et je m'interposerai entre les forces de l'ordre et les manifestants pour qu'il n'y ait pas de violence. Parce que je souhaite que ce soit un mouvement pacifiste et un mouvement qui ne subisse pas de répression aussi forte et injuste et même irrépublicaine que celui des Gilets jaunes.
Grève générale, un jour, reconductible ? Vous dites, on veut bloquer la France, je veux bloquer la France. Vous voulez la bloquer une journée ? Ou pour faire entendre raison au gouvernement, s'il faut la bloquer plusieurs jours, vous y êtes prête ?
J'y suis prête. Après, ce n'est pas moi qui prendrai la décision et ce n'est pas moi qui dirai ce qu'il faut faire. Mais je suis prête à soutenir un mouvement de plusieurs jours. Parce que vraiment, pour en avoir discuté longuement ces dernières semaines avec les citoyens et citoyennes de ma circonscription, le ras-le-bol, l'incapacité à vivre, atteint des sommets. Je rappelle que notre taux de pauvreté a augmenté et qu'il a retrouvé les niveaux qu'il avait il y a 30 ans en France. C'est-à-dire qu'on a perdu 30 ans de politique, de lutte contre la pauvreté. On a reculé de 30 ans.
Donc Emmanuel Macron, c'est plus 1 100 milliards de dettes et c'est un retour en arrière de 30 ans en termes de pauvreté. C'est indigne. C'est indigne.
Une toute petite dernière question. Strictement politique. Se dessine une primaire de la gauche, sans elle est fière, à laquelle votre parti Europe Écologie veut participer. Marine Tondelier dit qu'on doit y participer. Et il semble qu'elle soit décidée à vouloir être la représentante écologiste lors de cette primaire. Est-ce que ça vous paraît évident que ce sera elle ou est-ce que ça peut être vous ?
Je dis qu'il y a un danger à fermer autour des partis politiques parce que si on a un candidat par parti, alors ça va faire juste une réunion du NFP. Ce ne sera pas une primaire populaire et citoyenne, ouverte, inventive et créative. Moi, je voudrais qu'il y ait ça. Je voudrais que les candidats et candidates...
Vous n'avez pas été très loin d'être désigné la dernière fois. Vous avez perdu à quelques milliers de voix, 2000 voix, je crois, vous avez été battu par Yannick Jadot à 49 contre 51. Après tout, est-ce que vous avez envie à nouveau d'être candidate à l'élection présidentielle ?
En tous les cas, si cette primaire n'est pas quelque chose de cadenassé et de verrouillé, non seulement j'irai, mais je porterai la ligne qui est la mienne, qui est une écologie radicale, une sortie du modèle de croissance productiviste, mettre la vie au-dessus de nos profits, la planète au-dessus de nos profits. Et cette ligne-là, féministe, antiraciste, etc., a besoin d'apporter... Vous êtes candidate à la primaire de la gauche. Si la primaire n'est pas un entre-soi de partis politiques décidés à régler par un vote de façade ce qu'ils n'ont pas réussi à régler en réunion.
Merci beaucoup Sandrine Rousseau. Merci beaucoup.
Sandrine Rousseau