Marc Fesneau : "Le PS a décidé d'être sous la domination de LFI en permanence !"
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Sud Radio, l'invité politique [Musique] Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Marc Fenot qui est député modem du Louircher et président du groupe démocrate à l'Assemblée nationale. Marc Fenot, bonjour.
Alors, j'ai écouté François Bairou hier. Vous êtes proche de François Bairou. Je vais peut-être être un peu critique dans ma première question, mais je l'ai entendu à propos du conclave des retraites nous dire quoi ? remarquablement utile, inédit, incroyable.
Franchement, est-ce que le Premier ministre n'en fait pas un peu trop ? Non, je crois pas. Je vais vous dire pourquoi.
Parce que en fait, on oublie assez vite dans ce pays d'où on part. On part d'une réforme des retraites. D'ailleurs, on part de plus loin que ça.
On parle d'un d'un projet de réforme des retraites par point sous Édouard Philippe. Oui. Lequel projet est abandonné.
Un regret d'ailleurs pour beaucoup, un regret pour vous. Reg. regret pour moi.
Mais pas la peine de pleurer sur le lait renversé une fois que c'est fait, c'est fait et on voit bien que oui, une fenêtre s'est fermée ce jour-là et c'est dommage. Et depuis donc c'était 2020 depuis le Covid et cetera la réélection du président de la République. Président de la République annonce que on ira vers les 64 ans et puis la loi avec Elisa Bedborn, première ministre et depuis 2020, on n'est pas d'accord sur la question de l'âge de la retraite, on n'est pas d'accord sur la question de la décote.
On n'est pas d'accord sur un certain nombre sujet. En quoi c'est incroyablement pour reprendre le le vocabulaire de François Baïou intéressant de voir ce qui s'est passé ? C'est que une partie des syndicats en tout cas majoritaires dans leur expression euh en nombre je veux dire je pense en particulier à la CFDT ont dit qu'ils étaient prêts à acter d'une certaine façon dans un accord l'âge de 64 ans.
Ce qui est une grande nouvelle parce que si on narrive pas à se dire qu'il y a quelque chose autour de l'âge qu'il faut travailler ça ça ne se fait pas. Et deux parce que c'était le corolaire et là pour le coup ça n'est pas encore abouti non plus pour avoir un accord global. Ils ont décidé de travailler sur la pénibilité, sur la décotte qui est quand même le truc le dispositif le plus injuste que la décotte c'est le dispositif qui tape ceux qui manifestement n'auront pas une grande retraite déjà et deux qui ont une carrière achée et qui est obligé que on soit à plein à 67 ans.
C'estàd qu'on faisait croire qu'on partait à 62 et en fait on partait à 67 avec une retraite pleine. Avec une retraite pleine. Donc donc tout ça c'est quand même dégâ je parle passer à 66 et demi. un accord qui a été trouvé et c'est pas rien dans la vie de quelqu'un d'avoir de pas avoir de décotes parce que ça c'est sonnant et trébuchant.
Je rajoute et j'en finis pardon d'être un peu long pour dire qu'il y a il y a du contenu dans cette affaire-là. Il y a l'affaire vous savez qu'on calcule sur les 25 dernières années et pour une femme avec un enfant on sera sur 24 et avec deux on sera sur 23 et donc ça aussi c'est des gains pour un certain amélioration pour la retraite donc on améliore sur le temps pour un certain nombre de ceux qui sont les plus fragiles parce que la question du système de retraite c'est la question de de traiter ceux qui sont le plus en difficulté celui qui gagne beaucoup d'argent il va il va il va se faire sa retraite sans aucune difficulté le salarié qui a peu de revenus la question de de la décotte et la question du montant de sa retraite c'est important oui Mais Marc Feno rien sur la pénibilité pour l'instant parce que le MEDEF franchement est assez arcbouté hein sur cette question et et bloque la CPME, les petites et moyennes entreprises, la CPME est prête à désavancer mais pas le MEDEF qui représente les grandes entreprises qui devraient là quand même peut-être s'engager un peu plus, je ne sais pas. Enfin bon, c'est mais je partage votre point de vue.
Je pense qu'on a besoin d'avoir parce que je trouve que les organisations salariales de syndicat de salariés ont fait preuve d'une grande grand esprit de responsabilité sans faire des des moulinés sans en essayant de trouver un point d'équilibre comme ils le font d'ailleurs sur les régimes de retraite complémentaire là avec le MDF et la CPME. J'attends en effet du MEDF que je comprends qu'il faille que il faille en discuter encore mais que il y a une part d'efforts qui soit faite parce que je vois bien ce qu'ils ne veulent pas. Alors, on a réintroduit les critères, sauf qu'il y a pas un accord global sur la façon de les réintroduire.
Les indisentes, c'est global, le MEDF dit, il faut qu'il y ait une visite médical au fond. Je pense que chacun doit faire sa part parce que il me semble que la question sur ce sujet-là, c'est pas d'avoir un compromis pour un compromis, mais d'avoir un compromis politique et social. L'idée de se dire voilà ce sur quoi on peut faire un chemin les uns vers les autres, c'est un élément est déterminant.
Donc, il me semble que le MEDF dans ce moment-là particulier sans le ciblé en tant que tel. Il a une responsabilité particulière et vous ciblé et ciblé au sens. Oui, je comprends ce que vous voulez dire violent du terme mais ils ont une part de responsabilité.
On peut pas dire en plus à chaque fois on est prêt à discuter entre nous mais si on n'est pas d'accord c'est l'état qui fera parce qu'après on vient se plaindre du fait qu'on ne respecte pas les partenaires sociaux. Les partenaires sociaux ils ont la clé et le MDEF en particulier dans cette affaire. Alors Marc Feno maintenant il y a encore de tr semaines qui sont accordées.
Bon mais après si ça si rien si le MEDEF ne branche pas s'il y a pas d'accord sur la pénibilité, il y aura pas d'accord global. Et à ce moment-là, il se passe quoi ? Il se passe que les avancées seront comment inclus dans le futur budget de la sécurité sociale dans un projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Je je c'est c'est l'hypothèse au cas où il y a pas un accord global. Moi je préférais, je crois comprendre que François Baot aussi préférait qu'il y a un accord global. Je trouve ça serait plus puissant.
Oui, d'accord. Mais bon, si n'est pas s'il n'est pas d'accord, moi je pense j' expliqué tout à l'heure de d'où on partait depuis 5 ans et à la vérité d'où on partait depuis 10 ans parce que cette question là elle traîne depuis 10 ou 15 ans avec un objectif d'équilibre à 2030. Donc tout ça est intéressant quand même de faire cheminer de regarder si dans 15 jour il y a pas un accord global.
J'ai entendu hier le MEDF. Hm. Moi, j'ai j'ai tendance à à essayer de croire ce que les gens disent, qu'ils étaient prêts à faire un effort et qu'ils étaient prêts à travailler sur cette pénibilité.
Et donc, soit il y a un accord global et auquel cas c'est une chose euh beaucoup plus puissante, sinon il y a PLFSS où on peut introduire un certain nombre de ces mesures et est-ce qu'il il y aura pas donc que que qu'est-ce qui sera présenté au Parlement à l'automne ? Rien sur les retraites ? Alors à date, c'est PLFSS.
Dat c'est uniquement le PLFSS. La loi borne va s'appliquer s'applique, il n'y a jamais eu d'ailleurs, je rappelle parce que j'entends les socialistes avec une part de mauvaise soie grandissante, on va dire ça comme ça. Ah, je vais y venir.
Tiens, nous expliquer que François Baou avait promis de revenir à 62 ans. C'est je sais pas s'ils sont fait berner mais ils bernent les gens à qui disent ça parce que personne et on a même reproché à François Baou de dire 64 c'est quand même manifestement le point de base si je peux dire de la discussion parce que sinon il y a pas d'équilibre des retraites. faire semblant aujourd'hui de dire que il y aurait un texte d'abrogation.
À ce moment-là, ça voulait voudrait dire que les partenaires sociaux ne travaillent pour rien. Qu'est-ce que on dit à la CFDT qui fait sa part de l'effort en contrepartie de oui des côtes de pénibilité de situation des femmes si en même temps on dit ah ben non c'est abrogation 62. Oui.
Bon Marc Fenot donc motion de censure du PS euh mardi. Oui mardi. Vous en pensez quoi de cette motion de censure ?
Dites-moi franz de pas être désagréable mais quand même. Mais si soyez désagréable. Mais essayez de vous vous avez envie de l'être.
J'ai essayé de pas l'iss j'essaierai de pas l'être, ça veut dire que vous avez envie de l'être. Je vais je vais essayer de pas être blessant. Oui.
Alors allez-y. Euh il vote la motion de censure au mois de décembre dans l'endroit de Michel Barnier. Il se retourne, il dit "Mon dieu, qu'est-ce qu'on a fait ?" Parce qu'ils se font d'ailleurs engueuler sur le terrain.
Donc il décide de se dire il faut à toute force que on dise que maintenant on est coopératif parce qu'on a bien vu qu'électoralement ça marchait pas. Euh donc ils disent on n prennent pas euh voter la motion de censure euh contre François Baï. Euh le Congrès se passe et aussitôt il faut quand même revenir sous les fourches codines de LFI parce que par ailleurs, il y a aussi des municipales euh en disant "C'est affreux, François Baou a trahi sa parole." Non mais je pense que c'est c'est pas honnêtement c'est pas crédit.
On peut pas faire de la politique comme ça. Je je disais il y a Comment la qualifiez-vous cette manière de faire de la politique ératique et et peu crédible ? Je je trouve que moi j'ai toujours et c'est un centriste qui le dit, j'ai toujours pensé qu'il fallait une droite existante et forte, une gauche existante et forte.
Mais pour qu'elle soit existante et forte, il faut qu'elle soit responsable. Il faut qu' soit en situation de gouver. Le PS se couche devant LFI.
Je sais pas s'il se couche, mais en tout cas manifestement, ils ont décidé d'être sous la domination de LFI en permanence. Il y a eu une tentative, il faut faut saluer tous ceux non pas qui veulent faire la guerre à LFI, mais tous ceux qui disent il faut qu'on soit indépendant des LFI parce que sinon on se retrouve dans des accords électoraux à dire n'importe quoi et surtout à dire parce que ça il y a du cynisme aussi dans tout ça. S'il y a un socialiste qui pense crédiblement qu'on peut revenir à 62 ans sans que ça nait des conséquences sur les pensions de retraite, sans qu'on soit obligé d'augmenter la décote, et bien qu'on me le présente parce que il y a quelque chose d'extrêmement hypocrite et dangereux dans la vie publique quand on sait par avant ce qu'on ment et qu'on continue à le faire parce que c'est le prix d'un accord électoral.
Bien le vrai rendez-vous pour François Baïou, c'est le budget. Bien sûr, mais c'est évidemment pas que pour lui d'ailleurs. C'est un rendez-vous pour nous tous, je crois.
Oui. Bah oui, parce que je vais convenir pour d'ailleurs pour ceux que je viens de socialistou, c'est le vrai rendez-vous. vrai rendez-vous là.
Leur Rassemblement national est clair. Nous censurerons le gouvernement lors du budget. Si le RN censure, l'avenir de François Baou paraît difficile.
Mais pour en discuter beaucoup avec François Baou, il faut qu'on essaie de de ne pas Il se prépare à son départ. Bah, il se prépare surtout à présenter un budget. Oui, ça je vous Non, parce que si vous commencez à rentrer en disant je vais partir, vous ne vous préoccupez que votre départ.
La question c'est pas de se préoccuper du départ. La question c'est de se préoccuper de qu'est-ce qu'on met sur la table pour qu'enfin dans ce pays on essaie de saisir des situations. Alors nous sommes tous et collectivement parce qu'il faut pas jeter la pierre aux autr faut faut balayer devant sa porte responsable de dire il faut faire des économies et dès qu'on dit passe devant c'est toi qui l'a fait tout le monde dit ah non pas moi.
Bon mais oui il y a un sujet budgétaire mais c'est un sujet de responsabilité donc c'est pas un sujet de bairrou pas baou sens censure pas censure. C'est est-ce que dans ce pays on arrive à construire un budget qui soit tenable soutenable dans la durée et c'est ça qui est le rendez-vous qu'on a à la rentrée. Oui.
Oui. Et à la rentrée et déjà euh mi-juillet puisqu'on attend les propositions du premier ministre à la mi-juillet. Euh tout ça sous la lumière de la dette 3345 [Musique] milliards fin mars 114 % du PIB.
C'était 57 % 1995. Donc cela fait maintenant 40 ans 30 ans 30 ans 30 ans 30 ans que ça augmente 30 ans que la dette augmente dans ce pays. Il va falloir trouver des économies.
Alors il y a plusieurs pistes qui sont avancées. Est-ce que vous êtes favorable par exemple à une année blanche en 2026 ? Moi, je trouve que c'est une piste qui est intéressante.
Alors, après, il faut savoir ce qu'on détermine dans une année blanche parce que c'est c'est les minimas sociaux, c'est bref, il faut qu'on Ça veut dire que ça veut dire qu'on reconduit les dépenses de 2025. Ou alors, c'est pas que les dépenses, c'est aussi que on on on ne tient pas compte de l'inflation dans un certain nombre de revalorisations. Donc, c'est c'estàd qu'on revalorise pas les retraites sur l'inflation, on ne rel pas les aides sociales sur l'inflation.
C'est ça l'année blanche parce que faut pas raconter de carabistouille comme on dit. Donc après est-ce qu'il faut pondérer ? Je pense que le principe de dire ce qui de d'équité entre tous dans cette affaire là, de dire chacun fait la part des forts.
Le le début de la part des forts, c'est on procède pas au revalorisation lié à l'inflation. Ça me paraît une piste ça me paraît une piste intéressante. Ça fait pas 40 milliards hein.
Non, c'est entre 15 et 25 selon entre 15 et il va falloir trouver quelques milliards et de nombreux milliards dont des efforts seront mais c'est quand même pas rien 15 à 20. Oui, c'est pas rien. Donc de nombreux efforts seront demandés à tous les Français.
On est bien d'accord, hein. Oui. Oui.
Mais je pense que ce pays a besoin que que nous saisissions collectivement. Mais il faut que les Français qui ont le plus à contribuer contribuent plus et ceux qui sont les plus en difficulté contribuent moins. Mais faire croire que tout le monde ne sera pas mis à contribution, ça sera un mensonge.
Mais c'est aussi l'intérêt de tout le monde qu'on arrive à redresser cette barre là parce que je garantis que si nous avions un accident y compris un accident de dette avec des taux qui montent, il y a une chose dont je suis sûr c'est que c'est les plus pauvres qui seront les premières victimes et que donc on a intérêt collectivement à nous saisir de cette question et que donc personne ne peut complètement se délaisser de cette question même si je considère qu'il y a une part de justice fiscale de justice de l'effort qui doit être faite parce que sinon nous sommes un pays qui est très épris de justice s'il y a le sentiment que c'est les plus fragiles qui seraient elle est plus touchée. Alors là, il y aurait un problème. Donc donc il faut absolument faire contribuer les très très riches.
Bah c'est ce qu'on a fait l'an dernier avec la contribution exceptionnelle sur les C'est ce que vous pensez qu'il faut refaire. Moi je pense que c'est qu'il faut refaire. D'ailleurs quand vous en parlez avec un certain nombre d'entre eux, ils comprennent qu'il puissent aussi parce que c'est une affaire de cohésion sociale, de contrat social cette affaire-là.
Il pense que si c'est un élément qui permet aussi ce contrat social et cette cohésion sociale, c'est mieux et c'est mieux aussi pour les gens qui sont les plus fortunés que nous ayons un pays qui soit plutôt rassemblé que divisé. Oui. Et la TVA sociociale, vous êtes favorable ou pas ?
J'ai j'ai du mal à en percevoir le parce que là pour le coup, il y a un sujet parce que dans le panier global, c'est quand même plutôt les plus modestes qui sont touchés. Je comprends la mécanique qui dit oui, mais on vient toucher les importations et donc on fait contribuer au modèle social euh les pays qui sont importateurs chez nous. J'ai du mal à en être convaincu.
Donc je veux bien toutes les démonstrations qu'on veut, mais j'ai du mal à en être convaincu. Par ailleurs, je pense que c'est un sujet, pardon de le dire, c'est le budget 2026. Je pense que c'est un sujet de présidentiel ça parce que c'est un sujet au fond de bascule complète du système social, de faire porter moins sur l'activité et les entreprises et de faire porter plus sur la consommation.
Est-ce que au moment où nous en sommes, et il faut regarder comment se passe l'assemblée, j'étais encore en séance hier soir, euh croire que nous pourrions trouver une majorité sur une bascule aussi profonde, j'ai quand même des doutes. Donc, mais peut-être que ce chemin é Est-ce qu'il y a d'autres pistes d'économie qui sont sur la table ? Marfeno ?
Bah, les autres pistes, c'est de regarder autour. Alors d'abord, moi je considère que avant de vous répondre ce que je fais généralement euh il faut éviter de sortir la moindre prise pour l'instant parce que dès qu'on en on en prend une ell fait débat Non mais immédiatement on dit c'est un ballon d'essai ça fait polémique et on tue la mesure. Et l'an dernier, on avait dit, il y a qu'à supprimer telles ou tes agences.
Résultat des courses, on l'a pas fait. Donc ceux qui s'amusent à dropper, comme on dit, des propositions sans être dans un bloc, ça ne va pas parce que je pense que sinon on isole le sujet. Euh et pour répondre à votre question parmi les pistes, on a parlé de l'année blanche, on a parlé de peut-être un certain nombre de mécaniques d'intervention de l'État sur un certain nombre de sujets où il faut se dire de quoi on a besoin en plus en plus grande urgence en terme d'investissement et puis de réduire la voilure sur les une deux ou trois années suivantes.
On a on a évoqué la question des agences. Il y a une part d'économie à faire dans les agences. Il y a aussi quelque chose qu'il faut dire 60 % enfin plus que ça même euh mais 60 % de l'endettement qui s'est créé ces dernières années, c'est la part sociale.
Donc c'est retraite, santé, chômage. Donc il va falloir qu'on regarde là-dedans ce qu'on peut faire comme part de l'effort. Alors il y a tout un débat avec les chauffeurs de taxi que je comprends d'ailleurs pour les chauffeurs de taxi.
Mais un système où on a une croissance aussi exponentielle de la dépense, on a un problème mais oui dans ce pays. Et donc c'est une tension permanente par qu' à la fois on dit il faut faire des économies et puis les mêmes qui disent ça disent "Ah oui, il faut soutenir les taxis." Mais c'est pas la question de soutenir les taxis parce que je pense que tout le monde a envie de soutenir les taxis mais vous avez un système qui s'est comment dirais-je sédimenté où vous faites vivre les taxis avec de l'argent public.
Je vais revenir je vais revenir sur les dépenses de l'État mais les jours d'arrêt indemnisé ont bondit de 25 %. Oui mais ça il y a un travail à faire. D'ailleurs, nous l'avion proposé l'an dernier.
Nous avions proposé l'an dernier notamment sur jour de carence d'aller plus loin. Oui, mais je je Ça c'est les propositions par jour de carence d'aller plus loin. C'està-dire 2 3 jours de 3 jours de car ça me paraissait pas.
On l'avait proposé l'an dernier. Je ne dis pas je ne dis pas ça fait partie j'imagine des des voix qui explorent le gouvernement. Pour le pour le coup je n'ai pas d'information à don passer à 3 jours de car.
Je dis pas ça, je dis moi c'est une pix qu'il faut explorer parce que je pense que il y a quel quand un système dérive à ce point-là, il y a quelque chose qui est en train de dysfonctionner et ça et il se prennent des idées. Vous parliez des français des habitudes qui sont complexes. Oui, je vous coupe Marc Phénomène, vous parliez des Français tout à l'heure mais je me mets à la place des Français qui ne comprennent pas.
Je regarde la situation, on nous dit 3345 milliards de dettes. On voit l'État dépenser de plus en plus. Franchement, de plus en plus.
Il dépense pour nous l'État. Non, mais d'accord. Oui, dépense pour nous.
Oui, mais attendez, moi je suis français, j'entends quoi là aux infos ce matin ? J'entends que les prisons sont surpeuplé, qu'il y a dans des prisons qu'on ne peut plus accueillir le moindre condamné. J'entends qu'on ne trouve plus le moindre professeur qu' a plus de professeurs candidats.
Service public tout ça. C'estd qu' on est endetté de plus en plus, on dépense de plus en plus et les services publics sont souvent de plus en plus en difficulté. Mais vous avez absolument raison.
C'està-dire que nous sommes un pays d'une paradox, c'est totalement paradoxal. Nous sommes le pays qui dépense le plus pour ces services publics. Oui.
Et sans doute le pays pour lequel l'efficacité est la plus challengée à bon à bon titre d'ailleurs par le par nos concitoyens. Donc on a un problème. Alors ça fait 25 ans qu'on fait la même chose.
C'est-à-dire que les indices faut faire un coup de rabot généralisé à l'aveugle puis on y revient parce que les revendications des uns et des autres fait qu' puis il y a ceux qui disent il y a des besoins supplémentaires, faut donc augmenter la dépense et faut donc augmenter la la recette puisqueil y a que ça comme voie, faut augmenter les impôts. Moi je pense que tant qu'on se pose pas la question de structurellement la question de l'éducation nationale c'est une question de de désaffection et de de démotivation des profs qui est une désaffection très profonde parce que sont mal payés parce qu'on nous explique c'est ce que ce que j'appelle mais même revaloriser ils sont encore moins mal payés reconnaissons la part que d'efforts que nous avons fait et quand je m'entends faire donner les leçons par les socialistes c'est pas eux qui l'ont fait hein cette affaire là pourtant il paraît qu'il s'occupait de la question de l'éducation nationale. Pourquoi ? parce qu'ils ont fait le choix de dire faut des dizaines de milliers de plus de profs qui sont pas fichés de recruter parce qu'il y a pas d'affection pour le le poste.
C'est ça n'est vous en parliez tout à l'heure, ça n'a pas d'intérêt. Donc on a besoin la revalorisation monétaire financière mais il y a aussi une revalorisation tout courte de ce qu'est le métier. Il y a une grande démobilisation parce qu'il y a une question de management dans ce ministère depuis des années.
Euh et donc c'est ce que sur lequel il faut travailler parce que je pense que si on est juste dans il en faut plus ou il en faut moins sans se dire quel est le sens du service public qu'on veut fabriquer, sans se dire quel est le monde dans lequel on vit aujourd'hui, alors on fait une erreur tragique. Je vais vous donner un exemple juste de ce qui s'est passé. Je crois que c'est aujourd'hui ou dans les jours qui viennent que le président de la poste va partir, Philippe Val.
La transformation qui a été faite à la poste est une transformation, moi je considère absolument exemplaire parce que la Poste c'est 70 % de courrier en moins depuis 20 ou 25 ans si je dis pas de bêtises. Plutôt que de dire on va faire comme s'il y avait encore du courrier et donc on on transforme pas notre outil. Ils ont dit on va transformer notre outil, on va développer d'autres gammes de services, on va organiser territorialement différemment notre offre.
C'est une transformation archi puissante qu'on a fait du service postal le haut risque si nous n'avions pas fait qui ait plus de poste. Et donc dans ce pays, plutôt que de se dire euh euh c'était mieux avant en permanence euh on va retrouver ce qui était il y a 40 ans. Nous n'avons pas la même démographie, nous n'avons pas les mêmes besoins.
Les gens vivent différemment, la question de la mobilité est différente. Les le numérique crée des offres et des risques d'ailleurs plus grands. Et moi, j'aimerais que sur ce modèle un peu qui a fait la poste avec en plus un contrat social dans la boîte h qui est bien meilleur aujourd'hui qu'à 20 ans avec des greffes qui sont beaucoup moins puissante.
Pourquoi ? Parce qu'on a considéré les agents, on leur a dit voilà la trajectoire, on va perdre du courrier. Euh c'est comme ça.
C'est c'est la vie sociale et la vie euh d'une société qu'elle change et en même temps va vous trouver un chemin et un sens. C'est ça qu'on a besoin de faire sur les services publics. C'est ça qu'on a besoin de faire pour les profs.
C'est ça qu'on a besoin de faire dans nationale. Évidemment, c'est ça qu'on a besoin de tracer. Donc c'est pas une affaire.
Bon ben ça c'est un programme présidentiel ça tiens pour 2027. Non mais j'ai je pas je parle pas pour vous particulièrement vous m'avez fait peur. J'ai j'ai trouvé qu'il y avait assez de petit chevau dans la course.
Il y a assez de candidats quand même. Ouis il y a assez de petits chevaux dans la course. Oui je vous confirme.
Oui vous avez vu un peu tout. Puis il y en a un il y en a un qui c'est plutôt le trop plein que le passé. Dites-moi il y en a un qui est déjà une fois sorti de l'eau à la bolle les cheveux au vent et qui tout à coup.
Oui vous l'avez reconnu ? Il était il est là-bas au loin. Oui mais le voilà qui approche.
C'est Dominique de Villepin. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est c'est alors moi je je je me je je plaisante souvent je souris souvent avec vos confrères en disant le j'attends la couverture du si c'était lui.
Nous en sommes à la 50e couverture de et si c'était lui et si c'était elle. Donc je on va laisser faire la couverture. On en reparlera plus tard.
Je ne vois pas ce sur quoi ça se ça se construit. Et là c'est sur du sable quoi. C'est plutôt sur le sable.
Ça ressemble un peu encore au sable de la Baule parce que je ne vois pas où est l'électorat. Euh et et on sort de l'ambiguïté qu'assé dépend. Mais un moment faut quand même dire quel est le projet, quel est le programme, quel est on peut pas dire je suis juste parce que n'est pas de goal qui veut et et Dominique de Villepin moi je salue ce qu'il a fait à l'époque quand il a été mis des affaires étrangères mais je trouve que nous n'avons pas en permanence besoin de gens qui viennent nous expliquer que il serait le sauveur et je pense que c'est d'ailleurs l'erreur de ce pays.
On a besoin d'abord que des forces se rassemblent sur quand même quelque chose qui ressemblerait à un projet. Ouais. Et pourtant des sauveurs, vous en avez dans le socle 10 commun.
Je dis dit commun parce que je ne vois pas trop ce qui reste de commun entre LR vous euh c'est la difficulté c'est que les Renaissance difficulté c'est mais c'est depuis Michel Barni moi j'avais le socle fissuré non ben le la difficulté d'un socle c'est qu'il faudrait qu'il soit solide et j'ai pas ça sous les yeux et commun il faudrait qu'on soit d'accord sur un certain nombre de choses je ne vois pas ça non plus tous les jours mais la vérité m'oblige à dire que dans une réunion qu'on avait appelé de la dernière champ chez Michel Barnier quand il est nommé premier ministre parce qu'on arrivait pas à composer son gouvernement, c'était pas le au modèle que ça posait le plus de difficultés. J'avais dit on est ensemble. Je rappelle qu'il y a 3 mois, on éétait pas ensemble donc on devait avoir des divergences.
Le mieux ça serait de se dire ce sur quoi on est d'accord et ce sur quoi on n'est pas d'accord et comment on tranche les questions sur lesquelles on n'est pas d'accord. Ça n'a jamais été fait et je le regrette parce qu'au fond bâtir un socle est plus encore commun sans savoir pourquoi on est ensemble. au-delà de vous savez c'est une maison qui se fissure.
On regarde pas les fissures mais euh avec le temps les fissures s'agent. Moi je je prêche pour que nous puissions nous parler nous parler vrai. C'est c'est l'endroit où le dire.
C'est-à-dire de se dire il y a 18 mois les Français nous pardonneraient pas avant la présidentielle avant que s'ouvre la séquence présidentielle. Vraiment les Français nous pardonneraient pas que on soit déjà par des petits calculs à penser chacun dans nos boutiques. Mais c'est déjà le cas.
Oui, mais il est encore temps de se ressaisir. H euh c'est pas c'est pas les vœux de nouvelle année, c'est les vœux d'entrée de vacances bientôt. J'aimerais assez sur la question budgétaire qu'on se dise plutôt que de faire ce qui s'est passé et qui a contribué à la chute du gouvernement Barnier, les lignes rouges, je veux pas c jamais ça, jamais dans cette de cette façonlà et il y a qu'à faucon.
Si on pouvait se mettre d'accord quand même au moins dans cet espace hm qui a qu' a qu' a des membres euh de chacun de ces formations politiques, de chacune de ces formations politique au gouvernement, on fera un grand pas. Que personne ne s'inquiète, il y aura une présidentielle. Mais moi, je suis certain d'une chose, c'est que si nous donnons le sentiment de nous occuper de la présidentielle et pas d'aujourd'hui, les Français ne nous pardonneront pas et on pourra toujours discuter de tous les chevaux qui courent.
Personne ne sera dans la course à la fin. Euh je termine avec l'agriculture parce que ça vous tient à cœur, vous avez été ministre de l'agriculture. La France se bat contre la Commission européenne à Bruxelles à propos de l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Merco sûr.
Les clauses de sauvegarde sont insuffisantes, dit le gouvernement français. Pensez que la France a une chance de de réunir une minorité de blocage. Mais c'est ce qu'on fait depuis 4 ou 5 ans.
C'est ce que nous a demandé le de faire le président de la République. Si nous n'étions pas là, si nous n'avions pas œuvré comme nous avons œuvré pour l'instant, l'accord sur le mercur serait alors vous disiez la commission, on se bat pas seulement contre la commission, on se bat aussi contre les d'autres États de l'Union européenne de l'Union européenne qui eux pensent que c'est un bon accord, les Allemands pensent que c'est un bon accord, les pays du nord pensent que c'est plutôt un bon accord. Donc ce que nous avons fait depuis des années, ma successeur Annie Junevar continue de le faire, c'est de faire en sorte de trouver une coalition de gens qui disent on rejette pas par nature les accords de libre échange.
Je rappelle que l'accord du CTA sur lequel on a tapé, il est bénéficiaire y compris pour l'agriculture. Donc parfois on a on raconte aussi n'importe quoi sur les accords parce que nous sommes un pays exportateur. Les céréales, on les exporte, le vin, on les exporte.
Et s'il faut m'expliquer qu'on va sauver la vitulture française en en se repliant sur nos frontières, faudra vraiment qu'on me démontre comment ça marche. Bon, donc on a on peut avoir besoin et on a besoin et nous sommes une nation puissante, compétitive qui fait de la qualité sur les produits agricoles et qui donc doit pouvoir aller au marché export. Mais cet accord ne convient pas.
Bon, donc l'idée que nous avons, c'est d'essayer de continuer à consolider une base de gens qui sont euh qui constituent une minorité de blocage. Nous allons pouvoir tenir et vous pensez J'espère on voit la difficulté euh à l'époque, on avait réussi à construire quelque chose avec les Italiens. Oui.
Oui. Euh pas avec les Espagnols. Alors que traditionnellement avec les Méditerranéens, on s'entend sur les sujets agricoles.
Avec mes collègues, on s'entendit bien sur le sujet. Mais l'Espagne évidemment pour des raisons historiques et culturelles en cet accord. Donc pour l'instant ça tient.
La vérité m'oblige à dire que pour l'instant ça tient mais c'est fragile, c'est fragile et que et que nous avons quelque chose qui est générant. Et moi je pense que nous avons un sujet plus structurel, c'est on peut pas avoir une Commission européenne qui d'abord négocie les accords il y a 20 ans et les sortent de 20 ans plus tard en disant "C'est bon, c'est fait sans qu'il y ait quand même un débat démocratique." Deux qui ne tiennent pas compte à ce point alors qu'elle passe son temps à nous embêter, pour pas dire autre chose, sur la transition énergétique sur des critères qui sont très rigoureux pour les États de l'Union à faire un accord avec des États qui ne respectent pas l'accord de Paris.
C'est c'est un incompréhensible si on fonctionne comme ça. Merci Marc. Merci d'être venu nous voir ce matin.
Marc Fesneau