Le grand retour de la Base avec Antoine Léaument et Manuel Bompard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est l'émission de la Nouvelle-Fance. Émission de la Nouvelle-Fance, un tout nouveau format pour dire des bêtises. Écoutons-moi d'habitude.
La base, c'est l'émission de la Nouvelle-Fance. Émission de la Nouvelle-Fance. Un tout nouveau format pour dire des bêtises et tout.
La base, c'est c'est l'émission. Bonjour à tous, on est en direct, c'est le grand retour de l'émission La base sur l'insoumission. Alors, on est avec Sarah.
Bonjour. Nirina. Bonjour.
Je vous remercie de m'avoir invité. Merci à vous d'avoir accepté et Manuel Bompard, bonjour, bienvenue à bienvenue à vous trois. Euh donc c'est le retour de l'émission La base, on est en direct sur les réseaux de l'insoumission.
On va séparer cette émission en deux parties. Une première avec Manuel Bonpard avec un petit entretien de l'insoumission où bien sûr chacun peut réagir sur le plateau en direct sur le chat. Et après une deuxième partie où Antoine Léoman nous rejoindra pour parler sondage, pour parler ingérence financière étrangère, pour parler de ce terrain et bien d'autres choses.
Et on va commencer donc cette première partie de l'émission par un entretien avec Manuel Bompard avec une première question qui concerne l'actualité internationale. On est à 2 jours après les attaques américaines en Iran qui ont ciblé trois sites nucléaires en Iran. Une attaque donc qui viole le droit international, une attaque qui complète celle menée par l'armée israélienne en Iran depuis vendredi 13 juin.
Donc on est face à un duo de criminels de guerre qui piétinent le droit international avec l'un Netaniau qui commet un génocide depuis plus de 20 mois et l'autre Donald Trump qui veut maintenir un système de domination et préparer encore un peu plus sa guerre avec la Chine. Dans ce contexte que fait la France, elle se contente de déclarations creuses avec la voix d'Emmanuel Macron qui se contente de dire que l'Iran doit aller vers la désescalade alors qu'il y a un agressé, un agresseur. Et bien sûr, l'agresseur, l'enu le dit, c'est évidemment l'armée israélienne et les attaques américaines.
Et donc dans ce contexte, il y a une question que beaucoup de gens se posent, c'est comment on fait pour stopper ces criminels de guerre ? Vaste question. Euh d'abord en de mon point de vue et c'est la position qu'on a défendu depuis depuis le premier jour enfin y compris depuis évidemment des mois et des mois en ce qui concerne ce qui se passe à Gaza.
Mais depuis euh l'attaque israélienne sur l'Iran et ensuite depuis les bombardements américains sur l'Iran, d'abord on utilise des mots qui correspondent à la réalité. Et les mots qui correspondent à la réalité, c'est que ces attaques-là sont des attaques sont des attaques illégales qui sont des violations du droit international. Et on peut penser tout le mal régime iranien de des violations des droits humains qui a à l'intérieur de ce régime de la manière avec laquelle sont traité un certain nombre de personnes.
Pour autant ça ne justifie pas le fait que d'autres pays violent le droit international et le concept de guerre préventive qui est celui qui a été utilisé par Netaniaahu et le gouvernement israélien pour justifier leur attaque contre l'Iran, c'est un concept qui n'existe tout simplement pas en droit international. Droit international, la guerre préventive, ça n'existe pas. Et donc quand on attaque, on agresse, on viole le droit international.
Donc d'abord, on utilise les bons mots, les bons termes et la bonne description de la de de la situation. Peut-être vous vous rappelez pas de cette période parce que vous êtes un peu plus jeune que moi, mais on on est manifestement dans un moment où la propagande ressemble quasiment au mot prêt, à ce qu'on a pu assister en France au moment de la guerre en Irak ou en quelque sorte les Américains pour justifier leur intervention. militaire disait en fait on on c'est pas une agression, c'est en quelque sorte une défense puisque les Iraakiens ont des armes de destruction massive et si on va pas les détruire bah à la fin on va être menacé nous-mêmes.
Et là on est exactement dans le même champ lexical où on vient euh inventer ou en tout cas amplifier la réalité de la menace nucléaire iranienne pour justifier en quelque sorte cette attaque. Le problème c'est que tout le monde sait que c'est pas vrai. Il a y compris des eu des communications des services de renseignement américain sur le fait que il y a pas l'iminence de la possibilité pour l'Iran d'avoir accès à la bombe nucléaire.
Vous savez, ça fait depuis 30 ans que Netaniaahu, il dit à peu près tous les 3 ans que l'Iran va avoir dans les prochaines semaines accès à la bombe nucléaire. Ça a commencé dans les années 90. Donc voilà.
Et puis ensuite, qu'est-ce qu'on fait si on est la France et qu'on veut pas seulement euh être des commentateurs de l'actualité internationale. C'est le problème de Macron, outre qu'il utilise pas les bons mots, c'est que ce qu'il dit en fait n'a aucun impact sur les choses. Il parle, c'est pas bien faire autrement.
Bah, on rétablit le droit international, on rétablit les instances du droit international parce que si la France le fait pas, qui va le faire en fait ? Et donc par exemple très précisément là si on était aux responsabilités on dirait ben il faut convoquer une réunion du conseil de sécurité de l'ONU, faut convoquer une assemblée générale de l'ONU pour que il y ait une autorité internationale qui prenne la parole sur ce sujet. Voilà, je dis pas que c'est facile hein, je dis pas qu'il suffit pas il suffit de claquer des doigts, mais on a quand même des leviers qu'on pourrait utiliser.
J'ai une question. Oui. Euh vous avez vous avez pas parfois l'impression euh vraiment enfin vous êtes humain avant tout d'être dépassé par c'est quand même un conflit euh un un conflit géopolitique enfin en tout cas pour par toute la question géopolitique j'ai l'impression que en politique il y a les questions internes au pays et les questions internationales et j'ai l'impression que les questions internationales elles sont très complexes et du coup comment vous vous faites pour pour ne pas vous ne pas vous perdre rester informé et comment avoir l'impression d'agir vraiment.
Ouais, je comprends la question parce que c'est vrai que les questions internationales peuvent apparaître complexes et puis après parce que la vérité c'est qu'autour des questions internationales, ça existe aussi sur les questions nationales mais autour des questions internationales, le rapport à la vérité en fait tout le monde est dans une stratégie d'influence et de propagande en fait qui disait que une des premières victimes de la guerre c'était la vérité parce que tout le monde vient essayer de présenter sa propre réalité. Donc moi, je prétends pas être tout toujours parfaitement bien informé, mais je pense que pour éviter d'être perdu, c'est précisément la raison pour laquelle il faut avoir des bases claires et ces bases. C'est pour ça qu'il y a un droit international.
C'est pour ça que parfois c'est difficile pour les gens, y compris de le comprendre, mais même dans la guerre, il y a des règles, mais il y a des choses qu'on a le droit de faire en guerre et il y a des choses qu'on a pas le droit de faire. C'est pour ça qu'on a inventé les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité. Je pense qu'il faut justement pour pas être perdu essayer d'avoir des des bases des principes.
En fait les principes c'est que on n'attaque pas un autre pays euh sauf si c'est une menace imminente. Et dans ce cas-là bah il y a une des institutions internationales qui permettent de définir ce qui est autorisé, ce qui l'est pas. Et justement pour pas perdre de vue et pour pas se faire intoxiquer un peu par la propagande, je pense qu'il faut essayer de revenir au principes.
Je dis pas que c'est toujours facile hein. Et donc là précisément les principes ils nous disent quoi ? Ils nous disent euh il y a une violation du droit international et donc si on est la France et qu'on croit au droit international et ben on doit être capable de dire cette violation elle est pas acceptable.
Encore une fois, même si la personne qui est attaqué, on l'apprécie pas sur plein d'aspects parce que on a plein de choses euh qu'on apprécie pas évidemment sur le régime iranien et la manière avec laquelle en France, à partir du moment où vous condamnez l'agression qui est faite, on essaie de vous faire passer immédiatement comme un soutien du régime iranien. C'est juste inacceptable. Vous avez vu peut-être que les associations de personnes qui se battent y compris auprès des iraniennes et des Iraniens pour avoir le respect des droits humains, la démocratie et cetera, ils sont pas d'accord avec l'intervention militaire israélienne.
Donc on va dire à qui ? À ces gens-là que eux aussi c'est des soutiens du régime des moles. Ça n'a pas de sens.
Donc ouais tenir bon sur des principes, je pense c'est ça la base. Enfin en tout cas moi c'est la réponse que je fais. Oui, en ce qui me concerne et je pense que c'est le cas de beaucoup de nos concitoyens français, j'ai très peu espoir en les institutions internationales et en le droit international parce qu'à chaque fois on a vu qu'il était bafoué, que personne ne le respecte.
Parfois les recommand les recommandations de l'ONU, on a l'impression que c'est un arrêtez s'il vous plaît. Alors là, je vais parler d'une autre question internationale qui me concerne un peu plus, mais c'est le cas des îles éparses à Madagascar normalement qui reviennent à Madagascar mais qui aujourd'hui sont à la France et qu'Emmanuel Macron ne veut pas lâcher l'ONU, ça fait extrêmement longtemps que qu'elle a rendu sa décision et Israël a été condamné à de nombreuses reprises également. Et honnêtement, en tant que concitoyenne, en tant que votante, j'ai l'impression que le droit international sert juste à dire "Arrêtez s'il vous plaît".
Et que c'est pas quelque chose qui est intrinsèquement contraignant et que c'est avant tout une question de rapport de force entre les puissances. Voilà, si Israël n'est pas condamné, c'est aussi parce que Israël a toutes les grandes puissances qui lui sont alliées. Donc, comment faire par rapport à ça ?
Alors euh je comprends ce sentiment et je pense qu'il est partagé par plein de gens aujourd'hui et il est d'autant plus que comme on se tut toit, on se tut toit voir. Donc comme tu l'as dit euh le le violations du droit international sont en conséquence. Il y en a eu malheureusement des centaines et des centaines.
Moi je prétends pas que l'ONU tel qu'elle est organisé aujourd'hui que le droit international tel qu'il est défini aujourd'hui il est parfait. C'est clair que y compris il a un conseil de sécurité à l'ONU. Il y a des puissances qui peuvent bloquer des choses.
Donc je je dis juste en fait on a à peu près que ça comme point d'appui parce que si on n pas ça, alors là c'est la loi du plus fort et alors là c'est encore pire. C'est-à-dire ceux qui décident d'attaquer, ils attaquent et s'ils sont suffisamment forts, personne va pouvoir rien faire face à eux. Donc je pense qu'il faut prendre ce point d'appui même s'il est pas parfait.
Euh mais clairement que ce point d'appui il il faut pas en avoir une vision qui est déconnectée des rapports de force tel qu'ils existent. Et donc il faut se poser la question aussi en tant que pays et en tant que peuple, comment on peut agir dans ce rapport de force ? Parce que en ce qui me concerne, j'ai vraiment l'impression que l'ONU sert de contrepouvoir de façade au vu de ce qu'il en est.
Par exemple, en ce qui concerne la flottie de la liberté, c'est pas la première fois qu'une flottie humanitaire a violé, a bafoué le droit international. On peut notamment penser à l'événement en 2010 avec le Mavi Marmara où cette fois il y a neuf personnes qui ont été tuées et ça c'est quelque chose qui a été condamné par le droit international. En plus cette action, elle était pas seulement symbolique parce qu'il y avait plus de 10000 de tonnes de vivre pour les Palestiniens.
Et là, encore une fois, rien n'a été fait. Et moi, j'ai vraiment l'impression qu'on est dans des répétitions encore et encore et qu'on va pas gagner grâce au droit international. Je sais que c'est très pessimiste ce que je raconte mais je suis assez sceptique.
Alors je comprends ce que tu dis mais en fait je pense que aussi là où moi j'ai dit les limites que je voyais dans l'ONU tel qu'elle est et cetera mais après il faut aussi dire que si aujourd'hui ces institutions internationales elles sont faibles, c'est aussi parce que les pays refusent de les investir pour leur donner de la force et de la puissance. C'est-à-dire que si la France, je dis pas que ça régèlerait tous les problèmes, mais si la France par exemple sur la question de de de Gaza euh disait à un moment "On va essayer de construire une coalition de tous les pays à l'échelle internationale." Par exemple, tu sais, il y a 75 % des pays à l'échelle internationale qui reconnaissent le le droit le l'État palestinien.
Il a 75 % des pays, une grande majorité des pays dans le monde reconnaissent l'état de Palestine. Si un moment la France disait plutôt que de continuer à nous enfermer dans des discussions avec les États-Unis et cetera, d'essayer de les convaincre alors qu'on arrivera pas à les convaincre, on essaie plutôt de construire du rapport de force en se rapprochant des pays qui eux reconnaissent ce cet état. pour prendre cet exemple-là euh et ben là on pourrait faire bouger les lignes.
Il y a déjà eu par exemple aux Nations- Unies des situations dans lequel si le conseil de sécurité bloque et ben c'est l'assemblée générale de l'ONU qui va prendre une position sur ce sujet parce que dans l'assemblée générale de l'ONU benah il y a pas de droit de véau. Bon on a des leviers si on veut les investir. Donc je comprends le on va dire le je vais pas dire la désespérance mais le pessimisme sur l'ONU lui-même.
Mais je pense qu'il faut aussi dire que si ça se passe comme ça, c'est parce que les les puissances et notamment la France et les autorités françaises acceptent que l'ONU serve à rien et qui pourrait décider de faire de notre siège aux Nations- Unies autre chose que rien. Voilà. Alors, ça réglerait pas tous les problèmes, hein.
Et on pourrait faire bouger les lignes, on pourrait construire des coalitions euh avec des pays du sud, on pourrait faire construire du rapport de force, on pourrait s'appuyer sur la mobilisation des opinions publiques parce que les opinions publiques, elles sont pas d'accord avec leurs dirigeants sur ce sur ce sujet. Voilà moi comment je vois les choses et puis après il y a ça c'est une autre question elle serait plus compliquée sur qu'est-ce qu'on devrait faire comme proposition pour rendre l'ONU plus efficace plus démocratique pas pouvoir être bloqué par un pays qui décide que toute façon ça ça s'appliquera pas à lui. Voilà moi comment je je vois les choses.
Et puis après, il y a des leviers d'action en dehors du droit international que la France peut avoir y compris seul. On a parlé de la reconnaissance de l'État de Palestine mais par exemple si on considère que Netaniaou et c'est ce qu'on considère est un fauteur de troupe dans la région bah qu'est-ce qu'on attend pour infliger des sanctions économiques ? On a fait 17 30 sanctions au niveau européen contre Poutine.
Bah pourquoi on n pas été capable de faire un seul train de sanction ? Et ça, il y a pas besoin de l'ONU. La France peut décider tout seul ou l'Union européenne peut décider tout seul.
On peut décider tout seul de faire un embargo sur les armes parce que ils peuvent avoir les alliés qu'ils veulent. S'ils ont plus d'armes pour massacrer, ils massacrent plus. On peut décider de rompre les accords de coopération économique.
Aujourd'hui, entre l'Union européenne et Israël, c'est une vaste zone de d'accord de libre échange. C'est-à-dire qu'il payent pas de droit de douane sur les produits qu'ils veulent exporter en en Europe. Ah, si on interrompe cet accord là, ça va ça va les impacter immédiatement.
Je veux dire, on a aussi d'autres leviers d'action que juste une forme de de dimension qui peut être parfois un peu incantatoire au droit international. Enfin voilà. Oui.
Non, ben je suis désolé, je te laisse parler après. Bah je partage totalement votre point de vue. Je vais pas tutoyer.
Comme vous voulez, comme tu veux. Tu peux me tutoyer, ça me dérange pas. Moi, je partage totalement ton point de vue sur les leviers économiques que ce soit à travers l'Union européenne ou à travers la France qui me semble déjà bon c'est sûr que c'est pas sous un gouvernement d'Emmanuel Macron que ça va arriver mais qui me semble déjà beaucoup plus réaliste que on va dire l'appel au droit international.
Moi vraiment, on dirait que j'ai une dent contre le droit international, mais j'ai l'impression parfois qu'on l'invoque comme une forme de mysticisme qui capable de régler les situations alors que ça reste, comme j'ai dit, ça reste pour moi un contrepouvoir qui est quand même relativement factice et qui donne des recommandations mais dans l'application, c'est bien plus compliqué. Donc moi, je suis, on va dire que je suis un peu plus réceptive à tout ce qui va être condamnation nationale ou à l'échelle européenne. Enfin, des choses plus concrète comme des sanctions économiques, ce genre de choses.
Et je pense aussi qu'éventuellement ça pourrait ça pourrait éventuellement peut-être toucher plus le public qui sentira les choses de manière un peu plus concrète. OK. Juste pour que pour que tu comprennes aussi pourquoi.
Moi je ma première réponse c'est DR international, c'est aussi parce qu'on posait la question de c'est quoi en quelque sorte nos boussol à l'échelle internationale ? Donc rappeler aussi les principes en vertu desquels on prend position pour dire est-ce qu'on peut être d'accord avec telle ou telle initiative d'un autre pays n international ça reste cette boussole là. Après est-ce que c'est la solution ?
Est-ce que c'est la réponse ou est-ce que ça va régler le problème au vu de tout ce qu'on a dit ? peut-être pas mais en tout cas c'est la boute qui permet de poser le problème de dire ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. Ensuite, c'est clair que pour comme levier d'action, si on se contente de dire euh le droit international doit être respecté, le droit international doit être respecté, bon, ça va pas régler le problème.
Donc il y a les leviers dont on a parlé et je veux juste ajouter parce que pour pas répéter des choses déjà dites que les leviers d'action, il y a les leviers d'action étatiqu gouvernementaux et ça comme tu l'as dit au vu de la position qui a été celle de la France déjà depuis le depuis depuis depuis des mois et des mois sur ce qui se passe à Gaza mais aussi depuis parce que c'est pas la première fois que Netaniao attaque, il a attaqué le Liban, il a attaqué la Syrie, attaque l'Iran maintenant. Bon, la réaction de la France, elle est toujours en dessous de tout. Mais il y en a aussi des leviers d'action populaire.
Je sais pas, ça c'est important de le dire, c'est-à-dire participer aux manifestations, c'est bien, mais il y a d'autres levier d'action populaire. Faut saluer par exemple les dockers euh parce que quand les dockers dans les ports, ils disent "Bah nous on cherche pas les arbres sur les bateaux." Voà c'est concret et c'est un impact immédiat.
Donc faut les saluer, faut les aider. Il y a des campagnes de boycott qui existent et je pense que tout ça c'est aussi le rôle que nous on peut jouer là-dedans et pas juste attendre que le pouvoir change parce que on y travaille mais malheureusement on peut pas faire changer ça tout de suite. Ça tombe bien qu'on parle de la dimension de concret pas concret parce que je prétends pas parler au nom de la jeunesse mais ce que j'ai remarqué à travers mes réseaux sociaux c'est que euh on avait peut-être à une certaine période mis beaucoup d'espoir dans la politique avec toute la question du cesser le feu de la reconnaissance de l'état de Palestine.
Mais aujourd'hui, j'ai remarqué que on parle beaucoup moins de de la dimension politique. on va beaucoup plus parler de la dimension humanitaire peut-être parce qu'on a eu l'impression que ben on stagne et sur le plan politique qu'il y a rien qui avance et que maintenant avec peut-être la colère et la rage, on a envie de faire des choses beaucoup plus concrètes notamment à travers des récoltes d'argent, ce genre d'action. Du coup, on moi pour moi la politique et l'humanitaire c'est indissociable mais j'ai remarqué qu'il y a quand même une sorte de de séparation qui s'est créée sur les réseaux sociaux où ça y est, il nous parlait plus de politique, on a l'impression qu'il y a rien qui avance, on a l'impression que ça sert à rien.
Donc maintenant, on veut faire du concret. Et je voulais savoir pourquoi en fait on a ce sentiment de de d'incret. Pourquoi on a ce sentiment que ça n'avance pas, qu'on manifeste, qu'on qu'on parle de notre notre désaccord et qu'il y a rien qui avance quoi ?
Alors d'abord moi je veux dire, moi j'oppose enfin comme un peu ce que tu as dit, j'oppose pas les deux. Non mais tu t'as dit toimême, je pense les deux sont indissociables et nous en tout cas on est c'est clair un mouvement politique, on a des élus, on siège au parlement et cetera mais dans les initiatives et les actions qu'on propose on propose et on encourage aussi à faire des actions très concrètes et que ça soit sur la situation internationale d'ailleurs ou sur la situation nationale ou à la France insommise par exemple on essaie de multiplier les collègues de solidarité des initiatives comme ça. Évidemment, il y a eu la flotti de la liberté dont on a beaucoup parlé qui avait une dimension concrète même si elle était symbolique.
C'était pas la quantité d'aide humanitaire qui était porté sur ce bateau qui allait répondre à la difficulté, mais il y avait une dimension aussi symbolique et qui était qui était très très importante. En tout cas, je pense c'est bien aussi le concret. Euh maintenant, je pense qu'il faut pas opposer le concret au rapport de force politique.
Et s'il y a de la désespérance, on peut la comprendre. C'est parce que les gens ils ont l'impression que bah les dirigeants politiques ne servent à rien ou en tout cas nos dirigeants politique, ceux qui ont les leviers du pouvoir aujourd'hui ne servent à rien. Et franchement quand on entend les réactions de la France à ce qui s'est passé là depuis 10 jours, on peut comprendre pourquoi les gens se disent ça. parce qu'on a en je veux dire le président de la République en France ou le ministre des affaires étrangères en France normalement son rôle quand il se passe quelque chose c'est de prendre une initiative qui va peser sur le cours des choses et finalement on a l'impression que il il est éditorialiste sur un plateau de télévision quoi.
Là qu'est-ce qu'il dit après les Américains bombardent en Iran ? dit oui, j'appelle à la retenue, j'espère qu'il va y avoir un cessé le feu. Très bien.
Mais en fait, qu'est-ce que tu fais concrètement pour essayer de faire en sorte queil y ait de la revenue et de faire ouais, c'est du commentaire. Bon bah pardon. ou alors on va protéger nos agents, c'est très bien, faut protéger nos agents.
Mais pardon, le ministre des affaires étrangères en France, il est pas juste le responsable administratif des agents de des de nos consulats ou de nos ambassades, quoi. Il peut-être être un peu plus que ça, quoi. Quelqu'un qui prétend peut-être pouvoir jouer un rôle ou en tout cas d'essayer.
On a même pas l'impression qu'il essaie de le faire. Donc moi, je comprends le sentiment d'impuissance. Euh en même temps, il y a aussi des choses qui ont bougé.
Ça c'est pour contrebalancer. par exemple euh même s'il est pas allé au bout, même si on a entendu ces derniers mois et ces dernières semaines, par exemple euh y compris le président de la République en France dire qu'il fallait s'engager sur la voie de la reconnaissance de l'État de Palestine. Je sais qu'il l'a pas fait, je sais que mais même le fait même qu'il le dise, c'est la preuve que le rapport de force qu'on a créé quand je dis 11, pas juste nous la France insoumise, les gens en manifestant, en s'indignant, en communiquant sur les réseaux sociaux, ça pèse quand même sur les sur les sur les événements.
Moi je pense qu'il faut faire les deux du concret parce qu'on a envie d'être utile tout de suite et continuer à créer les éléments de rapport de force parce que petit à petit les lignes bougent et puis après le troisième élément et ça c'est pour convaincre aussi c'est que si à un moment on a l'impression que nos dirigeants politiques servent à rien ben faut les changer parce que normalement des dirigeants politiques c'est censé servir à quelque chose. Voilà moi ce que je te répondrai et je rebondis sur les rapports de force. Tu je crois que tu es à l'initiative de Girls for Girls Girls Girls for girl.
Mon anglais est terrible donc j'ai j'ai compris. Girl Girls for Gaza. Girls Girls for Gaza.
En fait euh le soir où le flotti de la liberté s'est fait euh arrêter euh j'ai lancé un live sur internet et ce live ben il y avait beaucoup plus de viewers et il savaient que c'était pour parler de ce sujet-là euh pour faire une sorte de veille d'information et aussi juste de créer un espace de conversation. Et j'ai remarqué qu'en fait il y avait une volonté en tout cas de la part de ma communauté et des créateurs qui m'entourent d'agir concrètement. Et euh comme j'ai dit, on a un peu délaissé la dimension politique parce qu'on a ce sentiment que c'est pas concret.
Du coup, on a organisé une une récolte en fait en ligne, un événement caritatif en ligne. On l'a organisé en une semaine. On a réuni près de 12000 € et en mobilisant plusieurs créatrices parce que on avait remarqué que souvent ben il y avait pas un événement qui mobilise les créatrices engagées.
Donc c'était le moment de de créer cet événement inclusif pour pouvoir agir. C'est je pense pas que ça va c'est c'est pour créer un avec l'association Palmède pour pour la création d'un hôpital de campagne à Gaza. C'est pas ça qui va changer grand-chose mais l'idée c'est ça a été quand même de sensibiliser de sensibiliser aussi en interne les associations féministes, les personnes qui se revendiquent féministes pour leur montrer que ben nous aussi à travers la cause féministe et ce message on peut s'engager.
Et l'idée aussi, ben c'était c'était vraiment juste de aussi peut-être réduire la frustration de toutes les personnes qui veulent s'engager et qui ne savent pas comment faire. Malheureusement, parfois on n' pas les armes, on n pas les outils, on sait pas comment comment s'y prendre et en fait rien qu'en prenant notre téléphone, en le posant et en parlant, on peut agir. Et l'idée c'était vraiment de fédérer du monde et de montrer que ben on peut agir tous ensemble et on peut aussi réduire cette frustration de pas avoir la de pas avoir de contrôle parce que je pense, j'ai remarqué, moi je me suis fait connaître durant les les élections législatives.
En fait, je faisais de la vulgarisation parce que je comprenais rien à la politique. Comme plein de jeunes comme moi, je comprends rien à la politique. C'est c'est compliqué.
Et l'idée c'était vraiment de vulgariser pour essayer de enfin là on comprend qu'il y a un enjeu, on a un pouvoir pour une fois celui celui de voter. On a quelque chose de concret, il y a une action qu'on peut faire, ben on a besoin de comprendre. Et euh et là, ça faisait un moment, c'était quand même il y a 1 an, les élections législatives, ça fait un moment qu'on sent qu'on a plus entre nos mains le pouvoir, qu'on a plus qu'on a plus des politiques à aller secouer, qu'on a plus des gens à mobiliser et je pense à travers les réseaux sociaux, on avait besoin de se dire que là on doit se mobiliser et je pense c'est un besoin aussi chez nous.
Peut-être la jeunesse un peu énervée sur les réseaux sociaux, à force d'avoir du contenu, il y a une colère qui est se crée et l'idée c'est dans de faire de cette colère quelque chose de quelque chose de bien et de concret. Mais en fait c'est moi je trouve ça je trouve ces initiatives elles sont très utiles et honnêtement je trouve que c'est de la politique en fait. C'est-à-dire peut-être que toi tu dis ça parce que dans ta tête la politique c'est ou la représentation que certains se font de la politique c'est des gens à l'Assemblée nationale qui débattent ou qui discutent ou un premier ministre ou un président de la République qui prend la parole.
Mais une cause où on se mobilise collectivement pour faire bouger les choses, c'est déjà de la politique. Alors, c'est une dimension différente de cette politique là. C'est pour ça, moi je suis, tu vois, je suis pas pour opposer les deux.
Je pense que cette initiative là et en plus tu l'as dit toi-même, peut-être qu'au début les gens vont se fédérer sur un enjeu humanitaire mais que petit à petit ça va aussi dérouler plein de raisonnements où on va essayer de comprendre pourquoi les choses bougent pas et on va en traduire une vision politique et des propositions politiques. Donc en fait je pense que les deux vont vont vont ensemble et et c'est très bien que ça et moi personnellement je trouve pas que ça soit un renoncement de prendre des initiatives concrètes. je pense qu'elles sont très utiles et que ces initiatives concrètes, elles sont complémentaires du d'un travail aussi de rapport de force politique.
Et ce travail de rapport de force politique, je comprends que ça peut être un peu désespérant parfois, mais les lignes, elles bougent quand même petit à petit. Il y a eu de plus en plus de gens qui ont pris la parole pour dire que ce qui se passait à Gaza c'était pas acceptable. Alors que au début euh quand vous osz prendre la parole sur ce sujet, vous faisiez immédiatement décrire comme antisémite, violent et cetera.
Donc petit à petit, les choses elles bougent. C'est clair qu'on voudrait que ça bouge plus vite he on va pas se raconter d'histoire. Mais en tout cas moi je je je pense que ces éléments là de mobilisation c'est plutôt des motif d'espoir plutôt que des motifs de repli ou de ou de désespérance.
En tout cas, je le vois comme ça. Oui, justement. Ben comme je vous l'ai dit, on est tout à fait d'accord avec ça.
L'humanitaire et la et la politique, c'est indissociable parce que de toute façon, tout est politique mais ouais, il y a ce côté-là, c'est indissociable, ça va ensemble et et l'idée c'est pas d'être en opposition. Et c'est pour ça je pense aussi que c'est important que qu'on ait euh qu'on ait de la communication avec les politiques, qu'on ait accès aux politiques auxquelles on a fait confiance quand on s'est mobilisé, quand qu'on quand on a voté et cetera pour et peut-être justement sentir que nos actions elles sont soutenues aussi par les gens euh par nos représentants parce que finalement on a voté pour on a voté pour que qu' ait des députés et cetera. Bien sûr.
Moi, je voudrais parler de quelque chose parce que je salue vraiment votre courage et bah pour prendre de prendre position sur ce sujet qui est très clivant et comme vous l'avez dit, il a fallu en parler et en parler à chaque fois pour que ça ça soit un sujet qui devienne banal au sein d'une partie de la gauche et moi je trouve ça très bien. Mais aujourd'hui, on va dire compte tenu de la complexité des conflits oubliés ou peu couverts comme le Soudan ou le Congo. Est-ce que aujourd'hui vous envisagez d'y porter la même voie dénonciatrice, même si ça signifie affronter le même silence médiatique et politique cette fois qui qui peut être encore même plus lourd ?
Est-ce que vous comptez vous intéresser à d'autres questions internationales ? Alors pour le dire euh on peut toujours faire mieux hein, que les choses soient clair mais en fait peut-être ça s'est moins vu, mais on le fait déjà. Par exemple sur le conflit en République démocratique du Congo et sur les massacres et sur les milliers de personnes et les centaines de milliers de personnes qui sont déjà mortes.
Par exemple, moi à titre personnel, mais ça peut être le cas de plein d'autres députés insoumis, on a déjà participé à un certain nombre de manifestations sur ce sujet. On a organisé il y a maintenant 1 an à peu près, ça doit être un peu plus d'un an, un déplacement en République démocratique du Congo avec un certain nombre de députés insoumis, Jean-Luc Malanchon lui-même. Euh sur le Yémen, on a déjà ou sur le Soudan, pardon, on a déjà peut-être peut-être moins visible peut-être des prises de position sur le sujet.
Je dis pas qu'on fait tout bien et je dis pas qu'on fait tout parfaitement. Je pense que il y a des choses sur lesquelles on peut faire mieux. C'est aussi pour ça que c'est important qu'on ait des échanges et cuiller aussi des mobilisations spontanées sur les réseaux sociaux parce que sachez que parfois nous par exemple dans notre travail, on a aussi les les les capteurs et les alertes qu'on reçoit et puis parfois il peut y avoir des alertes qu'on a pas reçu et on on a aussi une une attention sur ce qui se passe sur les réseaux sociaux, sur les dynamiques de mobilisation qu'il y a dessus parce que ça nous permet parfois de prendre conscience d'une réalité qui est peut-être pas venue directement jusqu'à nous.
Donc c'est important mais oui bien sûr qu'il faut en parler. Après ce qui est vrai c'est que et c'est dommage et c'est triste et c'est pas bien mais par exemple sur la question de la République démocratique du Congo, c'est vrai que quand on en a parler, ça n'a pas produit la même attention y compris médiatique que ce qui se passe à Gaza. Mais comme ça on a je pense c'est notre point de départ si on est engagé sur l'idée qu'on se fait des droits humains, du fait que toutes les vies se valent, que chacun de ces sujets, il doit être levé politiquement.
Donc par exemple sur la question de la République démocratique du Congo, nous on a interpellé à plusieurs reprises, on a fait des questions au gouvernement, on a demandé notamment quand il y a eu en marge du sommet sur la francophonie de comment on pouvait accepter l'idée que le Rwanda allait avoir alors que c'est ces dirigeants aujourd'hui qui sont jugés comme étant responsable des milices qui opèrent à l'est de la République démocratique du Congo de comment on pouvait par exemple nommer cette personnel en responsabilité à l'intérieur de l'organisation de la francophonie qu'il fallait dire des choses làdus comment on pouvait continuer à accepter. Il y a une forme d'hypocrisie totale parce qu'en fait ces massacres qui ont lieu en République démocratique du Congo derrière le le le la vraie motivation, c'est l'accès aux métaux et aux matériaux rares qui ensuite viennent et sont importés d'une autre manière en Europe. Qu'est-ce qu'on avait à dire sur ce sujet ?
Moi, j'ai pu participer il y a quelques quelques mois à une conférence sur la question de l'accès au numérique et donc au météro et des impacts géopolitique de nos modes de vie basé exclusivement sur le numérique. Donc à la finisait ce type de conflit, ce type de massacre. Voilà tout ça pour dire et là on a vous tu as parlé soudant tu as parlé République démocratique du Congo mais on a pu prendre position sur les massacres par exemple qu' lieu en Arménie pour prendre cet exemple-là.
Donc oui, bien sûr qu'il faut être attentif à tous ces à tous ces sujets. On essaie de le faire. Parfois, on arrive à produire des mobilisation populaire sur ce sujet, parfois moins.
Euh mais bien sûr qu'il faut pas avoir d'indignation à géométrie variable. Après, et je dis pas du tout ça par rapport à la question que toi tu as posé mais parfois j'entends à la télévision les gens dirent "Oui, les insoumis, vous parlez que de Gaza et vous parlez pas de tel sujet." Et souvent ces mêmes personnes-là, bah elles parlent pas non plus elles de ces sujets-là et souvent elles en ont jamais dit un mot.
Euh donc oui pour parler de tous les sujets mais non pour que en quelque sorte le fait qu'il y ait d'autres conflits soient utilisés comme un argument pour disqualifier la parole de ceux qui parlent de cette question. Euh oui, il faut parler de ce qui se passe à Gaza. Oui, il faut parler de ce qui se passe au Congo.
Oui, il faut parler de ce qui se passe au Soudan. Euh mais ça ne peut pas être un argument utilisé par les autres pour dire si vous parlez pas des autres sujets alors vous avez pas le droit de parler de celui-là parce qu'en fait il faut parler de tous. Voilà.
Je suis tout à fait d'accord avec ça. Moi aussi je partage la je partage la position que qu'il faut parler de tous les sujets. Et là je vais je vais poser une question c'est est-ce que tu as une idée des facteurs qui font que les gens se mobilisent plus sur un sujet plutôt que sur un autre ?
Bah, je pense que euh d'abord il y a quand même les gens ils réagissent au regard aussi des informations qui viennent jusqu'à eux. Et c'est vrai que et ça a été grâce aux réseaux sociaux, pas grâce aux médias mais notamment sur Gaza c'est dramatique mais je pense que tout le monde a vu comme moi des images euh de bombardement de de de gamins qui meurent sous les bombes israéliennes à Gazak. Ces images là, elles ont produit quand même des Heureusement parce qu'on est des êtres humains, des éléments de mais on peut pas laisser faire ça en fait.
ça doit nous amener à réagir. Peut-être qu'il y a eu moins d'images, même s'il y en a eu parfois, mais peut-être qu'il y a eu moins d'images, moins de communication, qu'on a eu moins accès cette information et que ça a généré moins d'émotion et moins d'indignation sur les autres conflits. Ça, je pense que il y a cette dimension là qui est importante.
Après, il y a une dimension aussi historique sur la question de de du Palestine. Contrairement à ce que les médias essayent de faire croire, c'est pas un sujet qui a commencé en octobre 2023. C'est pas vrai.
Je veux dire, c'est un sujet qui c'est une un drame qui dure depuis des années et des années et il y a des historiques de mobilisation sur ce sujet. Je dire la France insoumise, on n' pas de et c'est pas le cas juste de nous. Il y a plein d'associations, plein de partis de syndicats qui sont mobilisés depuis des années et des années sur ce qui se passe à en Palestine.
Et quand la situation à Gaza est devenue encore plus dramatique que ce qu'elle était avant, bah cette mobilisation, elle s'est aussi construite sur un terro sur un sur déjà des habitudes de mobilisation qui existaient qui existent peut-être un peu moins vis-à-vis de de ce qui se passe par exemple Soudan ou peut-être un peu moins, même si ça existe quand même. Il y a des associations et des collectifs sont mobilisés des années et des années sur ce qui se passe au Congo. Donc je dirais peut-être ça, la communication, les informations, les les les bases de mobilisation qui existent déjà sur un certain nombre de de de sujets.
On sait par ailleurs que la question et sans sans que ça n'enlève rien aux autres conflits, mais on sait que que la question palestinienne a aussi quelque chose de symboliquement très fort parce que d'ailleurs, c'est ce que parfois des gens ne comprennent pas. Euh quand les gens en France se mobilisent par rapport à ce qui se passe à Gaza, ils se mobilisent évidemment par rapport à ce qui se passe à Gaza, mais il se mobilisent aussi parce que cette situation à Gaza, elle raisonne avec euh la place que eux-mêmes ou les difficultés qu' peuvent avoir eux-mêmes ou elles-mêmes dans la société française. Parce que derrière la question Gaza, c'est la question palestinienne, c'est la question coloniale, c'est aussi la question parfois néocoloniale, c'est la question de la place que les gens des inégalités que les gens peuvent avoir, y compris dans la société française elle-même en fait.
Donc ça veut pas dire que la question de ce qui se passe au Congo, de ce qui se passe au Soudan n'est pas importante évidemment et qui et ça ne veut pas dire non plus d'ailleurs qu'elle ne peut pas avoir les mêmes ressorts avec ce que certains et certains d'entre nous peuvent vivre dans la société française. Mais je pense que la question palestinienne, elle a elle a cette importance. C'est c'est la phrase de je sais plus quel poète ou cher ou intellectuel palestinien qui dit euh la Palestine est une arête plantée dans la gorge du monde.
Il a il y a cette dimension symboliquement très forte. C'est peut-être pour ça aussi que ça produit parfois plus d'émotion et plus de mobilisation. Mais tu as tout à fait raison de dire que notre indignation, elle doit être la même avec les autres massacres.
On essaie de le faire. On n' pas toujours le le l'attention médiatique pour le faire. Et honnêtement, si on a beaucoup parlé de Gaza, initialement, c'était beaucoup pour nous taper dessus.
C'est-à-dire qu'en gros, les médias quand ils pouvaient nous taper dessus à travers ce qui se passe à Gaza, il le faisait. Et puis quand c'était juste des massacres, ils essayaient d'en d'éviter d'en parler parce que s'ils en parlaient trop, ça allait créer aussi de la c'est ça c'est que les médias sont aussi feignants et ils ciblent leurs attaques. Donc ils se gardent bien par exemple de consulter les déclarations de la France insoumise qui sont faites depuis des années et bah qui bataillent pour mettre fin à des massacres partout dans le monde dans différents pays.
Et donc c'est clair queil y a un voilà une un barrage médiatique qui empêche parfois de rendre visible toutes les batailles menées par la France insoumise que ce soit un RDC si ça leur permet pas de nous taper dessus. Il parlent pas de nos positions. Ils parlent de nos positionosition quand ils considèrent que ça va pouvoir leur permettre de mener une campagne de dénigrement contre nous.
Il y a quelque chose que je trouve intéressant, c'est que on parle les médias pour parler des médias traditionnels, on en oublie que les réseaux sociaux, ce sont aussi des médias détenus aussi par des grands milliardaires. Et en fait, ça reste des médias qui restent tout de même contrôlés. C'est-à-dire que à partir du moment où on utilise pas le terme Palestine mais on utilise le terme pastèque, on comprend que l'algorithme en fait on c'est c'est pas quelque chose de de 100 % libre et que l'algorithme a mine de rien de l'influence sur l'agenda médiatique des réseaux sociaux.
Et par conséquent, j'ai remarqué que du coup euh chez la France insoumise vous êtes des pros réseaux sociaux. Vous savez bien communiquer sur les réseaux sociaux, vous maîtrisez l'algorithme et je me disais est-ce que justement cet algorithme euh et on en revient la question de la sélection des sujets, est-ce que ça a pas de l'influence justement sur votre agenda politique ? Euh c'est un risque, c'est sûr en fait.
Alors pour préciser, je suis tout à fait d'accord sur le fait de dire que les réseaux sont un média et c'est vrai que quand je parlais des médias tout à l'heure, je parlais en vrai des médias traditionnels, on va dire des chaînes de télévision, des radios, des chaînes d'information au continu de la presse écrite. C'est les médias traditionnels. et les médias traditionnels, on pourrait faire quasiment une émission complète pour montrer à quel point leurs influences, les influence économique pèse sur les lignes éditoriales, le contenu des médias et cetera. l'émergence des médias alternatifs à travers les réseaux sociaux au sens large hein, que ce soit les réseaux sociaux ou des médias qui ont pu être fait sur internet, sur YouTube et cetera, ça a quand même produit une opportunité qui est de contourner l'officialité des médias traditionnels.
Ça veut pas dire pour autant que il y a pas aussi des inconvénients et des risques. Et parmi les inconvénients et les risques, c'est clair que ceux qui détiennent les réseaux sociaux, ils ont un pouvoir parce que ils peuvent agir sur l'algorithme pour faire passer telles ou telles idées ou au contraire minorer telles ou telles idées. Ça c'est clair.
D'ailleurs, il suffit de regarder, je dis pas que c'était parfait avant, euh l'évolution de X depuis le rachat par Musk et avant. On voit bien que les contenus euh d'extrême droite, raciste, euh sexistes, homophobes ont dorénavant un poids euh ils sont valorisés avec l'algorithme alors qu'avant euh je dis pas qu'ils étaient inexistants mais en tout cas manifestant, il y avait au moins un discours officiel de ces plateformes de les combattre. Donc moi, je suis d'accord avec le fait de dire que c'est une difficulté, c'est un inconvénient, mais peut-être que c'est une difficulté, un inconvénient qu'on arrive encore quand même bien ou mieux que dans les médias traditionnels à contourner.
Euh on a réussi je pense davantage à faire rentrer euh parce que tu mme il y a des les gens l'intelligence des gens a permis d'avoir aussi des formes de contournement euh de déblocage qui pouvaient être mis en place par les plateformes. En tout cas par exemple, si on reprend cet exemple de ce qui se passe à Gaza, on a eu plus facilement accès à un discours alternatif et à des faits alternatifs à travers les réseaux sociaux qu'à travers les médias dominants. Honnêtement, pour autant nous on a toujours dit qu'il fallait combattre sur tous les terrains.
Donc il faut combattre sur le terrain médiatique avec toute la difficulté inhérente. Euh c'est que tu vas pas dans une interview, tu vas dans un interrogatoire, tu vas pas sur un plateau de télévision mais tu es dans une garde à vue. Et c'est pas un débat tranquille comme on est en train d'avoir ici.
C'est un match de boxe. C'est ça les médias dominants aujourd'hui quand tu veux défendre les idées qu'on défend. Et il faut se battre aussi sur les réseaux sociaux.
Et malgré les problèmes et les problèmes c'est notamment la tentative de les museler. Donc il faut travailler sur d'autres réseaux en fait à mon avis il faut toujours être très attentif aux autres réseaux sociaux qui vont pouvoir émerger. Euh il faut essayer de développer nos propres réseaux sociaux et qui soient moins détenus par des grandes firmes avec des milliardaires qui ont un poids sur l'algorithme.
Nous c'est ce qu'on essaie de faire. On est très attentif à tous les nouveaux réseaux sociaux qui émergent. Voilà moi comment je pense qu'il faut répondre à cette question.
Le mieux ce serait qu'on nos propres médias ou qu'on ait des vrais médias indépendants alternatifs qui sont détenus par les gens et qu'on ait nos propres réseaux sociaux. Ça ça serait la solution idéale. Le problème pardon je pas être trop long, c'est que pour avoir un média faut avoir des milliards d'euros et des millions d'euros et on les a pas forcément.
Et pour avoir des réseaux sociaux, ça peut créer un entreto que on peut se retrouver avec euh les gens de droite sur X et les gens de gauche sur un nouveau média. Et ça peut créer ouais un entretoi qui sera peut-être pas forcément bon aussi. Ouais.
Et et alors pardon, on est on est en retard, c'est ça ? Bah faut qu'on avance. Voilà.
Alors je fais une dernière réponse mais parce que c'est un débat super intéressant. C'est aussi y compris un débat qu'on a beaucoup eu nous sur tu vois on se disait mais donc il faut des médias alternatifs mais comment on fait en sorte que les médias alternatifs ça soit pas des médias où il y a que les déjà convaincus qui vont les regarder parce que le principe d'un média quand même c'est d'essayer de toucher des gens qui sont pas déjà convaincus. Et donc on a eu toute une réflexion aussi pareil, je dis pas qu'elle est parfaitement aboutie mais on a eu toute une réflexion sur euh comment le média alternatif il est pas forcément chiant, il est pas forcément super classique, traditionnel.
On va faire une grande conférence pendant 1h30 où les gens va les perdre. Et d'un certain point de vue, ce qu'on est en train de faire ce soir est un élément de la réponse. C'est-à-dire que vous vous venez aussi avec vous y portez aussi l'idée que vous vous faites de ces sujets politiques et le fait que moi je puisse parler avec vous bah va peut-être donner accès à des gens qui vous regardent d'habitude vous à à un discours que moi je vais avoir qu'ils auraient pas forcément regardé directement.
C'est déjà c'est un élément de la réponse en quelque sorte. de travailler à des contournements euh de des médias traditionnels mais qui soient pas des contournements de niche où on va se parler juste nous entre militants politiques avec notre discours, notre vocabulaire, notre langage qui va être regardé que par des gens qui sont déjà d'accord avec nous. Tu vois, je essaye, en fait c'est une bataille et cette bataille, bah il faut essayer de trouver tous les moyens.
En face, on a des adversaires qui défendent un projet politique et leur projet politique, il nécessite qu'on puisse pas avoir de débat éclairé, tranquille. Euh et donc cette bataille là, on l'amène et on l'amène avec les outils que nous on peut avoir. Et nous on n pas les outils que eux ils ont.
On n pas les fortunes qui vont avoir qui vont leur permettre de payer des chaînes d'infos. On n pas ces outils là, mais on a d'autres outils. C'est le nombre, c'est la créativité populaire, c'est l'intelligence populaire, c'est la détermination et c'est l'idée qu'on se fait d'un monde qui pourrait être un monde différent.
Voilà. Et donc on utilise ces outils là tout simplement. Et je confirme que l'insoumission est un élément de réponse.
Et je vous propose qu'on visionne un clip qui résume ce qui a été dit à l'instant à savoir comment l'officialité médiatique tente de faire terire les voix de la paix, de disqualifier les oppositions et donc on va faire passer un petit clip juste maintenant si la croisière ne s'amuse plus tout simplement. Le spectacle est terminé. Ce n'est pas la croisière s'amuse.
Non, c'est la croisière qui ne nous amuse pas. Cette croisière qui, comment dire amuse ou exaspère, c'est au choix. C'est une croisière moderne naturellement.
C'est la croisière des selfies. Ça a été désigné ainsi. J'ai vu ça sur les réseaux sociaux.
C'est assez bien vu. Oui, c'est une opération de communication. C'est une longue croisière hein.
C'est quand même une mise en scène. Ce qui se passe sur ce bateau est assez pathétique. Enfin, je veux dire, c'est indigne ce cirque autour de oui ou non le bateau de Rimaassan va-t-il arriver jusqu'à la bande de Gaza ?
Bon, c'était des séquences Instagram avec des influenceuses très maquillées, très joyeuses. C'était intéressant, hein. Vous voyez des gens se faire bronzer sur un voilier.
Je suis persuadé que dans l'esprit de beaucoup de gens qui ont suivi ces images, ils sont persuadés qu'il y a encore aujourd'hui, alors qu'il est un blocus humanitaire qui empêche l'aide humanitaire et notamment l'aide alimentaire d'arriver à Gaza. On est depuis mai à 11 millions et demi de de repas servis par le biais du nouveau canal qui a été mis en place par les Israéliens avec le concours des Américains. On parle de de tonnes et de tonnes de vivres qui arrivent par camions entiers pendant que ce voilier a donc pris la mer pour défier du coup quoi ?
Voilà. Bon, la question que j'avais c'était comment on réagit face à ces répétiteurs automatiques qui reprennent tous les éléments de langage de de l'ambassade israélienne et qui cherchent voilà à disqualifier les voies de la paix, à les faire terre. Mais je crois que des éléments de réponse ont été donnés autour de la table, c'est qu'il faut investir tous les terrains de conflictualité médiatique et essayer de construire des médias alternatif comme l'insoumission est un un modèle, un exemple.
Et j'en profite pour dire qu'on va bientôt faire rentrer Antoine Léoman sur le plateau. Donc dès qu'il sera prêt, il pourra nous rejoindre mais on me dit à l'oreillette qu'il faut qu'il soit équipé. Donc on va attendre encore quelques instants.
C'est moins polluant qu'une croisière quand même. Ouais, je trouvais ça marrant le ter de croisière. Ben ce qui est intéressant, je trouve dans l'extrait dans cette vidéo, c'est quand même que on toutes les chaînes, on voit qu'ils utilisent les mêmes mots, les mêmes termes et et en fait, on a le droit de pas être d'accord ou d'être d'accord avec telle ou telle initiative, mais cette manière d'avoir exactement le même vocabulaire, ça démontre qu'il y a clairement une volonté derrière manifeste de C'est tellement grossier en fait, c'est c'est tellement gros comme une maison que comment ça peut passer cette petite musique médiatique à force, elle s'épuise et finalement elle les gens ne sont pas dupes, je pense.
Ils peuvent quand même comprendre que tous ces éléments alignés et répétés en cœur, bah finalement ça ça discrédite même l'opéra. Ouais, je pense que ça les discrédit. Mo en je sais pas ce que vous en pensez mais je pense que normement ça se voit quoi.
Moi moi je regarde pas la télé. Du coup là j'ai découvert ces images, j'ai découvert ce le terme croisière parce que j'ai beaucoup entendu parler du flotti mais c'est le flotty. Ça a jamais été la croisière.
Du coup, c'est marrant un peu de de découvrir ça et ça me permet aussi de me mettre sans les sans leur trouver des excuses mais me mettre à la place de ces gens qui ont une autre vision des choses. Et ce qui est marrant c'est que il y a une femme qui a dit que c'était quand même un bateau avec des influenceuses joyeuses et cetera et souvent les femmes engagées, on les réduit à influenceuse. Mais influenceuse, ça n'existe pas.
C'est-à-dire que quand on déclare nos revenus à l'URSAF, il y a pas de catégorie influenceuse. Il y a vidéaste, il y a il y a plein de choses mais il y a pas influenceuse. Et en fait ça discrédite et le fait que en fait on est un peu tous créateur de contenu et on est un peu tous influenceurs, mais il y a personne qui est influenceuse et souvent on vraiment on attaque spécialement les femmes.
J'ai rarement vu, on a rarement dit qu'un je sais pas, j'ai jamais entendu quelqu'un dire que Louis Boyard c'est un influenceur. Pourtant il maîtrise super bien les réseaux sociaux. Mais quand c'est Rima Hassan, ben directement c'est une mannequin, c'est une influenceuse en fait.
C'est ça. C'est les biè sexistes racistes, mais surtout ça devient creux en fait. Ça devient juste une femme vide.
Il y a rien à l'intérieur, c'est juste rimassan le la silhouette et et en fait c'est une une technique mais de manipulation mais qui marche souvent et souvent les les gens qui vont venir reprendre, on l'a vécu récemment avec Nerina sur internet, quelqu'un qui a voulu détourner un de mes propos et pourtant je suis journaliste parce que en France à partir du moment où on fait du journalisme même si on n'est pas reconnu par la profession, on a le droit de se revendiquer journaliste. Faut juste préciser qu'on n'est pas reconnu par la profession et quelqu'un a détourné mes propos en disant l'influenceuse, l'influenceuse. Et au final, on se retrouve tout le temps à être des influenceuses et jamais des journalistes, des vulgarisatrices, des créatrices de contenu comme si ce qu'on faisait ben ne valait pas et qu'on était juste de de jolies silhouettes qui qui parlent.
H c'est une stratégie finalement pour disqualifier, mépriser parce que tout ce qui a été dit contre Rima Hassan alors qu' a risqué sa vie avec l'équipage de la flotti pour briser le blocus, c'était en fait un un mépris. pur et simple de la part d'éditorialistes la de la même façon que les attaques que vous avez subis euh sont aussi révélateurs de de ce les mécanismes en fait que que on que peuvent subir les personnes qui sont exposées sur les médias médias traditionnels, on les subit aussi sur les réseaux sociaux et qu'en fait il y a beaucoup de personnes qui réutilisent les codes des médias traditionnels sur les réseaux sociaux. Et c'est pour ça que je suis étudiante dans les médias et c'est pour ça que j'aime j'aime bien qu'on qu'on ne garde pas en fait les réseaux sociaux euh qu'on les garde pas en tête comme étant un espace d'expression 100 % libre.
En fait, il y a énormément de biè et énormément normé. Il faut parler d'une certaine façon. Il faut attraper le public et ça fait que il y a des codes Ouais. qui font que ben on peut et la façon dont ça évolue, vu que ça remplace la télé, ben en fait on s'est dit que ça va remplacer la télé pour en faire quelque chose de meilleur et en fait non, ça remplace la télé pour reprendre les codes de la télé.
Et c'est ça qui est triste et c'est ça qui différencie ceux qui vont être considérés comme des euh des influenceurs, des tiktqueurs et ceux qui vont être considérés comme des journalistes, des des politiques et tous les tous les grades un peu respectés euh dans la sphère médiatique. Après, je pense pardon de vas-y vas-y. Après, je pense qu'ici euh ces chaînes de télé, ces extraits qu'on a vu, c'est surtout des extraits qui sont là pour prêcher des convaincus.
J'imagine que c'est BFM TV qui a peut-être une moyenne d'âge de 50 ans et que évidemment et je le sais que c'est à but politique et que c'est pour discréditer. Mais ces gens-là qui se moquent des réseaux sociaux, il faut aussi le dire que c'est peut-être plus de leur âge, peut-être qu'ils sont aussi euh pas dessus et ils voient les réseaux sociaux, on va dire, d'une manière un peu réductrice. Alors, je dis pas que c'est le média du siècle.
Moi, étant technocritique, j'ai pas spécialement d'affection sur les réseaux pour les réseaux sociaux. Je m'en sers juste pour faire passer mes messages, mais je pense que ces gens font juste une hiérarchie en plaçant les réseaux sociaux ici pour l'information et les médias ici. Et de cette manière, il discrédite un peu le combat de Rimaassan.
Alors que comme ça a été dit par Emmanuel Bonpard juste avant, pour faire passer son message, on utilise tous les canaux possibles et si c'est faire un live sur le Maiden, on fait un live sur le Maiden. C'est c'est aussi le jeu. Oui, ben c'était la mauvaise fois quand même de ce J'en profite pour faire rentrer Antoine Léoman.
Allez, on me dit à l'ori qu'il est prêt à rentrer. Allez, monsieur Léon ! Ah, [Musique] ça va Manuel le Bard ?
Ça va très bien merci. Bonjour, bienvenue Antoine. Merci.
Bonjour, bonsoir. Alors euh pour cette transition de plateau euh on propose une chose. On propose de prendre quelques questions du chat qui nous sont parvenues qui vous sont adressés à vous deux.
Allez et bien sûr après tout le plateau peut réagir en fonction de ces questions. OK. DC.
Donc première question euh du chat. Pourquoi la France insoumise ne s'allie pas avec Villepin pour 2027 ? B déjà bon non je je comprends je comprends l'idée qui est autour de des position de Dominique de Villepin en particulier sur les questions internationales parce que il y a une situation qui est un peu étrange, c'est que la droite est enfin l'extrême droite a toujours été mais la droite s'est petit à petit alignée sur des positions qui n'étaient pas celles que tenait la droite de l'époque où moi j'étais un petit peu plus jeune et notamment de l'époque où de Villepin était les premier ministres où la France avait une parole qui était indépendante.
Et donc quand il y a un une personnalité de droite qui tient des propos qui finalement sont des propos d'intérêt général pour la France, bah on a l'impression que cette personne est très proche idéologiquement de ce qu'on est nous mais pour la seule raison que il parle comme nous sur ce sujet-là. Euh maintenant euh faudrait regarder ce qu'elle raconte sur d'autres thèmes parce que c'est bien sympa d'avoir la même position sur euh euh sur euh la politique internationale. Par ailleurs, c'est une bonne chose qu'il y ait plusieurs voies françaises qui s'expriment euh dans ce sens-là.
Mais je sais pas ce qu'il pense sur l'économie. Par exemple, il est pour augmenter le SMIC à 1600 €. Il est pour la retraite à 60 ans, il est pour la 6e République.
J'ai quelques doutes sur le sujet. Donc je pense que ça serait assez compliqué de se mettre d'accord avec Dominique de Villepin sur tous ces sujets sociaux et écologiques et démocratique. Maintenant peut-être que c'est intéressant d'avoir une personne à droite qui tiennent des propos qui soient un peu différents de l'espèce de je sais pas d'alignement sur les États-Unis d'Amérique qu'on a à droite pour l'instant quoi.
Et à l'extrême droite et à l'extrême droite. Non même Marine Le Pen c'est quand même important de le dire. Il y a il y a encore ce je voyais des déclarations de il y a 3 4 ans, on disait oui, nous nous sommes le seul parti nous le Rassemblement national héritier du gaulisme et de l'indépendance sur la scène internationale et là on la voit elle fait le petit caniche des États-Unis bravo monsieur Trump d'avoir bombardé donc non mais je le dis bon il y a pas grand monde qui doit nous écouter qui doit être sensible aux bêtises du Rassemblement national mais à un moment faut quand même le souligner quoi.
Bah, c'est important de rappeler que c'est les derniers euh complices totu euh des génocidaires. Et c'est clair que on l'a vu euh par exemple euh lorsque des euh des soldats français ou la police française avait été euh euh comment dire pris à parti des soldats israéliens sur euh près du consulat, il y avait pas eu un mot alors que voilà, c'est un domaine réservé Jérusalem. Ah ouais, non mais ils sont Alors, une autre question, autre question.
Êtes-vous prêt pour 2027 ? Oui, on est prêt, on a on travaille, on a on est prêt on a un programme même s'il continue à évoluer, mais si l'élection devait avoir lieu demain, on a un programme, on est prêt, on a une équipe, on est prêt, on a des des des militantes et des militants engagés partout dans le pays, des groupes d'action partout dans le pays. On a tenu ce qu'on appelle une assemblée représentative de la France insoumise samedi.
Voilà, les insou soumis, c'est 450000 personnes qui ont signé la plateforme Action Populaire. C'est à peu près 110000 militants qui sont actifs. Ah nous on est prêt tout de suite parce que plus vite on pourra se débarrasser de Macron.
Je pense même ça sera pour le pays hein. On a même des sondages qui nous mettent au deuxème tour euh si l'élection présidentielle avent dimanche prochain et on en parlera peut-être tout à l'heure sur la partie rapport mais en général on est sous-estimé de 5 points. Donc on est quand même assez assez large mais mais parce qu'on discute euh après il faut passer quand même le message à parce qu'on on croise beaucoup de gens qui nous disent dans les manifestations dans la rue merci merci de tenir bon c'est important qu'il y ait d'autres positions qui s'expriment.
Heureusement que vous êtes là parce que sinon dans les médias traditionnels, c'est toujours la même chose. OK, on est content et merci des des encouragements, mais après la balle, elle est dans votre camp aussi. Euh on parlait de la mobilisation des jeunes.
C'est clair que la jeunesse et les quartiers populaires en particulier, ils sont beaucoup mobilisés l'année dernière et c'est ça qui a permis à l'extrême droite d'être battu et au nouveau Front populaire de gagner. Mais la vérité, c'est queil y a encore beaucoup de travail pour que les jeunes ils votent autant que toute la population ou que dans les quartiers populaires, on vote autant que la population. toute la population en moyenne et à la prochaine présidentielle, il y a pas de secret hein.
Si la jeunesse, elle décide de s'engager à fond dans la campagne, si les quartiers populaires il décident de s'engager à fond dans la campagne, on peut tout renverser. On peut renverser la table, on peut tout changer. Si les gens ils restent à la maison, h bah on y arrivera pas.
Moi, je me demandais comment justement on parlait du coup de la de cette jeunesse populaire. Comment vous vous allez faire en 2027 pour venir euh nous chercher et nous dire que ben c'est le moment, il faut s'engager, il faut voter. Comment enfin parce que vous pouvez pas vous attendre à ce que avec on a on n pas on n pas forcément toujours un bagage politique assez assez solide et on a surtout une grande méfiance.
Comment vous allez venir nous nous attraper et nous dire ben faites-nous confiance. Voilà ce qu'on vous propose, comment vous pouvez rendre visible votre programme auprès de nous et est-ce que vous êtes prêts là-dessus ? Vous êtes prêt à venir nous chercher ?
Je C'est moi qui répond. Je pense que nous déjà ce qu'on essaie de faire, c'est de faire des démonstrations. C'est-à-dire il y a une méfiance qui existe contre les politiques qui est légitime en réalité.
Et il y a beaucoup de dans les choses qu'on nous dit beaucoup, ce que disait Manu, les gens nous remercient beaucoup et moi il y a des gens qui viennent me voir en disant euh vous nous redonnez confiance dans la politique. Donc ça c'est la première étape, c'est en fait tenir ses sa parole, tenir ses promesses et pas être des gens qui s'engagent sur un programme et qui ensuite le bazard. Enfin, je veux dire depuis l'élection législative, ce qu'on a essayé de faire, c'est de se tenir au programme qu'on avait qu'on avait tenu tous ensemble.
Après, il y a une dimension qui est une dimension d'action matérielle, c'est-à-dire un des problèmes, mais c'est pareil, on en parlera sans doute tout à l'heure, c'est que les gens sont très peu inscrits sur les listes électorales ou alors mal inscrits sur les listes électorales. Il y a des déménagements qui ont lieu, les gens pensent pas à se réinscrire directement et puis parfois il y a un peu l'idée à quoi ça sert les élections en fait. Enfin, je veux dire, on est l'idée gens même là on a gagné.
Donc là, on a gagné et en fait à la fin on gouverne même pas le pays. Donc qu'est-ce que c'est que cette histoire là ? Et il y a du coup un un travail je pense de reprise de confiance dans le fait que le vote peut être un outil de changement et ça c'est le travail qu'on essaie de faire nous au quotidien.
Mais en réalité moi si je compare 2022 le niveau de mobilisation ou de suivi de la politique qu' avait notamment dans la jeunesse et aujourd'hui c'est pas du tout pareil. Pas du tout du tout du tout pareil. Donc moi, je compte beaucoup aussi sur un truc qui est que nous on essaie d'être des émetteurs des des points de départ mais après en fait on gagnera l'élection présidentielle s'il y a 10000 100000 porte-paroles partout sur le terrain qui font le travail non pas en étant les portees-paroles dans les médias et cetera, mais auprès de leur famille, leurs proches, leurs voisins et que tout le monde se mobilise.
Et moi mon impression, peut-être que je me trompe complètement mais mon impression c'est que rien que par rapport à il y a 2 ans, on a réussi à redonner confiance dans la politique à beaucoup de gens par rapport à ce que c'était. Donc c'est sans doute eux qui seront les meilleurs émetteurs pour donner confiance à leurs voisins ou à leurs parents ou on va pas y arriver tout seul. Et ce qu'on essaie de construire aussi beaucoup, en tout cas la manière avec laquelle on pense nos campagnes, c'est vraiment d'avoir des des réseaux qui après parlent à des des personnes qu'on convainc qui parlent à des gens qui parlent à des gens qui parlent à des gens.
Tout à l'heure, je disais on se bat pas à Armégal avec euh nos adversaires. Oui. Euh parce que eux ils ont la puissance financière, ils ont des grands médias, ils ont des moyens d'envoyer des messages qui Mais nous on peut avoir un une autre qualité, un autre avantage c'est des gens qui parlent à des gens, qui parlent à des gens, qui parlent à des gens.
Tu vois, par exemple, on a beaucoup travaillé dans nos campagnes, on essaie d'avoir des correspondants dans chaque immeuble, des gens qui sont d'accord avec nous dans chaque immeuble à qui on peut envoyer des arguments pour pouvoir après les partager à d'autres. Bah tout ce tout le travail aussi sur les réseaux sociaux d'avoir des gens qui eux-mêmes sont émetteurs après d'un message qui va ensuite être répercuté par les autres. Ça c'est la plus c'est ça la politique, c'est convaincre des gens qui vont convaincre des gens qui vont convaincre des gens.
Voilà on arriver on peut y arriver. Dernière question du chat et après on pourra passer au sujet du rapport donc avec tout tous les sujets que tu as déjà commencé à évoquer. Euh la question c'est programme de Luxman de droite ou de droite ?
Euh bah ce qu'on peut vous peut-être faire question est vite répondu euh la réponse dans la question. Ouais. Oui, mais pour aller au-delà de la réponse à la question et pour parce que je pense que aussi une des choses pour répondre à ce que tu dis, c'est de nous, on a toujours fait de la politique en considérant que les gens ils étaient intelligents et que parfois les gens ils maîtrisaient, peut-être pas, ils étaient pas ils avaient pas forcément toujours la la connaissance du tel tel sujet, mais qui pouvaient tout à fait la comprendre le sujet en fait.
La politique, c'est pas réservé à des spécialistes ou c'est c'est tout le monde peut en faire. Voilà. Et et donc pour pas juste répondre de droite ou de droite, peut-être vous renvoyer à la note de blog qui a publié il y a quelques instants notre camarade de Clémence Geté que vous connaissez qui est responsable du programme et coprésidente de l'Institut la Bessie et qui a fait une note d'analyse puisque Gluxman a présenté 50 propositions programmatiques indépendamment ce qu'on peut penser du personnage sur le fond au moins il a présenté 50 propositions programmatiques une différence avec d'autres et donc elle a donné quelques éléments d'analyse et peut-être juste pour que tout le monde ce chiffre là en tête parce qu'il est intéressant.
L'année dernière, on a porté tous ensemble un programme qui était le programme du nouveau Front populaire. Dans ce programme du nouveau Front Populaire, il y avait 30 mesures d'urgence. Dans les 50 propositions qu'a fait Gluxman ce matin, il y a 21 mesures sur les 30 mesures d'urgence du programme du NFP qui sont pas dans le programme de Gluxman.
C'est-à-dire que 1 an après, il a déjà décidé de s'asseoir sur 2/3 du programme qu'il a défendu, que nous on a défendu, qu'on a tous défendu euh l'année dernière devant les électrices et les électeurs. Alors, on parlait du manque de confiance dans la politique. Bah, la première chose à faire pour rétablir la confiance, c'est pas prendre un programme et un an plus tard décider de prendre de tiers du programme et de le jeter à la poubelle parce qu'après les gens, ils ont pas confiance et à juste titre.
Donc c'est d'abord un programme évidemment avec lequel on n'est pas d'accord mais qui un programme de qui est en rupture avec les propres engagements que Raphaël Gman et ses candidats ont défendu l'année dernière lors des élections législatives. Mais allez voir, allez lire la note de blog de Clémence Geté, elle va vous intéresser. J'ai une question qui pour moi est d'une très grande importance.
Est-ce que vous savez ce que c'est que Laura Farming ? Non. Laura Farming.
Laura Farming. Farming quand tu le pour vous expliquer en fait c'est une expression qu'on utilise beaucoup sur internet en ce moment. On est sur Twitch, on est on est pour la culture d'Internet.
Euh l'ura Farming, c'est euh vous savez cette petite punchline que vous allez lâcher à l'Assemblée nationale, ce petit euh ce petit geste, ce le fait de de ne pas serrer une main euh qui vous donne de l'ura et après ça va permettre de faire des ça va permettre de faire des des clips, des édits sur TikTok et ça ça donne une bonne image, une image charismatique. Et les filles, vous êtes connu pour beaucoup faire ça et je voulais savoir lequel de vous deux fait le plus d'ora fermier. C'est moi je fais pas de Dora Farming.
Je connaissais même pas le le le concept. Donc ben vous êtes des références d'ora Farming. Sachez-le vrai sans le faire exprès.
Alors franchement c'est Farming c'est court ou c'est ou c'est une punchline une phrase ou c'est juste un gest ? Non c'est c'est vraiment faire l'action qui va faire que ça va être repris sur les réseaux sociaux avec des édits. OK.
Alors moi je le fais un peu sur un truc c'est quand les autres parlent. H oui, quand les autres parlent, moi je fais, j'aime trop faire ça. Je suis souvent tu es derrière, tu es dans le son de la caméra.
J'aime bien être à fond, tu vois. Je suis je suis le bon copain derrière et je me suis rendu compte qu'il y avait des gens qui prenaient juste les trucs. Bref, ça ça me fait on va travailler notre alors je suis désolé peut-être que ça va Oui, peut-être que ça va sonner rab à jour.
Mais moi, j'avoue que si je vote pour quelqu'un, je vais surtout regarder son programme. Et je sais que c'est pas c'est pas ce que tout le monde va faire et je sais que dans le jeu des réseaux sociaux, on est éventuellement obligé de faire ça, mais moi, j'ai extrêmement de mal avec la personnalisation de la politique dans le débat public. Oui, surtout qu'actuellement, bon, je n'aime pas le principe mais actuellement, je trouve que ça profite beaucoup à des personnalités comme Jordan Bardella qui sont assez photogénique, assez populaire auprès de la jeunesse et je trouve que bon, c'est la politique moderne depuis Sarkozi, on a une sorte de je sais pas fête de la politique où il faut être un personnage.
Il y avait le le dîner du Fouet avec Sarkozy, ce genre de choses. Et je sais que je sais que c'est des images marquantes, mais moi j'ai beaucoup de mal avec ces et c'est peut-être vieux jeux hein, peut-être que j'ai 25 ans mais que je pense quand même une personne de 75 ans. Mais moi, j'ai énormément de mal avec ça.
Mais tu crois pas qu'on peut faire les deux ? Alors, c'est-à-dire considérer que, vas-y, pardon, il y a il y a un point d'entrée, par exemple, euh parfois, tu as des gens qui s'intéressent pas du tout à la politique et peut-être que parce queils vont trouver une attitude sympa, un mot sympa, bah ils vont ouvrir leurs oreilles, ils vont s'intéresser au truc et à la fin ils vont entendre le discours et après ils vont être convaincu. C'est-à-dire que moi je suis plutôt de la même de la même idée que toi à la base, mais je me dis aussi par exemple la différence qu'il va y avoir entre Jordan Bardella pour prendre cet exemple et quelqu'un de la France insoumise, c'est que nous on va parfois utiliser ça comme manière d'ouvrir la porte.
En fait la question c'est est-ce qu'il y a quelque chose derrière ? Est-ce que derrière il y a du fond ? Est-ce que derrière il y a du contenu ou pas ?
Et parfois tu dois jouer la carte pour venir ouvrir les oreilles des gens. c'est qu'avec Bardella par exemple, il y a pas de fou et les gens viennent quand même et donc moi j'ai quand même du mal, je suis désolée, j'ai du mal quand même globalement à ce que ça fait à la politique parce que pour moi c'est quelque chose de très sérieux et c'est pas du tout un jeu. Même si je sais que voilà, pour avoir des électeurs, il faut éventuellement jouer la communication moderne ce jour.
Même Gabriel le fait, je sais que tout le monde le fait mais j'avoue que moi j'ai du mal à faire ça. Non, mais euh tu je suis complètement d'accord avec ce que tu dis parce que euh nous quand moi je m'occupais de la communication numérique de Mélenchon et euh ensuite de la France insoumise pendant euh 10 ans presque maintenant tu et je je recommencer, je rempile. Et moi un des un des trucs qu'on a toujours essayé de faire avec Jean-Luc, c'est en fait on on utilise les réseaux sociaux pour faire passer notre programme, nos mesures, nos nos orientations stratégiques indépendamment du système médiatique comme on est en train de faire là en fait.
Là on est en train bon voilà, on a un échange, ça permet d'avoir une relation directe avec les gens et de venir sur des sujets de fond. Donc je suis complètement d'accord avec ce que tu dis sur euh il faut que derrière il y ait du contenu et c'est pour ça que je pense que Bardella est extrêmement faible en réalité sur euh et je mais je vais je vais venir un peu. Et après il y a chaque réseau social a sa grammaire différente.
Par exemple Twitch, si jamais on parle pas avec le chat euh c'est même pas la peine, ça sert à rien. Les gens ils viennent pour pouvoir parler. Euh TikTok, faut faire des trucs courts et qui sont sur des trends et cetera.
Chaque réseau social a une grammaire. Je pense que le truc qu'il faut réussir à faire à chaque fois c'est utiliser la la grammaire du réseau social s'en servir ce que tu disais. faire la porte d'entrée.
Mais nous on a une spécificité par rapport presque à tous les autres en fait mais c'est qu'à la fin tu as pris ça, tu as pris la grammaire mais c'était pour dire un truc de fond. Une fois de temps en temps on va faire un truc qui est un peu blague. Des fois c'est même pas nous qui le faisons, hein.
C'est des gens qui prennent des trucs qu'on a fait nous. On s'est même pas rendu compte. Tu vois Laura Farm savait même pas ce que c'était.
On fait des trucs on s'en est même pas rendu compte. Ça fait marrer tout le monde et d'un seul coup ça devient une vidéo où toi-même tu vois tu dis "J'ai fait ça" et où bon coup en parlant de ça question du chat. Est-ce que Léoman fait de Laura Bespière ?
De Laura Bespière ? Pas mal, pas mal, pas mal. C'est pas mal.
Mais mais voilà. Et donc, mais en fait, je suis d'accord avec toi, c'est-à-dire que nous, on ne pourra gagner et par ailleurs, on ne pourra gouverner que si les gens sont maîtrisent ce qu'on a envie de faire et le partage en fait ce qu'on a envie de faire. Parce que le jour où on arrive au pouvoir, en fait, c'est là que commencent les ennuis. le jour où on arrive au pouvoir, il va y avoir l'intégralité des marchés financiers qui vont nous attaquer.
Donc si les gens sont pas un petit peu convaincus du programme est prêt à se mobiliser pour l'appliquer, bah tu vois, c'est une différence quand même majeure. Évidemment, c'est pas la seule et tout nous oppose mais tu parlais, tu prenais Bardella comme comparaison mais le principe de Bardella c'est qu'il a besoin d'avoir une base électorale qui est une base électorale qui réfléchit pas. Donc en fait nous y compris si on veut pouvoir appliquer notre programme, si on peut voir changer la société, l'idée qu'on se fait de la société, elle s'appuie sur un peuple qui a un peuple en mouvement, qui s'intéresse aux enjeux politiques, qui se mobilise, qui euh s'active dans la société pour faire vivre la solidarité et cetera.
Donc on a besoin en fait nous de toute façon on pourrait pas même si on décidait de faire le choix tactique de essayer juste de faire de la com ben en fait on seit notre propre le la siège le siège sur lequel on est assis. Donc moi j'ai jamais considéré si tu veux les éléments de la communication politique comme devant prendre le dessus sur le fond. D'ailleurs à la France insoumise, on n jamais travaillé avec des communiquants.
Tous les formations politiques travaillent avec des communiquants extérieurs. Nous, on a toujours travaillé avec des militantes et des militants qui font de la communication et c'est tout à fait différent. Après, je suis d'accord avec vous.
Moi, je suis pas là pour vous faire perdre quoi. Non, non, non, non, non, mais attends, c'est une super discussion, elle est super. C'est juste une réflexion globale sur la tournure et ça concerne pas que LFI, ça concerne vraiment tout le monde de l'extrême gauche à l'extrême droite.
C'est vraiment le tournant et on le voit encore plus dans la politique états-Unis. Éagunienne, pardon, c'est le tournant euh que la politique prend au niveau du divertissement. Et moi, je sais que par exemple ça m'est déjà ça m'est déjà arrivé de partager par exemple des openings d'animé, mes versions politiques, mais je me dis que en fait c'est pas bien, ça participe à quelque chose de globalement qui est pas bien et qui transforme absolument tout en spectacle.
Et donc, je sais qu'il faut le faire pour ne pas perdre, mais je trouve ça problématique dans son ensemble. Après et euh comment dire euh ça ça fait partie de choses que les gens attendent. C'est-à-dire euh moi j'ai jamais de mépris d'une manière générale pour les pratiques culturelles des gens.
C'est-à-dire euh je vais pas dire euh ça c'est de la bonne culture, ça c'est de la mauvaise culture et le fait d'aller regarder des vidéos sur TikTok bah en fait ouais euh des fois on peut considérer que c'est des choses qui sont je sais pas quoi stupides ou voilà mais en fait s'il y a des gens qui le regardent il faut s'intéresser à ça comme un outil culturel. Et euh je je moi je trouve c'est justement un des trucs qui qui est les plus difficiles à faire, mais c'est comment tu fais pour utiliser ce cette cet élément culturel, t'insérer dedans mais en fait pas te ridiculiser toi-même. Et c'est ça la grande difficulté, c'est que si jamais on transforme la la vie politique en un truc où c'est où c'est vraiment que des blagues tout le temps, bah ouais, je je partage complètement ce que tu dis.
C'est-à-dire bah à la fin on est dans l'Assemblée nationale et en fait on y est pour faire des blagues. Non, c'est c'est pas ça qu'on qu'on essaie de faire. Après, nous on a peut-être tâonné aussi dans notre rôle dans l'Assemblée nationale parce qu'on est des militants politiques qui qui sont habitués à être dans du combat et le rôle de député et de de d'entrer dans l'Assemblée nationale a fait que il fallait qu'on soit tout en même temps, c'est-à-dire à la fois qu'on perde pas notre côté, on est des des gens qui combattent et ça il y a eu plein de choses qui se sont passées.
Par exemple, quand Sébastien Deogu brandit le drapeau dans palestinien dans l'Assemblée nationale, on peut se dire bah ça c'est de la politique spectacle ou je sais pas quoi. Non, c'est pas vrai. Le monde entier s'est dit "Ah bah il y a des gens en France qui font des trucs comme ça, c'est incroyable." Donc on a permis de de faire rayonner la France en fait euh avec cette action là et faut réussir à faire à la fois ça et en même temps être des gens qui montrent qu'ils sont prêts à gouverner et qui font qui sont sur des dossiers de fond, qui font du travail de qualité. ce qu'on fait depuis maintenant ça fait combien de temps qu'on a eu donc on a un groupe c'est 2017 le premier groupe qu'on a et en fait sur 8 ans 9 ans presque maintenant on a réussi à faire la démonstration que voilà que qu'on arrivait je pense à et j'en profite pour faire la transition avec la deuxème partie de l'émission parce que là leur tourne.
On va parler maintenant du rapport que tu as présenté Antoine il y a maintenant plus d'une semaine. Bon c'est un rapport qui aborde plein de sujets qu'on a déjà commencé à parler ici. Donc il y a le sujet de la non et de la malinscription sur la liste électorale avec plus de 10 millions de personnes bah qui sont en fait de fait presque exclus en fait de de leur droit civique.
Il y a aussi la question de la manipulation sondagère et comment les sondages peuvent finalement truquer une élection en sous-estimant systématiquement un candidat comme c'est le cas pour Jean-Luc Mélenchon, on y reviendra. Et il y a aussi le sujet du milliardaire Pierre Édouard Sterin qui a lancé un plan qui s'appelle Péricles qui vise à subventionner l'extrême droite et à consolider la stratégie de l'extrême droite basée sur le racisme pour diviser le peuple avec le rachat de médias comme Serfia avec l'ouverture d'Amé Saint-Louis pour essayer de créer des écoles Catoau hors contrat pour créer une armée finalement de de cadre. Euh donc tous ces sujets, tu les as abordé dans ton rapport et j'aimerais qu'on commence par le euh sujet terrain.
OK. Euh il est il a été convoqué à trois reprises de mémoire euh de ta part. Il est normalement dans l'obligation de répondre euh à cette convocation devant une commission d'enquête car ne pas y répondre constituant un délit pénal.
Est-ce que tu peux euh nous résumer le projet de ce terrain et aussi qu'est-ce qu'il risque finalement euh suite à cette non réponse de Alors, le la peine qui est prévue, c'est euh 7500 € d'amende, ce qui n'est enfin pour un milliardaire, c'est je pense qu'il s'en fiche, mais 2 ans de prison où là, c'est plus intéressant. Maintenant, on a envoyé la les éléments à la procureur de la République. Donc ça doit être ça doit être à la procureur de la République maintenant. se saisir du dossier et voilà.
Ensuite, sur le projet Péicless, c'est en gros il prévoit de mobiliser 150 millions d'euros sur les 10 prochaines années pour financer la droite, l'extrême droite et d'une manière générale essayer de pousser la la droite et l'extrême droite et les sujets racistes xénophobes dans la société. Ça représente quand même l'équivalent de une campagne présidentielle par an. en gros, un compte de campagne présidentielle euh les fonds qui sont euh sur lesquels les grosses campagnes sont, tu vas être sur des des campagne à 16 millions d'euros.
Là, il prévoit de mettre à peu près euh 15 millions d'euros par an pendant 10 ans. Donc c'est l'équivalent de un candidat à l'élection présidentielle. Euh donc c'est énorme et c'est un projet qui va dans plusieurs dimensions.
À la fois essayer de former des candidats euh à des élections. Il y a d'ailleurs ils ont d'ailleurs mis en place euh un truc qui s'appelle politicae qui est un un truc de formation où ne vont que des gens de droite et d'extrême droite. Ils ont essayé effectivement de prendre le contrôle d'un certain nombre de médias. par exemple, à un moment donné, il voulait racheter Marianne avec d'ailleurs l'aide de Arnaud Montebourg qui travaille maintenant Arnaud Mondbourg assez en lien avec des gens qui sont des proches de Pierre-Édouard Serrain.
Donc ça pose des questions aussi sur le glissement idéologique d'un certain nombre de personnes dans le pays fait un peu en sous-marin d'une certaine manière. Et puis euh il y a d'autres projets, on peut enfin il y en a vraiment plein plein plein mais un de ceux qui me semble les plus euh difficile à contrer, c'est celui qui consiste à construire plein de petites structures. Exemple l'observatoire de l'immigration et je sais pas quoi là.
Euh l'observatoire de l'immigration, mais essayer de construire plein de petites structures pour avoir des gens qui sont directeurs de l'observatoire de l'immigration et qui sont ensuite invités dans les médias boloré. Et une fois qu'ils sont invités dans les médias bolorés, euh comment dire ça de manière polie ? Les autres chaînes de télé qui cherchent à avoir des spécialistes de sujet ne regardent pas le pédigré de la personne ou d'où elle vient, se disent "Ah ben je l'ai vu sur ces news donc je vais l'inviter." Et c'est vraiment comme ça que ils arrivent petit à petit à voir des gens qui viennent viennent raconter la soupe de l'extrême droite. tu as eu un exemple très récent qui est euh quand euh Retaillot a sorti le le le truc sur les frères musulmans là, le rapport sur les frères musulmans, il y avait une personne qui a fait tous les plateaux télé, Florence Bergeot Blackler qui avait été financé enfin dont la structure avait été financée par Péricles et personne s'est posé la question de savoir pourquoi cette personne était sur tous les plateaux télé.
Donc je pense que enfin moi je pense qu'il y a il y a un travail à faire d'enquête approfondi sur ce sujet-là mais il y a un travail aussi de d'éclairage à faire auprès des journalistes même parce que je pense pas que les journalistes envie de se faire il faudrait en fait identifier et faire un name and shame pour dire ces gens-là ces structures sont financées par Pericles et au moins vous savez qui ils sont exord exactement parce que moi je enfin faut chercher les manières de lutter le type il met 15 millions d'euros par an potentiellement parce que c'est pas sûr qu'il dép dépenser effectivement tout ça, mais ils essayent en tout cas de financer de financer ces structures là. Nous, il faut qu'on qu'on mette en place des outils qui sont des outils qui permettent au moins aux gens et c'est ce que ça va rejoindre tout à fait ce qu'on disait tout à l'heure, mais moi je pense que les gens ils sont capables d'esprit critique et en fait si on leur dit cette personne-là est censée être une spécialiste de l'immigration mais en fait c'est c'est un menteur céit c c'est un clown qui a été fabriqué par un milliardaire d'extrême. Je pense que les gens sont capables de réfléchir et de se dire que globalement on essaie de les prendre pour des imbéciles et de ne pas avoir envie d'être pris pour des imbéciles et de vouloir lutter contre ça.
Et donc je pense qu'il faut mettre un un maximum de gens du côté de cette bataille-là et particulièrement le le name and shame, le fait de dire bah attends là, vous avez euh dis donc France info, vous invitez un type qui est directement juste une invention de Pierre Edwards Terin et vous lui donnez du crédit en l'invitant sur votre chaîne. Vraiment vous êtes vous êtes satisfait de faire ça et vous appelez ça une mission de service public ? Bah non en fait et je crois qu'il y a il y a il y a du travail à faire sur ça mais je peut-être que les médias d'extrême droite vont finir par faire réagir eux-mêmes le monde journalistique.
J'ai vu que là demain soir il va y avoir un cash investigation sur Péricles qui va parler notamment du travail de la commission d'enquête. Et ben ce matin Frontière sort un truc contre Cache Investigation en essayant de dire que Élise Buset je sais pas quoi, il a des gros restaurants. Voilà.
Donc on voit que l'extrême droite met en place un dispositif y compris pour essayer de discréditer des journalistes qui font du travail plus sérieux parfois que d'autres de leurs collègues. Donc et est-ce qu'il y a aussi une stratégie au niveau de la création de contenu au niveau des influenceurs ? Est-ce que ce terrain dans ce projet il vise à investir ce terrainlà pour bah faire vivre voilà son Oui oui complètement.
Il y a il y a plusieurs YouTubeurs euh c'est surtout des youtubeurs qui sont financés par ce terrain euh ou bien des projets un peu plus large. Par exemple le crayon, c'est un truc qui a où ils ont reçu 200000 € de la part de de ce terrain et on voit 200000 € enfin je pense vous faites vous essayez de faire tourner des médias numériques, on voit que avec 200000 € on se dit wou mais moi je fais tourner une équipe pendant pendant longtemps quoi. Je pense que je suis désolée, il faudrait parler du crayon.
Bon c'est pas un un live crayon. Mais ce média est hyper problématique parce que à chaque fois c'est un média qui se qui se présente comme neutre, qui invite des gens pour, des gens contre, comme si c'était exactement la même chose, comme si ça valait la même chose. Euh aussi le fait que pour les élections, parfois il crient un peu "Oh non, l'extrême droite risque de gagner ou que sais-je" pour après inviter des individus d'extrême droite.
Moi, je les vois un petit peu comme des opportunistes et comme des gens dont il faut quand même relativement se méfier. Et le problème, c'est qu'ils sont quand même très populaire parmi plein de gens et parmi les jeunes particulièrement. Et c'est pas régulé, c'est pas il y a pas la question du temps de parole euh tel temps de parole pour une personnalité de droite, tel temps de parole pour une personnalité de gauche.
Et en plus, c'est flou parce que quand bien même l'émission elle-même serait régulée, il y a la question ben de du relais sur les réseaux sociaux. Comment on sait que, admettons, il y a eu un temps de parole exact, comment on sait que sur les réseaux sociaux, ils vont pas plus mettre en avant la parole de l'un plutôt que la parole de l'autre ? Et c'est un truc honnêtement qu'on a observé sur avec le crayon qui sont très présents sur Snapchat, il y a aucune régulation sur Snapchat et on voit que ben c'est seulement les propos les plus problématiques qui ressortent des émissions du crayon.
Ben la la question de la régulation des réseaux sociaux, c'est un truc qui revient de manière un peu régulière avec une à mon sens une assez grande difficulté, c'est que faut réussir à allier la possibilité de de enfin d'indépendance et de liberté de la presse, c'est-à-dire le fait que des gens puissent défendre, y compris des opinions politiques sur les réseaux sociaux. Mais en fait, la question qui est derrière, c'est celle de la transparence. C'est pour ça que moi encore une fois je je à bien y réfléchir, on pourrait essayer de faire toutes les régulations qu'on veut sur les réseaux sociaux à part à euh interdire carrément des plateformes genre X ou je sais pas quoi parce que il y aurait de l'ingérence étrangère par exemple qui serait mise en place. ce qu'on m'a dit sur X d'ailleurs hein dans les auditions que j'ai faites, la question d'ingérence de X a été étudiée.
Mais à part ça, en fait le meilleur outil c'est l'esprit critique. Dire aux gens par exemple faire connaître le fait que le crayon est financé par un milliardaire d'extrême droite, bah ça permet aux gens la prochaine fois qu'il voient une vidéo du crayon de se dire si jamais il voit un contenu d'extrême droite circuler beaucoup sous l'apparence de la neutralité, bah ça permet aux gens de se faire une réflexion. Mais c'est exactement la même idée sur les gens qui vont sur les plateaux télé.
Oui, mais là quand même c'est c'est pour ça je trouve que le débat il mérite de d'avoir lieu. Moi je je prétends pas avoir une opinion sur la réponse mais en dernière ligne droite de campagne présidentielle par exemple sur le dernier mois de la campagne, il y a des règles d'égalité ou d'équité du temps de parole dans les médias. C'est-à-dire que euh la dernière semaine de la campagne présidentielle, le temps de parole doit être réparti de manière égale entre les différentes formations politiques parce qu'on considère que en quelque sorte tout le monde doit être à peu près sur euh à égalité dans l'élection, qu'on peut pas favoriser l'un par rapport à l'autre.
Et c'est vrai que si on considère que les médias sociaux sont un média qu'il y a des émetteurs qui permettent de toucher des centaines de milliers, des millions de personnes, je prétends pas qu'il faudrait y imposer des règles d'égalité ou d'équité du temps de parole aussi parce que ça serait très difficile de dire sur quel compte on va les imposer, sur quel compte on va pas les imposer. Mais d'un point de vue philosophique, cette question là, elle est quand même ouverte. C'est-à-dire que vous avez des émetteurs qui vont parler et qui ont un outil pour parler à des centaines de milliers de personnes ou à des millions de personnes.
Et si sont si on leur fixe aucune règle euh et ben en quelque sorte c'est très facile pour un milliardaire puisque c'est de ça dont on parlait d'investir de miser sur des influenceurs ou des journalistes ou des médias indépendants en se disant je vais les faire monter, je vais les faire monter, je vais les faire monter et puis au moment de la campagne présidentielle, ils vont favoriser mes idées au détriment des autres. Je trouve les réponses du type régulation peu satisfaisantes, mais je trouve que le problème il reste entier quand même. Le problème reste entier.
Mais c'est moi je je le en fait c'est une c'est une c'est une course de vitesse et c'est une bataille de c'est une bataille de masse. Donc ce qui le la manière sans doute la plus efficace de lutter c'est que tous ceux qui sont pas d'accord avec l'extrême droite se mettent en mouvement parce que il y a plein de gens. Moi, par exemple, à un moment donné, la question s'est posée de notamment de la question des influenceurs.
Les influenceurs, il y a un enjeu parce que normalement dans une campagne électorale, on n' pas le droit de faire de la pub sur les réseaux sociaux dans les 6 mois qui précèdent l'élection. Donc si jamais je paye un influenceur pour que il fasse du contenu euh qui va dans mon sens, ça entre dans le régime de la pub sur les réseaux sociaux. Euh et donc on n pas le droit de faire ça.
Mais par contre, si quelqu'un a payé l'influenceur bien en amont en en lui disant bah euh dans le moment de la campagne président de la fin de la campagne présidentielle euh faut que tu fasses une vidéo de de soutien euh et que la personne peut faire la vidéo de soutien en mode "Moi, j'ai été davantage convaincu par cette personne." Comment on le sait en fait ? Comment c'est possible de le savoir avant ?
Donc il y a en fait, il y a toute une série de questions qui sont posées par le fait que désormais les campagnes vont être davantage numérique. Enfin davantage numérique, elle vont être aussi numérique et pas seulement euh et qu'il faut légiférer donc pour créer des des protections en quelque sorte par rapport à ce que dis. Oui, mais il faut trouver les bonnes parce que si à la fin il s'agit de dire queon peut plus faire de la politique sur les réseaux sociaux parce que j'ai j'ai l'impression que les qui a un truc qui a été un peu enfin vous vous êtes tous entendu parler c'est logique de la commission d'enquête TikTok ou euh il y a un truc qui m'a un peu dérangé avec cette commission d'enquête c'est que oui on on a fait une enquête on a auditionné il y a des il y a des associations qui ont été auditionnées des créateurs de condu qui ont été auditionnés Mais ceux qui les médias traditionnels font tout autant de bruit sur euh TikTok et apportent tout autant un aspect négatif sur TikTok.
Et euh les politiques aussi euh il ils utilisent TikTok pour euh pour parler. Et au même titre que des créateurs de contenu. En vrai, qu'est-ce qui change entre un créateur de contenu qui parle et qui dit quelque chose de négatif et un politique qui bah va parler et va dire quelque chose qui n'est pas forcément positif ou négatif en fonction des opinions de chacun, mais j'ai l'impression que par rapport à cette question de régulation des réseaux sociaux, les politiques se mettent dans une dans une posture de c'est à nous de un peu dans une posture de sauveur.
On va réguler tout ça. alors que ce sont les premiers àer à utiliser les réseaux sociaux et à faire des choses un peu un peu pourries sur les réseaux sociaux. Et il y a ce côté-là où ben on sent qu'il y a un contrôle qui va être exercé sur ceux qui sont appelés les influenceurs.
Mais pour un peu peut-être faire oublier le fait que les politiques sont aussi des influenceurs, pour faire oublier le fait que les journalistes et que les personnes très médiatisées sont aussi des influenceurs et qu'ils ont ben un gros impact négatif sur les réseaux sociaux. Moi je pardon genre je t'en prie. Vas-y.
Non mais je je partage très fortement ton avis parce que j'ai trouvé qu'en fait bon alors après les personnes qui étaient invité plein de fois c'est des personnes qui font du contenu hyper problématique sur plein de réseaux sociaux différents. Donc c'est légitime de les inviter. Mais il y avait vraiment ce côté de euh c'est euh juste les influenceurs qui posent problèmes et et personne d'autre.
On va poser de questions à personne d'autre. Et moi ça me choque, ça me choque beaucoup mais c'est il y a une vision des politiques d'une manière générale peut-être à part enfin sans doute pas la France insoumise mais chez les autres politiques euh il y a un peu l'impression que les réseaux sociaux c'est le mal vraiment c'est c'est tout le temps le mal et il peut rien en sortir de bon et moi c'est ça que je trouve très critiquable en fait il y a plein de choses positives et il y a plein d'usages positifs qui peuvent être fait des réseaux sociaux notamment dans la lutte contre le harcèlement ou la lutte contre le suicide par exemple c'est aussi des c'est aussi des outils qui pourra pour être davantage mobilisé ou la dépression et où on parle pas de ces aspects potentiellement positifs des réseaux sociaux et on les on les dévalorise sans arrêt dans la sphère publique et dans la sphère médiatique. Et ça a par ailleurs des gros effets psychologiques sur les personnes qui sont des créateurs de contenu notamment parce qu'ils sont toujours identifiés à des gens mauvais, nocifs, néfastes pour la société.
Et en plus, moi je je sur mes réseaux sociaux, j'ai beaucoup sensibilisé autour du contenu de NASDAS. Euh j'étais particulièrement repérée pour ça et euh ce qui m'a dérangé c'est le c'est le le manque de de dimension critique en fait de du contenu de NASDA. C'est-à-dire que euh NASDA c'est énormément de dérives et il faut l'auditionner, il faut en parler, il faut réguler ça.
Mais pourquoi ces dérives ? Et là c'est ce que j'ai trouvé un peu hypocrite avec cette commission d'enquête, un peu le côté ben on dépolitise les réseaux sociaux. La politique n'a rien à voir avec les réseaux sociaux.
Alors que c'est NASDAS, le concept de NASA, c'est complètement politique. On a observé depuis, je veux pas dire de bêtises, mais je crois depuis 2022 qu'il y a eu une hausse du demande des des demandes d'aide d'aide sociale à l'enfance mais qui a pas forcément plus de budget qui a été injecté. Donc forcément, quand les jeunes voient que sur les réseaux sociaux, ils peuvent aller à Perpignan et qu'il y a quelqu'un qui va qui va leur offrir ce que l'État ne leur offre pas, euh forcément ils vont y aller et ça va mener à ces dérives parce que NASDAS euh n'est pas formé à n'est pas formé à à à l'aide sociale.
Et et dans cette commission, ben on n pas parlé de ça alors que quand on a été quand j'ai été invité sur move, ben on a parlé de ça et que le sujet allait ensemble. C'est comment on apporte une aide sociale à l'enfance, comment on améliore ce sujet-là euh pour justement euh contrecarrer les dérives de Nas. Et j'ai trouvé ben très hypocrite en fait cette dimension euh de dépolitisation parce que ben la politique a complètement une responsabilité sur le fait qu'aujourd'hui énormément de jeunes vont toquer à la porte de Nasdas et et tout ce qui se fait sur les réseaux sociaux est politique indépendamment même de qui injecte l'argent.
Juste pourquoi les gens se tournent aujourd'hui vers les réseaux sociaux ? Parce que aujourd'hui sur les réseaux sociaux, il y a un truc notamment chez les jeunes issus euh issu des milieux populaires, un truc que l'on n pas, c'est l'argent. Euh on n' pas on n' pas d'argent pour être hébergé en foyer.
En attendant, aujourd'hui, grâce à Snapchat, peu importe d'où sort l'argent, NASDAS a l'argent. Et c'est ben c'est ça que je voulais souligner aussi par rapport à cette commission d'enquête. Alors, je suis pardon, désolé, mais je suis assez sceptique quand on parle d'usage positif des réseaux sociaux.
OK. Parce que moi, je crois pas en la neutralité de la technique ni en la neutralité des réseaux. Et de toute façon, prenons X parce que c'est le plus emblématique.
Euh X, c'est un réseau social qui en lui-même favorise complètement les pratiques d'harcèlement parce qu'on est sur des messages très courts euh qui sont republiés en permanence, qu'on peut voir en boucle qui encourage lui-même le harcèlement. En fait, X c'est une boucle qui pousse au harcèlement. Et euh oui, on pourrait dire "Oui, mais on peut partager des articles qui sont longs sur X, ce genre de choses." Mais un X, enfin un réseau social comme X, c'est pas du bon, ça existe plus, c'est mais c'est pas du tout la même chose qu'un Skyblog où les gens doivent, même s'il y avait du harcèlement sur Skyblog, où les gens doivent faire des articles complets, où ils doivent prendre leur temps où parfois il faut attendre 2 jours avant d'avoir une réponse alors que sur X, on est vraiment dans un caractère instantané, un caractère enfin c'est vraiment tout de suite.
Et moi, c'est pour ça que je suis assez sceptique. C'était le philosophe Jacquul, par exemple, qui croyait pas du tout en la neutralité de la technique et qui disait que en elle-même le le bon et le mauvais étaient lié de manière inextricable. Je sais pas si je l'ai bien prononcé si et c'est pour ça que parfois je voilà, moi je suis sceptique quand on parle de bon usage des réseaux, sachant que X c'est clairement un réseau social qui favorise le harcèlement.
Je je précise ce que je voulais dire sur ce point-là, c'est qu'en fait quand je dis qu' il peut y avoir des usages positifs des réseaux sociaux, c'est que il y a des gens qui font des choses euh utile sur les réseaux, mais pas seulement. C'est-à-dire qu'on pourrait aussi légiférer sur les réseaux sociaux. Et notamment, moi j'ai reçu, je suis je suis président du groupe d'études réseaux sociaux à l'Assemblée nationale.
Donc je fais des auditions de temps en temps, je reçois notamment là, on a décider de s'intéresser cette année spécifiquement à la question de des effets psychologiques et psychiques des réseaux sociaux notamment sur les sur les plus jeunes. Et euh j'ai fait venir un chercheur qui est par ailleurs un des responsables de de du numéro d'appel sur la lutte contre le suicide. Enfin, pour les gens qui qui ont des tendances suicidaires et qui peuvent appeler ce numéro là. et lui disait "Mais en fait, on pourrait démultiplier la force de ce qu'on fait si jamais on mettait les on forçait les plateformes des réseaux sociaux à euh mettre des outils de contact parce que ces réseaux, ils produisent des effets psychologiques qui sont hyper mauvais." Et on on pourra revenir en détail mais avec en parlant de ce terrain et de la question du racisme, mais en fait le ce qui existe dans la société produit des effets qui peuvent être amplifiés par les réseaux sociaux. le harcèlement en raison du genre, le le harcèlement raciste euh est amplifié par les réseaux sociaux et euh ça a des effets psychologique majeur.
Il y a d'ailleurs la la Commission nationale des droits de l'homme qui a rendu un rapport qui s'intéresse spécifiquement à la question des effets du racisme euh psychologique, du racisme chez les gens. Et c'est des c'est des impensés en fait. C'est genre le jour on en parlera dans un média grand public de ce que le racisme produit comme effet psychologique chez les gens, notamment le fait que en fait on t'identifie toujours comme ne faisant pas partie du peuple.
C'est ça ce que ça produit. Le racisme, on t'envoie toujours à autre chose que tu es français. Tu es toujours pas français en fait.
Ce que certains nomment dénit de francité, mais ça a des effets psychologiques majeurs. Et en particulier, vous m'aviez posé la question tout à l'heure sur le le comment on fait pour convaincre les jeunes de s'engager en politique ? On a déjà commencé par les traiter comme des Français, pas comme des étrangers.
C'est la base quoi. Et si jamais les gens ils ont des institutions comme la police ou l'école ou même la santé qui les qui qui les qui les ni en fait comme être des êtres humains, bah ça va être compliqué pour aller mettre un bulletin dans une nu si c'est des gens qui me méprisent en fait. Et tout ça c'est ultra amplifié par les réseaux sociaux.
Donc si là il y a des portes d'entrée pour dire je ne vais pas bien en fait, j'ai besoin de j'ai besoin de soutien mais juste de soutien humain de de base, bah c'est sur cette base là que je disait qu'il peut y avoir des usages positifs des réseaux sociaux notamment sur les plateformes sur lesquelles on se harceler parce que alors c'est là c'est là où il y a le plus besoin en fait d'avoir des des des éléments de secours directement parce que c'est de ça dont il s'agit parfois en fait je suis on dirait que je cherche la petite bête non mais je suis d'accord avec le fait que bien sûr qu'on peut par exemple on peut tweeter des choses bien puis moi-même je fais du contenu sur les réseaux sociau Je fais du contenu court. Voilà et j'en fais très souvent et j'essaie justement de partager quelque chose de positif. Mais par contre la la structure enfin ce que je trouve c'est que la structure de la plateforme en elle-même est faite justement pour que du contenu mauvais, du contenu toxique soit mis en avant.
Et ben j'ai parlé de Skyblock tout à l'heure, il y a il y a des nouvelles versions, il y a des substacles et tout. Pour moi, il faudrait complètement changer enfin Twitter X ce serait plus du tout X si on réglait tous ces problèmes parce que alors je suis d'accord qu'on peut déjà que la situation a empiré qu'après Elon Musk c'était pire parce que il y avait plus de racisme mais même avant Twitter c'était pas génial non plus. Il y avait beaucoup de harcèlements dessus parce que la structure même euh du site internet poussait à ça et donc à part transformer Twitter en Skyblog, je sais je sais pas ce qu'on peut faire en fait.
Il y a ben il y a un il y a un vrai sujet et pour le coup euh moi je suis enfin je veux dire on est député et normalement on c'est un c'est c'est peut-être un peu prétentieux mais normalement on a tout pouvoir. Je dire on est là pour appliquer la la souveraineté du peuple et je m'étonne de l'indigence des de beaucoup de de députés sur ce sujet là. En fait, on aurait le droit de légiférer sur les algorithmes.
On a le droit, on peut, on pourrait dire que on n'accepte pas dans notre pays que tel réseau social utilise un algorithme qui favorise la haine en ligne. On pourrait le dire en fait, on pourrait légiférer sur ce fait-là, pas légiférer sur je sais pas quoi sur favoriser davantage le contenu de gauche que le contenu de droite ou des choses comme ça qui seraient qui seraient illégitime. et dire que il peut y avoir un droit de regard, ne serait-ce que ça, ne serait-ce qu'un droit de regard sur le fonctionnement des algorithmes juste pour que les gens ils puissent savoir si l'algoritme va valoriser du contenu haineux ou du contenu qui est positif.
Rien que ça, bah déjà ça, on a l'impression que c'est beaucoup et en général le débat se résume à interdire ou laisser faire c'est comme ça parce que c'est le marché donc après tout on peut rien y faire. Mais j'ai l'impression que aussi euh euh j'ai 20 ans, je suis adulte, mais quand je parle des adultes, je me sens pas encore concernée par cette appellation, mais j'ai l'impression que des personnes plus âgées, ils ont un mépris des réseaux sociaux et surtout ils ne se sentent pas concernés par les mécanismes des réseaux sociaux alors que ben ils sont parfois plus concernés que nous. C'est-à-dire que les personnes qui sont le plus sur les réseaux sociaux, qui perdent le plus de temps sur les réseaux sociaux, il me semble qu'aux dernières nouvelles, ce sont euh les femmes au foyer et les personnes âgées et les retraités.
Donc c'est pas du tout les jeunes. Et et il et j'ai l'impression que ils ont parfois du mal à reconnaître le fait que euh ben eux aussi ils peuvent être victimes justement de ces mécanismes sur les réseaux sociaux. Mais il y a comme une forme de fierté qui peut peut-être aussi se retranscrire dans dans la vie politique et chez les chez les politiciens et peut-être le fait que ils prennent pas en considération.
On parle des effets psychologiques de TikTok chez les jeunes mais ça a des effets tellement néfastes sur les personnes âgées aussi qui qui sont complètement perdu avec l'arrivée des intelligences artificielles et cetera. Et euh et peut-être j'ai l'impression aussi que peut-être euh je je vois pas non plus beaucoup de députés euh jeunes peut-être lié à la moyenne d'âge aussi parfois qui fait qu'il y a peut-être un entre soi euh de certaines générations en fait et l'exclusion et qui pense avoir toutes les connaissances et le un regard un regard et enfin plus mature en fait sur une autre génération et en réalité ils ont pas du tout le bon angle de vue sur cette génération là. Je je suis je suis complètement d'accord et euh en fait il y a plein de problèmes qui sont associés à ça.
Euh premier problème, moi par exemple quand j'étais plus jeune euh il y avait des figures d'autorité, les parents, les profs et cetera qui nous disaient "Faites attention au contenu que vous voyez sur internet." Et à l'époque, on nous disait même Wikipédia parce qu'à l'époque c'était pas c'était pas aussi développé Wikipédia que c aujourd'hui faites attention ce que vous voyez sur Wikipédia. C'est pas forcément la vérité.
Faut aller regarder, faut croiser les informations, faut recouper les informations. Aujourd'hui, ceux qui me disaient ça quand j'étais jeune sont les même qui vont me dire "Oh bah dis donc, j'ai vu ça sur Facebook, c'est dingue." D'accord, mais tu as vérifié l'information ou pas ?
Bah non, en fait. Et donc il y a plein de gens qui je vois quelqu'un qui dit Antoine qui joue au vieux, mais je commence à être un peu vieux en fait les gars. Moi je j'ai 35 ans, ça commence à faire quoi.
Donc j'ai connu la naissance des réseaux sociaux. J'étais là quand c'est arrivé ces machinsl et euh ceux qu'on qualifieux de boomer euh vont avoir tendance à croire de toute façon ce qu'il voit sur internet maintenant et l'intelligence artificielle les gens se font mais en même temps faut jeter la pierre à personne. N'importe qui peut se faire avoir par l'intelligence artificielle aujourd'hui tellement elle est bien faite.
Et justement c'est pour ça que je dis que en fait on ne s'en sortira que par l'esprit critique. Je je après avoir vraiment bossé sur sur le sujet à la fois via les élections, via la question des médias et cetera et cetera, je ne vois pas comment on est en capacité de tout réguler en ayant un accord national sur le sujet parce qu'il faut quand même qu'il y ait des groupes politiques d'avis différents qui qui soient d'accord pour qu'on légifère dessus. Euh et je vois pas comment on peut faire mieux que faire élever le niveau de conscience dans la population, le niveau de formation sur les outils numériques et où et c'est pour ça que je je suis complètement d'accord avec ce que vous avez dit, mais en fait c'est les jeunes qui vont former les plus vieux à l'usage des réseaux sociaux euh et c'est ce qui est en train de se passer déjà maintenant.
Maintenant c'est les jeunes qui disent à leurs parents "Mais ça c'est c'est faux ton truc là que sur qu'est-ce que tu me racontes ? Où est-ce que tu as vu ça ?" Ah bah oui, tu as vu ça sur telle page Facebook ?
Mais en fait cette page Facebook, tu es allé regarder qui c'était qui était derrière cette page Facebook ? Non. Ah bah tiens, bah voilà qui c'est qui est derrière cette page Facebook.
Et c'est les jeunes qui sont en train de former en partie leurs parents ou leurs grands-parents sur l'usage des réseaux sociaux même s'ils utilisent des réseaux sociaux différents globalement. En fait, je suis assez en désaccord avec tout ça parce que déjà je trouve que le fait de parler de sensibilisation à l'esprit critique pour on va dire palier à un problème qui est systémique, qui est très large et qu'on contrôle pas dans nos vies, ça peut être un peu individualisant. Surtout qu'on a vu justement, il y a une étude du MIT qui vient de sortir qui a dit que plus on utilisait le chat GPT et plus notre esprit critique ça trop fi l'étude a dit mais l'étude a dit que on utilise de moins en moins notre cerveau à chaque fois qu'on utilise chat GPT et donc qu'on obtient une sorte de dette cognitive et je trouve que enfin parler de prévention, élever le niveau de conscience, ça me semble être vraiment un combat énorme vis-à-vis de l'omniprésence des plateformes qui sont autour de nous et je trouve aussi que ça nous dépossède.
C'est un peu c'est un peu antidémocratique en ce sens où on se dit de toute façon l'intelligence artificielle va arriver, on ne peut rien faire alors que justement le but c'est de prendre le pouvoir en tant que citoyen et de ne pas être dépossédé et justement de se dire par exemple je ne veux pas en tant que peuple, je ne veux pas de cette technologie dans notre société et je trouve qu'actuellement on est incapable de le faire. Alors euh je partage globalement, je pense qu'il peut y avoir des des euh des utilisations positives de je je pas par principe, je vais pas être contre euh une nouvelle technologie ou me dire que il peut pas y avoir des outils positifs, mais il faut que ça soit des outils qui sont encadrés et où justement on alerte les gens sur les risques qui sont associés à ça. Mais ça va plus ça va plus loin en fait.
Il y a un peu la même chose. On peut on peut enfin je je sais pas s'il existe des enquêtes sur le sujet. J'imagine que oui et je les je les connais pas mais je c'est juste une réflexion théorique mais on peut se dire il peut y avoir peut-être un peu la même chose avec internet lui-même c'estàd avant les cerveaux avaient l'obligation d'emmagasiner du contenu en quantité astronomique parce que c'était difficile de trouver l'information et il y avait pour les plus vieux d'entre nous des trucs qui s'appelait le quid où on allait chercher des des machins sur tout et n'importe quoi qui était l'équivalent de Wikipédia de l'époque mais en version nulle du coup puisque c'était pas la connaissance absolue et générale sur tous les sujets mais Maintenant, on a on va utiliser, je pense que ça a des effets cognitifs énormes parce qu'on utilise davantage notre cerveau pour de la réflexion plus immédiate sans forcément être capable de toujours mobiliser des connaissances où on se dit bah en fait je vais les retrouver sur internet.
Donc on n pas tout en même temps dans le cerveau. Et c'est peut-être ça le sujet qui est à se poser, c'est c'est quoi les effets cognitifs de moyen et de long terme sur l'espèce humaine elle-même de tous les outils numériques qu'on est en train de mettre en place. Et c'est pour ça que je je suis d'accord avec ce que ce que ce que vous dites sur le sur le sur on peut lutter contre ces outils et cetera, les encadrer, faire mieux et tout et je suis à 100 % d'accord mais je pense que le préalable en fait c'est de convaincre sur bah il y a un danger attention si vous si vous utilisez ces outils, ça a des impacts majeurs sur le l'avenir de notre pays puis de l'humanité elle-même. tu as des impacts environnementaux notamment à chaque fois que tu fais une recherche sur un truc, ça coûte ça coûte de de l'énergie et c'est un peu l'impensé aussi, c'est tout ce que ça coûte en terme d'énergie, de développement industriel de de destruction de de de la planète.
Et c'est pour ça que je enfin par quel que soit le bout par lequel je le prenne à la fin je me dis soit on arrive à faire monter le niveau global de formation de la population et du coup on peut combattre ces outils, soit on y arrive pas et du coup il nous bouffe. Et donc ce que vous dites c'est que dans tous les cas ils seront là et on on peut rien faire. Pas forcément.
C'est-à-dire que ils sont là. Je veux dire on on n pas empêché qu'ils arrivent. Donc maintenant ils sont là.
Donc du fait qu'ils sont là maintenant, le moyen le plus efficace de les combattre, c'est de convaincre un maximum de gens qu'il faut les combattre. Ce qu'on essaie de faire, hein, quand on fait ce qu'on fait là, par exemple, ça participe. Il y a plein de gens qui peut-être dans le chat euh c'était c'était pas posé les questions de cette manière-là.
Bah là, ça va faire, je sais pas combien, je sais pas combien il y a de personnes qui nous regardent, mais ça va faire plein de personnes qui vont se dire "Ah tiens, j'ai eu ce sujet de réflexion là, j'ai des éléments pour argumenter vis-à-vis d'autres personnes." Et quand vous me posiez la question tout à l'heure de euh comment on va faire pour convaincre des gens, moi c'est ça que je dis quand je dis qu'il faut qu'on développe l'esprit critique, c'est qu'en fait et c'est pas un truc individuel, c'estàdire évidemment l'esprit critique, il est individuel et voilà, mais c'est un travail collectif en fait de faire monter le niveau de réflexion et le niveau argumentaire dans la population. Et je suis vraiment à 100 % convaincu qu'on qu'on enfin vraiment est-ce que l'ARCOM va faire quelque chose pour lutter contre les réseaux sociaux ?
Bon, j'y crois pas trop. Est-ce que les législateurs vont se mettre d'accord dans tous les partis politiques pour faire quelque chose ? Bon, j'y crois pas trop, sauf si on gagne les élections.
Est-ce que Est-ce que Est-ce que Alors, pour être honnête, moi non plus, j'y crois pas. Je vous rassure, j'y crois pas du tout. Mais dans ce cas-là, est-ce que on peut dire qu'on est vraiment en démocratie ?
Alors là actuellement, je dis pas qu'il y a énormément de parties anti ou énormément d'organisations qui se battent contre ça. Il y en a certes, il y en a pas beaucoup, mais si vous pensez que c'est impossible et que et que personne ne va rien faire, ça veut dire qu'on n pas réellement en démocratie et qu'on est quand même dépossédé de ce qui nous arrive matériellement. C'est la grande question, c'est est-ce que à l'heure actuelle, on peut considérer que notre système par ailleurs, on peut le poser la question de manière globale, a-ton vraiment déjà été dans un système réellement démocratique ou pas ?
Particulièrement quand il y a des gens qui sont exclus du système électoral de manière soit totale, soit partielle comme comme c'est le cas dans notre pays. Mais je je enfin, je sais pas comment dire. Moi, j'étais de droite par exemple, je quand j'ai commencé mon engagement politique, j'ai la première fois si j'avais pu voter un à une élection, j'aurais voté Beou.
Maintenant, il est premier ministre. Donc vraiment la honte, quoi. Mais si j'avais pu faire ça, si j'avais pu voter, c'est-à-dire si j'avais eu l'âge en 2007, j'aurais voté Beirou.
Qu'est-ce qui a fait que je n'ai pas voté Beirou et que du coup non seulement j'ai pas voté Beirou, mais en plus je me suis engagé pour essayer de faire en sorte de transformer la société et de je même plus que transformer la société de changer le monde. C'est carrément ça l'objectif des des insoumis, c'est d'abord on change dans notre pays puis après on aide les autres. Donc c'est c'est un objectif qui est vachement ambitieux.
Qu'est-ce qui a fait ça ? Je suis tombé sur un bouquin de Mélenchon. Enfin bon, il y a eu toute une série d'histoire mais je suis aussi tombé sur un bouquin de Mélenchon qui m'a fait regarder plein de sujets d'une manière différente de celle dont je l'avais regardé jusqu'à présent.
Et ce cet élément-là a eu un impact puisque'ensuite je me suis engagé en politique, je me suis occupé des réseaux sociaux de Jean-Luc Mélenchon. Je pense modestement avoir quand même participé à créer une forme de culture de du numérique dans notre mouvement qui fait queaujourd'hui on fait peut-être ça a participé que il y ait aujourd'hui des émissions comme comme celle-ci. Donc ça pose une double question.
Ça pose la question de la responsabilité individuelle dans l'histoire. C'est vaste sujet de la philosophie de savoir si les événements sont collectifs ou sont sont l'effet de la somme des individus. Mais euh il y a ce premier élément-là, mais il y a aussi l'élément de comment globalement collectivement on participe à des changements de société qui vont dans un sens positif.
Moi, je suis hyper optimiste en vrai. Ça peut je je j'entends de ce que vous me dites que euh peut-être on pourrait se dire tout est perdu, mais en fait je pense l'inverse et notamment votre génération euh je suis sidéré du niveau de conscience politique. vraiment votre génération.
Vous êtes conscient des enjeux écologiques, environnementaux, liés aux discrimination et en particulier aux discriminations racistes, ce dont la ma génération par exemple n'était était sous formé sur ce sujet. Enfin, nous on est sous formé sur ce sur le sujet du racisme et c'est un c'est il y a un travail de formation à faire qui est général dans la population et qui est un des outils les plus efficaces pour faire reculer l'extrême droite en réalité. Donc pardon alors je te coupe parce que on est arrivé à 2h d'émission.
On va se diriger doucement vers la fin de voir accélérer un peu les questions qui était préparé. Il y en a une dernière que j'aimerais poser autour de la table, c'est bah une autre forme de manipulation de l'opinion publique parce que là il a été question de forme de manipulation de l'opinion publique par rapport à différentes choses qu'on a expliqué ici. Et il y a une autre forme de manipulation que tu as étudié Antoine dans ton rapport qui est la fabrique sondagère.
Et donc on a plusieurs visuels qu'on pourra passer à l'écran qui résument cette fabrique sondagière. Donc je sais pas si tout le monde peut la voir clairement. On voit madame Hidalgo crédité à 16 % le 3 février 2021.
Donc vous vous rappelez tous he du score auquel elle a terminé à savoir donc 1,7 % donc un écart d'environ 15 %. Euh donc ça c'est le premier visuel qu'on voulait vous montrer qui bah qui a aussi été révélé enfin dans dans les travaux de que tu as fait Antoine, les écarts systématiques que tu as détecté entre l'estimation donnée pour le candidat Jean-Luc Mélenchon et le score final réel qu'il a qu'il a réalisé. Donc il y a un deuxième un deuxième visuel qu'on va passer à l'écran s'il est déjà disponible, c'est celui-ci.
Donc c'est parfait. Et euh et donc est-ce que Antoine tu peux revenir un peu sur sur ce que tu as appris euh de la fabrique sondagère avec les près de 14000 documents, je crois que tu as récupéré de la commission des sondages. Donc c'est c'est je sais pas si tu as pu tous les les lire de A à Z. un un travail assez assez volumineux, je pense.
Et donc c'est quoi les principaux enseignements que tu euh que tu retiens de de alors déjà sur le les documents que j'ai récupéré, en fait, je je suis allé à la commission des sondages qui est censé contrôler les sondages électoraux. En réalité, elle pourrait contrôler plus de sondages que ça parce que la loi dit que c'est elle peut contrôler tous les sondages qui sont en lien avec les élections d'une manière le débat politique et en fait elle se concentre que sur les sondages électoraux, ce qui est mystérieux mais ça veut dire que à l'heure actuelle un sondage 78 % des Français pensent que n'est validé par personne d'autre que l'Institut de sondage lui-même. Donc ça enfin il y a personne qui vient regarder si c'est si les données sont bonnes.
Premier élément qui est particulièrement inquiétant quand par exemple Boloré a racheté l'Institut CSA qui est un institut de sondage. Donc vous avez le JDD qui commande des sondage au CSA à l'institut CSA qui sont commentés sur Europe et personne vient regarder si c'est euh fait d'une manière sérieuse ou pas. Le deuxième élément euh c'est que les documents que j'ai récupéré à la commission des sondages, c'est ce qu'on appelle enfin c'est ce que ils appellent les notices experts qui sont pas du tout des notices experts parce que il y a pas ça ne permet pas de vérifier la validité scientifique de ces sondages.
Donc c'est-à-dire que même la commission qui est censée vérifier la qualité des sondages n'a pas les outils nécessaires pour vérifier la scientificité des données. Mais par contre ce qu'on a avec les notices expert queon connaît les résultats bruts et les différents critères de redressement qui sont appliqués globaliser he c'est pas j'ai pas personne par personne pour pouvoir retracer le truc mais globalement on on arrive à voir ça. Donc les enseignements ils sont quand même assez caustiques pour les sondages.
Premièrement ils ont un problème majeur de construction de leur échantillon. problème qui est que notamment ils ont pas de jeunes et que quand ils ont des jeunes, c'est pas des jeunes de quartier populaire, ils ont une énorme difficulté à percevoir ceux qui votent le plus fortement pour nous. Donc ils les ont pas dans leur sondage la plupart du temps.
Ou alors ils ont une personne qui est une personne bizarre qui a décidé que elle elle allait remplir tous les trucs de de sondage. Mais globalement, ils ont pas les gens qui votent pour nous, les jeunes et les habitants des quartiers populaires, ils sont pas là. Donc ils vont faire deux types de redressement.
Ils vont faire des redressements socio-démographiques, c'est-à-dire en essayant de coller le plus possible aux catégories de l'INC. Et ils vont faire des redressements politiques, c'est-à-dire ils vont regarder les résultats des dernières élections, ils vont dire "Oh tiens, c'est bizarre, j'ai pas beaucoup de gens qui ont voté Mélenchon." Bah oui, tu m'étonnes, tu les avais pas de base.
Donc euh j'ai pas beaucoup de gens qui ont voté Mélenchon. Donc ceux qui m'ont dit qu'il votaient Mélenchon, je vais augmenter leur poids. OK ?
Sauf que ça a des effets qui sont euh qui se qui se qui se multiplient dans le mauvais sens. Si jamais j'ai pas des gens qui sont des convaincus de la France insoumise et que du coup j'ai des gens qui ont voté Mélenchon à l'élection présidentielle mais qui bon voter Mélenchon en deuxième choix quoi. En gros, ils auraient ils auraient bien préféré voter pour quelqu'un d'autre mais bon ils sont dit je vais voter pour Mélenchon parce qu'il a des chances de gagner.
Ceuxl c'est ceux qui ont le plus de probabilité de dire dans une autre élection qui vont voter pour un autre candidat de la gauche. Or du coup quand ils vont faire à la fois un redressement socio-démographique et un redressement politique ils vont hyper augmenter le poids de ces gens-là. Sauf que il représente pas les électeurs réels de enfin il représent pas le cœur électoral de de ce qu'on est.
Donc il y a un double effet des redressement sondagier qui est de nous minorer dans les élections de manière de manière très forte quoi. Et ça c'est je enfin vraiment je le démontre point par point à partir des données que qu'on a. Je sais pas je trouve ça devrait un petit peu intéresser les gens qui commandent des sondages qui commandent des sondages.
Là il y a un sondage qui nous met à 15 % à l'élection présidentielle. Je je me dis soit ils ont fait un correctif de leurs échantillons mais c'est pas le cas. Enfin je je veux dire je le sais les derniers sondage que j'ai pris c'était des sondages de Mars et je le sais et je vais vous je vais vous dire un truc que d'ailleurs euh qui est qui est un truc complètement dingue mais soit ils ont corrigé leurs échantillons, c'est pas le cas, soit euh ça signifie qu'on est encore sous-estimé à 15 % vu qu'il y a pas eu de correctif apporté.
Exactement. D'accord. Mais par ailleurs, c'est le cas. regarder n'importe quelle élection quand on est à quand on est à 1 an ou quand on est à à 6 mois de l'élection, on est bien loin du résultat qu'on fait à la fin.
Et les sondeurs, ils ont une vraiment ils ont un une manière de parler qui est complètement qui fait jamais réagir mais je comprends pas pourquoi. Ils disent les sondages ne sont pas des outils de prévision, ce sont des photographies à un instant téé. Donc eux ils décident que eux tout seul ils sont capables de nous dire l'état de l'opinion publique globale générale du pays sans élection à un instant T.
Mais par contre donc quand ils se plantent, ils disent bah c'est normal, c'était une photographie tel jour et donc bah le film est différent à la fin. Il y a une dynamique de la campagne. Par contre quand il trouvent le bon résultat par hasard, tu vois, mais quand il trouvent le bon résultat, ils disent "Bah vous voyez, on avait bien prévu et personne fait le rapprochement entre les deux." Et il y a un un une des personnes qu'on a auditionné qui est Alexandre Dé qui est un un chercheur justement qui travaille sur les sondages qui a une formule qui m'a marqué.
Il dit "Mais en fait les sondages les sondeurs se plantent une fois sur deux à peu près. Si on prend toutes les élections et en moyenne, le nombre de fois où ils sont en dehors de leur propre marge d'erreur, c'est une fois sur deux. Et ben qui irait chez un boulanger où une fois sur deux la baguette est pas comestible ?
Qui. Et pourtant ben régulièrement, on redemande aux instituts de sondage de faire des sondages sur tout et n'importe quoi en se disant que c'est une information. Mais non, c'est pas une information.
Puis moi je je dis pas des trucs qui sont complètement hallucinants. Je dis juste qu'il faudrait augmenter la transparence sur ces outils pour que les chercheurs puissent dire "Bon bah là il y a des failles qui sont quand même assez majeures dans dans ce que vous faites. Euh donc mais est-ce qu'il faudrait pas interdire les sondages qui respectent pas ces règles de transparence parce que finalement elles biaisèent l'opinion publique, elles font des fausses prévisions, elles vont influencer le cours des opérations électorales ?
Et donc comment ça peut être toléré par Ben c'est ça c'est ça la question. Moi, je j'espérais que je vais faire une proposition de loi un peu charpentée à à la rentrée sur le sujet, mais euh c'est c'est pareil. C'est pour ça que je dis qu'en fait sans l'esprit critique, on on peut pas s'en sortir.
Et sans moi moi ce que j'essaie de faire, le mon premier objectif sur ce sujet spécifique, c'est de faire réagir les journalistes. Je trouve qu'il y a il y a une forme de en fait, c'est eux qui se font humiliés, quoi. C'est-à-dire eux, ils publient comme étant la vérité. eux qui sont les journalistes qui souvent se sont engagés dans le métier de journaliste justement pour essayer d'éclairer la population, il ils partagent des noms d'information que c'est eux qui participent à les transformer comme information parce queà la limite il y aurait des sondages qui sont faits qui restent privés ou je sais pas quoi pour avoir un état de l'opinion et se dire à peu près bon d'accord on en est à peu près là et cetera.
Why not ? c'est les gens qui payent les sondages qui qui qui prennent la décision et c'est leur responsabilité mais qui a des journalistes, des médias qui sont la vérité pur et absolu qui relie des trucs qui sont faux, pas scientifiques. Et tu penses que ceux qui relèent ce sont plutôt des journalistes qui assument être passé au statut de journaliste de propagande ou c'est plus par bêtises par ignorance ?
Les deux en fait, il y a les deux. Il y a ceux qui par exemple le dispositif qu'on montre bien d'ailleurs dans le rapport JDD JDD Boloré en gros mais où on va faire des commandes de sondage pour ensuite influencer l'opinion publique, ça existe par ailleurs. Sterrain lui-même dans le projet Péiclace, ils ont voulu financer une structure qui s'appelle Hexagone dont l'objectif est littéralement de créer des sondages sur des thèmes.
Par exemple, islam et insécurité. J'ai posé la question au directeur de Péricles s'il faisait lui un lien entre islam et insécurité. Il m'a dit "Je m'intéresse à l'islam, je m'intéresse à à l'insécurité, donc je m'intéresse au lien entre les deux." Voilà.
Donc on a compris en fait ce qu'il veut faire, c'est un baromètre du genre 78 % des Français trouvent que l'islam est responsable de l'insécurité. Mais en fait qu'est-ce qu'on c'est pas une information, ça n'est pas vrai. Ça n' je veux dire les enquêtes en crimin criminologie ne disent pas ça qu'il y aura il y a aucun lien.
C'est juste pour alimenter leur tête islamophobe raciste. Exement. Donc on voit comment euh et c'était un truc que disait déjà Pierre Bourdieu mais comment euh on crée des artefacts qui n'existent pas, des trucs qui n'existent pas mais pour leur donner la matérialité de c'est l'opinion publique qu'il a dit quoi.
Et euh et voilà. Et donc moi je pense qu'il y a une partie militante et assumée et il y a une partie de une partie de cr de bêtises quoi. Des bêtises cras quoi.
Mais il se rendent pas compte. Ouais, ils se rendent pas compte. OK, on va arriver vers la fin de l'émission.
On va bientôt accueillir Jade pour sa chronique l'œil du J. Donc Jade, si tu nous entends, tu peux rentrer sur le plateau. Bienvenue pas à Jade.
Bienvenue Jade. Voilà pour la dernière partie de l'émission, on aura le droit donc à la chronique l'œil du J qui va commencer dans quelques instants. Et regardez le niveau de professionnalisme.
J'arrive avec ma propre chaise. C'est parfait. Et c'est parti.
Pardon Sylvain. Hop là, je te prends un peu de célébrité. Tu peux tu peux.
Comment ça va tout le monde ? Ça va mesdames ? Ça va très bien messieurs.
Bonjour Sylvain. Camarad, j'espère que vous avez passé un bon weekend parce que moi en ce qui me concerne, j'étais avec Manu, on a fait la fête de la musique grâce au réchauffement climatique. On a profité d'un temps beau et chaud.
On a pu se poser à l'Élysée aussi, ils ont pu profiter de la fête de la musique. Bon, ils l'ont fait un jour avant, faut comprendre. Faut pas qu'il se mélange avec les guux.
On regarde tout de suite notre ministre de la culture nous montrer ses quelques petits bas de danse. [Musique] Bah quand tu vois ta ministre faire ça, tu comprends que la culture en France va très très mal. Bon, le samedi c'est selon Laurent Nunes, préfet de la préfecture de préfet de police de Paris, pardon, ça s'est globalement bien passé.
Autant sur les chiffres en manif, j'ai pas envie de lui faire confiance. Autant sur le fait qu'une manif, j'ai envie de lui accorder ce point. C'est aussi le cas d'un chroniqueur sur ces news.
C'était sans compter Pascal pro. On regarde tout de suite. Maintenant, juste pour rebondir sur ce que vous disiez, j'étais aussi à la fête de la musique et à l'exception du Châtelet, c'est vrai que ça s'est quand même globalement passé.
Ça veut rien dire globalement en fait. Je peux vous raconter ma soirée, j'ai traversé littéralement tout. Ça ne veut rien dire parce que la confiance sociale ça repose sur zéro problème.
Ah oui, mais c'est je s'il y en a un, c'est fini. En fait, cette phrase, je ne veux plus l'entendre. Ça s'est bien passé.
Je rebondissais même sur ce que disait Elisabeth sur les DJ et cetera. Moi, j'ai vu des groupes de musique, des petits musiciens qui étaient là qui venaient dans le je ne veux même pas entendre la phrase. Ça s'est globalement bien passé parce que elle ne veut rien dire.
Apparemment, ça ne veut rien dire. Et moi, je me suis dit, c'est quand même bizarre que ce soit épidermique comme ça Pascal pro. Et je me suis dit, qu'est-ce qui a pu le mettre dans un état comme ça ?
J'ai entendu parler de Chatley. Donc, je suis allé vérifier sur Twitter, j'ai regardé une image de Chately. Regardez bien.
Voilà hein. Vous pouvez voir. Moi je vois rien de spécial mais après j'ai activé dans ma tête le bouton Pascal pro et là d'un coup j'ai compris sur cette image on voit des jeunes français.
Qui dit jeune français dit jeune banliezard. On s'est trompé de photos. Qui dit jeune français dit jeune banliezard.
Qui dit jeune banliezard dit jeune noir et d'origine maghrébine donc casseur donc sauvage. Lui il a fait le rapprochement dans sa tête. Il est parti en live.
Qu'est-ce qu'il a fait toute la soirée ? Il a il a appelé Bruno Retaillot. À mon avis, il a fait pas assez d'effectif de police.
Il devait être trop occupé à Garde du Nord à faire la chasse au sans papier. Bon, comme on l'a dit, en vrai, ça s'est plutôt bien passé. Faut pas écouter l'autre faudot, surtout pas sa télé de merde.
Mais par contre, il fallait être K Valmi parce que quête Valmi, il y avait une belle soirée, une riposte populaire magnifique dont on peut voir ces quelques images exceptionnelles. Regardez-moi cette foule en délire. On peut passer aux prochaines.
Regardez, regardez cette cohésion, ce comment moi j'adore ça. Moi ça c'est mes images ça. Regardez ça.
Regard regardez, je sais pas c'est qui ces jeunes, mais le beau gosse avec lunett, il est passé à côté d'une carrière de rappeur là. Vraiment lui là avec net de soleil, tu vois moi là. Franchement, c'est exceptionnel.
Et on si on peut passer à la vidéo, regardez bien ces moments de li [Musique] Voilà, regarde, tout le monde était bien sûr réuni pour le mot d'ordre, pardon, était ripost populaire. Donc, on était réuni contre le fascisme, contre le racisme, pour la justice. Évidemment, il y a pas trop de socialistes sur place, hein, faut comprendre.
Ils ont autre chose à faire que de manifester. Elle était facile celle-là. Elle était facile.
Vous aurez quand même Non mais attendez, regardez, nous on respecte la culture rap. Moi moi je suis désolé. Moi en 645, je suis le bitum avec une plume comme il a dit Booba.
Bon vous comme a dit Rafarnaud qui prétend faire du rap sans prendre position et il a bien raison. Nous on respecte la culture populaire. On la défend dans la rue comme samedi mais aussi à l'Assemblée.
On se bat contre les budgets autoritaires de Macron. surtout euh ceux qui empêchent la culture euh l'accès à la culture pardon euh au plus précaire et qui laisse ça à une petit caste de privilégié. D'ailleurs, j'ai dit qui prétend faire du rap sans prendre position, qui prétend faire de la culture sans prendre position ?
Est-ce qu'on peut regarder ce magnifique geste technique de quelqu'un qui est autour de nous sur ce plateau ? Regardez bien, regardez bien ça. Tout ça c'est politique.
Regardez là la défense, la défense ça récupère le ballon comme comme ça défend droit international contre-attaque et là ça finit comme quand on a censuré le gouvernement barnier. Exceptionnel Manuel Bompard quel plat du pied. Alors footballistiquement c'est c'est propre.
Ça reste confidentiel normalement. Il faut il faut que les spectateurs voient ça. Ça là on respecte la culture populaire.
Bon mon mot de la fin sera quand même vive la culture populaire mais surtout vive la jeunesse populaire. et la jeunesse française. Merci tout le monde.
Magnifique mot de la fin. Merci beaucoup Jade. Un dernier mot peut-être quelqu'un veut dire un dernier mot avant qu'on termine l'émission ?
Ben merci, c'était sympa. Merci à vous. Merci à vous.
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Moi, je suis en farming là. Bye bye.
Manuel Bompard