Manifestation contre la vie chère à Caen : leader de la CGT, Alan Berthu dénonce un échec total de la préfecture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
10 000 personnes dans les rues de Caen ce week-end, sous la pluie, et malgré l'interdiction du préfet, ça prouve que la colère est toujours là ?
- 1:10RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir accepté le trajet différent qu'il vous proposait ?
- 1:49FerméeRéponse directe
Est-ce que vous craignez cette sanction ? Parce que la CGT et d'autres organisations syndicales ont appelé à manifester samedi à quand ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Mais il n'y a pas eu de dégradation dans le centre-ville ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Est-ce que vous appellerez de nouveau les normands à y participer ? Est-ce que vous allez discuter avec le préfet pour qu'il n'y ait pas d'interdiction ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous y croyez aux réponses concrètes du Premier ministre pour les lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41InvitéFait
« la doctrine de maintien de l'orne qui a été imposée par la préfecture avec l'interdiction de la manifestation à Caen est un échec total »
- 1:53InvitéFait
« j'aurais assumé aujourd'hui d'être condamné pour avoir organisé une manifestation interdite »
- 3:45InvitéChiffre
« Les premières annonces, c'est 1500 suppressions de professeurs dans l'éducation nationale »
- 4:35InvitéFait
« Il y a des problèmes de pouvoir d'achat, on a un carburant qui est à 2,40 euros »
- 5:20InvitéFait
« ce mail aura été modifié avec intelligence artificielle »
Temps de parole
- Invité65 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 29 %
≈ 10 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On dit,
le
réveil 100% local, ici matin.
Il
est 7h45, forte mobilisation samedi encore, malgré les interdictions de manifester en France. À Caen, entre 8000 et 10 000 personnes ont manifesté contre la vie chère, alors que le Premier ministre réunit les lycéens aujourd'hui. Quelle sera la suite pour le mouvement ? Et on pose la question à notre invité ce matin, Jean-Baptiste Marie. Nous recevons le secrétaire général de la CGT dans le Calvados, Alain Bertu. Bonjour Alain Bertu. Bonjour. 10 000 personnes dans les rues de Caen ce week-end, sous la pluie, et malgré l'interdiction du préfet, ça prouve que la colère est toujours là ?
Bien sûr, la colère est toujours là. Nous avions des signes avant de toute façon sur une forte mobilisation samedi.
Et
ce que j'ai à dire ce matin, c'est que la doctrine de maintien de l'orne qui a été imposée par la préfecture avec l'interdiction de la manifestation à Caen est un échec total, puisque nous l'avions dit déjà la veille au préfet. Nous étions en capacité de pouvoir organiser une manifestation au plus grand nombre, pacifiquement, pour que les revendications s'expriment. Et force est de constater que cette manifestation s'est bien passée. Et moi, je souligne la détermination des participants à cette manifestation.
Mais vous avez bravé un interdit, celui imposé par le préfet, vous venez de le rappeler. Pourquoi ne pas avoir accepté le trajet différent qu'il vous proposait ?
N'allions pas organiser de contre-manifestation alors que l'immense majorité des citoyens de ce département avaient fixé un point de rendez-vous à 14h, place de la République. Pour nous, les conditions de sécurité pouvaient être organisées, y compris par les organisations syndicales. Nous avons l'expérience d'organiser des manifestations. Et puis, au pied levé comme ceci, ce n'était pas acceptable en tous les cas à ce niveau-là. Nous étions pour la convergence entre le mouvement lycéen, le mouvement étudiant et l'immense majorité des travailleuses et des travailleurs de ce pays qui souffrent des politiques actuelles.
Alain Bertil, quand une manifestation dont déclaré se tient, ce n
'est
pas sans risque. La loi prévoit jusqu'à 6 mois de prison, 7500 euros d'amende. Est-ce que vous craignez cette sanction ? Parce que la CGT et d'autres organisations syndicales ont appelé à manifester samedi à quand ?
Écoutez, très solennellement, j'aurais assumé aujourd'hui d'être condamné pour avoir organisé une manifestation interdite. On ne répond pas par la sanction aux revendications qui sont exprimées depuis plusieurs semaines. La meilleure réponse,
c
'est de dire oui, nous allons prendre en compte les revendications qui sont exprimées. Et aujourd'hui, ce n
'est
pas le cas. Ce gouvernement joue la carte répressive plutôt que de répondre aux revendications.
Mais il n
'y a
pas eu de dégradation dans le centre-ville ? Peut-être parce qu'il y avait des policiers en nombre et parce qu'il y avait des risques aussi pour les fauteurs de troubles avec cette interdiction du préfet,
non
?
Il y avait surtout une immense majorité de manifestants qui étaient là pacifiquement. On a toujours des provocations, à la fois des provocations policières, mais aussi des provocations de la part de groupes qui sont là pour casser et pas pour manifester. Ça existe y compris dans les manifestations déclarées. Mais là, vous avez aujourd'hui une majorité de personnes qui sont présentes dans les rues, qui sortent des entreprises, qui sortent des lycées et de l'université pour manifester pacifiquement, par contre avec détermination.
Il y aura encore une mobilisation samedi prochain contre la vie chère. Est-ce que vous appellerez de nouveau les normands à y participer ? Est-ce que vous allez discuter avec le préfet pour qu
'il
n
'y ait
pas d
'interdiction ? Une intersyndicale va se réunir demain à 17h30 pour définir les modalités d'un rassemblement, toujours en soutien, pas à la place des citoyens, mais en soutien aux citoyens, avec une déclaration de manifestation. Et oui, moi j'appelle ce matin à la manifestation, à la mobilisation samedi et bien évidemment le 5 novembre, mais on va en parler je suppose.
Ici matin, il est 7h48, notre invité, le secrétaire général de la CGT dans le Calvados, Alain Bertu. Le Premier ministre réunit les lycéens cet après-midi pour des réponses concrètes, c'est en tout cas l'engagement du ministre de l'éducation après les premiers mouvements dans les lycéens. Vous y croyez
?
Les mesures qui pourraient être annoncées pour l'éducation nationale et l'enseignement supérieur, elles sont liées à un budget. Aujourd'hui, il n'y
a
pas d'inflexion de la part du Premier ministre et du gouvernement sur un budget qui ne serait pas d'austérité. Les premières annonces, c'est 1500 suppressions de professeurs dans l'éducation nationale, c'est une classe accélérée de nos services publics. Bref, je pense que le mouvement lycéen est lié au mouvement de revendication des travailleuses et des travailleurs et aujourd'hui, le budget annoncé n'est pas un budget qui permet la sortie de mobilisation.
Mais à quoi ça sert alors de manifester samedi et puis aussi le 5 novembre prochain à appel intersyndical alors qu'Emmanuel Macron sera plus président dans un peu plus de 6 mois et que ce gouvernement n'a pas de majorité pour voter un budget ?
Déjà, c'est pour faire aboutir les revendications parce qu'il
y
a aussi une responsabilité du patronat dans la période. Et puis, c'est de mettre aussi la question sociale au cœur des élections présidentielles. Ne pas se laisser voler la présidentielle, ne pas se laisser voler le mouvement social sur des sujets comme l'immigration ou la sécurité. La question sociale, elle est centrale dans le pays. Il y
a
des problèmes de pouvoir d'achat, on a un carburant qui est à 2,40
euros.
Là, il est temps que les travailleuses et les travailleurs reprennent leur
destin. Donc, on va
manifester jusqu'en avril, jusqu'en mai 2027, premier tour, second tour de la présidentielle
? On va
manifester samedi, on va manifester le 5 novembre prochain et la CGT a été claire dans son appel. Il faut poser la question de la reconduction de la grève dès le 6 novembre pour montrer notre colère, nos revendications et faire aboutir ce que les Françaises et les Français souhaitent aujourd'hui, c'est-à-dire de la justice sociale.
Alain Bertun, un mot sur l'atmosphère politique aussi à Caen. Vous êtes, je le précise, conseiller municipal d'opposition à Caen. Et la semaine dernière, vos collègues dans l'opposition, dans les rangs de la France insoumise, ont diffusé une fake news assurant que le maire de Caen avait invité les commerçants à s'armer avant de rétroprédaler et de s'excuser. Est-ce que ce n
'est
pas quand même une étrange façon de faire
? Je
crois que ça dit surtout qu'il faut que le monde politique comme le monde syndical fasse attention aujourd'hui à l'information, au buzz, à l'intelligence artificielle aussi, puisque semble-t-il que ce mail aura été modifié avec intelligence artificielle. Je pense qu'au-delà de chercher une polémique avec mes collègues de la France insoumise ou avec la majorité municipale... Il faut prendre du recul ? Il faut prendre du
recul en politique.
Prendre le temps, retrouver le temps et la réflexion pour pouvoir se confronter sur les idées et de façon très républicaine.
Merci Alain Bertun, secrétaire général de la CGT dans le Calvados, d'avoir été l'invité d'IciNormandie. Bonne journée. Merci
à vous.
Une interview que vous retrouvez sur ici .fr.