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Conférence de presseProphil - Entreprendre pour le bien commun· 22 juillet 2026 18 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Introduction Roland Lescure et Virginie Seghers (Prophil)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:25non_speechChiffre
    « au Danemark il y a plus de 1400 fondations dans un petit pays de 6 millions d'habitant là-bas elle représente 70 % de la valeur boursière de la bourse de Copenhague 25 % des exportations. »
  • 16:47non_speechChiffre
    « On avait cinq fondations actionnaires en France. On n'est pas loin de 40 aujourd'hui. Il y en a encore une dizaine qui sont en gestation. »
  • 17:25non_speechFait
    « c'est un des piliers du capitalisme de demain. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Mesdames, messieurs, chers amis, chers compagnons d'exploration, bienvenue à ces premières rencontres des fondations actionnaires. Alors, vous croyez être au centre de la ville dans un amphithéâtre, mais en fait, vous l'avez compris, vous êtes dans de vastes paysages de montagne avec leurs pentes enneigées, leur chemin de crête, leurs vallées, leurs plateaux, leur rivière pour une journée entière d'exploration en cordée avec des pionniers. Qui sont-ils ? Des hommes, des femmes, des entrepreneurs ?

qui ont fait avec Audace un choix rare et un choix radical aussi de donner toute ou partie de leur entreprise à une fondation ou à une structure assimilée pour mieux préserver l'entreprise et mieux en partager la valeur. leur présence, votre présence ici, si nombreux et d'horizon si divers témoigne d'une convergence d'intérêt inédite et honnêtement inespéré il y a encore quelques années pour ce nouveau modèle de transmission de propriété et de gouvernance qui est la fondation actionnaire. Le ministère de l'économie et des finances nous accueille et cela va au-delà du symbole.

C'est une preuve de considération pour la réponse pertinente que ce modèle peut apporter aux enjeux de transmission et aux enjeux de souveraineté qui sont cruciaux aujourd'hui. Le ministre monsieur Roland l'Escure est actuellement dans un avion de retour du Canada. Il va néanmoins et il y a tenu s'exprimer pour vous accueillir. Il prendra donc en vidéo la parole dans quelques instants. Je tiens à remercier très vivement le cabinet du ministre pour les échanges fertiles que nous avons déjà eu et qui je l'espère vont se prolonger bien au-delà de ces rencontres en disant quel chemin parcouru ?

Certains d'entre vous se souviennent peut-être qu'il y a 10 ans, jeune cabinet naissant, Profil avait publié une première étude sur les fondations actionnaires. Nous étions allés enquêter au Danemark, en Suisse, en Allemagne parce qu'en France et bien le modèle n'existait quasiment pas. Et nous avions ici-même réuni des entrepreneurs nord-européens et quelques patrons français. Il se comptait à l'époque à peine sur les doigts d'une seule main.

Je tiens à remercier très chaleureusement ceux qui étaient là il y a 10 ans et qui sont toujours fidèles à nos côtés et en premier lieu Pierre Ivrévol, le président de Pierre Fabre participation et de la fondation Pierre Fabre qui évidemment nous a inspiré et c'est en suivant vraiment l'exemple de Pierre Fable que j'avoue avoir eu envie de défricher davantage ce modèle. Donc Pierre Yve, c'est grâce à vous et aussi un peu à cause de vous que nous sommes là aujourd'hui.

J'aimerais remercier aussi par anticipation Alain Merrieux qui nous rejoindra dans l'après-midi, qui participera à une très belle conférence sur le poids que peuvent peser les fondations actionnaires dans le domaine de la philanthropie. Il nous rejoindra vers 14h. Il était déjà là il y a 10 ans et il a tenu à revenir et pour nous c'est un signe de reconnaissance et et d'encouragement. Fondation actionnaire, nous avions osé avec oui un peu d'audace et surtout beaucoup de pragmatisme poser cette appellation il y a 10 ans. Elle peut sembler contradictoire intrinsèquement. C'est un peu comme les deux faces d'une même montagne, Adré et UBAC qui pointent vers un même sommet.

Adra face ensoleillée, celle de la fondation de la philanthropie du bien commun. Je ne dirais pas qu'elle est la plus facile mais en tout cas tout le monde la comprend. Fast nord actionnaire, un terme ici bien connu mais qui dans d'autres cercles peut parfois gêner, être mal compris parce qu'il se réfère à l'univers du capitalisme, du profit et de sa répartition souvent à trop court terme pour uniquement quelques-uns.

allier ces deux termes pouvaient donc avoir des apparences d'Ximor et pourtant nous savions combien ce modèle était fertile était une réalité extrêmement développée en Europe du Nord vous le savez peut-être au Danemark il y a plus de 1400 fondations dans un petit pays de 6 millions d'habitant là-bas elle représente 70 % de la valeur boursière de la bourse de Copenhague 25 % des exportations. Mettons ces chiffres en perspective avec notre tissu économique français et la structuration du CAC 40. Ensuite, en Suisse, elles sont 200, en Allemagne, plus de 1000. Et vous comprendrez combien ces pays ont été pour nous une source d'inspiration.

Et je tiens à remercier très chaleureusement les meilleurs experts danois, suisse, allemands qui nous ont fait l'amitié aujourd'hui de venir. Nous avons eu le plaisir dans le cadre de nos travaux de recherche de collaborer étroitement avec eux et c'est aussi un signe de reconnaissance que d'avoir ces chercheurs à nos côtés. Je vous invite à aller les écouter en début d'après-midi dans cet amphithéâtre pour vous dire à quel point ces pays sont pour nous des exemples. Nous n'étions donc pas si nombreux en 2016 ici et depuis nous avions nous avons décidé de continuer à poursuivre notre enquête sur les fondations actionnaires. Nous sommes allés dans ces pays.

Nous avons aussi collaboré avec le gouvernement à différents rapports avec des sing tank et je tiens notamment à citer le rapport d'Alexandre Gvakov qui doit être parmi nous ce matin, inspecteur des générales des finances qui avait été saisi par le ministre de l'économie d'un rapport sur comment développer le rôle économique des fondations qui faisait suite immédiatement à nos premiers travaux. Je crois, monsieur l'inspecteur, que au début vous étiez un peu circonspect. Des entrepreneurs vont-ils vraiment se dépossé et vouloir donner leur entreprise ? En effet, en France, c'était tout à fait surprenant.

Et néanmoins, votre rapport avait conclu après plusieurs auditions à un fort potentiel du modèle. Je crois que vous serez heureux de voir qu'aujourd'hui, ils sont une cinquantaine de pionniers français. Nous avions aussi collaboré avec vous, Stanisla Guérini. Je sais que vous êtes dans la salle dans le cadre d'un rapport sur le partage de la valeur et sur la responsabilité sociétale des entreprises.

Puis évidemment dans le cadre de la loi PACT avec Jean-Dominique Sénard et Nicole Nota sur évidemment la la le lien entre l'entreprise et le bien commun, ce qui avait permis de porter sur les fonds bâtismaux la qualité juridique de société à mission qui était un autre sujet que Profil portait euh au travers de ces activités de recherche et aussi d'améliorer le contexte des fondations actionnaires. Mais surtout, qu'avons-nous fait depuis 10 ans ? Et bien nous avons eu la chance d'accompagner des entrepreneurs en vrai et sans cet accompagnement, nous n'aurions pas compris leur audace. Nous n'aurions pas saisi l'ampleur des défis qui sont les leurs à l'heure de la transmission.

Nous ne serions pas entrer dans l'intimité de leur famille. Nous n'aurions pas découvert avec stupéfaction les entraves qui sont les leurs, les freins qui subsistent d'un point de vue notamment juridique voire fiscal à certains moments. Nous n'aurions pas été capables d'enrichir nos travaux de recherche et de vous proposer la vaste étude de 300 pages qui vous attend. Aujourd'hui, autour de cette étude, nous avons eu envie de vous réunir, de vous réunir parce que nous avions, comme diraient des enfants, trop de chance, trop de chance de connaître ces entrepreneurs qui sont là et c'est pour nous extrêmement touchant de vous avoir réuni aujourd'hui.

Ces entrepreneurs qui ouvrent la voie, nous avions envie d'ouvrir le débat. de croiser les regards, de poser toutes les questions, y compris celles qui dérangent, celles auxquelles nous n'avons pas de réponse parce que nous n'avons pas réponse à tout. Peut-être même de poser des questions auxquelles nous n'avons pas pensé. Bon, en 300 pages, on s'est posé beaucoup de questions, mais j'espère que d'autres vont surgir. Nous souhaitions inviter l'altérité, la contradiction, l'émotion aussi parce qu'elle est bien souvent présente sur le chemin de la dépossession. Lorsqu'on part en expédition, il y a un camp de base où tout se prépare.

À ce camp de base, il y a, vous l'imaginez, toute l'équipe de profil que je tiens à féliciter. Il y a aussi et surtout deux femmes, Eva Nordstrom qui dirige le pôle Fondation Actionnaire et Lu Ponce qui coordonne la communauté des facto et à qui cette étude et cet événement doivent temps. Elles s'exprimeront en fin de matinée pour vous présenter de façon très synthétique les principaux enseignements de notre étude. Il y a bien sûr la communauté des factos. Cette communauté, elle est née d'une envie d'échanger entre pères. J'oserais dire un peu de se tenir chaud parce que ces entrepreneurs, ces hommes et ces femmes se sentaient un peu seuls sur cette voie très escarpée.

Nous les avons réunis, nous les avons fédérés. Et c'est pour nous une pépite que d'avoir ces hommes et ces femmes qui avec audace se lance et j'oserais dire parfois et suit les plâtres des fondations actionnaires. Pour les représenter prendront bientôt la parole Olivier Monin, président de Monin et Cyril Vu, président de CBird. Merci à vous deux de représenter toute cette belle communauté et surtout d'avoir été d'un indéfectible soutien pour la préparation de de ces rencontres. Et puis il y a évidemment au sein de la communauté tous ceux qui ont permis que ces rencontres voient le jour qui sont nos partenaires. Parmi eux les tout premiers fonds de dotation actionnaire français.

Je pense à Archimbau, je regarde Jean-Pascal dont le fond actionnaire existe depuis bientôt 10 ans. Je pense à Bruno Perol avec Bureau Vallé. Je crois que le fond est né juste 1 an après celui d'Archimbau, bientôt 9 ans. Je pense aussi évidemment au cabinet d'EL Sol avocat et à Xavier Del fidèle compagnon d'exploration depuis l'origine et évidemment à Monin qui est aussi un de nos grands partenaires. Ils nous font voyager aux quatre coins de la France ces partenaires.

Je citerai aussi nos partenaires engagés Kou groupe en Alsace Schmit Groupe que vous connaissez tous en Alsace aussi le fond super bloom et le CTI qui nous entraîne vers Nant vitamine T la plus grande entreprise d'insertion qui elle est située près de l'île et puis parmi nos nos partenaires actifs Adam qui nous entraîne à Bordeaux Léa Nature à la Rochelle Pierre Fabre et on sait l'attachement qu'avait Pierre Fabre à Castre et CBird à Paris. Merci à vous tous et merci infiniment et ça c'est totalement nouveau à toutes les institutions et à tous les réseaux que nous sommes allés rencontrer les derniers mois et que nous avons invité à ces rencontres.

Nous leur avons proposé d'en être des partenaires et je dois dire que vous nous avez tous dit oui, quels que soi les réseaux que vous représentiez et les facettes de cette montagne que vous pouviez incarner, je vous cite ne serait-ce que par gourmandise de vous montrer cette diversité et l'importance des réseaux que vous représentez. le MEDF, le Méti, le FBN France, Impact France, la FAO, NCE, notaire conseil d'entreprise, BPI France, le centre français des fonds et fondations, l'Admical, un esprit de famille. Cette représentativité et cette diversité nous conforte dans la pertinence de ces rencontres.

Nous allons ensemble donc voyager dans de vastes paysages de montagnes dessinés par Charles Monier qui ont été animés par Benjamin Tancard. Nous allons tenter d'allier l'exigence intellectuelle et la poésie de la forme grâce à nos graphistes Julian Cordè et Corine Dur. Vous l'avez compris, nous sommes aussi heureux d'accueillir dans l'expédition des artistes et ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est échanger et c'est surtout donner vie aux fondations actionnaires incarnées et exploré mais aussi allié la théorie à la pratique. incarné, se voir en vrai parce que nous en sommes tous conscients, le monde en 10 ans a beaucoup changé. Il est devenu plus virtuel et aussi plus violent.

Nous avons fait face au Covid. La guerre depuis 4 ans est aux frontières de l'Europe. De profond déséquilibre géopolitique bouleverse l'ensemble de nos repères. [grognement] Les limites planétaires sont déjà atteintes, voire pour certaines dépassées. Quant à l'IA générative, elle est pleine de promesses, mais on sait aussi que c'est une grande menace pour l'emploi et peut-être pour notre conscience. Face à tout cela, les fondations actionnaires à leur façon modestes mais peut-être avec l'effet du colibri essae d'apporter une réponse concrète pour préserver nos communs, pour renforcer notre souveraineté et pour faire preuve d'indépendance.

Tous ceux que vous entendrez à la tribune très bientôt portent ses convictions, ses réflexions et tente surtout d'apporter leur pierre à l'édifice. Ils forcent l'admiration. Comme le disait un grand résistant, un intellectuel féru de la pensée complexe qui vient de nous quitter, Edgar Morin, c'est trop souvent ce qui demeure dans l'ombre qui éclaire. Parce que les fondations actionnaires nous semblent éclairer une voix certes escarpée mais responsable et vertueuse pour notre économie mais aussi pour notre démocratie. Nous souhaitons aujourd'hui les mettre en lumière et grâce à vous tous éclairer davantage ce chemin dans les années qui viennent.

Sur ces quelques mots, je vous remercie infiniment et je laisse la parole au ministre de l'économie et des finances, monsieur Roland l'Escur.

16:05
Non speech

[applaudissements]

16:08
Locuteur

Bonjour à toutes et à tous. J'aurais été extrêmement heureux d'être parmi vous aujourd'hui. Je suis dans un avion de retour du Canada et donc je suis avec vous virtuellement par cette vidéo, mais je suis avec vous de tout cœur parce que vous savez pour celles et ceux qui me connaissent, je sais qu'il y en a dans la salle, Stan Guerini m'avait dit qu'il serait là. J'espère qu'il l'est. Euh que c'est un sujet qui met extrêmement cher. Les fondations actionnaires, c'est des objets qui existent depuis longtemps dans d'autres pays. Vous connaissez évidemment Lego IKEA et quelques autres.

Novo Nordisque, très grande entreprise pharmaceutique danoise, premier employeur de Reloir chez nous en France, est aussi détenu par une fondation actionnaire. C'est un modèle extrêmement séduisant. C'est un modèle qui commence à s'affirmer en France quand on a voté la loi PAC. Certains d'entre vous s'en souviennent, présenté en 2018, promulgué en 2019. J'en avais l'honneur d'être le rapporteur général. On avait cinq fondations actionnaires en France. On n'est pas loin de 40 aujourd'hui. Il y en a encore une dizaine qui sont en gestation. C'est un modèle qui est en train de se développer. Et pourquoi il se développe ?

parce que évidemment c'est un modèle qui permet d'assurer la transmission d'une entreprise, sa pérennité de l'inscrire dans la durée tout en respectant des enjeux de responsabilité sociale environnementale de partager la valeur avec les collaborateurs et puis c'est aussi pour un décision public comme moi un enjeu de souveraineté qui permet de conserver une entreprise dans un cadre national ou européen. Donc ça coche évidemment beaucoup de cases et je suis convaincu que c'est un des piliers du capitalisme de demain. Et donc vous allez euh débattre aujourd'hui de ce beau sujet.

Je sais que vous avez sans doute les uns et les autres des questions sur tous les enjeux qui font que quand on souhaite créer ou accompagner la création d'une d'une fondation actionnaire, on fait face à énormément de défis. J'espère que vous trouvez toutes les réponses auxqu aux questions auxquelles vous vous posez et évidemment vous aurez de beaux débats autour de ce bel objet. Bonne journée à tous et à toutes et à très bientôt et vive les fondations actionnaires.