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InterviewAurore Bergé· 3 septembre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéJusticeÉconomie & entreprises

Aurore Bergé sur France Info - 26 août 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Merci d'être avec nous ce matin sur France info, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On va parler du budget avec vous de la prochaine élection présidentielle aussi.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Ce questionnaire qui sera distribué à tous les élèves français. 10 millions d'élèves de la maternelle au lycée. Ce sera en novembre un questionnaire anonyme pour qu'il puisse s'exprimer, raconter des faits de violence sexuelle.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Si un enfant souhaite révéler des faits et souhaite dire son nom pour pouvoir être accompagné, évidemment, il le sera.

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Comment ça va se passer ? Ce questionnaire, il va être distribué, je crois, à partir de la grande section de maternelle. comment on questionne des enfants qui par définition ne savent pas lire et ne font pas cocher des cases.

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Il manque trois fois le nombre d'infirmières scolaires. On ne peut pas recevoir tout le monde. On est obligé de différer nos entretiens parfois de 3 semaines par manque de moyens. Vous lui vous lui répondez quoi ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi ce lieu, les aires d'autoroute ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Aurore BergéFait
    « Ce sera en novembre un questionnaire anonyme pour qu'il puisse s'exprimer, raconter des faits de de violence sexuelle. »
  • 1:00Aurore BergéFait
    « Si un enfant souhaite révéler des faits et souhaite dire son nom pour pouvoir être accompagné, évidemment, il le sera. »
  • 1:45Aurore BergéFait
    « On peut dessiner, on peut expliquer, on peut ensuite écrire, on peut ensuite cocher des cases. Il y a 1 et une manières évidemment de le faire et on adapte. »
  • 5:45Aurore BergéFait
    « On a revalorisé d'un point de vue salarial les infirmières en milieu scolaire pour garantir que ce soit un métier aussi qui est plus attractif. »
  • 7:45Aurore BergéFait
    « On est à la rentrée, des vacances beaucoup de français se sont arrêtés dans des aires d'autoroute. »
  • 8:45Aurore BergéFait
    « Le retour au domicile pour trop de femmes et trop d'enfants, c'est le retour sur le lieu où les violences se produisent. »
  • 12:15Aurore BergéFait
    « On ne peut pas augmenter les impôts, pas parce qu'on serait idéologique de le faire ou de ne pas le faire, mais parce que on mettrait en risque un certain nombre de Français. »
  • 14:45Aurore BergéFait
    « La France avait jusqu'au 7 juin pour se conformer à cette directive européenne. »
  • 15:15Aurore BergéPromesse
    « On va présenter d'ailleurs en conseil des ministres au mois de septembre le projet de loi sur la transparence salariale. »
  • 16:15Aurore BergéPromesse
    « On ne peut pas augmenter les impôts des français. »
  • 19:15Aurore BergéFait
    « Quand on est au gouvernement, il y a encore des choses qu'on peut faire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour au Roberger. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France info, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

On va parler du budget avec vous de la prochaine élection présidentielle aussi. Mais avant cela, on va parler de l'actualité de votre ministère et particulièrement de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants avec cette annonce de ministre de l'éducation nationale ces derniers jours. Ce questionnaire qui sera distribué à tous les élèves français. 10 millions d'élèves de la maternelle au lycée.

Ce sera en novembre un questionnaire anonyme pour qu'il puisse s'exprimer, raconter des faits de de violence sexuelle. Édouard Jeffrey s'attendre à des résultats sismiques. C'est votre cas aussi.

En fait, on a à la fois le questionnaire qui sera par principe anonyme mais qui peut selon le souhait de l'enfant ne pas le rester. Si un enfant souhaite révéler des faits et souhaite dire son nom pour pouvoir être accompagné, évidemment, il le sera. L'idée c'est évidemment, il y a pas un questionnaire comme ça qui est balancé à 10 millions d'enfants.

Il y a un accompagnement, il y a une préparation à ça de manière à ce que les élèves se sentent libres de dire parce qu'il faut bien comprendre qu'on parle des violences sexuelles. Et les violences sexuelles, elles se produisent où quand ça concerne nos enfants. Elles se produisent dans la famille, elles se produisent avec des personnes qui ont autorité sur l'enfant, personnes en qui l'enfant a confiance, que l'enfant tuoi que l'enfant aime.

Et c'est toute la difficulté, la violence supplémentaire. Et évidemment, c'est en complément de ce qu'on fait sur l'éducation à la vie affective, relationnelle, à la sexualité. Vous savez que ça a été beaucoup combattu par l'extrême droite qui considérait que c'était pas le rôle de l'école.

C'est notre rôle, c'est le rôle de l'État, c'est le rôle de l'école de pouvoir détecter, de pouvoir repérer ces situations et enfants par à chaque fois des révélation de cas pour répondre à la question sur est-ce qu'il va y avoir des révélations ? On sait qu'à chaque fois qu'on a des interventions en cours, infirmier scolaire, médecin scolaire, enseignant, association, habilité, on a à chaque fois des révélations. Et d'un point de vue pratique, comment ça va se passer ?

Ce questionnaire, il va être distribué, je crois, à partir de la grande section de maternelle. comment on questionne euh des enfants qui par définition ne savent pas lire et ne font pas cocher des des cases. Comment ça se passe ?

Évidemment, ben évidemment, on adapte à la capacité des enfants, mais dès la petite section, moi aussi je suis mère d'une petite fille qui a 3 ans et demi. Dès le plus jeune âge, on peut expliquer, on peut dire des choses à nos enfants de manière à garantir que si jamais il leur arrivait le pire ou si jamais ils étaient témoins aussi, ils puissent se sentir suffisamment en sécurité, suffisamment légitime et libre à révéler. On peut dessiner, on peut expliquer, on peut ensuite écrire, on peut ensuite cocher des cases.

Il y a 1 et une manières évidemment de le faire et on adapte. On n'a pas la même maturité, la même capacité à 3 ans et demi et à 12 ans. Sauf que justement les prédateurs sexuels, ce qui impose l'inceste aux enfants abusent de la vulnérabilité de ces enfants, de leur fragilité et du fait que oui, il y a des âges selon lesquels ils ont moins accès et la capacité de dire, de révéler parce qu'ils ont moins accès à la parole.

Vous le disiez Berger, euh les enfants en remplissant ce questionnaire pourront, s'ils le souhaitent, laisser leur nom pour ensuite être euh accompagnés par des professionnel de l'éducation nationale. On en parlait ce matin précisément avec une infirmière scolaire, Safia Guérchi, infirmière de l'éducation nationale et secrétaire général du SNX FSU. La volonté, elle est enfin, elle est louable.

Maintenant, effectivement dans l'éducation nationale, à titre d'exemple, il manque trois fois le nombre d'infirmières. C'estàd qu'il faudrait créer rapidement 15000 emplois infirmières. On ne peut pas recevoir tout le monde.

On est obligé de différer nos entretiens parfois de 3 semaines par manque de moyens. Elles sont 8000 les infirmières scolaires aujourd'hui. Il en manque 15000 17 infirmières sur France info.

Vous lui vous lui répondez quoi Rorber Berger ? Elle a raison. On sait qu'on a un enjeu qui est un enjeu de moyens et de moyens humains.

On a des postes qui sont ouverts. Donc la question, elle est pas qu'on ne veut pas mettre les moyens budgétaires, mais qu'il faut qu'on arrive à recruter. C'est pour ça par exemple qu'on a revalorisé d'un point de vue salarial les infirmières en milieu scolaire pour garantir que ce soit un métier aussi qui est plus attractif parce que c'est évidemment essentiel.

C'est essentiel à la fois sur les questions de santé hein et de prévention en matière de santé pour qu'il y ait pas de renoncement aux soins et qu'il y ait pas de différence sociale aussi entre des enfants qui auraient accès justement à de la prévention en matière de santé ce qui auraient moins accès mais aussi sur la prévention la détection le repérage sur la question des problèmes de moyens on a les moyens d'embaucher 15000 infirmiers en fait les moyens budgétaires sont mis et les postes sont ouverts. véritable sujet, c'est d'arriver à rendre le métier encore plus attractif, d'où ce que je disais sur les revalorisations qu'on a faites sur le métier même d'infirmier scolaire et souvent d'infirmière scolaire. Euh et donc oui, il faut qu'on le garantisse et puis qu'on garantisse le maillage territorial parce que le sujet il est aussi là, c'est de garantir que quel que soit le territoire, on n'est pas des difficultés d'accès et on le voit bien, on a des territoires qui sont mieux dotés, mieux pourvus, vécus comme plus attractifs que d'autres et on veut pas qu'il y a de disparité entre les enfants dans ce qui pourraient révéler parce qu'ils sont bien accompagnés à le faire et ceux qui seraient plus isolés en étant plus isolés qui subiraient plus longtemps aussi ces violences.

Ror Barger, toujours sur le sujet des violences faites aux femmes, aux enfants. Votre ministère vient de lancer une campagne de prévention contre les violences sur les aires d'autoroute avec des affiches dans les toilettes. 450 air de repos à travers la France.

Donc ça sera visible partout. Pourquoi avoir choisi ce lieu, les aires d'autoroute ? Parce que moi, je voulais un lieu où tous les Français se rendent.

Je pense qu'il y a pas un français qui nous écoute qui à un moment dans sa vie s'est pas rendu sur une aire d'autoroute et une aire de repos parce qu'il faut pouvoir s'arrêter pour des raisons de sécurité, changer un enfant, se restaurer et aller aux toilettes. Et donc le but c'est ça, c'est d'aller là où vont les Français, là où vont les Françaises et aussi des moments qui peuvent être des moments de répi. Une femme victime de violence, une femme qui est mise sous cloche, une femme qui est contrôlée. les contrôler partout dans ses mouvements, dans ses gestes, dans sa capacité aussi à pouvoir accès avoir accès à de l'information et à pouvoir signaler les violence.

Et donc quand vous avez quelques minutes de répi parce que vous allez changer votre enfant ou parce que vous allez seul dans des sanitaires, voir ces affiches parce que ça va être déployé massivement sur l'ensemble des airs 450 air d'autoroute et de repos partout en France. Et c'est pas juste quelques jours, c'est tout au long de l'année. Pourquoi maintenant ? parce que on est à la rentrée, des vacances beaucoup de français se sont arrêtés dans des aires d'autoroute.

Ça aurait pas été opportunis de juin ou c'est la question qu'on s'est posé avec les associations notamment le 3919 qui est le numéro d'écoute à la fois pour les victimes de violence, les femmes victimes de violence et aussi pour les témoins et les associations nous ont dit il vaut mieux le faire au retour des vacances. Pourquoi au retour des vacances ? Parce qu'à la fois le retour au domicile est un moment qui est plus angoissant.

Parce que le retour au domicile pour trop de femmes et trop d'enfants, c'est le retour sur le lieu où les violences se produisent. Et par ailleurs, c'est la possibilité d'avoir un accompagnement dans la durée. Quand c'est sur votre lieu de vacances, vous y êtes pendant une semaine, pendant 15 jours, on peut pas vous permettre d'avoir cet accompagnement dans la durée.

Vous rentrez au domicile, là c'est la possibilité, la promesse qu'elle puisse être redirigée ensuite vers le bon accompagnement. Donc c'est vraiment en écoutant les associations qu'on a construit cette campagne et qu'on le fait au retour des vacances. Ces affiches, elles invitent à contacter le 3919 si les femmes sont victimes de violence.

Est-ce que vous prévoyez aussi d'augmenter le moyen de ce numéro ? Ben, il a eu de sèche d'augmenter très massivement. Quand on est arrivé en 2017, ce numéro, il était pas accessible 7 jours sur 7 24h sur 24.

Aujourd'hui, c'est 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sans discontinuer. Vous avez une plateforme en ligne pour les personnes sourdes et malentendantes. Vous avez même des langues régionales.

Vous avez même des langues régionales par exemple pour nos concitoyens en outre meur. Donc oui, les moyens mais si on prend le 119 le 119 le numéro pour les enfants, plus de 127000 appels ont été passés en 2024, il y avait seulement 27 équivalents temps plein pour les traiter. On parle d'environ 15 % de taux de réponse.

Vous trouvez que les moyens sont suffisants ? Là, on parlait du 3919 qui est un numéro, je rappelle, pour les femmes victimes de violence et les témoins. 119 pour l'enfance en danger et là aussi victime et témoins.

Et donc évidemment, il faut continuer à augmenter et à augmenter massivement encore ses moyens. D'ailleurs, on parlera des questions des questions budgétaires, je crois dans cette interview. Les moyens de mon ministère, ils ont plus que triplé depuis 2017 et ils vont continuer à augmenter en 2027.

Il y aura pas d'économie, il y aura pas de coût de rabo d'ailleurs généralisé sur le budget et il y aura pas d'économies qui seront faites sur le dos de la lutte contre les violences faites aux femmes ou faites aux enfants. Au contraire, les moyens vont continuer à augmenter. Ces sujets pardon des moyens, ils vont être abordés dans la loi dans la loi intégrale, cette loi globale pour protéger les femmes et les enfants demandées par les associations notamment.

Il y aura euh des elle sera abordée en septembre à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur le calendrier ? Alors déjà, on va commencer.

Les députés vont commencer. Il y aura ce qu'on appelle une commission spéciale pour réunir tous les parlementaires, les députés qui sont engagés sur ce texte à l'Assemblée nationale. Les députés ont déposé ce texte.

La commission spéciale, elle va commencer ses travaux le 7 septembre prochain. Elle va commencer à se réunir le 7 septembre et puis commencer évidemment immédiatement ses travaux. et le gouvernement s'est engagé à ce que ce soit sur du temps dit gouvernemental, c'est-à-dire en clair, on va laisser le temps nécessaire utile à ce travail, à ce débat puisqu'il y a 69 articles dans cette proposition loi qui a été déposée par les députés et avec lesquels on a travaillé main dans la main et de manière transpartisane et en lien, vous l'avez dit, avec les associations à la fois les associations de lutte contre les violences faites aux femmes et faites aux enfants.

Il y a une attente énorme he des Français sur cette loi. On a vu des manifestations ces derniers mois tous les lundis devant les tribunaux. Est-ce que vous allez pouvoir agir avant que cette loi entre en vigueur ?

En fait, il y a plusieurs choses. Il y a ce qui relève de la loi parce que il y a encore des évolutions législatives qui sont nécessaire. Par exemple, le fait de pas obliger un enfant à être confronté à son mis en cause, à l'agresseur potentiel.

Donc, on a des évolutions législatives qui sont nécessaires et puis il y a tout ce qu'on peut faire par ailleurs. Et tout ce qu'on peut faire par ailleurs, c'est ce qu'on va faire nous par décret, par circulaire notamment sur l'agation de la formation. Parce que quand on parle des moyens humains, c'est à la fois qu'il y a plus d'hommes et de femmes qualifiés sur des postes, notamment évidemment de magistrats spécialisés, des moyens d'enquête, mais c'est aussi garantir la formation.

Et donc là, l'objectif c'est 100 %. 100 % de tous les magistrats qui sont au contact justement de ces matières, c'est-à-dire la question des violences sexuelles parce que ce sont des matières particulières à aborder. aussi la formation évidemment des enquêteurs non seulement sur l'écoute des victimes mais sur la manière avec laquelle on doit pouvoir interroger les mises en cause parce qu'il y a aussi toute une méthode une méthodologie à avoir et c'est aussi la formation systématique de toutes celles et ceux qui sont au contact de nos enfants à la fois pour mieux les former pour éviter les risques mais aussi pour qu'ils soient en capacité de détecter et de repérer.

Aurore Berger je disais que le décret que le gouvernement prévoit d'adopter au sujet de cette formation obligatoire des professionnels, elle doit se faire en ligne. Est-ce que on imagine qu'un policier, un magistrat est bien formé après quelques heures sur un module devant plus ordinateur ? Il y a formation initiale des policiers et des gendarmes.

Cette formation initiale, elle est obligatoire. Nous l'avons rendu depuis 2017 obligatoire et donc là elle est c'est une formation physique qui est délivrée. Ensuite, on a la formation des enquêteurs qui sont plus spécialisés, notamment ceux qui internent dans les brigades de protection des familles qui eux ensuite peuvent délivrer des formations qui sont aussi continues parce que les principes évoluent, parce que la connaissance qu'on a de ces violences évoluent.

On parle de contrôle coercitif sur la question des violences faites aux femmes. Ces mots-là n'étaient pas employés. on ne savait pas bien le définir.

La loi va changer pour l'intégrer. Donc la formation, elle évolue constamment. C'est la même chose évidemment pour les magistrats si on veut bien qualifier les faits.

Ça veut dire bien recevoir les victimes, bien définir dès le début les faits qu'elles ont eu à subir, bien les caractériser et ensuite bien les sanctionner. Donc oui, ce seront des formations vraiment à 100 %. magistrats, policiers, gendarmes, toutes celles et ceux qui sont au contact de nos enfants qu'on va pouvoir garantir.

D'un mot encore berger sur les violences sexuelles. Le chanteur Patrick Bruel est visé euh depuis cet été par une nouvelle plainte pour tentative de viol. Ça fait 31 plaines désormais.

Il est mise en examen dans quatre affaires. De nombreux maires de nombreux élus appellent à annuler sa tournée d'automne qui doit commencer en octobre. Le maire Damien encore hier doit-il renoncer à ces concerts qui arrivent en octobre ?

Je crois que les conditions, elles sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir et c'est pas venir enfreindre le principe de la présomption d'innocence. Il est mise en cause, il y a aujourd'hui des mises en examen qui sont en cours et donc il y aura une enquête et des instructions judiciaires. Mais est-ce que les conditions sont réunies ?

Bah la réponse est non. La réponse est non pour que ces concerts puissent se tenir et c'est d'ailleurs la ce que les maires ont dit maires de Chartre de Parisien quel que soit leur sensibilité politique ou leurs nuances pour dire que dans le moment qu'on vit au regard du nombre d'affaires, au regard du nombre de plaintes, au regard des mises en examen qui sont en cours et bien oui je pense qu'il devrait de lui-même renoncer au fait de pouvoir tenir ses concerts. Aurore Robert rester avec nous.

On va parler du budget de transparence salariale aussi dans les prochaines minutes. C'est juste après l'enfant en 1 minute à 8h46 avec Marie Marty c'est une première en France dans le domaine aérien. Une hôesse de l'air de 59 ans a vu son concert [musique] du sein reconnu par la justice comme une maladie professionnelle.

Aujourd'hui en rémission. Cette dernière avait travaillé chez Air France pendant 30 ans souvent de nuit et dans des avions où il était à l'époque autorisé de fumer. Une décision qui ouvre la voie [musique] à d'autres personnels navigants.

Un cycliste gravement blessé au coup par un automobiliste hier à Paris suite à un différent sur la [musique] route. Il a été hospitalisé. Son pronostic vital est engagé.

Une enquête est ouverte. [musique] Sébastien Lecnu en visite à Mayotte. Aujourd'hui, le premier ministre souhaite accélérer la reconstruction de l'archipel.

Un an et demi après le passage [musique] du cyclone Chido, des difficultés persistent depuis en ce qui concerne notamment l'accès à l'eau et aux soins. Et puis une [musique] artiste éternellement généreuse, un ange qui a appris aux autres à être soi-même. Les hommages pleuvent depuis hier soir après l'annonce du décès de Dolly Parton.

La chanteuse légende américaine de la country est morte à 80 ans autrice de [musique] nombreux tubes dont Jolin en 1973. [musique] France info le 830 France info Benjamin Recouvreur Camille Vigon Leat et nous sommes toujours avec Aurore Berger ministre entre autres de l'égalité entre les hommes et les femmes. La France se met en marche sur la question de la transparence salariale avec la transposition d'une directive européenne à la rentrée.

Un dossier que vous gérez avec votre collègue au travail mais qui concerne directement l'égalité femme-homme. Ça doit permettre aux salariés de connaître le niveau de rémunération de leurs collègues qui effectuent un travail égal et prévoi des sanctions s'il y a des écarts trop importants entre les hommes et les femmes. La France avait jusqu'au 7 juin pour se conformer à cette directive européenne.

On a beaucoup tendu. Il fallait pas fâcher le le MEDF Aurore Berger. Alors, on a eu des négociations, une négociation avec l'ensemble des partenaires sociaux et on était très moteur pour que cette directive, elle existe au niveau européen parce que la France a été en avance puisqu'on a fait l'index, vous le savez, sur la question des rémunérations et de l'égalité salarié très en retard dans la transposition de la faire et on va présenter d'ailleurs en conseil des ministres au mois de septembre le projet de loi sur la transparence salariale.

Je sais qu'il y a des oppositions, les oppositions notamment du MDEF, il s'était exprimé ici sur votre plateau sur le sujet. Je pense qu'il faut jamais avoir peur de la transparence et jamais avoir peur de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes parce que cette égalité, elle coûte elle coûte aux femmes tout au long de leur vie à la fois rémunération, pénalité sur le fait d'être maire ou d'être en âge de le devenir. On voit bien les décrochages salariaux que ça peut entraîner.

Pénalité au moment de la retraite mais pénalité pour l'ensemble du pays parce que des femmes moins bien rémunérées et bien évidemment ça a des conséquences aussi collectives. Donc cette loi elle sera faite et on la présentera au mois de septembre en conseil des ministres. Aurore Berger.

Euh la rentrée pour le gouvernement, ça va être le dossier brûlant du budget aussi. Le premier ministre Sébastien Lecornu a mis en garde ces derniers jours les parlementaires euh dans une lettre euh contre le risque d'une loi spéciale si euh il n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un budget cette procédure exceptionnelle pour le faire passer tout de même c'est une crainte sérieuse que vous avez. Mais c'est rappelé un principe, c'est qu'une loi spéciale c'est pas un budget. h une loi spéciale, c'est vraiment ce qu'on fait quand il faut absolument trouver une forme de rustine et ça peut durer quelques semaines mais ça peut pas durer 9 mois, c'est-à-dire jusqu'à la campagne présidentielle puis les législatives puis l'installation des parlementaires parce que ça a des conséquences très directes ensuite de risque d'instabilité pour les entreprises, pour les collectivités, pour les associations.

Moi je vois très directement les conséquences que ça aurait sur des associations qui derrière manqueraient de trésorerie pendant des mois voire pendant presque une année blanche et qui tiendraient pas le choc. Donc je pense qu'il y a un principe de responsabilité et que le budget c'est une forme de crash test. C'est un crash test pour l'ensemble des parlementaires majorité comme opposition pour savoir si on est en capacité tout simplement de pas être en permanence dans les arrières-pensées présidentielles, mais d'être ici et maintenant.

Et ici et maintenant on peut continuer à faire. Ici et maintenant on peut continuer à agir et ici maintenant je pense qu'on en a la responsabilité. Mais Aurore Berger pour trouver un budget, il va falloir trouver un compromis.

On pense notam beaucoup au socialistes évidemment avec lesquels un accord avait été trouvé la dernière fois. Euh ce qui leur avait été donné, c'est notamment la suspension de la réforme des retraites. Sur quel bouger vous pourriez consentir pour réussir à convaincre les socialistes de évidemment qu'il y a une nécessité de compromis.

C'est tout le travail et le débat parlementaire qui va s'engager et les discussions qu'on commençait à avoir et qu'on a eu dans chacun de nos ministères évidemment. Mais le sujet, il est aussi quel est l'état du pays. Et quel est l'état du pays ? qu'on ne peut pas prendre le risque d'augmenter la dette et qu'on ne peut pas augmenter les impôts des français.

Oui, parce que je le s'engage à ne faire ni impôt ni hausse d'impôts, on se dit que les la négociation commence pas très bien. Oui, mais enfin, il faut peut-être écouter les Français. Je suis pas certaine que les Français souhaitent qu'on leur dise et que moi je leur dise ce matin, bah écoutez, pour trouver un compromis, bah ce compromis va se faire sur votre dos et il va se faire sur l'augmentation des impôts dans notre pays.

On ne peut pas augmenter les impôts, pas parce qu'on serait idéologique de le faire ou de ne pas le faire, mais parce que on mettrait en risque un certain nombre de Français qui aujourd'hui ne peuvent pas des plus riches, mais qui payent déjà beaucoup et qui contribue déjà beaucoup évidemment dans notre pays. J'entends ceux qui maintenant traitent les riches. Je ne sais pas d'ailleurs ce que ça veut dire de nuisible.

Moi je pense que il y a pas de personnes nuisibles dans notre pays, sauf ceux qui veulent en permanence comme ça entailler la la cohésion sociale et et nationale comme le fait la France insoumise. Moi, je pense qu'on a besoin de trouver un compromis. Je pense que c'est possible.

Je pense que c'est souhaitable et je pense que ceux qui refuseront le principe du compromis et qui quelques semaines ou quelques mois après seront candidats à l'élection présidentielle ou en soutien de candidat à l'élection présidentielle devront aussi s'en expliquer aux français parce qu'on peut pas vivre comme ça d'aléa en permanence aujourd'hui. Ça crée de l'angoisse. Ça crée de l'angoisse pour les chefs d'entreprise, ça crée de l'angoisse pour nos artisans, pour nos pour les Français à eux-mêmes qui disent "Mais concrètement, on va où ?" Et le pays va pas se mettre à l'arrêt, il va pas vivre sous cloche comme ça pendant 8 mois en attendant la campagne présidentielle comme si elle allait tout résoudre.

Elle va devoir être un grand moment d'explication évidemment avec les Français mais il y a d'abord encore une fois ici et maintenant. Alors ici et maintenant et la présidentielle dans 8 mois vous le dites Aurore Berger. Pour le moment il y a embouteillage dans votre camp on va le dire Édouard Philippe pas que dans le vôtre mais vous n'y échappez pas.

Édard Philippe déclaré, Gabriel Atal aussi, tous les deux sont candidats. Tous les deux conviennent car un moment, il faudra sans doute un rapprochement dans ce qu'on appelle le bloc central. C'est encore possible.

Dans quel calendrier selon vous ça peut être possible ? Moi, j'ai fait partie de ceux qui ont plaidé pendant des mois pour une primaire en disant que si on avait centre jusqu'à droite. Je considérant que s'il y avait pas de primaire, le risque c'est exactement ce qu'on vit aujourd'hui, c'estàdire une primaire sauvage où les uns et les autres se répondent par interview. interposé par offre dans la presse interposée et par sondage.

Et le risque bah c'est qu'en fait on n'arrive pas à définir un calendrier. Or quand moi j'entends qu'il faut on peut attendre et avoir le luxe d'attendre jusqu'au mois de février pour se rassembler, créer l'unité et créer l'unité derrière un projet qui peut pas être vu comme artificiel par les Français. C'est-à-dire si les Français ont le sentiment qu'on se rassemble inextrémiste juste par peur de perdre, je suis pas certaine que ça finisse bien.

Et quand on a un Rassemblement national qui est testé dans les intentions de vote entre 35 et 38 % dès le premier tour de l'élection présidentielle, ben je crois qu'en fait on n pas le droit de faire ça au Français. C'est pas sûr que ça soit exactement l'avis de Gabriel Atal qui est pourtant le le chef de votre formation politique. Il dit qu'il est trop tôt pour désigner un candidat.

C'était sur LCI. Il y a deux candidats qui ont une dynamique, c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi est-ce qu'il y a une dynamique aujourd'hui pour le Rassemblement national et la France insoumise ?

Est-ce qu'ils ont un récit ? Est-ce qu'ils ont une vision ? Pour le reste, il y a plus de favoris.

Il y a plus de favoris entre Gabriel Atal et Édard Philippe. Vous êtes d'accord ? En fait, je pense que chacun voit forcément Midi à sa porte et donc on risque de vivre avec ça au gré encore une fois des intentions de vote et des sondages ici parce qu'il y en a un qui prendra plus un point, l'autre qui perdra peut-être un point et à la fin c'est comme ça qu'on nous demande d'arbitrer et je pense que c'est pas possible.

Et oui, il y a en effet une dynamique malheureusement aujourd'hui qui s'exprime et en faveur de l'extrême droite et en faveur de l'extrême gauche. Mais se dire qu'on précipiterait les Français dans un choix binaire, dans un choix dangereux pour le pays et mortifère entre LFI et le RN, ce sera notre responsabilité. Justement, ne faut pas écouter les sondages en terme de projet d'incarnation.

Vous vous sentez plus proche de Gabriel Atal ou d'Édouard Philippe ? Moi, j'ai dit que je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire le moment que je choisirai pour me prononcer. Je le ferai d'abord sur la question du débat d'idée et je pense encore une fois que quand on est au gouvernement, il y a encore des choses qu'on peut faire.

C'est Darmanin qui n'a pas attendu qui a annoncé son ralliment à Philippe cet été. Chacun est libre de se prononcer. Certains l'ont fait pour des candidats d'ailleurs qui sont de nature différente parce qu'il y a des nuances aussi au sein du gouvernement.

Moi je suis ministre avec séastien le je considère que moi ma responsabilité c'est de faire avancer le pays sur des sujets qu'on a abordé sur les violences fait au femme et aux enfants sur le front de la lutte contre l'antisémitisme et le racisme et on a vécu un été qui était malheureusement particulièrement douloureux aussi de ce point de vue-là et qu'on va pas attendre 8 mois pour faire on peut processus de désignation pour votre camp écoutez moi j'espère qu'à un moment il y aura un processus de désignation et que ce processus de désignation ce sera pas uniquement le poids des sondages parce que le risque encore une fois, c'est qu'on ne se mette jamais d'accord sur à quel moment on arrête les compteurs. Aurore Berger, Raphaël Glxman s'est déclaré candidat dimanche et il a proposé une taxe de 1 % sur l'héritage, l'héritage seulement, enfin de une taxe sur les les plus gros héritages, ça rapporterait 15 milliards d'euros selon lui. C'est c'est une bonne idée.

Ben écoutez, je constate juste qu'il veut gagner la primaire à gauche et donc pour gagner une primaire à gauche, faut forcément promettre plus d'impôts. Et moi je pense qu'il faut pas du constat que les inégalités en France reposent davantage sur l'héritage euh que sur euh je pense que en fait quand vous la première proposition que vous faites en campagne, c'est déjà de dire qu'il faut taxer plus les Français, imposer plus les Français. On parle d'une toute petite minorité de Français.

Alors en général ça commence par une toute petite minorité et puis étonnemment en général ça progresse. C'est plutôt ça qui se passe quand vous commencez d'intention. Bah écoutez, on verra on verra dans quelques semaines, on verra dans quelques mois, on verra s'il est désigné déjà et s'il est à la fin candidat à l'élection présidentielle.

Moi, je considère que si aujourd'hui le projet socialiste et donc le projet de Raphaël Gusman commence par des hausses d'impôts, je pense que c'est en décalage par rapport au pays. Je pense qu'il y a d'autres attentes. Il y a des attentes sur la République, il y a des attentes sur les valeurs, il a des attentes sur l'autorité, il y a des attentes sur la lutte contre les violences.

Je pense que ça c'est prioritaire mieux rémunérer le travail mais mieux rémunérer le travail ça veut pas dire imposer plus les français en général c'est pas par plus d'impôts que vous rémunérez mieux le travail. Aujourd'hui beaucoup de chefs d'entreprise qui n'arrivent pas à augmenter sont les premiers qui nous disent que la difficulté à augmenter c'est qu'on narrive pas à rapprocher le brut du net. C'est peut-être là-dessus qu'il faut travailler pour en effet garantir aux Français qui vivent de leur travail qui vivent décemment de leur travail.

Ce qui passe aussi par ce qu'on se disait sur la question de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes d'ailleurs. Merci Aurore Berger, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin. Et l'info continue sur Franç.