Nicolas Dupont Aignan face à Jean Jacques Bourdin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27FerméeRéponse directe
Que lui répondez-vous ?
- 1:23RelanceÉludée
Emmanuel Macron est un président du désordre qui sème la division parmi les Français. Oui ou non ?
- 3:46OuverteRéponse partielle
Vous y participez à ce grand débat de manière directe.
- 4:15ComplaisanteÉludée
Vous défendez le gouvernement, Jean-Jacques Bourdin ?
- 4:36RelanceÉludée
Est-ce que vous attendez les décisions pour le gouvernement ?
- 7:56FerméeRéponse directe
Est-ce que Charles Gave est toujours sur votre liste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« Dans une démocratie du XXIe siècle, on doit pouvoir manifester sans casser. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron est un président du désordre qui sème la division parmi les Français. »
- 2:26Invité politiqueFait
« le général de Gaulle et Georges Pompidou n'ont pas laissé pourrir la situation. Ils ont fait un grenelle social, ils ont résolu les problèmes sociaux. En un mois, c'était réglé. »
- 3:23Invité politiquePromesse
« Je suis le seul à avoir proposé des économies pour financer la relance du pouvoir d'achat. »
- 4:51Invité politiqueFait
« Le grand débat c'est une manœuvre. Une manœuvre pour discréditer d'un côté les gilets jaunes et croire qu'on va éteindre l'incendie. »
- 11:08Invité politiqueFait
« les Anglais ont une position limpide ils ne sont pas comme les Français comme le gouvernement français les Anglais ont dit ceux qui ont été combattre avec Daesh ne sont plus britanniques. »
- 13:57Invité politiqueFait
« elle a tout à fait le droit de le vendre mais les français ont aussi le droit de la boycotter s'ils imaginent que c'est une dérive dans la soumission de la femme. »
- 18:37Invité politiqueFait
« le report ne réglera rien maintenant on peut avoir un report de quelques semaines je pense que quand il y a un divorce il doit être à l'amiable. »
- 19:56Invité politiquePromesse
« réformer l'Europe pour pas qu'il y ait d'autres brexit parce que si on avait réformé l'Europe à temps avoir des frontières de la subsidiarité que les nations aient plus de responsabilité. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- ?19 %
- Présentateur17 %
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Notre
invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Baudin.
Merci
d'être avec nous. Alors, peut-être des manifestations samedi, on ne sait plus trop, des manifestations de gilets jaunes. Vous avez entendu Éric Ciotti qui demande l'interdiction de ces manifestations. Que lui répondez-vous ? Je ne suis pas pour l'interdiction
des manifestations. Dans une démocratie du XXIe siècle, on doit pouvoir manifester sans casser. On doit pouvoir exprimer ses positions sans désordre. Et je tiens à le dire, ce n'est pas parce que des casseurs, des extrêmes, ont dénaturé ce mouvement de protestation sociale qu'il faut croire
que
l'inquiétude sociale, la détresse sociale des Français est terminée. Car les problèmes de fond,
des
annexations des pensions de retraite qui ne peuvent plus vivre de leur retraite,
bas
salaire, manque de démocratie,
tout ça, ça
demeure. Ne vous inquiétez pas,
je
le sais. Donc
les
symptômes sont différents, mais le mal est là. Et moi, ce qui m'intéresse, Jacques Bourdin,
c
'est qu'est-ce qu'on fait pour traiter les causes de la maladie ?
Alors, on va parler de tout cela. Simplement, je voudrais revenir sur ces manifestations de samedi. Les déclarations d'Emmanuel Macron, quand on va samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire. Oui ou non ? Écoutez.
Emmanuel
Macron est un président du désordre qui sème la division parmi les
Français. Non, mais je vous
pose la question. Mais
non, mais écoutez. Ça, c'est un
commentaire. Oui ou non ?
C'est complètement stupide. Oui, c'est stupide. Mais attendez.
Non,
non,
je... Alors, Jean-Jacques Bourdin, on va dire les choses franchement. Oui, allez-y. La petite propagande,
depuis
des mois,
pour
assimiler des retraités,
des
artisans, des ouvriers, qui simplement veulent vivre de leur travail,
à
des casseurs, est insupportable. Et ceux qui me regardent et ceux qui m'entendent,
et
qui veulent une autre politique pour le pays, qui veulent simplement vivre de leur travail, en ont assez de cette scénarisation de la division des Français, opérée par le président de la République. Un président de la République,
ça
rassemble, ça traite les problèmes. Et je regardais, en 1968,
le
général de Gaulle et Georges Pompidou n'ont pas laissé pourrir la situation. Ils ont fait un grenelle social,
ils
ont résolu les problèmes sociaux. En un mois, c'était réglé. Celui qui bloque le pays aujourd'hui,
ce
ne sont pas les malheureux gilets jaunes qui sont, comment dire, dans la détresse. Ce sont, c'est le pouvoir qui laisse pourrir le pays, qui laisse les divisions s'installer, qui fait que nos commerçants n'arrivent plus à vivre le samedi.
N'inversons pas les responsabilités. N'inversons pas les responsabilités. C'est pas le pouvoir qui
manifeste le samedi
en s'entrevive. C'est le pouvoir qui est
responsable d'une situation de crise sans précédent dans le pays. Et ce n'est pas en laissant pourrir la situation qu'on va régler
les problèmes. C'est au contraire, en
apportant des solutions et en arrêtant de continuer à diluer les choses pour croire avoir à l'usure les Français. Les Français veulent une autre politique. C'est maintenant à Emmanuel Macron de proposer. Moi,
j
'ai proposé dans un document très
précis. Et je suis le
seul à avoir proposé des
économies pour
financer la relance du pouvoir d'achat. Je suis le seul. Notre
parti debout la France.
Nicolas Dupoignan, il y a un grand débat. Finalement, vous y participez à ce grand débat de manière
directe. Tout le monde y participe, d'ailleurs.
Toute la France y participe. Ce
que j'ai
simplement dit... C'est d'ailleurs
positif. Mais c'est positif à la condition qu'à un moment, on siffle la fin de la récréation et qu
'on
prenne
des
mesures. 15 mars. Eh bien moi, je demande de vraies mesures. Et je remarque, Jean-Jacques Bourdin, que la ficelle est un peu grosse. Car dès hier, le président de la République et les Français qui m'écoutent doivent le savoir.
a
fait ressusciter la tasse carbone.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que propagande pour dire que les gilets jaunes, c
'est
n'importe quoi, sont des casseurs. Ensuite, on laisse pourrir.
Et
ensuite, va revenir l'augmentation des impôts. Alors, Mme Gouraud parle d'un impôt pour tous. M. Macron,
maintenant, nous parle... Édouard Philippe a dit non. Vous défendez le gouvernement, Jean-Jacques Bourdin ? Mais je ne défend pas le gouvernement, je défend la vérité. La vérité ? La vérité de M. Macron ? Édouard Philippe, mais non, mais... Jean-Jacques Bourdin, c'est un peu facile.
Non,
non, mais... Non, parce que depuis tant de mois, on entend une propagande. C'est facile de trop pas dire la vérité. Non,
la
vérité c'est qu'hier... Qu'a dit Jean-Jacques Bourdin ?
La vérité
c'est qu'hier... Qu'a dit le Premier
ministre dix minutes après ? La vérité hier. Moi j'attends. Attendez,
la vérité hier, Jean-Jacques Bourdin. Est-ce que vous attendez les décisions pour le gouvernement ? Bon, là vous allez les critiquer. Jean-Jacques Bourdin,
je vois la petite musique. Oui. Dès hier. Oui. La taxe carbone,
il
faudra revenir.
Le
président de
la
République l'a dit. Donc les Français doivent savoir,
aujourd
'hui,
que
le grand débat c'est une manœuvre. Une manœuvre pour discréditer d'un côté les gilets jaunes et croire qu'on va éteindre l'incendie. On éteint les incendies en général en traitant à la source les problèmes. Et moi j'aimerais qu
'on
traite à la source,
c
'est-à-dire qu'on fasse des économies contre les gaspillages publics, parce que l'argent ne tombe pas du ciel, et qu'on le redéploie sur les retraités, sur ceux qui travaillent, sur la baisse des charges de nos artisans, de nos commerçants. En un mot, je souhaite à un moment qu'on règle les problèmes. Voilà. Qu
'on arrête de faire croire aux Français. Tout le monde est
d'accord avec vous. Je vous en remercie. Tout le monde est d'accord avec vous. Tout le monde est d'accord avec l'idée du grand débat. Tout le monde est d'accord. Nous avons organisé notre grand débat ici,
qui connaît un immense
succès. Notamment la baisse de la TVA sur
les produits de première
nécessité, qui est une mesure que
moi je n
'avais pas dans mon programme et que j'ai ajoutée, parce que je pense que là il y
a
une piste intéressante. Donc je ne dis pas que tout est acheté.
Non mais ce que je veux dire, c'est que la manœuvre est un peu grosse.
Le
débat
est
en
cours. Attendons la fin du débat. Attendons les
propositions ou
pas du gouvernement. Et là
vous serez
à même de critiquer.
Vous comprenez
ce que je veux dire ? Je
comprends ce que vous voulez dire. Laissez le
débat vivre.
Sauf que pendant qu'on laisse le débat vivre, vous le
hystérisez les choses. Qui hystérise les choses ? C'est
le président de la République. Mais
je ne sais pas qui.
Moi je
vois que les choses sont hystérisées, Nicolas. Je le vois et pourquoi
? Vous
êtes tous responsables. Du
président de la République jusqu'aux responsables politiques. Je n'accepte pas ça. Mais bien sûr que si.
Non. Bien sûr que si. Non. Excusez-moi. Pourquoi non ? Parce que nous avons un
gouvernement... Vous critiquez en même que les
décisions soient prises ?
Non. Non.
Vous n'avez pas écouté ce que je disais. Je critique un président de la République dont la fonction est de rassembler les Français, de traiter les problèmes, et qui en fait divise les Français, les monte les uns contre les autres, laisse pourrir la situation pour retourner une partie des Français contre les Gilets jaunes. Et je dis que c'est malsain et dangereux. Et je pense qu'il serait temps maintenant de prendre des mesures, parce que réindexer les pensions de retraite,
il
n
'y a
pas besoin d'attendre des mois pour nos retraités. Baisser la charge sur les PME qui
investissent
en France, il n
'y a
pas besoin d'attendre des mois.
Nous verrons
ce que... Donc arrêtons le grand
cinéma. Et nous verrons ce qui
sera décidé. Et vous critiquerez à juste raison ou pas le premier. d'amerté les Français
sur une dérive qui fait qu'à la télévision, toute la journée, on entend les mêmes fables dressant des Français qui travaillent, des commerçants, contre d'autres Français qui travaillent. Je n'aime pas qu'on divise le peuple français. Non.
Qui a envie de travailler. Le peuple français
a envie d'avancer. Et pendant ce temps-là,
notre pays perd des points dans la contre-électivité.
Exactement.
Nicolas Dupont-Aignan. Et on est tous d'accord. Et oui. Mais qui détruit le pays ? J'espère que la France politique a entendu ça. Qui détruit le pays ? Qui détruit le pays ? Vous comme les autres.
Et je mets tout le monde dans le même
sac.
Je
vous le dis.
Pourquoi ce n
'est
pas bien ? Parce que ça participe.
En fait, vous êtes le plus grand populiste
de France, Jean-Jacques Bourdin. Oui, mais je l'assume, moi.
Vous mettez tout le monde
dans le même sac ? Je l'assume. Il
n'y a plus de démocratie possible. Nicolas Dupont
-Aignan, je l'assume.
On n'est pas tous pareils. Moi, je ne suis pas M. Macron. A fort
disterriser la vie publique, vous, tous les responsables
politiques. Et les médias n'y stérisent pas la vie publique en polluant des
images scandaleuses tous les jours à la télévision
? Nicolas
Dupont
-Aignan, je voudrais vous
poser une question. Est-ce que Charles Gave est toujours sur votre liste ? Non. Plus du tout ? Non. Même en position non éligible ?
Non,
il n'y sera plus. Il n'y sera
plus
? Pourquoi ? Vous le savez très bien. Pourquoi ? Parce que j'ai demandé à sa fille de partir compte tenu des propos qu'elle avait prononcés.
Sa
fille, c'est sa fille.
Et lui, c'est lui. Il a décidé de partir et c'est beaucoup plus clair comme ça.
Point. Bien. Vous vous opposez fermement au retour des djihadistes français ? Totalement. Totalement
? Et je suis content d'une chose.
C
'est que la prise de position que j'ai eue, j'ai été l'un des premiers avec d'autres, a fait reculer le gouvernement puisque j
'apprends
j'apprends que après le retour de 150 djihadistes prévus
qu
'avait annoncé Mme Belloubet, ensuite on est passé au cas par cas. Mme Belloubet disait au cas par cas parce qu'il sentait bien que l'immense majorité des Français n'acceptait pas qu'on fasse revenir des tueurs en série sur notre sol. Et j'apprends maintenant que le président de la République dit que ça n
'a
jamais été à
l
'ordre du jour. C'est formidable. Ça prouve bien que la mobilisation que nous avons menée
dans
tout le pays
pour
dire il est hors de question
que
des individus qui ont trahi la nation
et
qui ne sont plus français
aujourd
'hui dans le cœur et dans l'esprit puissent revenir
tuer
en France.
C'est simple
que ça, franchement. Ah c'est très simple. Vous
êtes dans une
solution.
Mais
qui
détient
qui détient ces djihadistes
? Qui
?
Eh bien vous le savez très bien ils sont en Irak au Kurdistan en Syrie ils sont
souvent les Américains
l'Irak et la Syrie.
Et si nous reprenions des relations
diplomatiques avec la Syrie comme
je le propose oui
mais il
faut les faire juger là-bas. Qui sont-ils
ces
djihadistes ? Cela dépend des cas.
Il y a plusieurs cas vous le savez très bien. Alors quand ils sont en Irak vous êtes bien d'accord ils seront jugés par la justice irakienne.
Et je l'espère. Quel est les moyens
de les juger ? Quand ils sont en Syrie aux mains des forces démocratiques syriennes vous savez très bien qu'ils ne peuvent pas être jugés. Et pourquoi ? Alors que...
Pourquoi
? Parce qu'il n
'y a
pas d'État kurde.
Mais
il
y a un État
syrien.
Il y
a un État syrien. Le problème et vous le savez très bien
c
'est que comme la France
a
combattu le président Assad a perdu cette guerre a eu une attitude très ambiguë et un jour les livres d'histoire avec les archives secrètes rétabliront la vérité sur la politique scandaleuse de la France en Syrie. et ses ambiguïtés avec Daesh. Et comme la France c
'est-à-dire que la France était complice
de Daesh ? Non.
En
combattant... Ambiguïté. Oui ambiguïté.
Je
vais finir. Si je complice donc de Daesh ? Je finis. En combattant Assad vous le savez très bien la France a livré des armes là-bas pour des forces démocratiques d'opposition comme
les États-Unis d'ailleurs. Oui
tout à fait qui ensuite se sont retrouvées par des trafics aux mains de Daesh.
Et
ça a été un drame.
Si
nous rétablissions
nos
relations diplomatiques avec la Syrie
comme
nous aurions dû toujours le faire et nous n'aurions dû jamais les rompre nous n'aurions pas laissé la Russie mettre du jeu là-bas nous n'aurions pas laissé les Américains mettre du jeu et aujourd'hui nous pourrions...
Mettre
du
jeu il se retire.
Oui mais vous savez qu'ils détiennent des djihadistes. Nous pourrions aujourd'hui faire juger les djihadistes en Syrie. J'ajoute Jean-Jacques Bourdin parce que c'est une affaire grave que les Anglais les Anglais ont une position limpide ils ne
sont
pas comme les Français comme le gouvernement français les Anglais ont dit ceux qui ont été combattre avec Daesh ne sont plus britanniques. Un point c
'est...
Et qu'ont dit les Russes
? Qu
'ont dit les Russes ? Eh bien dites-lui moi. Eh bien vous ne le savez pas. C'est dommage parce que vous prenez l'exemple des Anglais vous ne prenez pas l'exemple des Russes.
Je prends l'exemple
que je pense juste. Ils rapatrient leurs
citoyens et les jugent
en
Russie. Et ils ont tort. Ils ont tort.
Eh bien moi je pense et les Français est-ce que les Français volent
ce
que voulait le gouvernement au départ ? Est-ce que les Français volent qu'on rapatrie sur le sol français des tueurs
? On
n'en a pas assez dans nos prisons de djihadistes qui sortent d'ailleurs en 2019 ? Combien, vous savez combien vont en sortir puisque vous me posez des questions ? Combien, puis je vous en poser une ? Vous savez Jean-Jacques
Bourdin combien de djihadistes vont sortir en
2019 ?
D'autres
vont sortir.
Oui.
Mais
aucun
n'est sorti et ils vont aller dans nos écoles ils vont
aller dans nos rues dans nos supermarchés alors qu
'il
y
a
eu 250 morts.
C
'est ça l'État français ? Eh bien moi je ne veux pas de ça pour mon pays et je dis très clairement que nous avons un gouvernement qui sur l'affaire des attentats n'a pas pris les mesures qui s'imposent. Et donc maintenant on va nous faire revenir les djihadistes et on va s'excuser
auprès d'eux
? quand ils reviendront s'ils sont jugés ou pas
ils vont venir par petits le gouvernement dit c'est
tellement compliqué d
'avoir des principes simples quand on trahit ils restent là-bas ils ne sont plus français ils ne sont
plus
français
les enfants qui ont 4
-5 ans ils restent là-bas
Nicolas Dupont
-Aignan c'est un drôle de monde c'est un drôle de monde que vous nous
proposez
un drôle de
monde des enfants qui
sont orphelins vous les laissez mourir là-bas ?
et les orphelins des attentats du Bataclan vous en faites quoi ? et les victimes des attentats mais comment pouvez-vous inverser les valeurs ?
mais
j'inverse
aucune valeur
si vous
m'accusez vous m'accusez d'inhumanité vous m'accusez d'inhumanité alors que
des djihadistes par la faute et
le laxisme des
autorités ont
tué des
français
Nicolas
Dupont
-Aignan vous inversez tout
vous savez ce que disent les familles
les familles des
victimes les victimes des attentats ils ont envie d'avoir
ils ont envie d
'avoir face à eux jugé dans un tri comment je plaisante qui a perdu sa fille au Bataclan ce qu'il pense vous
voulez que j'interroge
d'autres familles des victimes Nicolas
Dupont-Aignan bon on ne va pas se
débattre débattre de cela
vous avez un
choix j'ai un choix jeudi vous l'assumez
qui ont tué sur le sol je ne porte aucun jugement ils ne
peuvent plus venir en
France je ne porte
aucun jugement
et si entre nous on avait des dirigeants qui est la position que j'ai nous n'aurions pas eu 250 morts depuis des années
bon je voudrais juste quelques mots sur cette fameuse histoire malheureusement qui a pris beaucoup d'importance du hijab de running je voudrais vous poser simplement une question simple une entreprise privée a le droit de vendre
de
vendre ce hijab
elle a tout à fait le droit de le vendre mais les français ont aussi le droit de la boycotter s'ils imaginent que c'est une dérive dans la soumission de la femme et je vais vous citer Jeannette Bougrab a écrit un très beau livre une lettre ouverte sur celles qui portent le voile ou ceux qui les forcent à porter le voile et elle cite une femme franco-iranienne
qui
a très beau un très beau mot qui dit si Dieu n'aimait pas les cheveux des femmes
il
nous aurait fait chauve je veux dire par là que c'est une affaire très grave parce que c'est la soumission d'une certaine certains intérêts d'argent à une dérive qui rompt l'égalité entre les hommes et les femmes le voile c
'est
la soumission de la femme
et
si la France cède là-dessus
et
bien je peux vous dire que nos petites filles demain dans beaucoup de quartiers seront obligées de porter le voile ce qui est déjà le cas d'ailleurs entre
parenthèses et moi je
ne veux pas de cette France-là mais
est-ce qu'il
est interdit de porter un voile dans l'espace public ?
non
il n
'est
pas interdit de porter un voile vous souhaitez
que ça soit
interdit ? je souhaite j'ai proposé une mesure d'équilibre
c
'est interdit à l'école oui j'ai proposé c'est interdit à l'école au collège au lycée voilà j'ai proposé que cette interdiction s'étende pendant la présidentielle à l'université au service public car quand on travaille dans un service public on ne doit pas porter des signes extérieurs de religion et université service public entreprise parce que je pense qu'il faut mettre un
coup d'arrêt mais pas dans l
'espace public dans l'espace public non mais est-ce une raison pour laisser comment dire abandonner les femmes face à cette soumission ? non la république c
'est
la liberté c'est l'égalité la fraternité et
la liberté c'est pas de primer
la moitié de l'humanité
et c'est quoi la laïcité ?
c
'est le droit de croix et de ne pas
croire
? mais on peut croire de montrer sa religiosité si on en a envie il
y a
plusieurs interprétations
de
la laïcité
en tout cas il
y a un texte
la
loi de 1905 c'est ce qu'elle
dit en tout cas je ne me place sur la question des femmes et je trouve d'ailleurs ahurissant
que
la ministre des droits des femmes n'ait pas réagi toutes
les femmes si elle a réagi avec vous de retard elle a réagi dans une tribune très
claire très claire
très ambiguë elle défend elle défend
exactement la même position que vous
avec
24 heures de retard oui mais enfin
d
'accord si la société française ne se mobilise pas et moi je suis fier qu'elle se soit mobilisée et que Décathlon ait reculé
si
la société française ne se mobilise pas et bien vous verrez que le statut des femmes sera diminué au fil des années et c'est l'honneur de la France de défendre l'égalité des femmes et des hommes
c'est l'honneur mais qu'est-ce qui vous fait peur ? c'est la
république qu'est-ce qui vous fait peur ?
oh
ce qui me
fait tout simplement peur c'est l'islam ?
pas l'islam c'est que la femme parce que
vous savez que l'islam n'oblige
pas
si vous reprenez le grand recteur de la mosquée du Caire a très clairement dit que le voile n'était pas obligatoire dans l'islam ce qui me fait peur c'est le retour d'une barbarie qui fait que les femmes ne sont pas les égales des hommes c'est tout et j'ai deux filles je ne veux pas qu'elles vivent en soumise aux hommes la république française a mis des siècles
est-ce que vous pensez que chaque femme qui
porte un voile est soumise à un homme ?
le voile est le symbole de l'aliénation je vous pose
simplement
la question pas toutes
bien sûr mais le voile
est le symbole de la soumission est-ce qu'il y a des femmes qui portent
le voile parce qu'elles ont envie de porter
le voile ?
sûrement mais il y a beaucoup de femmes qui sont battues parce qu'elles ne portent pas le voile et qui sont obligées de porter le voile et quand je vois des petites filles de 7 ans dans les supermarchés qui sont voilées je me dis que c'est horrible pour elles que c'est la fin de la république et j'espère que les françaises et les français parce que d'ailleurs j'ai remarqué que
j
'étais le seul homme politique à m'être mobilisé toutes les femmes politiques toutes les femmes ont réagi socialistes, républicains et tout mais il
y
a eu un grand silence sinon mais c'est la même comment dire
c
'est la même soumission générale la même lâcheté parce que
Darman a
réagi hier enfin mais avant-hier il n
'y
avait pas grand monde la lâcheté la lâcheté qui fait qu'il y
a
un congrès de l'UOIF l'ancien UOIF qui s'appelle Musulmans de France qui invite des gens homophobes ouvertement homophobes la même lâcheté qui fait que ça n'a rien à voir avec la religion musulmane vous avez des
français musulmans ça n'a rien à voir avec le voile non plus si
c'est le retour de l'intégrisme et vous avez beaucoup de français musulmans qui pratiquent leur foi tout à fait bien qui ne veulent pas non plus
l
'intégrisme
vous
pouvez être français musulmans et refuser l'intégrisme je voudrais et nous devons être à leur côté
je
voudrais vous poser une dernière question sur le Brexit oui le gouvernement britannique est inquiet
il
y
a
de quoi avant il y a de quoi Angela Merkel et Emmanuel Macron favorables à un report vous aussi
moi
je crois que
le report ne réglera rien maintenant on peut avoir un report de quelques semaines je pense que quand il y
a
un divorce il doit être à l'amiable et que la commission européenne l'Allemagne la France porte une grande responsabilité et commette une grave erreur pourquoi ? parce que nous sommes excédentaires commercialement avec la Grande-Bretagne la France l'Allemagne aussi mais la France c'est le seul point seul pays d'Europe important nous sommes excédentaires avec
l'Allemagne aussi
non nous sommes déficitaires avec l
'Allemagne excédentaires c'est notre
premier partenaire commercial l'Allemagne
et donc nous oui mais nous sommes très déficitaires avec l'Angleterre nous sommes excédentaires ça veut dire que nous profitons des relations commerciales avec l'Angleterre c'est un pays qui partage notre défense c'est le seul pays d'Europe qui a l'arme nucléaire avec nous
quand
il y a un divorce on respecte le peuple
et
on arrange le divorce or tout a été fait
pour
mettre les britanniques dans une situation impossible c
'est notre faute
quoi si les britanniques ne trouvent pas de solution
chez eux c'est notre faute non c'est qu'on a tout
fait
pour
qu
'il n
'y
ait pas de
solution s'ils sont si
divisés c'est notre faute pour punir le vote des britanniques et bien c'était le choix des britanniques je pense qu'il faut un arrangement calme qu'il faut inventer une relation correcte avec les britanniques qui ne demande que ça et qu'on doit absolument par ailleurs et c'est l'objet de l'élection européenne à laquelle je suis candidat réformer l'Europe pour pas qu'il y
ait
d'autres brexit parce que si on avait réformé l'Europe à temps avoir des frontières de la subsidiarité que les nations aient plus de responsabilité que l'Europe se concentre sur des projets industriels à moins de pays pas à 28 on n'aurait pas eu le brexit et donc je pense qu'en vérité nous menons un combat d'arrière-garde à punir les britanniques et qu'on devrait plutôt s'interroger sur le moyen d'éviter d'autres brexits et de reconstruire une belle Europe solide ça sera l'objet
des
24 pays qui viennent à Paris autour de Debout la France aujourd'hui pour bâtir une nouvelle Europe
car
l'enjeu c'est pas le brexit ou l'union européenne
je
suis convaincu que l'enjeu il est entre les deux une Europe avec
chaque pays dans ses
frontières
une
Europe avec la possibilité pour chaque pays qui le veut
de
contrôler ses frontières il y a la frontière extérieure qu'il faut améliorer
il
faut améliorer l'aide à l'Afrique parce que si on n'aide pas l'Afrique on n'y arrivera pas et il faut que la France puisse à certains moments quand elle lance tant contrôler ses frontières c'est l'objet du texte que nous signerons cet après-midi avec 24 pays
24
partis politiques dont plusieurs gouvernent pour ce que j'appelle la souplesse une Europe souple
si
la France a besoin de contrôler ses frontières elle doit pouvoir contrôler ses frontières
merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous voir il est 8h55 RMC et BFM TV merci à vous
merci à vous
Nicolas Dupont-Aignan