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speechyoutube.com· 11 mai 2026 5 min

Suivez le discours de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Jean-Luc Mélenchon

ni les gouvernements engagés dans la confrontation la plus dure avec le peuple n'avaient traité les français de fainéants, de cyniques, de nébrosés, d'emmerdeurs, d'abrutis. Personne ne nous a jamais parlé sur ce ton. Et c'est pourquoi, en vous rassemblant, et vous autres qui nous écoutez, quand bien même, peut-être, ne partagez-vous pas toutes nos idées et nos aspirations, vous êtes comme nous, les indignés qui n'acceptent pas qu'on leur parle sur ce ton. Appris que la démocratie, ça ne serait pas la rue. Monsieur le Président, il vous reste à consulter l'histoire de France pour apprendre que c'est la rue qui a abattu les rois. C'est la rue qui a abattu les nazis.

C'est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962. C'est la rue qui a obtenu la reconnaissance du droit de créer des sections syndicales, qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés et 30% d'augmentation du SMIG en 1968. C'est la rue qui a fait reculer la loi de Vaquet sur la sélection à l'université. C'est la rue qui a abattu le plan Juppé. C'est la rue qui a abattu en 1998 l'accord multilatéral sur les investissements qu'on nous a ramenés aujourd'hui par la fenêtre. C'est la rue, en 2006, qui a obtenu le retrait du CPE.

C'est la rue qui a obtenu le droit de créer des sections syndicales, qui a obtenu le droit de créer des sections syndicales, qui a obtenu le droit au logement opposable grâce à la mobilisation des associations. C'est la rue, en 2008, qui a obtenu le retrait du plan d'Arcos sur la réforme des lycées. C'est la rue qui a obtenu, suite à la grève générale dans les Antilles, la surcompensation de 200 euros sur les bas salaires. Et ainsi de suite, c'est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu'il ne peut les faire entendre.

La démocratie est un tout dans lequel il y a le fonctionnement des institutions, mais aussi la démocratie comme elle s'entend quand nous nous rassemblons, comme nous le faisons, pacifiquement, tranquillement, pour affirmer nos droits. Écoutez bien, nous avons raison d'être dans la rue une nouvelle fois. Nous adressons dans ce jour...

un salut fraternel à tous les syndicalistes qui ont ouvert notre chemin et qui, le 12 septembre, le 21, demain lundi, et ensuite le 28 septembre, pour les retraités, vont continuer ces efforts qui les obligent à perdre une journée de salaire dans ce mois de septembre où arrivent à la fois les impôts, les impôts locaux, les frais de la rentrée scolaire, le tiers provisionnel. Ah, quel courage à ce peuple d'entrer dans l'action comme il le fait !

Salut à la CGT, au syndicat solidaire, à la FSU, à la CNT, et à tous ceux qui se sont rassemblés ces jours derniers et se préparent à le faire de nouveau, avec, bien sûr, une pensée émue pour la CGT qui fête aujourd'hui même l'anniversaire de sa naissance en 1895. Bien sûr, nous sommes engagés dans un bras de fer social, mais il s'agit de davantage encore. Ce qui est en cause dans l'affaire des ordonnances, ce n'est pas seulement le régime détestable, désormais, c'est le régime de la France. C'est le régime de la France. C'est le régime de la France. L'ordonnance, ce n'est pas seulement le contenu antisocial qu'elle porte en elle, c'est l'incroyable subversion de l'ordre de l'homme.