Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 12 juin 2024 134 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumérique

Direct n°14 - François Asselineau répond à vos questions

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 13 %Attaque 64 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 40:08OuverteRéponse directe

    Avez-vous des regrets à propos de la campagne pour les européennes, s'agissant de l'UPR ?

  • 42:54OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir mis plutôt une profession de foi par courrier ?

  • 51:32OuverteRéponse directe

    Quel est votre objectif pour l'UPR après cette élection ? Quelle est votre ambition pour la France ?

  • 1:01:42OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé quand vous nous avez annoncé des sondages du ministère de Souveraineté à 3% ?

  • 1:05:46OuverteRéponse partielle

    D'où vient l'argent de la campagne électorale du Parti animaliste ?

  • 1:08:12OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que nous aurons un retour de l'OSCE par rapport à votre demande ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:55PrésentateurFait
    « Il est bien entendu que si nous avions la preuve de fraude avérée, nous porterions plainte. »
  • 6:05PrésentateurChiffre
    « Le plus important des scores, ça a été à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Auprès des Français expatriés, on a atteint 18 % »
  • 35:22PrésentateurChiffre
    « Ils ont fait 0,93% des suffrages, là où nous, on a fait 1,02. »
  • 40:39PrésentateurFait
    « le bulletin de vote que nous avions élaboré était beaucoup plus contrasté que ce que nous avons vu. »
  • 43:25PrésentateurChiffre
    « Les 49 millions de professions de foi, c'est-à-dire un tract envoyé à 49 millions d'électeurs, c'est 350 000 €. »
  • 47:04PrésentateurFait
    « lorsque Mme Valérie Ayer lâchait une phrase dont elle avait le secret qui montrait son extrême intelligence de la situation... Enfin bon, bref, elle n'avait rien à dire. »
  • 54:24PrésentateurFait
    « Il y a la Troisième Guerre mondiale qui est à la porte. Il y a la fin de l'histoire de France qui frappe à la porte aussi. »
  • 54:36PrésentateurFait
    « Le niveau de vie des Français est en train de s'effondrer. Leur patrimoine public est en train d'être volé. »
  • 55:13PrésentateurFait
    « En 2019, j'avais été invité à la matinale de France Inter. Nous ne l'avons pas eu. France Inter ne m'a pas invité du tout. »
  • 55:35PrésentateurFait
    « RTL ne m'a pas invité du tout. Ça fait depuis 7 ans. Le TF1 20 heures m'a invité 24 secondes. C'était 24 secondes en 7 ans. »
  • 1:05:05PrésentateurFait
    « J'ai l'impression qu'on a perdu des électeurs, probablement dans les grandes villes. »
  • 1:10:44PrésentateurFait
    « M. Macron piétine la Constitution, le Code électoral comme un grand, puisqu'il n'a pas le droit, normalement, de faire ce qu'il a fait. »
  • 1:15:30PrésentateurFait
    « Il a dissous l'Assemblée nationale au pire moment pour lui, en fait. »
  • 1:29:20PrésentateurChiffre
    « Chaque année, on doit s'endetter de plus de 300 milliards d'euros supplémentaires. »

Temps de parole

  • Présentateur92 %
  • ?5 %
  • Locuteur 22 %

≈ 46 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

4:02
Présentateur

présent à ce rendez-vous hebdomadaire. Nous sommes pour la 14e fois ensemble.

4:18
Locuteur

Je ne vais

4:18
Présentateur

pas faire de préambule pour répondre tout de suite aux questions que vous me posez. Alors allons-y.

4:23
Locuteur

C

4:35
Présentateur

'est une question qui nous est beaucoup, beaucoup posée, qui remonte de beaucoup d'endroits. On nous dit qu'il y a eu des fraudes. Alors moi, je suis très perplexe là-dessus. J'ai même vu d'ailleurs sur Twitter des gens qui m'accusent de ne pas porter plainte en disant « Est-ce que vous ne seriez pas de mèche avec... ». Non, je n

4:51
Locuteur

'ai

4:51
Présentateur

pas de mèche avec qui que ce soit. Il est bien entendu que si nous avions la preuve de fraude avérée, nous porterions plainte.

4:59
Locuteur

Le

4:59
Présentateur

problème qui se pose, c'est que le dimanche, pendant les élections, on n'est pas tombé de la dernière pluie. On avait plus de 500 militants à travers toute la France qui ont assisté pendant une grande partie de la journée au vote et qui, au moment du dépouillement, étaient présents sur les tables de dépouillement. On a vu les gens ouvrir les enveloppes.

5:25
Locuteur

Et

5:25
Présentateur

donc nous, nous avons eu des remontées du terrain.

5:28
Locuteur

Et

5:28
Présentateur

je suis désolé de le dire, bien sûr, mais ils ont constaté qu'en effet, il y avait les bulletins. Il y en avait par paquet de 100. De temps en temps,

5:42
Locuteur

il

5:42
Présentateur

y en avait 1 sur 100. De temps en temps, 2 sur 100. 3 sur 100. Parfois, dans quelques cas, 6 ou 7 sur 100. Mais parfois, 0 sur 100. Mais en pratique, eh bien ils ont constaté que malheureusement, c'était vrai. On a constaté d'ailleurs plusieurs choses.

5:58
Locuteur

On

5:59
Présentateur

a constaté que les meilleurs résultats que nous avions étaient à l'étranger, premièrement. Deuxièmement, là, on a eu des scores. Le plus important des scores, ça a été à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Auprès des Français expatriés, on a atteint 18 %,

6:15
Locuteur

ce

6:16
Présentateur

qui était quand même très important. Mais on a eu 7 %, je crois, au Cambodge, 3,8 ou 3,9 % au Japon, etc., etc. Bon. Après ça, ce sont les départements au territoire d'outre-mer. Donc là, on a eu par exemple 3,9 % en Guyane, 3,6 %, je crois, en Martinique, quelque chose comme 2 ou 2,8 % à 3 % à La Réunion. Et ça, on avait des gens sur le terrain qui nous ont envoyé ça.

6:47
Locuteur

Et

6:48
Présentateur

puis après ça, on a constaté à partir de 18 heures, une centaine qui nous sont remontées du terrain montrait que dans les villages ruraux de France, notamment dans certains coins reculés des Alpes ou des Pyrénées, on avait des scores qui étaient aux alentours de 2 %, c'était entre 2,2, 2,5 et 1,8. Et puis après ça, et en définitive, c'est dans les grandes villes et dans les banlieues, c'est surtout dans les grandes villes qu'on a fait un score vraiment beaucoup moins important que prévu. Alors ce qui est possible, ce qui est possible, toujours possible, c'est que – et ça nous a été rapporté – c'est que nos bulletins de vote, parfois, étaient cachés, n'étaient pas présents sur les tables.

7:30
Locuteur

Ça

7:30
Présentateur

nous est remonté du terrain. En règle générale, à chaque fois que ça s'est produit, on a des personnes qui ont protesté et que la pile a été remise ou remise à sa place. Donc c'est assez régulier que nous ayons eu ce problème. Mais quand je dis « régulier », c'est... Je sais pas. Sur les 67 000 bureaux de vote, ça nous est revenu peut-être dans une quinzaine de cas. Donc on peut pas en faire une généralité. Voilà. Alors est-ce qu'il y a d'autres types de trucages

8:02
Locuteur

?

8:02
Présentateur

Bon. Moi, je n'ai pas beaucoup de preuves. J'ai des gens qui se plaignent, qui disent « Voilà, vous n'étiez pas sur telle table de vote ». On a quand même été... On a fait une permanence toute la journée du dimanche. Et malheureusement, il y

8:17
Locuteur

a

8:17
Présentateur

eu des cas. On a aussitôt téléphoné à la préfecture, à la mairie. Et ça s'est réglé. Il y avait aussi des cas de personnes qui nous disaient « Il manque votre bulletin ». Et puis en fait, c'était la personne qui s'était elle-même trompée. Donc en fait, le bulletin de vote était là et bien là. Donc voilà. Donc pour l'instant, je suis le premier, désolé, à le dire. Mais je ne pense pas que les résultats aient été truqués. Ou alors s'ils l'ont été, c'est de façon, à mon avis, marginale.

8:44
Locuteur

En

8:45
Présentateur

revanche, là où ils ont été truqués, c'est en amont.

8:50
Locuteur

Et

8:50
Présentateur

là, je voudrais ici faire un petit peu part de ce que j'ai sur le cœur. Je vois sur Internet des trolls, notamment, qui viennent se moquer de nous en disant « Vous vous rendez compte ? Vous avez fait 1 %, c'est nul, etc. Moi, je m'en vais, je me casse, je vais aller voter pour je sais pas qui ». Mais qu'ils y aillent

9:10
Locuteur

! Si

9:11
Présentateur

les gens n'ont pas compris ce que nous disons, à quel point nous sommes différents des autres, à quel point la situation est gravissime,

9:19
Locuteur

si

9:20
Présentateur

les gens confondent les élections avec le PMU ou bien avec le loto, ça veut dire que tout est à reprendre dans l'éducation des gens. Est-ce que les gens, leur objectif,

9:36
Locuteur

c

9:36
Présentateur

'est que leur candidat soit élu

9:38
Locuteur

? Ça

9:40
Présentateur

devrait être évidemment l'objectif naturel. Mais est-ce qu'ils vont... Parce qu'un candidat est battu à plusieurs reprises, est-ce qu

9:46
Locuteur

'ils

9:46
Présentateur

vont changer en disant « Non, non, je vais changer de crèmerie

9:48
Locuteur

». Voilà.

9:49
Présentateur

Alors à ce moment-là, il fallait voter Macron. Et malheureusement, ce résultat et ce raisonnement est très très important. Et je voudrais vraiment le souligner ici, parce

10:00
Locuteur

que

10:01
Présentateur

les gens... Je vois des gens qui me disent... Qui ont écrit... Heureusement, c'est pas la grande majorité.

10:06
Locuteur

Et

10:06
Présentateur

la grande majorité des gens, des électeurs, nous ont envoyé des messages de soutien, parfois des messages extrêmement touchants qui m'ont fait

10:12
Locuteur

venir

10:13
Présentateur

les larmes aux yeux, parce qu'il y

10:14
Locuteur

a

10:14
Présentateur

vraiment des messages très très très touchants que nous avons reçus et que j'ai reçus personnellement. Mais il y a aussi des gens qui sont là, qui, avec un esprit vraiment méchant, en fait, sont là pour venir nous brocarder. Et il y a quelque chose... Je vois des gens qui disent « Oui, c'est scandaleux. Vous ne vous remettez pas en cause. Normalement, vous devriez, après un échec aussi cinglant, vous remettre en cause, changer de stratégie », etc., etc.

10:42
Locuteur

Mais

10:42
Présentateur

d'abord, ce sont des gens qui n'ont jamais rien fait de leur 10 doigts, en règle générale. Bon. Que quelqu'un qui a fait 20 ans de carrière politique vienne me donner des leçons, d'accord. Quelqu'un qui n'a jamais rien fait,

10:53
Locuteur

je

10:54
Présentateur

leur dis « Mettez-vous. Mettez-vous-y, puis on va voir ce que vous allez faire. On va voir ce que vous allez merveiller, que vous allez réussir

11:00
Locuteur

». Mais

11:00
Présentateur

surtout, il y a quelque chose que les gens n'arrivent pas... Quand je dis « les gens », beaucoup de personnes n'arrivent pas à comprendre. Je le répète. Je le répéterai 10 millions de fois s'il le faut.

11:11
Locuteur

C

11:11
Présentateur

'est que l'obstacle numéro 1 auquel nous nous sommes confrontés, c'est la médiatisation. Est-ce que c'est difficile à comprendre

11:19
Locuteur

?

11:19
Présentateur

Le journal Ouest France a sorti un article il y a quelques jours sur une étude qui était faite, je crois, par une société de veille des médias, une plateforme de veille des médias qui s'appelle Tag Day.

11:30
Locuteur

Ils

11:31
Présentateur

ont calculé l'exposition médiatique des 21 principales têtes de liste aux européennes au cours des 5 dernières années. Et ça,

11:40
Locuteur

c

11:40
Présentateur

'est intéressant, des 5 dernières années. Pas seulement au cours des 15 derniers jours, des 5 dernières années pour voir de quelle façon le tissu social français, si j'ose dire, être imbibé par une personnalité, par un nom, etc. Alors vous le connaissez. Je l'ai publié sur Twitter. Vous pouvez aller le chercher. Eh bien on voit qu'au cours des 5 années qui se sont écoulées du 1er juin 2019 au 31 mai 2024,

12:09
Locuteur

on

12:09
Présentateur

s'aperçoit que celui qui arrive en tête, mais d'une façon extraordinaire, c'est M. Bardella, avec plus de 17 600 mentions dans toutes les chaînes de radio et de télévision mainstream, plus tous les journaux et magazines. 17 500 fois quelque chose comme ça. En deux, c'est Glucksmann avec 10 000.

12:30
Locuteur

Et

12:31
Présentateur

pour ce qui me concerne, c'est qu'en 5 ans, j'ai eu droit à 453, je crois, mentions, c'est-à-dire 90

12:39
Locuteur

par

12:40
Présentateur

an, c'est-à-dire

12:42
Locuteur

2

12:44
Présentateur

par semaine. Je sais même pas comment ils ont fait pour les trouver, même pas 2 par semaine. Mais c

12:48
Locuteur

'est

12:48
Présentateur

une mention. Il suffit qu'il y ait mon nombre dans un journal

12:50
Locuteur

par

12:51
Présentateur

rapport à M. Bardella, qui, lui, c'est une espèce de douche permanente.

12:56
Locuteur

Enfin

12:57
Présentateur

comment est-ce que les gens n'arrivent pas à comprendre ça ? Comment peut-on me dire « Il faut que vous changiez de stratégie ». Oui, on pourrait changer de stratégie. Effectivement, ça consisterait

13:05
Locuteur

à

13:06
Présentateur

faire le contraire de ce que fait l'UPR. Ça consisterait à chanter les louanges de l'UE. Ça consisterait à dire que l'UE, c'est formidable, qu'il faut la protéger, qu'il faut se battre contre la Russie. Alors là, on aurait accès aux médias. Et là, on ferait des scores. Parce qu'on aurait par ailleurs des sondages qui diraient « C'est formidable ». Et les médias diraient « Mais Asino, quel extraordinaire type », etc. Si il y avait ça toute la journée, là, oui, on montrait. On ferait des scores. Donc que des gens n'arrivent pas à comprendre ça me désarçonnent, en fait, et me peinent.

Parce que ça veut dire que les gens qui nous reprochent de ne pas changer de stratégie ne comprennent rien, en fait, comprennent pas, comprennent pas ce que c'est que les élections. J'ai eu l'occasion de le redire malheureusement. J'ai eu l'occasion de dire cette citation de cet historien essayiste français qui écrivait vers 1839-1840 Alexis de Tocqueville qui se rend aux États-Unis... Alors une jeune démocratie. C'est encore un pays très agricole, etc., avec d'ailleurs des esclaves. On est encore sous le domaine de l'esclavage. Et puis il revient en France et il écrit un livre qui

14:15
Locuteur

s

14:15
Présentateur

'appelle « De la démocratie en Amérique

14:17
Locuteur

».

14:17
Présentateur

Et parce que là-bas, ils avaient inventé le suffrage universel, universel dont étaient exclus les esclaves, dont étaient exclus les femmes, dont étaient exclus les jeunes. Mais universel... Donc c'était pas un suffrage universel. Mais c'était un suffrage universel en ce sens

14:33
Locuteur

que

14:33
Présentateur

tous les hommes de plus de... Je sais plus, 23 ans ou 25 ans avaient le droit de vote, y compris des ouvriers, y compris des paysans. Et ceci faisait très peur à l'aristocratie française ou à la bourgeoisie française. C'était les idées nouvelles. Nous, on avait sous Louis-Philippe un suffrage sans itère. C'est-à

14:51
Locuteur

-dire

14:51
Présentateur

que c'était exclusivement réservé aux hommes qui gagnaient beaucoup d'argent par an. Donc il y avait un seuil... C'était en fonction des revenus. Bon. Donc le vote était réservé

15:01
Locuteur

aux

15:02
Présentateur

aristocrates, aux bourgeois ayant de la fortune. Et donc les idées nouvelles venues d'outre-Atlantique disaient qu'il faut faire du suffrage universel. Évidemment, beaucoup de gens étaient inquiets parmi cette caste qui avaient accès aux droits de vote en France. Et Alexis de Tocqueville, bien qu'aristocrate, revient en France. Il écrit ce bouquin et il dit cette phrase terrible « Je n'ai pas peur

15:22
Locuteur

du

15:23
Présentateur

suffrage universel

15:24
Locuteur

parce

15:25
Présentateur

que les gens voteront comme on le leur dira

15:29
Locuteur

». Eh

15:30
Présentateur

bien c'est exactement ça qui se produit. On a l'impression qu'au cours du XXe siècle, il y avait eu une conscience politique des gens qui s'étaient beaucoup développés. Et on a l'impression que depuis – je sais pas – depuis le traité de Maastricht, enfin depuis les années 90 du XXe siècle, c'est le contraire. On a l'impression que désormais, les Français, une grande majorité des Français, se sont désintéressés de la politique et ont vis-à-vis de la politique un réflexe de consommateur. Voilà. Ils ont voté Bardella, comme je l'ai dit de façon ironique et avant-hier, comme ils disent une barre Nutella. Ils savent même pas ce que dit Bardella.

Ils ne sont pas renseignés sur son parcours personnel, sur ses qualités, sur son expérience professionnelle. Ils ne voient même pas ce qu'il dit. Ils ne voient pas.

16:17
Locuteur

Ils

16:17
Présentateur

votent pour une espèce de marque. Voilà. Bardella. Pareil pour Marion Maréchal. Et donc dans cette situation-là, nous, on a quelque chose de terrible. C'est que nous, on s'adresse à l'intelligence des gens. Ça fait 17 ans.

16:31
Locuteur

Il

16:31
Présentateur

y a des gens qui m'avaient dit – déjà il y a plusieurs années – plusieurs personnes qui m'ont dit « Vous avez bien tort de vous adresser à l'intelligence des Français. Vous devriez plutôt vous adresser à leurs bêtises

16:43
Locuteur

».

16:43
Présentateur

Alors effectivement, parfois, on pourrait se dire «

16:45
Locuteur

Est

16:45
Présentateur

-ce qu'on ne devrait pas faire, je sais pas, des trucs... » Mais ça serait plus l'UPR.

16:50
Locuteur

Ça

16:50
Présentateur

serait plus l'UPR. Donc les gens qui nous brocardent, les gens qui disent « Vous devriez vous remettre en question », etc., mais qu'est-ce qu'ils proposent concrètement ? À part dire « Vous devriez... Il

17:02
Locuteur

faut

17:02
Présentateur

le gars... » Je me permets d'ailleurs d'insister au passage

17:06
Locuteur

sur

17:06
Présentateur

le fait qu'il n'y a pas que nous qui sommes concernés. Si vous regardez le tableau qui a été présenté dans Ouest-France, vous voyez que Bardella, celui qui a fait le plus grand score, c'est celui qui a été le plus médiatisé.

17:18
Locuteur

Et

17:18
Présentateur

puis après ça, vous avez Ayer et Glucksmann, etc., etc. Puis après, vous avez Bellamy.

17:24
Locuteur

Et

17:24
Présentateur

puis après, par exemple, il y a des gens qui nous brocardent parce que le Parti animaliste est arrivé devant nous. Bon. D'abord, le Parti animaliste a réussi à obtenir de pouvoir continuer à maintenir un petit chat ou un petit chien ou je ne sais pas quoi sur une affiche. C'est un scandale, à mon avis, parce que ça veut dire qu'on joue sur l'émotionnel et sur l'émotif. C'est l'antithèse même de la politique. En fait, c'est vraiment du populisme de montrer un petit chaton.

17:50
Locuteur

Moi,

17:50
Présentateur

je trouve ça dégueulasse. Je le dis comme je le pense parce que ça veut dire qu'on joue sur l'attachement qu'une personne peut avoir pour un petit animal pour le faire voter pour un parti qui, par ailleurs, est un parti européiste. Bon. Mais par exemple, Mme Hélène Thouy, qui est à la tête du Parti animaliste, allez regarder. Elle a eu beaucoup plus de médiatisation que moi au cours des 5 dernières années. Elle n'en a pas eu énormément. Elle en a eu plus. C'est un fait. Allez regarder. Et donc

18:18
Locuteur

Jean

18:19
Présentateur

Lassalle ou bien Gouvernatori ont eu, comme moi, des faibles médiatisations. Et donc ils ont des faibles scores. C'est aussi simple que ça. Alors que ceux qui me disent qu

18:32
Locuteur

'il

18:32
Présentateur

faut changer complètement la stratégie, il faut qu'ils aillent dire qu'il faut changer complètement la stratégie de M. Gouvernatori, de Mme Thouy, de M. Lassalle, etc., etc., qu'ils aillent, M. Lacroix et compagnie, ou bien de la liste pour l'espéranto. Il faut qu'ils aillent. Il faut complètement changer de stratégie. Ils n'ont pas compris

18:53
Locuteur

que

18:54
Présentateur

celui qui tient les médias tient les élections. Il n

18:57
Locuteur

'y a

18:57
Présentateur

pas que ça. Il y a également le sondage.

18:59
Locuteur

D

18:59
Présentateur

'ailleurs, la meilleure preuve,

19:01
Locuteur

c

19:02
Présentateur

'est que vous savez que les médias ont décidé...

19:05
Locuteur

Ce n'étaient

19:05
Présentateur

pas les médias, d'ailleurs. Ils ont eu des instructions qu'il y avait 8 grands candidats. Et tous les médias... Tous ont retenu les 8 mêmes candidats, ce qui prouve qu'il y a eu concertation

19:18
Locuteur

et

19:19
Présentateur

conjuration, un véritable complot, j'ose le dire, parce que ça n'est pas normal que tous les médias,

19:25
Locuteur

à

19:25
Présentateur

la fois écrits, radio et télévision, choisissent de faire des débats avec toujours les 8 mêmes. Il aurait pu y avoir un média qui ait eu l'idée de se dire « Tiens, je vais changer... Je vais faire un mélange avec des gens qui sont des petits et des grands candidats. Ou alors je vais les tirer au sort. Ça va changer un petit peu l'eau du bocal. Ça va intéresser les gens ». C'est ce qu'ils auraient dû faire, normalement, parce que normalement, ils sont à la recherche de l'audience. Mais non. Ils ont maintenu tous, tous, tous, tous, tous, jusqu'à la fin, l'idée de la poule A, c'est-à-dire les 8 candidats.

Et bien sûr, ces 8 candidats qui ont été jugés comme étant les principaux candidats, il y en a 7 qui ont dépassé les 5%.

20:03
Locuteur

Voilà. Il

20:06
Présentateur

n

20:06
Locuteur

'y

20:06
Présentateur

en a qu'un, Léon Desfontaines, le PCF, qui a fait 2,4, quelque chose comme ça. Mais tous les autres ont dépassé 5%.

20:12
Locuteur

En

20:13
Présentateur

revanche, dans ce que j'appelle la poule B, c'est-à-dire là où j'ai participé, le débat sur France Télévisions, soit dit en passant quelques jours...

20:22
Locuteur

C

20:22
Présentateur

'est 4 jours avant le scrutin, au moment où, comme on le dit, il y a eu la cristallisation des décisions. Donc c'était de toute façon trop tard.

20:29
Locuteur

Et

20:30
Présentateur

on est passé de toute façon à 11h du soir. Et on a eu par ailleurs une émission qui a été tronquée. Les grands candidats ont pu parler chacun 13 minutes. Nous,

20:38
Locuteur

on

20:38
Présentateur

a pu chacun parler 8 minutes.

20:40
Locuteur

Mais

20:40
Présentateur

dans cette poule B, là, il n'y

20:43
Locuteur

en

20:43
Présentateur

a aucun qui a dépassé 3%.

20:45
Locuteur

Il

20:46
Présentateur

n

20:46
Locuteur

'y

20:46
Présentateur

en a aucun qui a même pu obtenir son remboursement. Donc c'est pas Asselineau dont il est question. Lassalle, Touilly, Governatori, etc., etc., Artho. On est tous dans le même bateau. C'est-à-dire qu'on a été très peu médiatisés. Donc on a finalement fait des mauvais résultats. On en a été un peu plus. Mais il y a des petites listes encore plus petites que les nôtres qui n

21:09
Locuteur

'ont

21:09
Présentateur

pas du tout, du tout été médiatisées. Alors elles font du 0, et quelques.

21:12
Locuteur

Est

21:13
Présentateur

-ce que c'est si difficile à comprendre

21:14
Locuteur

? Et

21:16
Présentateur

donc la conclusion que devraient en tirer les gens, c'est de dire qu'il faut absolument arrêter de suivre les médias. Il faut absolument diffuser autour de nous les informations de l'UPR et surtout, surtout, surtout, surtout, surtout, voter en fonction des convictions et non pas en fonction de ce que font les médias.

21:38
Locuteur

Et

21:39
Présentateur

je voudrais à cet égard vous faire part de ma tristesse, pour ne pas dire davantage. Depuis ces élections... Je circule dans Paris. Ça m'arrive de me déplacer. Et j'ai une anecdote à raconter qui est absolument exacte. C'était hier soir.

21:56
Locuteur

Je

21:56
Présentateur

me suis promené... C'était dans le quartier du Montparnasse pendant environ une demi-heure, même pas 20 minutes. J'ai rencontré coup sur coup

22:03
Locuteur

6

22:04
Présentateur

personnes qui m'ont reconnu. 6.

22:07
Locuteur

Je

22:08
Présentateur

dis bien 6 personnes à 6 moments différents. En l'espace de 25 minutes, ça fait quand même beaucoup. On a l'impression d'être sans arrêt... Bon. Ces 6 personnes qui m'ont reconnu... Il y en avait certainement d'autres qui m'avaient reconnu. Mais ces 6 personnes-là, non seulement elles m'ont reconnu, mais elles sont venues me voir.

22:22
Locuteur

Et

22:22
Présentateur

elles sont venues me voir en me disant « Ah, M. Assino, fabuleux ! Est-ce que je peux prendre une photo ? Vous avez fait une campagne formidable ? J'écoute toutes vos vidéos », etc. Donc j'étais content.

22:34
Locuteur

Mais

22:34
Présentateur

je leur ai demandé... Je leur

22:35
Locuteur

ai

22:35
Présentateur

dit « Mais est-ce que vous avez voté pour moi

22:37
Locuteur

? »

22:39
Présentateur

Sur ces 6 personnes,

22:41
Locuteur

il

22:41
Présentateur

n

22:42
Locuteur

'y

22:42
Présentateur

en a qu'une seule qui avait voté pour moi.

22:45
Locuteur

Une

22:45
Présentateur

seule.

22:47
Locuteur

Les

22:47
Présentateur

autres, ils avaient voté quoi

22:48
Locuteur

? «

22:49
Présentateur

Ah ben oui. Mais ah non, j'ai voté Marion.

22:53
Locuteur

Ah

22:54
Présentateur

non, j'ai voté Bardella. Ah non, moi, j'ai voté Mélenchon. » Alors je m'adresse vraiment à ces personnes-là. Il y en a qui m'écoutent là-dedans. Parce que c'est pas normal que nous n'ayons pas grimpé. On a fait à peu près le même score en nombre de voix qu'en 2019, alors que notre notoriété a explosé sur Internet.

23:14
Locuteur

Ça

23:14
Présentateur

veut donc dire que

23:15
Locuteur

notre

23:17
Présentateur

notoriété a explosé. On est passé de 90 000 abonnés sur YouTube à 454 000.

23:25
Locuteur

On

23:25
Présentateur

est passé de 25 millions de vues cumulées à 99 millions de vues cumulées. Donc on a eu des... C'est ce qui nous donnait à penser qu'on allait

23:33
Locuteur

faire...

23:33
Présentateur

Moi, j'espérais... Vraiment, j'étais comme nous tous. Nous avons été extraordinairement déçus de ne pas atteindre les 3 %. Les 5 %, en notre fond intérieur, on doutait de pouvoir y parvenir. Mais les 3 %, nous paraissaient faciles... Enfin pas faciles, mais

23:49
Locuteur

très

23:50
Présentateur

probables.

23:52
Locuteur

Et

23:52
Présentateur

donc je m'adresse ici à toutes celles et tous ceux qui me regardent tout au long de l'année,

23:56
Locuteur

qui

23:57
Présentateur

apprécient nos vidéos.

23:59
Locuteur

En

24:00
Présentateur

ne vantant pas pour nous,

24:01
Locuteur

ils

24:02
Présentateur

ont pris une responsabilité qui est terrible, en fait. Terrible

24:06
Locuteur

!

24:06
Présentateur

Première responsabilité, c'est que n'ayant pas franchi la barre des 3 %, nous ne serons pas remboursés. Or, nous avons des ardoises. Là, on a une ardoise de plus de 900 000 € auprès de l'imprimeur. Est-ce que les gens se rendent compte de ce que ça veut dire ? 900 000 € pour les affiches, pour les bulletins de vote, pour les professions de foi ? Est-ce que les gens se rendent compte

24:27
Locuteur

? Est

24:28
Présentateur

-ce que les gens se rendent compte que plutôt que de voter pour Mme Maréchal, s'ils avaient voté pour nous, s

24:34
Locuteur

'ils

24:34
Présentateur

nous avaient permis de dépasser les 3 %, on aurait 1 million d'euros pour continuer notre action ?

24:40
Locuteur

D

24:41
Présentateur

'ailleurs, nous n'avons pas assez d'argent pour payer, en fait. J'ai lancé une cagnotte le 1er décembre. Vous la suivez. On est à peu près à 89 %, donc ça a bien marché. Mais il nous manque encore 200 000 €.

24:54
Locuteur

Et

24:54
Présentateur

donc je lance ici un appel. Il nous faut absolument 200 000 € pour pouvoir payer tout ce que nous avons engagé pour cette campagne.

25:02
Locuteur

Donc

25:03
Présentateur

les personnes qui n'ont pas voté pour nous,

25:05
Locuteur

en

25:06
Présentateur

croyant que ça n'était pas important, ne se rendent pas compte qu'ils ont flingué ce qui leur donne de l'information.

25:12
Locuteur

Parce

25:13
Présentateur

que je voudrais dire quelque chose de très précis. Je ne suis pas une encyclopédie vivante, ad vitam aeternam, en train de diffuser de

25:20
Locuteur

l

25:20
Présentateur

'information gratis, gratis, gratis,

25:22
Locuteur

et

25:23
Présentateur

que les gens viennent avidement regarder, s'inspirer, etc. Et au moment du vote, de dire « Non, je vais voter pour Bardella

25:30
Locuteur

», pour

25:31
Présentateur

quelqu'un qui a 28 balais, qui a une incompétence notoire, qui est un traître... On l'a vu tout de suite, d'ailleurs. On l'a vu. Il a commencé dès le lendemain à dire que finalement, il ne reviendrait pas sur la réforme des retraites. Il est en train de confirmer ce que je dis depuis 17 ans et demi. Enfin je ne comprends pas que des gens puissent

25:48
Locuteur

trouver

25:49
Présentateur

que ce que je dis est formidable et ensuite aller voter pour un escroc, pour l'escroquerie du RN. Pour moi, c'est incompréhensible. Ceux qui ont voté pour Mme Marion Maréchal... Vous avez vu les événements de la journée. Mme Maréchal, tête de liste zémourienne, elle a fait élire 5 députés européens, 5 eurodéputés.

26:13
Locuteur

Sur

26:14
Présentateur

les 5, ce soir, il n'y

26:15
Locuteur

en

26:15
Présentateur

a plus qu'un qui reste chez Zemmour.

26:17
Locuteur

C

26:17
Présentateur

'est Mme Knafo.

26:17
Locuteur

Parce

26:18
Présentateur

que Mme Maréchal, l'âme numéro 5,

26:21
Locuteur

c

26:21
Présentateur

'est-à-dire Mme Trochu, le numéro 2, c'est-à-dire M. Pelletier, le numéro 4, M. Bay, vont partir avec Mme Marion Maréchal et faire alliance avec RN et le LR.

26:34
Locuteur

Vous

26:35
Présentateur

trouvez ça bien d'avoir voté pour Marion Maréchal ?

26:38
Locuteur

Pour

26:38
Présentateur

avoir en fait des élus qui, maintenant, vont être accoquinés avec une partie de LR, même si... Comment s'appelle-t-il ? Ciotti est désavoué par les barons de LR. Il y a une partie très significative des adhérents de LR qui soutient Ciotti.

26:54
Locuteur

Donc

26:54
Présentateur

on a... On voit apparaître une espèce d'alliance RN-LR avec tout ce petit monde qui va se retrouver dans le groupe ECR avec Mme Mélanie. Vous le savez, je l'avais dit à l'avance.

27:07
Locuteur

Ça

27:07
Présentateur

ne va rien changer du tout.

27:10
Locuteur

Est

27:10
Présentateur

-ce que vous vous rendez compte ce que c'est d'avoir voté pour Mme Maréchal ?

27:14
Locuteur

Alors

27:14
Présentateur

que si nous, on avait eu 5 députés, est-ce que vous vous rendez compte ce que ça aurait changé ?

27:19
Locuteur

Alors

27:20
Présentateur

pourquoi les gens font-ils ça

27:22
Locuteur

?

27:22
Présentateur

Les gens, ils font ça, je suis désolé, par superficialité. C'est un... Le nombre de gens que... Je l'ai dit tout à l'heure, parmi les 6 personnes que j'ai rencontrées, il n'y

27:30
Locuteur

en

27:30
Présentateur

a qu'une seule qui a voté pour moi. Et les autres, je leur dis « Mais pourquoi vous avez fait ça ? Ah oui, mais... ». Et toujours, ce qui revient, c'est

27:37
Locuteur

«

27:38
Présentateur

Oui, mais on savait que de toute façon vous feriez un petit score. On savait que vous n'arriveriez pas... ». Donc ça, c'est la tyrannie des sondages. C'est la théorie de la self-fulfilling prophecy, la prophétie autoréalisatrice des Américains. À force d'avoir l'IFOP qui, jour après jour, après jour, après jour, après jour, dit que l'UPR fait 0, 0, 0, 0, 0, 5, 0, 0, 5...

28:02
Locuteur

Les

28:03
Présentateur

gens, ça finit par entrer dans leur... Et ils croient plus. L'IFOP, qui est une entreprise qui s'est livrée déjà à de nombreuses escroqueries... C'est pas moi qui le dit. C'est la commission des sondages. J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. Je vais pas revenir dessus. L'IFOP avait fait des faux sondages. Par exemple, le 7 février 2022, il donnait M. Zemmour à 16,5% et au deuxième tour de la présidentielle. Et la commission des sondages avait mis en garde... Il y

28:28
Locuteur

a

28:28
Présentateur

des articles sur le sujet en disant que c'était un faux l'IFOP.

28:32
Locuteur

Donc

28:32
Présentateur

l'IFOP a mis dans la tête des Français, qui s'intéressent un peu à la politique, eh bien qu'on n'y arriverait pas. Les médias nous ont mis en poule B à 23 heures, dans le meilleur des cas. Ils s

28:41
Locuteur

'y

28:41
Présentateur

ont complètement invisibilisés. Donc les Français se sont dit « il n'y arrivera pas

28:45
Locuteur

». Mais

28:47
Présentateur

en fin d'une pipe, je sais pas.

28:48
Locuteur

Enfin

28:48
Présentateur

pour moi, je ne comprends pas.

28:51
Locuteur

Je

28:51
Présentateur

ne comprends pas que lorsqu'on avait une élection qui était une occasion absolument rêvée

28:56
Locuteur

pour

28:57
Présentateur

nous envoyer 5% des eurodéputés au Parlement européen, il n

29:02
Locuteur

'y

29:02
Présentateur

avait aucun risque. Je l'ai dit sur tous les tons.

29:05
Locuteur

Il

29:06
Présentateur

n

29:06
Locuteur

'y

29:06
Présentateur

avait que des avantages à envoyer 5 eurodéputés de l'UPR au Parlement européen. Et même si on n'arrivait pas aux 5%, au moins de nous rembourser notre truc, le 1,2 millions d'euros qu'on va dépenser,

29:20
Locuteur

ceux

29:20
Présentateur

qui ont voté, malgré ça, pour Bardella

29:23
Locuteur

ou

29:24
Présentateur

pour Marion Maréchal ou éventuellement même pour Mélenchon, porte une responsabilité – je le dis bien

29:29
Locuteur

–

29:30
Présentateur

écrasante,

29:32
Locuteur

écrasante dans

29:33
Présentateur

la situation.

29:35
Locuteur

Parce

29:35
Présentateur

que le résultat, c'est quoi ? C'est qu'on a fait 1%. Donc il y

29:38
Locuteur

a

29:38
Présentateur

des gens qui nous brocadent... Ben, très bien. Ça veut dire qu'on n'a pas créé la dynamique que l'on espérait. Ça veut dire qu'on ne peut pas aller aux législatives. On n

29:46
Locuteur

'a

29:46
Présentateur

pas l'argent. Si on nous avait remboursé le million, on aurait pu y aller. On n'a pas l'argent.

29:52
Locuteur

On

29:52
Présentateur

n'a pas les valises de Poutine, les valises de Xi Jinping ou que sais-je. On n'a aucun endettement public. On ne dépend que des Français. Ceux qui n'ont pas voté pour nous, ils nous ont privés d'un million d'euros. Donc on ne peut pas aller aux législatives.

30:05
Locuteur

Est

30:05
Présentateur

-ce que les gens peuvent le comprendre, ça

30:07
Locuteur

? Alors

30:09
Présentateur

ça veut dire quoi aussi ? Ça veut dire qu'à partir du moment où on a fait 1% qu'on va pas aux législatives, aux prochaines élections, les médias nous mettront toujours dans la poule baie

30:18
Locuteur

les

30:18
Présentateur

petits candidats. Donc c'est un cercle vicieux

30:20
Locuteur

dans

30:21
Présentateur

lequel les Français qui croyaient en nous, qui croient en moi et en nous, et qui n'ont pas voté pour nous, ils nous ont enfermés dans ce cercle vicieux. Voilà ce que je voulais dire, ce que j'ai sur le cœur. Et il n

30:33
Locuteur

'y

30:33
Présentateur

a pas que moi qui le dit. C'est toutes les équipes, ici. Voilà. Alors d'une certaine façon... Enfin je ne sais pas comment le dire autrement. Je remercie infiniment tous ceux qui nous donnent de l'argent. Je remercie infiniment tous ceux qui, malgré l'adversité dans laquelle on a été plongés, malgré ces entreprises diaboliques, en fait, consistant à nous invisibiliser, consistant à mettre des sondages absolument affreux, etc., qui, malgré cela, ont eu

31:02
Locuteur

la

31:04
Présentateur

persévérance, l'opiniâtreté de voter pour nous. Tous ceux

31:09
Locuteur

-là,

31:09
Présentateur

je les remercie. Quant aux autres, je les mets face à leurs responsabilités. Parce que peut-être qu'un jour, on sera obligés de faire mes boutiques. C'est aussi simple que ça. On n'est financé par personne que par vous. Voilà. Et je le répète, on n'est pas une encyclopédie à distribuer de l'information. Voilà. On est un parti politique qui voulait changer. Ceux qui n'ont pas voté pour nous nous ont empêchés

31:31
Locuteur

d

31:31
Présentateur

'avoir cette dynamique. Et le résultat, on le voit ce soir.

31:35
Locuteur

Ce

31:35
Présentateur

soir, on voit que la scène politique française est en train d'exploser partout, absolument partout. On va vers un désastre national de très grande ampleur. On voit d'ailleurs aussitôt que tout ça, c'était un théâtre d'ombre, que Mme Marion Maréchal, maintenant, va fricoter avec Ciotti, les Républicains, etc. Mais comment est-ce que des gens qui m'écoutent ont pu voter pour ça

31:55
Locuteur

? On

31:56
Présentateur

voit que M. Bardella et le RN se sont précipités pour faire alliance avec une partie des Républicains. Ils sont tous d'accord pour l'UE, pour l'euro, pour l'OTAN, pour l'Ukraine, contre la Russie, etc., etc.

32:11
Locuteur

Le

32:11
Présentateur

plus extraordinaire, d'ailleurs, c

32:13
Locuteur

'est

32:13
Présentateur

que j'apprenais tout à l'heure que Mme Virginie Joron,

32:15
Locuteur

qui

32:16
Présentateur

était la seule à travailler dans le groupe Rassemblement national au Parlement européen, elle est candidate aux législatives en Alsace. Elle va être élue. Elle va quitter le Parlement européen. C'est un peu ballot. C'est-à-dire que le groupe RN, qui avait auparavant 23 députés, passent à 30 députés. Ah ben c'est bravo. Ça, c'est impressionnant. Là-dedans, ils ne vont rien faire comme d'habitude. La seule qui bossait, elle va partir. Voilà. Les Français, ils vont avoir ce pour quoi ils ont voté. Voilà. Ça veut dire qu'ils vont avoir 30 députés du RN, plus 4 députés de l'ex-reconquête. On va voir arriver probablement Mme Marion Maréchal, M. Nicolas Bay, M.

Pelletier et Mme Trochu, qui vont rejoindre 34 eurodéputés du RN. Et puis il ne se passera rien.

33:06
Locuteur

Voilà.

33:07
Présentateur

Ils seront dans le groupe de Mélanie. Voilà. C'est ça. Alors que vous auriez pu

33:12
Locuteur

avoir

33:14
Présentateur

5 eurodéputés de l'UPR quand elle a fait le scandale dont je parlais. Voilà. Pour moi, c'est un crève-cœur. C'est vraiment... Et là, face à ça, je ne sais pas que dire, parce qu'on a fait tout ce que l'on pouvait. Je l'ai expliqué 50 fois. Mais ça veut dire qu'en fait, la puissance, l'hypnose médiatique est plus forte que tout,

33:33
Locuteur

plus

33:34
Présentateur

que ça, plus que tout raisonnement, l'hypnose médiatique. Voilà ce que j'avais à dire, puisqu'on m'interroge sur ce que je pense des résultats.

33:41
Locuteur

– Une

33:45
Locuteur 2

question du tchat de Joey F.F. Il faut l'alliance souverainiste. Il y a urgence.

33:53
Locuteur

– Oui.

33:53
Présentateur

Alors ça, c'est encore...

33:54
Locuteur

Encore

33:57
Présentateur

un truc. Alors je voudrais dire d'ailleurs à ce propos

33:59
Locuteur

que...

34:01
Présentateur

J'ai regardé d'ailleurs au passage le score de la liste... D'abord des autres listes.

34:08
Locuteur

Voilà.

34:08
Présentateur

Parce que depuis que j'ai créé l'UPR, il y

34:10
Locuteur

a

34:10
Présentateur

des gens qui disent que là, je suis une espèce de bon prof, mais que je sais pas m'y prendre, qu'on va faire beaucoup mieux, et si et ça. Bon. Je jetterai un voile pudique sur la liste de M. Husson et de M. Ferragueux, qui, je crois, a fait 1 700 voix, qui nous donnaient

34:25
Locuteur

des

34:26
Présentateur

leçons qu'on savait pas s'y prendre, qu'on était nuls, et si et ça. Bon.

34:30
Locuteur

Je

34:30
Présentateur

ne vais pas parler de la liste de M. O'Haraud pour sortir de l'UE ou de la liste de M. Kouzmanovitch, qui d'ailleurs ne proposait pas de sortir de l'UE,

34:39
Locuteur

ou

34:39
Présentateur

de la liste de je sais plus qui encore, qui s'est réveillée, qui voulait... Oui, la 38e liste, celle qui a été rajoutée. Voilà. Toutes ces listes qui sont poussées comme des champignons après la pluie, plutôt que de nous rallier. Mais je voudrais dire un mot sur la liste de M. Filippo et de M. Poisson.

34:56
Locuteur

Parce

34:56
Présentateur

que si j'ai bien compris, cette liste,

34:58
Locuteur

c

34:58
Présentateur

'était justement une union des souverainistes. On allait voir ce qu'on allait voir. Et contrairement... Quand je lis « Filippo a fait tel score », non, c'est pas Filippo. C'est Filippo plus Frédéric Poisson, plus le cercle Aristote de M. Rougeron, plus Génération Frexit, qui a paraît-il changé de nom, parce que Frexit, ça ne leur convenait plus.

35:19
Locuteur

Ils

35:19
Présentateur

ont fait quel score, en fait ?

35:21
Locuteur

Ils

35:22
Présentateur

ont fait 0,93% des suffrages,

35:24
Locuteur

là

35:25
Présentateur

où nous, on a fait 1,02. Mais j'ai regardé un petit peu les résultats antérieurs.

35:30
Locuteur

C'est-à-dire

35:30
Présentateur

le parti chrétien-démocrate, le parti de M. Poisson, lorsqu'il s'est présenté aux élections européennes en 2014, il avait fait 0,74% des suffrages.

35:40
Locuteur

Et

35:41
Présentateur

le parti Les Patriotes avait fait 0,65%.

35:45
Locuteur

Alors

35:46
Présentateur

ça veut dire que s'il y avait ce que l'on nous dit toujours, que l'union fait la force, etc., 0,74% plus 0,65%, ça fait 1,39%.

35:57
Locuteur

Si

35:58
Présentateur

on ajoute le poids des deux groupuscules supplémentaires, ils auraient pu faire 1

36:02
Locuteur

,45%. Et

36:04
Présentateur

puis éventuellement, un effet dynamique, ils auraient fait 1,50%.

36:07
Locuteur

Ils

36:08
Présentateur

ont fait 0,93%.

36:10
Locuteur

Ça

36:11
Présentateur

veut donc dire que rien que si on additionne via le résultat de 2014 et le résultat des Patriotes de 2019, on devait avoir 1,39%, 0,93%, il y a un tiers des voix qui sont parties.

36:25
Locuteur

C

36:25
Présentateur

'est donc la confirmation... J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. Lorsque M. Filippo avait soutenu M. Dupont-Aignan, M. Dupont-Aignan était passé de 4,7% aux législatives à la présidentielle... Enfin je me rappelle plus comment c'était. Il était passé de 4,7

36:45
Locuteur

%

36:45
Présentateur

à 2%, en fait. Il avait perdu 60%.

36:47
Locuteur

Là,

36:47
Présentateur

l'alliance entre M. Filippo et M. Poisson a fait qu'ils ont perdu un tiers de leurs électeurs. Voilà.

36:54
Locuteur

Donc

36:54
Présentateur

ça, c'est quelque chose qu

36:55
Locuteur

'il

36:55
Présentateur

faudrait... Là aussi, je suis rebuté de le dire. Une union, ça ne veut rien dire. L'union des Patriotes... L'alliance des droites... Tiens, regardez ce qui se passe à droite. Une alliance, ça peut faire des allisons. Ça peut faire des soustractions.

37:11
Locuteur

C

37:11
Présentateur

'est ça, la vérité.

37:13
Locuteur

Ça

37:13
Présentateur

peut faire des soustractions.

37:14
Locuteur

C

37:15
Présentateur

'est-à-dire qu'il peut y avoir des gens... Je ne sais pas. Par exemple, des gens qui votaient traditionnellement pour le parti chrétien-démocrate de M. Poisson, qui, d'un seul coup, ont désapprouvé cette alliance avec M. Filippo, parce que le parti chrétien-démocrate de M. Poisson, ses valeurs, ce sont des valeurs conservatrices. Il est contre le mariage gay, contre l'IVG, contre la GPA, contre la PMA, etc., etc. Il a le droit. Il a parfaitement le droit.

37:40
Locuteur

Mais

37:41
Présentateur

il se trouve que c'est pas forcément quelque chose qui peut séduire des personnes qui s'engagent pour la sortie de l'UE. Ça n'a strictement rien à voir. Voilà. C'est la raison pour laquelle – je le dis pour la 500e fois –

37:53
Locuteur

nous,

37:54
Présentateur

nous sommes un mouvement qui est au-dessus du clivage droite-gauche. Nous, nous rallions des personnes venant de tous les horizons.

38:01
Locuteur

Bon.

38:02
Présentateur

Et notamment de droite et de gauche. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Il y avait notre numéro 3 de liste.

38:08
Locuteur

C

38:08
Présentateur

'était le général Henri Roux,

38:10
Locuteur

qui

38:10
Présentateur

venait de la droite parlementaire, qui avait été sur la liste de M. Dupont-Aignan

38:14
Locuteur

en

38:15
Présentateur

2019, qui après avait quitté M. Dupont-Aignan et qui était présent en troisième sur notre liste.

38:20
Locuteur

Et

38:21
Présentateur

nous avions numéro 81, c'est-à-dire la place honorifique de dernier, celui que l'on remarque. Nous avions Pierre-Yves Colombat, qui était vice-président de l'Association des maires ruraux de France, sénateur de gauche, sénateur apparenté PS puis apparenté PC. Quelle autre liste était présentée aux Français sur ce programme avec des personnalités aussi variées ? Aucune.

38:44
Locuteur

Nous

38:45
Présentateur

avions 11 élus locaux.

38:47
Locuteur

On

38:47
Présentateur

avait des maires de petits villages, certains plutôt de tendance de droite, d'autres de tendance de gauche.

38:52
Locuteur

Eh

38:52
Présentateur

bien je peux vous dire que si on avait fait une alliance du style avec M. Poisson ou M. Philippot,

39:00
Locuteur

on

39:01
Présentateur

aurait perdu mais peut-être 50% de nos électeurs. Est-ce que les gens peuvent le comprendre ou pas

39:07
Locuteur

? Il

39:07
Présentateur

semble que non. Il y a des gens qui n'arrivent pas à comprendre ça. Voilà. De la même façon que si on avait fait une alliance avec LFI, on aurait eu 70% de nos électeurs qui seraient partis.

39:19
Locuteur

Est

39:19
Présentateur

-ce que les gens peuvent le comprendre ou pas ?

39:22
Locuteur

Il

39:22
Présentateur

semble que non. Voilà. Donc j'en reviens là-dessus. Nous avons d'ailleurs été, lors de ce scrutin comme sur tous les autres, aller sur le site du ministère de l'Intérieur. Nous avons été classés en LDIV, liste diverse, c'est-à-dire non classable ni à droite ni à gauche, comme en témoigne d'ailleurs la composition de la liste que je viens de rappeler, alors que la liste de M. Poisson et de M. Philippot était classée en LEXD, liste d'extrême-droite. Allez vérifier sur le site du ministère de l'Intérieur si ce que je dis est vrai ou est faux.

39:56
Locuteur

— Une

40:02
Locuteur 2

question de Nathan. Bonsoir, M. Asselineau. Avez-vous des regrets à propos de la campagne pour les européennes, s'agissant de l'UPR, avec tout mon soutien

40:11
Locuteur

? —

40:12
Présentateur

J'ai un peu ce dont je viens de parler. Je vais pas épiloguer sans cesse. Oui, j'ai des regrets. J'ai un regret.

40:20
Locuteur

C

40:20
Présentateur

'est que j'aurais peut-être dû lancer... Nous aurions peut-être dû lancer la cagnotte 2 mois avant pour nous payer la profession de foi supplémentaire.

40:31
Locuteur

J

40:31
Présentateur

'ai un regret aussi. C'est que normalement, le bulletin de vote que nous avions élaboré était beaucoup plus contrasté que ce que nous avons vu. Donc là, on a un petit conflit avec notre imprimeur, parce que... Bon, c'est pas dramatique. Mais je pense que c'était pas bien. On aurait voulu quelque chose... On avait voulu quelque chose de beaucoup plus contrasté. C'est un peu... C'est pas terrible. Bon. J'ai peut-être le regret de... J'aurais dû peut-être râler. Je sais pas. Je sais pas. Peut-être faire moins de réunions publiques en province pour dégager un peu d'argent, pour faire plus de tracts. Je ne sais pas. Parce que d'un autre côté... Moi, j'ai fait confiance...

Nous avons fait confiance aux règles de l'ARCOM, de l'ex-CSA, qui dit que normalement, pour donner de la parole dans les médias, il se juge sur un certain nombre de critères. Les scores aux élections antérieures... Donc là encore, une fois, ceux qui n'ont pas voté pour nous nous ont handicapés pour les élections suivantes. C'est ça.

41:28
Locuteur

C

41:28
Présentateur

'est ça qu'il faut comprendre. Deuxièmement, l'ARCOM dit qu'il juge en fonction des réunions publiques sur le terrain. C'est aussi pour ça que j'en ai fait, même si ça nous a parfois coûté beaucoup d'argent. Mais on faisait des salles pleines. Et puis par ailleurs sur la capacité à animer les réseaux sociaux. Et on l'a fait. Donc on a essayé de remplir toutes les cases que demandait l'ARCOM. Mais enfin, de toute façon, c'est peine perdue, puisque l'ARCOM n'a pas vraiment de moyens de coercition sur les chaînes de radio et de télévision. Et puis de toute façon, voilà, vous avez compris le problème auquel nous sommes confrontés, auquel je suis confronté depuis 17 ans.

C'est que nous ne devons pas exister, parce que nous, nous disons la vérité, la réalité. Nous nous attaquons aux véritables causes, aux racines

42:12
Locuteur

de

42:12
Présentateur

la destruction de la France. La France est en train d'être détruite parce qu'elle appartient à l'UE, à l'euro et à l'OTAN.

42:20
Locuteur

Et

42:21
Présentateur

tous ceux qui vous disent « On va rester dans l'UE, dans l'euro, dans l'OTAN », normalement, vous devriez aussitôt fermer... Comment dirais-je ? Éteindre la télé, éteindre la radio, ce sont des gens qui nous entraînent dans la ruine.

42:32
Locuteur

Et

42:33
Présentateur

encore une fois, j'avoue, nous n'arrivons pas à comprendre

42:36
Locuteur

que

42:37
Présentateur

les centaines de milliers, les millions de personnes qui regardent nos vidéos, qui m'ont écouté, ayant compris ça, sont quand même allés voter pour des gens qui veulent rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN. C'est incompréhensible. Voilà.

42:50
Locuteur

—

42:54
Locuteur 2

Question de Méli. Bonjour, M. Asselineau. Pourquoi ne pas avoir mis plutôt une profession de foi par courrier, sachant qu'un bon nombre de bulletins de vote ont été imprimés ? Et pourquoi ne pas les avoir mis en ligne sur le site du ministère

43:07
Locuteur

? Alors

43:09
Présentateur

il

43:09
Locuteur

y a

43:09
Présentateur

deux choses différentes. On aurait pu mettre la profession de foi

43:14
Locuteur

dans

43:15
Présentateur

les envois postaux plutôt que le bull d'un autre. De toute façon, on n'avait pas assez d'argent. Je l'ai déjà expliqué. Il nous a manqué environ 350 000 – 400 000 €.

43:24
Locuteur

Parce

43:25
Présentateur

que c'est ça. Les 49 millions de professions de foi, c'est-à-dire un tract envoyé à 49 millions d'électeurs, c'est 350 000 €. Il faut bien comprendre le truc. Bon. Et donc on a hésité entre la profession de foi et le bulletin de vote. Bon. En fait, il n'y avait pas de bonne solution. En 2019, on avait mis la profession de foi. Le résultat des cours, c'est qu'on avait eu des adhérents, des gens qui nous avaient dit – et nombreux – « Ah, j'ai été dans des bureaux de vote. Et malheureusement, il y

43:54
Locuteur

a

43:54
Présentateur

quelqu'un qui avait mis votre profession de foi au lieu de mettre le bulletin de vote. Ça a été considéré comme un vote nul ». On en a eu beaucoup.

44:00
Locuteur

Donc

44:00
Présentateur

on s'est dit « Bon, ben, on ne recommencera pas la même erreur. La prochaine fois, on mettra un bulletin de vote pour que de toute façon, les gens aient le bulletin de vote ». Et puis on s'est dit « De toute façon, les gens qui veulent voter pour un parti », c'est pas la lecture d'une profession de foi éventuellement, puisque 80% des Français ne lisent pas les professions de foi qui leur sont envoyées. On s'est dit « C'est pas ça qui va changer les données du problème ». Donc là, on a mis le bulletin de vote. Bon. Peut-être qu'il aurait mieux valu mettre la profession de foi. Je n'en sais rien. En tout cas, bon, l'expérience que je vois –

44:27
Locuteur

et

44:27
Présentateur

je l'ai dit tout à l'heure – c'est que tous les partis qui ont été empoulbés, comme je le disais sur France TV, ils ont tous fait moins de 3 %, tous, tous, tous. Donc ils ont mis des bulletins de vote, pas de bulletin de vote, des professions de foi, etc. On a tous été... C'est-à-dire que le problème, il n

44:43
Locuteur

'est

44:43
Présentateur

pas là. Voilà. Je note d'ailleurs au passage

44:45
Locuteur

que

44:46
Présentateur

Lutte Ouvrière a quand même le luxe de se permettre l'envoi et d'une profession de foi et d'un bulletin de vote. Ça veut dire qu'ils ont quand même beaucoup d'argent. Voilà. Lutte Ouvrière, ils ont de l'argent. Alors que j'ai vu qu'il y avait quand même d'autres listes qui n'avaient pas les moyens de le faire. Donc... Mais quand je vois les résultats finaux, bon, voilà. C'est pas ça qui est déterminant. Je le dis et je le répète. Les facteurs les plus déterminants,

45:08
Locuteur

ce

45:09
Présentateur

sont les passages médias,

45:11
Locuteur

pas

45:12
Présentateur

seulement le nombre d'heures, d'ailleurs, mais le moment. Parce que je voudrais dire aussi... Là, c

45:16
Locuteur

'est

45:16
Présentateur

ce que j'ai sur le cœur. Tiens, parfois, on nous a donné comme un os à ronger. On m'a donné... En général, on me disait... Tiens, vous avez 8 minutes sur BFM. Et puis quand on arrivait sur place, les 8 minutes, c'était plus que 6 minutes. Et puis sur le plateau, c'était plus que 4 minutes. Ça, c'est systématique.

45:32
Locuteur

Mais

45:33
Présentateur

quand j'étais invité, c'était par exemple à BFM un jour de semaine à 16 heures. Mais qui regarde BFM à 16 heures un jour de semaine

45:39
Locuteur

?

45:39
Présentateur

C'est vraiment... L'audience est à l'étiage. est vraiment très bas. Ou alors j'ai eu France Info Télévisions qui m'a invité un dimanche à 7h45. Qui regarde France Info TV ? Ce qui n'est pas France Info. C'est France Info TV. C'est très différent. À 7h45, le dimanche. Et comme ils m'avaient proposé ça un dimanche et que je n'étais pas disponible, ils m'ont proposé ça le dimanche suivant, c'est-à-dire que j'étais abonné au dimanche 7h45. Alors évidemment, certains pourraient dire... J'avais qu'à dire que je ne voulais pas y aller. Mais le problème, c'est que si j'avais dit que je ne voulais pas y aller, ils m'auraient pas invité davantage. Ils auraient pu après dire...

Ah oui, mais quand on l'invite, il ne vient pas. Bon. Mais pour que tout le monde soit bien au courant de la façon dont ça se passe, les rares fois où j'ai été invité

46:25
Locuteur

BFM

46:26
Présentateur

TV, CNews, etc., France Info TV, mon passage n'a même pas été repris en podcast.

46:35
Locuteur

Ils

46:35
Présentateur

ont fait en général un, deux ou trois tweets pour citer un passage... Oui, j'avais une formule qui avait plutôt fait tilt. Ils avaient trouvé que la formule était bien. Donc ils ont passé un petit passage.

46:46
Locuteur

Mais

46:46
Présentateur

la continuité de l'interview n'existait pas. Il a fallu à chaque fois que ce soit l'un de nos adhérents ou de nos militants qui prenne sur lui d'enregistrer sur son propre écran de télévision l'émission pour ensuite la balancer. Est-ce que vous vous rendez compte du truc ? Et c'est pas tout.

47:03
Locuteur

Parce

47:04
Présentateur

que lorsque Mme Valérie Ayer lâchait une phrase dont elle avait le secret qui montrait son extrême intelligence de la situation... Enfin bon, bref, elle n'avait rien à dire. Mais dès qu'elle sortait quelque chose, ou M. Bardella, etc., c'était aussitôt des reprises. C'est ce qu'on appelle dans le métier des journées des reprises. Repris, alors c'était sur TF1, LCI, RTL... Mme Ayer, elle a pondu un truc, là, sur BFM TV. Voilà.

47:33
Locuteur

M.

47:33
Présentateur

Attal, il a dit ci, il a dit ça. Donc les reprises. Et puis dans les journaux. Moi, il n'y a jamais eu la moindre reprise.

47:43
Locuteur

C'est

47:43
Présentateur

-à-dire que les émissions auxquelles j'ai été invité, non seulement c'était au plus bas de l'audience, mais il n'y a pas eu de podcast. Il y

47:49
Locuteur

a

47:49
Présentateur

eu simplement quelques petits extraits sur Twitter. Et terminé. Aucune reprise des confrères. Voilà la situation dans laquelle on se situe. Alors il y avait une deuxième partie de la question de cet internaute.

48:00
Locuteur

C

48:00
Présentateur

'était... La présence sur la liste du ministère, le site du ministère. C'était encore une autre histoire

48:07
Locuteur

qui

48:09
Présentateur

montre la volonté de nuire. Bon. Je ne suis pas allé personnellement déposer la liste. J'avais d'autres à fouetter. C'est notre directeur de campagne qui est allé avec un collaborateur. Ils sont allés à deux au ministère de l'Intérieur et qui ont déposé les instruments pour faire les... Comment dirais-je

48:26
Locuteur

?

48:26
Présentateur

Les bulletins de vote qui doivent être agréés et les professions de foi.

48:31
Locuteur

Et

48:32
Présentateur

là, il y a eu une méprise. C'est-à-dire que nous avions pris la décision

48:35
Locuteur

de

48:36
Présentateur

ne pas diffuser la profession de foi par le courrier aux électeurs, mais de diffuser le bulletin de vote, comme on l'a dit tout à l'heure. Or, il y a eu une question qui a été posée, et un document a signé qui était de confirmer qu'on ne déposait pas de profession de foi. Et malheureusement, notre directeur de campagne a signé ça

48:58
Locuteur

un

49:00
Présentateur

petit peu vite. Mais enfin, tout a été fait pour que ça soit confus.

49:04
Locuteur

C

49:05
Présentateur

'est-à-dire qu'il nous aurait posé la question. Est-ce que vous avez une profession de foi ? On aurait répondu oui.

49:11
Locuteur

Est

49:11
Présentateur

-ce que vous allez l'imprimer ? On aurait répondu oui, parce qu'on a l'imprimé à plus d'un million d'exemplaires qu'on a distribués. Et s'ils nous avaient dit « Est-ce que vous comptez l'envoyer par la poste avec les trucs ? », on aurait répondu non, parce qu

49:22
Locuteur

'on

49:22
Présentateur

n'avait pas les moyens de faire 49 millions.

49:24
Locuteur

Et

49:25
Présentateur

donc

49:25
Locuteur

la

49:26
Présentateur

question était... Il y avait une seule question de tout ça, qui était assez ambiguë. Et malheureusement, notre directeur de campagne a dit que non, on n'allait pas l'envoyer par la poste... Enfin pas l'envoyer par la poste. Mais en fait, c'était une question générale, et donc qui a été interprétée sans qu'ils nous mettent en garde, d'ailleurs au ministère de

49:41
Locuteur

l

49:41
Présentateur

'Intérieur, comme si nous n'avions aucune profession de foi, ce qui était absurde. C'est évident qu'un mouvement politique comme le nôtre avait une profession de foi. On s'est aperçu de la méprise dès le lendemain. On est donc intervenus. On a dit « Écoutez, il y a eu une méprise », etc. Le chef du bureau qui a été le contact a dit « Oui, bon, aucun problème. Vous nous faites un petit mot. Voilà. On leur a envoyé le document. Il suffisait de faire un clic et de le mettre en lien. Ça n'avait aucun problème ». Mais pas du tout.

50:09
Locuteur

On

50:09
Présentateur

s'est heurté à une volonté délibérée de nous occulter là aussi. On nous a expliqué que c'était trop tard, etc.

50:18
Locuteur

On

50:18
Présentateur

s'est porté devant le Conseil d'État en référé.

50:22
Locuteur

Et

50:22
Présentateur

le Conseil d'État en référé nous a également envoyé bouler. Bon, c'est pas très grave, parce que finalement, personne ou pratiquement personne n'allait regarder la profession de foi déposée sur le site du ministère de l'Intérieur. Mais quand même, mais quand même, il y

50:36
Locuteur

a

50:36
Présentateur

eu une volonté délibérée

50:37
Locuteur

de

50:38
Présentateur

tromper nos équipes quand elles sont allées là-bas. Normalement, le chef de bureau aurait dû dire « Attention, on est bien d'accord que si vous signez ça, vous ne serez pas sur le site internet du ministère de l'Intérieur ». Mais pas du tout.

50:49
Locuteur

Il

50:49
Présentateur

n'a absolument pas attiré l'attention sur les conséquences du truc. Il a fait comme si c

50:52
Locuteur

'était

50:52
Présentateur

une formalité bénigne.

50:54
Locuteur

Et

50:54
Présentateur

ensuite, le Conseil d'État, etc., nous a retoqués, alors même que le même Conseil d'État

50:58
Locuteur

a

50:59
Présentateur

accepté d'intégrer une 38e

51:02
Locuteur

liste

51:03
Présentateur

qui était bourrée d'erreurs. Et après, les délais impartis. C'est incroyable. Mais cette 38e

51:09
Locuteur

liste

51:10
Présentateur

était une 38e liste qui proposait une sortie de l'UE. Donc probablement, au Conseil d'État, on s

51:17
Locuteur

'est

51:17
Présentateur

dit « Tiens, s'il y

51:18
Locuteur

a

51:18
Présentateur

une nouvelle liste, ça va encore faire baisser la liste Asselineau ». C'est comme ça que ça marche. C'est exactement ce qui s'est passé.

51:23
Locuteur

— M.

51:32
Locuteur 2

Asselineau, quel est votre objectif pour l'UPR après cette élection ? Quelle est votre ambition pour la France

51:37
Locuteur

?

51:38
Locuteur 2

Est-ce qu'on va la regarder mourir patiemment en regardant vos vidéos ? Ou bien avez-vous une stratégie pour faire grimper l'UPR et avoir une véritable influence

51:47
Locuteur

? — Qu

51:52
Présentateur

'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça fait 17 ans et demi que je mets Chine

51:59
Locuteur

à

52:00
Présentateur

faire de l'éducation populaire. Je mets au défi quiconque

52:04
Locuteur

de

52:05
Présentateur

me présenter un responsable politique français

52:09
Locuteur

qui,

52:10
Présentateur

depuis aussi longtemps, a en effet autant d'informations

52:15
Locuteur

pour

52:16
Présentateur

améliorer la connaissance du public sur la situation dans laquelle se retrouve la France, les raisons de cette situation, les moyens d'en sortir.

52:26
Locuteur

Et

52:27
Présentateur

j'ai fait ça constamment et gratuitement, finalement avec une abnégation qui n'a d'égal que celle de tous ceux qui nous ont rejoints et qui vont – et je les en félicite – distribuer des tracts sur les marchés, coller des affiches, etc. Voilà.

52:42
Locuteur

Que

52:43
Présentateur

l'on me montre un seul responsable politique qui ait fait plus depuis 17 ans.

52:49
Locuteur

Pour

52:49
Présentateur

dire la vérité aux Français, en plus. Mais pas pour raconter des carabistouilles. Bon. Malheureusement – c'est ce que je disais tout à l'heure. C'est l'amertume que j'ai.

52:59
Locuteur

C

52:59
Présentateur

'est que nous sommes absolument... Nous sommes l'ennemi numéro un pour le système. C'est clair.

53:05
Locuteur

C

53:05
Présentateur

'est clair. Je l'ai dit tout à l'heure.

53:07
Locuteur

Le

53:08
Présentateur

Parti animaliste

53:09
Locuteur

a

53:10
Présentateur

eu plus de médiatisation que nous. Les sujets les plus fondamentaux que nous portons,

53:17
Locuteur

l

53:18
Présentateur

'élargissement,

53:19
Locuteur

l

53:20
Présentateur

'UE devenant un État, la perte de notre siège au Conseil de sécurité, la dette publique française hors contrôle, la nucléarisation de l'Europe à partir du moment où ça deviendrait un État fédéral et que nous, nous perdrions notre force de frappe nationale, le risque de pulvérisation de la France en sous-entités, en autres États fédérés, tous ces sujets absolument fondamentaux

53:49
Locuteur

ont

53:50
Présentateur

été cachés aux Français.

53:52
Locuteur

On

53:53
Présentateur

a fait croire aux Français que l'important... Enfin je me rappelle l'autre jour, c'était Mme Thouy montrant un petit instrument en plastique pour empêcher un goret d'aller téter sa maman.

54:05
Locuteur

Je

54:05
Présentateur

ne dis pas, bien sûr,

54:06
Locuteur

que

54:07
Présentateur

ça n'est pas émouvant, que le bien-être animal,

54:11
Locuteur

c

54:11
Présentateur

'est une chose à laquelle il faut être sensible. Bien sûr, je l'ai dit. Moi aussi, j'ai un petit chat. Il est d'ailleurs plus mignon que celui qui est sur l'affiche.

54:19
Locuteur

Mais c

54:20
Présentateur

'est-à-dire... On prend les Français pour quoi, en fait

54:22
Locuteur

? Il

54:24
Présentateur

y a la Troisième Guerre mondiale qui est à la porte.

54:27
Locuteur

Il

54:27
Présentateur

y a la fin de l'histoire de France qui frappe à la porte aussi. Il y a le effondrement de notre niveau de vie par notre appartenance à l'euro, par une dette hors contrôle, par le prix de l'énergie, par le marché de l'électricité, etc., etc., par la délocalisation généralisée de nos industries. Ce sont les sujets qui touchent

54:47
Locuteur

à

54:47
Présentateur

la vie quotidienne des Français. Le niveau de vie des Français est en train de s'effondrer. Leur patrimoine public est en train d'être volé. Tout ce qu'a fait la France est en train d'être détruit. Les médias ont donné plus

54:59
Locuteur

de

55:00
Présentateur

temps de parole

55:01
Locuteur

à

55:02
Présentateur

un parti animaliste qui, par ailleurs... Il a des propositions effectivement très sympathiques, mais qu

55:07
Locuteur

'il

55:07
Présentateur

ne peut pas mettre en œuvre puisqu'il veut rester lui aussi dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN.

55:13
Locuteur

D

55:13
Présentateur

'ailleurs, je rappelle qu'en 2019, j'avais été invité

55:18
Locuteur

à

55:19
Présentateur

des émissions beaucoup plus importantes qu'en 2024. Entre-temps, le nombre de nos abonnés YouTube a été multiplié par 5. En 2019, j'avais été invité à la matinale de France Inter.

55:31
Locuteur

Nous

55:32
Présentateur

ne l'avons pas eu. France Inter ne m'a pas invité du tout.

55:35
Locuteur

D

55:36
Présentateur

'ailleurs, ça fait depuis au moins 5 ans. RTL ne m'a pas invité du tout.

55:42
Locuteur

Ça

55:42
Présentateur

fait depuis 7 ans. Le TF1 20 heures m'a invité 24 secondes. C'était 24 secondes en 7 ans. Le débat... Il y avait eu un débat sur CNews en 2019 avec les grands candidats.

55:57
Locuteur

J

55:57
Présentateur

'avais été invité. Là, je n'ai pas été.

56:00
Locuteur

Donc

56:00
Présentateur

on voit que la dictature se resserre. L'étau se referme sur nous.

56:08
Locuteur

Alors

56:09
Présentateur

voilà. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Comment faire ? Comment faire ? Essayer toujours et encore d'être présent, d'être répondre là, d'être un peu le recours.

56:21
Locuteur

Le

56:21
Présentateur

roc. Le roc... Vous savez,

56:25
Locuteur

il

56:25
Présentateur

y a une...

56:26
Locuteur

Je

56:27
Présentateur

collectionne des médailles...

56:29
Locuteur

C

56:30
Présentateur

'est un peu de mes hobbies. J'aime bien les médailles anciennes. J'ai une médaille qui

56:33
Locuteur

avait

56:35
Présentateur

été frappée par du temps de Mazarin, donc sous la jeunesse de Louis XIV. C'est une médaille qui a été frappée, je pense, vers quelque chose comme 1640 et quelques, et qui représente un rocher, un roc, qui est dans la mer et qui est battu par les flots. Et de l'autre côté, on voit le buste de Mazarin, du cardinal de Mazarin, qui était un peu les cadres de Premier ministre, comme vous le savez.

57:07
Locuteur

Et

57:07
Présentateur

il y a une légende autour, en latin, qui était faite par... Comment dirais-je... L'Académie des inscriptions et belles-lettres, qui existe toujours d'ailleurs, qui a été créée par Richelieu, l'Académie des inscriptions et belles-lettres,

57:25
Locuteur

qui

57:26
Présentateur

siège à Paris à côté de l'Académie française. Et l'Académie des séances et belles-lettres, elle avait à l'époque pour tâche de trouver des formules en latin pour justement les médailles ou bien les frontons sur les édifices publics.

57:38
Locuteur

Et

57:38
Présentateur

cette médaille, elle

57:39
Locuteur

a

57:39
Présentateur

comme formule « Quam frustram et murmure quanto

57:43
Locuteur

».

57:43
Présentateur

C'est-à-dire... Ça veut dire en français traduit « Combien de critiques et de murmures ».

57:53
Locuteur

Et

57:54
Présentateur

le symbole, c'est que Mazarin apparaît comme un roc face à toutes les critiques qu'il subissait.

58:00
Locuteur

Ben,

58:01
Présentateur

c'est un petit peu ce qui nous arrive, en fait. C'est-à-dire que nous sommes

58:04
Locuteur

un

58:05
Présentateur

roc. Voilà. Vous avez affaire à un roc avec moi, avec l'UPR. C'est-à-dire... On est comme on est. On a sans doute des qualités et des défauts. Je vais pas dire qu'on a fait la campagne qui est sans défaut. Il y a sans doute ici ou là des trucs qui auraient pu être peut-être un peu mieux aménagés.

58:21
Locuteur

Mais

58:22
Présentateur

on a fait quand même de la vie générale une belle campagne. Moi, je n'ai pas aménagé ma peine. Vraiment, j'en ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. J'ai fait je sais plus qu'une quarantaine de réunions publiques. On a mobilisé énormément de gens. On est allés dans le maximum de médias locaux qui voulaient bien nous inviter, etc., etc. Eh bien je ne dis pas qu'on n'a pas...

58:42
Locuteur

Enfin

58:42
Présentateur

il peut y avoir une erreur. Mais fondamentalement, on a fait une bonne campagne. Maintenant, c'est l'adversité dont j'ai expliqué les causes. Mais je pense que les Français ont besoin de savoir qu'ils ont ce roc. Voilà. Ou un peu comme si vous voulez... Si vous montez dans un paquebot qui doit traverser l'Atlantique, vous regardez quand même s'il n

58:59
Locuteur

'y a

58:59
Présentateur

pas des chaloupes. Voilà. On sait jamais. Mais nous, on sera la chaloupe du Titanic qui est en train de couler. Voilà. Passez-moi la métaphore. La France va vers un désastre national. Maintenant, tout ce que j'ai dit d'ailleurs depuis... J'avais fait une vidéo pour dire que Macron était cinglé. Alors il y a des gens qui disent quand même... Tout le monde maintenant le sait. Enfin c'est une notoriété publique. Dans le monde entier, tout le monde sait que ce type est complètement siphonné. Voilà. D'ailleurs,

59:25
Locuteur

il

59:25
Présentateur

y a des gens qui disent pourquoi il a dissousné. Quels sont les calculs ? Je pense qu'il

59:28
Locuteur

n

59:28
Présentateur

'y

59:28
Locuteur

a

59:28
Présentateur

même pas de calcul du tout. C'est des espèces de trucs comme ça, l'emporte-pièce.

59:32
Locuteur

Ça

59:32
Présentateur

lui traverse l'esprit, voilà, comme s'il disait « Tiens, je vais aller manger chez un Chinois. Tiens, ben tiens, je vais faire une dissolution ». Enfin on a l'impression qu'il ne mesure pas les conséquences de ces actes.

59:44
Locuteur

Bon.

59:47
Présentateur

Les Français... Des millions de Français

59:49
Locuteur

se

59:51
Présentateur

sont laissés enfumer en pensant que l'avenir, ça va être le Rassemblement national. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Moi, je souhaite

59:58
Locuteur

que

59:59
Présentateur

ce soit le Rassemblement national qui arrive au pouvoir. Je le souhaite.

1:00:03
Locuteur

Voilà. Je

1:00:04
Présentateur

le souhaite beaucoup pour qu'enfin, les Français voient ce que ça va être.

1:00:09
Locuteur

Le

1:00:09
Présentateur

Rassemblement national ou M. Ciotti ou Mme Marion Maréchal, tous ces gens qui captent indûment la colère des Français

1:00:17
Locuteur

– ça

1:00:18
Présentateur

serait pareil d'ailleurs chez Mélenchon, au passage

1:00:20
Locuteur

– et

1:00:21
Présentateur

qui, en fait, veulent rester dans l'UE, dans l'OTAN.

1:00:24
Locuteur

Et

1:00:25
Présentateur

on va voir ce qui va se passer. Les Français verront. Ils verront Mélanie. Ils verront de Cyprus.

1:00:29
Locuteur

Ils

1:00:29
Présentateur

verront au bout de 3 mois, de 6 mois.

1:00:31
Locuteur

Ils

1:00:31
Présentateur

vont... Ah ben mince. Alors comment c'est possible ?

1:00:33
Locuteur

Je

1:00:34
Présentateur

l'ai déjà dit tout à l'heure. J'y reviens. Bardella a déjà... C'est incroyable. Il est même pas Premier ministre. Il a déjà tourné Kazakh. Voilà. Il fait déjà du rétro-pédalage. Ah non. Finalement, on va peut-être pas réformer les retraites. Pourquoi ? Mais parce qu'il

1:00:47
Locuteur

y

1:00:47
Présentateur

a eu des appels téléphoniques de Bolloré ou de je sais pas qui, qui a dit « Mon coco, on t'a propulsé en haut des médias. C'est pas maintenant pour que tu détruises le truc

1:00:56
Locuteur

».

1:00:57
Présentateur

Ces gens sont dans la main de ceux qui les ont fait élire. Bien sûr que nous avons des petits scores. Mais parce que nous sommes purs, nous sommes propres, nous ne sommes pas soutenus par des milliardaires. Ceux qui disent qu

1:01:09
Locuteur

'il

1:01:09
Présentateur

faudrait changer de stratégie, ça veut dire qu

1:01:10
Locuteur

'il

1:01:10
Présentateur

faudrait que j'aille voir M. Bolloré ou M. Pinot ou M. Patrick Drahi en disant « Bon, écoutez, vous allez me faire passer dans les médias. Mais bon, mes électeurs, je vais les enfumer. On va bien rigoler. Donc je vais leur dire aux électeurs qu'on va se battre pour le Frexit. Puis évidemment, une fois que je serai élu, vous inquiétez pas. On dirait qu'ils se sont fait avoir et puis qu

1:01:29
Locuteur

'on

1:01:29
Présentateur

va rester pour une autre Europe

1:01:30
Locuteur

».

1:01:31
Présentateur

Voilà. Eh bien nous, on n'est pas comme ça. Voilà. C'est comme ça. Alors

1:01:35
Locuteur

il y

1:01:36
Présentateur

en a d'autres à ajouter.

1:01:42
Locuteur

–

1:01:42
Locuteur 2

Une question de Frédéric. Bonjour, M. Asselineau. Bravo pour votre campagne et votre dévouement à l'intérêt général. Mais j'ai une vraie interrogation. Que s'est-il passé quand vous nous avez annoncé des sondages du ministère de Souveraineté à 3% ?

1:02:00
Locuteur

–

1:02:00
Présentateur

D'abord, j'aimerais bien le savoir moi-même. D'abord, j'ai pour principe, dans ma vie personnelle comme dans ma vie professionnelle, de mentir le moins possible. Voilà. Je mens très rarement. Et là, je n'ai pas menti, d'ailleurs, pas plus que d'habitude. Donc nous avons eu en effet des sondages venant... D'ailleurs, je faut le dire. C

1:02:20
Locuteur

'est

1:02:20
Présentateur

le ministère de la Défense qui nous

1:02:22
Locuteur

avait

1:02:22
Présentateur

fait passer... Enfin nous avions plus exactement eu des sondages qui nous donnaient

1:02:27
Locuteur

à

1:02:28
Présentateur

3,3, puis 3,8 et à 4, et quelques

1:02:32
Locuteur

à

1:02:32
Présentateur

la dernière livraison.

1:02:35
Locuteur

Alors

1:02:36
Présentateur

moi, je ne sais pas. Peut-être, on s'est fait avoir.

1:02:40
Locuteur

Mais

1:02:40
Présentateur

je voudrais dire qu'il y a un élément de véracité.

1:02:44
Locuteur

Et

1:02:44
Présentateur

là, tout le monde peut aller le vérifier. C'est qu'il y a eu un sondage qui a été publié – j'en ai fait un tweet, d'ailleurs

1:02:51
Locuteur

–

1:02:52
Présentateur

par le journal Le Monde, le CEVIPOF, le Centre d'études de la vie politique française, qui est rattaché à Sciences Po,

1:03:01
Locuteur

et

1:03:01
Présentateur

l'institut de sondage Ipsos,

1:03:03
Locuteur

auprès

1:03:04
Présentateur

des agriculteurs français.

1:03:06
Locuteur

Il

1:03:07
Présentateur

y a eu 1 255, je crois, exploitants agricoles français qui ont été interrogés

1:03:12
Locuteur

et

1:03:13
Présentateur

à qui on a demandé quel était le parti politique qui avait leur préférence pour les européennes.

1:03:18
Locuteur

Ce

1:03:18
Présentateur

sondage a été réalisé de mémoire entre le 8 et le 29 avril.

1:03:23
Locuteur

On

1:03:23
Présentateur

a connu les résultats

1:03:25
Locuteur

fin

1:03:25
Présentateur

mai.

1:03:26
Locuteur

Je

1:03:26
Présentateur

me demande pourquoi, d'ailleurs.

1:03:28
Locuteur

On

1:03:28
Présentateur

a connu les résultats fin mai.

1:03:30
Locuteur

Et

1:03:31
Présentateur

ça a été rendu public par le journal Le Monde fin 29 ou 30 mai, enfin tout début juin, il

1:03:36
Locuteur

y

1:03:36
Présentateur

a quelques jours. Allez vous renseigner. Vous avez le même... Je vous ai dit CEVIPOF, Le Monde, agriculteurs, etc. Vous le trouvez sur Google. Voilà. Et on ressortait à 3,7%.

1:03:48
Locuteur

Donc

1:03:50
Présentateur

ça, c'est pas un sondage d'un ministère de souveraineté en l'espèce. Là, c'est un sondage qui a été publié par le journal Le Monde. Certes, c'était sur les agriculteurs. Enfin a priori, il n

1:03:58
Locuteur

'y a

1:03:58
Présentateur

pas de raison qu'on ait été 3,7% chez les agriculteurs et 0,1% chez... Je sais pas moi, des agents de la fonction publique, puisqu'on se bat justement pour la fonction publique, pour les services publics. Donc voilà. On n'y a pas de raison non plus que pour le monde du travail, pour les salariés, pour les personnels de la santé, etc. Il suffit de voir le programme que l'on a. Voilà. Donc moi, je ne sais pas. Je ne sais pas. On a eu des sondages. qui nous ont donné... Et qui, en plus, nous paraissaient assez crédibles. Évidemment, c'était... On préférait croire les sondages qui nous donnaient à 3,5% ou 3,7% plutôt que les sondages qui nous donnaient à 0.

1:04:37
Locuteur

D

1:04:37
Présentateur

'ailleurs, on n'a pas fait 0. Bon.

1:04:39
Locuteur

On

1:04:39
Présentateur

a fait 1,02. C'est-à-dire... C'est un très mauvais résultat qui nous a beaucoup attristés. Mais c'est quand même... En gros, on a fait le même nombre de voix

1:04:52
Locuteur

qu

1:04:53
Présentateur

'en 2019. Notre pourcentage avait été de 1,17. Là, on fait 1,02. Mais il

1:04:57
Locuteur

y a

1:04:57
Présentateur

eu une plus grande participation. Donc là, on a eu 250 000 voix contre 260 000

1:05:01
Locuteur

en

1:05:02
Présentateur

2019. Donc ça a été une réédition. C'est-à-dire qu'en fait...

1:05:05
Locuteur

Je

1:05:06
Présentateur

suis désolé de le dire, mais j'ai l'impression qu'on a perdu des électeurs, probablement dans les grandes villes. Et il est possible qu'on ait un certain nombre d'électeurs qui soient allés voter, qui pour Mélenchon, qui pour Bardella ou qui pour Mme Marion Maréchal. Voilà. Mais le principal du problème, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire où sont passées ces centaines de milliers de personnes qui s'extasient devant nos vidéos, qui trouvent ça très bien, pour ensuite aller voter pour quelqu'un d'autre.

1:05:39
Locuteur

— Une

1:05:43
Locuteur 2

question du tchat de Colomba75.

1:05:46
Locuteur

D

1:05:47
Locuteur 2

'où vient l'argent de la campagne électorale du Parti animaliste ? Les dons sont rarement suffisants. Qui finance leur campagne électorale

1:05:54
Locuteur

du

1:05:55
Locuteur 2

petit chat

1:05:55
Locuteur

? —

1:05:57
Présentateur

Honnêtement, je ne sais pas. Honnêtement, je n'ai pas fait des... J'ai vu passer quand même une fois quelqu'un qui disait qu'ils avaient des ramifications avec lointainement LFI. Mais je ne sais pas exactement ce qui se passe. Mais je trouve ça vraiment très, très étrange, ce parti politique qui apparaît comme ça à chaque élection. Puis après, on n'en entend plus jamais parler. Et puis qui fait... Moi, je déteste ça. C'est de l'émotionnel. C'est faire vraiment agir.

1:06:27
Locuteur

C

1:06:27
Présentateur

'est de la séduction avec un petit chat. Voilà. J'avais dit en boutade, quand on réfléchissait à nous, à nos affiches,

1:06:35
Locuteur

j

1:06:35
Présentateur

'aurais dû venir avec... Mais je vais peut-être venir un jour ici avec Pollux. C'est le chat de ma famille. Voilà. Et puis je l'aurais caressé comme ça. Peut-être qu'on aurait grimpé 3%. Enfin c'est affreux, en fait. Ah ! C'est affreux. Ça témoigne quand même d'un véritable problème d'éducation civique de la population française. Maintenant, les recettes du Parti animaliste, je ne sais pas ce que c'est. Je ne sais pas. En tout cas, je n'ai jamais vu un journaliste poser des bonnes questions à Mme Touille. Et comment est-ce qu'elle peut être pour la construction européenne qui promeut les fermes de mille-levages, l'agro-business ?

Alors la réponse qu'elle fait, c'est qu'on veut changer de modèle agricole. D'accord

1:07:13
Locuteur

?

1:07:14
Présentateur

Changer de modèle agricole, ça veut dire changer d'Europe. Ça veut dire modifier les traités. Ça veut dire rien. Voilà. Donc elle fait son beurre là-dessus. Voilà. Ça ne change rien, d'ailleurs. D'ailleurs, tout ce que j'ai dit au cours de cette campagne,

1:07:26
Locuteur

c

1:07:26
Présentateur

'est ça qui me désorme. C'est que tout ce que j'ai dit va encore une fois se révéler exact. Voilà. Et pendant 5 ans, les Français... D'ailleurs, c'est presque une caricature. Pendant plusieurs semaines, pendant 3 mois, les Français, on leur a parlé d'un projet d'autre Europe, et si et ça, l'Europe sociale, l'Europe des travailleurs,

1:07:46
Locuteur

l

1:07:46
Présentateur

'Europe animaliste,

1:07:47
Locuteur

l

1:07:47
Présentateur

'Europe des patries, l'Europe des nations,

1:07:49
Locuteur

on

1:07:49
Présentateur

a terminé. On est mercredi. Ça,

1:07:53
Locuteur

c

1:07:53
Présentateur

'est terminé. Vendredi, tout le monde a oublié. Maintenant, la seule chose qui compte, c'est les législatives. Est-ce que Macron va être battu ? Est-ce que Bardella va devenir Premier ministre ? C'est terminé. Et pendant 5 ans, plus personne va s'intéresser à ce qui se passe au Parlement européen. Enfin,

1:08:07
Locuteur

c

1:08:07
Présentateur

'est dingue.

1:08:12
Locuteur

Une

1:08:12
Locuteur 2

question de Thierry. « Bonsoir. Pensez-vous que nous aurons un retour de l'OSCE par rapport à votre demande ? Et si oui, dans quel délai

1:08:20
Locuteur

? Allez

1:08:22
Locuteur 2

-vous les solliciter à nouveau pour la campagne des législatives, quelle qu'en soit la date,

1:08:28
Locuteur

et

1:08:28
Locuteur 2

bien que l'UPR n'y soit pas présente ?

1:08:31
Locuteur

»

1:08:32
Présentateur

Alors bon, l'OSCE, il faut pas trop en attendre.

1:08:35
Locuteur

J

1:08:36
Présentateur

'ai reçu des personnes à ma demande, parce que j'avais saisi donc le directeur des institutions démocratiques et des droits de l'homme à l'OSCE,

1:08:46
Locuteur

qui

1:08:47
Présentateur

m'avait donc répondu. Et donc j'ai reçu deux représentantes, une femme d'origine serbe. La Serbie n'est pas dans l'UE, mais est à l'OSCE. Et une femme d'origine tchèque

1:08:59
Locuteur

n

1:09:00
Présentateur

'en déplaise à je ne sais plus quel média qui, d'un seul coup, a dit ou gnagnani. Est-ce que c'est vrai que M. Asselineau a saisi l'OSCE ? Évidemment, c'était faux. Mais non. Évidemment, c'était vrai. Bon. Ils ont pas précisé que j'avais quand même reçu des délégués spéciaux. Aucun parti politique n'a reçu des délégués de l'OSCE. Enfin bref, ça fait partie de ces torrents de déjections, de critiques, de dénigrements, d'invalidations, de diffamations, etc., qui nous tombent dessus. En règle générale, lorsque les médias parlent de nous et de moi, c'est toujours pour nous dégueuler dessus. Voilà.

Donc je maintiens que nous avons saisi l'OSCE, que jamais un seul parti politique français n'avait saisi l'OSCE, que nous avons eu une réponse, qu

1:09:40
Locuteur

'ils

1:09:40
Présentateur

nous ont envoyé des délégués.

1:09:41
Locuteur

Ces

1:09:42
Présentateur

deux délégués nous ont quand même prévenus que le premier travail qu'elles allaient remettre serait dans les jours suivant le scrutin – donc normalement,

1:09:50
Locuteur

c

1:09:50
Présentateur

'était aujourd'hui, enfin hier – donc je ne sais pas ce qu'elles vont produire – un rapport général, bon, un rapport transnational.

1:10:00
Locuteur

Donc

1:10:00
Présentateur

semble-t-il que ça serait plutôt sur les conditions générales à travers le continent européen. Je ne sais pas s'il y aura des petits codiciles pays par pays. J'ai cru comprendre que non.

1:10:10
Locuteur

Mais

1:10:10
Présentateur

en tout cas, il n'y

1:10:11
Locuteur

aura

1:10:11
Présentateur

pas un chapitre consacré à la France. Mais il y

1:10:14
Locuteur

aura

1:10:14
Présentateur

peut-être quand même des codiciles. On va voir. Mais je ne sais pas. En tout cas, il va y avoir un premier rapport de synthèse qui devait sortir là.

1:10:22
Locuteur

On

1:10:22
Présentateur

ne l'a pas vu. Et puis il y aura un rapport dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le grand rapport

1:10:27
Locuteur

qu

1:10:28
Présentateur

'on n'a pas vu non plus. Voilà. Alors pour le reste, bon, ben, je ne sais pas. Sur les législatives, si vous voulez...

1:10:34
Locuteur

Oui,

1:10:36
Présentateur

peut-être, on pourrait les relancer. Mais on n'aura pas grand-chose de nouveau à leur dire, en définitive, si ce n'est quand même cet énorme scandale

1:10:43
Locuteur

–

1:10:43
Présentateur

encore un – – qui est que M. Macron piétine la Constitution, le Code électoral comme un grand, puisqu'il n'a pas le droit, normalement, de faire ce qu'il a fait. Il n'a pas le droit de convoquer des élections législatives qui se tiennent trois semaines après, puisqu'il y a un article

1:11:01
Locuteur

–

1:11:01
Présentateur

le L, je ne sais plus combien – du Code électoral qui prévoit que les listes des candidats aux élections législatives doivent être déposées le vendredi avant 18h ou avant 19h – je ne me rappelle plus

1:11:15
Locuteur

–

1:11:16
Présentateur

le vendredi précédant quatre semaines avant le scrutin. C'est-à-dire que normalement, d'après le Code électoral, les listes des candidats aux élections législatives auraient dû être déposées déjà pour le 30 juin,

1:11:31
Locuteur

c

1:11:31
Présentateur

'est-à-dire quatre semaines,

1:11:32
Locuteur

mais

1:11:32
Présentateur

ça devait être le vendredi une semaine avant le vendredi dimanche 2. Donc ça devait être vendredi 31 mai, c'est ça ? 30 mai ? 31 mai. Enfin bref, fin mai ou tout début juin. C'est là que ça aurait dû être déposé. Bon. Donc personne ne peut le faire. Voilà. C'est pas la seule chose, d'ailleurs. C'est que s'il y a ces délais qui sont posés par le Code électoral, c'est pour permettre à des partis de se retourner, voilà, d'avoir le temps de se retourner. Or nous, comme malheureusement nous n'avons pas eu 3%,

1:12:07
Locuteur

il

1:12:08
Présentateur

faut déjà écluser la facture que nous avons sur le dos.

1:12:12
Locuteur

On

1:12:12
Présentateur

va pas se relancer dans une campagne électorale en re-sollicitant encore une fois l'argent des Français, d'autant plus que nous avons... On nous a cassé notre dynamique en ne votant pas pour nous. Et donc on n'a pas eu la dynamique escomptée, on n'a pas eu le remboursement escompté. Et puis par ailleurs, trouver 577 candidats et 577 candidates,

1:12:37
Locuteur

puisqu

1:12:37
Présentateur

'il faut avoir des candidats et des suppléants, bon, ce n'est pas... On ne peut pas en l'espace de quelques jours, puisqu'il paraît que c

1:12:45
Locuteur

'est

1:12:45
Présentateur

vendredi prochain qu'il faut déposer la liste. On ne

1:12:48
Locuteur

peut

1:12:48
Présentateur

pas se retourner. Donc on ne peut pas y aller, en fait. Et puis par ailleurs, ce sont des élections difficiles et législatives. On l'a payé pour le voir en 2017, contrairement à ce que l'on peut imaginer, parce qu'en réalité, les législatives... Au moment des législatives, notamment dans toutes les zones rurales, mais pas uniquement, mais en particulier dans les zones rurales,

1:13:09
Locuteur

les

1:13:10
Présentateur

électeurs connaissent leurs députés. Voilà. C'est pas comme le député européen. Tout le monde s'en fout. Mais les gens connaissent leurs députés. Et donc ils savent au qui ils vont voter, quel que soit

1:13:21
Locuteur

son

1:13:22
Présentateur

parti politique... Quel que soit le parti politique auquel il appartient. Parce qu'un député, ça a pu être quelqu'un qui a pu rendre un service, qui a pu intervenir pour ci ou pour ça. Et donc il y a des électeurs qui sont attachés à un député. Ça s'est déjà vu, des gens de droite votant pour un député socialiste, parce que le député en question leur avait rendu service, ou réciproquement. Donc ce sont des élections où les nouveaux venus ont un handicap très important au départ. Voilà. C'est ça qu'il faut savoir. Donc M. Macron a piétiné tout ça. Voilà. Et alors j'ai vu qu'il y a plusieurs professeurs de droit public

1:13:58
Locuteur

qui

1:13:59
Présentateur

se sont portés devant le Conseil constitutionnel

1:14:03
Locuteur

et

1:14:03
Présentateur

qui ont demandé que le Conseil constitutionnel censure le décret pris par Macron de convocation

1:14:08
Locuteur

pour

1:14:09
Présentateur

ces élections législatives. Voilà. À mon avis, le Conseil constitutionnel étant complètement dans la main de Macron, M. Fabius étant quasiment le serviteur de Macron et des oligarques qui ont nommé Macron, on a vu que le Conseil constitutionnel ne jouait pas vraiment son rôle. Mais peut-être, devant la grossièreté de la manipulation, devant l'évidence de ce que le code électoral est piétiné, peut-être le Conseil constitutionnel va se redresser légèrement en disant « Non, non, on ne peut pas ». Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à ce moment-là,

1:14:46
Locuteur

il

1:14:46
Présentateur

faudrait reporter d'une semaine les élections, ce qui fait un deuxième tour le 14 juillet, ce qui est dément aussi. Enfin bon, bref. Voilà.

1:14:53
Locuteur

– Une

1:14:56
Locuteur 2

question du tchat de European Dad. Allez-vous vous présenter aux prochaines présidentielles

1:15:05
Locuteur

? – On

1:15:10
Présentateur

verra.

1:15:11
Locuteur

J

1:15:11
Présentateur

'en ai plutôt l'intention.

1:15:13
Locuteur

Bon.

1:15:14
Présentateur

Mais

1:15:14
Locuteur

on

1:15:17
Présentateur

verra les événements. La France est en train de partir dans le décor. Il faut bien comprendre. Et nous, on sait pas quand ça va avoir lieu, d'ailleurs, les élections présidentielles.

1:15:25
Locuteur

Parce

1:15:25
Présentateur

que M. Macron est en train de se mettre dans une situation dingue.

1:15:30
Locuteur

D

1:15:30
Présentateur

'abord, il a dissous l'Assemblée nationale au pire moment pour lui, en fait. Normalement, après une défaite de cette nature, il aurait pas dû dissoudre l'Assemblée. Enfin je sais pas. N'importe quel conseiller lui aurait dit de pas le faire.

1:15:43
Locuteur

Bon.

1:15:44
Présentateur

Il l'a fait. Je n'ai pas trop envie de le critiquer, en ce sens que c'est pour la première fois un geste un peu gaullien, c'est-à-dire d'en revenir au peuple. Donc ça, le principe même de dissous de l'Assemblée nationale, c'est une des prérogatives du président de la Vème République, qui n'avait pas été utilisée depuis

1:16:06
Locuteur

la

1:16:06
Présentateur

dissolution de 1997, dissolution décidée par Jacques Chirac, qui s'était terminée d'ailleurs

1:16:13
Locuteur

par

1:16:13
Présentateur

une gifle pour M. Chirac. Mais depuis lors, ça n'avait pas existé. Ça pose d'ailleurs un problème, puisque normalement, les élections législatives étaient quelques semaines, un mois après l'élection présidentielle. Rappelez-vous. Donc il y avait une élection présidentielle. Et puis un mois après, il y avait le premier tour, le deuxième tour des législatives. Donc ça permettait d'assurer au président de

1:16:34
Locuteur

la

1:16:34
Présentateur

République qu'il allait avoir sa majorité à l'Assemblée nationale ou pas. À partir du moment où M. Macron, en plein milieu de son deuxième quinquennat, dissous l'Assemblée nationale, ça veut dire que cette Assemblée,

1:16:47
Locuteur

qui

1:16:48
Présentateur

va être élue... On sait pas si on respecte le calendrier qu'il a fixé, donc du 30 juin et du 7 juillet. Ça veut dire donc 7 juillet 2024. Plus 5, ça nous fait du 6 juillet 2029.

1:17:06
Locuteur

À

1:17:06
Présentateur

mon avis, le nouveau président de la République élu en 2027,

1:17:10
Locuteur

si

1:17:11
Présentateur

l'élection présidentielle a bien lieu en 2027,

1:17:14
Locuteur

fera

1:17:14
Présentateur

une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale pour remettre les calendriers en phase avec le quinquennat qui est... C'est assez naturel. Voilà. Donc voilà. M. Macron a fait cette dissolution. Qu'est-ce qui va en ressortir ? Moi, je ne suis pas de 20. Je suis comme tout le monde. Mais ce qui est quand même bizarre, c'est de lancer ça alors que sa cote de popularité est au plus bas et qu'il vient de subir un revers électoral. Ce serait vraiment très et très extraordinaire que d'un seul coup, son parti politique regagne des couleurs. En fait, c'est la personnalité même de Macron qui est en cause désormais. Plus personne ne peut blairer ce type-là. Excusez-moi d'être vulgaire, mais c

1:17:56
Locuteur

'est

1:17:56
Présentateur

la vérité. C'est d'ailleurs une vérité qui est même criante, puisqu'il y a eu ce matin même une conférence de presse de M. Macron,

1:18:04
Locuteur

puisqu

1:18:05
Présentateur

'il a décidé de parler 3 fois par semaine, ce qui est encore une preuve de dingoterie,

1:18:09
Locuteur

puisqu

1:18:10
Présentateur

'il se met dans la position si son parti est battu à plate couture aux élections législatives, dans la mesure où il s'est engagé personnellement, ce qui n'est pas le rôle d'un président de la République française, normalement, qui est un homme au-dessus des partis. Mais M. Macron, là, il est quasiment candidat pour son propre parti. Ça veut dire que s'il fait 3 allocutions par semaine, il est partie prenante au résultat. S'il fait un désastre, il sera

1:18:40
Locuteur

quand

1:18:41
Présentateur

même très fortement poussé vers la sortie.

1:18:44
Locuteur

C

1:18:44
Présentateur

'est tellement vrai ce que je dis qu'il a donc fait une conférence de presse ce matin,

1:18:48
Locuteur

où

1:18:49
Présentateur

il avait convoqué le banc et l'arrière-ban des ministres et des sous-ministres et des ministricules, comme dit le canard enchaîné. Il y avait M. Stéphane Séjourné, qui est notre brillantissime ministre des Affaires étrangères et patron du parti présidentiel. C'est un gag, ce truc. Et donc Macron est arrivé à l'air enfariné, comme d'habitude. Et le grand truc qu'il a lancé, si j'ai bien vu, c'est qu'il faut interdire les téléphones portables aux enfants de moins de 15 ans. Enfin il est complètement siphonné, encore une fois. La France est en train de s'effondrer. Et puis il nous sort ça. Voilà. Il pourrait aussi nous dire quel est son point de vue sur la recette de la choucroute garnie ?

Est-ce qu'il faut mettre une Morteau ou une Montbéliard ? Enfin on est dans le domaine de la folie furieuse. Et ça devient criant, puisque j'ai vu que M. Edouard Philippe, alias Fantomas, il n'est pas venu.

1:19:49
Locuteur

Il

1:19:49
Présentateur

a même dit qu'il trouvait que c'était pas du tout... Il a dit que c'était malsain. C'est vraiment incroyable. Un ancien Premier ministre qui parle du président de la République en exercice, en disant que ça n'était pas sain, ce que faisait le président de la République... Moi, je crois que c'est du sans précédent, là aussi, dans l'histoire. Enfin de toute façon, on vit...

1:20:05
Locuteur

C

1:20:05
Présentateur

'est une espèce de happening permanent dans lequel on est. On se croirait à... Je sais pas... C

1:20:09
Locuteur

'est la

1:20:09
Présentateur

période du « had it happening », du temps des hippies, etc. Bon. Alors M. Edouard Philippe n'est pas venu, n'a pas honoré la présence de Fantomas, cette conférence de presse, et a fait savoir par la bande aux journalistes présents qu'ils ont désapprouvé complètement ce truc. Eh bien on a appris aussi autre chose. C'est qu'on a appris que les candidats

1:20:32
Locuteur

du

1:20:33
Présentateur

parti Renaissance,

1:20:35
Locuteur

qui

1:20:35
Présentateur

vont être candidats dans les circonscriptions, ont décidé de faire des affiches

1:20:41
Locuteur

où

1:20:42
Présentateur

ils ne parlent absolument plus de Macron. Il n

1:20:44
Locuteur

'y

1:20:44
Présentateur

a plus Macron. Il n'y

1:20:45
Locuteur

a

1:20:45
Présentateur

même plus marqué présidentiel, majorité... Il faut dire que c'est assez risible quand on voit que Mme Ayer avait fait des affiches majorité présidentielle qui se ramassent 15%. La majorité a une sacrée allure. 15% des suffrages... Ça m'a fait rire, parce que d'ailleurs, il y a certains endroits, par exemple, à Cinemarie, en Guyane, où on a fait jeu égal avec la liste de Madame Ayer en nombre de voix. J'ai trouvé quand même que c'était assez drôle. On a eu des petites joies, quand même, pendant ce triste scrutin. Bon.

Ça veut dire que les candidats de Renaissance ne mettent même plus leur logo de Renaissance, le nom de Renaissance ne parlent plus du président, majorité présidentielle, mais c'est plus Macron. Et d'ailleurs, j'entendais sur je ne sais plus quelle radio qu'il y avait des pontes et des éléphants de Renaissance qui disaient... En parlant de Macron, il faut surtout plus qu

1:21:38
Locuteur

'il

1:21:38
Présentateur

ouvre la bouche, qu

1:21:38
Locuteur

'il

1:21:38
Présentateur

se taise. On n'en peut plus, parce qu'à chaque fois qu'il ouvre la bouche, il fait fuir encore quelques dizaines de milliers d'électeurs. Voilà la situation dans laquelle on est. Moi, je ne sais pas où tout ceci va. Mais à mon avis, il va se ramasser

1:21:50
Locuteur

une

1:21:51
Présentateur

veste pour les élections législatives. Comme j'ai eu l'occasion de le dire, nous, on ne peut pas y aller à tous les égards. On n'a pas les moyens financiers. On n

1:21:59
Locuteur

'a

1:21:59
Présentateur

pas les moyens humains. On n'a pas les moyens pour se retourner. En plus, ce sont des élections très difficiles. Et en plus, on n'est pas sur une dynamique de campagne. Donc on va faire quoi ? On va commenter. On va donner aux gens qui nous écoutent des moyens de compréhension de la situation. Voilà ce que je pense. Et c'est le mieux que l'on puisse faire pour le moment.

1:22:20
Locuteur 2

Une question de Nathalie. Bonsoir, M. Asselineau. Ce matin, j'ai écouté Sud Radio, qui a invité Jean-Philippe Tanguy. Il a dit vouloir diminuer la contribution de la France à l'UE pour faire des économies. Qu'en pensez-vous ? Est-ce possible

1:22:35
Locuteur

?

1:22:39
Présentateur

Alors moi, je n

1:22:41
Locuteur

'ai

1:22:41
Présentateur

pas écouté M. Tanguy. Première réaction.

1:22:45
Locuteur

L

1:22:46
Présentateur

'idée prouve que le RN reste dans l'UE. C'est une confirmation.

1:22:52
Locuteur

Parce

1:22:53
Présentateur

que nous, si on arrive au pouvoir, nous, on fera pas ça.

1:22:56
Locuteur

Nous,

1:22:57
Présentateur

on lancera une invitation aux 26 chefs d'État et de gouvernement des 26 pays de l'UE en leur disant de venir se rassembler par exemple à Paris pour leur annoncer formellement

1:23:08
Locuteur

qu'on

1:23:08
Présentateur

mette en œuvre l'article 50 du traité de l'UE, c'est-à

1:23:12
Locuteur

-dire

1:23:12
Présentateur

qu'on lance la procédure de sortie.

1:23:14
Locuteur

Donc

1:23:14
Présentateur

vous voyez bien tout de suite la grande différence. Nous, si un jour on arrive au pouvoir, on lance la procédure de sortie. On fera pas un référendum. Non. On aura été élus pour ça. On va pas faire un référendum aux Français pour savoir s'ils sont d'accord, pour qu'on mette en œuvre le programme pour lequel ils auront élus. Donc on lancera ça.

1:23:32
Locuteur

Ce

1:23:32
Présentateur

que propose M. Tanguy... C

1:23:35
Locuteur

'est

1:23:35
Présentateur

vraiment... C'est un petit... C'est minuscule. C'est qu'on reste dans l'UE et simplement on va abaisser notre contribution nette.

1:23:44
Locuteur

Donc

1:23:44
Présentateur

ils se mettent bien dans la perspective d'y rester. C'est une confirmation, mais ça m'aide toujours d'être souligné. Deuxièmement, c'est plutôt une bonne idée. Je vais pas dire le contraire. Si au lieu de donner chaque année 10-12 milliards d'euros ou de plus

1:23:58
Locuteur

que

1:23:59
Présentateur

ceux que l'on reçoit, on n'en versait que 5 milliards, si on pouvait gratter 5 milliards, ça serait autant mieux pour nos hôpitaux, pour nos routes, pour nos services publics, pour les départements d'outre-mer, etc., qui crient famine partout. Donc ça serait évidemment mieux. Donc je vais pas dire que c'est plutôt une bonne idée. C'est notre deuxième point. Troisièmement, est-ce que cette idée peut être mise en place ? Alors il faut savoir qu'il y a

1:24:23
Locuteur

au

1:24:24
Présentateur

sein de l'UE... Les contributions au budget de l'UE se négocient une fois tous les 6 ou 7 ans. C'est des périodes budgétaires. La dernière,

1:24:32
Locuteur

ça

1:24:32
Présentateur

a été, je crois, 2023, quelque chose... 2030 ou quelque chose comme ça. Je ne suis pas sûr des chiffres.

1:24:39
Locuteur

C

1:24:39
Présentateur

'est sur une période de 6 ou 7 ans que les États se déchirent. Il y a des marathons à Bruxelles pour savoir qui va payer quoi, etc. Il me semble que la dernière fois, ça a dû être... Mais moi, je crois que

1:24:54
Locuteur

c

1:24:54
Présentateur

'était en 2023. Sur la période 2023,

1:24:57
Locuteur

2030,

1:24:57
Présentateur

ça doit être quelque chose comme ça. C'est peut-être 2022-2029. Mais en gros, c'est ça. Ça veut donc dire que c'est pas le moment. Voilà. C'est-à-dire que si... Il faut baisser la contribution de la France. C'est au moment de ces renégociations. A priori, on ne peut pas le refaire puisque la France, elle a pris un engagement moral et même pas seulement moral, mais elle a posé certainement sa signature sur l'équivalent d'un traité international, c'est-à-dire de ce que l'on va verser. Donc a priori, ça n'est pas possible.

1:25:31
Locuteur

Maintenant,

1:25:31
Présentateur

ça dépend du rapport de force que l'on crée. Évidemment, si par exemple, c'est M. Bardella qui arrive à Métignon, ou si c'est Mme Le Pen, ou si c'est M. Chenu, ou si c'est je ne sais pas qui, ou même si c'est un LR, si c

1:25:46
Locuteur

'est

1:25:46
Présentateur

M. Ciotti qui devient le Premier ministre soutenu par le RN, parce que nous sommes dans le monde actuel des Combinazione, à l'italienne. Donc là-dedans, les Français sont un peu laissés de côté. On va voir. Et je te passe le sel, tu me passes le henné, etc. Bon, bref. Tout est possible. Mais si le gouvernement français

1:26:07
Locuteur

met

1:26:08
Présentateur

un coup de pied sur la table en disant qu'il veut renégocier sa contribution,

1:26:14
Locuteur

même

1:26:15
Présentateur

en dehors de la période budgétaire, il peut toujours le faire. Mais ça va dépendre de quelle est sa volonté de le faire et quels sont les moyens de pression dont il dispose sur les autres pays. A priori, il aura les pires difficultés à ouvrir le dossier, parce que les autres pays n'ont pas envie de rouvrir ce dossier explosif.

1:26:34
Locuteur

Donc

1:26:34
Présentateur

il faudra vraiment qu'ils fassent – je ne sais pas – qu'ils prennent des mesures, qu

1:26:40
Locuteur

'ils

1:26:40
Présentateur

fassent un énorme scandale, par exemple, qu'ils refusent de verser de l'argent à l'UE tant qu'on n'a pas renégocié. Donc ça monte très vite aux extrêmes, que la situation se crispe terriblement avec la Commission européenne et avec les autres États de l'UE. C'est par là qu'il faudra en passer.

1:27:01
Locuteur

Et

1:27:01
Présentateur

je rappelle par ailleurs

1:27:02
Locuteur

que

1:27:03
Présentateur

les autres États

1:27:04
Locuteur

et

1:27:05
Présentateur

l'UE n'aient pas sans moyens de rétorsion contre la France, ce que beaucoup de gens, parmi les milieux, des gens qui nous disent « On va faire une autre Europe », et puis voilà. Et puis la France va imposer sa volonté. Ça,

1:27:21
Locuteur

c

1:27:21
Présentateur

'est surtout chez Mélenchon que ça se passe. La France, c'est la France. La France a tapé du poing sur la table. Les autres n'auront qu'à bien se tenir.

1:27:28
Locuteur

D

1:27:29
Présentateur

'abord, ces propos qui sont des propos à l'emporte-pièce, des propos de tribun, il faut voir les conséquences. Ça veut dire qu'on entre en choc frontal avec l'intérêt des autres États. C'est pas une démarche diplomatique, cordiale et sympathique. Ça veut dire qu'on entre dans le fou des autres. On leur dit « Voilà, on impose notre volonté », ce qui ne peut, à mon avis, que susciter des crispations, à des éructations, à des problèmes infinis. Bon. Mais admettons que c'est la démarche qui soit suivie. Les européistes ne sont pas sans moyen de pression. Le moyen de pression numéro un, c'est la Banque centrale européenne,

1:28:13
Locuteur

puisque

1:28:14
Présentateur

actuellement, la France a des déficits budgétaires absolument colossaux,

1:28:20
Locuteur

qu

1:28:20
Présentateur

'il faut absolument réduire. Mais personne ne sait comment on peut les réduire, puisque ces déficits découlent notamment de notre appartenance à l'euro, ce que personne ne veut reconnaître, sauf des économistes comme Marc Toiti, par exemple, ou Patrick Arthus. Mais les politiciens, tout le monde fait comme si l'euro n'avait que des avantages. Non,

1:28:39
Locuteur

non.

1:28:39
Présentateur

Si on a justement des graves déficits budgétaires, c'est justement parce que l'euro est trop cher pour la compétitivité de l'économie française. C'est parce que nous avons des déficits de notre balance commerciale et des déficits de la balance des paiements qui découlent de 7 euros trop cher. Bref, je vais pas ici me lancer dans un cours sur l'économie et la monnaie.

Mais ça veut dire ce que je viens de dire, c'est-à-dire qu'actuellement, nous sommes obligés, le gouvernement français dégage des déficits très importants, alors même que notre dette est déjà tellement pharaonique qu'il faudrait au contraire dégager des excédents primaires, comme on dit, c'est-à-dire que le budget de l'État soit en excédent pour qu'on commence à rembourser

1:29:18
Locuteur

une

1:29:19
Présentateur

partie de la dette. On en est immensément loin, immensément loin. Je crois que chaque année, on doit s'endetter de plus de 300 milliards d'euros supplémentaires. Donc

1:29:28
Locuteur

face

1:29:30
Présentateur

à ça,

1:29:31
Locuteur

la

1:29:32
Présentateur

France est obligée d'émettre des obligations assimilaires du Trésor sur les marchés financiers. C'est acheté par des investisseurs,

1:29:39
Locuteur

des

1:29:39
Présentateur

fonds de pension étrangers ou français, des fonds d'assurance-vie qui achètent,

1:29:44
Locuteur

et

1:29:45
Présentateur

qui ensuite peuvent revendre sur le marché secondaire. Et là, la BCE rachète

1:29:50
Locuteur

pour

1:29:51
Présentateur

éviter de faire monter les taux d'intérêt. Parce que ce qui vient de se passer ces jours-ci...

1:29:55
Locuteur

On

1:29:56
Présentateur

n'en parle pas beaucoup dans les médias. Mais ce qui vient de se passer, c'est que les élections européennes, qui ont montré un affaiblissement considérable de Macron et qui ont laissé augurer peut-être l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir, enfin

1:30:10
Locuteur

au

1:30:11
Présentateur

semblant de pouvoir, pouvoir sous tutelle bruxello-francforto-washingtonienne. Mais donc les marchés financiers, ça ne leur plaît pas du tout.

1:30:22
Locuteur

Ça

1:30:22
Présentateur

leur plaît d'autant moins que vous avez vu qu'il y a des manifestations ici ou là de la gauche ou de l'extrême-gauche, de la CGT... J'ai vu des déclarations assez ahurissantes du syndicat de la magistrature, d'ailleurs, qui disent qu'il est hors de question. Enfin c'est quand même incroyable. Parce qu'on le veuille ou non, c'est quand même le vote du peuple français. Donc on a quand même un totalitarisme à gauche inouï sur ces sujets. C'est-à-dire que si les Français votent comme ils votent, malheureusement, ils le votent en fonction de ce qu'ils voient à la télé. Mais enfin, c'est quand même les votes.

Bref, tout ceci vu de Wall Street, vu de la City londonienne, vu de Tokyo, des bourses de Hong Kong, de Shanghai, de Singapour, de San Paolo...

1:31:06
Locuteur

C

1:31:08
Présentateur

'est pas génial.

1:31:10
Locuteur

Les

1:31:10
Présentateur

gens commencent à se dire dans la planète entière « Oh là là, ça y

1:31:13
Locuteur

est,

1:31:13
Présentateur

les Français, ça sent mauvais

1:31:14
Locuteur

». Donc

1:31:15
Présentateur

on va demander... On va retirer l'objet ou alors on va demander des taux d'intérêt supplémentaires. Donc si vous avez vu ce qui vient de se passer au cours des derniers jours, des deux derniers jours, c'est quand même le CAC 40 tend à piquer du nez, donc la cotation des valeurs boursières françaises. Et puis les taux d'intérêt sont orientés à la hausse. Voilà. Donc ça veut dire qu'on est dans cette situation que la France est détenue... Elle est ligotée. Alors certains diront... Oui, mais si c'était vous, vous seriez dans la même situation. Non, pas du tout. Pas du tout, parce que nous, nous serons clairs sur le sujet. J'ai déjà eu l'occasion de le dire.

Les marchés financiers, c'est-à-dire là où se confondent les intérêts des fonds de pension, des fonds d'investissement, des grandes fortunes du monde entier qui achètent, qui vendent, sans compter les petits porteurs, les fonds d'assurance-vie, etc. Tout ce petit monde-là, la seule chose... Ce qu'il craint le plus, c'est l'incertitude.

1:32:09
Locuteur

Il

1:32:09
Présentateur

craint que quand il passe son argent, il ne le retrouve pas. Donc c'est l'incertitude.

1:32:13
Locuteur

Et

1:32:13
Présentateur

actuellement, l'incertitude, elle monte en zone euro.

1:32:16
Locuteur

Il

1:32:17
Présentateur

faut bien comprendre que c'est l'ensemble de la zone euro

1:32:19
Locuteur

qui

1:32:20
Présentateur

inquiète les investisseurs étrangers et internationaux. C'est la raison pour laquelle j'ai toujours dit que

1:32:25
Locuteur

sortir

1:32:26
Présentateur

de l'euro à condition qu'on le fasse pas comme des gougnafiés,

1:32:29
Locuteur

qu

1:32:30
Présentateur

'on le fasse de façon professionnelle,

1:32:33
Locuteur

c

1:32:33
Présentateur

'est-à-dire de façon sereine, pacifique, sans acrimonie, en expliquant

1:32:39
Locuteur

que

1:32:40
Présentateur

de toute façon, l'euro finira un jour par exploser, et qu'il vaut mieux traiter cette maladie, si j'ose dire, à froid

1:32:46
Locuteur

qu

1:32:46
Présentateur

'à chaud, et qu'il vaut mieux, face à une maladie de cette nature, opérer le plus vite possible. Je peux vous dire qu'avec un gouvernement comme celui que je voudrais avoir, c'est-à-dire un gouvernement responsable avec des vrais professionnels, pas des gens foutre comme M. Bruno Le Maire qui nous a dit... Bruno Le Maire, c'est un gag, ce type. Il a dit qu'il allait faire baisser le prix de

1:33:10
Locuteur

l

1:33:10
Présentateur

'électricité en février 2025. Enfin j'espère qu

1:33:16
Locuteur

'il

1:33:16
Présentateur

sera plus là en février 2025. Il a aussi dit, je crois, devant Mme Apolline de Malherbe, qui sait toujours choisir ses interlocuteurs, puisqu'elle ne m'a jamais invité en 4 ans de temps. Elle n

1:33:28
Locuteur

'a

1:33:28
Présentateur

pas trouvé le temps, Mme de Malherbe. Et elle a invité... Je crois que c'est elle qui a invité Bruno Le Maire, qui a dit que si le gouvernement tombait... Voilà. Il n'avait pas de point de chute. Voilà. Il pourra toujours se recycler chez un éditeur ou exercer à temps plein sa fonction de romancier, en fait. Bon. Donc nous, on n'aura pas ça. On aura des vrais professionnels. On pourra dire au marché financier... Voilà.

1:33:54
Locuteur

On

1:33:54
Présentateur

va sortir de l'euro de façon ordonnée. On va faire ci et ça. On va renégocier un rééchelonnement des dettes de la France. On va avoir un franc qui va être le franc nouveau. Ce franc subira une décode de l'ordre d'environ 15% par rapport

1:34:09
Locuteur

au

1:34:10
Présentateur

dollar par rapport à l'euro. Ça va remettre les compteurs à zéro. On va avoir de nouveau une France qui va être avec des produits compétitifs. Ça veut dire que nous aurons une augmentation de nos exportations, puisqu'elles vaudront 15% moins cher, une diminution de nos importations, parce qu'elles vaudront 15% plus cher. Donc on rétablira le déficit commercial, qui est aujourd'hui épouvantable. Si on rétablit le déficit commercial, ça veut dire aussi que mécaniquement, on va rétablir les comptes sociaux, c'est-à-dire que plus il y aura d'exportations, moins il y aura d'importations, plus on crée de l'emploi.

Et donc on aura une baisse du chômage, donc une baisse de la rémunération des chômeurs. Enfin bon, on embrayera sur un cercle vertueux. Et ça, si on est entre professionnels, normalement, ça devrait bien se passer, puisque les Allemands, les Néerlandais, les Italiens, tout le monde est au courant que l'euro est une machine folle, qui est une espèce de machine infernale qui, un jour ou l'autre, finira par exploser. Voilà. Donc on fera ça de façon calme. Voilà.

1:35:19
Locuteur

Une

1:35:22
Locuteur 2

question de Frédicale. Est-il possible de participer sur quelques circonscriptions seulement, et éventuellement envisager des alliances sur ces circonscriptions

1:35:33
Locuteur

?

1:35:34
Présentateur

Alors nous avons réuni... J'ai réuni... C'est pas nous de majestin. J'ai réuni en tant que président de l'UPR. J'ai réuni le bureau politique. Nous avons examiné les questions. Et donc après avoir tourné, retourné le problème dans tous les sens, nous sommes convenus de ne pas aller

1:35:50
Locuteur

à

1:35:51
Présentateur

ces élections législatives

1:35:52
Locuteur

pour

1:35:53
Présentateur

toutes les raisons que j'ai évoquées, que je rappelle. Un, on n'a pas l'argent. Donc il faudrait qu'on fasse un nouvel appel, alors même qu'il nous manque 200 000 € pour solder les comptes. Deux, notre score aux européennes n'a pas créé de dynamique, donc nous empêche de bénéficier d'une dynamique pour les législatives. Trois, comme nous n'avons pas été remboursés, donc il faudrait lancer une nouvelle campagne de collecte.

1:36:23
Locuteur

Je

1:36:24
Présentateur

ne suis pas sûr que nous y arriverions. Quatre, ce sont des élections difficiles, puisqu'il y a le poids du local qui est très très important, et que beaucoup d'électeurs votent d'abord pour leur député sortant,

1:36:38
Locuteur

ou

1:36:39
Présentateur

contre leur député sortant, pour le challenger habituel du député sortant, parce qu'ils les connaissent,

1:36:45
Locuteur

plutôt

1:36:45
Présentateur

que pour un troisième ou un quatrième venu. Donc ce sont des élections difficiles. Il y a une espèce de règle un petit peu... Comment dirais-je ? Empirique, sortie de l'expérience qui n'est pas prouvée. Mais en gros, on fait souvent la moitié. C'est ce qui s'était passé d'ailleurs en 2017, où on avait fait... Pas la moitié, mais on avait fait 40% de moins aux législatives que ce que j'avais fait à l'élection présidentielle, ce qui m'avait beaucoup déçu, mais ce qui m'avait aussi appris à comprendre comment fonctionne la politique et comment fonctionnent les résultats électoraux. Alors il y a effectivement quelques adhérents qui nous ont dit « Mais moi, j'ai un peu de moyens.

Je voudrais faire ci, je voudrais faire ça ».

1:37:25
Locuteur

On

1:37:26
Présentateur

ne

1:37:26
Locuteur

peut

1:37:26
Présentateur

pas les en empêcher. S'ils veulent faire absolument quelque chose, ils le fassent. Mais

1:37:31
Locuteur

je

1:37:32
Présentateur

voudrais vraiment les mettre en garde, c'est-à-dire qu'ils n'y arriveront pas.

1:37:36
Locuteur

Ils

1:37:36
Présentateur

peuvent se leurrer, mais ils n'y arriveront pas, à moins qu'ils soient très très très très très connus, qu'ils aient déjà été députés, qu

1:37:44
Locuteur

'ils

1:37:44
Présentateur

aient eu un mandat électif.

1:37:45
Locuteur

Mais

1:37:45
Présentateur

ils n'y arriveront pas parce que les médias ne parleront pas d'eux.

1:37:48
Locuteur

La

1:37:49
Présentateur

campagne va être extrêmement brève, puisque c'est le 30 juin, on est déjà le 12. C'est-à-dire c'est en 15 jours le scrutin. Enfin c'est dément,

1:37:57
Locuteur

à

1:37:57
Présentateur

moins que le Conseil constitutionnel change le calendrier des élections,

1:38:03
Locuteur

ce qui peut

1:38:04
Présentateur

toujours arriver. Ce sera un nouveau coup de tonnerre. Mais en 15 jours, les médias ne parleront pas de nous. Donc ça veut dire que les personnes qui feraient ça risquent de dépenser de l'argent pour rien, en fait. Voilà. C'est ça, le truc. Les médias ne parleront pas de nous. Et voilà. Et je voudrais vraiment... Ça serait très très irresponsable de ma part

1:38:26
Locuteur

que

1:38:27
Présentateur

d'inviter des gens à aller au casse-pipe. J'ai horreur de ça. Moi, j'ai toujours un petit côté un peu pater familias, un peu père de famille.

1:38:37
Locuteur

Je

1:38:37
Présentateur

ne veux pas... Parce que je sais qu'il y

1:38:38
Locuteur

a

1:38:38
Présentateur

des gens qui ont bon cœur, qui se disent « Bon, moi, j'ai peut-être essayé de faire quelque chose, mais je veux pas qu'ils dépensent leur argent

1:38:44
Locuteur

de

1:38:45
Présentateur

cette façon », parce que ça serait

1:38:47
Locuteur

pas

1:38:47
Présentateur

bien. Ils n'y arriveraient pas, d'autant plus que c'est pas si facile. Il faut avoir un mandataire financier. Vous savez qu'il y a toute une série de règles à avoir. Il faut ouvrir un compte spécial. Enfin tout ça en 15 jours. Toutes les dépenses doivent être scrupuleusement retracées. Le candidat lui-même ne peut rien dépenser. Il doit toujours être flanqué de son mandataire financier qui paye à sa place. Il faut choisir un suppléant. Il faut négocier avec le R39, c'est-à-dire la fabrication des bulletins de vote, des affiches et de la profession de foi avec un imprimeur. Je rappelle qu'on n'est remboursé qu'à hauteur de 5%. C'est plus que pour la raison européenne. C'est à hauteur de 3%.

Il faut donc avoir des graphistes, une équipe de graphistes qui fassent les affiches, qui fassent la profession de foi, etc., etc., etc., etc. Donc voilà. Moi, franchement, je le déconseille. Voilà. Ce qui ne veut pas dire... Attention. Ça ne veut pas dire, bien sûr... J'ai vu des gens qui disent « Ah, on ne fait rien », etc. Non, c'est pas qu

1:39:58
Locuteur

'on

1:39:58
Présentateur

ne fait rien.

1:39:59
Locuteur

On

1:39:59
Présentateur

existe. On va avoir des... Moi, je demande à tous ceux qui veulent, qui nous relaient, de relayer toujours plus nos vidéos. Actuellement, il y a... Vous savez, la politique... Il

1:40:11
Locuteur

y a

1:40:11
Présentateur

un joli proverbe anglais qui dit « Une semaine, c'est très long en politique ». Ben, c'est vrai. Une semaine, c'est très long. Ça veut dire qu'en quelques heures... Parfois, le pays...

1:40:20
Locuteur

C

1:40:20
Présentateur

'est comme quand on est en train rapide. Vous êtes en TGV sur Paris-Marseille ou Paris-Bordeaux. Brutalement, vous fermez les yeux. Puis vous les rouvrez 5 secondes après. Le paysage a complètement changé. Mais c'est un peu ça, la politique. Notez bien ce proverbe anglais. « Une semaine, c'est très long en politique ». Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que dimanche soir,

1:40:41
Locuteur

c

1:40:41
Présentateur

'était Bardella superstar.

1:40:43
Locuteur

C

1:40:44
Présentateur

'était vraiment extraordinaire. Marion Maréchal. Et puis mercredi soir, c'est 3 jours après, Bardella a commencé à faire des embardés, si j'ose dire, en disant que finalement, ils ne vont plus modifier la réforme des retraites, en faisant une alliance avec les Républicains. Donc il y a les barons des Républicains qui... Les Républicains viennent d'exposer sur le sujet. Il y a quand même des électeurs traditionnels du FN qui ne voient pas d'un bon œil du tout une alliance avec les Républicains et avec Ciotti. Après ça, vous avez Mme Marion Maréchal qui... Zemmour,

1:41:21
Locuteur

c

1:41:21
Présentateur

'est terminé, parce que son parti s'est effondré, à Zemmour. Je pense qu

1:41:25
Locuteur

'il

1:41:25
Présentateur

doit se mordre les doigts d'avoir eu le concours de Marion Maréchal, parce que comme je l'ai dit tout à l'heure, il se retrouve maintenant... Si Marion Maréchal s'en va, ce qui est ce soir, est quasiment acté puisqu'elle demande le soutien du RN et de LR. Elle demande à les soutenir. Ça veut dire qu'elle part avec Mme Trochu,

1:41:41
Locuteur

et

1:41:41
Présentateur

donc elle-même Mme Trochu, M. Pelletier, M. Bay. Ça veut dire que sur les 5 nouveaux députés reconquêtes au Parlement européen,

1:41:48
Locuteur

il

1:41:48
Présentateur

n

1:41:48
Locuteur

'y en

1:41:48
Présentateur

a plus qu'un. Il n

1:41:49
Locuteur

'y en

1:41:49
Présentateur

a

1:41:49
Locuteur

plus

1:41:49
Présentateur

qu'une. C'est Mme Sarah Knafo qui va se retrouver toute seule à représenter reconquête parmi 720 députés européens.

1:41:56
Locuteur

Bon,

1:41:56
Présentateur

ça veut dire que c'est un désastre stratégique pour M. Zemmour. Voilà. Et dans cette histoire, nous qui avons subi un très mauvais résultat, en tout cas très inférieur à nos espérances, même si on a simplement retrouvé le nombre de voix de 2019, d'un seul coup, trois jours après, il y a plein de gens qui disent... Alors finalement, c'est encore un signeau qui avait raison. Ben oui, c'est encore moi qui avais raison. Je suis désolé. C'est la vérité.

1:42:20
Locuteur

C

1:42:20
Présentateur

'est la vérité, puisque depuis 17 ans, je me suis fixé pour mission

1:42:24
Locuteur

de

1:42:25
Présentateur

dire aux Français toute l'expérience professionnelle

1:42:30
Locuteur

que

1:42:30
Présentateur

j'ai acquise pendant des années en cabinet ministériel et dans la politique, de la mettre au service de mes compatriotes

1:42:37
Locuteur

pour

1:42:38
Présentateur

qu'ils comprennent la situation. Le problème numéro 1, il est là.

1:42:42
Locuteur

C

1:42:42
Présentateur

'est que les gens doivent absolument comprendre cette situation.

1:42:49
Locuteur

— Une

1:42:50
Locuteur 2

question du tchat de Hélène-Marie. Que se passerait-il s'il y avait 50% d'abstention aux législatives

1:42:56
Locuteur

? Ben

1:42:58
Présentateur

il se passerait rien.

1:43:01
Locuteur

Il

1:43:01
Présentateur

faut arrêter de croire que l'abstention fait peur au système. Pas du tout. Non, pas du tout. L'abstention... C'est très bien, l'abstention. Plus il y a de gens qui se désintéressent de la politique, plus ça offre à M. Macron et aux gangs qui ont mis la main sur l'Occident. C'est une véritable mafia, la mafia euro-atlantiste, qui ont mis la main sur les pays occidentaux. Ils sont très très contents lorsque les gens se détournent de la politique.

1:43:27
Locuteur

Il

1:43:27
Présentateur

faut absolument pas... Il y

1:43:28
Locuteur

a

1:43:28
Présentateur

des gens un peu... antiques, en fait, qui se disent « Oui, alors s'il

1:43:32
Locuteur

y

1:43:32
Présentateur

a 70% d'abstention, ils vont être effondrés ». Non, pas du tout. Ils se diront « Tiens, ça fait 70% de cons en moins ». Voilà. C'est comme ça qu'ils résonnent. Voilà. S'il y avait 95% d'abstention et qu'il y avait 5% de gens qui votaient et qui votaient pour le Parti animaliste ou pour Mme Ailleurs, ils seraient très très contents. Donc surtout, surtout, ne croyez pas ça. Au contraire, les abstentionnistes devraient se réinvestir dans la politique.

1:43:59
Locuteur

Et

1:43:59
Présentateur

ils devraient comprendre à quel point il faut absolument se méfier et ne pas croire du tout ce que l'on entend dans les grands médias. Donc la réponse à la question, c'est que s'il y avait 50% d'abstention

1:44:09
Locuteur

aux

1:44:10
Présentateur

législatives, ça ne changerait pas le fait que les résultats seront quand même validés.

1:44:15
Locuteur

– Une

1:44:21
Locuteur 2

question de Laurent. Bonjour, M. Asselineau. Comme l'UPR ne présente pas de candidats aux élections législatives anticipées, que recommandez-vous de voter

1:44:30
Locuteur

dans

1:44:31
Locuteur 2

les deux scénarios suivants,

1:44:33
Locuteur

soit

1:44:34
Locuteur 2

Renaissance ou Rassemblement national, soit Renaissance ou Front populaire, NUPS ou autres, bien cordialement

1:44:42
Locuteur

? – Alors

1:44:44
Présentateur

je ne pense pas que c

1:44:45
Locuteur

'est

1:44:45
Présentateur

dans ces termes-là que les choses vont se passer. Dans ces élections, il y a deux tours.

1:44:52
Locuteur

Il

1:44:53
Présentateur

y a le premier

1:44:53
Locuteur

et

1:44:54
Présentateur

le deuxième. Dans le premier tour, il va y avoir une nébuleuse de candidats. Je ne

1:45:00
Locuteur

sais

1:45:00
Présentateur

pas si la nébuleuse va être très importante, parce que beaucoup de partis vont se retrouver dans la même situation que nous. Donc il est possible qu

1:45:06
Locuteur

'il

1:45:06
Présentateur

n

1:45:06
Locuteur

'y ait

1:45:06
Présentateur

pas beaucoup de candidats. Voilà. Donc on va voir. De ce point de vue-là, pour le premier tour, on fera ce que j'avais fait déjà pour la présidentielle de 2022. C'est-à

1:45:16
Locuteur

-dire

1:45:16
Présentateur

qu'on n'avait pas pris de position pour la présidentielle de 2022. Voilà. En revanche...

1:45:22
Locuteur

En

1:45:22
Présentateur

revanche,

1:45:23
Locuteur

au

1:45:23
Présentateur

deuxième tour de 2022 et pour la première fois de ma vie, en mon âme et conscience, et j'étais pas enthousiaste de le faire, mais j'avais appelé à voter pour Mme Le Pen

1:45:36
Locuteur

contre

1:45:37
Présentateur

Macron, parce que je pense que Macron

1:45:39
Locuteur

est

1:45:40
Présentateur

la pire chose qui puisse nous arriver. Voilà. Peut-être que je me trompe, d'ailleurs. Mais en tout cas, c'est vraiment... Il faut vraiment empêcher cet homme-là de nuire. Il a déjà trop nuit à la société française. Et j'ai un peu la faiblesse de penser que Mme Le Pen eût été pas beaucoup mieux, mais quand même.

1:45:56
Locuteur

Quand

1:45:57
Présentateur

même, elle aurait... Il

1:45:58
Locuteur

y

1:45:58
Présentateur

a, je pense, un certain nombre de choses qu'elle n'aurait pas faites. Par exemple, je pense que Mme Le Pen, qui me donne l'impression d'être une femme qui a du

1:46:06
Locuteur

bon

1:46:07
Présentateur

sens, elle ne se serait pas lancée dans des philippiques contre Poutine. Elle n'aurait pas lancé comme ça des avions... Elle n'aurait pas pris la position en pointe que prend Macron et qui était extrêmement dangereuse, extrêmement dangereuse. Donc ça, c'est le crédit, je pense, que l'on peut faire à Mme Le Pen. Bon. Voilà ce que j'avais dit pour 2022. Vous savez, la suite... Macron a quand même été élu. Ce que je pouvais dire, c'est que le compte n'était pas très important en définitive, mais j'avais voulu marquer le coup.

1:46:38
Locuteur

Donc

1:46:39
Présentateur

là, c'est la même chose.

1:46:40
Locuteur

Au

1:46:40
Présentateur

deuxième tour, on verra. Et moi, je pense... J'en parlerai avec le bureau politique

1:46:45
Locuteur

que

1:46:46
Présentateur

notre consigne, c'est tout sauf Macron. Donc ça sera circonscription par circonscription. Voilà. C'est-à-dire que s'il y a une circonscription où c'est le candidat macroniste versus le candidat du RN... Eh ben moi... Enfin je le dis moi-même, en tout cas pour ce qui me concerne. Moi, si j'étais dans ce genre de circonscription au deuxième tour, je voterais pour l'alliance RN-Chiotti, etc., même si je n'ai absolument aucune illusion. Mais tout, tout, tout, tout sauf Macron et sa bande. Ça,

1:47:14
Locuteur

c

1:47:14
Présentateur

'est plus possible. De la même façon, si pour aller dans le sens de ce que dit l'internaute, c'est un truc non pas avec la NUPES, mais avec le Front populaire... Bon, il faudra voir. Mais a priori, moi, je préférerais encore voter pour... Alors le problème, c'est si... J'avoue que Glucksmann et place publique, je l

1:47:33
Locuteur

'ai

1:47:33
Présentateur

un peu en travers de la gorge, parce que c'est quand même un agent américain. Bon. Donc ça, je ne sais pas s'il y avait quelqu'un de place publique contre quelqu'un de Macron. Comme c'est exactement la même chose, je ne sais pas si ça serait... Je ne sais pas quoi prendre. Pareil si c'était entre un candidat Horizon ou un candidat Macron. Comme c'est la même chose, je crois que là, pour le coup, je préférerais l'abstention. Mais si on a un candidat, par exemple, du PCF... Je voudrais dire quelque chose, d'ailleurs, sur le PCF. C'est que M. Desfontaines, qui, d'ailleurs, n'a pas fait un très bon score...

1:48:02
Locuteur

Il

1:48:03
Présentateur

a fait 2,15. C'est plus que nous. Mais il a eu une médiatisation énorme par rapport à moi. Il a fait partie, d'ailleurs, de tous les débats à 8. Bon. Il a fait 2,4.

1:48:13
Locuteur

C

1:48:13
Présentateur

'est pas énorme compte tenu de l'hypermédiatisation dont il a bénéficié. Mais néanmoins, moi, je le trouvais... Je le dis franchement plutôt sympathique, parce qu'il y a des choses qu'il disait qui ressemblent beaucoup à ce qu'on dit. Par exemple, il est contre la libre circulation des mouvements de capitaux. Donc moi, c'est ce qu'on dit. Je vais pas dire qu'il a tort. Il est pour défendre les services publics. C'est ce qu'on dit. Donc je vais pas dire qu'il a tort. Donc de ce point de vue-là, entre lui et un candidat macroniste, je préférerais voter pour lui. Ce que je lui reproche au PCF, c'est qu'il dit ça, mais ils veulent rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN.

Donc en fait, il dit ça, mais il ne pourrait jamais l'appliquer. Donc il mente. Ce sont des menteurs. Donc la proposition qu'ils font est une proposition juste. Mais ce sont des menteurs, puisqu'ils ne pourront pas appliquer cette proposition juste, puisqu'ils se refusent de sortir

1:49:02
Locuteur

de

1:49:02
Présentateur

l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Donc voilà le problème auquel on est confrontés. Voilà. Je pense que j'ai été clair.

1:49:11
Locuteur

— Une

1:49:17
Locuteur 2

question de

1:49:18
Locuteur

Ennem

1:49:19
Locuteur 2

Moran. Bonsoir, M. Asselineau. Dans le cas où la France s'intègrerait à un État européen,

1:49:26
Locuteur

qu

1:49:27
Locuteur 2

'adviendrait-il alors de ce département et territoire ultramarins ? Merci pour votre réponse.

1:49:33
Locuteur

Alors

1:49:34
Présentateur

là, cette intelligence se place dans la perspective de l'UE devenant un État,

1:49:39
Locuteur

comme

1:49:41
Présentateur

l'a laissé entendre Mario Draghi, qui fait campagne pour succéder à Mme von der Leyen. Et à mon avis, avec de bonnes chances de réussite, je vois que Mme von der Leyen vient de faire l'objet d'attaques extrêmement sévères de la part de Charles Michel, qui est un Belge, qui est le président du Conseil européen, alors qu'elle est présidente de la Commission européenne. Bon, il

1:50:02
Locuteur

y

1:50:02
Présentateur

a une notoriété publique que l'un et l'autre ne peuvent absolument pas s'entendre, mais ils se haïssent à un point qui est peut-être supérieur à Zemmour-Maréchal. Je ne sais pas. Enfin c'est la haine totale. Et donc là, j'ai vu que M. Charles Michel a tiré à boulet rouge sur Mme von der Leyen.

1:50:19
Locuteur

Ça

1:50:19
Présentateur

donne à penser quand même que Mme von der Leyen est sur un siège éjectable et donc que c'est Mario Draghi qui peut lui succéder. Or, Mario Draghi, je l'ai déjà expliqué, a dit qu'il essaiera de faire en sorte que l'UE devienne un État.

1:50:31
Locuteur

J

1:50:32
Présentateur

'en profite pour répondre à une question qui ne m'a pas été posée, comme disait De Gaulle dans certaines de ses conférences de presse. Mais ça m'a été posé une fois dans une réunion publique. C'est une bonne question. Il y

1:50:42
Locuteur

a

1:50:42
Présentateur

des gens qui m

1:50:42
Locuteur

'ont

1:50:42
Présentateur

dit « Mais il y a quand même...

1:50:43
Locuteur

L

1:50:44
Présentateur

'unanimité est nécessaire. Est-ce que vous pensez qu'il y

1:50:46
Locuteur

aura

1:50:46
Présentateur

l'unanimité des États pour transformer l'UE en un État

1:50:50
Locuteur

? ». Ma

1:50:51
Présentateur

réponse a été la suivante, que je réédite. Un, je ne le pense pas. Je pense qu'il y aura des États, notamment la Hongrie,

1:50:58
Locuteur

la

1:50:58
Présentateur

Pologne, mais aussi des petits États comme Malte, Chypre, le Luxembourg, qui sont des pays qui sont très jaloux de leur souveraineté nationale et qui feraient obstacle à ça. Je pense que... En tout cas, la Pologne, la Hongrie, Chypre, Malte... Je ne les vois pas du tout en train d'accepter que l'UE devienne un État et qu'ils voudront le conserver.

1:51:23
Locuteur

Donc

1:51:24
Présentateur

a priori, ce n

1:51:24
Locuteur

'est

1:51:24
Présentateur

pas possible. Sauf si...

1:51:26
Locuteur

Et

1:51:27
Présentateur

là, mesurez bien ce que je vais dire,

1:51:29
Locuteur

parce

1:51:30
Présentateur

que c'est quelque chose... J'ai vu des idées un peu comme ça circuler. Sauf si d'un seul coup, les États membres de l'UE décident entre eux qu'il va y avoir un groupe d'États qui vont être baptisés groupe d'États d'avant-garde, une espèce d'avant-garde, et qui décident de former une espèce d'Europe à plusieurs vitesses, avec une Unie européenne devenant un État fédéral, et puis d'autres États qui restent des satellites, mais qui conservent

1:52:04
Locuteur

leur

1:52:06
Présentateur

souveraineté nationale.

1:52:09
Locuteur

Et

1:52:09
Présentateur

donc on pourrait très bien avoir... Finalement, sans trop de grandes difficultés, il suffirait d'avoir une espèce d'appareil

1:52:14
Locuteur

aux

1:52:15
Présentateur

traités actuels en disant que, par exemple, la France, l'Allemagne, l'Espagne,

1:52:20
Locuteur

l

1:52:20
Présentateur

'Italie,

1:52:21
Locuteur

le

1:52:21
Présentateur

Portugal, la Grèce, je sais pas quoi, ont décidé de former entre eux un État fédéral, avec comme capitale Bruxelles, et que chacun de ces États deviendra un État fédéré.

1:52:36
Locuteur

Et

1:52:37
Présentateur

auquel cas, on aurait donc une Union européenne à deux vitesses, avec un État fédéral comprenant, je sais pas, une dizaine de pays, et puis d'autres États qui seraient des satellites. Et là, je le crains beaucoup, cette situation, parce qu'autant je pense que les Polonais, les Hongrois, les Bulgares, les Roumains, peut-être aussi, enfin tous ces peuples qui ont été asservis par l'Union soviétique pendant des décennies entières, et qui sont des patriotes jaloux. L'état d'esprit des Polonais ou des Estoniens, etc., ou des Lettons ou des Hongrois est quand même très exacerbé. Autant je pense qu'eux, ils se refuseront d'entrer dans... De perdre leur siège au Conseil de sécurité...

De perdre leur siège à l'ONU, et nous, au Conseil de sécurité. Autant eux, je pense qu'ils les accepteront pas. Autant je crains qu'un énergumène comme Macron... Il l'a d'ailleurs déjà prouvé, par exemple, avec la formulation du traité

1:53:34
Locuteur

sur

1:53:35
Présentateur

le traité d'Aix-la-Chapelle, où il a déjà, en 2018, offert à l'Allemagne de participer à nos travaux au Conseil de sécurité des Nations unies, et que M. Macron ambitionnerait, semble-t-il, selon certains propos rapportés, de devenir le premier président des États-Unis d'Europe. C'est-à-dire qu'il se voit bien, comme George Washington, n'est

1:53:59
Locuteur

-ce

1:53:59
Présentateur

pas, être le premier président des États-Unis d'Amérique. Donc ça doit être quelque chose qui doit flatter le narcissisme légèrement développé de M. Macron. Je le verrais très bien, en train de dire « C'est très bien, la France, l'Espagne... ». Allez, hop ! On transforme tout ça en un seul État fédéral, et la France devient un État fédéral. Et là, parmi ces États, il pourrait y avoir une unanimité de ces États qui iraient dans cette direction. Alors je réponds maintenant à la question, parce que la question, elle allait au-delà. S'il y a une Europe fédérale,

1:54:31
Locuteur

qu

1:54:32
Présentateur

'est-ce que deviennent nos départements et territoires d'outre-mer

1:54:34
Locuteur

? Alors

1:54:35
Présentateur

moi, là, on est dans la politique fiction. Je n'en sais rien. Ce que je sais, en tout cas, c'est que je vois que M. Macron...

1:54:41
Locuteur

C

1:54:42
Présentateur

'est le génie du mal, en fait, cet homme, c'est-à-dire que, depuis qu'il est arrivé à l'Élysée, il s'est obstiné en définitive à essayer de torpiller tous nos intérêts stratégiques les plus fondamentaux. Dans n'importe quel pays du monde, ce type aurait été placé en État d'arrestation et poursuivi pour haute trahison. Je le dis sans embâche. Je pense qu'énormément de Français sont d'accord avec moi.

1:55:02
Locuteur

Bien.

1:55:03
Présentateur

Malheureusement, les institutions en France sont telles, et le respect de la fonction présidentielle est tel qu'on a laissé M. Macron nous endetter de 1 000 milliards d'euros sans broncher, qu'on voit M. Macron qui a créé la collectivité européenne d'Alsace

1:55:20
Locuteur

contre

1:55:21
Présentateur

la volonté des Alsaciens eux-mêmes et à l'insu de tous les Français, peut-être pour préparer une future scission de l'Alsace qui deviendrait un État fédéré. M. Macron est en train d'essayer de développer un nouvel État d'autonomie de la Corse, etc., etc. M. Macron, en fait, il n'y

1:55:38
Locuteur

en

1:55:38
Présentateur

a pas grand-chose à faire des départements et territoires d'outre-mer. Quand il était allé en Guyane, il croyait que c'était une île. Quand il est allé à Mayotte, il a rigolé sur les Comoriens qui décédaient, les migrants clandestins dans le canal de Mozambique, ce qui avait fait un scandale local, etc. Voilà. Moi, j'ai l'impression que Macron... Là, on sait pas très bien ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie. Il a semé d'un seul coup... Il a rallumé un incendie. Je l'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. C'est un sujet que je connais assez bien, la Calédonie. Il faut être extrêmement prudent. La France doit absolument conserver la Calédonie.

Enfin c'est mon sentiment qui, contrairement à ce que dit LFI, etc., plaqué sur la Calédonie, la situation d'un État... D'une situation coloniale est une facilité de l'esprit. Il y a du vrai dedans. Mais il n

1:56:29
Locuteur

'y

1:56:29
Présentateur

a pas que du vrai. Il y a aussi du faux. Il y a aussi toute une histoire extraordinairement différente. Voilà. Le LFI oublie quand même qu'il

1:56:36
Locuteur

y

1:56:36
Présentateur

a eu trois référendums et que les trois référendums...

1:56:38
Locuteur

Alors

1:56:39
Présentateur

même qu'une partie significative de la population avait été privée du droit de vote, les trois référendums se sont soldés par un nom à l'indépendance. Donc LFI, il piétine en fait le suffrage universel. Bon, dans toutes ces situations, moi... Enfin ce qu'il faudrait, si la France était la France, déjà, ça serait d'avoir un vrai ministre de l'Outre-mer.

1:57:01
Locuteur

On

1:57:01
Présentateur

n'en a plus.

1:57:02
Locuteur

On

1:57:02
Présentateur

a une dame dont j'arrive absolument pas à mémoriser le nom. Je suis sûr que parmi les gens qui m'écoutent, il n'y

1:57:07
Locuteur

en

1:57:07
Présentateur

a pas une sur 1000 qui sait quel est le nom de cette dame qui est secrétaire d'État à l'Outre-mer auprès de M. Darmanin. Enfin Darmanin, il est ministre de l'Intérieur. Il a d'autres chats à fouetter. À mon avis, l'Outre-mer français est quelque chose qui est très important pour la France à tous les égards, en termes affectifs, historiques, des liens familiaux, universitaires, en termes de rayonnement de la France, en termes de zones économiques exclusives, en termes de présence sur les 5 continents. Enfin la France serait pas la France en son Outre-mer, en fait. Voilà.

Mais on a l'impression qu'à Paris, on a des gens qui s'en foutent complètement, puisqu'ils n'auraient une baie d'admiration que devant les États-Unis d'Amérique. Voilà. Alors ce que je crains, c'est qu'effectivement, si la France devenait un État fédéré, on en profite pour bazarder tout ça et céder tout ça à d'autres. Parce que ce qu'il faut bien comprendre, et ce que LFI ne dit jamais, c'est que si la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, etc., la Guyane avaient leur indépendance, ça serait comme l'accord. Ça serait une indépendance pour rigoler. Ce sont des territoires qui n'ont pas les moyens en eux-mêmes de maintenir le niveau de vie que leur assure la métropole. Il y

1:58:18
Locuteur

a

1:58:18
Présentateur

des transferts considérables vers tous ces pays, de ces départements et territoires d'Outre-mer. Donc ça veut dire qu'une fois devenus indépendants, ils se jetteraient dans les bras d'une autre puissance qui ferait le travail de la France à sa place. Voilà. C'est-à-dire que la Guyane... Je sais pas. Elle serait envahie par le Guyana et le Suriname, et puis les orpailleurs brésiliens, etc. Bon. Et puis il faudrait sans doute pas attendre trop longtemps avant que les Américains commencent à s'installer à Cayenne. Et puis s'agissant de la Nouvelle-Calédonie, il y aurait une lutte au couteau entre l'Australie et la Chine pour mettre le pied sur la Nouvelle-Calédonie, etc., etc.

Donc il suffit de regarder quelle a été la destinée des petits pays de la Caraïbe ou des petits pays du Pacifique Sud. Voilà. Donc il n'y a pas de réflexion stratégique au niveau de l'État sur l'Outre-mer français, comme il n'y

1:59:09
Locuteur

en

1:59:09
Présentateur

a pas sur rien, d'ailleurs. Il n

1:59:11
Locuteur

'y

1:59:11
Présentateur

en a sur rien du tout.

1:59:12
Locuteur

Et

1:59:12
Présentateur

il est à craindre qu'effectivement, si la France devienne un État fédéré, bon, les départements et territoires d'Outre-mer soient passés par pertes et profits.

1:59:23
Locuteur

– Nous

1:59:27
Locuteur 2

allons arriver sur une dernière question, puisqu'il commence à être tard. – J'ai fait beaucoup de questions, quand même,

1:59:33
Locuteur

aujourd

1:59:33
Locuteur 2

'hui.

1:59:34
Locuteur

–

1:59:34
Locuteur 2

Une question de Jean-Marc. Est-ce que nous, les militants sur le terrain, devons continuer à arpenter les marchés pour informer les gens de l'existence de l'UPR et de François Asselineau et distribuer des tracts ?

1:59:47
Locuteur

Ou

1:59:47
Locuteur 2

est-il préférable d'attendre les prochaines élections ?

1:59:50
Présentateur

– Non, non, non, non. Il ne faut pas attendre. Il faut d'abord...

1:59:53
Locuteur

Je

1:59:53
Présentateur

voudrais encore une fois... Je l'ai déjà dit plusieurs fois, mais j'y reviens. Je voudrais vraiment, vraiment, vraiment remercier nos militants, ceux qui sont allés coller des affiches

2:00:04
Locuteur

en

2:00:05
Présentateur

pleine nuit, pendant leur temps libre, pendant le week-end, qu'ils ventent, qu'ils pleuvent, qu'ils fassent du soleil, avec leurs frais d'essence, sur leur temps libre, qui ont collé des affiches.

2:00:17
Locuteur

Un

2:00:17
Présentateur

immense merci.

2:00:19
Locuteur

Un

2:00:19
Présentateur

immense merci aussi à ceux qui sont allés distribuer des tracts sur les marchés. Moi, j'en ai accompagné. Sur les marchés, cette présence, elle est vraiment indispensable.

2:00:29
Locuteur

Bien

2:00:30
Présentateur

sûr, les résultats des élections nous ont tous un peu démolis, quoi. Ça a vraiment été une douche froide sur nos espérances. Et croyez-moi que j'ai été le premier à en souffrir.

2:00:41
Locuteur

Mais je

2:00:43
Présentateur

voudrais dire quelque chose.

2:00:44
Locuteur

C

2:00:44
Présentateur

'est qu'on a semé des graines.

2:00:47
Locuteur

Et

2:00:48
Présentateur

ces graines ont déjà porté leurs fruits.

2:00:50
Locuteur

Je

2:00:51
Présentateur

racontais l'anecdote tout à l'heure qui m'est arrivée. C'était entre le boulevard et la rue du Montparnasse. En l'espace de 25 minutes, j'ai rencontré

2:00:58
Locuteur

6

2:00:59
Présentateur

personnes qui, successivement, sont venues me voir, ont voulu prendre des selfies, etc., me disant « Vous êtes formidables. Je vois toutes vos conférences. Vous m'avez appris énormément de choses. Continuez, monsieur », etc., etc. Et quand je leur ai dit « Mais vous avez voté pour qui ? ». Il n

2:01:15
Locuteur

'y

2:01:15
Présentateur

en avait qu'un seul des 6 qui avait voté pour nous.

2:01:18
Locuteur

Ça

2:01:18
Présentateur

veut dire qu'il y a 2 choses qu'il ne faut pas confondre, je pense.

2:01:22
Locuteur

C

2:01:22
Présentateur

'est le score électoral

2:01:24
Locuteur

et

2:01:25
Présentateur

c'est...

2:01:26
Locuteur

Comment

2:01:27
Présentateur

dirais-je ? Le coefficient d'approbation, le degré de connaissance positive, de notoriété positive,

2:01:40
Locuteur

qui

2:01:41
Présentateur

est très différent.

2:01:42
Locuteur

Je

2:01:42
Présentateur

pense qu'actuellement, il y a beaucoup plus que 1% de gens qui suivent et qui apprécient ce qu'on fait. Le problème, c'est que ces 5, 6, 7, 10% peut-être de gens que j'ai vus... Moi, je suis allé aussi sur les marchés. On a fait des réunions publiques. Il y avait énormément de gens qui étaient là et pas seulement des adhérents de l'UPR et qui nous approuvent, etc. Je sais que parmi ceux-là, il y en a

2:02:03
Locuteur

qui,

2:02:04
Présentateur

au dernier moment, sont allés voter Bardella parce qu'ils ont été victimes de ce qu'ils entendent,

2:02:10
Locuteur

parce

2:02:10
Présentateur

qu'il y a eu des copains, des amis de la famille qui ont dit « Bon, tu vas pas voter sinon il fera rien du tout. Vote donc Marion. Elle va se battre ». On a vu comment elle se bat. Hop ! Elle est allée avec Ciotti. C'était terminé. 72 heures. Au bout de 72 heures, les gens qui ont voté Maréchal, c'est terminé. Ils se rendent compte qu'ils ont été coquifiés.

2:02:29
Locuteur

C

2:02:29
Présentateur

'est ça, la vérité.

2:02:30
Locuteur

Et

2:02:31
Présentateur

ceux qui ont voté Bardella, il aura fallu 48 heures avant de voir M. Bardella, qui cogne une fleur, commencer à annoncer qu'ils vont pas revenir sur la réforme des retraites.

2:02:39
Locuteur

Tout

2:02:39
Présentateur

ceci

2:02:40
Locuteur

doit

2:02:41
Présentateur

faire réfléchir les gens.

2:02:43
Locuteur

Ils

2:02:44
Présentateur

doivent comprendre que notre pire ennemi, ce sont les médias qui vous désinforment. N'écoutez plus les médias. N'écoutez plus les instituts de sondage. C'est un poison.

2:02:58
Locuteur

Ils

2:02:59
Présentateur

sont là pour vous dire ce que vous devez faire. Et ce que vous devez faire, c'est... Pourquoi il y

2:03:04
Locuteur

a

2:03:04
Présentateur

des milliardaires qui achètent les médias ? Parce que les milliardaires veulent vous imposer de rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN.

2:03:11
Locuteur

J

2:03:12
Présentateur

'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. Je termine là-dessus. Pourquoi est-ce que je ne passe pas dans les médias ? Pourquoi est-ce que nous sommes particulièrement victimes, nous, à l'UPR ? Depuis 5 ans... Allez voir le tableau que je vous ai montré. On a eu moins de temps de parole que pratiquement tous les autres candidats. Voilà. Pourquoi nous

2:03:32
Locuteur

?

2:03:32
Présentateur

Parce que si vous êtes un multimilliardaire comme M. Bernard Arnault, comme M. François Pinault, comme M. Drahi, comme M. Bouygues,

2:03:41
Locuteur

vous

2:03:41
Présentateur

savez que ce qui fait

2:03:42
Locuteur

votre

2:03:43
Présentateur

fortune,

2:03:45
Locuteur

c

2:03:45
Présentateur

'est justement la libre circulation des mouvements de capitaux.

2:03:49
Locuteur

C

2:03:50
Présentateur

'est justement l'immigration torrentielle de personnes qui vont servir de sous-prolétariats que l'on va retrouver travaillant au noir dans des états de précarité épouvantables, dans toutes les arrières-cuisines, des restaurants de la région parisienne, etc., ou qui vont être employés en étant payés par des lance-pierres et avec des victimes de marchands de sommeil. Ceux-là, ils veulent que l'on reste dans l'UE, parce que c'est ça qui explique leur fortune, qui se chiffre en centaines de milliers d'euros... Une centaine de millions d'euros. À la fortune de M. Bernard Arnault, 200 milliards d'euros, c'est 200 000 millions d'euros. 200 000 millions d'euros.

Pas 2 000 millions d'euros, pas 20 000. 200 000. Est-ce que les gens comprennent ce que c'est que 200 000 millions d'euros

2:04:38
Locuteur

?

2:04:38
Présentateur

Est-ce qu'il y

2:04:38
Locuteur

a

2:04:38
Présentateur

beaucoup de Français qui terminent leur vie avec 1 million d'euros ? Déjà, il y en a très peu.

2:04:43
Locuteur

Mais

2:04:44
Présentateur

là, c'est pas 1 million d'euros. C'est 200 000 millions d'euros, M. Bernard Arnault. Quand vous avez des fortunes qui sont supérieures au PIB de 45 ou 50 parmi les plus petits États du monde, ou les plus pauvres, quand vous avez ces fortunes aussi considérables...

2:04:59
Locuteur

Vous

2:04:59
Présentateur

appelez Arnault, vous appelez Bolloré, vous appelez Drahi, vous appelez Bouygues, etc. Vous achetez des journaux, vous achetez des médias

2:05:06
Locuteur

pour

2:05:07
Présentateur

obliger les Français à rester dans l'UE, dans l'euro. Vous leur faites très peur. Vous vous dites « Oh là là ! Si on sortait de l'UE, les gens n'y connaissaient rien ! Si on sortait de l'euro, etc. ». Donc

2:05:18
Locuteur

on

2:05:19
Présentateur

fait en sorte que les Français

2:05:21
Locuteur

adorent

2:05:22
Présentateur

les chaînes qui les ligotent.

2:05:25
Locuteur

Et

2:05:26
Présentateur

quand il y

2:05:26
Locuteur

a

2:05:26
Présentateur

quelqu'un comme moi qui

2:05:27
Locuteur

vient d

2:05:29
Présentateur

'un monde... Qui connaît l'arrière-plan, qui connaît les coulisses et qui explique la vérité... Je suis ce qui ne doit pas arriver. Je suis celui qui fait du spoiling, comme disent les jeunes maintenant, c'est-à-dire qui dévoile la réalité. Et ça, ça ne doit pas arriver.

2:05:47
Locuteur

Voilà.

2:05:48
Présentateur

C'est la raison pour laquelle les médias font peur. C'était la même chose, d'ailleurs, au Royaume-Uni. Ils avaient appelé ça le « Project Fear », les Brexiteurs. Aujourd'hui... Et d'ailleurs, on a fait croire...

2:05:57
Locuteur

Il

2:05:57
Présentateur

y a encore

2:05:57
Locuteur

eu... J

2:05:58
Présentateur

'ai vu le samedi précédent, le scrutin samedi dernier, le Parisien a fait tout un article sur le thème que le Brexit faisait extrêmement peur aux Britanniques. Ça veut dire qu'en région parisienne, quelqu'un qui a lu ça, il hésitait encore un petit peu, il

2:06:12
Locuteur

a

2:06:12
Présentateur

dit « Bon, le Brexit fait très peur. Je vais pas voter pour la Sni no Frexit ».

2:06:16
Locuteur

C

2:06:17
Présentateur

'est fait pour ! Alors que c'est pas vrai. Le niveau de vie des Britanniques a augmenté beaucoup plus vite qu'en France depuis 7 ans. Voilà. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est ça. C'est que

2:06:25
Locuteur

nos

2:06:26
Présentateur

adversaires, ce sont les médias et les instituts de sondage, qui d'ailleurs ont souvent les mêmes actionnaires. Alors je me lance ici vraiment après avoir dit tout ça. Oui, il faut continuer à être sur le terrain. Oui, il faut absolument développer la bonne parole. On est comme les chrétiens des catacombes de Sainte-Calixte sous Néron. D'ailleurs, on a un Néron à la tête de l'État, là, qui est en train de tout détruire, comme Néron qui chantait, paraît-il, devant l'incendie de Rome. On sait pas si c'était lui qui l'avait provoqué ou si c'était un incendie... Il semble que ce soit un incendie criminel.

Enfin bref, l'empereur Néron, qui était un fou furieux et un assassin, qui se prenait pour un poète – la formule est célèbre en latin – qui meurt en disant « qualis, artifex, péreo ». Et quel artiste périt avec moi ? On voit bien Macron chassé de l'Élysée par les Français en colère, et qui dirait « qualis, artifex, péreo ». Quel artiste périt avec moi ? On est dans le domaine de la dingoterie. Donc nous, ce qu'il nous faut, c'est comme les carétiens des catacombes de Sainte-Calixe, qui n'avaient pas accès aux médias de l'Empire romain. Il faut qu'on se développe sur le terrain. Il faut que

2:07:33
Locuteur

vous...

2:07:34
Présentateur

Il y a non seulement des documents à distribuer, mais il faut vraiment faire circuler les vidéos, faire des petits... Moi, je remercie ici... On a un certain nombre de jeunes adhérents, militants. Je veux en particulier remercier Scott, qui nous a rejoints depuis quelques mois, et qui a contribué à développer les petits formats sur TikTok, sur Instagram, sur les shorts, etc. Moi, je peux pas tout faire. Moi, je suis le président de ce mouvement. Je n'ai pas non plus toutes les habiletés nécessaires pour être à la pointe du dernier réseau social en date. Mais c'est ça qu'il faut faire. Et d'ailleurs, il y en a qui le font, et je les remercie. On est très présents sur Internet.

2:08:13
Locuteur

Donc

2:08:13
Présentateur

ne croyez pas que le 1,02% que nous avons eu

2:08:18
Locuteur

soit

2:08:18
Présentateur

pour solde de tout compte.

2:08:20
Locuteur

On

2:08:21
Présentateur

a 5, 10, peut-être 15% des Français qui, maintenant, nous connaissent

2:08:25
Locuteur

et

2:08:25
Présentateur

nous apprécient. Eh bien petit à petit...

2:08:29
Locuteur

Et

2:08:29
Présentateur

c'est ça qui va se passer, je pense, au cours des semaines, des mois, des années qui viennent. Petit à petit, les Français vont réaliser que, décidément,

2:08:38
Locuteur

ce

2:08:38
Présentateur

sont nos analyses qui sont les bonnes. Ils vont voir... Ils commencent déjà en 72 heures à voir déjà ce qui est en train de se passer avec Zemmour, Maréchal, Bellamy, Ciotti, Wauquiez, Bardella, Le Pen, Tanguy. J'ai vu que M. Tanguy dit « Si, si, on va réformer les retraites », pendant que M. Bardella dit « Non, non, on va pas le faire ». C'est la technique des lieutenants. C'est pour enfumer les Français. Nous, on est là pour expliquer aux Français ce qui se passe et pour qu

2:09:09
Locuteur

'ils

2:09:09
Présentateur

comprennent bien. Et donc il y a vraiment un travail minutieux à faire, pas forcément des tracts. Ça peut être des conversations. Ça peut être faire passer telle ou telle... Comment dirais-je... Vidéo que l'on a pu faire. Et puis surtout,

2:09:27
Locuteur

pour

2:09:27
Présentateur

les prochains scrutins, c'est vraiment de faire comprendre aux gens qu'ils ont une immense responsabilité.

2:09:35
Locuteur

Voilà.

2:09:35
Présentateur

Si je veux dire... Pour quelqu'un... Ceux qui ne nous connaissent pas, bon, ils ne nous connaissent pas.

2:09:40
Locuteur

Il

2:09:40
Présentateur

y a des gens qui nous connaissent, qui nous détestent.

2:09:42
Locuteur

Bon,

2:09:43
Présentateur

très bien. Ça peut arriver. On peut pas plaire à tout le monde. Mais parmi les Français qui nous connaissent

2:09:50
Locuteur

et

2:09:50
Présentateur

qui nous apprécient, franchement, c'était pas une bonne action de ne pas voter pour nous. Ça nous met

2:09:56
Locuteur

dans

2:09:57
Présentateur

la mouise. Voilà. Nous sommes dans la mouise. Nous avons 1 million d'euros à sortir. Heureusement, on en a récupéré. Mais il nous manque encore de l'argent. Voilà.

2:10:10
Locuteur

Parce

2:10:10
Présentateur

qu

2:10:10
Locuteur

'il

2:10:11
Présentateur

faut aussi faire tourner la boutique. Ça nous met dans la mouise parce qu'on n'a pas eu la dynamique. Ça nous met dans la mouise parce qu'on n

2:10:17
Locuteur

'a

2:10:17
Présentateur

pas l'argent pour faire les législatives. Ça nous met dans la mouise parce que les instituts de sondage vont prendre appui sur ces élections pour dire « Ben voilà, on avait raison. On est bien dans les 1 %, n'est-ce pas ? ». Ça nous met dans la mouise parce que les médias vont dire « Ben, on est dans les 1 %, etc. », etc. Enfin tout ça, ce sont des phénomènes cumulatifs. Et tout ça, pourquoi

2:10:37
Locuteur

? Tout

2:10:39
Présentateur

ça, pourquoi ? Vraiment, il y a un examen de conscience, comme on disait jadis aux gens qui ont voté Bardella ou ont voté Maréchal. Ils se rendent compte, je pense, dès ce soir...

2:10:52
Locuteur

Dès

2:10:53
Présentateur

ce soir, je pense qu'ils se rendent compte qu'ils ont eu tort, en fait, de le faire. Merci à tous en tout cas de nous avoir suivis. Ne croyez pas du tout que je baisse les bras, ni moi ni d'ailleurs les gens qui m'entourent. Au contraire, parce qu'il y a de plus en plus de gens qui nous suivent, de plus en plus de gens qui nous font confiance. Et tout l'enjeu des mois, des années qui viennent, c'est que les gens qui nous font confiance,

2:11:14
Locuteur

ils

2:11:14
Présentateur

nous fassent confiance jusqu'au moment où ils se décident enfin à glisser un bulletin pour nous dans l'urne. Et ce n'est pas évident, parce que pour un certain nombre de personnes, il y a des gens qui vont dire « Ah oui, mais moi, j'ai toujours voté à gauche ». C'est un problème pratiquement de programmation psychique. Il y a des gens « Ah non, j'ai toujours voté à gauche ». Pour eux, l'idée de voter pour un nouveau mouvement politique, déjà, c'est très difficile. Il

2:11:41
Locuteur

y

2:11:41
Présentateur

a ça aussi qu'il faut vaincre. C'est ça, la difficulté. C'est comme créer un fonds de commerce pour un nouveau... Il faut créer notre électorat. On a maintenant un électorat qui est fidèle, puisqu'on l'a retrouvé à 5 ans près. Mais tous ceux qui nous ont découverts depuis là, il y en a qui ont été sensibles aux sirènes des médias. Voilà. Donc il

2:11:59
Locuteur

y a

2:11:59
Présentateur

un immense travail à faire. Et puis il y a quelque chose qui est bien quand même.

2:12:03
Locuteur

C

2:12:04
Présentateur

'est que tous ceux qui travaillent pour l'UPR, tous les militants, ils savent très bien

2:12:08
Locuteur

qu

2:12:10
Présentateur

'ils en sont récompensés par des remerciements des gens qu'ils connaissent. Ils savent très bien qu'ils ont présenté nos analyses. Et puis il y a des gens qui ont dit « Ah ben finalement, j'ai vu ton type ». «

2:12:22
Locuteur

Ah

2:12:22
Présentateur

ben finalement, c'est pas mal ». « Ah oui ». Et puis ils voient que petit à petit, les gens disent «

2:12:26
Locuteur

En

2:12:26
Présentateur

fait, je commençais à comprendre ce qui se passe vraiment ». Ça, rien que ça, c'est déjà une grande satisfaction. Voilà. Et qui est le prélude à des victoires futures. Vive la France. Abat l'UE.

2:12:43
Locuteur

Et

2:12:43
Présentateur

vive l'UPR.

2:12:44
Locuteur

Il y a toujours à un peu plus de l'eau à tes manches du temps

2:12:44
Présentateur

et est

2:12:44
Locuteur

là. Sous-titrage FR ?