Canicule : Stéphanie Rist, ministre de la santé, invitée de Dimanche en politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse directe
Comment vous allez-vous avec cette chaleur ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous à cette situation avec 80 départements en vigilance ?
- 2:11OuverteRéponse directe
La fête de la musique est maintenue malgré l'interdiction d'alcool sur la voie publique ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Pourquoi interdire l'alcool sur la voie publique ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Conseillez-vous de limiter la consommation d'alcool pour les personnes qui sortent ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Prévoyez-vous des renforts médicaux particuliers pour la fête de la musique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Fait
« Ça fait 80 départements qui sont soit en vigilance rouge, soit en vigilance orange »
- 2:53Fait
« Pour les départements en vigilance rouge, deux choses, un arrêté qui interdit la consommation d'alcool sur la voie publique et les événements sportifs de plein air »
- 3:37Fait
« quand on boit de l'alcool et qu'il fait chaud, l'alcool va bloquer une hormone qu'on a dans le corps et qui nous permet d'être bien hydraté »
- 4:20Fait
« On est face à un changement climatique donc on ne dit pas il faut arrêter de vivre »
- 6:30Fait
« depuis 2003, une organisation de l'État très très bien organisée. Il y a l'alerte météo, ensuite Santé publique France décline l'impact sur la santé »
- 7:13Fait
« depuis la canicule de 2003, on a beaucoup appris. On a appris scientifiquement, on sait pourquoi les gens supportent pas bien la chaleur »
- 7:55Fait
« l'impact de la canicule a lieu 5 à 10 jours après le début de la canicule »
- 8:35Chiffre
« 100 % des EHPAD possèdent une pièce rafraîchie »
- 9:59Chiffre
« un rapport publié par l'association Oxfam évoque plus de 5000 décès attribués chaque année à la chaleur en France »
- 11:25Fait
« on anticipe la saison estivale dans tous les cas »
- 14:14Fait
« la climatisation est la réponse. Encore une fois, on ne se pose pas la question. Il y a un dérèglement climatique mais ce dérèglement climatique ne nous amène pas à ne pas nous chauffer l'hiver et bien se climatiser l'été »
- 15:42Chiffre
« depuis 2017, le budget de la mission écologique, c'est des lignes de budget, elle a doublé »
- 23:36Chiffre
« en novembre, on aura une augmentation de 20 % du nombre d'internes dans les services hospitaliers »
- 23:36Chiffre
« nous aurons aussi 3700 docteurs juniors »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Bonjour à vous, bienvenue dans ce nouveau numéro de Dimanche en politique. Nous sommes ce matin en direct pour une émission largement consacrée à la canicule. [musique] Ce sont les journées les plus chaudes jamais mesurées en France, c'est du jamais vu pour un mois de juin.
[musique]
Et c'est ce qu'indique Météo France, le pays suffoque. Comment les pouvoirs publics s'organisent-ils pour faire face à cette ? Mon invité ce dimanche est Stéphanie Rist, [musique] ministre de la Santé et Orléanaise. Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour Rebecca. Comment vous allez-vous avec cette chaleur ce ? Alors écoutez, évidemment en tant que ministre de la Santé, je suis sur le le pont, je dirais, puisque nous sommes face, vous l'avez dit, face à un événement météorologique qui est remarquable par sa durée, son intensité et évidemment euh quand on est ministre de la Santé, on est là pour faire de la prévention et on est dans un bon moment pour faire de la prévention.
Et donc évidemment, j'essaie de repasser les bons messages. Alors sur ce plateau, nous on a la chance d'avoir la climatisation, c'est pas le cas de la majorité des trains, des écoles, des établissements de de santé en France, on va en parler avec vous tout à l'heure. D'abord, on va regarder cette carte, 35 départements sont en vigilance canicule rouge à partir de midi ce dimanche, dont les six départements du Centre-Val de Loire. Donc c'est à partir de de de midi, c'est un record, on attend jusqu'à 41° aujourd'hui. Vous en tant que ministre de la Santé, comment est-ce que vous réagissez à cette situation, à cette ? Est-ce que ça vous ?
Ça fait 80 départements qui sont soit en vigilance rouge, soit en vigilance orange, ça veut dire 80 départements dans lesquels les habitants vont avoir un retentissement de la chaleur sur sur leur santé et donc en tant que ministre, on a un sujet gouvernemental, vous l'avez dit, c'est interministériel, beaucoup de ministres sont impliqués dans la prise en charge de cette canicule et puis un comportement aussi individuel sur la santé et mon objectif, notre objectif est aussi que le système de santé puisse tenir, on va sûrement y revenir mais vous savez qu'avec la fête de la musique, ça complique ça complique les choses.
Justement, la fête de la musique, ça y est, c'est aujourd'hui, on est le on est le 21 juin, le gouvernement a interdit la consommation d'alcool sur la voie publique dans les départements classés rouges, ça veut dire que les festivités sont quand même maintenues, ? Alors en fait, on a des sites on a une doctrine gouvernementale qui est très claire. Pour les départements en vigilance rouge, deux choses, un arrêté qui interdit la consommation d'alcool sur la voie publique et les événements sportifs de plein air.
Pour l'ensemble des départements en vigilance, qu'ils soient orange ou rouge, des décisions doivent se faire au plus près du terrain avec les préfets, les agences régionales de santé, évidemment les maires qui connaissent localement la situation. Ce sont des décisions qui sont prises au niveau local et là on voit les images qui ont été tournées hier soir à Bourges justement de concert en plein air, on voit que des personnes consommaient alors de de la bière, ce soir ce sera pas possible. ce sera de la de la bière sans alcool parce que l'alcool, la fête et la chaleur, ça ça fait pas bon ménage. Pourquoi nous faisons ça pour deux ?
La première c'est parce que pour soi-même, quand on boit de l'alcool et qu'il fait chaud, l'alcool va bloquer une hormone qu'on a dans le corps et qui nous permet d'être bien hydraté et du coup avec l'alcool et la chaleur notamment à des températures extrêmes, on se déshydrate quatre fois plus vite et on ne sent pas venir le coup de chaud et donc on se retrouve beaucoup plus vite aux urgences et c'est donc la deuxième raison pourquoi cela est est interdit sur la voie publique. L'idée c'est de diminuer la consommation ce soir de fête, c'est pour éviter aussi que nos urgences soient submergées par des coups de chaud et qui ne pourraient pas prendre en charge d'autres patients.
Il sera quand même possible ce soir de consommer de l'alcool dans les cafés, dans les bars, dans les restaurants. Est-ce que vous conseillez de de limiter justement la la la consommation pour les personnes qui sortent ce ? On est face à un changement climatique donc on ne dit pas il faut arrêter de vivre évidemment que la le 21 juin c'est la fête de la musique évidemment qu'il faut pouvoir vivre normalement et aller faire la fête. Ce qu'on dit c'est limitons l'alcool notamment dans les départements rouges dans ces températures qui vont qui sont des températures très très hautes très très importantes et qui suivent quelques jours déjà de canicule et donc on dit diminuer la consommation.
Un des moyens de diminuer la consommation c'est d'interdire l'alcool sur la voie publique. Qu'est-ce qu'il va se passer concrètement ce soir pour les villes où il y aura bel et bien une fête de la musique sans alcool dans la rue avec à l'intérieur des établissements. Est-ce que vous prévoyez des renforts médicaux particuliers, la présence du SAMU ? Alors il y a il y a plusieurs choses c'est d'une part parce que j'entends beaucoup vous nous infantiliser et cetera. En fait c'est une responsabilité une responsabilité globale du gouvernement qui donne une doctrine nationale et puis c'est une responsabilité qui doit être aussi individuelle.
En enfin nous avons anticipé le la situation du système de santé avec évidemment plusieurs réunions que j'ai fait avec tous les acteurs encore hier après-midi avec les personnels des SAMU et des et des urgences notamment mais l'ensemble aussi des des médecins de ville et cetera pour faire face à à cette augmentation de consultation qui vont arriver. On voit déjà des signaux faibles, un nombre d'appels au SAMU qui augmente, un nombre de consultations chez SOS Médecins par exemple. Donc, on a on on a une augmentation de tension sur notre système de santé. On a tous une responsabilité et le gouvernement et individuellement d'avoir un comportement plus adapté.
Parler de la tension sur le système de santé, je reviens simplement sur ce que vous vous disiez, vous parlez d'anticipation, une cellule de crise qui a été mise en place avant-hier, 3 jours seulement après le début de de la vague de chaleur. Est-ce que c'est vraiment suffisamment anticipé par le gouvernement cette ? C'est pas un peu ? Alors non, la cellule de crise qui a été faite hier n'est pas le début de l'anticipation. Nous avons depuis 2003 une organisation de l'État très très bien organisée. Il y a l'alerte météo, ensuite Santé publique France décline l'impact sur la santé et ensuite notre centre de crise au ministère de la santé se met en action.
C'est ce qui s'est passé depuis le mois de mai où il y a eu la première vague de chaleur. Ce centre de crise au ministère de la santé coordonne l'ensemble des ministères pour anticiper avec les différents professionnels cette zone estivale et ces vagues de chaleur successives. On parle beaucoup de du principe de précaution. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui qu'il y a véritablement un principe d'anticipation quand on fait face à à ce type d'épisode caniculaire très très ? Oui, clairement depuis la canicule de 2003, on a beaucoup appris.
On a appris scientifiquement, on sait pourquoi les gens supportent pas bien la chaleur, on sait quels traitements sont pas très bons avec la chaleur, on sait les conséquences sur le corps, on sait aussi que l'impact de la canicule a lieu 5 à 10 jours après le début de la canicule et donc on a organisé par exemple toutes les EHPAD ont maintenant des salles réfrigérées, des pièces réfrigérées dans lesquelles les personnes âgées peuvent avoir le la température du corps qui re-diminue. Donc, l'état est organisé et en ordre de marche sur ces vagues de chaleur.
Maintenant, nous avons une adaptation collective à faire, adaptation, on y reviendra peut-être, sur l'ensemble de nos bâtiments, qu'on a commencé, qu'il faut poursuivre, mais une adaptation aussi individuelle. Et c'est là tout l'enjeu des messages que je passe. Boire de l'eau effectivement, mais aussi quand il y a des températures excessives, limiter la consommation d'alcool par exemple. Alors, vous parliez des des des EHPAD. Effectivement, pour vous en tant que ministre de la Santé, l'enjeu principal c'est ce qui se passe dans les établissements de santé, les hôpitaux, les EHPAD.
Vous disiez il y a il y a quelques jours que 100 % des EHPAD possèdent une pièce rafraîchie pour et vous demandez aux personnes âgées vivant à domicile de de se rendre dans un dans un EHPAD. On a on a reçu il y a deux jours un un un communiqué de l'Union syndicale solidaire du Loiret qui vous répond, qui dit "Bah oui, c'est très bien, mais comment est-ce qu'on fait pour trouver un un un EHPAD proche quand certains ont disparu comme celui de Dordives dans le Loiret ou comme certains quand certains comme celui de Saran où il y a des suppressions de ?" Alors, excusez-moi, c'est deux sujets différents.
Je veux bien qu'on discute hein sur les fermetures de certains établissements de certains [raclement de gorge] établissements ou de du nombre de professionnels. Mais là, on est dans un épisode de canicule. Ce qu'on dit, c'est que toutes les EHPAD ouvertes ont une salle réfrigérée et qui est ouverte aussi aux personnes de âgées de l'extérieur qui auraient besoin de trouver un lieu pour se rafraîchir. C'est pas les seuls lieux, beaucoup de collectivités, beaucoup de maires sont engagés aussi à proposer des pièces réfrigérées.
Donc, ce qu'on conseille, c'est évidemment de se tourner vers le le centre d'action sociale de sa mairie qui peut proposer différents endroits rafraîchis pour les personnes âgées qui ne pourraient pas être assez rafraîchies chez eux. On scrute évidemment particulièrement la situation dans les EHPAD parce que vous le rappeliez tout à l'heure, la dramatique canicule 2003 a beaucoup marqué en France, il y a eu 15000 15000 morts. Tout récemment, un rapport publié par l'association Oxfam évoque plus de 5000 décès attribués chaque année à la chaleur en France. On voit ces chiffres qui s'affichent, ça veut dire que la canicule, la chaleur tue encore en France.
La chaleur tue, la chaleur tue notamment quand elle est dans la durée, dans des températures extrêmes, exactement dans des situations dans lesquelles nous nous trouvons. Et c'est pour ça que depuis quelques quelques semaines maintenant puisque on a eu un épisode au mois de mai, je répète les mesures de prévention. Boire de l'eau, diminuer l'alcool, pas d'activité physique dans les départements qui sont rouges parce qu'en fait c'est pas le moment où vous allez faire l'activité physique, mais c'est la chaleur cumulée depuis les derniers jours dans votre corps qui peut faire que même si vous êtes en bonne santé, vous pouvez avoir des accidents et des accidents potentiellement graves.
L'autre chose, c'est les baignades. Vous savez que on rappelle aussi l'attention et vraiment j'appelle à la vigilance des grands-parents, des parents et des jeunes qui nous écoutent. On ne se baigne pas dans des zones interdites parce qu'il n'y a pas de surveillance et parce que ça peut être dangereux. On a malheureusement trop de décès de jeunes dans notre pays parce que ils vont se baigner dans des rivières. Voilà, je comprends qu'on ait envie de se rafraîchir, mais le le bilan est déjà à ce jour trop trop difficile à gérer. Effectivement, on a appris effectivement que d'ailleurs qu'un jeune était décédé noyé euh vendredi dans dans la Loire près de près de Sancerre.
Euh les hôpitaux, on a parlé des Ehpad, les hôpitaux aussi s'attendent à faire face à un afflux de patients. On sait que c'est la Fête de la Musique, demain c'est lundi, c'est traditionnellement une journée assez assez chargée aux urgences. Comment est-ce que vous avez pris des des mesures pour faire face à un éventuel engorgement dans les ?
Oui, alors on anticipe la saison estivale dans tous les cas euh, quand on est ministre de la santé, et je l'ai fait le 3 juin avec l'ensemble, euh, des acteurs, les directeurs d'établissement, les fédérations, les médecins urgentistes, les les SAMU, euh, évidemment pour se préparer, pour être sûr que toutes les lignes de garde pendant l'été soient bien, euh, remplies pour, avec les professionnels de ville aussi qui, euh, euh, sont indispensables dans ces moments, euh, euh, de de période estivale où on sait, et c'est bien normal, qu'il y ait des professionnels de santé qui partent en vacances.
En concernant la canicule, nous avons refait, évidemment, des réunions et des messages euh avec l'ensemble des professionnels qui, euh, ont à leurs mains la possibilité de déclencher des plans, des plans blancs, euh, des plans Orsan qui permettent de renforcer les équipes quand il y a besoin, mais ça, c'est une décision, là aussi, euh, très locale puisque l'ensemble des services d'urgence de notre pays ou de SAMU n'ont pas les mêmes difficultés au même moment. Donc, plan blanc aujourd'hui dans les hôpitaux en en France et dans la région, vous avez une idée un ? Alors, les il y a de dans la région Centre-Val-de-Loire, notamment, euh, des plans blancs qui ont été, euh, déclenchés.
On peut avoir des plans blancs aussi pour d'autres raisons parfois. Euh, nous ne, euh, n'avons pas le l'ensemble des des nous n'avons pas le chiffre, euh, exact et nous ne suivons pas ce chiffre puisque la décision, elle se fait, encore une fois, très localement. Ce que nous suivons, nous, et c'est l'objet de la réunion que j'ai pu refaire hier avec l'ensemble des professionnels, c'est qu'on a besoin de anticiper et, euh, nous sommes très vigilants à ce que les jours qui viennent et et dans la durée puisque, je l'ai dit, l'impact de la chaleur, elle arrive 5 à 10 jours après, euh, le début. Donc, ça va être milieu de semaine prochaine, euh, que les difficultés peuvent vraiment arriver.
Donc, nous sommes très vigilants et nous avons des actions, euh, possibles à mettre en place si jamais le système devenait à saturer. Mais je le redis encore, euh, la la responsabilité ne doit pas reposer que sur l'engagement des professionnels de santé, que sur les décisions évidemment gouvernementales qui comptent mais aussi sur le comportement individuel. On pense aussi aux personnels soignants qui travaillent dans les hôpitaux, dans des établissements parfois vieillissants, non climatisés. Je pense notamment dans la région à l'hôpital de de Vierzon qui avait enregistré jusqu'à 35° dans certaines chambres lors de la canicule de de 2025.
Ça c'est aussi une réalité et ça pose aussi la question de la climatisation en France notamment de la climatisation des établissements publics. Je vous propose d'écouter à ce sujet ce qu'en disait le député RN Franck Alisio invité des 80 vérités, c'était vendredi. Écoutez. Aujourd'hui, la la climatisation est la réponse. Encore une fois, on ne se pose pas la question. Il y a un dérèglement climatique mais ce dérèglement climatique ne nous amène pas à ne pas nous chauffer l'hiver et bien se climatiser l'été, c'est comme se chauffer l'hiver. Voilà, on se dit pas se chauffer l'hiver va polluer. Non.
Voilà, Franck Alisio qui parle de la proposition de Marine Le Pen de de plan massif de climatisation du du pays. À gauche, on parle d'une mesure qui augmenterait les dégâts. On on sait l'impact environnemental que peut avoir la climatisation. Qu'est-ce que vous en ? Quelle est la position du ? Alors, comme d'habitude, le Rassemblement National, c'est le paradoxe et pas tout à fait et la caricature en fait puisque le paradoxe c'est que ils n'ont voté aucun budget que je rappelle a doublé dans la mission de transition écologique depuis 2017. Cela n'a pas été voté, qu'ils veulent faire des moratoires sur les énergies renouvelables.
Je le dis, c'est important quand on parle de climatisation, il faut de l'électricité derrière, de l'énergie et c'est ce que nous nous avons entamé et que nous poursuivons et notamment je regrette qu'ils soutiennent pas le plan d'électrification massif êtes pour ou contre la climatisation dans les établissements ? On a un très bel exemple ici, l'hôpital d'Orléans. L'hôpital d'Orléans n'est pas climatisé, il est rafraîchi et c'est pour ça que je disais que c'était une mesure caricaturale encore du Rassemblement National. Bien sûr qu'il faut climatiser là où cela doit être fait, mais c'est pas la seule chose qu'il faut faire.
Il faut continuer la décarbonation de notre pays, notamment économique. Il faut absolument mieux isoler les les habitations. Il faut transformer notre agriculture. C'est un nombre de choses En fait, c'est une adaptation que nous devons avoir de façon collective. C'est en ça où je dis où je disais tout à l'heure que il y a l'adaptation individuelle à des comportements individuels Est-ce que aujourd'hui le gouvernement se donne vraiment les les moyens justement de de poser ces questions et et d'investir ?
Je voudrais qu'on regarde ce que disait il y a quelques jours également l'ancienne ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher sur France Info qui disait "Je regrette aujourd'hui qu'on recule sur ces budgets. C'est une raison pour laquelle je suis sortie du gouvernement." Est-ce que les les retards, on les paie aujourd'hui Stéphanie ? Alors, je le redis, depuis 2017, moi je suis élue depuis 2017, le budget de la mission écologique, c'est des lignes de budget, elle a doublé. Agnès Pannier-Runacher, quand elle était au gouvernement, a mis un plan d'action de transformation et d'adaptation qui a débuté.
Est-ce que je trouve incroyable, c'est qu'on est le gouvernement qui propose, le Premier ministre, un plan d'électrification massif avec aucun des parlementaires d'opposition qui soutiennent ce plan d'électrification. Vous savez, quand on retarde le budget, que le budget n'est pas voté, qu'on met 6 mois, 4 mois, 6 mois à voter un budget, ben pendant ce temps-là, les mesures de qui qu'on a voté, comme MaPrimeRénov, elles prennent 6 mois de retard. Donc, je je ne crois pas que nous devions nous, gouvernement et moi, enfin, ancienne députée depuis 2017 regretter les actions.
Maintenant si vous me demandez s'il faut aller plus loin, bien sûr que nous avons à adapter notre pays à ce changement climatique. Un dernier mot Stéphanie Rist avant de passer aux autres sujets, est-ce que vous avez d'autres recommandations particulières à faire aux aux Français qui vont encore souffrir de la chaleur ces ces prochaines heures et ces prochains ? Je le redis, de l'eau, moins de moins de sport voir pas voir pas de sport, moins d'alcool voir pas d'alcool et euh si possible surtout s'occuper des personnes isolées. Votre voisin, vos vos proches vos des nouvelles de vos proches et voilà, c'est une sorte de solidarité et de comportement individuel encore une fois.
On suivra ces prochains jours en tout cas cette canicule qui fait suffoquer la France et notre région Centre-Val de Loire dans dans nos éditions. Je vous propose à présent Stéphanie Rist de revenir sur votre bilan en tant que ministre de la Santé. Vous êtes à ce poste depuis 8 mois précisément. On va regarder d'abord quel a été votre parcours avant d'en arriver à la tête de ce ministère. C'est un portrait signé pour nous Amélie Rigodanzo. Elle est la 8e ministre de la Santé en moins de 5 ans. Alors pas étonnant que son nom ait mis du temps à résonner dans la tête des Français.
En Centre-Val de Loire en revanche, Stéphanie Rist est déjà bien identifiée car avant de gagner les bancs du gouvernement, cette rhumatologue s'est d'abord illustrée en blouse blanche au sein de l'hôpital régional d'Orléans. Ce n'est qu'en 2016 qu'elle fait le choix de la politique en rejoignant un tout jeune mouvement créé par un certain Emmanuel Macron, La République en Marche. Un an plus tard, elle est largement élue députée de la 1re circonscription du Loiret et très vite s'impose à l'Assemblée comme l'une des figures montantes sur les questions de santé. Pourtant, ses votes et ses positions font débat paraissent parfois en décalage avec son engagement pour la santé.
En 2021, elle porte notamment la loi Rist qui prévoit de plafonner les salaires des médecins intérimaires et est accusée de fragiliser l'organisation des hôpitaux. Réélue en 2022 puis en 2024, son nom circule alors pour entrer au gouvernement dans l'équipe de François Bayrou. Mais son suppléant refuse de la remplacer, elle choisit alors de passer son tour. 2025, nouveau Premier ministre et nouvelle proposition, Sébastien Lecornu lui offre le ministère de la Santé. Cette fois, elle accepte mais sa nomination provoque une élection législative partielle dans le Loiret.
C'est finalement au printemps dernier que Stéphanie Rist se fait véritablement connaître du grand public alors qu'un norovirus se propage sur un bateau de croisière. Elle s'impose en première ligne, multiplie les points de situation sur les plateaux TV tout en tentant de rassurer sur la faible circulation du virus. Voilà, Stéphanie Rist, vous êtes donc la 8e ministre de la Santé en moins de 5 ans. Vous êtes en poste depuis octobre, est-ce que vous pensez avoir le temps de faire avancer encore les ? Oui, alors quand je suis arrivée comme ministre, si vous vous souvenez, la situation était politique était très très compliquée. On savait pas si on allait rester 2 jours, 3 jours ou 3 semaines.
Très instable, oui. Et donc quand je suis arrivée, j'ai dit à l'équipe qui travaille avec moi, qui travaille beaucoup d'ailleurs, que chaque jour devait être utile pour les Français. Et c'est ce que nous faisons de depuis 6 mois. Chaque jour, nous travaillons à débloquer des situations, à prendre des décisions et je le bilan se fera évidemment à la à la fin mais dans dans ma tête, c'est tous les jours nous devons être utiles pour les Français. Je travaille beaucoup avec l'équipe et nous avançons, en tout cas, je l'espère. Alors, on l'a dit dans le sujet, le grand public vous a découvert il y a 1 mois au moment de l'apparition de norovirus sur ce navire de croisière.
Deux Tourangeaux étaient d'ailleurs à bord, ils ont été confinés à l'hôpital Bichat à Paris en tant que cas contact. Ils doivent sortir de leur quarantaine aujourd'hui d'ailleurs le 21 juin. Est-ce que vous avez des nouvelles ? Est-ce qu'ils sont bien ? Comment ? Écoutez déjà, je voudrais remercier ces personnes qui sont les croisiéristes et puis ceux qui sont sortis déjà il y a un petit peu mais qui étaient dans les vols.
En tout cas, toutes ces personnes qui étaient sur sur le bateau ou en contact qui étaient cas contact et qui ont respecté l'isolement qu'on leur a imposé pendant les 42 jours de l'incubation de la maladie ce qui a permis de rompre C'était vraiment nécessaire de les confiner ainsi 40 ? Alors 42 jours c'est l'incubation de la maladie, c'est-à-dire que vous êtes cas contact, vous pouvez déclarer votre maladie pendant 42 jours. Donc on avait pris en compte la nécessité de briser la chaîne de transmission. Tant mieux, ils vont bien, aucun des des de ces Français n'ont eu le virus qui est apparu, ils peuvent sortir maintenant aujourd'hui même sans aucun risque pour la population.
C'était notre objectif avec le Premier ministre, protéger les Français, c'est ce que nous avons fait et je Permettez-moi de remercier vraiment les professionnels qui s'en sont occupés parce que comme c'est un risque infectieux, ça demande beaucoup plus de temps, d'habillage, de précautions et vraiment je voudrais remercier ces professionnels. Donc on peut considérer que cet épisode d'hantavirus est terminé aujourd'hui. En tout cas, il n'y a plus de risque dans notre pays. Alors aujourd'hui. Autre sujet à propos des des déserts médicaux, c'est le grand sujet ici en Centre-Val de Loire, on ne cesse de de le de le déplorer. Notre région est l'une des des plus touchées en France.
La proposition de loi Garraud, proposition transpartisane pour imposer les installations de médecins en zones tendues, est revenue au au Sénat la la semaine dernière. Vous êtes contre cette proposition depuis le depuis le début. ? Alors déjà une bonne nouvelle pour nos concitoyens parce que si vous avez regardé le rapport de la la Caisse d'assurance maladie, on est pour la première année en 2025, une année qui fait la bascule, c'est-à-dire avec une augmentation du nombre de médecins généralistes qui s'installent dans notre pays.
Donc, les mesures que nous avons prises avec la fin du numerus clausus entraînent cette bascule, entraînent aussi le fait qu'en novembre, on aura une augmentation de 20 % du nombre d'internes dans les services hospitaliers. C'est important 20 % en augmentation. Nous aurons aussi 3700 docteurs juniors, c'est-à-dire des des des internes, des des fins d'étudiants qui vont arriver dans les zones sous-dense. Nous avons mis en place et aussi grâce aux professionnels de santé dans les différentes organisations, un meilleur accès aux soins. Est-ce que ça ? Ça suffit pas.
Mais en tout cas, ce que je sais et dont je suis sûre, c'est que si on oblige des jeunes médecins à aller s'installer, ils ne choisiront plus la médecine générale et euh on aura un effet inverse à ce qu'on obtient. Pardonnez-moi Stéphane Neris, mais on voit bien que cette proposition ravive les les tensions entre les médecins et les élus. Vous êtes à la fois les deux, médecin et élu. Euh, on a quand même l'impression que ce sont des mondes qui ont beaucoup beaucoup de mal à s'entendre.
Non mais je crois quand on explique calmement le sujet, les gens arrivent à comprendre euh pourquoi quand vous gérez euh une pénurie, si vous régulez, si vous obligez et que vous avez la possibilité de faire plein d'autres choses, bah vous faites autre chose. Si vous avez envie de rester à l'endroit où vous avez décidé de vivre. En fait, ce sont des mesures qui sont inefficaces. Alors, oui, c'est des fausses bonnes euh nouvelles. On a trouvé la baguette magique, on va obliger les jeunes médecins.
Mais les jeunes médecins, s'ils veulent rester dans la ville qui où ils ont décidé de vivre, ils peuvent travailler à l'hôpital, nous avons plein de postes vacants, ils peuvent travailler à la sécurité sociale, dans les laboratoires pharmaceutiques et ils ne s'installeront plus. Alors que là, ce que je dis, c'est on est la première année, on a une augmentation de plus de 30 % d'installation de médecins généralistes. Donc continuons à faire confiance aux professionnels et surtout aux jeunes qui ont envie de s'installer. Un dernier mot Stéphanie Rist, on arrive bientôt au terme de cette émission. On revient sur l'actualité la canicule un dernier mot sur la canicule.
On sait que de nombreuses écoles vont fermer leurs portes dès demain les après-midis notamment, c'est le cas de la ville de Tours qui l'a annoncé il y a il y a quelques jours, c'est le cas d'autres écoles dans la région et et en France décision des maires et des et des des communes. Est-ce que vous êtes sur sur la même ? Est-ce que vous dites aujourd'hui ce matin aux parents n'envoyez pas vos enfants à ? Je redis la doctrine du gouvernement, elle est vraiment de dire il faut connaître l'école pour savoir si elle va fermer ou pas. Donc le maire et le rectorat sont ceux qui connaissent l'établissement. Une école avec de la climatisation ou rafraîchie n'a pas besoin d'être fermée.
Une école qui est en travaux en Algéco a besoin d'être fermée. Donc vraiment la décision aux maires. Merci beaucoup Stéphanie Rist, ministre de la Santé d'avoir été notre invité ce matin l'actualité politique continue dans quelques instants avec [musique] Dimanche en politique présenté par Francis Letellier. Très bon dimanche à vous, à bientôt.
[musique]