Un record de création d'entreprises dans l'Indre, mais "attention à la viabilité"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Est-ce le cas en Berry ? Faut-il pondérer cette augmentation ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que les commerçants bérichons sont inquiets pour ce week-end ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Est-ce que les commerçants bérichons sont prêts à prendre des mesures ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Est-ce que ça se vérifie dans l'Indre ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous ça ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce que ces micro-entrepreneurs transforment l'essai ? Est-ce que ça se pérennise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Locuteur non identifiéChiffre
« Les créations d'entreprises ont atteint leur plus haut niveau depuis le début des mesures de l'INSEE en 2000. »
- 0:16Locuteur non identifiéChiffre
« Depuis le début de l'année, 971 803 entreprises ont été créées en France. »
- 0:22Locuteur non identifiéChiffre
« C'est 13% de plus que l'an dernier sur la même période. »
- 4:21PrésentateurChiffre
« Je dirais qu'il va rester un tiers, un petit tiers de tous ces projets-là, quel que soit le secteur d'activité. »
- 4:30PrésentateurChiffre
« Je regardais hier les chiffres de France Travail pour 2026, les besoins en main d'oeuvre. »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Invité25 %
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Ici Béry,
7h45, c'est une donnée qui peut surprendre vu le contexte actuel en France. Les créations d'entreprises ont atteint leur plus haut niveau depuis le début des mesures de l'INSEE en 2000. Une donnée qui concerne le mois de septembre, mais au-delà de ça, si l'on prend les chiffres, depuis le début de l'année, 971 803 entreprises ont été créées en France. C'est 13% de plus que l'an dernier sur la même période. Emma Dewey,
est
-ce le cas en Béry ? Faut-il pondérer cette augmentation ? On pose la question au vice
-président des entrepreneurs dans l'Indre, ce qu'on appelait avant la CPME, qui représente les petites et moyennes entreprises. Bonjour Julien Bouquin.
Bonjour.
Merci d'être avec nous dans les studios d'Isibéry. On va parler bien sûr de ces chiffres de l'INSEE, mais d'abord un mot du contexte actuel. Réunion aujourd'hui des partis politiques à Matignon, après les pillages dans de nombreux commerces, en France, pas chez nous, dans le Béry, ils ont été épargnés pendant ce 17 octobre. Est-ce qu'ils sont tout de même inquiets ?
Oui,
une inquiétude qui grandit sur Châteauroux et Bourges, bien entendu, parce qu'hier, on des échos qu'on a eus à Paris, nous étions en comité directeur confédéral, on a eu des remontées de tout le territoire, nos collègues de Marseille, à qui on pense beaucoup, parce que les rues commerciales entières sont détruites, c'est réduit à néant. Plus proche de chez nous, Limoges, notre collègue présidente Laurence nous a fait hier, c'était très émouvant,
c
'était très touchant hier, vraiment les remontées qu'on a eues. C'est bouleversant, et plus près de chez nous, Tours, la rue de Bordeaux, la plage d'Angerès, qui sont saccagées, il n
'y a
pas d'autre mot. Il y a de la solidarité qui se met en place, il
y a
une chaîne humaine que vos collègues d'ici Touraine ont relayée, j'invite tout le monde à voir la vidéo, c'est merveilleux. Voilà, donc nous, on est avec les entrepreneurs au niveau national, interlocuteurs du gouvernement, il y
a
eu plusieurs réunions, il y en a une ce matin, je crois, en présence, pour la première fois du ministre de
l
'Intérieur, j'ai envie de dire, il est temps que la sécurité soit intégrée à toutes ces discussions et tous ces projets, il faut vraiment avancer, la fin d'année arrive, il
y a
des stocks qui ont été détruits, brûlés, il faut tout recommencer, donc un message de soutien à tous nos collègues commerçants.
Nouvelle manifestation annoncée samedi, acte 2 des Gilets jaunes, est-ce que les commerçants bérichons sont inquiets pour ce week-end
?
Oui, il y
a
eu une appréhension, après c'est sûr qu
'on
n'est pas dans la taille des mouvements et des mobilisations des grandes métropoles, mais tout de même, il faut faire attention, manifester évidemment que c'est légitime et il faut le faire quand on a quelque chose à dire, on est dans un pays où on a encore la chance de pouvoir le faire, mais évidemment, il faut se structurer peut-être aussi, vraiment veiller à la sécurité, et puis c'est à l'État aussi de protéger la vie commerciale, le droit de manifester, c'est à eux de mettre les moyens pour que tout se passe de la meilleure façon possible, tout simplement.
Un dernier mot, quand on voit toutes ces vidéos là sur les réseaux sociaux, des pillages, est-ce que des commerçants bérichons sont prêts à prendre des mesures, des caméras de vidéosurveillance, je ne sais pas, des personnes qui surveillent aussi les entrées,
des
vigiles
?
Oui, tout à fait, ça se met déjà un petit peu en place, notamment dans les centres commerciaux, je pense que tout ça, ça va être renforcé évidemment. Après, moi je trouve dommage, on voit des vidéos passer avec déjà des plaques qui recouvrent les vitrines dès le mardi, dès le mercredi pour le week-end suivant, ça défigure totalement le commerce des rues entières.
Revenons quand même sur ces très bons chiffres de l'INSEE qui datent d'avant le 17 octobre. L'Institut l'INSEE donc enregistre une hausse record de création d'entreprises, plus 13% depuis le début de l'année par rapport à la même période l'an dernier. Est-ce que ça se vérifie dans l'Indre ?
Oui, si on regarde les chiffres de 2026 au 30 juin, on est à 580 créations dans l'Inde, donc on est un petit peu au-dessus de la moyenne nationale, ça nous fait 17,5% par rapport à 2025, qui était déjà un grand cru, 2200 créations, surtout dans les domaines de services à la personne, de restauration, hébergement, un petit peu aussi dans le bâtiment de travaux publics, et puis voilà, c'est un peu les grands secteurs qui progressent. Comment
on
explique ça
?
Moi je suis très content, ça nous fait un petit peu de positif dans la période, donc bien sûr il faut prendre et encourager. On explique ça parce qu'on a constaté après le Covid, toute une vague de départs de gens qui étaient en CDI, qui ont voulu faire autre chose, quitter le statut de salarié et se lancer.
Donc
pourquoi pas, bienvenue parmi nous. Mais attention quand même à la viabilité et à bien se préparer.
C'est
ce que
j'allais vous demander, est-ce que ces micro-entrepreneurs transforment l'essai ?
Est
-ce que ça se pérennise ?
Alors, ce qu'on constate au bout de 3-4 ans, je dirais qu'il va rester un tiers, un petit tiers de tous ces projets-là, quel que soit le secteur d'activité. Et je regardais hier les chiffres de France Travail pour 2026, les besoins en main d'oeuvre. Et paradoxalement, les secteurs où il y
a
le plus de création de micro-entreprises sont les secteurs qui recrutent le plus. Donc si on met ça en face, par exemple auxiliaires de vie, les visites à domicile, il faut faire attention. Il
y a les secteurs plus fragiles
? Oui.
Lesquels ?
En ce moment, ça va être tout ce qui est BTP, parce qu'il y a des gros coûts en énergie. Le
carburant
?
Il faut acheter du matériel. Et quand vous êtes micro ou entrepreneur, bon, les banques, ça va être compliqué, comme avec tout le monde en ce moment. Donc, il faut faire attention. Le carburant, il y
a
aussi tout ce qui est service à domicile, parce que forcément, si vous faites une heure quelque part et une demi-heure après, je ne
sais
pas, 20 kilomètres, il y
a
un moment, il faut regarder la réalité en face. De toute manière, elle revient vite, la réalité en face.
Des chiffres qu'il faut donc pondérer. On l'a bien compris. Merci, Julien Bouquin. Je rappelle, vous êtes aussi représentant au niveau régional en charge de l'artisanat et puis patron d'une structure de restauration traiteur au Poinçonnet. Merci beaucoup et
puis bonne
journée. Bonne journée à tous.